publication de photos d’enfants par les parents dans les réseaux sociaux dont Facebook

publication de photos d'enfants par les parents dans les réseaux sociaux dont Facebook
publication de photos d’enfants par les parents dans les réseaux sociaux dont Facebook

Mon interview et ma phrase lâchée au sujet du problème des images d’enfants publiées et de la possibilité des enfants de porter plaintes contre leurs parents dans un media national m’a valu un petit tour du monde de la presse… puisque j’ai été appelé depuis la Russie jusqu’au Brésil en passant par la Grande-Bretagne 😉

Ces derniers temps la presse me contacte au sujet de Facebook suites aux soubresauts du réseau social avec l’affaire Cambridge Analytica : comme sur Atlantico ou sur les arpenteurs.

Mais, c’est un étudiant, Nelson Vieira de l’Institut supérieur des sciences sociales et politiques de l’Université de Lisbonne qui me contacte pour répondre à quelques questions. C’est un retour sur la publication des images d’enfants par les parents dans les réseaux sociaux et notamment de Facebook.

Quelle est votre opinion sur la publication et le partage de photos d’enfants sur les réseaux sociaux comme Facebook ?

Disons que la publication et le partage de photos d’enfants sur des réseaux sociaux de façon publique peut poser quelques soucis.

Ce ne sont pas tant les photos où les enfants sont « normaux » qui pose problème, mais celle où l’enfant n’est pas à son avantage, où il est ridicule…

Ainsi, je me souviens d’une connaissance qui a publié des photos de son nouveau-né où il est super joli, mignon… Il n’y a à mon sens aucun inconvénient à publier cette image des premiers jours d’un enfant…

Par contre, cela se corse rapidement… pour un enfant de quelques années. Nous avons le cas autour de nous d’une petite fille dont les parents mettent en ligne régulièrement son portrait… Ils sont persuadés que c’est une jolie photo de leur enfant, mais elle n’est vraiment pas à son avantage.

On a l’impression qu’elle fait une grimace à chaque fois (ce qui n’est pas le cas). Et, nous sommes plusieurs à penser que, plus tard, elle aura honte que l’on trouve cette photo d’elle dans Facebook ou ailleurs, car elle est diffusée en public. Idem pour les photos trop intimes.

Pas besoin d’évoquer le cas des enfants barbouillés de nourriture ou autres images hilarantes pour les parents. Pas pour les enfants plus grands. On se doute que les enfants ne soient pas contents de ces images plus tard.

Attention également aux grands-parents qui eux aussi sont fier de leur descendance et qui publient parfois à tour de bras des images de leurs petits enfants !

Considérez-vous comme sûr ou même éthique de publier des images d’enfants sur les réseaux sociaux sans votre consentement ?

Le réflexe des parents lorsque l’on évoque le sujet de la publication des images de leurs enfants et que ce sont justement leurs enfants. Ils ont l’impression d’avoir tous les droits sur ces images !

Ceci est en parti faux… car les parents sont responsables de la protection de l’image de leurs enfants.

D’ailleurs, en Allemagne, une campagne de publicité a sensibilisé à la question du droit à l’image des enfants : « #MeinBildGehörtMir » (« Mon image m’appartient »).

Donc, publier les images des enfants, pourquoi pas, à condition de leur avoir demandé l’autorisation au préalable !

C’est ce que j’ai fait depuis que les filles sont très petites. Comme pour un adulte, je demandais si je pouvais ou non publier l’image si elles étaient l’élément principal de la photo. Cela est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît !

Parfois, elles m’ont demandé de retirer une photo quelques années plus tard et je me suis exécuté dans la seconde.

Le partage de vidéos et de photos constitue-t-il une violation du droit à la vie privée et à l’identité d’un enfant ou un simple geste pour rester en contact avec ses amis et sa famille ?

Cette question demande beaucoup de réponses et différentes réflexions.

Il est souvent confondu les photos de l’album de famille qui il est vrai comportait parfois des photos gênantes d’un enfant, mais que seul un nombre très restreint de personnes pouvait voir.

Et surtout, les copains, les amis et l’environnement d’un enfant ou d’un enfant devenu adulte ne pouvait pas voir cette image qui restait au sein de la famille.

Ce n’est pas le cas si l’on diffuse une image dans les réseaux ou médias sociaux y compris au sein d’un groupe privé. Il est facile et parfois tentant pour l’un des membres de ce groupe de partager cette image ailleurs…

On parle souvent de la vie privée des jeunes sur Internet, mais rarement dans le sens évoqué dans cette question. Et la difficulté d’en parler provient du fait qu’à la base un profil Facebook par exemple est considéré comme un espace privé (surtout, s’il n’est pas ouvert à tout le monde).

De la notion de vie privée

C’est ce que j’explique aux parents lorsque l’on parle des profils des enfants. C’est avant tout un espace de leur vie privée. Et je fais souvent le parallèle entre un jeune dans les années 70-80 et un jeune de maintenant.

Dans les années 70-80, nous recevions du courrier postal avec parfois des photos à l’intérieur. Il était hors de question que nos parents ouvrent ce courrier. Désormais, plus de courrier, mais des échanges dans les réseaux et médias sociaux… Les parents n’ont pas grand chose à y faire encore moins à juger les contenus.

Alors, oui, lorsqu’un parent publie une image de son enfant sans son consentement, c’est une violation de sa vie privée. L’enfant peut publier, s’il est en âge de le faire, l’image qu’il veut de lui, pas ses parents…

L’autre effet piège est également le comportement des adultes dans les commentaires de l’image. Ainsi, j’ai déjà vu des images de petits filles de 13 ans maquillées telles des prostituées et les amis de la famille d’indiquer : que tu es mignonne, très jolie…

Que devraient considérer les parents lorsqu’ils partagent les photos de leurs enfants en ligne ?

La question est difficile… car il n’existe pas une réponse mais plusieurs en fonction des familles qui ont pour habitude de s’exposer aux parents qui refusent toutes les publications des photos de leurs enfants parfois même sur les photos des groupes d’élèves par années dans les écoles !

De même, méfiance dans les couples divorcés sur « l’utilisation » qui peut être faite de l’image de l’enfant dans le profil de l’un ou de l’autre…

Après pour ceux qui publient des photos de leurs enfants, la réflexion avant de cliquer sur le bouton partage est de se demander si cela est nécessaire, si cela n’est pas pour montrer aux autres que j’ai un enfant, si l’image ne peut pas être « mal » interprétée, que cela devienne un sujet de moquerie, que cela « dérange » plus tard l’enfant… Mais, avouons le ce n’est pas toujours facile, nous sommes tellement fier de notre progéniture 😉

Et surtout que les parents demandent l’avis de leurs enfants le plus tôt possible sans chercher à les influencer sur l’acceptation ou non de la publication des images.

À quel âge les enfants devraient-ils pouvoir décider si les parents peuvent poster quelque chose en ligne à leur sujet ?

Là encore, il n’y a pas une réponse toute faite… Cela dépend des familles, des échanges et des relations parents-enfants…

Allez, je me lance… Dès 5 ans, un enfant sait s’il veut que sa photo soit publiée ou non… Même avant !

Et surtout, ce qu’il ne faut pas oublier… qu’il puisse demander à retirer n’importe quelle image de lui qui est en ligne !

Quel contrôle les enfants ont-ils sur leur propre empreinte digitale ?

En tant qu’enfant, actuellement ils n’ont aucune possibilité à ma connaissance d’intervenir.

Ils doivent attendre la majorité en France (ou à partir de 16 ans s’il est émancipé) pour poursuivre en justice leur(s) parent(s) comma l’a fait un ado en attaquant sa mère en justice pour des photos Facebook à Rome.

Mais déjà des fakes sur le sujet circule comme celle de cette Autrichienne de 18 ans qui aurait décidé d’intenter un procès à ses propres parents pour 500 photos personnelles d’elle sur Facebook !

Quel genre d’informations les enfants voudront-ils voir publiés sur eux-mêmes sur les réseaux sociaux à l’avenir ?

Encore une question sans réponse ou presque. On aurait tendance à répondre : «Des informations qui les avantages ». Mais, qu’est ce que cela veut dire… Et puis, je remarque qu’une fois plus grand (en général adolescent), ce sont eux qui choisissent de publier des images de leur passé marquant un événement, un rassemblement de personnes…

Cela va plus loin que leur image. À la maison, nous avions l’habitude, toujours avec leur accord de publier leurs travaux d’art plastique (et ils sont toujours en ligne). C’était une fierté pour eux enfants de recevoir des commentaires parfois d’artistes sur leur travail…

Bref, le monde évolue et les enfants sont de plus en plus jeune à intégrer les réseaux et médias sociaux… et honnêtement je serais de mauvais conseil sur le sujet 😉

Comment pouvons-nous apprendre à un enfant à ne pas partager trop d’informations sur les réseaux sociaux si les parents ont un comportement opposé?

Avec cette question, vous mettez le doigt sur l’une des grosses difficultés de l’apprentissage des réseaux sociaux. Normalement, c’est aux parents à apprendre à leurs enfants les dangers et les risques des réseaux sociaux, comment communiquer au mieux grâce à ces outils, etc. et des études nous montre l’inverse.

Souvent, les parents sont pires utilisateurs des réseaux sociaux que leurs enfants… Les enfants ont beau être de la génération Z (ou pour ceux nés depuis 2010 de la génération Alpha), la 1re génération qui apprend à ses parents… ce n’est certainement pas la panacée.

Il y aurait l’école… mais à de rares exceptions près, les enseignants sont du même type que les parents !

C’est pour moi une guerre sans fin… qui devait s’éloigner avec l’arrivée de nouvelles générations successives qui géreront « normalement » ce type de problèmes.

Comment assurer la protection de l’identité en ligne et de la vie privée des enfants ?

Il faudrait définir les limites de la vie privée de l’enfant que l’on expose (indiquer son école est déjà sujet à débat) et aussi l’identité en ligne que l’on laisse ou non transparaître…

Déjà, il existe un âge légal (13 ans en général) qui permet l’usage des réseaux. En dessous de cet âge, normalement, même si je suis bien conscient que de nombreux jeunes de moins de 13 ans sont déjà dans les réseaux, c’est aux parents de savoir ce qu’ils publient au sujet de leurs enfants.

Très tôt, je conseille d’expliquer de manière simple que l’on ne sait pas qui vient voir ce que nous publions.

Mais aussi expliquer que l’on ne sait pas qui est l’internaute qui est derrière un profil et également apprendre à « communiquer » correctement : savoir ce que l’on peut publier, ne pas publier…

Donner quelques explications sur le droit (droit à l’image notamment)

Mon maître-mot reste l’éducation, éduquer les enfants. Mais aussi éduquer les parents qui croient savoir utiliser ces outils, mais qui ne savent pas le faire en réalité !

un vieux débutant référence de Twitter, Facebook, Médias sociaux, Linkedin, Pinterest, génération Z

Un vieux débutant numéro 1 français sur Twitter selon Agilience, 5e pour les médias sociaux, 9e pour Linkedin
Un vieux débutant numéro 1 français sur Twitter selon Agilience, 5e pour les médias sociaux, 9e pour Linkedin

Ma première réaction a été de répondre qu’il devait y avoir une erreur à julien Binet qui publiait l’info 😉 Mais, j’ajoutais rapidement : «ceci dit, ça fait toujours plaisir» 🙂 Oui, c’est humain, numéro 1 Français sur Twitter, 5e pour les médias sociaux et 9e au sujet de Linkedin, çà place son homme 😉

C’est à mettre en parallèle avec la récente annonce des 100 influenceurs de 10 marques influentes sur le web social d’Alban Jarry associé à Traackr qui me place en 5e et 6e position respectivement pour Facebook et Linkedin !

Heureusement, il n’y a pas Pinterest dans le lot et les outils chers à la génération Z où je suis présent également 😉 Heu… J’espère que vous le prenez au second degré…

C’est aussi à mettre en relation avec ce que j’évoquais concernant les influenceurs, l’influence… (voir Influents, influence, RP 2.0… maelstrom d’influenceurs à influencer) et sans fausse modestie, je ne suis toujours pas investi de la fibre de l’influenceur 😉

Comme je le dis d’entrée, évidemment, cela ravi mon ego 😉 Mais cela s’arrête là… Pas de triomphalisme à tout va… je suis avant tout et reste un vieux débutant, ayant soif de découvertes… et qui mets en application ses connaissances au quotidien du mieux qu’il peut !

Ah, j’entends dans la fond de la salle réagir… «Malgré tes blogs, tu n’es pas présent dans la sélection des blogs lillois du week-end dernier !» Dans mon coin, j’ai pensé lorsque j’ai lu la Voix du Nord… «Je m’en fous, je n’avais rien à faire dans ce classement… » D’autres ont plus à râler que moi de ne pas y être. Mais, de surcroît, je ne comprends pas l’axe du reportage et surtout, pour moi, depuis des années, le principal n’est pas d’être bon dans un secteur : blog, Twitter, Facebook, Linkedin, YouTube, Pinterest… il est nécessaire aujourd’hui d’être bon « partout » !

Je ne cesse de répéter, depuis l’apparition des réseaux et médias sociaux que sans présence, tu meurs… Une présence globale sur Internet est indispensable aujourd’hui !

Alors que je répondais à une offre d’emploi pour une entreprise, le patron que je connais bien me répondait : «…ton profil est super atypique et donc pas facile à intégrer dans une entreprise…». J’en sais quelque chose… Le paradoxe est là… Y’a quelqu’un qui a déjà dit cela : les premiers seront les derniers ou les derniers seront les premiers 🙂 Enfin, si vous rechercher un profil atypique, je suis là 😉

Oui, je revendique mon particularisme… doux mélange, sans langue de bois, entre mes multiples activités : marketing, communication, enseignement, formation… pour n’en citer que quelques-uns… autour de convictions sur le marketing, la communication, la génération Z, le communuty management…

Et puis, c’est vrai, que parfois, il y a des choses qui me choquent dans le monde des entreprises actuelles (voir conseil médias sociaux : de l’incompréhension des entreprise) ! Je ne dois pas être à ma place dans l’époque actuelle ;-(

Visiblement, je me demande parfois si l’on est du même monde… Si j’ai raison ou si j’ai tort… et c’est là que je m’aperçois que je commence vraiment à en avoir marre des conneries des uns et des autres…

Je n’en veux pas particulièrement à Gilles pour sa question mais elle fait un peu goutte d’eau qui déborde du vase… Je suis désolé de la réponse que je lui ai fourni… car il est vrai que dans certains cas très rares, on peut acheter des fans, mais bien souvent un « bon » travail de community management suffit… un travail de community management basique, quoi !

@erdelcroix @antoon619 Conseillez-vous d’acheter des fans (FB ou TW) à vos clients ? Y a-t-il des cas ou c’est justifié ? #CommunityManager

Je donnais l’exemple du travail que je réalise actuellement pour le compte de mémé Moniq ! Un graphique sera plus explicité qu’un long discours…

courbe des abonnés au Twitter de mememoniq
courbe des abonnés au Twitter de mememoniq

À la base, un travail de community manager inévitable : une réflexion sur une stratégie de contenu et une politique de recrutement à mettre en place (qui sont les personnes qui peuvent être intéressées par nos informations et qui pourrait devenir des leads ou des influenceurs ou des RP 2.0 !)

Mais, non, je ne dirais pas comment j’ai fait… Il y a quelques années, je l’aurais donné… plus maintenant, car je n’ai plus de contre-parties en retour ! C’est ma valeur ajoutée… Je sais faire, c’est tout ! Et je ne sais pas faire que cela, croyez-moi 😉

L’objectif était d’atteindre les 500 abonnés dans Twitter ! Nous en sommes à plus de 800 désormais (au début du mois de mai, les abonnés étaient moins de 100) et ce sont des abonnés dont le principal intérêt est la cuisine française, ce qui explique l’activité autour des publications en général (je repense à une vieille discussion sur les taux de retweet 😉

Le pari de faire progresser ce compte @mememoniq m’intéressait pour différentes raisons. Le secteur des sites et blogs de cuisine (le vrai nom du blog est la cuisine de mémé Moniq) n’est pas le plus simple : beaucoup de participants pour peu d’élus (reste encore à savoir élus pour quoi ;-).

J’avais déjà diffusé les courbes de progression en BtoB avec le salon VAD quand je m’en occupais (environ 1 000 abonnés de plus par an) et là, j’avais l’occasion de tester mes théories sur le BtoC voir CtoC. Cette stratégie de présence dans Twitter est nécessaire également pour d’autres projets. Je pense à Niouf-Niouf qui prend doucement ses marques lui-aussi depuis peu (voir le début du Tumblr Niouf-Niouf) !

Bref, je continue de me perfectionner… le vieux débutant apprend toujours… bien loin des considérations de savoir si je suis ou non mentionné en tête ou non des différentes études ! Mais, peut-être aimeriez-vous que votre entreprise en profite 😉 Dans ce cas, n’hésitez pas à me contacter !

 

concours – médias sociaux : encore un exemple à ne pas suivre

Un point sur certaines mauvaises pratiques dans les concours sur les réseaux et médias sociaux
Un point sur certaines mauvaises pratiques dans les concours sur les réseaux et médias sociaux

Depuis plusieurs années maintenant, je suis de loin les concours organisés dans les médias sociaux car il me semble que beaucoup d’entre eux ne sont pas très respectueux de l’internaute, alors que ce devrait être l’inverse, évidemment.

Sinon, comment réussir à établir le dialogue ? Mais, pour certains, je suis en prise directe avec eux, car mes filles y participent…

Souvent, trop souvent, il n’y a rien de clair dans ces concours et la communication lorsque nous posons une question, si nous réclamons des éclaircissements… est inexistante, et, très souvent le community management autour de ces concours est à revoir ! Rappelez-vous en 2011!

Ces derniers mois, nous (les filles ou toute la famille) avons participé à 2 concours ! J’ai l’impression qu’il n’y a pas eu beaucoup d’évolutions.

En passant par Lille

Le premier concours était celui de VLille pour le Tour de France. Avant tout c’était pour nous un concours entre les 4 membres de la famille sur Instagram (même si l’une des filles a gagné l’un des cadeaux).

Mais, la question qui n’a eu qu’une réponse à notre sens partielle dans Instagram concernait le par l’organisateur de publier et donc de mettre en avant certaines photos du concours dans sa page Facebook et sur Instagram !

Autrement dit, a-t-on le droit de publier certaines images d’un concours et pas d’autres en tant qu’organisateur, pendant le concours !

De plus, je trouve toujours regrettable que les « vainqueurs » ou leurs images ne soient pas mise en valeur à la fin des concours.

 

Le cas du concours PeoplBrain

Mais, c’est surtout la raison de mon courroux du moment, la plus jeune de mes filles ;-), notre spécialiste maison de Snapguide a remarqué un concours dans un service français de pas à pas en image PeoplBrain avec qui nous avons déjà été en contact (j’avais invité PeoplBrain entre autres lors d’un Open coffee à Lille et nous avions fait remonter pas mal de problèmes utilisateurs à l’époque qui nous faisait préférer de loin Snapguide) !

Pas très difficile pour elle (ma fille), sous ma responsabilité, puisque de mémoire le concours n’est pas ouvert aux mineurs de proposer un pas à pas pour le concours organisé par PeopBrain et le Journal Elle !

Je sais qu’ils travaillent désormais sur la version 2 (au passage, le problème des noms n’est toujours pas résolu… merci pour le Cuisine-de-M–m—Moniq ;-( Mais, à mon sens ce n’est pas une raison pour laisser ainsi en l’état le concours. Bon, en plus, c’est pas facile pour trouver des infos maintenant sur ce concours PeoplBrain !

Si vous cliquez comme moi sur le lien, vous aurez désormais une page blanche ! cool, non… surtout que nous sommes impatients de connaître les résultats !

Depuis le 7 août, nous n’avons rien reçu alors que selon nos décomptes nous étions premier ou deuxième… !

Le concours avait débuté fin juin et ma fille avait décidé de participer car très peu de personnes étaient présentes. Nous ne participons jamais aux concours où nos chances sont « limités » 🙂

Elle surveillait au jour le jour les évolutions de ses positions (elle était fière d’être la première). Soyons honnête, elle avait aussi participé car il y avait un iPad à la clef 🙂

Ce n’est que quelques semaines plus tard que nous avons remarqué que ce premier prix était décerné par la rédaction de Elle (nous ne l’avions jamais remarqué au préalable… au bénéfice du doute, certainement une erreur de notre part !)

Un matin, surprise… le classement est chamboulé… et, on ne sait pas pourquoi, le nombre de visiteurs sur l’ensemble des pas à pas du concours semble avoir été fortement remanié, avec des chiffres de visites jamais atteints (et qui ne le seront plus ensuite), on ne sait par quel mystère.

C’était quelques jours avant la fin ! Pas grave, on va demander des explications… Ma fille envoie ce courrier, entre autre au cofondateur de l’entreprise (l’adresse de la chargé de communication que nous avions en contact ne répond plus !)

Je me posais une question. À quoi sont dues, aujourd’hui, les augmentations si rapides du nombre de vues des guides du concours ? Je suis assez surprise, étant donné que, ce matin, j’ai fait un relevé du nombre de vues pour vérifier notre place dans le concours (1er derrière les guides de ELLE). Lorsque je suis retourné sur Peoplbrain en fin d’après-midi, les nombres de visites avaient fortement augmenté, mais ne manière inégale, je m’explique : le gaspacho à la coriandre et aux légumes croquants de H.C.B étaient à 306 vues ce matin et se retrouve à plus de 1000 vues cette après-midi (soit une augmentation d’environ 700 vues), par contre le tartare de cabillaud aux courgettes râpées de alikad était à 345 vues ce matin et à seulement augmenté d’environ 150 vues, ce qui semble déjà très important par rapport aux jours précédents. Cela s’est aussi ressenti au niveau de nos guides qui ont eux aussi augmenté. Ce qui m’étonne, c’est cette augmentation subite du nombre de vues, alors que les autres jours, le nombre de vues des guides augmentaient de manière beaucoup plus lente. De plus, il m’est maintenant impossible de connaitre le classement, puisque au-dessus de 1000 vues, nous n’avons pas le nombre exact de visites. Un autre point qui me surprend, est que notre meilleur guide est désormais l’un des pires que nous avons publié… J’ai une autre question. Les guides créés par ELLE à Table sont ils pris en compte dans le concours ? Merci pour vos éclaircissements, Cordialement,

Je reconnais l’efficacité pour cette demande de renseignement de la réponse qui a suivi ! La voici !

Sachez qu’il y a un grand nombre d’éléments à prendre en compte et ceux que je vais vous citer ne sont que quelques uns parmi beaucoup. Que les guides sont aussi réintégrés dans des blogs, sites web et forums. Que les requêtes organiques de recherche provenant de google font fluctuer le traffic. Certains des guides de peoplbrain augmentent de plus de 3000 vues par jours car ils répondent à des requêtes très demandées sur google Bref, un grand nombre de paramètres rentrent en jeu suivant les évènements quotidiens, c’est la loi du traffic. Non les guides de ELLE ne sont pas pris en compte. De plus le nombre de vues, ne sera pas le seul éléments qui sera pris en compte pour déterminer les différents gagnants. La qualité des guides et des recettes seront pris en compte. Cdt, l’équipe de Peoplbrain Co fondateur

On commence à s’y habituer aux réponses vaseuses qui ne veulent rien dire… et cela m’horripile. Aussi, je prends le clavier ! Je me permet d’intervenir comme ma fille m’a mis en copie de son message !

Votre réponse est un peu du n’importe quoi, non ???? Les justifications données n’ont pas de sens me semble t-il en ce qui concerne les pas à pas du concours ! notamment : «Certains des guides de peoplbrain augmentent de plus de 3000 vues par jours car ils répondent à des requêtes très demandées sur google» Aucun des guides jusqu’ici hormis ceux de Elle ne dépassait les 600 vues ce matin (c’était l’un de ceux de mes filles)… donc, nous sommes loin des 3 000 vues par jour. De plus, nous (mes filles et moi) connaissons relativement bien PeoplBrain pour différentes raisons donc, les 3000 vues sur plusieurs jours nous surprennent un peu quelque soit le pas à pas. Enfin, dernier détail, je pense que je suis assez pointu pour savoir ce qui en est de la loi du traffic 🙂 Excusez mais je ne sais pas à qui je m’adresse. Sébastien ? Gaëlle ? Enfin, il n’est pas indiqué en page d’accueil du concours que le nombre de vues, ne sera pas le seul élément qui sera pris en compte pour déterminer les différents gagnants. La qualité des guides et des recettes seront pris en compte. Cela est vrai pour le 1er par pour les guides suivant me semble t-il ! à moins que je ne sache pas lire. Au passage, je note que le règlement de votre concours n’est pas en ligne ! Il y avait également d’autres questions… dans le mail de ma fille. Merci d’y répondre. Désormais, même si j’avais donné mon accord à ma fille pour me représenter dans ce concours (le nom de la cuisine de mémé Moniq) m’appartient, je me permettrais de surveiller les évolutions personnellement. Merci de m’apporter une réponse claire et adéquate que je puisse la publier dans l’un de mes blogs car j’aime beaucoup raconter les péripéties autour des concours sur les médias sociaux 😉

Et là, plus de réponses ! On prend acte… La semaine dernière, devant l’absence d’informations sur le résultat du concours… Ma fille renvoie un nouveau message !

Quand seront publiés les résultats du concours Elle à table ? Sinon prévenez-vous les participants individuellement ? Quand est-ce prévu ?

Aucune réponse !

On émet beaucoup de doutes sur ce concours organisé par PeoplBrain et on note que de toutes façon, on semble ne pas vouloir nous répondre.

Saurons nous qui a remporté le grand prix ? Pouvoir vérifier sa qualité ? son audience ? sa date de création ? Et dernier détail, qui est le Huissier où le règlement a été déposé ? etc.

Nous avons l’impression d’avoir perdu notre temps en participant à ce concours pour lequel nous ne savons toujours pas si nous pouvons ou non nous désinscrire du service !

Pour le gag, nous avions participé pour d’autres raisons à un concours en même temps sur Snapguide et même si nous n’étions pas dans les premiers, nous avons reçu toutes les informations nécessaires sur les gagnants du concours rapidement ! Nous ne sommes certainement pas dans les mêmes mondes 🙁

Les concours dans les médias sociaux

Trop souvent à mon sens on utilise les concours à mauvais escient.

Pourtant, il faut bien se dire qu’un jeu-concours n’est jamais créé au hasard par une marque ! Trop souvent, j’y vois une solution en apparence simple de faire augmenter le nombre de likes, de tweet, de j’aime…

C’est, je l’ai déjà entendu, une solution afin d’augmenter un nombre de personnes sur un compte afin que la direction soit contente. Désolé, mais vous n’avez rien compris (direction, responsable marketing et community manager qui vous prêtez à ce jeu) !

Je peux comprendre le concours dans le cadre du lancement d’un nouveau produit, d’un nouveau service, lors d’un événement (dans l’esprit, celui de Vlille était bien vu). Pas pour artificiellement augmenter la communauté.

Ce n’est pas comme cela que l’on gagne de nouveaux fans (et autres) mais par une politique de contenu adéquate. Mais, quand je vois comment souvent est traité cette politique de contenu, je comprends le recours facile aux concours !

Et, la mise en place d’un concours ne s’arrête pas à mettre en ligne le concours et attendre que les gentils internautes viennent cliquer et les prendre pour des baudruches…

S’ils participent à un concours, c’est qu’ils ont un intérêt (peut-être pas celui que vous souhaitez… en général, l’adéquation entre vos souhaits et les résultats obtenus sont proportionnels aux choix effectués en amont et au respect de vos internautes).

Cela veut dire aussi que pour maintenir la flamme… vous ne pouvez pas laisser le concours « seul ». Un accompagnement, en général par un community manager, un vrai, pas un stagiaire qui n’en a rien à faire de votre entreprise… ou qui n’a rien compris aux réseaux sociaux (si, cela existe aussi, je vous assure) donc, vous devez accompagner le concours en apportant les réponses claires et lumineuses qui vous sont demandées dans un délai raisonnable (24 h me parait un max.)

Et puis, cette flamme vous ne devez pas la faire retomber comme un soufflé qui s’effondre à la sortie du four ! Il y a une suite au concours… où alors, encore une fois, vous n’avez rien compris au mot social qui se trouve dans réseau social et média social ! J’peux vous donner une explication dans un séminaire si vous voulez même si là je trouve que je joue un peu au donneur de leçon 🙂

Évidemment, mais je pense que vous le saviez, ce concours doit être établi au sein d’une stratégie de communication beaucoup plus globale, sinon, c’est un peu un coup d’épée dans l’eau !

J’arrête de vous parler des jeux concours et médias sociaux et vous renvoie vers l’article : À quels objectifs répondent vraiment les jeux concours sur les réseaux sociaux ? qui complétera mes propos.

Et, vous des expériences du même type vous en avez ou je suis le seul ?

L’image d’ouverture de ce billet vient de pixabay

médias sociaux : combien de contacts ?

J’avais publié début décembre ce billet dans Tumblr sous le titre : Médias sociaux : plus de 45 000 contacts et vous ?

Vous le savez certainement, je ne focalise pas sur le nombre de personnes qui me suit ici ou là ! Cela a toujours tendance à m’effrayer d’ailleurs 😉 Non, je ne cherche pas celui qui à « la plus grosse » mais je profite de ce week-end pour vous poser la question, car j’ai pour ma part, j’ai repéré certaines « choses »… Vous verrez en fin de billet !

Depuis quelque temps je me posai la question de savoir combien de personnes me « suivent » dans les médias sociaux et ce matin, je découvre dans Pinterest Social Media: 47.115 Kontakte

Aussi, je me dis que je ne suis pas le seul à me poser cette question !

Voici mes résultats au 6 déc. (ils sont un peu différents aujourd’hui, quelques semaines plus tard, mais globalement cela reste identique pour ce que je veux analyser !

Les résultats bruts de mes abonnés dans les réseaux et médias sociaux
Les résultats bruts
Le graphique de mes abonnés dans les réseaux et médias sociaux
Le graphique de mes abonnés dans les réseaux et médias sociaux

Je trouve le résultat impressionnant… Plus de 45 000 contacts ! Et pour plagier l’auteur Allemand, je comprends « mieux » pourquoi j’obtiens beaucoup d’informations et des idées que je n’aurais jamais reçus sans vous.

En outre, cette présence a permis de me créer des contacts personnels (des amis au sens propre du terme).

Je note également en regardant le graphique que l’on peut diviser cette présence en 3 groupes : les mastodontes (Twitter et Pinterest), les réseaux sociaux et les sites de partage ! La répartition est la même chez vous ?

Pour moi, Twiitter et Pinterest ne sont pas des réseaux sociaux mais un service de web temps réel pour Twitter et de picture marketing pour Pinterest ! Donc finis les réseaux sociaux ?

À vos tableurs 🙂

intégralité de l'interview pour Social Life Magazine sur Facebook et Twitter

Mon interview pour Social Life n°3 au sujet de Facebook et Twitter a été coupée par manque de place (pas de soucis, je comprends ayant moi-même procédé de la sorte lorsque je travaillais au journal Icônes 😉 comme je l’indique dans eric-delcroix.com (le blog où j’indique mes publications, mes interventions…)

Mais désormais, nous, interviewé pouvons également donné l’intégralité de nos réponses 😉 C’est ce que je fais ici !

Diriez-vous que les réseaux sociaux sont un outil de communication entré dans la vie quotidienne ? 

Faisons attention au sens du terme communication… Il faudrait le définir. Disons que ce sont des outils d’échanges !

Peut-on être un internaute « moderne » et sociable sans utiliser les réseaux sociaux ? Selon une étude menée par l’université de Lausanne, « être accro à Internet peut être grave mais délaisser complètement les réseaux sociaux peut également être un signe de dépression »…

Pour être un internaute “moderne” et sociable, je répondrais non, on ne peut pas. Mais pour aller plus loin, être internaute lambda aujourd’hui demande à être présent sur les réseaux sociaux car sans tomber dans l’excès, la présence dans les réseaux marque à plus d’un titre une certaine socialisation et demain Internet sera basé exclusivement sur des réseaux sociaux, en remplacement de nos carnets d’adresses,, donc autant s’y mettre aujourd’hui.

Certains prétendent que les utilisateurs de Facebook n’ont pas de vie sociale (d’où le « palliatif »), d’autres que les utilisateurs de Facebook ont au contraire une grande faculté à aller vers les autres et auraient un cercle de relations sociales très larges. Où se situe la vérité selon vous ?

Le côté palliatif était la crainte à l’arrivée des réseaux, mais, depuis, la plupart des études tendent à prouver que les utilisateurs de Facebook et des autres réseaux sociaux ont une vie sociale beaucoup plus riche dans la vraie vie (IRL) que ceux qui ne les utilisent pas.

Les réseaux sociaux par la force des choses étendent ou donnent l’impression d’étendre son cercle de relation. En réalité, souvent ce sont les liens faibles de nos connaissances (par opposition aux liens forts : famille, amis proches) qui font notre réseau. Et c’est dans ces liens que viennent éventuellement s’ajouter des contacts virtuels !

Toutefois, je ne tomberais pas dans l’excès inverse en disant que cela leur facilite à aller vers les autres. Je connais des community managers qui sont des introvertis et qui le resteront. Pourtant, il possède une certaine aura sur le net !

Selon vous, utiliser Facebook favorise-t-il réellement la sociabilité ? Est-ce un vrai moteur de vie sociale ?

Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un moteur de vie sociale mais il offre le gros avantage de casser la glace lors de la rencontre dans la vie de tous les jours. Il m’arrive de croiser des connaissances virtuelles qui résident au Canada IRL en France. Le dialogue s’instaure de suite car nous nous connaissons “déjà” ! C’est ça l’effet Facebook dans la sociabilité entre les personnes. Une connaissance de l’autre au travers de ses informations.

De plus, Facebook est une porte ouverte sur le monde entier. Je réside à Lille et j’ai des amis sur l’ensemble de la France, de la francophonie à travers le monde et aussi quelques Allemands, Américains…

Que diriez-vous à un « novice » qui s’interroge sur la pertinence d’aller ou non sur les réseaux sociaux comme Facebook ?

Pourquoi ? Afin de lui fournir une réponse adéquate à ses craintes (car sinon, pour quelle raison ne serait-il pas dans un réseau social !). Mais, je ne me fais pas d’illusions. Il y aura toujours de réfractaires à ces réseaux qui au fil du temps accepteront de les utiliser.

Rappelons nous simplement ce que la plupart des internautes disaient concernant l’usage de Google autour de l’an 2000. «Non, je n’utiliserais jamais Google», Google était le démon de l’époque comme l’est aujourd’hui pour certain Facebook. En 2012, mis à part quelques exceptions, qui n’emploie pas Google au quotidien ?

Même en réglant correctement les paramètres, pensez-vous que l’on puisse efficacement protéger ses données et préserver sa vie privée ?

La première question à se poser est : qu’est ce que la vie privée ? Elle est différente pour les uns et les autres en fonction de son âge et de ses activités. Un exemple : on trouve toutes mes coordonnées, de façon ouverte dans Facebook. C’est pour moi un outil de travail ! Cela n’est pas pour moi du domaine du privé. Par contre, je ne parle pas de mes opinions politiques. C’est un choix de ma part. Mais, est ce que la meilleure des protections n’est pas d’être responsable de ce que l’on publie ? des groupes auxquels on adhère ? et surtout d’assumer ses choix. Les réseaux sociaux d’une manière générale abolissent la notion du “je ne savais pas que… !”

Même s’il est possible de protéger ses données et de régler la confidentialité, certains reprochent à Facebook, avec l’aspect communautaire, son côté voyeuriste (stalking, etc.). Selon vous, peut-on réellement utiliser ce réseau sans épier ou être épié ? Doit-on réellement s’en inquiéter ?

Lorsque nous avions effectué une enquête avec Lionel barbe pour un article universitaire, la première raison de l’usage de Facebook était pour savoir ce que faisait l’autre. Depuis rien n’a changé, si le nom…

Mais, je crois qu’au-delà de focaliser sur le  simple réseau, facebook en l’occurrence, il est désormais important de penser en termes de présence générale sur le web. Ainsi, sans rentrer dans les détails, il est assez simple souvent d’associer une personne entre un site de rencontre ou un réseau social par une recherche par les images dans Google Image. De même, toujours dans le domaine de l’identité numérique, il est possible d’effectuer une recherche sur certains services sur la présence dans les réseaux sociaux en fonction des adresses de courrier électronique.

Mais, est ce que le stalking n’est pas non plus une tendance générale actuelle (et pas seulement dans les réseaux). Il est possible de surveiller la baby sitter, de surveiller le téléphone portable de son enfant ou d’une personne…

D’ailleurs, parlant d’enfants, les parents amis de leurs enfants sur Facebook, ce n’est pas du stalking ? Non, bien sûr répondront les personnes concernées. C’est simplement pour les surveiller ! Et où est la vie privée du jeune dans cela ?

Et pour répondre à votre question, nous ne pouvons pas utiliser ces réseaux sans être épié. Mais là encore, Twitter à mon avis est pire. En 140 caractères, on dit j’ai vu untel à tel endroit, des personnes s’immiscent dans la discussion alors qu’ils sont voisins de table dans un café. Ce sont des situations qui se sont déjà produites me concernant. Jamais dans Facebook !

Faut-il s’en inquiéter ? Cela rejoint l’une des questions précédente. À chacun de savoir ce qu’il publie sur le réseau…

Doit-on considérer le stalking comme l’un des moteurs de Facebook ?

Effectivement, le stalking est certainement l’un des moteurs de Facebook, mais ce n’est pas le seul. Heureusement.

L’utilisation de Facebook est-elle un peu « narcissique » ?

Dans un certain sens, oui, l’utilisateur de Facebook est narcissique : il cherche à se faire “ aimer”. Toutefois, je ne suis pas certain qu’il passe son temps à se contempler. Enfin, la plupart du temps car des exceptions existent !

D’après votre vécu et les témoignages reçus, crée-t-on réellement un profil Facebook fidèle ou embellit-on un peu sa vie ?

L’internaute crée son profil dans Facebook tel qu’il croit être selon ses propres critères d’importance tout en essayant de cacher ce qu’il considère être ses défauts !

Pensez-vous qu’une utilisation strictement professionnelle de Facebook soit possible pour un particulier (suivi des news, collecte d’infos, carnet d’adresses, etc.) ?

Le terme qui me dérange dans votre question est strictement. Pour moi, la vie d’aujourd’hui notamment dans les réseaux sociaux n’est plus faut-il ou non utiliser Facebook ou un autre réseau de façon professionnelle ou privée. Il existe une frange entre ces deux mondes qui coexistent et qui font justement la richesse de tous ces réseaux. C’est ce que j’appelle le syndrome de  la machine à café dans l’entreprise. On y parle de tout sauf de boulot avec les gens qui sont présents. C’est cet univers qu’il faut réussir à recréer dans les réseaux sociaux et notamment dans Facebook entre ce que l’on peut qualifier de professionnel et de personnel.

Sinon, sur l’utilisation à des fins professionnels de Facebook, je répondrais oui. C’est le cas pour beaucoup d’indépendants par exemple.

Jugez-vous l’utilisation des réseaux sociaux pertinente pour les professionnels de l’information ? On reproche à Twitter de lancer des rumeurs comme une traînée de poudre et de créer, parfois, un buzz factice… « Les réseaux sociaux sont-il compatibles avec le journalisme » (pour citer les Assises du journalisme) ?

Le monde des professionnels de l’information ne se limite pas aux journalistes, outre les documentalistes par exemple, on peut aussi y ajouter les curators et autres influenceurs du web.

La première remarque concerne Twitter. Fait-il parti des réseaux sociaux ou est-ce un pur produit du web temps réel ? Je pencherai pour ma part pour la seconde réponse. Les usages ne sont pas les mêmes !

Aussi, je répondrais en deux temps sur l’usage de Twitter et des réseaux sociaux par les journalistes. Il est désormais acquis que l’actu se fait dans Twitter. Pour mémoire, l’AFP a eu l’information de la “mort de Mickael Jackson” dans Twitter, l’arrestation de DSK, l’avion dans la baie d’Hudson, c’étaient dans twitter, etc.

Et surtout, ce sont les journalistes en discutant dans twitter qui font l’actualité dans ce média. Le tweet de Valérie Trierweiler à fait couler beaucoup de messages à l’époque. Mais, avait-elle tort de publier l’information à cet endroit ? Tous les journalistes y sont présents !

Pour le côté rumeurs, le souci est surtout qui vérifie et à quel moment doit être vérifiée l’information. Et, j’ai plus de mal à m’expliquer le rôle des journalistes. Comment des rumeurs peuvent être diffusées par de “grands médias” !  Ce n’est pas un moyen d’écarter le débat, au contraire. Si une rumeur prend de l’ampleur, c’est très souvent que des influenceurs, journalistes ou non, ont relayé cette information pour en faire un véritable buzz.

Je peux donner des exemples, j’avais reçu rapidement l’information pour DSK, mais je n’ai rien diffusé, ne connaissant pas les sources exactes. J’ai dans mes tiroirs quelques “scoops” dont je ne peux vérifier la vérité sans une enquête. Certains le publieraient… Pas moi. Cela amène aussi à parler de l’éducation aux médias sociaux, à l’usage de ses outils dès le plus jeune âge qui manque cruellement en France. On apprend bien aux enfants à traverser une rue, il serait temps de leur apprendre à circuler sur les autoroutes de l’information.

Enfin, pour clore le point sur Twitter, je recopierai ce qu’a mis un journaliste dans son profil sur cet outil : Twitteur de ce que je lis ailleurs que je ne lis pas dans nos grands médias. Car avant tout, Twitter est une source d’informations !

Pour l’usage à proprement parler des réseaux sociaux, cela m’évoque souvent le carnet d’adresses que possédait le journaliste dans le passé. Il pouvait joindre la personne qu’il souhaitait et être tenu au courant de ses activités. C’est ce qui a, pour beaucoup de monde, donné l’image de la possibilité du journalisme citoyen (en plus, désormais quiconque peut s’exprimer sur le net).

Alors, en résumé, oui, l’utilisation des réseaux sociaux est pertinente et recommandée pour les professionnels de l’information à la condition qu’eux aussi apprennent à les utiliser.

Pour une marque, croyez-vous à l’utilisation de Facebook comme outil de promotion ? Dans le cas d’une marque bien établie, que peut réellement apporter de plus une page Facebook ?

L’utilisation de Facebook par les entreprises est un domaine important. C’est selon moi une clef de voûte du succès du réseau. Une manière de voir le succès de ce réseau est d’ailleurs de constater qu’il a eu appropriation à la fois par l’homme de la rue et par les entreprises.

Dans le monde du commerce, pas seulement du e-commerce, on parle beaucoup ces derniers temps de social pour le CRM, pour le référencement, de social shopping… Facebook évidemment est à la pointe de ces domaines en plus de celui de la promotion. Il existe une multitude de solutions pour mettre en place une présence dans Facebook pour les entreprises depuis la page, le groupe, les événements, les jeux…

Kiabi vient de lancer par exemple en France une possibilité depuis le magasin d’envoyer la photo dans la tenue que l’on essaye à ses amis Facebook afin qu’ils donnent leur avis !

Quelle que soit la marque, établie ou pas, le but est d’être en contact avec ses “fans” et d’obtenir des échanges avec eux. On parle beaucoup de communauté dans cette situation, mais je n’aime pas beaucoup le terme. Il faudrait mieux parler en termes de clients, prospects et leads qui sont des termes marketing qui correspondent mieux à la situation. Cela donne certainement une image de modernité aux marques présentes dans ce réseau, et, ce qui n’est pas négligeable, pourquoi se priver de communiquer à un endroit où se situe leur cible !

Que répondez-vous aux détracteurs de Facebook qui dénoncent une coquille vide (statuts insipides, avalanches d’invitations, commentaires d’articles systématiquement critiques, groupes inutiles, etc) et une activité chronophage ?

Là encore plusieurs questions en une seule. Je m’oppose toujours en faux sur l’utilisation chronophage de Facebook à un tel point que j’ai mesuré le temps que je passais sur une semaine dans les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Tumblr…). Chaque jour, je suis une demi-heure dans les réseaux. Ce chiffre a été confirmé par un cabinet de délégation de community manager. Les CM de cet établissement passent une demi-heure environ par jour dans les réseaux. Ce que j’ai remarqué par contre dans l’usage des internautes est la propension qu’ils ont à jouer dans Facebook ! Peut-être que c’est le jeu qui est chronophage ! je dois reconnaître que cela dépend aussi de l’utilisation que l’on a de Facebook. Si par exemple, il vient en remplacement de MSN, il est évident que les personnes passeront plus de temps. Mais est ce Facebook qui est chronophage ou l’utilisation d’un service de chat ? N’oublions pas que Facebook regroupe beaucoup d’outils disparates par le passé : partage d’image, de vidéo, courrier électronique… et jeux !

Quant aux autres détracteurs, rien ne les oblige à suivre une personne pour éviter les contenus insipides ; que pour les invitations, on peut stopper l’envoie de celle-ci en refusant systématiquement les propositions de jeux et d’applications ; qu’ils ne sont pas obligés de s’inscrirent à des groupes inutiles et au contraire, je les invite à créer des groupes utiles puisqu’ils ne semblent pas exister et pour les articles systématiquement critiques, on peut noter que les entreprises ont en général très peu de commentaires négatifs. C’est un constat et pas seulement parce que dans certains cas, ils sont modérés. Bref, je pense que les détracteurs montrent surtout une méconnaissance en général de Facebook. Là encore une éducation serait peut-être nécessaire à moins que les réseaux sociaux ne les dérangent par la remise en cause de leur position ou de leurs pouvoirs ?

Que répondez-vous à ceux qui accusent Facebook de ne chercher qu’à établir une base de données à destination des publicitaires, de façon à mieux cibler les annonces en fonction du profil et des habitudes de consommation des utilisateurs ?

Ils n’ont pas tort. Mais, ce principe de CRM existe depuis l’apparition de la VPC (Vente par correspondance). Tentez de téléphoner à un service d’accueil de vendeur sur catalogue. Je suis certain qu’il vous posera des questions pour mieux vous connaître. C’est la même chose pour Facebook. À nous de l’apprendre, de le contourner au besoin.

Les réseaux sociaux comme Facebook posent-ils selon vous de nouvelles problématiques de communication ? Si oui, lesquelles ?

Comme je le précisais au début de mes réponses, il faudrait définir la communication.

Mais si je prends le modèle de communication de Shannon et Weaver, des différences existent. Nous ne savons pas toujours si c’est un ou des récepteurs que nous aurons et qui ils seront,, si le message sera lu dans l’instant ou plus tardivement…

Aucun modèle ne semble adapté à ma connaissance !

Mais, au-delà de la communication, c’est sa vie de tous les jours qui est impacté pour l’individu (dans l’entreprise, l’arrivée des réseaux sociaux impacte toute la hiérarchie, les systèmes d’information, le pouvoir de chacun).

Je peux prendre l’exemple dans l’enseignement. Lorsque je rentrai d’un cours donné à la fac, parfois je voyais des messages du genre : Delcroix à dit : “ ! J’ai appris à manier le off. C’est une question de confiance entre les étudiants et moi. Dans la même veine, les étudiants laissaient des commentaires pendant les cours sur d’autres enseignants…  mais ceux-ci ne possédaient pas Facebook.

Il y a aussi les problématiques liés à l’interculturalité… lorsque nous échangeons avec une personne d’une autre culture, les références et les valeurs ne sont peut-être pas les mêmes.

La disparition du vouvoiement peut-être considéré comme une problématique au même titre que l’éventuelle rediffusion d’une information (non destiné à faire du buzz !)

La communication ouverte à tous… Les parents autorisent les enfants de moins de 13 ans à s’inscrire, sans toujours savoir qu’il existe une grosse partie très “érotique” dans Facebook (en principe, la pornographie est interdite, mais ces derniers mois des images plus que suggestives commencent à apparaître).

La problématique de la mort : que faire d’un profil Facebook (connu ou inconnu) d’une personne qui décède ? Un mémorial comme proposé dans Facebook ? conserver la page en l’état ? répondre aux commentaires ?

Vous le remarquez la liste peut-être longue. Mais laissons le soin aux universitaires, journalistes ou autres spécialistes de plancher sur ses sujets !

Facebook est très prisé d’un jeune public. Selon vous, est-ce LA forme d’expression d’une génération ? (phénomène durable ?) Dit-elle beaucoup des préoccupations des ados d’aujourd’hui ?

Ce qui est amusant dans la question est qu’au début de Facebook, les jeunes ne voulaient pas y venir car on ne pouvait pas changer le décor ! Cela a bien changé effectivement, même si le mouvement actuel est un passage des jeunes (y compris des collégiens dans Twitter). Je ne crois pas pour autant que Facebook est la forme d’expression d’une génération. Je crois surtout que les jeunes, je parle ici de la génération Z, les 0-18 ans, sont de vraies digitals natives et qu’ils utilisent les outils qui sont à leur disposition. À l’époque des blogs déjà, la génération précédente, utilisait massivement les skyblog, MSN… Les jeunes Z emploient Facebook, Twitter, Pinterest… Rien de surprenant de mon point de vue !

Juste une remarque, qui rejoint un propos tenu précédemment, ils quittent parfois Facebook au profit de Twitter car ils s’y sentent espionner par leurs parents… Peut-être aussi un signe des temps et de la maturité numérique des jeunes qui est bien meilleure que ce que l’on peut entendre bien souvent !

Je n’ai pas beaucoup l’impression que l’on puisse se baser sur Facebook pour analyser les préoccupations actuelles des jeunes. C’est avant tout pour eux l’univers des copains et la poursuite de la cour de récré, auquel on peut ajouter leurs passions (ce sont des grands fans des marques !) Donc, un intérêt commercial évident, mais de là à en tirer des conclusions sur leurs préoccupations, il y a un pas que je ne franchirais pas.

N’oublions pas également que Facebook est aussi très proche de l’instant.Une information dans Facebook si elle possède une durée de vie supérieure à celle de Twitter, celle-ci n’en reste pas moins éphémère et reflète souvent l’instant présent !

Croyez-vous à une sociologie des utilisateurs de Facebook (éditeur de statuts compulsif, voyeur, spammeur, lecteur passif, etc.) ou l’utilisation que l’on fait du réseau ne fait-elle qu’épouser le caractère de chacun ?

Je ferais une réponse de Normand, cela dépend des individus. Certainement, la structure et les usages de Facebook accentuent le caractère de chacun. Mais, comme je le dis parfois en conférence, si je fais le parallèle entre une salle devant moi et des utilisateurs de Facebook, dans le premier cas, quelle que soit la conférence, ce sont presque toujours les mêmes qui posent les questions, ce sont presque toujours les mêmes qui “discutent” dans Facebook…

A propos de Facebook, Judith Donath (Sociable Media Group) parle de « toilettage social » (on maintient facilement le contact avec les relations que l’on n’a pas le temps d’appeler ou de voir). Etes-vous d’accord ? Si l’on parle de « toilettage », doit-on considérer que l’on n’entretient pas vraiment les relations, que c’est un substitut facile ?

Non, loin de là. Son propos s’appuie sur le concept des liens forts et des liens faibles. Un concept sociologique issu de l’expérience du petit monde de Mark Granovetter. En 1973, il a démontré que des cadres en recherche d’emploi trouvaient plus facilement et plus rapidement un poste en s’appuyant sur leurs liens faibles (environ 60 %).

les liens forts sont nos amis, notre famille, nos collègues ; les liens faibles sont les contacts avec qui nous passons peu de temps et où l’émotionnel et l’affectif est peu présent voire inexistence. Si les liens forts sont à l’origine de la cohésion sociale, les liens faibles que l’on trouve justement à haute dose dans Facebook favorisent l’intégration sociale et la circulation d’information.

Donc, rien à voir avec un substitut… Ces relations sociales existent également dans la vie de tous les jours : la boulangère par exemple !

Certains utilisateurs conseillent de couper de temps en temps avec sa communauté Facebook, par exemple en désactivant son compte. Ces pauses vous paraissent-elles indispensables ou du moins souhaitables ?

Honnêtement, je ne vois pas l’intérêt de se couper aussi radicalement de Facebook. Ils se coupent des autres réseaux, ils suppriment leur abonnement à Internet ?  On peut aussi supprimer la télévision, la radio, la presse écrite ou de boire son café, de manger du chocolat ! On peut aussi se poser la question du bienfait d’aller passer un séjour en ermite dans une forêt reculée.

Soyons plutôt raisonnables. Je pense qu’il faut apprendre avant tout que Facebook et les réseaux sociaux sont des outils comme les autres. Nous devons apprendre à vivre avec eux, et parfois sans eux. Cela m’arrive d’être un week-end sans me connecter ou parfois, être plusieurs jours en vacances sans regarder ce qui se passe dans sur la toile !

Mais, encore une fois, c’est certainement l’éducation à ces nouveaux outils qui est importante. Regarder le nombre d’articles sur Internet sur la manière de gérer au mieux sa messagerie électronique en indiquant d’y passer une ou 2 fois par jour. Nous devons pour les réseaux sociaux apprendre une hygiène de vie sociale !

Quel avenir voyez-vous aux réseaux sociaux type Facebook ?

Je vais peut-être vous surprendre, mais pour moi, ils sont déjà du passé dans l’état. Ils le sont depuis l’arrivée de Google Wave. À l’époque, tout le monde focalisait sur les possibilités de travail synchrone dans Wave et personne n’a remarqué que dès notre arrivé dans cet outil, un réseau social était mis en place par Google, de l’ensemble de vos relations !

Depuis, l’émergence du Web Temps Réel, dont Twitter est le flambeau, est passé par là. La géolocalisation est apparue, la mobilité est en train de tout balayer (ce n’est pas un hasard si lors de l’une de ces dernières interventions, Mark Zuckerberg insiste sur la priorité du mobile) ainsi qu’une nouvelle manière de “lire” l’information avec l’effervescence autour de Pinterest, d’Instagram… sans parler des vieux Flickr, Twitpic, etc. qui risquent de revenir sur le devant de la scène !

Les réseaux sociaux du type Facebook auront eu leurs heures de gloire, un peu comme les blogs aujourd’hui, à moins, qu’ils ne prennent la place d’agrégateur de contenu des médias sociaux (n’oublions pas que Facebook a racheté en son temps Friendfeed) et que demain, il faudra une interface pour se connecter au web. Pourquoi pas un Facebook qui contient tous les ingrédients pour le faire !

écoles et universités sur les réseaux sociaux

Je viens de retrouver une interview sur les attentes des étudiants des écoles et universités sur les réseaux sociaux. Je l’ai effectuée en février pour une étude que réalisait une agence… Comme je n’ai pas eu écho de ce travail, je vous livre ma prose de l’époque.

Depuis combien de temps communiquez-vous sur les réseaux sociaux et sur quels réseaux êtes-vous présent ?

J’utilise réellement les réseaux sociaux depuis l’arrivée de Facebook. Auparavant, j’étais très critique sur ces réseaux (à l’époque de Viaduc) pour moi ce n’était que la mise en relation entre personne sous la forme : les amis de mes amis sont mes amis !

Je suis présent sur de nombreux réseaux, testant les nouveautés mais je suis actif seulement sur les principaux : Facebook, Linkedin… je délaisse Viadeo (trop français, trop commercial…) et pour moi, Twitter ce n’est déjà plus du réseaux social mais du web temps réel !

Qu’attendez-vous de votre présence sur les réseaux sociaux ? Est-elle efficace en termes de communication et marketing ?

Au point de départ, j’étais un simple observateur sur ce qui se passait sur ces réseaux. D’ailleurs, la question fréquente des journalistes il y a quelques années étaient pourquoi vous faites tout cela dans les réseaux et sur votre blog ? Par provocation, je répondais : «je ne sais pas pourquoi je le fais, mais je vois ce que cela me rapporte !»

Actuellement, avec les années… ma réponse est différente et plus étoffée. La première raison est par ce moyen j’établis une présence globale sur Internet ! Je suis visible “partout”. L’autre raison est que ces outils me permettent de proposer du gratuit (indispensable selon le modèle économique du Free). Un élément important de la raison de cet “investissement” dans les réseaux et médias sociaux provient certainement de mon activité en indépendant. En effet, dans cette situation nous avons besoin de contact afin d’éviter d’être seul ! Ces outils assemblés les uns aux autres sont également une solution facile d’organiser sa publicité au jour le jour.

Ce sont en effet des outils marketing de tout premier ordre à condition qu’on les investisse avec discernement et stratégie… aussi bien pour les TPE jusqu’au grandes entreprises, associations… ou les établissement universitaire par exemple.

Au niveau de la communication, même si ces outils permettent l’échange, se sont avant tout pour moi des outils d’informations ! Je ne crois pas aux notions de communautés “virtuelle” ou de fan de marque comme on l’entend souvent évoqué ! L’équipe de foot de Lille, le LOSC possède sa communauté de supporters qui se retrouve sur Internet. La communauté existe à la fois sur et en dehors des réseaux. Par contre, si je prends les 6 000 personnes qui me suivent dans Twitter… je considère que j’ai des lecteurs (comme un journal) avec des personnes qui adhère à ma ligne éditoriale pendant un certain temps plus ou moins long. Depuis l’origine, j’ai vu des personnes me suivre puis me quitter. Moi même, je suis avec attention certaines personnes pendant une période (car nous avons les mêmes intérêts dans l’instant), puis je m’en écarte car nos problématiques deviennent différentes.

Que vous apportent vos blogs dans cette stratégie ?

J’allais écrire ce que m’apportait les blogs tant il est vrai que les blogs on profondément changé depuis leur apparition au début des années 2000. Il est certainement intéressant de revenir sur les raisons de la création de mon premier blog, les z’ed. Il m’apportait à l’époque un moyen de tenir informé les étudiants qui quittaient l’établissement au terme de leurs études sur les évolutions d’internet, de la PAO… à l’époque. Cela me permettait également d’écrire à nouveau (et remplaçait mon activité de rédacteur-journaliste que j’avais quitté 10 ans plus tôt).
Aujourd’hui, contrairement à beaucoup d’expert je ne suis pas certains que les blogs sont toujours aussi indispensable pour s’exprimer sur le net. Des solutions comme le partage de PDF (ISSUU, Scribd), de présentation PowerPoint (SlideShare), d’images (Flickr), de liens (Diigo, Twitter) ou de sites à mi-distance du micro blogging et des blogs (Tumblr) peuvent très bien articulé les uns aux autres et rassemblés dans des réseaux sociaux de type Facebook remplacer les blogs.

D’ailleurs, les blogs désormais se fondent dans les sites Internet. On n’a gardé des blogs à l’origine l’antichronologie de la publication des articles et les commentaires (au passage, ces commentaires désormais sont répartis dans les différents réseaux et médias sociaux).
Contrairement au début des blogs, cela devient l’endroit privilégie des textes de références, c’est à dire des articles que l’on aurait qualifié de trop long près de 10 ans en arrière.

Qu’est-ce qui constitue selon vous une innovation ? Pour vous qu’est-ce qui constituerai une innovation dans le domaine de l’éducation ?

L’innovation est pour moi l’introduction des nouveautés et de changements qui correspondent à changer l’esprit et à un désir de nouveauté.

Dans le domaine de l’éducation le champs des innovation est large ! Il peut prendre l’aspect de l’enseignement à distance (on parler beaucoup de nomadisme désormais), du rôle de l’enseignant (détenteur du savoir ou guide dans l’apprentissage du savoir), par le choix des outils : réseaux et médias sociaux d’un côté, du TBI dans un usage autre que celui de simplement remplacer des ordinateurs en réseaux ou un vieux tableau vert avec lequel on écrit à la craie, par des formations modulaires, par des enseignement en relation avec l’extérieur (par exemple, le cours avec Twitter comme support de prise de notes), la prise en compte des travaux des élèves et étudiants sur leurs blogs et autres réseaux (médias) sociaux, etc.

Je ne saurais pas choisir une innovation dans le domaine de l’éducation, mais plusieurs dans une version utopique actuellement : le droit pour les élèves d’utiliser leur téléphone portable en cours (d’ailleurs dans quelques années, y aura t-il encore beaucoup de constructeurs de calculettes), permettre le copier-coller (à condition d’indiquer les sources), équiper les élèves dès l’école primaire de tablettes qui seraient chargé de l’ensemble des livres scolaires, que les cours soient enregistrés en vidéo ou/et via un TBI et remis en ligne pour les apprenants et que les enseignants soit présents dans les réseaux sociaux et “amis” avec leurs élèves afin de leur apporter une aide, un soutien en dehors des heures de présence en cours.

Est-ce que l’innovation est importante pour vous ?

Je pense que vous avez déjà la réponse à cette question ! Oui, pour moi elle est indispensable dans cette période de transformation de la société.

Mettez-vous en place une veille pour être vous-même source d’innovation ?

Continuellement. La veille dans notre monde actuel est à la base de tout. J’ai commencé à veilleur avant l’apparition des blogs. Certainement des relents de journalisme !
Sans cette veille perpétuelle, nous ne pouvons voir les possibilités qui s’offrent à nous. D’ailleurs, c’est l’un des soucis pour les enseignants qui doivent à la fois veiller sur les outils qui apparaissent afin de pouvoir les utiliser en cas de besoin. Sans la connaissance de l’existence de ces outils, impossible de préparer un enseignement permettant l’emploi de ces innovations par exemple.

D’ailleurs, au cours l’année qui vient de s’écouler est apparu un nouveau concept sur internet (qui souvent est assuré par les “influenceurs”) : la curation. Les curateurs cherchent l’information, scrute l’innovation, l’analyse et renvoie l’information enrichie et spécifique dans le domaine pour lequel il intervient.

Percevez-vous des freins à l’innovation ?

Que ce soit dans l’enseignement ou dans d’autres secteurs, les freins à l’adoption de l’innovation des médias sociaux est relativement similaire. Une carte résumé bien les freins.

Dans le secteur de l’enseignement universitaire, un facteur supplémentaire empêche le développement de cette innovation : les laboratoires de recherche et leur manque de transparence.

Vers quels publics communiquez-vous au travers des réseaux sociaux ?

Pour répondre à cette question, j’aurai tendance à écrire que je n’échange pas avec le même public lorsque je travaille pour le compte Twitter @tweetennord que lorsque j’écris dans @Blogennord ou sur @erdelcroix. Pourtant, ce sont 3 comptes Twitter qui m’appartiennent. Seulement, pour chacun de ces comptes, une stratégie et des raison d’être différentes ont été mise en place, pour chacun d’eux une ligne éditoriale est définie.

Il en est de même pour la page de l’UFR que je dirige dans Facebook. La première réflexion était à qui devions nous adresser ! Les anciens, les étudiants actuels, les futurs étudiants, les entreprises gravitant autour de notre secteur… devions nous prendre la place de l’association des étudiants, quel ton, quel type d’informations…

À chaque support son usage. C’est d’ailleurs un préalable… quel support utiliser et pourquoi faire !

Quelles sont, selon vous, les innovations de ces prochaines années sur les réseaux sociaux ?

Je n’aime pas jouer au prospectiviste en matière d’évolution d’Internet en général et des réseaux sociaux en particulier. En effet, de trop nombreux facteurs peuvent intervenir pour cette vision à plus ou moins long terme.

Si l’on peut être certain de la disparition des disques durs dans les ordinateurs (d’ailleurs, l’ordinateur ne disparaîtra t-il pas au dépend des tablettes ?) qu’en est-il de la reconnaissance faciale dans Google, est ce que toutes surface ne deviendra t-elle pas un écran… Une seule de ces évolutions transformera notre usage d’Internet et des réseaux.

Et puis, il y a l’émergence de la vidéo. Il devient possible de créer des émissions de TV en liaison avec Twitter, Facebook, un chat en ligne… comme avec Ustream.tv. Ce type d’émission que toute personne pourra créer ne deviendra t-il pas le blog de demain ? Une manière d’enseigner dans ces réseaux sociaux ?

D’autres aspects sont à prendre en compte, à surveille attentivement dans le domaine de l’innovation des médias sociaux. La géolocation et le nomadisme à l’aide des smartphones et des tablettes modifiera à coup sûr nos usages. On commence déjà à le percevoir par exemple dans les services de partage d’images.

Enseignement supérieur – entreprises privées, quelles différences dans la communication sur les réseaux sociaux selon vous ?

Je vais peut-être surprendre mais pour moi il n’y a pas beaucoup de différences. La plus importante est peut-être l’absence de la connaissance et d’utilisation de la communication de la part du monde de l’enseignement ! Jusqu’ici l’enseignement supérieur se consacrait à former, éduquer… mais jamais curieusement à ne communiquer.

Qu’est-ce qui constitue selon vous l’équipe optimale pour qu’une université ou une école communique sur les réseaux sociaux/le web ?

Avant de parler d’une équipe idéale, je pense qu’il est bon de rappeler qu’il nécessaire avant toute chose qu’une volonté de la direction de l’établissement est nécessaire. L’instauration d’une présence sur les réseaux sociaux entraîne des transformations de toutes formes au sein du système d’information, transforme les notions de pouvoir des uns et des autres… et qu’elle prenne l’engagement de communiquer dans la transparence, sous la forme d’un dialogue et donc, être prête également à devoir “répondre” de ces décisions…

Le second facteur important dans la mise en place de cette équipe : le choix des objectifs… La réponse au pourquoi aller sur ses réseaux ? Pour permettre de créer une “communauté” des étudiants (faciliter les rapports des étudiants entre eux) ? Pour permettre aux étudiants d’améliorer leur relation avec l’administration et les équipes enseignantes ? Pour jouer sur “l’image de marque” de l’établissement ? Pour recruter de nouveaux étudiants ?

Si je prend un cas concret que je connais, une cellule de réflexion a été mise en place pour étudier la possibilité de s’installer sur les réseaux. Ceci a abouti à des demi-mesures : une présence sans véritable politique éditoriale et sans véritable prise en compte des avantages des réseaux sociaux. La communication envisagée restait institutionnelle et exclusivement institutionnelle. Les peurs (la réaction des enseignants, les dérives de la part des étudiants…) étant le prétexte un mettre en place une solution bancale qui permettait une présence sur les réseaux. Plusieurs personnes sont “responsables des contenus” mais personne n’est responsable, les uns et les autres se rejetant la responsabilité.

Résultat, plusieurs Pages pour différents services de l’établissement sont en lignes sans aucune corrélations et sans harmonies les unes avec les autres, les unes ignorant les autres.
J’avais proposé en préalable à la mise en place de cette présence de faire remonter par les différentes composantes de l’établissement les présences cachées (sans décision claire, les enseignants, les étudiants… crée une présence à la place de l’établissement mais réservée à quelques initiés) ou visibles afin de faire un état des lieux.

De là, il aurait été possible de confier à un stratégic community manager la structuration de cette présence et en fonction du choix de la direction de développer le choix des outils à employer, les intervenants, les lignes éditoriales…

Ensuite, la main serait donné à un ou des community managers… Le service communication de l’établissement est concernée, la bibliothèque ou/et le services culturels, sportifs associés à l’établissement… et pourquoi pas les ressources humaines. La question que l’on peut déjà se poser est le community management est un métier en tant que tel ou une fonction dans d’autres métiers ?

Il est important dans un établissement d’enseignement d’évoquer l’impact qu’aura la présence sur les réseaux sociaux au niveau des apprenants. En effet, si la présence dans ces réseaux de l’établissement pour la “communication institutionnelle” (qu’est ce que veut encore dire communication institutionnelle dans ces réseaux) parait évidente, au fil du temps, et avec l’arrivée prochaine de la génération Z (pour l’instant ce sont encore des étudiants de la génération Y qui viennent en cours), les étudiants ne comprendront pas que les enseignants dans le cadre des cours n’utilisent pas eux aussi les réseaux et médias sociaux !

À votre avis, quels sont les défis que devront relever la communication dans l’enseignement supérieur ces prochaines années ?

Le défis le plus important est certainement de trouver les moyens de combler le fossé entre les pratiques des enseignants et des jeunes qui ont désormais un usage naturel des réseaux sociaux. Ce même fossé qui existe entre la direction des établissement et ces mêmes jeunes (y compris les jeunes enseignants). Et, seule un changement profond dans la manière de considérer les réseaux et médias sociaux de la part de l’équipe dirigeante sera la clef du succès. Et surtout qu’ils ne disent pas à leur chargés de communication : «Vous avez trop d’avance… 3 ans, 5 ans…» mais au contraire, qu’ils prennent 3 ans, 5 ans d’avance ! Au direction à être visionnaire ! Gouverner c’est prévoir, non ?

entreprise et réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Pinterest…

Dans la série, je réponds aux étudiants pour leur mémoire, après 2 questions sur l’avenir de Twitter voici mes réponses sur l’emploi des réseaux et médias sociaux par les TPE et PME (Facebook, Twitter, Pinterest, Tumblr, Flickr, Scribdt…)

Pourriez-vous me donner une définition des réseaux sociaux (avec vos mots) ?

Un réseau social est un média social qui a la particularité de rassembler le CV ainsi qu’une agrégation des contenus des autres médias sociaux. Il est complété par une time-line qui permet d’échanger avec ses relations sociales.
Les médias sociaux sont quand à eux une extension du web 2.0 et regroupe les services de partages (YouTube, SlideShare, Scribdt, etc.), les outils de collaboration (dont les applications Google) et les services d’interaction : les blogs, Ustream…

Une remarque, je ne mets pas Twitter dans les médias sociaux. Pour moi Twitter appartient au domaine du web temps réel !

Entreprises et réseaux sociaux

Selon vous, est-il indispensable d’être présent sur les réseaux sociaux pour une entreprise aujourd’hui ? Pourquoi ?

La question est toujours piège… On aurait tendance à répondre : oui, c’est indispensable, car c’est vrai que les entreprises devront dans un avenir plus ou moins proche être “obligatoirement” présente dans les réseaux et médias sociaux.

Toutefois, cela ne veut pas dire que les entreprises doivent y foncer tête baissée. Avant de se positionner vis à vis des médias sociaux et de choisir les médias (réseaux y compris qu’il faut investir) il est bon de réfléchir à l’outil, au contenu que l’on veut véhiculer, sous quel forme, auprès de qui !

Si l’entreprise n’a rien à raconter, pourquoi aller sur Facebook par exemple ? D’autres choix stratégiques peuvent également faire réfléchir les entreprises sur les raisons qu’elles ont à ne pas se positionner sur ses outils dans l’immédiat.

Selon vous, pourquoi les entreprises utilisent-elles les réseaux sociaux ? Quelles sont leurs principales motivations ? Leurs principaux objectifs ?

Je vais répondre par une boutade… parce que les autres y sont et que les dirigeants entendent qu’ils doivent avoir une présence dans les médias sociaux !

Pour les entreprises qui sont présentes de manière réfléchie (c’est à dire avec la prise en compte de l’impact du passage à une stratégie de présence dans ces réseaux au sein de l’entreprise, sur les systèmes d’information, sur les dissolutions de pouvoir, sur les changements dans la communication de l’entreprise — on communique dès la recherche développement et non à partir de la phase de commercialisation), les utilisations des réseaux sociaux peuvent recouvrir de large pan de l’entreprise depuis les RH, en passant par le marketing, les commerciaux, le SAV…

On en revient au principe de base : la stratégie derrière l’investissement de cette présence dans les réseaux sociaux.

Les motivations et les objectifs peuvent donc être nombreux… mais l’un de ceux qui apparait le plus régulièrement est certainement la présence des prospects et des clients (BtoC ou BtoB) dans les réseaux sociaux. C’est l”à désormais que l’on peut “facilement” joindre et échanger avec les clients, futurs clients… tout en gèrant “facilement” son e-reputation.

Une entreprise peut-elle utiliser les réseaux sociaux dans le but de développer son activité (augmenter le nombre de ses clients, augmenter son chiffre d’affaires, etc.)

La réponse est clairement : oui !

Pourriez-vous me donner 3 avantages et 3 inconvénients en ce qui concerne l’utilisation des réseaux sociaux par une entreprise ?

Avantages

  • e-reputation
  • échange avec le public
  • écoute du public

Inconvénients

  • e-reputation
  • évolution permanente

Des conditions de réussite de la présence d’une entreprise ou d’une marque dans les réseaux sociaux ?

Selon vous, toute entreprise a-t-elle un intérêt à utiliser les réseaux sociaux ? Quel que soit sa taille ? Quel que soit sa clientèle ? Quel que soit ses produits/services ? et pourquoi ?

Cela rejoint la question précédente : Selon vous, est-il indispensable d’être présent sur les réseaux sociaux pour une entreprise aujourd’hui ? Pourquoi ?

Pour répondre plus particulièrement à votre question, je pense qu’il est plus facile pour une TPE ou une PME de basculer dans le monde des médias et réseaux sociaux, que pour une grande entreprise ! Plus souple, le passage à la mentalité “réseau sociaux” au sein de l’entreprise n’en sera que facilité. De plus, le coût pour ces petites entreprises est quasiment indolore à partir du moment où elles effectuent elle-même le travail de community management. D’ailleurs, il est a noté qu’il est encore plus facile pour une entreprise qui se crée de se positionner sur les réseaux sociaux. C’est un choix stratégique à avoir aujourd’hui en tête pour toute création d’entreprise : quel doit être ma présence dans les réseaux et médias sociaux. Dans la région nous avons l’exemple de Simon Bougamont qui pour l’ouverture de sa boutique de fleuriste à Valenciennes a employé la plupart des solutions de réseautages qui lui étaient offertes… Pourtant, c’est une entreprise individuelle.

Cela indique bien également que la clientèle visé, les produits ou services vendus n’entrent pas en ligne de compte dans l’intérêt d’être ou non présent dans les réseaux sociaux…

Qu’est-ce que vous conseillez à une entreprise (quelconque) qui veut se lancer sur les réseaux sociaux ?

Pour se lancer dans les réseaux sociaux… il faut d’une part connaître les outils (Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest…) et d’autre part, savoir ce que l’on veut communiquer, sous quelle forme et à qui. De ces connaissances apparaîtra la stratégie de la présence dans les réseaux sociaux.

Quand j’évoque la connaissance des outils, ce n’est pas “passer regarder voir” à quoi ils ressemblent. Pour la plupart d’entre eux, cela consiste à s’inscrire, à participer, à regarder comment ils fonctionnent, ce qu’ils peuvent apporter… Cela demande un certain temps. Certains se sentiront plus à l’aise avec l’un qu’avec l’autre… ce sera un critère de choix.

Mais, une fois la réflexion menée sur ce que l’on veut communiquer, comment… il sera aisé de choisir l’outil le plus en adéquation à nos objectifs.

Il peut être judicieux dans certain cas de faire appel à un conseil extérieur qui aide à défricher le terrain.

Est-ce que cela nécessite une certaine réflexion au préalable, une préparation, certains outils, certaines ressources, etc.

Je pense que vous l’avez compris par rapport à mes réponses précédente : la réflexion est indispensable à la mise en place de cette présence.
Vous évoquez la préparation… cela me fait pensé à préparer les membres de l’entreprise au bouleversement qu’engendrera la présence de l’entreprise dans les réseaux sociaux et surtout qui peut dire quoi dans ces réseaux.

Quels impacts organisationnels cela peut-il avoir sur l’entreprise ?

La réponse a laquelle on pourrait s’attendre est la création d’un poste de community manager… Je ne le pense pas, tout du moins pour les TPE et les PME. L’objectif est d’éduquer le membres de l’entreprise à la fonction de community manager. Quiconque dans l’entreprise devrait pouvoir réagir sur les réseaux sociaux et apporter du contenu… Ce n’est pas “obligatoirement” le chef qui aura la bonne réponse.
En effet, quel que soit l’employé présent dans les réseaux sociaux, il est également un vecteur de l’e-reputation de l’entreprise auprès de ses pairs et du public, en dehors de la “page Facebook” officielle de l’entreprise. Il faut donc impliquer les employés à cette action de community management.
On comprend aisément que dans ce cas l’impact sur les systèmes organisationnels de l’entreprise et notamment les pseudos petits secrets d’un service par rapport à un autre, les informations retenus pour des raisons de pouvoir par les petits chefs… tout cela vole en éclat.

Autre impact que cela peut, doit avoir sur l’entreprise… qu’elle agissent en “entreprise 2.0”. Rien ne sert en effet d’avoir une présence sur le Web 2.0 et rester avec des manières de penser et d’agir de l’ère de l’internet d’avant ! Désormais, lorsque quelqu’un dans l’entreprise produit quelque chose, avant d’agir, il doit se poser la question : est ce que ce travail peut s’intégrer dans la communication sur les réseaux et les médias sociaux ou non. En général, la réponse est positive. Et donc, à la différence de ce que l’on faisait avant, on prépare sa production en vue de sa publication dans les médias sociaux et les réseaux sociaux… et c’est cette production qui sera exploité en interne, complété ou non par les avis venant de l’extérieur !
D’autres changements organisationnels comme les horaires de travail… doit t-on encore travailler selon des horaires fixes ? sur le même lieu de travail (co-working, télétravail…) peuvent également se produire, sans parler des outils internes, extension des réseaux sociaux au sein de l’entreprise. Par exemple, on peut imaginer que Google+ soit l’intranet de l’entreprise !

D’après-vous, qu’est-ce qui fait qu’une stratégie sur les réseaux sociaux marche ou ne marche pas ?
Il n’existe pas une mais une multitude de réponses à cette question. L’identité de l’entreprise, son passé, ses dirigeant, les relations entre la direction et les employés… et ce qui est mis en place peuvent faire que la stratégie ne fonctionne pas.
L’une des causes fréquentes d’échec, hormis le manque de stratégie et la diffusion du flux du contenu du site dans les réseaux sociaux est de faire comme le concurrent ou l’expert que l’on a entendu dans une conférence. Une autre raison, penser que quelqu’un qui possède un compte Facebook et un compte Twitter est un expert des réseaux sociaux ! Il sait certainement les utiliser… mais de la à en faire un spécialiste, il y a de la marge. Idem de confier la gestion de la présence d’une entreprise sur les réseaux sociaux à un stagiaire ou au petit cousin qui “s’y connait”. Les entreprises ont déjà connu cette aventure avec la création des sites web au début des années 2000. Elles en sont revenues. C’est la même choses avec les réseaux sociaux.

C’est un secteur encore jeune… Il n’y a pas encore de stratégies gagnantes à tous les coups. À chacun de trouver les solutions qui lui sont propres.

Pourriez-vous me citer un exemple de « réussite » grâce aux réseaux sociaux

J’ai cité Simon Bougamont dans les questions par exemple…

d’échec

J’en connais, mais il est évident que pour des raisons déonthologiques, je ne puisse pas les citer 🙂

Est-ce que vous sauriez m’expliquer les raisons de cette réussite / cet échec ?

Pour Simon , je dirai juste qu’il croyait dans les réseaux sociaux… et que plus le temps avancait, plus il s’apercevait de leurs intérêts et plus il les utilisait

Pouvez-vous vous présenter, ainsi que votre métier/activité (en quelques mots) ?

Eric Delcroix, expert de la communication on-line, des médias sociaux, de l’e-reputation, mon activité tourne autour du conseil, de séminaires pour les entreprises et je suis également auteur de différents ouvrages sur les problématique pré-citées.

Et vous, vous auriez répondu quoi à ces questions ?