un vieux débutant référence de Twitter, Facebook, Médias sociaux, Linkedin, Pinterest, génération Z

Un vieux débutant numéro 1 français sur Twitter selon Agilience, 5e pour les médias sociaux, 9e pour Linkedin
Un vieux débutant numéro 1 français sur Twitter selon Agilience, 5e pour les médias sociaux, 9e pour Linkedin

Ma première réaction a été de répondre qu’il devait y avoir une erreur à julien Binet qui publiait l’info 😉 Mais, j’ajoutais rapidement : «ceci dit, ça fait toujours plaisir» 🙂 Oui, c’est humain, numéro 1 Français sur Twitter, 5e pour les médias sociaux et 9e au sujet de Linkedin, çà place son homme 😉

C’est à mettre en parallèle avec la récente annonce des 100 influenceurs de 10 marques influentes sur le web social d’Alban Jarry associé à Traackr qui me place en 5e et 6e position respectivement pour Facebook et Linkedin !

Heureusement, il n’y a pas Pinterest dans le lot et les outils chers à la génération Z où je suis présent également 😉 Heu… J’espère que vous le prenez au second degré…

C’est aussi à mettre en relation avec ce que j’évoquais concernant les influenceurs, l’influence… (voir Influents, influence, RP 2.0… maelstrom d’influenceurs à influencer) et sans fausse modestie, je ne suis toujours pas investi de la fibre de l’influenceur 😉

Comme je le dis d’entrée, évidemment, cela ravi mon ego 😉 Mais cela s’arrête là… Pas de triomphalisme à tout va… je suis avant tout et reste un vieux débutant, ayant soif de découvertes… et qui mets en application ses connaissances au quotidien du mieux qu’il peut !

Ah, j’entends dans la fond de la salle réagir… «Malgré tes blogs, tu n’es pas présent dans la sélection des blogs lillois du week-end dernier !» Dans mon coin, j’ai pensé lorsque j’ai lu la Voix du Nord… «Je m’en fous, je n’avais rien à faire dans ce classement… » D’autres ont plus à râler que moi de ne pas y être. Mais, de surcroît, je ne comprends pas l’axe du reportage et surtout, pour moi, depuis des années, le principal n’est pas d’être bon dans un secteur : blog, Twitter, Facebook, Linkedin, YouTube, Pinterest… il est nécessaire aujourd’hui d’être bon « partout » !

Je ne cesse de répéter, depuis l’apparition des réseaux et médias sociaux que sans présence, tu meurs… Une présence globale sur Internet est indispensable aujourd’hui !

Alors que je répondais à une offre d’emploi pour une entreprise, le patron que je connais bien me répondait : «…ton profil est super atypique et donc pas facile à intégrer dans une entreprise…». J’en sais quelque chose… Le paradoxe est là… Y’a quelqu’un qui a déjà dit cela : les premiers seront les derniers ou les derniers seront les premiers 🙂 Enfin, si vous rechercher un profil atypique, je suis là 😉

Oui, je revendique mon particularisme… doux mélange, sans langue de bois, entre mes multiples activités : marketing, communication, enseignement, formation… pour n’en citer que quelques-uns… autour de convictions sur le marketing, la communication, la génération Z, le communuty management…

Et puis, c’est vrai, que parfois, il y a des choses qui me choquent dans le monde des entreprises actuelles (voir conseil médias sociaux : de l’incompréhension des entreprise) ! Je ne dois pas être à ma place dans l’époque actuelle ;-(

Visiblement, je me demande parfois si l’on est du même monde… Si j’ai raison ou si j’ai tort… et c’est là que je m’aperçois que je commence vraiment à en avoir marre des conneries des uns et des autres…

Je n’en veux pas particulièrement à Gilles pour sa question mais elle fait un peu goutte d’eau qui déborde du vase… Je suis désolé de la réponse que je lui ai fourni… car il est vrai que dans certains cas très rares, on peut acheter des fans, mais bien souvent un « bon » travail de community management suffit… un travail de community management basique, quoi !

@erdelcroix @antoon619 Conseillez-vous d’acheter des fans (FB ou TW) à vos clients ? Y a-t-il des cas ou c’est justifié ? #CommunityManager

Je donnais l’exemple du travail que je réalise actuellement pour le compte de mémé Moniq ! Un graphique sera plus explicité qu’un long discours…

courbe des abonnés au Twitter de mememoniq
courbe des abonnés au Twitter de mememoniq

À la base, un travail de community manager inévitable : une réflexion sur une stratégie de contenu et une politique de recrutement à mettre en place (qui sont les personnes qui peuvent être intéressées par nos informations et qui pourrait devenir des leads ou des influenceurs ou des RP 2.0 !)

Mais, non, je ne dirais pas comment j’ai fait… Il y a quelques années, je l’aurais donné… plus maintenant, car je n’ai plus de contre-parties en retour ! C’est ma valeur ajoutée… Je sais faire, c’est tout ! Et je ne sais pas faire que cela, croyez-moi 😉

L’objectif était d’atteindre les 500 abonnés dans Twitter ! Nous en sommes à plus de 800 désormais (au début du mois de mai, les abonnés étaient moins de 100) et ce sont des abonnés dont le principal intérêt est la cuisine française, ce qui explique l’activité autour des publications en général (je repense à une vieille discussion sur les taux de retweet 😉

Le pari de faire progresser ce compte @mememoniq m’intéressait pour différentes raisons. Le secteur des sites et blogs de cuisine (le vrai nom du blog est la cuisine de mémé Moniq) n’est pas le plus simple : beaucoup de participants pour peu d’élus (reste encore à savoir élus pour quoi ;-).

J’avais déjà diffusé les courbes de progression en BtoB avec le salon VAD quand je m’en occupais (environ 1 000 abonnés de plus par an) et là, j’avais l’occasion de tester mes théories sur le BtoC voir CtoC. Cette stratégie de présence dans Twitter est nécessaire également pour d’autres projets. Je pense à Niouf-Niouf qui prend doucement ses marques lui-aussi depuis peu (voir le début du Tumblr Niouf-Niouf) !

Bref, je continue de me perfectionner… le vieux débutant apprend toujours… bien loin des considérations de savoir si je suis ou non mentionné en tête ou non des différentes études ! Mais, peut-être aimeriez-vous que votre entreprise en profite 😉 Dans ce cas, n’hésitez pas à me contacter !

 

Les minutes nécessaires d’un vieux débutant sur Periscope

Les minutes nécessaires d'un vieux débutant sur Periscope
icônes de Meerkat et Periscope

Vous avez certainement entendu le web bruisser au sujet du live streaming à l’aide de Meerkat ou/et Periscope, autrement dit de la diffusion vidéo en temps réel depuis un smartphone ou une tablette !

Soyons clair de suite… Je pense que ces solutions de diffusion vidéo en direct (qui deviennent de fait un pan du picture marketing) ont un bel avenir devant elles dans de nombreux secteurs (beaucoup lui voient d’ailleurs jouer un rôle important dans la prochaine élection présidentielle aux Etats-Unis) comme le journalisme, pour les artistes…  !

Les minutes nécessaires d’un vieux débutant

Donc, autant si mettre dès à présent 😉 Pour les 27 ans de carrière avec Ed Productions (C’est Linkedin qui vient de le rappeler, merci à ceux qui ont eu la gentillesse d’aimer ;-), après avoir testé Meerkat pour des live streams lors de conférences, j’ai décidé de produire de façon régulière, mais sans périodicité précise sur Periscope des capsules de courte durée (maximum 10 minutes) : Les minutes nécessaires d’un vieux débutant.

Ces courtes interventions lors des minutes nécessaires d’un vieux débutant seront sur des sujets qui me donnent envie de parler, mais aussi afin de vous répondre sur un point de détail que vous proposezsans langue de bois, avec un brin de provocation 😉 Voilà, c’est dit… Donc, tous à vos Twitter pour suivre le mien : @erdelcroix

J’y reviens en fin de billet, notamment sur le clin d’œil dans le titre à la Minute nécessaire 😉

Meerkat puis Periscope : la diffusion des vidéos en direct sur Twitter

Petit historique et que sont Meerkat et Periscope ? En effet, vous n’êtes peut-être pas encore au fait de ces applications gratuites pour Smartphones et Tablettes qui permettent toutes deux aux utilisateurs de Twitter de diffuser en direct des vidéos en streaming en un seul clic. Le reportage TV en quelque sorte à la porter de tous avec l’une de ces «app», en transmettant en direct à ses amis un événement politique, social, culturel ou privé… Cela existait déjà sous d’autres formes (Pour mémoire, c’est déjà ce que nous faisions en 2009 avec les cuisines du net dans uStream par exemple, la simplicité en moins !)

On trouve Meerkat sur l’App Store depuis le 27 février ! Rapidement, il aurait atteint 500 000 utilisateurs dans le monde (Meerkat a fait le buzz lors du SXSW).

Twitter a vite réagi (Moins d’un mois après : le 26 mars) en poussant les équipes de développement d’une solution rivale de streaming vidéo en direct : Periscope qu’il avait racheté voici quelques mois. Le même jour, Twitter verrouille l’accès de Meerkat aux «Social graph» et aux statistiques sur les utilisateurs, leurs interconnexions et leurs géolocalisations en bloquant l’importation du carnet de contacts, l’accès au fil Twitter sur l’application… Bref, Twitter bloque la diffusion automatique du message avertissant du début d’un live de Meerkat ! Il sera difficile à Meerkat de se relever et de nombreux commentateurs estiment que Twitter avec Periscope a gagné par KO !

Cela n’a pas empêché Madonna de faire la promotion de son nouveau clip Ghosttown sur Meerkat ! La vitesse de propagation de l’utilisation de ces outils est rapide… Même l’Élysée a utilisé Periscope pour diffuser un direct pendant la visite du Président tunisien Béji Caied Essebsi à Paris

Comment fonctionnent Meerkat et Periscope

les minutes d'un vieux débutant
l’icône de Periscope

Periscope est le clone de Meerkat à peu de choses près ! Leur principe ? Filmer un événement et le diffuser en direct sur les réseaux sociaux.

En amont, ce qui est nécessaire : posséder un compte Twitter et un smartphone ou une tablette.

Après avoir téléchargé l’application Meerkat ou Periscope, à leur ouverture, l’autorisation d’accéder à un compte Twitter est réclamée.

L’utilisation est des 2 apps est d’une simplicité extrême. On nomme le live-stream et on choisit de le diffuser. Pour Meerkat, en temps réel ou en programmant la diffusion à plus tard (Cette fonction me semblait bien pratique… dommage qu’elle ne soit pas présente dans Periscope… mais rien n’empêche d’envoyer des Tweets d’annonce en cours de journée !). Vous prenez la vidéo et elle apparaît en live. Les utilisateurs peuvent visionner les séquences en instantané ou en mode Replay (dans Periscope, l’enregistrement est accessible au moins dans les 24 heures suivant la diffusion sauf si l’auteur le supprime mais il semble uniquement disponible depuis l’application iPhone).

Les spectateurs d’un live peuvent liker et commenter le stream en direct.

Plus loin avec Periscope

Avant tout, sachez que l’unité de mesure est le cœur… Plus vous en aurez, plus votre classement comme utilisateur/diffuseur sera bon 😉 Demandez aux personnes qui vous regardent d’appuyer sur l’écran afin d’en obtenir 😉

Mais, nous ne sommes déjà plus à la première version de Periscope.

Aussi, désormais :

  • Il est possible d’accepter seulement les commentaires des personnes que vous suivez (Only user you follow can chat)
  • Les commentaires sont intégrés à la diffusion
  • On peut bloquer des personnes au cours d’une diffusion (appuyer sur le commentaire de la personne que l’on désire bloquer et sélectionner Block User). Sinon pour bloquer une personne, sélectionnez le dans l’onglet People, puis via la roue dentelée « Block User ».
  • Les diffusions vidéos des personnes que vous suivez est dans un onglet différent de celui qui regroupe les diffusions vidéos des personnes que vous ne suivez pas.
  • Les réglages préalables à la diffusion : information de partage de votre position géographique (localisation), la diffusion privée ou public) auditoire et l’activation ou non de publication d’un Tweet sur votre compte Twitter.
  • Pour supprimer un live stream, direction l’icône de TV en bas, de trouver votre capsule vidéo et de glisser votre doigt de la droite vers la gauche.
  • Le zoom en cours de diffusion s’effectue en touchant l’écran avec 2 doigts en les écartant pour zoomer et en les rapprochant pour zoom arrière.
  • Un double « clic » sur la barre supérieure de l’écran permet d’accéder à l’icône qui de va-et-vient entre la caméra arrière et avant

Une autre façon d’assister aux stream lives ; le web ! Des plates-formes de diffusion existent. Cependant, ces personnes depuis le Web, elles restent anonymes. Donc, je me garderai de donner les noms… Je préfère que vous veniez appuyer sur l’écran afin d’augmenter mon nombre de cœurs 😉

Cette partie est fortement inspirée de la lecture des articles de Benoit Descary 🙂

Des problèmes de droits

L’arrivée du live streaming par Meerkat puis Periscope annonce de nouvelles problématiques de protection de la vie privée, de droit d’auteur et voir aussi d’autres domaines du droit.

La première est celle du droit à l’image des personnes, personnalités ou grand public. Je vous renvoie sur mon billet sur les droits et l’image !

La seconde problématique qui me vient à l’esprit est la diffusion d’événements culturels ou sportifs y compris la diffusion de films dans des salles de cinéma. Pour mémoire, la ligue de football professionnel a menacé d’assigner Twitter à cause de Vine par exemple.

Pas facile de sortir de se casse tête… à moins que l’on s’attaque au droit d’auteur lui-même, au droit de diffusion, etc.

Mais l’émulation des commentaires instantanés sur la vidéo peut engendrer également des dérives incitant à la haine raciale, à la violence, etc.

J’ai en référence les commentaires que je devais gérer lors des blocus de l’université où j’intervenais les soirs d’AG (Assemblée Générale) et il se dit que sur une vidéo postée sur Periscope, un conducteur roulait à 150 km/h et les commentaires l’incitaient à aller encore plus vite !

Encore un outil que l’Éducation Nationale et les parents devront intégrer à l’éducation de leurs enfants 😉

Les minutes nécessaires d’un vieux débutant bis

Bon, je pense que vous avez compris pourquoi j’ai choisi Periscope 🙂

J’ai eu rapidement l’idée de cette « rubrique » dès la connaissance de ces services… Cela m’a rappelé un peu l’effervescence autour de la création des blogs dans les années Reines au milieu des années 2000 !

Comme toujours, pour chacun de mes projets, je devais trouver une « charte éditoriale » : génération Z, e-commerce, marketing, médias sociaux, e-éducation… ou rester généraliste !

Je reste fidèle dans ce nouveau média à la version généraliste avec des bornes que je me suis fixée, comme pas de politique par exemple, à moins que ce ne soit pour analyser l’usage de tel ou tel usage dans les médias sociaux d’un homme politique, d’un parti, pour des élections…

Et puis, j’avais besoin d’un titre… Je ne voulais pas laisser ces capsules vidéos en stream line sans nom… Les cuisines du net étant du passé et correspondant pour moi à quelque chose de précis, je devais trouver quelque chose d’autre… J’avais envie de jouer avec la manière dont je me décris notamment dans Twitter (c’est là-bas que j’ai inventé la formule) : vieux débutant !

L’autre réflexion menée en parallèle était celle du format au niveau du temps ! Autrement dit : quelle durée me convenait… Pas facile… Les formats courts n’existent pas pour ainsi dire dans les médias !! Y’a bien le 52 minutes pour la TV, mais je me voyais mal tenir ce temps et ce n’était pas le but ! Les micros formats à la Vine ou à Flickr correspondent à d’autres usages !

Et, c’est là que ma mémoire me fit un appel du pied… L’une des seules émissions de télé de courte durée était : La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède (Mis à part peut être les Shadoks 😉

De plus, cette parodie des leçons de choses ou de savoir-vivre rejoignais le côté apprentissage, éducation cher au vieux débutant que je suis. C’est aussi une forme d’hommage en clin d’œil à Pierre Desproges.

Et, je ne l’ai pas mis en place volontairement, mais, une séquence conclura chacun de mes épisodes ! Non, pas le «Étonnant, non ?» mais je basculerai la caméra pour vous montrer brièvement l’endroit où je suis !

Cette notion « géographique », même si je désactivais en général la localisation, est aussi pour moi un moyen de vous faire partager un peu plus mon univers ! Il n’y a pas que dans mon bureau qu’il se passe des choses ou que je réfléchis 😉 Mais, ce sera peut être au milieu d’une randonnée dans la campagne, dans un café, en marge d’une conférence… ou à un endroit ou l’autre de la maison !

Pour moi, c’est aussi un nouveau moyen d’être proche de vous… d’établir une nouvelle forme de dialogue… Aussi, je compte surtout sur vos questions… Je mettrais en place dans les jours qui suivent une zone, certainement dans ce blog, pour que vous puissiez poser vos questions et je sélectionnerais ce à quoi je veux répondre… En attendant, vous pouvez laisser vos messages et questions en commentaires 🙂

De plus, je pense que les échanges seront également interactifs ! Le vieux débutant que je suis doit apprendre ce nouvel outil… Au même titre que vous devez apprendre à l’utiliser également 😉 Je pense notamment à la réutilisation sous d’autres formes de ces interventions !

Pour ceux qui veulent « voir » à quoi correspond Periscope, je ferais une version Bêta lors de la table ronde de lundi soir sur les adolescents et les réseaux sociaux 😉 histoire que vous vous habituiez à cet outil avant le démarrage officiel qui aura cours en milieu de cette semaine. Cependant, je me contenterai de diffuser les intervenants ou une partie de la salle… pendant quelques minutes 😉

Sinon, il faudra vous habituer au « LIVE on #Periscope » sur mon compte @erdelcroix (J’annoncerai en amont le jour et la thématique éventuelle en ajoutant Les minutes nécessaires d’un vieux débutant dans Twitter, et aussi dans les autres réseaux sociaux 😉

Au plaisir de vous « croiser » lundi ou un autre jour de la semaine… lors des minutes nécessaires d’un vieux débutant 🙂

picture marketing : Instagram, Pinterest et les autres…

je n'aborde pas le sujet, mais le picture marketing est-il lié au smartphone ?
je n’aborde pas le sujet, mais le picture marketing est-il lié au smartphone ?

La semaine dernière Camille m’avait demandé de répondre à la question : Faut-il publier vos visuels sur Pinterest ou Instagram ? pour Over-graph. Je terminais en écrivant : «À la vérité, mon usage et ma stratégie est un peu plus complexe… En effet, s’ajoute à Pinterest et Instagram : Tumblr et les albums Facebook selon les activités.»

la couverture du livre Animer et promouvoir son site Web
la couverture du livre Animer et promouvoir son site Web

Depuis, j’ai repensé à l’interview dans le livre : Animer et promouvoir son site web aux éditions du CFPJ, que m’avait demandé Xavier Delengaigne en 2012 pour laquelle je devais répondre à 3 questions…

  • Pour un site d’information, quel est l’intérêt de partager ses photos via Flickr ?
  • Pour un site d’information, Flickr peut-il constituer une source d’images
  • Quelles sont les particularités du média web en ce qui concerne les photos ?

Vous pouvez retrouver ce que j’écrivais à l’époque : image sur le web pour animer et promouvoir un site WebOn s’aperçoit du chemin parcouru depuis cette demande…

Et chose amusante… Quelques heures après avoir envoyé mon témoignage à Camille, je me suis dit ! Mince, j’ai oublié Flickr et quelques autres ! J’avais répondu à la question, mais n’avait pas fait un tour du picture marketin

Picture marketing ou marketing par l’image

Bouclons donc la chaîne en expliquant mon usage et ma stratégie « un peu plus complexe » de ce picture marketing. Me retrouver dans ce monde de l’image ne me dérange pas quand on sait que j’ai débuté ma carrière professionnelle comme photographe pour des agences d’illustration photo 😉

En effet, en dehors d’Instragram et de Pinterest, j’utilise (ou découvre, pas pour rien que je me décris comme vieux débutant) d’autres outils !

l'un de mes livres : flick, on s'y retrouve
l’un de mes livres : flick, on s’y retrouve

Je suis historiquement sur Flickr (J’ai écrit un livre y’a bien longtemps maintenant : Flickr, on s’y retrouve), mais aussi sur Facebook, Twitter et Tumblr qui ont un rôle à jouer par rapport à l’image fixe et dans le picture marketing, je suis en phase de découverte de WeHeartIt et par l’intermédiaire de mes filles, je connais relativement bien FoodReporter (un site spécialisé dans « l’image culinaire« ). Si je continue ma série, le grand absent chez moi est Google + pour l’image (à tort certainement).

Si je résume, cela fait 9 applications pour lesquelles je dois prendre une décision lorsque je trouve une image, prends une photo, réalise une image…, en fonction du type d’images, selon l’usage ou la cible que je veux viser, avant le début d’un événement… Ah non, j’oubliais 10 avec SnapChat 🙂 Et, un autre encore… Ah oui, j’ai aussi oublié celui-là ! Les outils du picture marketing sont trop nombreux pour les lister tous ici !

Pour moi, c’est une erreur de vouloir toujours tout concentrer en un endroit… Comme on le verra dans les lignes qui vont suivre, une réflexion avant tout projet est nécessaire afin de déterminer l’outil qui nous semble le mieux adapté en fonction de ses objectifs… Mais, je garde toujours en arrière-pensée ce que j’appelle la présence sur le net, ce qui oblige à réfléchir au-delà de l’outil, à ses possibilités de rediffusion de l’information.

C’est quoi le picture marketing ?

Ah oui, avant d’aller plus loin… Sinon, on va encore me poser la question. C’est quoi le picture marketing ? Je peux reprendre comme base la définition qu’en donne Webmarketing en l’aménagent un peu : c‘est la promotion par l’image sous toutes ses formes (fixe, animée…) sur les médias sociaux, visant à mettre en avant un produit, un service, une entreprise ou une marque, une personne en vue de répondre à de nombreux objectif marketing tel que générer de l’engagement envers la marque, favoriser le partage du contenu ou développer la e-réputation ou le personal branding. On parle bien d’image pas de photos exclusivement !

Pour ceux qui ne sont pas prévenus, c’est le mode de communication privilégié par la génération Z (Suffit d’ajouter les émoticons est on dresse un tableau facile de la communication avec eux. À mon tour d’enfoncer les portes ouvertes 😉

Dans le cadre de ma curation

Alors, finalement, comment je fonctionne ? Comme je l’expliquais dans le témoignage pour Over-graph, le premier choix s’effectue selon que je suis en « curation » ou pas. Rien n’est faux de ce que j’ai écrit… j’ai juste omis de dire que les applications citées : Pinterest et Instagram permettent lors de l’ajout d’images de diffuser l’information vers d’autres sites.

Ainsi, Pinterest propose l’ajout d’images dans le flux Twitter (de là, par un travail sur les hashtags, elles peuvent même être redirigé vers Linkedin, IFTTT fait le reste) et dans Facebook. Depuis Instagram, ce sera vers Facebook, Twitter, Tumblr, Flickr, et même Foursquare (que je n’utilise plus. Qui l’utilise encore d’ailleurs ?).

Mais en réalité, lors de ma curation, mon choix se porte surtout entre publier dans Pinterest ou dans Tumblr (lui permet la rediffusion dans Twitter -encore et toujours- et dans Facebook) et au final, si je faisais mon boulot à fond, je devrais republier manuellement les images de Tumblrs dans le tableau Pinterest dédié et repartir les images dans les tableaux concernés.

Comment s’effectue ce choix ? Par la mise en place d’une stratégie (on y revient toujours à celle là) harmonisée d’une charte éditoriale : type d’images (c’est quoi une image ?), public concerné, consultation des informations par l’internaute…

Hors de ma curation, pour un site, une marque…

Maintenant, il y a les photos que je publie dans le cadre d’un site ou pour une marque. Je ne vais pas vous dévoiler de secret concernant les entreprises pour qui je travaille 😉 Non, je vais simplement prendre l’exemple de la cuisine de mémé Moniq dont s’occupent mes filles (Comme, elles ont mis les stratégies en place avec mon aide, je connais leurs principes 😉

D’ailleurs, ce cas est intéressant à mon sens, car elles ont pris le contre-pied de beaucoup de sites de recettes de cuisine ou autour de la cuisine. Elles ne publient pas systématiquement toutes leurs recettes. Comme elle l’explique quelque part dans leur blog, ces générations Z ont une communication avant tout par l’image ! L’image doit être le prétexte d’échanger et de discuter avec sa communauté, et c’est à la communauté de demander la recette… On est en plein dans notre sujet de discussion.

J’ai déjà montré la cartographie de ce qu’elle avait mis en place à l’origine. Donc, pas de problèmes pour que je le rediffuse.

organisation de la présence de la cuisine de mémé Moniq sur les réseaux by Delcroix

Côté outils… Le noyau central pour elle est Instagram. Toutes les photos passent par là ! Par une série d’automatismes, ces images sont relayées à différents endroits (ce qui explique le nombre de hashtags associé aux images) : leurs comptes Twitter, la page Facebook, le Tumblr et dans mon compte Flickr 😉

Comme nous sommes dans le secteur de la cuisine, évidemment (et cela a été le déclencheur), une fois l’image dans Instagram, quelques copier-coller et indications complémentaires dans Foodreporter permettent l’ajout des images qui correspondent à la démarche de ce service.

Depuis peu, voulant tester WeheartIt, j’ai créé un compte là-bas, que je teste avec une collection « cuisine de mémé Moniq ». De nouveau, une reprise des images d’Instagram…

Elles possèdent également un compte Snapguide. Un véritable système de pas à pas imagé méconnu des Français (rien à voir avec un pseudo concurrent Français qui n’a toujours pas donné les résultats du concours qu’il avait lancé à l’été dernier d’ailleurs et dont le système est toujours imbuvable à notre sens malgré la nouvelle version). Oui, Snapguide est aussi une possibilité de diffusion d’images, mais d’une autre forme. Allez-le découvrir si vous ne le connaissez pas !

Le cas de Pinterest

quelques uns de mes tableaux pinterest
quelques uns de mes tableaux pinterest dont ceux qui hébergent la cuisine de mémé Moniq

Pour boucler la boucle de leur démarche, évidemment, elles sont dans Pinterest. Pas de chances pour elle, Yseult (elle a désormais 250 000 abonnés… son objectif était simplement de me dépasser… j’ai honte avec mes bientôt 47 000 abonnés) lors des débuts de la présence pour mémé Moniq là bas avait du retard sur moi en nombre d’abonnés, donc, nous avons hébergé le tableau collaboratif Cuisine de Mémé Moniq dans mon compte. Il est réservé à nos propres images de cuisine. C’est en réalité, les images de FoodReporter qui y sont ajoutées. Très vite, par intérêt personnel et pour d’autres projets, j’ai créé un board des Trucs et astuces de cuisine (généralement, une reprise des astuces trouvées dans Pinterest même).

Comme nous lisons, consultons et possédons beaucoup de livres de cuisine à la maison, cela a donné naissance également au tableau de la bibliothèque physique et virtuelle de mémé Moniq !

À l’origine, le blog la cuisine de mémé Moniq avait pour slogan la cuisine pour des enfants par des enfants (elles l’ont commencé pour la plus jeune à 7-8 ans, je crois, elle en a aujourd’hui 15) et que la plus âgée (17) envisage une activité avec des enfants autour de la cuisine, elle a « lancé » le tableau cuisine de mémé Moniq kids.

Enfin, au fil du temps, nous avons ajouté autour de ces tableaux : recettes à faire et recettes testées (une fois la recette qui était dans « à faire » a été englouti au fond de nos estomacs, elle doit (ou devrait) passer en « testée » ;-).

Comme on le voit, c’est tout un écosystème qui a été développé par les uns et les autres autour de ce projet, par l’image dans Pinterest. Rien n’y est fait au hasard, chaque création de tableau a été mûrement réfléchi : dans quel but, pourquoi…

Au passage, si vous regardez du côté de chez Yseult notamment, vous verrez d’autres tableaux au sujet de la cuisine qu’elle ne souhaite pas inclure dans la dynamique de mémé Moniq (comme Lunch box ou cuisine !) qui ne pointe pas obligatoirement vers leur blog (Je le rappelle la cuisine de mémé Moniq n’a rien de professionnel 🙂

Comme cela n’est pas relié à une véritable entreprise des pans complets sont laissés à l’abandon, je pense à Flickr en particulier, l’animation manque à d’autres endroits… Qu’importe… C’est un exemple et c’est l’esprit qui compte

Dans notre vie perso ou pour des coups au niveau pro

l'album Facebook solution à titre privé ou pro en picture marketing
l’album Facebook solution à titre privé ou pro en picture marketing

Et dans la vie de tous les jours ? Comment cela se déroule-t-il pour les images du quotidien ? Là encore « grande » réflexion en amont… Je sais que je dois faire vivre mon compte Instagram mais j’explique comment dans le témoignage d’over-graph où je fournis également quelques détails sur ce qui se passe lors d’événements particuliers ou de live Images.

Autre exemple au niveau professionnel, j’ai mis 2 années de suite en place un trombinoscope pour l’université d’été de Ludovia dans Pinterest afin que l’on connaisse ou que l’on retrouve les têtes de ceux que nous croisons, que nous avons rencontré. Bref, afin de savoir qui est qui !

Mais, prenons un exemple concret… L’une des filles, actuellement, est en Allemagne pour 3 mois avec chaque jour son lot d’images… Nous avons discuté de ce qu’elle voulait faire de ces images pendant son séjour : pour qui, pour quoi… (d’ailleurs, on en a reparlé voici quelques jours, car elle s’est aperçu qu’elle avait pris du retard sur son programme 😉

Pour éviter les problèmes de stockage d’images (nous l’avions déjà mis en place lors du séjour en Australie de la plus grande), chaque jour, l’ensemble des images nous est transmis par Dropbox. C’est aussi de la gestion d’images 😉

Mais revenons à ce que notre fille voulait faire en priorité pendant son séjour avec ses images :

  • que ces ami(e)s et la famille puissent suivre son actualité en images
  • faire partager son quotidien au niveau de l’alimentation (oui, oui… La cuisine de mémé Moniq déteint un peu parfois sur leurs activités)
  • en profiter pour montrer « ses » qualités de photographe par son Instagram et dans sa page Tumblr

Je pense que nous aurons une nouvelle discussion à son retour sur : qu’est-ce que l’on peut faire maintenant des images ?

Les choix ont été simples pour Instagram et Tumblr (ce sont les mêmes images qu’elle diffuse).

Pour l’alimentation, il était assez clair que les images devaient trouver leur place dans la page Facebook de mémé Moniq sous la forme d’un album Cuisine et alimentation en Bavière (Allemagne) mis à jour chaque jour ou presque par les bons soins de son père 🙂

SnapChat : un incontournable lui aussi
SnapChat : un incontournable lui aussi

Restait le partage des images par la famille et ses amies ! Mobilytrip que j’avais déjà utilisé en le détournant lors de la couverture d’une session de Ludovia me semblait la solution idéale pour elle : une version confidentielle pour elle et nous, une version publique. De plus, l’information est structurée d’une façon différentes aux autres outils.

Les mise à jours apparaissent, en principe, dans son Facebook pour les amis… Comme Mobilytrip est un carnet de voyage et qu’elle doit rendre un compte rendu à la fin de son séjour, les prises de notes lui faciliteront son travail au retour ! Pas de lien, je ne lui ai pas demandé l’autorisation (oui, je leur demande l’autorisation de les citer 😉

Évidemment, notre ados n’échappe pas à la règle… Elle utilise Snapchat 🙂 Mais, dans la famille, nous sommes habitués puisque nous l’utilisons au quotidien entre nous depuis plusieurs années maintenant ! C’est le moyen rapide pour montrer bobo, images d’objets qu’il faut ou non acheté, décider si tel produit ou tel autre est bien un savon surgras ;-), etc.

Au passage, c’est assez curieux… Je n’arrive toujours pas à définir quand elle utilise SnapChat, les eMessages d’Apple ou la messagerie de Facebook pour publier ses images… Elle passe allègrement de l’un à l’autre et est capable de vous envoyer un snapchat alors que l’on discute dans eMessage et pourrait tout aussi bien le faire là ! Je parierai que c’est parce que dans SnapChat, l’image ne prend pas de place sur ses mobiles !

Je m’aperçois que, de nouveau, je n’ai pas parlé de Flickr… C’est vrai que désormais, je le considère un peu comme ma bibliothèque (ma bibliothèque professionnelle et notre bibliothèque familiale). Pourtant, je suis le premier à vanter les qualités de Flickr… Je l’ai fait même lorsqu’il était sur le déclin avant sa large gratuité pour tous. L’inconvénient, ce qui est aussi sont avantage, est que l’ajout « correct » d’images dans Flickr avec son lot de mots-clés, de descriptions, d’ajout à des groupes, etc. demande du temps et je ne l’ai plus actuellement pour m’en occuper sérieusement… C’est l’une de mes grandes frustrations, d’autant plus que j’ai l’impression que l’on redécouvre Flickr notamment grâce ou pour alimenter Pinterest !

Vous avez noté, je l’évoquais en début de billet, je n’utilise pas Google + ! Je n’ai jamais utilisé Picasa non plus… C’est un choix de ma part. Mais, c’est vrai, j’ai toujours eu du mal avec Google et les médias sociaux, images y compris ! Je ne dis pas qu’il est inutile, qu’il ne fonctionne pas… Non, juste que je ne suis pas à l’aise dedans, et, je crois qu’il y a assez de présences ailleurs pour en ajouter encore une là 😉 Je devrais regarder du côté de IFTTT, dois bien y’avoir quelques solutions pour l’alimenter lui aussi… 😉 Mais, me reste un problème… qui est dans Google + ? C’est ma cible ?

Ah si, j’utilise Google+ parfois ! Rarement… En effet, de temps à autre, surtout pour une image qui me fait rire ou sourire un peu plus que les autres et que j’ai envie de partager dans l’instant avec tous, je la publie dans Twitter, Facebook, Linkedin et Google+ (parfois aussi Pinterest)… mais c’est juste pour le fun… Tiens donc, j’aurais aussi une stratégie pour publier des images à très courte durée de vie et sans avenir, sans longue traine et sans effet au niveau référencement (de manière générale ! Surprenant 😉

Comme je viens de le décrire en fonction de différentes circonstances, désormais le picture marketing est partout. Il nous environne au quotidien. Et encore, là, j’ai parlé seulement d‘image fixe… hors PDF 😉 Imaginez maintenant les PDF, les vidéos très courtes, les vidéos, les animations… et j’en passe, l’Image avec un grand I en résumé, ce serait encore une autre histoire.

Je peux d’ailleurs vous la raconter… Si vous avez besoin de mes services dans le domaine du Picture marketing, de l’image dans les réseaux et médias sociaux ou sur Internet, suffit de prendre contact avec moi… On peut toujours voir comment travailler ensemble depuis la formation jusqu’à la réflexion en amont et la mise en place d’une stratégie de picture marketing dans votre entreprise 😉

 

concours – médias sociaux : encore un exemple à ne pas suivre

Un point sur certaines mauvaises pratiques dans les concours sur les réseaux et médias sociaux
Un point sur certaines mauvaises pratiques dans les concours sur les réseaux et médias sociaux

Depuis plusieurs années maintenant, je suis de loin les concours organisés dans les médias sociaux car il me semble que beaucoup d’entre eux ne sont pas très respectueux de l’internaute, alors que ce devrait être l’inverse, évidemment.

Sinon, comment réussir à établir le dialogue ? Mais, pour certains, je suis en prise directe avec eux, car mes filles y participent…

Souvent, trop souvent, il n’y a rien de clair dans ces concours et la communication lorsque nous posons une question, si nous réclamons des éclaircissements… est inexistante, et, très souvent le community management autour de ces concours est à revoir ! Rappelez-vous en 2011!

Ces derniers mois, nous (les filles ou toute la famille) avons participé à 2 concours ! J’ai l’impression qu’il n’y a pas eu beaucoup d’évolutions.

En passant par Lille

Le premier concours était celui de VLille pour le Tour de France. Avant tout c’était pour nous un concours entre les 4 membres de la famille sur Instagram (même si l’une des filles a gagné l’un des cadeaux).

Mais, la question qui n’a eu qu’une réponse à notre sens partielle dans Instagram concernait le par l’organisateur de publier et donc de mettre en avant certaines photos du concours dans sa page Facebook et sur Instagram !

Autrement dit, a-t-on le droit de publier certaines images d’un concours et pas d’autres en tant qu’organisateur, pendant le concours !

De plus, je trouve toujours regrettable que les « vainqueurs » ou leurs images ne soient pas mise en valeur à la fin des concours.

 

Le cas du concours PeoplBrain

Mais, c’est surtout la raison de mon courroux du moment, la plus jeune de mes filles ;-), notre spécialiste maison de Snapguide a remarqué un concours dans un service français de pas à pas en image PeoplBrain avec qui nous avons déjà été en contact (j’avais invité PeoplBrain entre autres lors d’un Open coffee à Lille et nous avions fait remonter pas mal de problèmes utilisateurs à l’époque qui nous faisait préférer de loin Snapguide) !

Pas très difficile pour elle (ma fille), sous ma responsabilité, puisque de mémoire le concours n’est pas ouvert aux mineurs de proposer un pas à pas pour le concours organisé par PeopBrain et le Journal Elle !

Je sais qu’ils travaillent désormais sur la version 2 (au passage, le problème des noms n’est toujours pas résolu… merci pour le Cuisine-de-M–m—Moniq ;-( Mais, à mon sens ce n’est pas une raison pour laisser ainsi en l’état le concours. Bon, en plus, c’est pas facile pour trouver des infos maintenant sur ce concours PeoplBrain !

Si vous cliquez comme moi sur le lien, vous aurez désormais une page blanche ! cool, non… surtout que nous sommes impatients de connaître les résultats !

Depuis le 7 août, nous n’avons rien reçu alors que selon nos décomptes nous étions premier ou deuxième… !

Le concours avait débuté fin juin et ma fille avait décidé de participer car très peu de personnes étaient présentes. Nous ne participons jamais aux concours où nos chances sont « limités » 🙂

Elle surveillait au jour le jour les évolutions de ses positions (elle était fière d’être la première). Soyons honnête, elle avait aussi participé car il y avait un iPad à la clef 🙂

Ce n’est que quelques semaines plus tard que nous avons remarqué que ce premier prix était décerné par la rédaction de Elle (nous ne l’avions jamais remarqué au préalable… au bénéfice du doute, certainement une erreur de notre part !)

Un matin, surprise… le classement est chamboulé… et, on ne sait pas pourquoi, le nombre de visiteurs sur l’ensemble des pas à pas du concours semble avoir été fortement remanié, avec des chiffres de visites jamais atteints (et qui ne le seront plus ensuite), on ne sait par quel mystère.

C’était quelques jours avant la fin ! Pas grave, on va demander des explications… Ma fille envoie ce courrier, entre autre au cofondateur de l’entreprise (l’adresse de la chargé de communication que nous avions en contact ne répond plus !)

Je me posais une question. À quoi sont dues, aujourd’hui, les augmentations si rapides du nombre de vues des guides du concours ? Je suis assez surprise, étant donné que, ce matin, j’ai fait un relevé du nombre de vues pour vérifier notre place dans le concours (1er derrière les guides de ELLE). Lorsque je suis retourné sur Peoplbrain en fin d’après-midi, les nombres de visites avaient fortement augmenté, mais ne manière inégale, je m’explique : le gaspacho à la coriandre et aux légumes croquants de H.C.B étaient à 306 vues ce matin et se retrouve à plus de 1000 vues cette après-midi (soit une augmentation d’environ 700 vues), par contre le tartare de cabillaud aux courgettes râpées de alikad était à 345 vues ce matin et à seulement augmenté d’environ 150 vues, ce qui semble déjà très important par rapport aux jours précédents. Cela s’est aussi ressenti au niveau de nos guides qui ont eux aussi augmenté. Ce qui m’étonne, c’est cette augmentation subite du nombre de vues, alors que les autres jours, le nombre de vues des guides augmentaient de manière beaucoup plus lente. De plus, il m’est maintenant impossible de connaitre le classement, puisque au-dessus de 1000 vues, nous n’avons pas le nombre exact de visites. Un autre point qui me surprend, est que notre meilleur guide est désormais l’un des pires que nous avons publié… J’ai une autre question. Les guides créés par ELLE à Table sont ils pris en compte dans le concours ? Merci pour vos éclaircissements, Cordialement,

Je reconnais l’efficacité pour cette demande de renseignement de la réponse qui a suivi ! La voici !

Sachez qu’il y a un grand nombre d’éléments à prendre en compte et ceux que je vais vous citer ne sont que quelques uns parmi beaucoup. Que les guides sont aussi réintégrés dans des blogs, sites web et forums. Que les requêtes organiques de recherche provenant de google font fluctuer le traffic. Certains des guides de peoplbrain augmentent de plus de 3000 vues par jours car ils répondent à des requêtes très demandées sur google Bref, un grand nombre de paramètres rentrent en jeu suivant les évènements quotidiens, c’est la loi du traffic. Non les guides de ELLE ne sont pas pris en compte. De plus le nombre de vues, ne sera pas le seul éléments qui sera pris en compte pour déterminer les différents gagnants. La qualité des guides et des recettes seront pris en compte. Cdt, l’équipe de Peoplbrain Co fondateur

On commence à s’y habituer aux réponses vaseuses qui ne veulent rien dire… et cela m’horripile. Aussi, je prends le clavier ! Je me permet d’intervenir comme ma fille m’a mis en copie de son message !

Votre réponse est un peu du n’importe quoi, non ???? Les justifications données n’ont pas de sens me semble t-il en ce qui concerne les pas à pas du concours ! notamment : «Certains des guides de peoplbrain augmentent de plus de 3000 vues par jours car ils répondent à des requêtes très demandées sur google» Aucun des guides jusqu’ici hormis ceux de Elle ne dépassait les 600 vues ce matin (c’était l’un de ceux de mes filles)… donc, nous sommes loin des 3 000 vues par jour. De plus, nous (mes filles et moi) connaissons relativement bien PeoplBrain pour différentes raisons donc, les 3000 vues sur plusieurs jours nous surprennent un peu quelque soit le pas à pas. Enfin, dernier détail, je pense que je suis assez pointu pour savoir ce qui en est de la loi du traffic 🙂 Excusez mais je ne sais pas à qui je m’adresse. Sébastien ? Gaëlle ? Enfin, il n’est pas indiqué en page d’accueil du concours que le nombre de vues, ne sera pas le seul élément qui sera pris en compte pour déterminer les différents gagnants. La qualité des guides et des recettes seront pris en compte. Cela est vrai pour le 1er par pour les guides suivant me semble t-il ! à moins que je ne sache pas lire. Au passage, je note que le règlement de votre concours n’est pas en ligne ! Il y avait également d’autres questions… dans le mail de ma fille. Merci d’y répondre. Désormais, même si j’avais donné mon accord à ma fille pour me représenter dans ce concours (le nom de la cuisine de mémé Moniq) m’appartient, je me permettrais de surveiller les évolutions personnellement. Merci de m’apporter une réponse claire et adéquate que je puisse la publier dans l’un de mes blogs car j’aime beaucoup raconter les péripéties autour des concours sur les médias sociaux 😉

Et là, plus de réponses ! On prend acte… La semaine dernière, devant l’absence d’informations sur le résultat du concours… Ma fille renvoie un nouveau message !

Quand seront publiés les résultats du concours Elle à table ? Sinon prévenez-vous les participants individuellement ? Quand est-ce prévu ?

Aucune réponse !

On émet beaucoup de doutes sur ce concours organisé par PeoplBrain et on note que de toutes façon, on semble ne pas vouloir nous répondre.

Saurons nous qui a remporté le grand prix ? Pouvoir vérifier sa qualité ? son audience ? sa date de création ? Et dernier détail, qui est le Huissier où le règlement a été déposé ? etc.

Nous avons l’impression d’avoir perdu notre temps en participant à ce concours pour lequel nous ne savons toujours pas si nous pouvons ou non nous désinscrire du service !

Pour le gag, nous avions participé pour d’autres raisons à un concours en même temps sur Snapguide et même si nous n’étions pas dans les premiers, nous avons reçu toutes les informations nécessaires sur les gagnants du concours rapidement ! Nous ne sommes certainement pas dans les mêmes mondes 🙁

Les concours dans les médias sociaux

Trop souvent à mon sens on utilise les concours à mauvais escient.

Pourtant, il faut bien se dire qu’un jeu-concours n’est jamais créé au hasard par une marque ! Trop souvent, j’y vois une solution en apparence simple de faire augmenter le nombre de likes, de tweet, de j’aime…

C’est, je l’ai déjà entendu, une solution afin d’augmenter un nombre de personnes sur un compte afin que la direction soit contente. Désolé, mais vous n’avez rien compris (direction, responsable marketing et community manager qui vous prêtez à ce jeu) !

Je peux comprendre le concours dans le cadre du lancement d’un nouveau produit, d’un nouveau service, lors d’un événement (dans l’esprit, celui de Vlille était bien vu). Pas pour artificiellement augmenter la communauté.

Ce n’est pas comme cela que l’on gagne de nouveaux fans (et autres) mais par une politique de contenu adéquate. Mais, quand je vois comment souvent est traité cette politique de contenu, je comprends le recours facile aux concours !

Et, la mise en place d’un concours ne s’arrête pas à mettre en ligne le concours et attendre que les gentils internautes viennent cliquer et les prendre pour des baudruches…

S’ils participent à un concours, c’est qu’ils ont un intérêt (peut-être pas celui que vous souhaitez… en général, l’adéquation entre vos souhaits et les résultats obtenus sont proportionnels aux choix effectués en amont et au respect de vos internautes).

Cela veut dire aussi que pour maintenir la flamme… vous ne pouvez pas laisser le concours « seul ». Un accompagnement, en général par un community manager, un vrai, pas un stagiaire qui n’en a rien à faire de votre entreprise… ou qui n’a rien compris aux réseaux sociaux (si, cela existe aussi, je vous assure) donc, vous devez accompagner le concours en apportant les réponses claires et lumineuses qui vous sont demandées dans un délai raisonnable (24 h me parait un max.)

Et puis, cette flamme vous ne devez pas la faire retomber comme un soufflé qui s’effondre à la sortie du four ! Il y a une suite au concours… où alors, encore une fois, vous n’avez rien compris au mot social qui se trouve dans réseau social et média social ! J’peux vous donner une explication dans un séminaire si vous voulez même si là je trouve que je joue un peu au donneur de leçon 🙂

Évidemment, mais je pense que vous le saviez, ce concours doit être établi au sein d’une stratégie de communication beaucoup plus globale, sinon, c’est un peu un coup d’épée dans l’eau !

J’arrête de vous parler des jeux concours et médias sociaux et vous renvoie vers l’article : À quels objectifs répondent vraiment les jeux concours sur les réseaux sociaux ? qui complétera mes propos.

Et, vous des expériences du même type vous en avez ou je suis le seul ?

L’image d’ouverture de ce billet vient de pixabay

Au delà de la Turquie et Twitter

Twitter Turquie Youtube
Twitter Turquie Youtube

Je ne sais pas si cela se fait, mais, comme je sais que cette interview ne sera pas publié (le rédac-chef a choisi un autre axe ensuite), je pense que je peux vous la diffuser 😉 Notez que depuis c’est YouTube qui tente d’être muselé en Turquie.

Selon cet article, le gouvernement turc est parfaitement au fait que la censure de Twitter n’est pas possible et cette interdiction vise plutôt à amalgamer le réseau social à de mauvaises choses (comme le porno, le manque de valeurs familiales etc..), êtes-vous d’accord avec ça ?

Effectivement, la censure de Twitter n’est plus possible désormais (comme pour les autres médias sociaux d’ailleurs) et « fermer » l’un ne ferait que profiter aux autres, voir au réseau que l’on cherche à fermer !
Il est bon de se rappeler que, dans les réseaux sociaux, nous sommes sur Internet et ce réseau, basé sur un ancien projet militaire Arpanet, tisse une toile dans les moyens de communication. Pour la petite histoire, lors de la guerre du Koweït, les Etats-Unis avaient tenté de couper toutes les communications dans ce pays. Peine perdue, il existe désormais toujours un canal de diffusion disponible pour internet !

Mais revenons à l’amalgame. Je pense que cet état de fait : associer un ou des réseaux sociaux à de « mauvaises choses » n’est pas le propre de la Turquie. En France, nous rencontrons souvent ce phénomène dans les discours politiquement corrects.

Il suffit de regarder du côté des médias et de l’alarmisme sur les dangers d’Internet (y compris le parti-pris dans les débats en général) ! Si l’on devait faire la balance entre les émissions, articles… sur les dangers d’internet existants et ceux qui vantent les bienfaits d’Internet et des réseaux sociaux, le plateau dangers serait exceptionnellement lourd !

Nos hommes politiques ne font pas mieux ! On parle moins de la loi Hadopi et autres projets de loi, mais régulièrement, on s’aperçoit que Twitter et les médias sociaux en général posent des problèmes aux politiques ne serait-ce que par la transparence que leurs utilisations imposent (la question n’est souvent pas de tout dire, mais de parler « vrai », de ne pas cacher la vérité aux autres !)

Et puis, cela me rappelle cruellement ce que nous sommes en train de vivre actuellement dans nos écoles où plutôt que d’expliquer les usages « cohérents » (avantages et inconvénients en expliquant simplement qu’il existe des règles de droit par exemple, y compris les conséquences que cela peut avoir), on livre aux jeunes des séances : les dangers d’Internet basées uniquement sur la cybercriminalité !

Extrait de ce qui a pu y être entendu : «Il n’y a que de la pornographie sur SnapChat» sans parler des dangers de la pédophilie qui guettent chacune de nos têtes blondes à chaque passage sur la toile ! Heureusement, la réaction des jeunes est souvent de dire à la sortie de la séance : «Nous avons tout compris. Il est dangereux d’aller sur Internet» en se précipitant sur leur Twitter, Facebook, etc. Juste pour mémoire, des études montrent que les jeunes (surtout à 16 ans) sont matures au niveau d’Internet et donc on peut difficilement leur raconter « n’importe quoi » !

La thèse de l’article est que, en discréditant Twitter, Erdogan cherche aussi à discréditer les éléments qui circulent dessus au sujet de ses affaires de corruption. Qu’en pensez-vous ?

En effet, cela pourrait être un moyen de tenter de « cacher » une information en rendant la source comme « inutilisable » puisque non-crédible. Cependant, on s’aperçoit vite qu’il ne faut désormais plus prendre l’internaute pour une personne à qui l’on fait avaler des couleuvres. D’ailleurs, en Turquie, il semble y avoir davantage de tweets depuis la tentative de blocage comme l’explique Alain Gerlache dans Matin Première (RTBF). C’est la réponse du berger à la bergère !

La leçon à retenir pour tous est que vouloir cacher une information la met désormais bien plus en lumière. L’affaire Cahuzac en France en est également un bon exemple !

Il est notamment question de la comparaison avec l’interdiction de Twitter en Égypte. Dans le cas égyptien, le gouvernement interdit Twitter, car il est extrêmement menacé, dans le cas turc, cela s’inscrit davantage dans un programme d’encadrement de la population plus général…qu’en pensez-vous ?

En effet, les 2 contextes sont différents, mais au final, je retiens, dans les 2 cas, les « interdictions » dépassées.

Les gouvernements et les hommes politiques de tout pays et de toutes obédiences doivent désormais se faire une raison. Un nouveau pouvoir (ou contre pouvoir) existe : il s’appelle Internet ! Il est loin le temps où Internet était considéré comme un gentil village où tout le monde est beau, tout le monde est gentil !

Maintenant, l’homme de la rue, via les réseaux et médias sociaux, trouve des moyens de s’exprimer, exprimer sa colère, son mécontentement aussi bien qu’exprimer son émerveillement, son approbation.

Pire ou mieux, avant l’individu se sentait seul à avoir cette sensation, ce ressenti… et les mondes sociaux du net lui montrent qu’il n’est pas seul à penser cela !

Nos parents utilisaient les manifestations dans la rue, pour en revenir à notre territoire, désormais les Hommes d’aujourd’hui manifestent d’abord par les médias sociaux ! Reste aux pouvoirs à les écouter, mieux, les entendre !

On parle souvent de la séparation ou de l’écart entre les gouvernants et la « peuple ». Pourtant, ils ont un moyen facile de se rattacher au peuple en étant présent (Pas leurs attachés ou conseillers en communication, non eux même) sur ces réseaux ! On aura vite le pouls de l’état dans lequel on est !.

Cependant, et c’est là le cœur du problème, de leur problème, les médias sociaux ne peuvent être encadrés, raisonnés, bâillonnés, muselés… De plus, le discours politique habituel ne fonctionne pas… c’est le langage de la rue qui y trouve toute sa place !

médias sociaux : combien de contacts ?

J’avais publié début décembre ce billet dans Tumblr sous le titre : Médias sociaux : plus de 45 000 contacts et vous ?

Vous le savez certainement, je ne focalise pas sur le nombre de personnes qui me suit ici ou là ! Cela a toujours tendance à m’effrayer d’ailleurs 😉 Non, je ne cherche pas celui qui à « la plus grosse » mais je profite de ce week-end pour vous poser la question, car j’ai pour ma part, j’ai repéré certaines « choses »… Vous verrez en fin de billet !

Depuis quelque temps je me posai la question de savoir combien de personnes me « suivent » dans les médias sociaux et ce matin, je découvre dans Pinterest Social Media: 47.115 Kontakte

Aussi, je me dis que je ne suis pas le seul à me poser cette question !

Voici mes résultats au 6 déc. (ils sont un peu différents aujourd’hui, quelques semaines plus tard, mais globalement cela reste identique pour ce que je veux analyser !

Les résultats bruts de mes abonnés dans les réseaux et médias sociaux
Les résultats bruts
Le graphique de mes abonnés dans les réseaux et médias sociaux
Le graphique de mes abonnés dans les réseaux et médias sociaux

Je trouve le résultat impressionnant… Plus de 45 000 contacts ! Et pour plagier l’auteur Allemand, je comprends « mieux » pourquoi j’obtiens beaucoup d’informations et des idées que je n’aurais jamais reçus sans vous.

En outre, cette présence a permis de me créer des contacts personnels (des amis au sens propre du terme).

Je note également en regardant le graphique que l’on peut diviser cette présence en 3 groupes : les mastodontes (Twitter et Pinterest), les réseaux sociaux et les sites de partage ! La répartition est la même chez vous ?

Pour moi, Twiitter et Pinterest ne sont pas des réseaux sociaux mais un service de web temps réel pour Twitter et de picture marketing pour Pinterest ! Donc finis les réseaux sociaux ?

À vos tableurs 🙂

intégralité de l'interview pour Social Life Magazine sur Facebook et Twitter

Mon interview pour Social Life n°3 au sujet de Facebook et Twitter a été coupée par manque de place (pas de soucis, je comprends ayant moi-même procédé de la sorte lorsque je travaillais au journal Icônes 😉 comme je l’indique dans eric-delcroix.com (le blog où j’indique mes publications, mes interventions…)

Mais désormais, nous, interviewé pouvons également donné l’intégralité de nos réponses 😉 C’est ce que je fais ici !

Diriez-vous que les réseaux sociaux sont un outil de communication entré dans la vie quotidienne ? 

Faisons attention au sens du terme communication… Il faudrait le définir. Disons que ce sont des outils d’échanges !

Peut-on être un internaute « moderne » et sociable sans utiliser les réseaux sociaux ? Selon une étude menée par l’université de Lausanne, « être accro à Internet peut être grave mais délaisser complètement les réseaux sociaux peut également être un signe de dépression »…

Pour être un internaute “moderne” et sociable, je répondrais non, on ne peut pas. Mais pour aller plus loin, être internaute lambda aujourd’hui demande à être présent sur les réseaux sociaux car sans tomber dans l’excès, la présence dans les réseaux marque à plus d’un titre une certaine socialisation et demain Internet sera basé exclusivement sur des réseaux sociaux, en remplacement de nos carnets d’adresses,, donc autant s’y mettre aujourd’hui.

Certains prétendent que les utilisateurs de Facebook n’ont pas de vie sociale (d’où le « palliatif »), d’autres que les utilisateurs de Facebook ont au contraire une grande faculté à aller vers les autres et auraient un cercle de relations sociales très larges. Où se situe la vérité selon vous ?

Le côté palliatif était la crainte à l’arrivée des réseaux, mais, depuis, la plupart des études tendent à prouver que les utilisateurs de Facebook et des autres réseaux sociaux ont une vie sociale beaucoup plus riche dans la vraie vie (IRL) que ceux qui ne les utilisent pas.

Les réseaux sociaux par la force des choses étendent ou donnent l’impression d’étendre son cercle de relation. En réalité, souvent ce sont les liens faibles de nos connaissances (par opposition aux liens forts : famille, amis proches) qui font notre réseau. Et c’est dans ces liens que viennent éventuellement s’ajouter des contacts virtuels !

Toutefois, je ne tomberais pas dans l’excès inverse en disant que cela leur facilite à aller vers les autres. Je connais des community managers qui sont des introvertis et qui le resteront. Pourtant, il possède une certaine aura sur le net !

Selon vous, utiliser Facebook favorise-t-il réellement la sociabilité ? Est-ce un vrai moteur de vie sociale ?

Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un moteur de vie sociale mais il offre le gros avantage de casser la glace lors de la rencontre dans la vie de tous les jours. Il m’arrive de croiser des connaissances virtuelles qui résident au Canada IRL en France. Le dialogue s’instaure de suite car nous nous connaissons “déjà” ! C’est ça l’effet Facebook dans la sociabilité entre les personnes. Une connaissance de l’autre au travers de ses informations.

De plus, Facebook est une porte ouverte sur le monde entier. Je réside à Lille et j’ai des amis sur l’ensemble de la France, de la francophonie à travers le monde et aussi quelques Allemands, Américains…

Que diriez-vous à un « novice » qui s’interroge sur la pertinence d’aller ou non sur les réseaux sociaux comme Facebook ?

Pourquoi ? Afin de lui fournir une réponse adéquate à ses craintes (car sinon, pour quelle raison ne serait-il pas dans un réseau social !). Mais, je ne me fais pas d’illusions. Il y aura toujours de réfractaires à ces réseaux qui au fil du temps accepteront de les utiliser.

Rappelons nous simplement ce que la plupart des internautes disaient concernant l’usage de Google autour de l’an 2000. «Non, je n’utiliserais jamais Google», Google était le démon de l’époque comme l’est aujourd’hui pour certain Facebook. En 2012, mis à part quelques exceptions, qui n’emploie pas Google au quotidien ?

Même en réglant correctement les paramètres, pensez-vous que l’on puisse efficacement protéger ses données et préserver sa vie privée ?

La première question à se poser est : qu’est ce que la vie privée ? Elle est différente pour les uns et les autres en fonction de son âge et de ses activités. Un exemple : on trouve toutes mes coordonnées, de façon ouverte dans Facebook. C’est pour moi un outil de travail ! Cela n’est pas pour moi du domaine du privé. Par contre, je ne parle pas de mes opinions politiques. C’est un choix de ma part. Mais, est ce que la meilleure des protections n’est pas d’être responsable de ce que l’on publie ? des groupes auxquels on adhère ? et surtout d’assumer ses choix. Les réseaux sociaux d’une manière générale abolissent la notion du “je ne savais pas que… !”

Même s’il est possible de protéger ses données et de régler la confidentialité, certains reprochent à Facebook, avec l’aspect communautaire, son côté voyeuriste (stalking, etc.). Selon vous, peut-on réellement utiliser ce réseau sans épier ou être épié ? Doit-on réellement s’en inquiéter ?

Lorsque nous avions effectué une enquête avec Lionel barbe pour un article universitaire, la première raison de l’usage de Facebook était pour savoir ce que faisait l’autre. Depuis rien n’a changé, si le nom…

Mais, je crois qu’au-delà de focaliser sur le  simple réseau, facebook en l’occurrence, il est désormais important de penser en termes de présence générale sur le web. Ainsi, sans rentrer dans les détails, il est assez simple souvent d’associer une personne entre un site de rencontre ou un réseau social par une recherche par les images dans Google Image. De même, toujours dans le domaine de l’identité numérique, il est possible d’effectuer une recherche sur certains services sur la présence dans les réseaux sociaux en fonction des adresses de courrier électronique.

Mais, est ce que le stalking n’est pas non plus une tendance générale actuelle (et pas seulement dans les réseaux). Il est possible de surveiller la baby sitter, de surveiller le téléphone portable de son enfant ou d’une personne…

D’ailleurs, parlant d’enfants, les parents amis de leurs enfants sur Facebook, ce n’est pas du stalking ? Non, bien sûr répondront les personnes concernées. C’est simplement pour les surveiller ! Et où est la vie privée du jeune dans cela ?

Et pour répondre à votre question, nous ne pouvons pas utiliser ces réseaux sans être épié. Mais là encore, Twitter à mon avis est pire. En 140 caractères, on dit j’ai vu untel à tel endroit, des personnes s’immiscent dans la discussion alors qu’ils sont voisins de table dans un café. Ce sont des situations qui se sont déjà produites me concernant. Jamais dans Facebook !

Faut-il s’en inquiéter ? Cela rejoint l’une des questions précédente. À chacun de savoir ce qu’il publie sur le réseau…

Doit-on considérer le stalking comme l’un des moteurs de Facebook ?

Effectivement, le stalking est certainement l’un des moteurs de Facebook, mais ce n’est pas le seul. Heureusement.

L’utilisation de Facebook est-elle un peu « narcissique » ?

Dans un certain sens, oui, l’utilisateur de Facebook est narcissique : il cherche à se faire “ aimer”. Toutefois, je ne suis pas certain qu’il passe son temps à se contempler. Enfin, la plupart du temps car des exceptions existent !

D’après votre vécu et les témoignages reçus, crée-t-on réellement un profil Facebook fidèle ou embellit-on un peu sa vie ?

L’internaute crée son profil dans Facebook tel qu’il croit être selon ses propres critères d’importance tout en essayant de cacher ce qu’il considère être ses défauts !

Pensez-vous qu’une utilisation strictement professionnelle de Facebook soit possible pour un particulier (suivi des news, collecte d’infos, carnet d’adresses, etc.) ?

Le terme qui me dérange dans votre question est strictement. Pour moi, la vie d’aujourd’hui notamment dans les réseaux sociaux n’est plus faut-il ou non utiliser Facebook ou un autre réseau de façon professionnelle ou privée. Il existe une frange entre ces deux mondes qui coexistent et qui font justement la richesse de tous ces réseaux. C’est ce que j’appelle le syndrome de  la machine à café dans l’entreprise. On y parle de tout sauf de boulot avec les gens qui sont présents. C’est cet univers qu’il faut réussir à recréer dans les réseaux sociaux et notamment dans Facebook entre ce que l’on peut qualifier de professionnel et de personnel.

Sinon, sur l’utilisation à des fins professionnels de Facebook, je répondrais oui. C’est le cas pour beaucoup d’indépendants par exemple.

Jugez-vous l’utilisation des réseaux sociaux pertinente pour les professionnels de l’information ? On reproche à Twitter de lancer des rumeurs comme une traînée de poudre et de créer, parfois, un buzz factice… « Les réseaux sociaux sont-il compatibles avec le journalisme » (pour citer les Assises du journalisme) ?

Le monde des professionnels de l’information ne se limite pas aux journalistes, outre les documentalistes par exemple, on peut aussi y ajouter les curators et autres influenceurs du web.

La première remarque concerne Twitter. Fait-il parti des réseaux sociaux ou est-ce un pur produit du web temps réel ? Je pencherai pour ma part pour la seconde réponse. Les usages ne sont pas les mêmes !

Aussi, je répondrais en deux temps sur l’usage de Twitter et des réseaux sociaux par les journalistes. Il est désormais acquis que l’actu se fait dans Twitter. Pour mémoire, l’AFP a eu l’information de la “mort de Mickael Jackson” dans Twitter, l’arrestation de DSK, l’avion dans la baie d’Hudson, c’étaient dans twitter, etc.

Et surtout, ce sont les journalistes en discutant dans twitter qui font l’actualité dans ce média. Le tweet de Valérie Trierweiler à fait couler beaucoup de messages à l’époque. Mais, avait-elle tort de publier l’information à cet endroit ? Tous les journalistes y sont présents !

Pour le côté rumeurs, le souci est surtout qui vérifie et à quel moment doit être vérifiée l’information. Et, j’ai plus de mal à m’expliquer le rôle des journalistes. Comment des rumeurs peuvent être diffusées par de “grands médias” !  Ce n’est pas un moyen d’écarter le débat, au contraire. Si une rumeur prend de l’ampleur, c’est très souvent que des influenceurs, journalistes ou non, ont relayé cette information pour en faire un véritable buzz.

Je peux donner des exemples, j’avais reçu rapidement l’information pour DSK, mais je n’ai rien diffusé, ne connaissant pas les sources exactes. J’ai dans mes tiroirs quelques “scoops” dont je ne peux vérifier la vérité sans une enquête. Certains le publieraient… Pas moi. Cela amène aussi à parler de l’éducation aux médias sociaux, à l’usage de ses outils dès le plus jeune âge qui manque cruellement en France. On apprend bien aux enfants à traverser une rue, il serait temps de leur apprendre à circuler sur les autoroutes de l’information.

Enfin, pour clore le point sur Twitter, je recopierai ce qu’a mis un journaliste dans son profil sur cet outil : Twitteur de ce que je lis ailleurs que je ne lis pas dans nos grands médias. Car avant tout, Twitter est une source d’informations !

Pour l’usage à proprement parler des réseaux sociaux, cela m’évoque souvent le carnet d’adresses que possédait le journaliste dans le passé. Il pouvait joindre la personne qu’il souhaitait et être tenu au courant de ses activités. C’est ce qui a, pour beaucoup de monde, donné l’image de la possibilité du journalisme citoyen (en plus, désormais quiconque peut s’exprimer sur le net).

Alors, en résumé, oui, l’utilisation des réseaux sociaux est pertinente et recommandée pour les professionnels de l’information à la condition qu’eux aussi apprennent à les utiliser.

Pour une marque, croyez-vous à l’utilisation de Facebook comme outil de promotion ? Dans le cas d’une marque bien établie, que peut réellement apporter de plus une page Facebook ?

L’utilisation de Facebook par les entreprises est un domaine important. C’est selon moi une clef de voûte du succès du réseau. Une manière de voir le succès de ce réseau est d’ailleurs de constater qu’il a eu appropriation à la fois par l’homme de la rue et par les entreprises.

Dans le monde du commerce, pas seulement du e-commerce, on parle beaucoup ces derniers temps de social pour le CRM, pour le référencement, de social shopping… Facebook évidemment est à la pointe de ces domaines en plus de celui de la promotion. Il existe une multitude de solutions pour mettre en place une présence dans Facebook pour les entreprises depuis la page, le groupe, les événements, les jeux…

Kiabi vient de lancer par exemple en France une possibilité depuis le magasin d’envoyer la photo dans la tenue que l’on essaye à ses amis Facebook afin qu’ils donnent leur avis !

Quelle que soit la marque, établie ou pas, le but est d’être en contact avec ses “fans” et d’obtenir des échanges avec eux. On parle beaucoup de communauté dans cette situation, mais je n’aime pas beaucoup le terme. Il faudrait mieux parler en termes de clients, prospects et leads qui sont des termes marketing qui correspondent mieux à la situation. Cela donne certainement une image de modernité aux marques présentes dans ce réseau, et, ce qui n’est pas négligeable, pourquoi se priver de communiquer à un endroit où se situe leur cible !

Que répondez-vous aux détracteurs de Facebook qui dénoncent une coquille vide (statuts insipides, avalanches d’invitations, commentaires d’articles systématiquement critiques, groupes inutiles, etc) et une activité chronophage ?

Là encore plusieurs questions en une seule. Je m’oppose toujours en faux sur l’utilisation chronophage de Facebook à un tel point que j’ai mesuré le temps que je passais sur une semaine dans les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Tumblr…). Chaque jour, je suis une demi-heure dans les réseaux. Ce chiffre a été confirmé par un cabinet de délégation de community manager. Les CM de cet établissement passent une demi-heure environ par jour dans les réseaux. Ce que j’ai remarqué par contre dans l’usage des internautes est la propension qu’ils ont à jouer dans Facebook ! Peut-être que c’est le jeu qui est chronophage ! je dois reconnaître que cela dépend aussi de l’utilisation que l’on a de Facebook. Si par exemple, il vient en remplacement de MSN, il est évident que les personnes passeront plus de temps. Mais est ce Facebook qui est chronophage ou l’utilisation d’un service de chat ? N’oublions pas que Facebook regroupe beaucoup d’outils disparates par le passé : partage d’image, de vidéo, courrier électronique… et jeux !

Quant aux autres détracteurs, rien ne les oblige à suivre une personne pour éviter les contenus insipides ; que pour les invitations, on peut stopper l’envoie de celle-ci en refusant systématiquement les propositions de jeux et d’applications ; qu’ils ne sont pas obligés de s’inscrirent à des groupes inutiles et au contraire, je les invite à créer des groupes utiles puisqu’ils ne semblent pas exister et pour les articles systématiquement critiques, on peut noter que les entreprises ont en général très peu de commentaires négatifs. C’est un constat et pas seulement parce que dans certains cas, ils sont modérés. Bref, je pense que les détracteurs montrent surtout une méconnaissance en général de Facebook. Là encore une éducation serait peut-être nécessaire à moins que les réseaux sociaux ne les dérangent par la remise en cause de leur position ou de leurs pouvoirs ?

Que répondez-vous à ceux qui accusent Facebook de ne chercher qu’à établir une base de données à destination des publicitaires, de façon à mieux cibler les annonces en fonction du profil et des habitudes de consommation des utilisateurs ?

Ils n’ont pas tort. Mais, ce principe de CRM existe depuis l’apparition de la VPC (Vente par correspondance). Tentez de téléphoner à un service d’accueil de vendeur sur catalogue. Je suis certain qu’il vous posera des questions pour mieux vous connaître. C’est la même chose pour Facebook. À nous de l’apprendre, de le contourner au besoin.

Les réseaux sociaux comme Facebook posent-ils selon vous de nouvelles problématiques de communication ? Si oui, lesquelles ?

Comme je le précisais au début de mes réponses, il faudrait définir la communication.

Mais si je prends le modèle de communication de Shannon et Weaver, des différences existent. Nous ne savons pas toujours si c’est un ou des récepteurs que nous aurons et qui ils seront,, si le message sera lu dans l’instant ou plus tardivement…

Aucun modèle ne semble adapté à ma connaissance !

Mais, au-delà de la communication, c’est sa vie de tous les jours qui est impacté pour l’individu (dans l’entreprise, l’arrivée des réseaux sociaux impacte toute la hiérarchie, les systèmes d’information, le pouvoir de chacun).

Je peux prendre l’exemple dans l’enseignement. Lorsque je rentrai d’un cours donné à la fac, parfois je voyais des messages du genre : Delcroix à dit : “ ! J’ai appris à manier le off. C’est une question de confiance entre les étudiants et moi. Dans la même veine, les étudiants laissaient des commentaires pendant les cours sur d’autres enseignants…  mais ceux-ci ne possédaient pas Facebook.

Il y a aussi les problématiques liés à l’interculturalité… lorsque nous échangeons avec une personne d’une autre culture, les références et les valeurs ne sont peut-être pas les mêmes.

La disparition du vouvoiement peut-être considéré comme une problématique au même titre que l’éventuelle rediffusion d’une information (non destiné à faire du buzz !)

La communication ouverte à tous… Les parents autorisent les enfants de moins de 13 ans à s’inscrire, sans toujours savoir qu’il existe une grosse partie très “érotique” dans Facebook (en principe, la pornographie est interdite, mais ces derniers mois des images plus que suggestives commencent à apparaître).

La problématique de la mort : que faire d’un profil Facebook (connu ou inconnu) d’une personne qui décède ? Un mémorial comme proposé dans Facebook ? conserver la page en l’état ? répondre aux commentaires ?

Vous le remarquez la liste peut-être longue. Mais laissons le soin aux universitaires, journalistes ou autres spécialistes de plancher sur ses sujets !

Facebook est très prisé d’un jeune public. Selon vous, est-ce LA forme d’expression d’une génération ? (phénomène durable ?) Dit-elle beaucoup des préoccupations des ados d’aujourd’hui ?

Ce qui est amusant dans la question est qu’au début de Facebook, les jeunes ne voulaient pas y venir car on ne pouvait pas changer le décor ! Cela a bien changé effectivement, même si le mouvement actuel est un passage des jeunes (y compris des collégiens dans Twitter). Je ne crois pas pour autant que Facebook est la forme d’expression d’une génération. Je crois surtout que les jeunes, je parle ici de la génération Z, les 0-18 ans, sont de vraies digitals natives et qu’ils utilisent les outils qui sont à leur disposition. À l’époque des blogs déjà, la génération précédente, utilisait massivement les skyblog, MSN… Les jeunes Z emploient Facebook, Twitter, Pinterest… Rien de surprenant de mon point de vue !

Juste une remarque, qui rejoint un propos tenu précédemment, ils quittent parfois Facebook au profit de Twitter car ils s’y sentent espionner par leurs parents… Peut-être aussi un signe des temps et de la maturité numérique des jeunes qui est bien meilleure que ce que l’on peut entendre bien souvent !

Je n’ai pas beaucoup l’impression que l’on puisse se baser sur Facebook pour analyser les préoccupations actuelles des jeunes. C’est avant tout pour eux l’univers des copains et la poursuite de la cour de récré, auquel on peut ajouter leurs passions (ce sont des grands fans des marques !) Donc, un intérêt commercial évident, mais de là à en tirer des conclusions sur leurs préoccupations, il y a un pas que je ne franchirais pas.

N’oublions pas également que Facebook est aussi très proche de l’instant.Une information dans Facebook si elle possède une durée de vie supérieure à celle de Twitter, celle-ci n’en reste pas moins éphémère et reflète souvent l’instant présent !

Croyez-vous à une sociologie des utilisateurs de Facebook (éditeur de statuts compulsif, voyeur, spammeur, lecteur passif, etc.) ou l’utilisation que l’on fait du réseau ne fait-elle qu’épouser le caractère de chacun ?

Je ferais une réponse de Normand, cela dépend des individus. Certainement, la structure et les usages de Facebook accentuent le caractère de chacun. Mais, comme je le dis parfois en conférence, si je fais le parallèle entre une salle devant moi et des utilisateurs de Facebook, dans le premier cas, quelle que soit la conférence, ce sont presque toujours les mêmes qui posent les questions, ce sont presque toujours les mêmes qui “discutent” dans Facebook…

A propos de Facebook, Judith Donath (Sociable Media Group) parle de « toilettage social » (on maintient facilement le contact avec les relations que l’on n’a pas le temps d’appeler ou de voir). Etes-vous d’accord ? Si l’on parle de « toilettage », doit-on considérer que l’on n’entretient pas vraiment les relations, que c’est un substitut facile ?

Non, loin de là. Son propos s’appuie sur le concept des liens forts et des liens faibles. Un concept sociologique issu de l’expérience du petit monde de Mark Granovetter. En 1973, il a démontré que des cadres en recherche d’emploi trouvaient plus facilement et plus rapidement un poste en s’appuyant sur leurs liens faibles (environ 60 %).

les liens forts sont nos amis, notre famille, nos collègues ; les liens faibles sont les contacts avec qui nous passons peu de temps et où l’émotionnel et l’affectif est peu présent voire inexistence. Si les liens forts sont à l’origine de la cohésion sociale, les liens faibles que l’on trouve justement à haute dose dans Facebook favorisent l’intégration sociale et la circulation d’information.

Donc, rien à voir avec un substitut… Ces relations sociales existent également dans la vie de tous les jours : la boulangère par exemple !

Certains utilisateurs conseillent de couper de temps en temps avec sa communauté Facebook, par exemple en désactivant son compte. Ces pauses vous paraissent-elles indispensables ou du moins souhaitables ?

Honnêtement, je ne vois pas l’intérêt de se couper aussi radicalement de Facebook. Ils se coupent des autres réseaux, ils suppriment leur abonnement à Internet ?  On peut aussi supprimer la télévision, la radio, la presse écrite ou de boire son café, de manger du chocolat ! On peut aussi se poser la question du bienfait d’aller passer un séjour en ermite dans une forêt reculée.

Soyons plutôt raisonnables. Je pense qu’il faut apprendre avant tout que Facebook et les réseaux sociaux sont des outils comme les autres. Nous devons apprendre à vivre avec eux, et parfois sans eux. Cela m’arrive d’être un week-end sans me connecter ou parfois, être plusieurs jours en vacances sans regarder ce qui se passe dans sur la toile !

Mais, encore une fois, c’est certainement l’éducation à ces nouveaux outils qui est importante. Regarder le nombre d’articles sur Internet sur la manière de gérer au mieux sa messagerie électronique en indiquant d’y passer une ou 2 fois par jour. Nous devons pour les réseaux sociaux apprendre une hygiène de vie sociale !

Quel avenir voyez-vous aux réseaux sociaux type Facebook ?

Je vais peut-être vous surprendre, mais pour moi, ils sont déjà du passé dans l’état. Ils le sont depuis l’arrivée de Google Wave. À l’époque, tout le monde focalisait sur les possibilités de travail synchrone dans Wave et personne n’a remarqué que dès notre arrivé dans cet outil, un réseau social était mis en place par Google, de l’ensemble de vos relations !

Depuis, l’émergence du Web Temps Réel, dont Twitter est le flambeau, est passé par là. La géolocalisation est apparue, la mobilité est en train de tout balayer (ce n’est pas un hasard si lors de l’une de ces dernières interventions, Mark Zuckerberg insiste sur la priorité du mobile) ainsi qu’une nouvelle manière de “lire” l’information avec l’effervescence autour de Pinterest, d’Instagram… sans parler des vieux Flickr, Twitpic, etc. qui risquent de revenir sur le devant de la scène !

Les réseaux sociaux du type Facebook auront eu leurs heures de gloire, un peu comme les blogs aujourd’hui, à moins, qu’ils ne prennent la place d’agrégateur de contenu des médias sociaux (n’oublions pas que Facebook a racheté en son temps Friendfeed) et que demain, il faudra une interface pour se connecter au web. Pourquoi pas un Facebook qui contient tous les ingrédients pour le faire !

écoles et universités sur les réseaux sociaux

Je viens de retrouver une interview sur les attentes des étudiants des écoles et universités sur les réseaux sociaux. Je l’ai effectuée en février pour une étude que réalisait une agence… Comme je n’ai pas eu écho de ce travail, je vous livre ma prose de l’époque.

Depuis combien de temps communiquez-vous sur les réseaux sociaux et sur quels réseaux êtes-vous présent ?

J’utilise réellement les réseaux sociaux depuis l’arrivée de Facebook. Auparavant, j’étais très critique sur ces réseaux (à l’époque de Viaduc) pour moi ce n’était que la mise en relation entre personne sous la forme : les amis de mes amis sont mes amis !

Je suis présent sur de nombreux réseaux, testant les nouveautés mais je suis actif seulement sur les principaux : Facebook, Linkedin… je délaisse Viadeo (trop français, trop commercial…) et pour moi, Twitter ce n’est déjà plus du réseaux social mais du web temps réel !

Qu’attendez-vous de votre présence sur les réseaux sociaux ? Est-elle efficace en termes de communication et marketing ?

Au point de départ, j’étais un simple observateur sur ce qui se passait sur ces réseaux. D’ailleurs, la question fréquente des journalistes il y a quelques années étaient pourquoi vous faites tout cela dans les réseaux et sur votre blog ? Par provocation, je répondais : «je ne sais pas pourquoi je le fais, mais je vois ce que cela me rapporte !»

Actuellement, avec les années… ma réponse est différente et plus étoffée. La première raison est par ce moyen j’établis une présence globale sur Internet ! Je suis visible “partout”. L’autre raison est que ces outils me permettent de proposer du gratuit (indispensable selon le modèle économique du Free). Un élément important de la raison de cet “investissement” dans les réseaux et médias sociaux provient certainement de mon activité en indépendant. En effet, dans cette situation nous avons besoin de contact afin d’éviter d’être seul ! Ces outils assemblés les uns aux autres sont également une solution facile d’organiser sa publicité au jour le jour.

Ce sont en effet des outils marketing de tout premier ordre à condition qu’on les investisse avec discernement et stratégie… aussi bien pour les TPE jusqu’au grandes entreprises, associations… ou les établissement universitaire par exemple.

Au niveau de la communication, même si ces outils permettent l’échange, se sont avant tout pour moi des outils d’informations ! Je ne crois pas aux notions de communautés “virtuelle” ou de fan de marque comme on l’entend souvent évoqué ! L’équipe de foot de Lille, le LOSC possède sa communauté de supporters qui se retrouve sur Internet. La communauté existe à la fois sur et en dehors des réseaux. Par contre, si je prends les 6 000 personnes qui me suivent dans Twitter… je considère que j’ai des lecteurs (comme un journal) avec des personnes qui adhère à ma ligne éditoriale pendant un certain temps plus ou moins long. Depuis l’origine, j’ai vu des personnes me suivre puis me quitter. Moi même, je suis avec attention certaines personnes pendant une période (car nous avons les mêmes intérêts dans l’instant), puis je m’en écarte car nos problématiques deviennent différentes.

Que vous apportent vos blogs dans cette stratégie ?

J’allais écrire ce que m’apportait les blogs tant il est vrai que les blogs on profondément changé depuis leur apparition au début des années 2000. Il est certainement intéressant de revenir sur les raisons de la création de mon premier blog, les z’ed. Il m’apportait à l’époque un moyen de tenir informé les étudiants qui quittaient l’établissement au terme de leurs études sur les évolutions d’internet, de la PAO… à l’époque. Cela me permettait également d’écrire à nouveau (et remplaçait mon activité de rédacteur-journaliste que j’avais quitté 10 ans plus tôt).
Aujourd’hui, contrairement à beaucoup d’expert je ne suis pas certains que les blogs sont toujours aussi indispensable pour s’exprimer sur le net. Des solutions comme le partage de PDF (ISSUU, Scribd), de présentation PowerPoint (SlideShare), d’images (Flickr), de liens (Diigo, Twitter) ou de sites à mi-distance du micro blogging et des blogs (Tumblr) peuvent très bien articulé les uns aux autres et rassemblés dans des réseaux sociaux de type Facebook remplacer les blogs.

D’ailleurs, les blogs désormais se fondent dans les sites Internet. On n’a gardé des blogs à l’origine l’antichronologie de la publication des articles et les commentaires (au passage, ces commentaires désormais sont répartis dans les différents réseaux et médias sociaux).
Contrairement au début des blogs, cela devient l’endroit privilégie des textes de références, c’est à dire des articles que l’on aurait qualifié de trop long près de 10 ans en arrière.

Qu’est-ce qui constitue selon vous une innovation ? Pour vous qu’est-ce qui constituerai une innovation dans le domaine de l’éducation ?

L’innovation est pour moi l’introduction des nouveautés et de changements qui correspondent à changer l’esprit et à un désir de nouveauté.

Dans le domaine de l’éducation le champs des innovation est large ! Il peut prendre l’aspect de l’enseignement à distance (on parler beaucoup de nomadisme désormais), du rôle de l’enseignant (détenteur du savoir ou guide dans l’apprentissage du savoir), par le choix des outils : réseaux et médias sociaux d’un côté, du TBI dans un usage autre que celui de simplement remplacer des ordinateurs en réseaux ou un vieux tableau vert avec lequel on écrit à la craie, par des formations modulaires, par des enseignement en relation avec l’extérieur (par exemple, le cours avec Twitter comme support de prise de notes), la prise en compte des travaux des élèves et étudiants sur leurs blogs et autres réseaux (médias) sociaux, etc.

Je ne saurais pas choisir une innovation dans le domaine de l’éducation, mais plusieurs dans une version utopique actuellement : le droit pour les élèves d’utiliser leur téléphone portable en cours (d’ailleurs dans quelques années, y aura t-il encore beaucoup de constructeurs de calculettes), permettre le copier-coller (à condition d’indiquer les sources), équiper les élèves dès l’école primaire de tablettes qui seraient chargé de l’ensemble des livres scolaires, que les cours soient enregistrés en vidéo ou/et via un TBI et remis en ligne pour les apprenants et que les enseignants soit présents dans les réseaux sociaux et “amis” avec leurs élèves afin de leur apporter une aide, un soutien en dehors des heures de présence en cours.

Est-ce que l’innovation est importante pour vous ?

Je pense que vous avez déjà la réponse à cette question ! Oui, pour moi elle est indispensable dans cette période de transformation de la société.

Mettez-vous en place une veille pour être vous-même source d’innovation ?

Continuellement. La veille dans notre monde actuel est à la base de tout. J’ai commencé à veilleur avant l’apparition des blogs. Certainement des relents de journalisme !
Sans cette veille perpétuelle, nous ne pouvons voir les possibilités qui s’offrent à nous. D’ailleurs, c’est l’un des soucis pour les enseignants qui doivent à la fois veiller sur les outils qui apparaissent afin de pouvoir les utiliser en cas de besoin. Sans la connaissance de l’existence de ces outils, impossible de préparer un enseignement permettant l’emploi de ces innovations par exemple.

D’ailleurs, au cours l’année qui vient de s’écouler est apparu un nouveau concept sur internet (qui souvent est assuré par les “influenceurs”) : la curation. Les curateurs cherchent l’information, scrute l’innovation, l’analyse et renvoie l’information enrichie et spécifique dans le domaine pour lequel il intervient.

Percevez-vous des freins à l’innovation ?

Que ce soit dans l’enseignement ou dans d’autres secteurs, les freins à l’adoption de l’innovation des médias sociaux est relativement similaire. Une carte résumé bien les freins.

Dans le secteur de l’enseignement universitaire, un facteur supplémentaire empêche le développement de cette innovation : les laboratoires de recherche et leur manque de transparence.

Vers quels publics communiquez-vous au travers des réseaux sociaux ?

Pour répondre à cette question, j’aurai tendance à écrire que je n’échange pas avec le même public lorsque je travaille pour le compte Twitter @tweetennord que lorsque j’écris dans @Blogennord ou sur @erdelcroix. Pourtant, ce sont 3 comptes Twitter qui m’appartiennent. Seulement, pour chacun de ces comptes, une stratégie et des raison d’être différentes ont été mise en place, pour chacun d’eux une ligne éditoriale est définie.

Il en est de même pour la page de l’UFR que je dirige dans Facebook. La première réflexion était à qui devions nous adresser ! Les anciens, les étudiants actuels, les futurs étudiants, les entreprises gravitant autour de notre secteur… devions nous prendre la place de l’association des étudiants, quel ton, quel type d’informations…

À chaque support son usage. C’est d’ailleurs un préalable… quel support utiliser et pourquoi faire !

Quelles sont, selon vous, les innovations de ces prochaines années sur les réseaux sociaux ?

Je n’aime pas jouer au prospectiviste en matière d’évolution d’Internet en général et des réseaux sociaux en particulier. En effet, de trop nombreux facteurs peuvent intervenir pour cette vision à plus ou moins long terme.

Si l’on peut être certain de la disparition des disques durs dans les ordinateurs (d’ailleurs, l’ordinateur ne disparaîtra t-il pas au dépend des tablettes ?) qu’en est-il de la reconnaissance faciale dans Google, est ce que toutes surface ne deviendra t-elle pas un écran… Une seule de ces évolutions transformera notre usage d’Internet et des réseaux.

Et puis, il y a l’émergence de la vidéo. Il devient possible de créer des émissions de TV en liaison avec Twitter, Facebook, un chat en ligne… comme avec Ustream.tv. Ce type d’émission que toute personne pourra créer ne deviendra t-il pas le blog de demain ? Une manière d’enseigner dans ces réseaux sociaux ?

D’autres aspects sont à prendre en compte, à surveille attentivement dans le domaine de l’innovation des médias sociaux. La géolocation et le nomadisme à l’aide des smartphones et des tablettes modifiera à coup sûr nos usages. On commence déjà à le percevoir par exemple dans les services de partage d’images.

Enseignement supérieur – entreprises privées, quelles différences dans la communication sur les réseaux sociaux selon vous ?

Je vais peut-être surprendre mais pour moi il n’y a pas beaucoup de différences. La plus importante est peut-être l’absence de la connaissance et d’utilisation de la communication de la part du monde de l’enseignement ! Jusqu’ici l’enseignement supérieur se consacrait à former, éduquer… mais jamais curieusement à ne communiquer.

Qu’est-ce qui constitue selon vous l’équipe optimale pour qu’une université ou une école communique sur les réseaux sociaux/le web ?

Avant de parler d’une équipe idéale, je pense qu’il est bon de rappeler qu’il nécessaire avant toute chose qu’une volonté de la direction de l’établissement est nécessaire. L’instauration d’une présence sur les réseaux sociaux entraîne des transformations de toutes formes au sein du système d’information, transforme les notions de pouvoir des uns et des autres… et qu’elle prenne l’engagement de communiquer dans la transparence, sous la forme d’un dialogue et donc, être prête également à devoir “répondre” de ces décisions…

Le second facteur important dans la mise en place de cette équipe : le choix des objectifs… La réponse au pourquoi aller sur ses réseaux ? Pour permettre de créer une “communauté” des étudiants (faciliter les rapports des étudiants entre eux) ? Pour permettre aux étudiants d’améliorer leur relation avec l’administration et les équipes enseignantes ? Pour jouer sur “l’image de marque” de l’établissement ? Pour recruter de nouveaux étudiants ?

Si je prend un cas concret que je connais, une cellule de réflexion a été mise en place pour étudier la possibilité de s’installer sur les réseaux. Ceci a abouti à des demi-mesures : une présence sans véritable politique éditoriale et sans véritable prise en compte des avantages des réseaux sociaux. La communication envisagée restait institutionnelle et exclusivement institutionnelle. Les peurs (la réaction des enseignants, les dérives de la part des étudiants…) étant le prétexte un mettre en place une solution bancale qui permettait une présence sur les réseaux. Plusieurs personnes sont “responsables des contenus” mais personne n’est responsable, les uns et les autres se rejetant la responsabilité.

Résultat, plusieurs Pages pour différents services de l’établissement sont en lignes sans aucune corrélations et sans harmonies les unes avec les autres, les unes ignorant les autres.
J’avais proposé en préalable à la mise en place de cette présence de faire remonter par les différentes composantes de l’établissement les présences cachées (sans décision claire, les enseignants, les étudiants… crée une présence à la place de l’établissement mais réservée à quelques initiés) ou visibles afin de faire un état des lieux.

De là, il aurait été possible de confier à un stratégic community manager la structuration de cette présence et en fonction du choix de la direction de développer le choix des outils à employer, les intervenants, les lignes éditoriales…

Ensuite, la main serait donné à un ou des community managers… Le service communication de l’établissement est concernée, la bibliothèque ou/et le services culturels, sportifs associés à l’établissement… et pourquoi pas les ressources humaines. La question que l’on peut déjà se poser est le community management est un métier en tant que tel ou une fonction dans d’autres métiers ?

Il est important dans un établissement d’enseignement d’évoquer l’impact qu’aura la présence sur les réseaux sociaux au niveau des apprenants. En effet, si la présence dans ces réseaux de l’établissement pour la “communication institutionnelle” (qu’est ce que veut encore dire communication institutionnelle dans ces réseaux) parait évidente, au fil du temps, et avec l’arrivée prochaine de la génération Z (pour l’instant ce sont encore des étudiants de la génération Y qui viennent en cours), les étudiants ne comprendront pas que les enseignants dans le cadre des cours n’utilisent pas eux aussi les réseaux et médias sociaux !

À votre avis, quels sont les défis que devront relever la communication dans l’enseignement supérieur ces prochaines années ?

Le défis le plus important est certainement de trouver les moyens de combler le fossé entre les pratiques des enseignants et des jeunes qui ont désormais un usage naturel des réseaux sociaux. Ce même fossé qui existe entre la direction des établissement et ces mêmes jeunes (y compris les jeunes enseignants). Et, seule un changement profond dans la manière de considérer les réseaux et médias sociaux de la part de l’équipe dirigeante sera la clef du succès. Et surtout qu’ils ne disent pas à leur chargés de communication : «Vous avez trop d’avance… 3 ans, 5 ans…» mais au contraire, qu’ils prennent 3 ans, 5 ans d’avance ! Au direction à être visionnaire ! Gouverner c’est prévoir, non ?

politique : un tweet et tout fout le camp

Voilà, le second tour est passé… Je peux donner mon point de vue sur le tweet d’encouragement de Valérie Trierweiler à Olivier Falorni pendant la campagne du second tour des élections. Pour moi, l’usage de Twitter de la Première Dame de France marque un tournant dans la vie politique française sur les médias sociaux et je l’en félicite. J’attendais pour ma part que «l’affaire du tweet», «le tweet de Trierweiler», voire le «tweet» arrive enfin un jour, que l’on utilise Twitter comme une arme politique !

Je ne suis politiquement ni pour Ségolène Royal, ni pour Olivier Falorni… n’étant pas concerné par ce scrutin, toutefois, j’attendais le résultat des urnes pour poser mon interprétation…

En effet, pour le coup, je me place en observateur, grand utilisateur des réseaux et des médias sociaux et tente d’analyser régulièrement les usages… en particulier l’usage des médias sociaux dans le cadre de la politique ! La réaction des médias traditionnels ne m’a pas trop surprise…

La campagne des présidentielles avait été une campagne TV, la campagne des législatives, une campagne pour la PQR ! Dans aucune des deux, je n’ai pas vu de campagne sur les médias sociaux !

Et comme Vincent Glad dans Affaire Trierweiler: de quoi Twitter est-il le nom? sur Slate je pense qu’il est temps que les politiques comprennent que Twitter permet au d’intervenir immédiatement dans le débat public !
Reprenons l’histoire de ce fameux Tweet 😉

L’usage personnel de Twitter

D’un côté, la première analyse que l’on peut faire est que Valérie Trierweiler comme toute femme au monde qui n’apprécie guère une ex., une rivale ne se gène pas sur Twitter pour tenter de lui mettre des bâtons dans les roues…

Déjà lors des Présidentielles, la poignée de main alors qu’entre Ségolène Royal et Valérie Trierweiler n’étaient pas censées se croiser, en avril 2012, pendant une réunion de campagne à Rennes avait fait couler son pesant d’encre !

Quant aux jugements sur les rapports entre Valérie Trierweiler et l’actuel Président de la République, sur l’influence de l’un sur l’autre, de savoir s’il lit ou non les tweets avant qu’elle les envoie, etc. pour moi cela reste de la vie privée. Le couple Hollande-Trierweiler vit la vie qu’il désire, cela les regarde…

Et, peut-être curieusement, ce n’est pas de cette vie privée pour moi dont il s’agit ici dans l’affaire dont nous parlons… c’est dans ce premier point une « histoire de bonne femme » ! Entre « notables », mais qui restent de ce niveau dans le fond !

D’ailleurs à la lecture des différents articles de presse, on pourrait penser que l’actuelle compagne du Président n’avait pas le droit de s’attaquer à la mère des 4 fils du président… Pas touche à la mère.

Vous savez comment cela se passer parfois dans certaines familles, les droits de visites des enfants, les relations entre les ex. gâchés par les nouveaux amis des ex-mariés ! Vous voulez un dessin… ? Parfois, très bien, c’est vrai… parfois très mal, c’est dommage, mais vrai aussi !

L’usage politique de Twitter

Elle est libre la Valérie. Elle est très attachée à son statut de femme journaliste ! La compagne de François Hollande a décidé de continuer à exercer sa profession de journaliste malgré son statut, rejetant les critiques sur d’éventuels conflits d’intérêt ! Donc, elle Twitte et elle Twitte politique et polémiste…

On peut s’en apercevoir dans Trierweiler utilise Twitter comme une arme politique !

Ce qui dérange le monde politique bien établit… et qui d’ailleurs est l’une des raisons de leur absence dans les médias sociaux… et c’est pour cela que moi je l’aime ce message : « Courage à Olivier Falorni qui n’a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d’années dans un engagement désintéressé« , c’est justement la prise de distance avec l’appareil politique…

Un peu de recul… Ségolène qui ne s’était pas intéressée plus que cela à la chambre des députés pendant plusieurs années a été parachuté dans un fief socialiste ! Je n’ai pas l’impression au vu des commentaires d’ici delà que la base locale ait été beaucoup consultée ! Au soir de cette élection, on voit que le même sort à été réservé à d’autres personnalités politiques de tout bord parachuté à tel ou tel endroit !

On peut se poser la question de la « trahison » politique annoncé par Ségolène Royal au soir du scrutin… La trahison est où ? Que les instances parachutent dans des terres inconnues des dinosaures, que certaines personnes « influentes » disent tout haut ce que tout le monde pense tout bas ! d’autres raisons ?

Dommage pour quelqu’un qui avait lancé l’idée de désirs d’avenir pour l’élection présidentielle 2007. On pourrait être en droit cette semaine de se poser la question de savoir si c’était son idée ou celle de ses communicants.

Le message de Twitter de la compagne de notre président ne dit rien d’autre… : il faut arrêter les parachutages ! Pierre Berregovoy dans son temps n’avait pas été élu dans le Nord !

Ce qui surprend la presse et le monde politique c’est l’usage de Twitter… Moi, ce qui me surprend c’est plutôt l’absence de Ségolène Royale dans Twitter ! Et j’ai trouvé symptomatique les images que j’ai vues dans une émission de télé lorsqu’on lui tend le message papier où doit être écrit le tweet de sa rivale ! L’effet est désastreux…

Elle aurait été sur Twitter… Déjà, elle aurait répondu en direct… Elle aurait pu s’expliquer… alors que là, elle laisse le champ libre à son adversaire du jour… Évidemment les médias, présents pour la plupart grâce à leurs journalistes, peuvent s’emparer de l’information, la triturer dans tous les sens… Ségo est muette sur ce(s) médias ! Quand les politiques arrêteront-ils de croire que les médias sociaux ne sont pas un canal de communication comme les autres médias ! Ont-ils déjà fait le décompte du nombre de français qui est sur Facebook et le nombre de lecteurs ou de téléspectateurs… Pourtant, on ne va pas dire que nous ne leur répétons pas !

Évidemment, une réponse comme celle que j’ai entendue : «François Hollande a dit très clairement que j’étais l’unique candidate qui pouvait se prévaloir de son soutien et qui pouvait représenter la majorité présidentielle» ça ne fonctionne pas dans Twitter… même la larme à l’œil !

Qu’est ce que les Rochelais s’en contre fichait ! Ils auraient certainement préféré entendre les raisons, les motivations de l’ex-candidate à la présidentielle pour l’intérêt subit à leur ville ! Je pense qu’en 140 caractères, on peut le faire… Encore faut-il y être présent et que ce ne soit pas un attaché quelconque qui twitte à la place de l’un ou de l’autre…

Les partis et leurs représentants ne sont pas mieux lotis dans l’histoire… et quand je parle parti, je pense aussi bien gauche que droite…

Selon moi aucun parti politique actuel en France n’a une démarche cohérente et ambitieuse, digne de la politique sur les médias sociaux !

Valérie Trierweiler vient de donner en moins de 140 caractères un coup de vieux à la politique à la papa !

J’espère que cet aiguillon donnera à réfléchir aux politiques dans leur ensemble au lieu de se poser la question sur le droit ou non pour la Première dame de s’exprimer librement.

Ne confondons nous pas d’ailleurs titre et fonction ! Première dame de France n’est pas Ministre, Préfet en exercice… Pour les seconds, il serait peut-être bon de réfléchir à mettre en place des chartes d’utilisations des médias sociaux comme cela se pratique en entreprise…

Enfin, je dis cela, je dis rien… mais je crois savoir que des Ministre Belge twittent pendant le conseil des ministres par exemple, surtout que la liste est assez longue 😉

Je ne sais pas vous si vous avez déjà discuté avec un politique sur un problème quelconque… Moi à plusieurs occasions… et j’aime les laisser parler, leur laisser dire ce qu’ils ont envie de dire… puis je commence après ce discours surfait à poser ma question, avec un préliminaire : maintenant que le discours « politique » est passé, j’aimerais votre point de vue d’homme (ou de femme)… ! Ils n’aiment pas tous… pensant que seul leur discours politique insufflé par la hiérarchie (tiens, y’a encore une notion de pouvoir là-dedans) compte…

Arrêtez d’être des pantins de la politique, prenez vos responsabilités… On gagnera tous du temps. Parlez une fois franchement, de préférence sur les réseaux, vous verrez la différence 🙂

Alors, oui à un parlé vrai… Enfin… À une véritable discussion sur les réseaux qui pourrait émerger ailleurs dans la vie de chaque jour (IRL comme dirait les plus aguerris d’entre nous), où les idées des uns et des autres pourraient s’exprimer, remonter…

Et j’espère encore beaucoup de tweet de Valérie Trierweiler ou d’autres responsables de partie… qui fassent avancer les mentalités dans les différents partis qui composent la politique française !

la réponse à vos 101 questions Twitter #101TWIT

couverture 101 questions Twitter
la couverture de 101 questions Twitter

C’est Émilie qui m’a contacté voici quelques mois pour participer à l’ouvrage collaboratif 101 questions sur Twitter, coordonnée par Émilie Ogez et Jean-Noël Chaintreuil.

J’ai 2-3 « réponses » sur les usages de Twitter dans l’éducation, en cas d’alerte (séismique ou autres), une comparaison Twitter-Facebook dans cet ouvrage qui sera disponible le 28 juin… Je ne suis pas le seul à avoir apporté une contribution, nous sommes une soixantaine 🙂 J’aurai pu y inclure mon Twitter mode d’emploi : @, #, RT, OH, HT... qui est fréquemment mentionné dans Twitter, je n’y ai pas pensé 😉

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