Église 2.0, Facebook, Twitter et la religion

Demain, j’officie auprès du diocèse de Lille dans le cadre d’une journée consacré aux réseaux et médias sociaux dans l’Église. Je me devais de faire un point sur le sujet auparavant… C’est chose faite. Je vous en fais profiter. C’est web 2.0, ça 😉

En supplément, je pense que demain, vous pourrez suivre la manifestation sur Twitter notamment la table ronde de réflexion éthique et pastorale sur l’usage des réseaux sociaux.

Pour les célébrités ou les hommes politiques, il est désormais incontournable d’employer les réseaux et les médias sociaux. Pourquoi en serait-il autrement pour les églises et les religions ?

L’Église tente depuis deux ans d’y trouver sa place même si l’usage de ces réseaux sociaux à des fins ecclésiales reste rare.

Pourtant, le Vatican a pris conscience de l’importance d’Internet comme outil de communication. Cependant, là aussi, même pour la plus vieille marque existant au monde (Jésus existe depuis 2000 ans), l’église a pris du retard ! Surprenant pour une « entreprise » qui a toujours été à la pointe des nouveaux moyens de communication pour atteindre les jeunes.

Si j’osais, je dirais que l’église est confrontée à la même problématique que les entreprises ou le secteur de l’éducation… Elle doit passer aux réseaux et médias sociaux et ne sais pas comment le faire, quelle posture elle doit adopter et l’on rencontre les mêmes freins.

Le Vatican pourtant a investi les réseaux sociaux. En effet, après la création des comptes Twitter et Youtube, l’arrivée du pape sur Facebook fit beaucoup jaser sur les réseaux.

Benoît XVI a même déclaré que Facebook et MySpace sont des sites qui permettent de développer l’amitié et l’empathie, ajoutant qu’ils (ces sites) «répondent au désir fondamental des êtres humains de communiquer entre eux». Et de conclure par un «Jeunes en particulier, j’en appelle à vous : portez témoignage de votre foi par le monde numérique !». Traduction, indiquez pour commencer vos opinions religieuses et affichez-les dans Facebook. Tiens, ça vient à contresens du discours habituel sur l’identité numérique 😉

L’année dernière, fin mai 2010, la pastorale des jeunes et des vocations à la Maison de la Conférence des évêques de France organisait une formation sur le thème « Facebook, Twitter, et moi !».

Signalons que si la Conférence des évêques de France, une page fan église catholique de France , un groupe Prêtre forever au 227 membres, sont présents sur Facebook, les archevéchés, diocèse et paroisses ont du mal à décoller !

L’Église catholiques belge de son côté possède un compte Facebook dont elle s’est servi pour donner sa version sur les affaires de pédophilie qui avait défrayé la chronique en leur temps. Elle possède également mediascathos, un compte Twitter.

Twitter est lui aussi devenu l’un des vecteurs de communication où il faut être présent. D’ailleurs, The Kotel permet de déposer dans les fentes du mur des lamentations de Jérusalem les prières envoyées via le site de microblogging.

La condition du succès de la présence des acteurs des religions sur les réseaux sociaux : les utiliser pour ce qu’ils sont et non de manière institutionnelle. (J’ai l’impression de redire ce que je m’efforce de répéter aux entreprises 😉

En effet, le monde des réseaux sociaux réserve souvent des surprises.

Le No God apparu dans les tendances de Twitter (rapidement exclu par le site de microblogging ce qui conduisit à parler de censure), même si cela n’avait rien à voir avec les athée demandait certainement une réaction de la part des différentes confessions.

La présence sur Facebook, des groupes anti-islam, anti-judaïsme, anti-religion, anti-christianisme… ne se combat pas selon moi avec la création de groupe anti de anti !

L’Église doit apprendre à gérer elle aussi sa présence sur Facebook, Twitter… Un nombre croissant de personnes s’inscrit sur Facebook et Twitter et les Églises se doivent de rejoindre l’homme dans le monde. De plus, ces outils permettent de toucher dans leur univers les jeunes. L' »étude de marché » est assez bien définie dans Facebook, l’Église et les réseaux sociaux.

Il est urgent pour la religion de (re)prendre son rôle. Sinon, on pourrait se poser des questions comme le fait Valentin Pringuay dans La religion… pour quoi faire quand on a les réseaux sociaux ? où explique que toutes les fonctions sociales et morales de la religion sont compensées dans des rituels 2.0 : la confession (confesse en public ses péchés via Facebook et notamment les #jeudiconfession de Twitter)… Je sais, certains ont trouvé l’article niais ! Mais, il pose la question 😉

D’ailleurs, les grands événements de la vie désormais ont une existence sur les réseaux sociaux de la naissance à la mort (voir mes billets sur la mort numérique)… Alors pourquoi aux côtés des moyens traditionnels, les réseaux sociaux peuvent ouvrir des perspectives nouvelles pour le dialogue, l’évangélisation et la catéchèse à n’en pas douter.

The digital story of the nativity

0 comments for “Église 2.0, Facebook, Twitter et la religion

  1. 17 janvier 2011 at 14 h 50 min

    Mmmmh pas aussi approfondi que le minimum que j’espérais…

    (Oui, il peut m’arriver de ne pas commenter exclusivement pour des compliments 😉 )

    Après l’évidence « L’Église doit apprendre à gérer elle aussi sa présence sur Facebook, Twitter… », j’imaginais un focus sur les besoins en matière d’e-réputation ou d’animation de communautés…

    Je vous souhaite toujours de passer une excellente journée à Lille, vous aborderez certainement des sujets passionnants… j’espère que ça donnera lieu à un compte-rendu !

    A bientôt

  2. 17 janvier 2011 at 14 h 50 min

    Mmmmh pas aussi approfondi que le minimum que j’espérais…

    (Oui, il peut m’arriver de ne pas commenter exclusivement pour des compliments 😉 )

    Après l’évidence « L’Église doit apprendre à gérer elle aussi sa présence sur Facebook, Twitter… », j’imaginais un focus sur les besoins en matière d’e-réputation ou d’animation de communautés…

    Je vous souhaite toujours de passer une excellente journée à Lille, vous aborderez certainement des sujets passionnants… j’espère que ça donnera lieu à un compte-rendu !

    A bientôt

  3. 17 janvier 2011 at 15 h 12 min

    C’est marrant, je viens juste de publier un billet sur le sujet. Je crois que la question n’est pas savoir comment l’Église doit s’insérer dans les réseaux sociaux, mais comment elle doit les réinventer pour attendre ses objectifs propres. Je ne suis notamment pas du tout d’accord avec : « l’église est confrontée à la même problématique que les entreprises ou le secteur de l’éducation ». 🙂 Mais je ne vais pas refaire mon billet ici, je te soumets le lien :
    http://fd.fsj.fr/2011/01/17/internet-nouvelle-evangelisation-innovons/

  4. 17 janvier 2011 at 15 h 12 min

    C’est marrant, je viens juste de publier un billet sur le sujet. Je crois que la question n’est pas savoir comment l’Église doit s’insérer dans les réseaux sociaux, mais comment elle doit les réinventer pour attendre ses objectifs propres. Je ne suis notamment pas du tout d’accord avec : « l’église est confrontée à la même problématique que les entreprises ou le secteur de l’éducation ». 🙂 Mais je ne vais pas refaire mon billet ici, je te soumets le lien :
    http://fd.fsj.fr/2011/01/17/internet-nouvelle-evangelisation-innovons/

  5. lepetitchose
    17 janvier 2011 at 15 h 49 min

    J’avoue que sur cette phrase, je rejoins Frère Dominique, le meilleur exemple étant http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/faq.htm à l’ergonomie très douteuse mais qui a un énorme succès en nombre de visiteurs car il répond à toutes les questions (souvent des non-croyants d’ailleurs) qu’on lui pose et donne le message de l’Eglise de manière simple et claire.
    « L’Église doit apprendre à gérer elle aussi sa présence sur Facebook, Twitter » et elle doit surtout apprendre à le faire comme elle a appris à gérer les nouvelles missions de sa pastorale : en utilisant des personnes ressources qui peuvent incarner son message.
    Seulement, pour nuancer le post du blog de Frère Dominique: s’il ne faut pas perdre de vue le message de l’Eglise, celui-ci se doit d’être adapté à l’interlocuteur (ou les interlocuteurs). Et pour moi, le premier problème de l’Eglise n’est pas qu’elle n’est pas présente, c’est qu’elle ne sait pas parler aux « non-initiés » ou réfractaires. C’est que les missions de communication, et de surcroit autour des réseaux sociaux, sont soit confiées au bon vouloir des prêtres, soit reléguées à la fin d’une liste de tâches déjà trop importantes.

  6. lepetitchose
    17 janvier 2011 at 15 h 49 min

    J’avoue que sur cette phrase, je rejoins Frère Dominique, le meilleur exemple étant http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/faq.htm à l’ergonomie très douteuse mais qui a un énorme succès en nombre de visiteurs car il répond à toutes les questions (souvent des non-croyants d’ailleurs) qu’on lui pose et donne le message de l’Eglise de manière simple et claire.
    « L’Église doit apprendre à gérer elle aussi sa présence sur Facebook, Twitter » et elle doit surtout apprendre à le faire comme elle a appris à gérer les nouvelles missions de sa pastorale : en utilisant des personnes ressources qui peuvent incarner son message.
    Seulement, pour nuancer le post du blog de Frère Dominique: s’il ne faut pas perdre de vue le message de l’Eglise, celui-ci se doit d’être adapté à l’interlocuteur (ou les interlocuteurs). Et pour moi, le premier problème de l’Eglise n’est pas qu’elle n’est pas présente, c’est qu’elle ne sait pas parler aux « non-initiés » ou réfractaires. C’est que les missions de communication, et de surcroit autour des réseaux sociaux, sont soit confiées au bon vouloir des prêtres, soit reléguées à la fin d’une liste de tâches déjà trop importantes.

  7. 17 janvier 2011 at 16 h 37 min

    Après avoir lu les deux articles (Frère Dominique et celui-ci), je suis en fait d’accord avec les deux billets dans le sens où la diversité de l’Eglise comporte de nombreuses voies de communication. Et s’il est vrai que pour partager de la richesse du message des « communautés » peuvent être intéressantes et que parfois l’espace d’expression de Facebook & Twitter (entre autres). Il est fondamental de rendre l’Eglise visible au travers de ces actions, de ces acteurs et de ce qui ce vit et c’est là qu’une bonne utilisation des réseaux sociaux me semble indispensable. Les réseaux sociaux sont, selon moi, un véritable relais de témoignages que l’Eglise doit exploiter pour être plus visible.

    @lepetitchose L’un des problèmes de la communication, c’est qu’il est de bon ton de dire : moi aussi je peux le faire, c’est facile la communication.

  8. 17 janvier 2011 at 16 h 37 min

    Après avoir lu les deux articles (Frère Dominique et celui-ci), je suis en fait d’accord avec les deux billets dans le sens où la diversité de l’Eglise comporte de nombreuses voies de communication. Et s’il est vrai que pour partager de la richesse du message des « communautés » peuvent être intéressantes et que parfois l’espace d’expression de Facebook & Twitter (entre autres). Il est fondamental de rendre l’Eglise visible au travers de ces actions, de ces acteurs et de ce qui ce vit et c’est là qu’une bonne utilisation des réseaux sociaux me semble indispensable. Les réseaux sociaux sont, selon moi, un véritable relais de témoignages que l’Eglise doit exploiter pour être plus visible.

    @lepetitchose L’un des problèmes de la communication, c’est qu’il est de bon ton de dire : moi aussi je peux le faire, c’est facile la communication.

  9. 17 janvier 2011 at 17 h 32 min

    @Frère Dominique

    À la lecture de votre billet (au passage, nous partageons le même avis sur la notion de communauté virtuelle ou non, pour moi, elles n’existent pas et la notion d’amis fait chez moi échos à celle d’amis virtuels, ce qui est différent), je pense que je peux conserver ma phrase (je savais qu’elle allait faire réagir 😉 : « l’église est confrontée à la même problématique que les entreprises ou le secteur de l’éducation ».

    D’ailleurs, votre plaidoyer pour distinguer la religion de l’entreprise me fait sourire (sans acrimonie)
    Mais je m’oppose à vous sur la notion de relation ! Ces conditions ne sont pas restreintes comme vous l’écrivez sur les réseaux sociaux ! Faudrait refaire un billet sur cette notion de relation 😉

    Dans l’exemple de Facebook pour montrer que la méthode « sociale » est un échec, vous mettez en exergue la particularité de Facebook : la méthode Canard. Facebook sait faire beaucoup de choses, mais mal comme un canard qui sait marcher mais mal, qui sait nager mais mal, qui sait voler mais mal ! D’ailleurs votre exemple sur la photo me renvoie vers d’autres réseaux sociaux, je pense notamment à Flickr ! Rien d’incompatible selon moi et surtout pas un échec !

    Vous faites ensuite l’apanage des forums… en précisant qu’on y trouve des conversations argumentées et modérées et une juxtaposition infinie de messages… C’est là que vous rejoignez dans mon esprit l’entreprise ou l’éducation dans la difficulté d’appropriation des outils de médias sociaux.
    L’argument de la conversation argumentée ici ou là ne tient pas… On peut trouver des échanges (j’insiste sur le terme) dans les réseaux sociaux comme dans les forums… Tout dépend de qui parle avec qui et de quoi l’on parle !
    Mais le maître mot de votre phrase est modéré ! Voilà ce qui dérange et qui effraie toutes les structures existantes ! Les réseaux sociaux ne sont pas modérés ! Le pire côtoie le meilleur. Comme dans la vraie vie, non ?
    L’autre erreur est de penser qu’il y a une course au « recrutement » de la part des entreprises sur les réseaux sociaux ! Si elles le font, c’est une erreur de leur part ! Mieux vaut souvent privilégier la qualité à la quantité même pour les entreprises.

    À votre argument : Qui lit l’ensemble des commentaires des blogs « influents » ? j’aurai tendance à répondre qui lit l’ensemble des échanges dans un forum ? Mais, j’irai dans votre sens, en disant que rares sont les personnes qui vont lire la prose de personnes qu’elles n’apprécient pas, qui ont des points de vue complètement divergents aux siens… Avant on apprenait à lire un panel de journaux, désormais, on se limite à ce que l’on apprécie et les auteurs avec qui on est d’accord !

    Enfin, contrairement à readwriteweb, je ne pense pas que les réseaux sociaux disparaissent aussi facilement. Régulièrement, l’émergence des « communautés » réduites ou spécialisé est annoncée… et régulièrement les réseaux sociaux de niche disparaissent au profit des « gros » réseaux sociaux !

    @lepetitchose votre remarque illustre bien selon moi le décalage qu’il y a entre les réseaux sociaux et des sites. Les réseaux sociaux ne sont souvent pas suffisants comme outil de communication. Dans la situation des Églises, ils doivent renvoyer vers un site fournisseur de véritables contenus.

    « L’Église doit apprendre à gérer elle aussi sa présence sur Facebook, Twitter » comme une entreprise ou l’éducation 😉 Par contre, là encore en indiquant «en utilisant des personnes ressources qui peuvent incarner son message» vous rejoignez la problématique de l’entreprise : qui doit communiquer tout en sachant que tout individu présent dans l’entreprise est un vecteur de communication potentiel sur ces réseaux sociaux. Dans le cas de l’église catholique, tout chrétien est potentiellement un porte-parole de l’Église !

    La grande différence qui existe entre l’entreprise-l’éducation et l’Église est la mise en place de charte d’utilisation des réseaux et médias sociaux qui est impossible au sein de l’église !

  10. 17 janvier 2011 at 17 h 32 min

    @Frère Dominique

    À la lecture de votre billet (au passage, nous partageons le même avis sur la notion de communauté virtuelle ou non, pour moi, elles n’existent pas et la notion d’amis fait chez moi échos à celle d’amis virtuels, ce qui est différent), je pense que je peux conserver ma phrase (je savais qu’elle allait faire réagir 😉 : « l’église est confrontée à la même problématique que les entreprises ou le secteur de l’éducation ».

    D’ailleurs, votre plaidoyer pour distinguer la religion de l’entreprise me fait sourire (sans acrimonie)
    Mais je m’oppose à vous sur la notion de relation ! Ces conditions ne sont pas restreintes comme vous l’écrivez sur les réseaux sociaux ! Faudrait refaire un billet sur cette notion de relation 😉

    Dans l’exemple de Facebook pour montrer que la méthode « sociale » est un échec, vous mettez en exergue la particularité de Facebook : la méthode Canard. Facebook sait faire beaucoup de choses, mais mal comme un canard qui sait marcher mais mal, qui sait nager mais mal, qui sait voler mais mal ! D’ailleurs votre exemple sur la photo me renvoie vers d’autres réseaux sociaux, je pense notamment à Flickr ! Rien d’incompatible selon moi et surtout pas un échec !

    Vous faites ensuite l’apanage des forums… en précisant qu’on y trouve des conversations argumentées et modérées et une juxtaposition infinie de messages… C’est là que vous rejoignez dans mon esprit l’entreprise ou l’éducation dans la difficulté d’appropriation des outils de médias sociaux.
    L’argument de la conversation argumentée ici ou là ne tient pas… On peut trouver des échanges (j’insiste sur le terme) dans les réseaux sociaux comme dans les forums… Tout dépend de qui parle avec qui et de quoi l’on parle !
    Mais le maître mot de votre phrase est modéré ! Voilà ce qui dérange et qui effraie toutes les structures existantes ! Les réseaux sociaux ne sont pas modérés ! Le pire côtoie le meilleur. Comme dans la vraie vie, non ?
    L’autre erreur est de penser qu’il y a une course au « recrutement » de la part des entreprises sur les réseaux sociaux ! Si elles le font, c’est une erreur de leur part ! Mieux vaut souvent privilégier la qualité à la quantité même pour les entreprises.

    À votre argument : Qui lit l’ensemble des commentaires des blogs « influents » ? j’aurai tendance à répondre qui lit l’ensemble des échanges dans un forum ? Mais, j’irai dans votre sens, en disant que rares sont les personnes qui vont lire la prose de personnes qu’elles n’apprécient pas, qui ont des points de vue complètement divergents aux siens… Avant on apprenait à lire un panel de journaux, désormais, on se limite à ce que l’on apprécie et les auteurs avec qui on est d’accord !

    Enfin, contrairement à readwriteweb, je ne pense pas que les réseaux sociaux disparaissent aussi facilement. Régulièrement, l’émergence des « communautés » réduites ou spécialisé est annoncée… et régulièrement les réseaux sociaux de niche disparaissent au profit des « gros » réseaux sociaux !

    @lepetitchose votre remarque illustre bien selon moi le décalage qu’il y a entre les réseaux sociaux et des sites. Les réseaux sociaux ne sont souvent pas suffisants comme outil de communication. Dans la situation des Églises, ils doivent renvoyer vers un site fournisseur de véritables contenus.

    « L’Église doit apprendre à gérer elle aussi sa présence sur Facebook, Twitter » comme une entreprise ou l’éducation 😉 Par contre, là encore en indiquant «en utilisant des personnes ressources qui peuvent incarner son message» vous rejoignez la problématique de l’entreprise : qui doit communiquer tout en sachant que tout individu présent dans l’entreprise est un vecteur de communication potentiel sur ces réseaux sociaux. Dans le cas de l’église catholique, tout chrétien est potentiellement un porte-parole de l’Église !

    La grande différence qui existe entre l’entreprise-l’éducation et l’Église est la mise en place de charte d’utilisation des réseaux et médias sociaux qui est impossible au sein de l’église !

  11. 17 janvier 2011 at 17 h 32 min

    @Frère Dominique

    À la lecture de votre billet (au passage, nous partageons le même avis sur la notion de communauté virtuelle ou non, pour moi, elles n’existent pas et la notion d’amis fait chez moi échos à celle d’amis virtuels, ce qui est différent), je pense que je peux conserver ma phrase (je savais qu’elle allait faire réagir 😉 : « l’église est confrontée à la même problématique que les entreprises ou le secteur de l’éducation ».

    D’ailleurs, votre plaidoyer pour distinguer la religion de l’entreprise me fait sourire (sans acrimonie)
    Mais je m’oppose à vous sur la notion de relation ! Ces conditions ne sont pas restreintes comme vous l’écrivez sur les réseaux sociaux ! Faudrait refaire un billet sur cette notion de relation 😉

    Dans l’exemple de Facebook pour montrer que la méthode « sociale » est un échec, vous mettez en exergue la particularité de Facebook : la méthode Canard. Facebook sait faire beaucoup de choses, mais mal comme un canard qui sait marcher mais mal, qui sait nager mais mal, qui sait voler mais mal ! D’ailleurs votre exemple sur la photo me renvoie vers d’autres réseaux sociaux, je pense notamment à Flickr ! Rien d’incompatible selon moi et surtout pas un échec !

    Vous faites ensuite l’apanage des forums… en précisant qu’on y trouve des conversations argumentées et modérées et une juxtaposition infinie de messages… C’est là que vous rejoignez dans mon esprit l’entreprise ou l’éducation dans la difficulté d’appropriation des outils de médias sociaux.
    L’argument de la conversation argumentée ici ou là ne tient pas… On peut trouver des échanges (j’insiste sur le terme) dans les réseaux sociaux comme dans les forums… Tout dépend de qui parle avec qui et de quoi l’on parle !
    Mais le maître mot de votre phrase est modéré ! Voilà ce qui dérange et qui effraie toutes les structures existantes ! Les réseaux sociaux ne sont pas modérés ! Le pire côtoie le meilleur. Comme dans la vraie vie, non ?
    L’autre erreur est de penser qu’il y a une course au « recrutement » de la part des entreprises sur les réseaux sociaux ! Si elles le font, c’est une erreur de leur part ! Mieux vaut souvent privilégier la qualité à la quantité même pour les entreprises.

    À votre argument : Qui lit l’ensemble des commentaires des blogs « influents » ? j’aurai tendance à répondre qui lit l’ensemble des échanges dans un forum ? Mais, j’irai dans votre sens, en disant que rares sont les personnes qui vont lire la prose de personnes qu’elles n’apprécient pas, qui ont des points de vue complètement divergents aux siens… Avant on apprenait à lire un panel de journaux, désormais, on se limite à ce que l’on apprécie et les auteurs avec qui on est d’accord !

    Enfin, contrairement à readwriteweb, je ne pense pas que les réseaux sociaux disparaissent aussi facilement. Régulièrement, l’émergence des « communautés » réduites ou spécialisé est annoncée… et régulièrement les réseaux sociaux de niche disparaissent au profit des « gros » réseaux sociaux !

    @lepetitchose votre remarque illustre bien selon moi le décalage qu’il y a entre les réseaux sociaux et des sites. Les réseaux sociaux ne sont souvent pas suffisants comme outil de communication. Dans la situation des Églises, ils doivent renvoyer vers un site fournisseur de véritables contenus.

    « L’Église doit apprendre à gérer elle aussi sa présence sur Facebook, Twitter » comme une entreprise ou l’éducation 😉 Par contre, là encore en indiquant «en utilisant des personnes ressources qui peuvent incarner son message» vous rejoignez la problématique de l’entreprise : qui doit communiquer tout en sachant que tout individu présent dans l’entreprise est un vecteur de communication potentiel sur ces réseaux sociaux. Dans le cas de l’église catholique, tout chrétien est potentiellement un porte-parole de l’Église !

    La grande différence qui existe entre l’entreprise-l’éducation et l’Église est la mise en place de charte d’utilisation des réseaux et médias sociaux qui est impossible au sein de l’église !

  12. lepetitchose
    17 janvier 2011 at 18 h 00 min

    Tout à fait d’accord sur le fait que les réseaux sociaux doivent s’appuyer sur un site pour faire partie d’un panel d’outil de communication.
    Par contre, vous dites « Dans le cas de l’église catholique, tout chrétien est potentiellement un porte-parole de l’Église ! » Et en théorie vous avez raison. En pratique, lors d’un atelier sur les réseaux sociaux aux Etats généraux du christianisme, quand les intervenants ont abordé les blogs, les participants (des chrétiens lambda) ont eu une réaction assez vive : « Mais qui sont ces chrétiens qui croient qu’ils peuvent parler au nom de l’Eglise ? » Dans mon expérience, très souvent, des ecclésiaux comme des chrétiens engagés dans l’Eglise ont eu cette réaction de dire que ces gens qui témoignent n’ont pas de « mandat » ou de légitimité pour le faire. A l’intérieur même de l’Eglise, ils oublient le sens du baptême, du fait même d’être membre de l’Eglise. Et c’est à des formateurs sur les réseaux sociaux de leur rappeler 😉

    « La mise en place de charte d’utilisation des réseaux et médias sociaux » : je ne serai pas si catégorique dans son impossibilité. Il y a tant de sujets sur lesquels les catholiques (encore plus les chrétiens) ne sont pas d’accords. Une personne qui a en charge de communiquer sur l’Eglise de Paris, de Grenoble ou de Fréjus doit être dans la ligne de son évêque. Les grandes lignes sont les mêmes mais en détail, je ne suis pas sûre que ce soit le même ton, la même volonté pastorale, les mêmes dossiers à mettre en avant. Et là, une charte (je dirai peut-être plus, une ligne éditoriale) est plus que nécessaire.

  13. lepetitchose
    17 janvier 2011 at 18 h 00 min

    Tout à fait d’accord sur le fait que les réseaux sociaux doivent s’appuyer sur un site pour faire partie d’un panel d’outil de communication.
    Par contre, vous dites « Dans le cas de l’église catholique, tout chrétien est potentiellement un porte-parole de l’Église ! » Et en théorie vous avez raison. En pratique, lors d’un atelier sur les réseaux sociaux aux Etats généraux du christianisme, quand les intervenants ont abordé les blogs, les participants (des chrétiens lambda) ont eu une réaction assez vive : « Mais qui sont ces chrétiens qui croient qu’ils peuvent parler au nom de l’Eglise ? » Dans mon expérience, très souvent, des ecclésiaux comme des chrétiens engagés dans l’Eglise ont eu cette réaction de dire que ces gens qui témoignent n’ont pas de « mandat » ou de légitimité pour le faire. A l’intérieur même de l’Eglise, ils oublient le sens du baptême, du fait même d’être membre de l’Eglise. Et c’est à des formateurs sur les réseaux sociaux de leur rappeler 😉

    « La mise en place de charte d’utilisation des réseaux et médias sociaux » : je ne serai pas si catégorique dans son impossibilité. Il y a tant de sujets sur lesquels les catholiques (encore plus les chrétiens) ne sont pas d’accords. Une personne qui a en charge de communiquer sur l’Eglise de Paris, de Grenoble ou de Fréjus doit être dans la ligne de son évêque. Les grandes lignes sont les mêmes mais en détail, je ne suis pas sûre que ce soit le même ton, la même volonté pastorale, les mêmes dossiers à mettre en avant. Et là, une charte (je dirai peut-être plus, une ligne éditoriale) est plus que nécessaire.

  14. 18 janvier 2011 at 8 h 54 min

    @ed : Je crois que vous n’avez pas perçu ma démarche. Elle est juste le contraire de la vôtre — ce qui ne veut pas dire que vous raisonnez mal, mais qu’on ne se place pas du même point de vue. Que Facebook et consorts soient en route vers leur apogée ou à la veille de leur déclin n’est pas mon propos et je n’ai jamais voulu reprendre l’image du canard ni critiquer le monde de l’entreprise. Mais il est indéniable qu’il n’y a pas de point de commun entre le membre d’une communauté chrétienne (paroissiale ou autre) et le membre de la communauté des consommateurs de la marque Cochonou. Le lien à la communauté et le lien entre les membres est d’une autre nature. Or, en général, ils ont exactement la même « fan page ». En somme, je dis simplement que le meilleur outil du monde m’est inutile s’il ne m’aide pas à attendre mon objectif. Au lieu de se poser la question du « comment » des réseaux sociaux, il faut commencer par le « pour quoi » des outils du web. Ce préalable est trop souvent occulté et dans le cas particulier de l’Église, cela nuit à la créativité.

    @lepetitchose : ++.

  15. 18 janvier 2011 at 8 h 54 min

    @ed : Je crois que vous n’avez pas perçu ma démarche. Elle est juste le contraire de la vôtre — ce qui ne veut pas dire que vous raisonnez mal, mais qu’on ne se place pas du même point de vue. Que Facebook et consorts soient en route vers leur apogée ou à la veille de leur déclin n’est pas mon propos et je n’ai jamais voulu reprendre l’image du canard ni critiquer le monde de l’entreprise. Mais il est indéniable qu’il n’y a pas de point de commun entre le membre d’une communauté chrétienne (paroissiale ou autre) et le membre de la communauté des consommateurs de la marque Cochonou. Le lien à la communauté et le lien entre les membres est d’une autre nature. Or, en général, ils ont exactement la même « fan page ». En somme, je dis simplement que le meilleur outil du monde m’est inutile s’il ne m’aide pas à attendre mon objectif. Au lieu de se poser la question du « comment » des réseaux sociaux, il faut commencer par le « pour quoi » des outils du web. Ce préalable est trop souvent occulté et dans le cas particulier de l’Église, cela nuit à la créativité.

    @lepetitchose : ++.

  16. uWillRich
    23 janvier 2011 at 18 h 27 min

    Bonjour Eric,
    J’ai trouvé cet article par hasard en cherchant des pistes bibliographiques pour mon mémoire de recherche :

    L’impact d’internet sur l’Eglise : une foi 2.0

    En gros je traiterai de ce qui fait qu’une Eglise représentée sur internet au travers d’un site, d’une communauté, intègre les schèmes du web participatif. A l’image du concept des dominicains avec le site « Retraite dans ma ville ».

    Cependant je recherche des ouvrages ou des articles de revues scientifiques (sociologie, sciences sociales, etc.) qui traiteraient du sujets afin que je complète ma biblio.
    Pouvez vous m’aider ?

    Je vous souhaite une bonne fin de weekend.

  17. uWillRich
    23 janvier 2011 at 18 h 27 min

    Bonjour Eric,
    J’ai trouvé cet article par hasard en cherchant des pistes bibliographiques pour mon mémoire de recherche :

    L’impact d’internet sur l’Eglise : une foi 2.0

    En gros je traiterai de ce qui fait qu’une Eglise représentée sur internet au travers d’un site, d’une communauté, intègre les schèmes du web participatif. A l’image du concept des dominicains avec le site « Retraite dans ma ville ».

    Cependant je recherche des ouvrages ou des articles de revues scientifiques (sociologie, sciences sociales, etc.) qui traiteraient du sujets afin que je complète ma biblio.
    Pouvez vous m’aider ?

    Je vous souhaite une bonne fin de weekend.

  18. uWillRich
    23 janvier 2011 at 18 h 27 min

    Bonjour Eric,
    J’ai trouvé cet article par hasard en cherchant des pistes bibliographiques pour mon mémoire de recherche :

    L’impact d’internet sur l’Eglise : une foi 2.0

    En gros je traiterai de ce qui fait qu’une Eglise représentée sur internet au travers d’un site, d’une communauté, intègre les schèmes du web participatif. A l’image du concept des dominicains avec le site « Retraite dans ma ville ».

    Cependant je recherche des ouvrages ou des articles de revues scientifiques (sociologie, sciences sociales, etc.) qui traiteraient du sujets afin que je complète ma biblio.
    Pouvez vous m’aider ?

    Je vous souhaite une bonne fin de weekend.

  19. 23 janvier 2011 at 21 h 58 min

    Bonjour uWillRich,

    Je suis désolé… je n’ai pas fais suffisament de recherche pour vous aider dans votre recherche.

    Je pense que Frère Dominique ou lepetitchose pourrait peut-être vous aider. Sinon, du côté de la Conférence des évêques de France, il doit y avoir des « choses »

  20. 23 janvier 2011 at 21 h 58 min

    Bonjour uWillRich,

    Je suis désolé… je n’ai pas fais suffisament de recherche pour vous aider dans votre recherche.

    Je pense que Frère Dominique ou lepetitchose pourrait peut-être vous aider. Sinon, du côté de la Conférence des évêques de France, il doit y avoir des « choses »

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