publication de photos d’enfants par les parents dans les réseaux sociaux dont Facebook
Mon interview et ma phrase lâchée au sujet du problème des images d’enfants publiées et de la possibilité des enfants de porter plaintes contre leurs parents dans un media national m’a valu un petit tour du monde de la presse… puisque j’ai été appelé depuis la Russie jusqu’au Brésil en passant par la Grande-Bretagne 😉
Ces derniers temps la presse me contacte au sujet de Facebook suites aux soubresauts du réseau social avec l’affaire Cambridge Analytica : comme sur Atlantico ou sur les arpenteurs.
Mais, c’est un étudiant, Nelson Vieira de l’Institut supérieur des sciences sociales et politiques de l’Université de Lisbonne qui me contacte pour répondre à quelques questions. C’est un retour sur la publication des images d’enfants par les parents dans les réseaux sociaux et notamment de Facebook.
Quelle est votre opinion sur la publication et le partage de photos d’enfants sur les réseaux sociaux comme Facebook ?
Disons que la publication et le partage de photos d’enfants sur des réseaux sociaux de façon publique peut poser quelques soucis.
Ce ne sont pas tant les photos où les enfants sont « normaux » qui pose problème, mais celle où l’enfant n’est pas à son avantage, où il est ridicule…
Ainsi, je me souviens d’une connaissance qui a publié des photos de son nouveau-né où il est super joli, mignon… Il n’y a à mon sens aucun inconvénient à publier cette image des premiers jours d’un enfant…
Par contre, cela se corse rapidement… pour un enfant de quelques années. Nous avons le cas autour de nous d’une petite fille dont les parents mettent en ligne régulièrement son portrait… Ils sont persuadés que c’est une jolie photo de leur enfant, mais elle n’est vraiment pas à son avantage.
On a l’impression qu’elle fait une grimace à chaque fois (ce qui n’est pas le cas). Et, nous sommes plusieurs à penser que, plus tard, elle aura honte que l’on trouve cette photo d’elle dans Facebook ou ailleurs, car elle est diffusée en public. Idem pour les photos trop intimes.
Pas besoin d’évoquer le cas des enfants barbouillés de nourriture ou autres images hilarantes pour les parents. Pas pour les enfants plus grands. On se doute que les enfants ne soient pas contents de ces images plus tard.
Attention également aux grands-parents qui eux aussi sont fier de leur descendance et qui publient parfois à tour de bras des images de leurs petits enfants !
Considérez-vous comme sûr ou même éthique de publier des images d’enfants sur les réseaux sociaux sans votre consentement ?
Le réflexe des parents lorsque l’on évoque le sujet de la publication des images de leurs enfants et que ce sont justement leurs enfants. Ils ont l’impression d’avoir tous les droits sur ces images !
Ceci est en parti faux… car les parents sont responsables de la protection de l’image de leurs enfants.
D’ailleurs, en Allemagne, une campagne de publicité a sensibilisé à la question du droit à l’image des enfants : « #MeinBildGehörtMir » (« Mon image m’appartient »).
Donc, publier les images des enfants, pourquoi pas, à condition de leur avoir demandé l’autorisation au préalable !
C’est ce que j’ai fait depuis que les filles sont très petites. Comme pour un adulte, je demandais si je pouvais ou non publier l’image si elles étaient l’élément principal de la photo. Cela est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît !
Parfois, elles m’ont demandé de retirer une photo quelques années plus tard et je me suis exécuté dans la seconde.
Le partage de vidéos et de photos constitue-t-il une violation du droit à la vie privée et à l’identité d’un enfant ou un simple geste pour rester en contact avec ses amis et sa famille ?
Cette question demande beaucoup de réponses et différentes réflexions.
Il est souvent confondu les photos de l’album de famille qui il est vrai comportait parfois des photos gênantes d’un enfant, mais que seul un nombre très restreint de personnes pouvait voir.
Et surtout, les copains, les amis et l’environnement d’un enfant ou d’un enfant devenu adulte ne pouvait pas voir cette image qui restait au sein de la famille.
Ce n’est pas le cas si l’on diffuse une image dans les réseaux ou médias sociaux y compris au sein d’un groupe privé. Il est facile et parfois tentant pour l’un des membres de ce groupe de partager cette image ailleurs…
On parle souvent de la vie privée des jeunes sur Internet, mais rarement dans le sens évoqué dans cette question. Et la difficulté d’en parler provient du fait qu’à la base un profil Facebook par exemple est considéré comme un espace privé (surtout, s’il n’est pas ouvert à tout le monde).
De la notion de vie privée
C’est ce que j’explique aux parents lorsque l’on parle des profils des enfants. C’est avant tout un espace de leur vie privée. Et je fais souvent le parallèle entre un jeune dans les années 70-80 et un jeune de maintenant.
Dans les années 70-80, nous recevions du courrier postal avec parfois des photos à l’intérieur. Il était hors de question que nos parents ouvrent ce courrier. Désormais, plus de courrier, mais des échanges dans les réseaux et médias sociaux… Les parents n’ont pas grand chose à y faire encore moins à juger les contenus.
Alors, oui, lorsqu’un parent publie une image de son enfant sans son consentement, c’est une violation de sa vie privée. L’enfant peut publier, s’il est en âge de le faire, l’image qu’il veut de lui, pas ses parents…
L’autre effet piège est également le comportement des adultes dans les commentaires de l’image. Ainsi, j’ai déjà vu des images de petits filles de 13 ans maquillées telles des prostituées et les amis de la famille d’indiquer : que tu es mignonne, très jolie…
Que devraient considérer les parents lorsqu’ils partagent les photos de leurs enfants en ligne ?
La question est difficile… car il n’existe pas une réponse mais plusieurs en fonction des familles qui ont pour habitude de s’exposer aux parents qui refusent toutes les publications des photos de leurs enfants parfois même sur les photos des groupes d’élèves par années dans les écoles !
De même, méfiance dans les couples divorcés sur « l’utilisation » qui peut être faite de l’image de l’enfant dans le profil de l’un ou de l’autre…
Après pour ceux qui publient des photos de leurs enfants, la réflexion avant de cliquer sur le bouton partage est de se demander si cela est nécessaire, si cela n’est pas pour montrer aux autres que j’ai un enfant, si l’image ne peut pas être « mal » interprétée, que cela devienne un sujet de moquerie, que cela « dérange » plus tard l’enfant… Mais, avouons le ce n’est pas toujours facile, nous sommes tellement fier de notre progéniture 😉
Et surtout que les parents demandent l’avis de leurs enfants le plus tôt possible sans chercher à les influencer sur l’acceptation ou non de la publication des images.
À quel âge les enfants devraient-ils pouvoir décider si les parents peuvent poster quelque chose en ligne à leur sujet ?
Là encore, il n’y a pas une réponse toute faite… Cela dépend des familles, des échanges et des relations parents-enfants…
Allez, je me lance… Dès 5 ans, un enfant sait s’il veut que sa photo soit publiée ou non… Même avant !
Et surtout, ce qu’il ne faut pas oublier… qu’il puisse demander à retirer n’importe quelle image de lui qui est en ligne !
Quel contrôle les enfants ont-ils sur leur propre empreinte digitale ?
En tant qu’enfant, actuellement ils n’ont aucune possibilité à ma connaissance d’intervenir.
Mais déjà des fakes sur le sujet circule comme celle de cette Autrichienne de 18 ans qui aurait décidé d’intenter un procès à ses propres parents pour 500 photos personnelles d’elle sur Facebook !
Quel genre d’informations les enfants voudront-ils voir publiés sur eux-mêmes sur les réseaux sociaux à l’avenir ?
Encore une question sans réponse ou presque. On aurait tendance à répondre : «Des informations qui les avantages ». Mais, qu’est ce que cela veut dire… Et puis, je remarque qu’une fois plus grand (en général adolescent), ce sont eux qui choisissent de publier des images de leur passé marquant un événement, un rassemblement de personnes…
Cela va plus loin que leur image. À la maison, nous avions l’habitude, toujours avec leur accord de publier leurs travaux d’art plastique (et ils sont toujours en ligne). C’était une fierté pour eux enfants de recevoir des commentaires parfois d’artistes sur leur travail…
Bref, le monde évolue et les enfants sont de plus en plus jeune à intégrer les réseaux et médias sociaux… et honnêtement je serais de mauvais conseil sur le sujet 😉
Comment pouvons-nous apprendre à un enfant à ne pas partager trop d’informations sur les réseaux sociaux si les parents ont un comportement opposé?
Avec cette question, vous mettez le doigt sur l’une des grosses difficultés de l’apprentissage des réseaux sociaux. Normalement, c’est aux parents à apprendre à leurs enfants les dangers et les risques des réseaux sociaux, comment communiquer au mieux grâce à ces outils, etc. et des études nous montre l’inverse.
Souvent, les parents sont pires utilisateurs des réseaux sociaux que leurs enfants… Les enfants ont beau être de la génération Z (ou pour ceux nés depuis 2010 de la génération Alpha), la 1re génération qui apprend à ses parents… ce n’est certainement pas la panacée.
Il y aurait l’école… mais à de rares exceptions près, les enseignants sont du même type que les parents !
C’est pour moi une guerre sans fin… qui devait s’éloigner avec l’arrivée de nouvelles générations successives qui géreront « normalement » ce type de problèmes.
Comment assurer la protection de l’identité en ligne et de la vie privée des enfants ?
Il faudrait définir les limites de la vie privée de l’enfant que l’on expose (indiquer son école est déjà sujet à débat) et aussi l’identité en ligne que l’on laisse ou non transparaître…
Déjà, il existe un âge légal (13 ans en général) qui permet l’usage des réseaux. En dessous de cet âge, normalement, même si je suis bien conscient que de nombreux jeunes de moins de 13 ans sont déjà dans les réseaux, c’est aux parents de savoir ce qu’ils publient au sujet de leurs enfants.
Très tôt, je conseille d’expliquer de manière simple que l’on ne sait pas qui vient voir ce que nous publions.
Mais aussi expliquer que l’on ne sait pas qui est l’internaute qui est derrière un profil et également apprendre à « communiquer » correctement : savoir ce que l’on peut publier, ne pas publier…
Donner quelques explications sur le droit (droit à l’image notamment)
Mon maître-mot reste l’éducation, éduquer les enfants. Mais aussi éduquer les parents qui croient savoir utiliser ces outils, mais qui ne savent pas le faire en réalité !
Autour de moi (qui joue le rôle du « vieux con », 2 générations Z répondent à mes questions : Clara, la future journaliste et Yseult, l’influenceuse aux 415 000 abonnés Pinterest (mais aussi désormais influenceuse Instagram si l’on considère 5 000 abonnés comme base à partir de laquelle nous sommes influenceurs)
Merci de ne pas être trop sévères sur le résultat de le vidéo… notamment pour la 1er partie de l’émission fortement dégradée au niveau de l’image.
Nous devons nous roder et nous avons décidé d’attendre un peu (histoire de voir le succès de cette nouvelle émission avant d’investir dans du matériel. On pense notamment au micro par exemple.
Mais, pour l’instant, rien ne reste figé… y compris sur le choix de la plate-forme !
Vous pouvez retrouver les articles mentionnés de l’émission Génération Z n°1.
Nous commençons déjà à préparer l’émission suivante, celle du lundi 24 avril à 18 h, toujours en ligne (voir l’article)
Qui se souvient du mercredi 16 décembre 2009 à 20 h 30 ! C’était les premières des cuisines du net de l’époque. Un duo vous a apporté pendant quelques semaines son regard sur Internet, les réseaux sociaux (je ne me rappelle plus si l’on parlait déjà de média social ;-)…
Une émission sur la génération Z
Quelques années plus tard, je reprends la même principe mais cette fois en l’orientant génération Z. La première de cette nouvelle mouture arrive ce soir lundi 10 avril à partir de 18 h (heure française) pour une demi-heure d’émission à parler de la génération Z.
C’est un nouveau rendez-vous pour tous ceux et celles qui s’intéressent aux jeunes de la génération Z aussi bien dans le domaine de l’éducation, que du marketing et du commerce, du RH et du travail avec eux…
Ce rendez-vous sera bi-mensuel, les lundi de 18 h à 18 h 30.
Qui parle de la génération Z ?
Dans un premier temps, nous serons 3 devant la « caméra »
Yseult Delcroix, 19 ans, qui travaille avec moi depuis le mois de septembre. L’an dernier, nous lui avons interdit d’arrêter ses études… car forte de ses 400 000 abonnés dans Pinterest, elle gagne de ‘l’argent » depuis quelle était en 1er !
Très orienté marketing, comportement d’achat, utilisation des réseaux et médias sociaux, elle donne des conférences avec moi comme celle très remarquée au SEO Campus : Le marketing d’influence au travers de la communication de la génération Z ? mais aussi seule au sujet de Pinterest par exemple.
Yseult réalise également des audits pour les entreprises sur leur présence dans Pinterest ou d’autres média sociaux…
Clara Delcroix, 17 ans, a commencé à se faire repérer par RFI (Radio France Internationale) dans le cadre du projet Mondoblog. Elle est la benjamine à avoir été acceptée en tant que blogueuse l’année dernière alors qu’elle était âgée de 16 ans (elle a aussi eu la chance de participer à la formation Mondoblog et ainsi être blogueuse officielle au sommet de la Francophonie. Le nom de son blog : Pure génération Z. Elle réagit beaucoup sur ce qui est dit au sujet de la génération Z, mais aussi analyse ce qui fait encore son univers : l’éducation nationale.
Eric Delcroix… euh, oui… c’est moi… Vis à vis de la génération Z j’ai commis le blog generation-z.fr. Je suis fréquemment appelé par les médias pour donner mon avis au sujet de la génération Z et j’interviens lors de séminaires ou de conférences pour expliquer qui sont ces jeunes de la génération Z, comment ils travaillent, comment ils achètent, comment ils communiquent…
D’ailleurs, nous avons un autre projet commun avec Yseult et Clara ; la cuisine de mémé Moniq dont je vous ai déjà parlé 😉 dans Communiquer par l’image comme la génération z, ça marche !
De plus, nous préparons un livre, au moins tout les 3 sur la génération Z 😉
Si vous souhaitez suivre l’émission, tout est expliqué pour nous retrouver ce soir dans l’article : l’émission sur les z ce soir, ce sera dans Ustream ou en utilisant le menu cuisine du net de cette page 🙂
Je profite de l’occasion pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2017 avec tous mes vœux de bonheur et de réussite au niveau privé ou professionnel.
Difficile au passage à la nouvelle année de ne pas répondre aux sirènes des bonnes résolutions. Je n’y crois pas à ces résolutions (selon une enquête, 88% des résolutions de la nouvelle année échouerait). Quand j’ai arrêté de fumer, je ne savais en janvier que le 14 juillet suivant j’arrêterai du jour au lendemain.
Je pense toujours que ces bonnes résolutions sont une façon de se donner bonne conscience sur un aspect de son comportement, une habitude ou son mode de vie sans engagement… Une façon de dire, vous avez vu… Je sais que ce point n’est pas bon et j’aimerai vous faire croire que je vais en changer ! Je dois être trop honnête pour pratiquer de telles choses !
En plus, c’est surtout au niveau professionnel que mes intentions se portent… Une sorte d’horoscope sur ce qui arrivera à moi-même et par la force des choses à Ed Productions 😉
La génération Z
L’axe majeur de cette année 2017 sera pour moi la génération Z !
De plus, depuis 2010, pour la rédaction d’un article dans une revue scientifique, j’avais mis le doigt sur cette génération… et donc, j’avais des « exemplaires » à la maison qui correspondaient dans l’esprit à ce qui décrivait déjà la génération Z à l’époque !
J’ai attendu quelques années pensant que les médias allaient s’approprier le sujet… Ne voyant rien venir, je me suis résolu à publier sous la forme d’un blog une revue de presse sur cette génération Z, notamment pour préparer les entreprises au niveau marketing et ressources humaines à l’arrivée de cette génération… C’est ainsi que generation-z.fr est né !
Devant la couardise de certaines entreprises (et pour moi un manque total de déontologie) j’ai cessé de mettre en ligne ma revue de presse ! Mais, c’est décidé, pour 2017, generation-z.fr repart du bon pied car trop de choses fausses sont actuellement publié sur cette génération z !
Et puis, comme le mentionne Clara dans son dernier article, 2017 est l’année de la génération Z 🙂
Un livre : une famille 2.0 ou comment vivre avec des générations Z
J’ai certainement une analyse de la génération Z facilité par la présence à la maison de 2 spécimens à qui nous avons donné une éducation très orientée pour leur avenir… Un peu sans le savoir. Désormais, nous avons la plus grande qui possède plus de 400 000 abonnés à son compte Pinterest et la plus jeune a rejoint le « clan » Mondoblog (plus exactement a été sélectionné pour publier chez eux)
Lors des conférences Parents-enfants-internet, en expliquant qui sont les gen Z, je m’appuie sur des exemples que j’ai à domicile (mais aussi de personnes de notre entourage et sur des études de différents pays)
Aussi, devant de désarroi et l’incompréhension de certains adultes à l’égard de cette jeunesse (pour d’autres, c’est souvent une mauvaise observation ou l’envie de reproduire un schéma d’éducation du passé alors que nous devons éduquer nos enfants pour un monde à venir), donc devant ce désarroi, nous avions réfléchi en famille à la possibilité d’écrire un livre sur comment vit-on entre ces générations Z désormais au sein de la famille…
Nous avions différentes propositions d’éditeurs… mais nous n’étions pas certains d’avoir le courage d’écrire ce livre ! Comme l’année 2017 sera l’année de la génération Z, nous devions le faire, car on (Clara et moi notamment) lit tellement d’âneries sur cette génération dans les articles Français que l’on devait faire quelque chose pour expliquer ce qu’est le quotidien de nos rapports et de cette génération z.
La décision a été prise lors de notre périple pour suivre le cercle polaire entre Rovaniemi en Finlande et Mo I Rana en Norvège en passant par Jookmokk en Suède pendant ces dernières vacances de Noël (6 500 km environ, cela laisse le temps de discuter entre nous en voiture 🙂
Ce sera un ouvrage à 8 mains : les 2 filles, ma femme et moi-même.
Une partie en introduction présentera la génération Z, une partie sera consacrée à la génération Z à l’école, une autre au travail en entreprise et une partie sur le marketing et ces jeunes.
Nous nous sommes fixé une parution pour ce livre avant les grandes vacances… mais il y a de fortes chances pour que vous en entendiez parler davantage d’ici là !
La cuisine de mémé Moniq
Cela m’amuse de parler de la cuisine de mémé Moniq, car dans ce que je montre de mon activités professionnelles après avoir mis en place la stratégie BtoB du salon VAD Conext pour en faire le 1er compte sur les réseaux et médias sociaux à l’époque (ce n’est plus le cas depuis que je ne travaille plus avec eux !), la cuisine de mémé Moniq me confronte au monde du BtoC, qui plus est dans un secteur hyper concurrentiel puisque comme pour l’entraîneur de l’équipe de France où chaque Français est l’entraîneur de l’équipe nationale, les français sont tous experts en cuisine (et c’est sans parler des autres pays et nationalités 🙂
Cette année 2017, je vais encore m’investir davantage dans ce projet aussi bien en stratégic Community management (mais en partenariat avec mes 2 générations Z de fille) que pour les contenus, le CM et les éventuelles négociations « commerciales » 😉
Et puis, là, on parle d’utopie, se serait bien de se trouver une marque partenaire pour augmenter encore un peu plus vite notre évolution désormais.
L’objectif que nous nous fixons (euh, les chiffres des objectifs restent chez nous) est d’augmenter encore notre poids au niveau des présences de façon uniforme dans les différents médias sociaux, augmenter les types de contenu dans le blog et dans les réseaux, etc.
Reste la problématique de Niouf-niouf. J’aimerais beaucoup lui faire suivre le chemin de mémé Moniq, mais il est toujours difficile de se découper en 15 pour travailler sur de nombreux projets !
Donc, je le garde à l’esprit et je verrais ce que je pourrais faire de ce projet cette année.
Désormais, reste à chacun de nous, Yseult et moi, à trouver sa place exacte et aussi à préparer éventuellement le terrain pour Clara 😉
Sinon, concernant cette partie, elle dépend entièrement de vous et de vos besoins… Nous attendons vos contacts pour vous apporter notre aide.
Cette collaboration familiale débouchera peut-être sur la création de quelques chose en ligne sur la stratégie de présence sur le web et sur les stratégies de contenu… Ce sera basé sur certains séminaires que nous donnons parfois sur ces sujets… Mais, nous ne connaissons pas encore la forme que nous donnerons à ce travail.
Une émission de radio-télévision
Je dois l’avouer faire de la radio-« télévision » me manque. L’expérience des cuisines du netque j’avais réalisé pendant plusieurs mois il y a quelques années me démange toujours.
Encore une fois, c’est pendant notre périple dans le grand Nord que nous avons peaufiné le concept 😉 Nous car il inclue désormais les filles.
Mais, pour tout vous avouer, il n’est pas encore complètement au point. Il nous reste des zones d’ombre. Cela va d’une émission de radio (dans le cadre d’une véritable radio) filmée en direct à la possibilité de reprendre le principe des cuisines du net…
Les filles et moi avons envie de faire partager nos découvertes dans les médias sociaux, les évolutions, les tentatives des influenceurs de se risquer sur tel ou tel outil et de plein d’autres choses…
Mais, vous devrez attendre que l’on se lance pour connaître exactement notre contenu… mais pour cette émission de radio-télévision, vous devez patienter que nous soyons to be on the air.
Encore une fois, bonne année 2017 à vous, la nôtre sera bien chargée à n’en pas douter 😉
Je ne reprendrais pas la déjà longue vie de la cuisine de mémé Moniq. Il vous faut juste savoir que depuis plusieurs années maintenant, ce sont Yseult et Clara qui donnent l’impulsion, la ligne de conduite pour mémé Moniq.
Mon rôle se limite à une fonction de conseiller technique. Je maintiens le blog côté technique et mets à leur service mes qualités de curateur et de community manager pour donner un coup de main 🙂
Le choc des photos
le blog publie seulement les recettes demandées suite au partage des images dans les médias sociaux
Je le constate chaque jour : la communication par l’image choisie par les filles avec une diffusion sur les réseaux et médias sociaux fonctionne bien.
Le blog de mémé Moniq tourne désormais à une moyenne de 600 vues par jour (18 000 par mois – 500 à 700 visites par jour) ce qui laisse parfois songeurs certainesentreprises.
Cela ne s’arrête pas là puisque prochainement le compte Twitter de mémé Moniq devrait dépasser les 4 000 abonnés, dans Facebook, certaines images sont « vues » plus 14 000 fois !
Influenceurs du secteur culinaire
récapitulatif Twitter sur les 28 derniers jours avec des pourcentages à 2 chiffres
Oui, depuis quelques mois déjà, certaines structures nous plaçaient dans le top 100 des influenceurs dans le secteur de la cuisine ou des comptes culinaires. Nous avons dû évoluer depuis le temps et nous rapprocher de la tête 😉
Au passage, cela me fait sourire… Je suis influenceur concernant les médias sociaux, de mémoire Facebook, Twitter et Linkedin, etc. et désormais cuisine 😉
Rire… On retrouve d’ailleurs ma patte avec la volonté avoir des présences « appréciables » partout plutôt qu’un compte spécifique énorme.
À ce sujet si vous consultez le compte Pinterest de mémé Moniq, vous verrez que les tableaux créés par Yseult avec largement plus de 360 000 abonnés sont noyés dans la masse ! C’est un choix (nous profitons de temps en temps de mémé Moniq comme d’un laboratoire grandeur nature).
la communication inversée
la portée des publications ne cesse d’augmenter sur Facebook depuis septembre
Ah oui,évidemment, le blog n’est pas l’outil principal mis en avant, même si elles y pensent parfois. Je ne rentrerai pas dans le secret des Dieux 😉 Par contre, elles ont complètement inversé le système d’information autour du blog.
Dans le secteur de la cuisine, nous sommes habitué à ce que les internautes publient leurs recettes dans leur blog et ensuite les images dans les réseaux sociaux.
La technique des générations z est complètement inverse. Elles publient les images du plat, du gâteau…dans les réseaux sociaux où les internautes leur demandent la recette qui sera dans ce cas publiée le blog !
Ne cherchez pas, la cuisine de mémé Moniq n’est pas dans YouTube ! Non, non, ce n’est pas une erreur 😉 c’est un choix réfléchi de leur part… Pour d’autres projets, elles y seraient évidemment !
là, pour vous aider 🙂
Donc, si vous cherchez des « influenceurs » concernant la cuisine (pas lifestyle, mais exclusivement cuisine) vous savez où frapper désormais. Enfin, visiblement pas sur Lille, car nous ne devions certainement pas être intéressant pour les organisateurs de Food et halles).
De même, si vous souhaitez être accompagné, coaché.… sur la présence dans les médias sociaux, communiquer avec la génération z, etc. comme d’autres le sont déjà ou pour des séminaires et conférences, n’hésitez pas à contacter Yseult ou moi (ou encore Clara 😉
Des experts, des influenceurs de la communication sur le net, du marketing digital, du community management vous offre leurs services
Depuis la rentrée de septembre, je travaille au quotidien avec Yseult qui a rejoint Ed Productions. Nous sommes désormais 2 à vous offrir nos services (le conseil, l’accompagnement et le coaching sur les médias et réseaux sociaux, le marketing social, le contenu marketing ou non, etc.) Bref, la gestion de la présence en ligne.
Et n’oubliez pas : «Sans présence sur le net, tu meurs.»
Je travaille avec des jeunes de la génération Z
Ma génération z et ses 400 000 abonnés dans Pinterest m’apporte son lot de complémentarités sur la communication, le marketing, les médias sociaux et la manière de travailler version génération z.
Sa sœur, celle de 17 ans présente au sommet de la Francophonie nous aide sur certains projets. Pour ceux qui nous suivent, il s’agit de Clara, la « qualifiée » Mondoblog de RFI. Toutefois, pour elle, cela reste avant tout l’année du bac !).
Bref, mes filles et moi pouvons vous aider à communiquer du mieux possible sur le net.
Cette communication, nous pouvons l’adapter à de multiples situations pour parler aux jeunes ou aux autres générations !
L’exemple dans le secteur grand public de la cuisine de mémé Moniq (avec une orientation BtoC) est édifiant à cet égard. Un article devrait rapidement vous éclairer 😉
Cette complémentarité rejaillit également lors de certaines conférences ou séminaires (génération z,community management…). Imaginez un spécialiste de ces domaines et Yseult (beaucoup plus rarement Clara) enrichissant ces rencontres !
Pour moi, c’est une nouvelle remise en cause de travailler avec elles. Enfin, non une adaptation plus exactement dans mes façons de voir « internet », la communication, etc.
De plus, cette situation me permet de vivre au quotidien les relations de travail avec une génération z dans l’entreprise !
On répond à vos besoins
Aussi, si vous avez des besoins, n’hésitez pas à nous contacter.
Surtout pour ceuxmêlant nos 2 univers.
Mon expertise des réseaux et médias sociaux, du marketing digital et du contenu, de la curation ou du strategic community management.
Et celle d’une génération z « influenceuse » sur Pinterest et à la pointe des réseaux sociaux et médias sociaux utilisés par les jeunes.
Les entreprises de VPC asiatique principalement dans le secteur de la mode qui l’ont contacté pour travailler avec elle sur Pinterest ne s’y sont pas trompées).
J’aurais pu titrer ce billet un message par semaine au lieu d’un message par jour, c’est pour moi du pareil au même. Vous avez d’ailleurs déjà dû entendre cette phrase a accompagné sa consoeur :«On ne doit pas publier de trop, car cela dérange l’internaute !»
Autre excuse souvent énoncée : «Cela évite d’avoir des abonnés pour des abonnés sous-entendu il existe des abonnés beaucoup moins intéressant que d’autres ! Je ne parle pas des abonnés achetés… ceux là ne sont pas intéressants évidemment !
Combien de messages dans les médias sociaux
Je pense que vous l’avez compris, je parle des contenus dans les médias sociaux ! Ce discours de la mise en exergue du message unique m’horripile !
Je le comprends encore de la part des mauvaises agences (Fuyez les agences qui vous proposent la publication d’1 message par jour, par semaine où tout ce qui peut ressembler à cela en changeant éventuellement le 1 par 2, 3, 4…).
En cela aussi, je vais à contre-sens de pas mal d’infographies censées indiquer ce qu’il y a de mieux à faire (mais c’est vrai que je deviens allergique à l’industrialisation du community management)
Je m’appuie sur différentes raisons pour prôner la diffusion multiple et variée, toujours à valeur ajoutée évidemment.
On sait désormais, il est nécessaire de publier souvent, et plusieurs fois, le même message afin que le public en prenne connaissance sinon il n’apparaîtra pas dans les fils d’info des abonnés. C’est une évidence que moins on publie d’informations, moins on aura de partages, de retweets, de Like, etc.
Alors pourquoi se contenter d’un seul message par jour ?
Voici quelques années, je me rappelle participer à un débat sur Tweeter lancé par une personne se posant la question de savoir s’il était intéressant de publier ou non dans Twitter au vu du faible taux de retweet observé !
J’y expliquais qu’il est important dans Twitter de posséder une masse critique d’abonnés et de publier à maintes reprises chaque jour afin d’être facilement relayé de plus ou moins nombreuses fois !
Et c’est là qu’intervient la politique éditoriale définie par le community manager des comptes concernés.Vous savez le truc qui définit quoi, quand, où publier et sur quelle forme ! Je ne connais pas de secteurs ou d’entreprises sans un ensemble d’informations à publier.
C’est plutôt l’inverse qui se produit (lorsque j’accompagne les entreprises on réfléchit toujours sur ce que l’entreprise possède déjà en son sein et on est toujours surpris dès possibilité que l’on trouve !).
Donc arrêtons de dire que l’on teste, que l’on vend un message par jour, etc. ! Disons plutôt que l’on publie un nombre de messages non définis variable selon l’actu des différents jours.
Assez d’excuses
Ah oui, stop également aux excuses comme :«l’internaute sature si les textes sont longs, si vous publiez trop souvent…» Les excuses sont faites pour s’en servir, mais ce n’est pas une raison.
Vous savez l’internaute possède une arme absolue. Il peut se désabonner de vos comptes. Je peux vous garantir qu’il fait cela plus facilement que l’effort qui lui a été nécessaire pour vous suivre !
Donc plutôt que définir un nombre de publications à ne pas dépasser par jour observons les taux de désabonnement !
Des exemples concrets
Enfin, je dis cela, je ne dis rien, mais c’est comme cela que j’ai monté la communauté Twitter de la cuisine de mémé Moniq ou celles des différents réseaux employés pour communiquer pour le salon Conext qui pour moi devait vivre 365 jours sur 365 et pas seulement les 3 jours du salon ou presque, soit dit en passant !
Je ne saurais pas vous donner une quantité moyenne de messages à publier chaque jour (pour d’autres comptes, cela serait hebdomadaire)car elle est fonction des contenus à publier (merci la veille)et de la fréquence qui me semble être juste sur le moment afin « d’exister » sur le web avec une politique des abonnés propre à chaque compte.
Résultats, à l’époque où j’animais la présence du salon Conext, nous étions largement leaders par rapport aux salons concurrents sur les médias sociaux.
Désormais la cuisine de mémé Moniq est considéré comme un influenceur dans le secteur culinaire selon certains organismes, grâce à son Twitter, son blog, son Pinterest… (Nous sommes en train de « monter » en puissance le compte Instagram… )!
Si l’envie vous prend de vous aussi avoir une présence digne de ce nom dans les médias sociaux, n’hésitez pas à me contacter d’autant plus que désormais, je travaille avec ma spécialiste maison de Pinterest (400 000 abonnés), nous pourrons évoquer le sujet 😉
attentats de Paris le vendredi 13, médias sociaux et attitude citoyenne
L’AFP dès le samedi et Atlantico quelques jours plus tard m’ont demandé par téléphone mon avis sur l’usage des réseaux et médias sociaux lors des attentats de Paris mais je n’ai rien vue de publier de ce que j’avais dit… J’ai aussi répondu à un journal d’une école de communication sur l’attitude citoyenne suite aux attentats sur les réseaux sociaux notamment Facebook (euh, c’était la question d’origine).
En complément, j’ai écrit cette réponse avant les annonces du Président de la République sur l’usage du drapeau français en hommage demain, vendredi, 15 jours après les événements !
En préliminaire, il faudrait définir ce qu’est l’attitude citoyenne dans les réseaux et médias sociaux ou ailleurs ! Parlons-nous d’adopter une attitude citoyenne dans la société de l’information comme cela est enseigné dans le B2i ? On en est loin lorsque les termes de respecter les droits d’auteur et de propriété sont évoqués par exemple !
Alors cela veut dire quoi une attitude citoyenne ? Confondons-nous citoyenneté (exercice des droits civiques) et nationalité voir patriotisme… ?
J’ai l’impression que lors de ces derniers événements pour beaucoup, c’est le patriotisme qui ressurgit avant tout (d’ailleurs, l’éclosion des images de Facebook sous un drapeau français est pour moi dans le lot avec l’envie de certains de vouloir comme aux USA vouloir planter un drapeau dans son jardin)
À la différence des événements de janvier, on n’a pas arrêté de nous répéter que c’était les attentats de Paris, la capitale de la France ! En janvier, c’était un journal et le droit de s’exprimer… Le terme de guerre était peu employé à l’époque !
En tout cas, il semble que l’on a appris des attentats de Charlie, notamment les médias traditionnels (Les internautes se sont tournés massivement vers les médias pour s’informer lors de ces évènements… Si les médias suivaient les réseaux sociaux en janvier, cette fois, ce sont les utilisateurs des réseaux sociaux qui ont suivi en général les médias !)
À la différence du mois de janvier également tout a été vite, très vite cette fois encore.
Mais, à mon sens, rien n’a su remplacer : #jesuischarlie qui faisait l’unanimité aux moments des événements de janvier, qui avait été repris par les télévisions…
Là, j’ai plus eu l’impression de vivre une guerre pour imposer #PrayForParis #NousSommesUnis ou #JeSuisParis ! Au passage, je ne pense pas avoir vu ces hastags en tête de la liste des suggestions en cours de soirée !
À la limite, les comptes Twitter à ces noms sont plus récup. que citoyen (l’INPI a refusé les demandes d’enregistrement des marques « Pray for Paris » et « Je suis Paris » dans les jours suivants !) mais, pas malin à mon sens d’utiliser le nom d’une société qui existe depuis… 2011 !
Cela correspond à la sensation ressentie au cours de cette soirée d’attentat et du week-end qui a suivi… Avant de parler de citoyenneté, j’ai eu l’impression que pour certains cette fois, c’était une manière de se “faire voir” ! On est loin de la citoyenneté surtout si elle correspond à faire preuve de civisme et de civilité : la politesse, le respect, la capacité à venir en aide à une personne en difficulté sont les règles élémentaires de vie en commun. Effectivement, pris sous cet angle, quelques actions ont été citoyennes dans les médias sociaux.
Cependant, il est paradoxal de constater que quelques jours plus tard (une semaine environ) on ne connaît quasiment plus l’ordre des actions citoyennes dans Facebook ou ailleurs !
Ainsi difficile de savoir à quel moment Facebook a mis en place en cours de soirée l’application « I’m safe. » permettant de signaler à ses proches que l’on est en sécurité et que Twitter de son côté diffusait en haut des fils d’actualité une invitation à suivre le compte de la préfecture de Polices et un numéro de téléphone officiel pour obtenir des renseignements. Snapchat modifiait ses filtres…
Les entreprises tentaient de rassurer les parents, amis… ou de leur livrer l’information la plus précise pendant que les utilisateurs des réseaux et médias sociaux organisaient la solidarité du terrain avec les “victimes”. L’exemple le plus parlant est certainement #PorteOuverte.
Notons, que rapidement les parents et amis des éventuelles victimes, on mit en place #jecherche !
Il est important aussi de ne pas laisser sous silence les fausses rumeurs qui ont également envahi les réseaux sociaux au cours de cette soirée et de la nuit qui a suivi ! Un comportement pas très citoyen pour le coup… de même pour les photos diffusées des personnes blessées ou décédé non floutées…
Si je devais me résumer… Oui, les internautes ont naturellement utilisé les outils de réseaux et médias sociaux pour venir en aide aux “autres”… comme dans toutes les situations équivalentes. Mais, rien d’exceptionnel. On sait depuis plusieurs années que les internautes en général privilégient ce moyen de communication et continueront à le faire…
La question à se poser est pourquoi les municipalités et autres instances territoriales, organismes publics,… ne sont pas plus présent dans ces médias sociaux lors de telles situations…
En 2011, pour l’exercice grandeur nature Grenoble Richter 38, toutes les instances : villes, région, département, préfecture… avaient refusé ma présence pour l’exercice (je “travaillais” en complément pour une société d’alerte téléphonique).
Cette fois, la préfecture de Police semble avoir “informé” a minima…
À quand une réflexion plus approfondie sur le sujet.
Comme vous le savez, j’exerce avant tout la fonction de conseil dans les médias sociaux, dans la communication on line, l’e-reputation… Parfois, il m’arrive de regarder ce que mes successeurs réussissent à ma place ou ce que les comptes dont j’ai eu la charge deviennent… Oui, je m’instruis… Ils sont meilleurs que moi normalement ! Non ? Si, ils devraient puisqu’ils ont réussi à me « chiper » le contrat 😉 Et puis, on peut comprendre ses erreurs et ses échecs…
Toutefois, parfois, je reste un peu abasourdi par ce que je constate. D’ailleurs, le titre d’origine de l’article était : des incompréhensions qui m’écoeurent et me donne envie de tout plaquer ! Voici donc quelques exemples qui m’inquiètent et qui ne font qu’animer mes incompréhensions…
conseil en stratégie digitale : incompréhensions par l’analyse des chiffres
J’avais pensé publier mes statistiques sur les évolutions notamment de Facebook et Twitter, mais je ne veux pas que l’on reconnaisse l’entreprise ;-). Par contre, je peux ajouter que chaque année, j’ai fait des propositions qui n’ont jamais été entendue pour encore améliorer la présence dans les médias sociaux de cette structure… Mais non, visiblement, cela ne les intéressait pas ! Je savais qu’il y avait moyen de bien mieux faire encore, pour vraiment pas beaucoup plus cher… bref, j’assumais mon rôle de conseil en médias sociaux ! Mais, je n’étais pas décideur dans l’affaire et les médias sociaux, même si l’entreprise savait que c’était important pour elle n’en n’a jamais compris le sens et l’utilité !
J’ai été déçu bien entendu lorsque je voyais des organismes différents, parfois concurrents, mettre en place 1 an ou 2 après mes propositions ce que j’avais proposé… Mais, là n’est pas le problème… Je peux comprendre le manque de vision des dirigeants… même si j’avais réussi à positionner seul la marque (Oui, je n’ai pas d’équipe 😉 comme leader dans son secteur sur les médias sociaux avec un Klout (je sais, il vaut ce qu’il vaut !) au-dessus de la barre des 60 (il est désormais aux alentours des 40 !) 😉
Allons-y pour un graphique… C’est l’évolution du compte Twitter. Les autres statistiques dans les réseaux et médias sociaux sont du même type. Pas difficile à faire… À croire que les dirigeants de l’entreprise concernée ne savent pas utiliser un tableur ! Encore les réseaux et médias sociaux, on peut comprendre… Mais un tableur ! Je pourrais même croire que les chiffres n’ont plus de sens pour les entreprises !
l’évolution du compte Twitter au fil du temps… en années ! Je pense que vous devinez quand je n’étais plus là 😉
Petite précision, je pense, si mes infos sont bonnes, que mes remplaçants perçoivent le même montant que moi ! La courbe n’est plus la même… Autrement dit, moins de progression pour le même montant dans un secteur où la concurrence croit au rythme qui était le mien désormais !
Oui, j’avais bien compris rapidement que nous n’avions pas la même stratégie eux et moi (mes successeurs) ! C’est visible sur les graphiques, non ? Simple question… Quelle partie préféreriez-vous ? avant n-2 ou après ? Ma stratégie ou la leur ?
Toutefois, le résultat est là et je ne comprends pas la décision des dirigeants de la structure de s’entêter dans cette perspective…
Bref, je pense que vous comprenez mes incompréhensions… comme conseil dans les médias sociaux !
Pour moi, le principal but de la présence dans les médias sociaux est d’améliorer la visibilité de son entreprise… Le résultat n’est semble-t-il pas folichon désormais ! Non, je ne veux pas d’explications aussi saugrenues les unes que les autres… Je reste sur mon seul constat, la stratégie employée n’est pas la bonne et surtout que l’on ne vienne pas me dire que le public qui me suivait n’était pas adéquat, car pour ainsi dire, mes successeurs ont gardé le même ! Pas plus des remarques concernant le nombre de Tweet avec le hashtag ou je ne sais quoi… Je connais l’analytics de ces comptes 😉
Donc, si j’étais dirigeant de l’entreprise concernée, je considérerai le résultat de ce changement de partenaire comme nul, voir négatif selon ce critère de la notoriété. Ce changement de prestataire, de conseil en médias sociaux n’a rien apporté !
OK, le but de tout le monde dans les réseaux et médias sociaux est de vouloir vendre ! Déjà, ils n’ont rien compris ceux qui pensent cela… On fait du lead dans les médias sociaux et on doit avoir le comportement adéquat envers ces personnes (à la décharge de la société de services qui m’a remplacé, certains grands chefs habitués au commerce BtoC ne semblent pas avoir compris qu’ils sont dans le secteur du BtoB désormais ! )
Donc, là, c’est aux dirigeants en question de se remettre en cause et se former, s’informer (Auprès des bonnes sources, pas des bonimenteurs de la profession…) Mon Dieu, n’y penser pas… Voyons, le grand Manitou de l’affaire connaît tout mieux que vous ! Je ne parle pas de la fidélisation client au travers des réseaux et médias sociaux… Le terme fidélisation clients doit être une inconnue dans la stratégie de cette direction !
Dernier point, mais celui-là, je n’avais pas réussi à le mettre en place non plus… Le recrutement ! C’est du domaine du RH… Relations Humaines… Au vu de la manière dont je me suis fait éjecter, ne parlons pas de relations humaines dans le cadre ce cette entreprise !
Bon, je garde le meilleur pour la fin… Cette organisation se casse la figure d’année en année aux yeux de tous, sans jamais savoir enrayer la chute malgré quelques cautérisations par ci, par là ! Les explications de ce déclin sont abracadabrantesques à chaque fois. Ils ne convainquent visiblement que les personnes qui dirigent (et encore…)
Mais, à la vue des résultats dans les médias sociaux, c’est certain que ce n’est pas de cette façon dont ils vont s’en sortir…
Si vous rencontrez une situation similaire… Je peux vous faire un audit et si je vois des opportunités différentes, je veux bien prendre la situation en main 🙂 Contactez moi pour cela !
Conseil en médias et réseaux sociaux : l’analyse des contenus et du positionnement marketing
Si je regarde cette fois d’anciens projets auprès de TPE et de free-lance que j’ai suivis comme conseil en présence digitale et qui pour la plupart vivotent depuis, les raisons sont autres !
Nous sommes en plein dans la problématique des contenus et des rêves et fantasmes liés aux médias sociaux !
«Comment avec le nombre de personnes qui vous suivent aussi peu de personnes viennent sur mon site !» Certains soupçonne même que j’aurais acheté des fans ou autres… 😉
Et bien, Monsieur, Madame, il peut y avoir plusieurs raisons que vous ne voulez pas entendre. Pour commencer, moi, j’ai une stratégie de longue date qui s’est établie au fil des ans ! Vous, vous débutez et mon public n’est peut-être pas le vôtre !
Et puis, non, on ne recopie pas le contenu des plaquettes, ce n’est pas le but. Vos seules photos de catalogue ne collent peut-être pas à l’outil. Vos produits s’adressent peut-être à un marché très étroit avec peu d’acheteurs…
Au lieux de vouloir m’imposer votre vision des réseaux et médias sociaux… vous auriez mieux fait de me faire un peu plus confiance ! Je peux comprendre que ce que je dis est déroutant pour vous… n’empêche, cela fonctionne…
Le pire quand même dans le secteur a été ce site super bien référencé, avec des milliers de visiteurs par jour…qui espérait du jour au lendemain, grâce aux médias sociaux, plus que doubler sont nombre de visiteurs sur son site ! Il n’avait que des offres d’emploi à proposer…et 2 jours après avoir créé les comptes Twitter et Facebook (impossible de négocier et de parler d’autres réseaux), le patron râlait, car le résultat espéré n’était pas là !
Oui, la durée est nécessaire également pour mettre en place une stratégie de présence correcte dans les médias sociaux… Un mois, deux mois ne suffisent pas !
Et puis, la stratégie digitale s’inclut dans la stratégie beaucoup plus large du marketing avec notamment la politique de prix, de promotion, de mise en place et de produit ! Si vous avez un produit nul ! N’espérez pas le vendre via le net ou pas d’ailleurs… Internet ne rendra pas votre produit meilleur et les réseaux et médias sociaux encore moins.(Oui, j’ai connu des cas…avec eux, j’ai refusé de travailler…)
Je retrouve ces cas de figure dans les TPE (Très Petites Entreprises) bien souvent et j’ai souvent tendance à les excuser… Ce n’est pas simple pour elle de se confronter au monde des médias sociaux sans la culture « afférente ». Beaucoup de TPE ont l’idée du siècle, mais sans le marketing qui va avec !
Un peu dans la même mouvance, les indépendants. Toutefois, il me semble plus facile de corriger leur défaut, même pour ceux qui refusent de « passer » du temps dans les médias sociaux ! En général, on trouve un compromis… ;–) et lorsque je regarde leur travail, la plupart réussissent plus ou moins bien, mais c’est normal à voler de leurs propres ailes.
Il faut dire que j’ai trouvé la formule adaptée avec eux ;) Elle peut s’appliquer aux autres situations également ! Après une journée ou deux de formation, on peut mettre en place un système de tickets conseils 😉 En général, cela suffit ! Mais, il est vrai que pour un free-lance, sa présence et son é-reputation sont son personal branding !
Conseil en contenu : une incompréhension graphique
le bandeau Facebook du salon #conext qui m’étonne
Bon, pour ce cas, je peux citer qui est concerné, car il est de notoriété publique que je m’occupais du salon Vad qui n’arrête désormais pas de changer de nom…
Bref, je passe ces derniers jours sur la page Facebook… et je vois un nouveau bandeau, un nouvel habillage… Pourquoi, mais pourquoi cette image… Même moi tout seul, c’est-à-dire sans graphiste… Je n’aurais pas fait pire ! Nous sommes dans le monde du e-commerce, de la vente à distance…
Par acquit de conscience, je vais voir le site de l’événement… ! Autant les habillages dans les médias sociaux sont sombres, autant celui du site est clair (Non, je n’ai pas envie de faire de pub pour eux, mais vous trouverez rapidement le site, j’en suis certain ;-)… Allez comprendre !
Que ce soit dans le print ou sur le web, on m’a toujours appris (Rire… j’ai même fait des formations dans ce sens) qu’il est nécessaire de garder une cohérence dans l’identité visuelle…
Mais revenons en à l’image… Bon, déjà, elle est sombre… et cela m’interpelle !
De plus, rapidement, on remarque que nous sommes à Londres et non à Lille, sans parler de l’impression qui se dégage de l’image, l’impression que les personnages vont à une manifestation, pas à un salon professionnel ! Ou encore, vu l’éclairage, les mecs qui se dépêchent le matin pour aller au boulot, mais pas à un salon à Lille !
Et, il y a ce personnage qui retient mon attention ! Vous l’avez remarqué ? Celui au-dessus du t ! Bref, pour moi, rien à voir entre les personnes sur l’image et le public du salon concerné !
Évidemment, je pense à une image « piquée » sur le web en la voyant ! Un p’tit tour dans Google Image s’impose 😉 Gagné… 14 pages de résultats… Elle a servi à tout ou presque ! Plus de 4 000 utilisations pour illustrer des articles ou des sites avec cette image complète… Un peu moins retaillée comme ici ! Vous n’avez pas fait dans la demi-mesure Messieurs les créatifs 😉
j’aime bien la photo d’origine mais pas pour un salon professionnel à Lille
C’est vrai que j’ai un peu de mal à comprendre ce choix d’image… Je n’en reviens toujours pas ! Comment peut-on ?
Qui plus est ! C’est bien une agence qui s’occupe toujours des comptes sociaux ? Ils n’ont pas de graphistes ? Ils doivent se contenter de récupérer des images sur le net ! À moins que cela ne soit lié à une autre de mes remarques générales sur beaucoup d’agences : leur manque de créativité ! Vendre, ils savent le faire, être créatif, beaucoup moins (créatif pas seulement au niveau du graphisme… des stratégies de présence dans les médias sociaux y compris)
En tout cas, l’image n’aura pas coûté très cher… Elle est libre de droit sur Pexels.
Vraiment pour un événement de cette importance, jamais je n’aurais utilisé une photo prise dans une base de données d’images libre de droit tel quel… Je continue de rester perplexe ! Le salon n’a pas de photographe ? Pas de photos à fournir ?
Dommage, car j’aime bien le gros # dans l’avatar ! Quand je dis que parfois voir ce que font mes successeurs m’inspire 😉
Ah oui… Je note également que si le bandeau a été modifié, certaines mises à jour de base ne l’ont pas été dans la page 😉 Un peu gros quand même pour une page qui semble désormais seulement communiquer lors de l’événement… C’est un choix… Pas le bon selon moi, mais cela n’engage que moi !
C’est justement la difficulté de communication d’un salon ou d’un événement annuel : faire vivre l’événement en dehors des quelques jours de l’événement. Cette année en suivant une étudiante, nous en étions arrivé à la même conclusion dans le secteur des festivals !
Ludovia fait cela très bien… La rencontre est la cerise sur le gâteau ! C’est un bon exemple à suivre. Mais c’est vrai aussi que l’organisateur, Eric a mis en place une véritable stratégie par rapport à cela en compagnie d’Aurélie !
Si vous aussi êtes organisateur d’événements et que vous souhaitez une présence à l’année dans les médias sociaux… Je pense qu’il y a un deal à faire. Contactez-moi 😉 Rire… surtout dans le domaine du e-commerce, du marketing… Cela me ferait plaisir de retrouver une première place dans le domaine 😉
Tiens, d’ailleurs, je note… Désormais, le principal concurrent du salon est passé devant lui sur Facebook et Twitter !
Comme quoi, avec ma politique, je ne devais pas être si mauvais que cela puisque j’occupais les premières places 😉 et donc, c’était une bonne raison de m’évincer ;- ) Il faut toujours changer une pièce gagnante 😉 je n’ose même pas regarder les autres concurrents… Ils font peut-être mieux eux aussi… Qui sait !
Je veux tout plaquer…
Ne voyez pas dans les exemples que je mentionne une quelconque réaction d’animosité… Non, comme je l’ai dit en commençant, il est important pour moi de voir ce que deviennent les comptes dont je m’occupais… et souvent, de constater que le baratin de certains ou l’incompétence d’autres à souvent plus d’impact que les résultats attendus ! Je suis certainement trop exigeant !
Quand je vois ces gâchis… Je suis dans l’incompréhension totale… Nous sommes dans un monde qui marche sur la tête, notamment les entreprises. 10 ans pour en arriver là… C’est décevant pour moi ! Très décevant !
Mes états d’âme n’y changeront pas grand chose. Tout le monde s’en fout… quand je constate ce genre de situation au quotidien.
J’ai à plusieurs reprises lancé des appels pour occuper un poste, même à mi-temps de responsable marketing et communication, car j’atteins le niveau maximal de ras-le-bol de la gouvernance de l’information et des médias sociaux et des systèmes marketing et de communication avec mes activités de conseil ! Au moins, en intégrant une entreprise « pour de vrai », pas comme consultant, je serais aux manettes à 100 % ! J’attends vos appels 😉 Je me berce peut-être de douce illusion… mais au moins, je vous promet une chose ; je ne laisserais pas faire des choses pareilles pour votre entreprise ou votre structure !
Bon, après avoir fait le point sur ce que j’avais dit jusqu’ici dans ce blog au sujet des influenceurs et de l’influcence dans le 1er billet, puis sur mes lectures du moment, il est temps que je vous donne mon point de vue actuel sur l’influence, les influenceurs, les RP 2.0… C’est l’objet de ce billet !
J’avais promis de l’écrire en début de semaine… j’ai quelques jours de retard 😉
Influents, influenceurs, influencer, influence…
Pour commencer, essayons d’y voir plus clair dans ces termes employés par tout un chacun selon des sens différents, notamment l’influenceur.
Bien sûr, certains d’entre vous commencent à me connaître et donc bêtement, je cherche la signification du mot dans mon dictionnaire chéri : le CNRTL ! (ne vous inquiétez pas, j’en consulte parfois d’autres comme le Littré et nous possédons au moins 3 encyclopédies à la maison… Encyclopédies papier bien sûr 😉 Je connais la réponse d’avance. Le mot influenceur n’existe pas, il n’est même pas dans les correcteurs orthographiques !
Ça commence bien, moi qui voulais trouver une définition toute faite 😉 Mais, je triche, je le savais… Par contre, influent, influence et les verbes correspondants existe, donc il n’est pas difficile de construire une définition à partie de là !
Faisons un peu de sémantique. On va donc dire que l’influenceur est une personne, une structure ou même un objet ou une chose (On dit bien désormais que le web est influent ;-). Jusque-là, je pense que tout le monde est d’accord ! Allez, pour simplifier, je dirais le maelström : mouvement d’agitation intense qui entraîne irrésistiblement 🙂
Donc, nous avons un maelström influent. Vite la définition de ce qui est influent. L’entrée Influent(e) dans mon dictionnaire donne plusieurs définitions du mot :
Qui agit sur une chose (généralement, de façon lente et continue) en la modifiant à long terme
Qui agit progressivement sur les dispositions psychiques ou sur les opinions morales, intellectuelles, politiques de telle personne ou collectivité
Qui a le pouvoir (reconnu ou conféré par tel groupe social) de régir l’opinion, de jouer un rôle important dans les affaires publiques
[En parlant d’une chose] Qui est l’instrument ou la marque de ce pouvoir
En psychologie, l’influence est le processus par lequel une personne fait adopter un point de vue par une autre
L’influence en politique a pour objectif de modifier le comportement d’une cible sans recours à la contrainte ou la coercition
L’influence sociale ou la pression sociale est l’influence exercée par un individu ou un groupe sur chacun de ses membres dont le résultat est d’imposer des normes dominantes en matière d’attitude et de comportement.
Cette influence entraîne la modification des comportements, attitudes, croyances, opinions ou sentiments d’un individu ou d’un groupe suite au contact avec un autre individu ou groupe.
Intéressant toutes ces définitions, non ? Je vous laisse le temps de choisir la définition qui vous convient (avec une attention soutenue sur la définition d 🙂
Une définition marketing de l’influenceur
marketing de l’influence ou comment l’influenceur intervient dans un processus d’achat
Pendant ce temps, je m’en vais faire un tour sur les explications fournies par les sites de définitions ou glossaires de termes marketing ! C’est vrai que lorsque l’on évoque l’influence, surtout dans mes activités, on pense en 1er lieu au marketing. Pourtant, l’influence est une thématique beaucoup plus large… que celle du marketing !
Eh bien, sans surprise, pas grand monde de d’accord entre ces sites !
Toutefois, je remarque les mentions de prescripteur, de préconisateurs, de recommandation, de leaders d’opinions comme les journalistes… Cela me rappelle mes vieux cours de marketing… c’était en 1979 et au début des années 1980 😉 Et si, on parlait déjà d’influence à l’époque ?
J’y vais de mémoire… Alors, le rôle des intervenants à chaque étape du processus d’achat…
Il y avait :
Les informateurs : à l’époque, les journaux professionnels et les salons, aujourd’hui Internet
Les conseillers suggèrent le choix d’un produit ou d’un fournisseur selon leur fonction au sein de l’entreprise ou de leur statut (syndicat professionnel par exemple)
Les prescripteurs définissent les caractéristiques du produit à acheter. Ils sont reconnus par les autres membres du « centre d’achat » pour leurs compétences techniques. C’était les bureaux d’études, des méthodes, les architectes, etc.
Les utilisateurs, souvent à l’origine du besoin, sont parfois conseillers, voire prescripteurs…
Les décideurs par essence décident du choix et ont le pouvoir de décision dans l’achat
Les acheteurs effectuent les achats de l’entreprise. Contrairement à une idée répandue, l’acheteur n’est pas toujours le décideur…
Toutes ces personnes interviennent dans le processus d’achat soit sous la forme de personnes différentes, soit réuni en une seule personne !
On remarque que l’influence ne vient pas seulement de ceux qu’on appelle communément « influenceurs » comme on tente à nous le faire croire régulièrement… : informateurs, conseillers et prescripteur peuvent se targuer du titre d’influenceur.
Mais, si je parle de l’influence pour un acte d’achat, et aux « influenceurs 2.0 » (les influenceurs du web ou influenceurs sociaux) en particulier, je me dis naturellement, qu’ils doivent faire partie des informateurs !
Ils ne peuvent être conseiller puisqu’ils ne sont pas présents dans l’entreprise ou le ménage, ni appartenir au monde des prescripteurs, car ils pourront rarement définir les caractéristiques du produit que vous devez acheter. À moins que ce ne soit des influenceurs experts qui factureront, dans ce cas, leurs services 😉 Si vous me considérez comme tel, n’hésitez pas à me contacter 😉
Donc, je résume… l’influenceur informe… Ok. Reste à savoir qui il informe ! Les utilisateurs, bien entendu, et les décideurs évidemment…
Donc, on pourrait écrire une définition parcellaire, celle de l’influenceur marketing : c’est un maeltrom qui informe les utilisateurs et les décideurs en vue d’un achat !
Je passe sous silence l’aspect promotionnel du marketing… Mais j’entends toujours dire que si l’on est sur Internet, c’est pour gagner de l’argent… donc acte ! Pour gagner de l’argent, il faut vendre (même si la promotion y aide 🙂
N’est-ce pas là que la notion d’influenceurs et d’amplificateurs diverge… L’un est là pour faire vendre, l’autre pour communiquer ! Idem pour l’influence et la popularité. Mais, c’est une nouvelle manière d’expliquer ce que j’ai lu : si quelqu’un fait un achat sur la base de l’avis d’une personne, cette personne est un influenceur !
Le maelstrom d’influence au sens large du terme est-il seulement à réserver et à analyser en termes de marketing ? Je ne le crois pas… Ou alors, en effectuant une vaste boucle pour y revenir !
Et si tout cela venait du web 2.0, des pairs et des pro-am
Kodak, précusseur des pro-am avec ses amateurs avertis
Non, je ne vous donnerais pas encore ma définition de l’influenceur… Je continue de réfléchir « à haute voix ».
Qu’est-ce qui est à l’origine des influenceurs sur le net ? Dans le web 1.0, l’influenceur n’existait pas pour ainsi dire… Alors qu’est-ce qui a changé entre-temps ? L’arrivée des blogs et du web 2.0.
En effet, plusieurs phénomènes conjoints ont mis les influenceurs sur le devant de la scène !
L’arrivée des blogs a créé les premiers influenceurs
Les blogs ont permis à ceux qui voulaient s’exprimer de le faire… et à l’époque, les blogrolls marchaient à plein régime ! Certains s’en sont mieux sorties que d’autres étant lus et commentés par pas mal de personnes (Vous savez les 600 visiteurs jours arbitraires dans les précédents épisodes 😉 Donc, certains blogueurs sont devenus « influent » (un terme qu’on leur a claqué comme cela au départ pour les démarquer de la masse).
Ce qu’ils écrivaient (Je n’ai pas dit recopier d’un communiqué de presse ou traduit d’un site anglais) avait un poids. À l’époque, on pouvait encore croire que la majorité des « grands » blogs pouvaient se confondre avec le média presse… Il y avait du contenu ! Du vrai ! C’est aussi ce qui a expliqué leurs succès !
Évidemment quand je parle de blog, je ne parle pas des Skyblogs de l’époque… (Parfois, j’ai l’impression pour certaines personnes aujourd’hui qu’elles pensent avoir connu les blogs avec leurs aventures du « lâche ta com » qui faisait fureur dans les Skyblogs ! Pour une fois, je serais péjoratif… Ne confondons pas les torchons et les serviettes… Mais, c’est une piste de réflexion à avoir, les ex-possesseurs de Skyblogs continuent à alimenter leurs blogs de la même manière aujourd’hui qu’à l’époque me semble t-il, fait de copier-coller (éventuellement traduit désormais) !
Je tiens à signaler que je n’avais rien contre les Skyblogs, ils avaient leur utilité pour le public concerné !
L’avis des pairs influence
L’une des grandes vérités du web 2.0 est l’importance de l’avis des pairs (À opposer aux hors-pair : sans égal, exceptionnel, hors du commun) : ces semblables ! La génération Z fait cela très bien constamment et on lui reproche d’ailleurs 😉 Bref, je reviendrais sur la génération Z plus tard !
L’avis des pairs va au-delà de l’achat de quelque chose, même si ça l’inclue… mais vous pouvez poser la question autour de vous pour savoir quoi penser, quoi acheter, comment réagir…
Intéressant, si on rapproche le pair du terme influenceur… La notion de communauté parasite le discours… La communauté est rarement un groupe de pairs… c’est avant tout un rassemblement fluctuant de personnes intéressées par une ou des thématiques communes à un instant T !
Si je regarde qui me suit aujourd’hui, les personnes avec qui j’interagis… la plupart ne sont plus les mêmes qu’au début, sur les blogs par exemple ! Hier, quelqu’un me disait encore : «Je dois l’avouer, je ne te lis plus».
Donc, l’avis des pairs est aussi une piste sur l’influence (à mon sens l’une des seules qui fonctionnera avec la génération Z !) Ceci vous éclaire peut-être sur la difficulté à les « rencontrer ».
L’avis des pairs est désormais souvent passé sous silence dans les ébauches de stratégies sociales ou digitales ! Pourtant, tout le monde (chacun est pair d’au moins une autre personne) désormais peut être un jour ou l’autre influent envers quelqu’un d’autre ! La phase d’Andy Warrol résonne perpétuellement à l’oreille de chacun : «À l’avenir, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale.»
Quand les pro-am s’en mêle, l’influence est au rendez-vous
Dernière personnage de la série après le blogueur et le pair, le pro-am (non, je ne parle pas de golf) ! Spécialiste ou pas des médias sociaux, je suis quasi certain que plus de 80 % des internautes ne savent pas ce qu’est un pro-am ! Enfin, vous lecteurs chéris 😉 et surtout habitué à mes écrits en avez connaissance 😉
Le terme pro-am, contraction de professionnel-amateur, est un mot apparu avec le web 2.0 même si son existence est beaucoup plus vieille…
Je raconte souvent dans les conférences que Kodak avait identifié les pro-am dès les années 1970. Leurs clients étaient répartis en 3 segments : les Klic-klac Kodak (la majorité des familles), les professionnels et les amateurs averties, ceux qui développaient et agrandissaient leurs photos eux-mêmes dont une bonne partie d’entre eux pouvait discuter d’égal à égal avec un professionnel sans appartenir à cette catégorie !
Le pro-am, c’est typiquement cela et on le retrouve dans de multiples domaines : le comptable qui est expert en ornithologie, la caissière qui voue une passion à la culture des roses et que tout le monde consulte pour son savoir-faire… Mon frère est un pro-am… Apiculteur amateur, mais en contact avec les services de secours pour récupérer un essaim… est ébéniste de son métier ! D’ailleurs, untel, chauffeur de poids lourd rivalise avec lui en ébénisterie !
Vous avez compris ce qu’est un pro-am ? Un dernier pour la route… Dans le domaine de l’astronomie, on ne compte plus le nombre de découvertes qui leur sont attribuées et l’appel aux pro-am par les scientifiques.
Bref, l’arrivée des blogs et par la suite des médias sociaux à mis en exergue les pro-am.
Pour l’anecdote… Je suis moi aussi un pro-am… Je ne suis spécialiste de rien du tout à l’origine… J’ai tout appris seul… en pur autodidacte que je suis (vieux débutant n’est pas anodin) dans une multitude de domaines et pourtant cette série sur l’influence et les influenceurs, vous êtes assez nombreux à la lire…
Avec le site génération Z, on pense souvent que je suis sociologue alors que j’ai dû entendre pendant 3 mois un cours de socio, à raison d’une ou 2 heure par semaine dans mes lointaines études 😉 Je pourrais multiplier les exemples et c’est la raison pour laquelle je veux conserver ce blog généraliste, qui correspond assez bien à mon parcours d’étude : techniques pour finir dans une école de marketing 🙂
Évidemment, les pro-am intéressent le public. Pensez donc, quelqu’un qui a un avis censé sur quelque chose, qui n’est pas inspiré par la publicité, qui a un savoir qu’il peut offrir sans être teinté de courbettes pour une marque ou un produit !
Donc, naturellement, les pro-am ont vite été repéré par les internautes, et ces derniers leur font entièrement confiance ! C’est d’ailleurs souvent dans cette catégorie, ainsi que dans celle des « grands » blogueurs que vous allez retrouver ceux qui ne veulent pas être considéré comme influenceurs (même si dans les faits, ils le sont !).
De là à penser que le monde du DIY est l’un des enfants des pro-am, il n’y a qu’un pas à franchir… mais seulement un pas 😉
Y’a Influenceurs et influenceurs
le paysage de l’influence
La situation aurait été simple si, il faut toujours un si, il n’y avait eu que ces éléments à prendre en compte. C’est oublié un peu trop vite la nature humaine…
Je me rappelle un jour avoir réagi à la publication d’un petit jeune qui avait affiché : je veux devenir influenceur !
Eh oui, contrairement à ce que certains pensent, ce n’est pas nous-même qui décidons de devenir ou pas influenceur ou considéré comme tel !
Demandez à Yseult, ma fille, suivi dans Pinterest par 380 000 personnes (Je sais le nombre monte vite entre quelques jours 😉 Elle n’a jamais demandé à être suivi de la sorte…
Moi, non plus d’ailleurs, je n’ai jamais demandé à avoir 50 000 personnes dans Pinterest, avoir 1 000 – 1 500 visites par jour à une époque sur ce blog, 17 000 abonnés dans Twitter… Mais le résultat est là… un certain nombre de personnes nous suit ! Sommes nous influenceurs pour autant ?
Cette constatation m’amuse… une génération Z qui a beaucoup de followers et un vieux à la marge des génération X et baby boomers… qui gardent leur libre-arbitre et qui ne se prennent pas la tête avec l’influence, qui « travaillent » comme ils le sentent sans chercher à devenir influenceur, sans aller à des soirées people entre influenceurs (On habiterait Paris, centre de décision « mondial » de l’hexagone, ce serait peut-être différent 😉
C’est à mettre en parallèle avec certaines personnes de la génération Y qui pleurent pour être dans les influenceurs ((j’insiste sur le phénomène de génération car il me semble important) !
Ils font tout pour le devenir… Eux montent aux soirées mondaines des influenceurs à Paris dans l’espoir de se faire repérer, s’affublent de titres… et draguent tellement bien certaines marques qu’on les voit parfois être cité ici ou là comme référence… Avoir une tête à se la péter, avec un seul mot à la bouche : moi, je – moi, je ! et être certain de détenir la vérité (vérité en général lu ailleurs). Quelques-uns en ont même perdu leur honnêteté intellectuelle, leur franchise au bout de quelque temps !
Influenceur, Monsieur, ce n’est pas rien 😉 Laissez moi rire… Évidemment, je vois leur compte grossir… Entre influenceur (comme à l’époque, je dois l’avouer dans les blogrolls), cette caste des influenceurs au sang mêlé se congratule et le sang bleu n’est pas très loin… Le tout est d’en sortir !
En sortir, mais pas par la petite porte ! Rire, il faudrait établir la courbe de vie d’un influenceur… Souvent rattrapé par sa famille, son métier ou je ne sais quoi d’autre, peut-être un « qu’être influenceur ce n’est que cela ? » ou plus prosaïquement, que cela ne rapporte pas ce qu’on espérait ? ou mieux, avoir atteint le poste ou l’emploi souhaité ! le pseudo influenceur quitte le monde de l’influence (parfois la planète numérique tout court).
Bref, après quelques années de semblant de brillance au firmament, si proche du soleil, ils s’y brûlent et s’évanouissent aussi beaucoup plus rapidement qu’ils ne sont apparus !
Et puis, parfois il y a quelque chose qui me dérange avec certaines personnes dites « influenceurs » : l’irrespect de leur « public »… je repense à celui qui un jour m’avait expliqué que le public de la « marque » pour laquelle était une « bande de cons et d’attardés » qui ne comprenaient rien. J’avais traduit à l’époque… Ils ne me suivent pas où je voudrais les conduire. Il était question d’outils 😉
Oui, selon moi, il existe différentes races d’influenceurs, reste à savoir laquelle il faut utiliser et pour quoi faire !
Mais regardons d’un peu plus près ce microcosme des influenceurs. Et si, après tout, c’était un panier de crabes ? Un monde où chacun tente de tirer la serviette à soi ?
On me rapportait dernièrement un entretien entre 2 influenceurs dans 2 secteurs différents mais qui ont une partie commune… L’un des influenceurs qui me racontait cette histoire me disait qu’il était tombé des nues devant le comportement de son confrère hautain et j’en passe… J’imagine bien entendre dans la tête du second : « mais nous n’avons pas le même niveau d’influence toi et moi… mon influence est bien plus importante que la tienne… « . Ce qui est fondamentalement faux ! Mais que voulez-vous, y’en a qui ont toujours besoin de se faire mousser encore et encore… À moins que ce ne soit la guerre Province – Paris ! Celui qui me racontait est de province, l’autre de Paris !
Autre remarque de longue date, le jeu entre 2 influenceurs ; qui sera le premier à demander à l’autre d’être « ami » dans un réseau social. Un peu comme si le fait de demander à une autre personne, donc pair, donne de l’importance selon que l’on demande ou accepte ! Cela m’amuse toujours 😉
Oui… Peu de personnes osent en parler mais le monde des influenceurs devant un « mur » d’unité n’est peut-être pas si rose que cela, surtout lorsqu’ils veulent s’influencer l’un l’autre… sans parler de ceux qui s’accrochent à leur savoir et connaissances sans évoluer dans le temps, avec leur regard qui date parfois des années 2005 à 2010 mais qui sont loin de suivre le mouvement et qui par exemple ne comprenne rien au mouvement des Youtubeurs et autres manifestations propres à la génération Z !
popularité, portée et influence
C’est ici que je rejoins la confusion souvent faite entre la popularité, la portée et l’influence.
Je ne sais pas si Yseult ou moi-même sommes influents dans la réalité… D’ailleurs, difficile à nous de le dire et on aurait plutôt tendance à s’en moquer… C’est l’internaute qui dit qui est influent, c’est l’internaute qui fait l’influence, jamais l’influenceur lui-même.
Je sais juste que la portée de la publication d’une image dans un board d’Yseult, c’est près de 370 000 personnes qui la voit à coût sûr ! Je connais la portée de la diffusion d’une image chez elle…
La popularité… difficile de l’évaluer notamment sur les médias sociaux si ce n’est par des systèmes comme Klout (même si ce service n’est pas exempt de reproches, il donne une indication… ) : 64 pour moi, 53 pour elle…
Avec ces 2 types de données, nous sommes dans le domaine du mesurable… mais pas pour l’influence !
Et j’ajouterai une anecdote… Lorsque j’étais enseignant à l’université (Tiens, je crois que je vais postuler pour un nouveau poste de PAST – Maître de conf. associé ;-), dans un cours, j’avais posé une question à des masters 2 du genre : pour une veille sut une thématique précise, quelles sont les influenceurs que vous choisiriez dans les médias sociaux et pourquoi… Le top des influenceurs en quelque sorte 😉
J’avais été très surpris de leur réponse à l’époque : ceux qui ont publié des livres « papier » ont plus de poids que les autres ! On est loin des critères d’influence cités en général… et à la réflexion, ce n’était pas si mal vu que cela, je pense… et au passage, cela confirme aussi que l’expert domine toujours.
Dans le même ordre d’idée, on pourrait citer les personnes « fréquemment » interviewées par les médias… Doit bien y’avoir une raison 😉
D’ailleurs à la réflexion, je me pose la question. Est-ce que la notoriété ne concerne pas les RP 2.0, tandis que la popularité est du domaine du SEO (pour les liens)… Reste les influenceurs qui peuvent se retrouver à la fois dans les personnes à forte notoriété et dans ceux qui sont populaire, mais en partie seulement… certains ne sont qu’influenceurs (les plus difficiles à trouver) mais aucun « critère » mesurable ne leur est applicable ! La confusion que beaucoup commettent vient peut-être de là !
Influence et entreprise
Je suis toujours surpris que le réflexe de l’entreprise est de chercher à mener une politique de marketing de l’influence. Cela me donne trop souvent l’impression que l’entreprise elle-même ne se considère pas comme un influenceur ! C’est assez curieux et paradoxal pour moi !
Avant d’aller chercher des influenceurs, les entreprises devraient commencer par se pencher sur leur propre « présence », car il s’agit bien de présence pour devenir influenceur, avant d’aller voir ailleurs. C’est souvent là que le bas blesse… La France à un retard énorme dans la présence dans les médias sociaux et un grand nombre d’entreprise n’a toujours pas compris le fonctionnement du marketing social !
Pour le gag, je « travaille » depuis quelques semaines pour la cuisine de mémé Moniq de mes filles. Elles veulent « exister » sur Twitter… et je leur monte doucement le nombre d’abonnés… Elles, enfin, mémé Moniq a gagné plus de 300 abonnés en 1 mois… avec une recherche « sélective » de personnes intéressées par la cuisine… et au passage une augmentation de plus de 110 % d’impressions du Tweet (16,9 K en mai), de visites du profil et de mentions pour un contenu resté constant… Si c’est faisable dans ce secteur… Pourquoi pas dans d’autres étant bien entendu que la cuisine de mémé Moniq n’a pas la prétention d’être un compte influent !
Mais revenons sur le retard des entreprises. Suffit parfois de constater ce que propose les entreprises aux influenceurs ou comment elles les contactent pour travailler avec eux ! C’est assez effarant parfois… On propose aux influenceurs de parler d’un produit ou autre… mais sans stratégie sociale ou de réflexion sur le rôle de l’influenceur !
Donc, oui, avant de chercher à débusquer les influenceurs, les entreprises feraient bien de regarder ce qui existe chez elle ou autour d’elle (je pense à leurs partenaires éventuels).
Comme je l’expliquais dans mon livre Linkedin chez Pearson, l’entreprise possède une force et une quantité énorme d’influenceurs en son sein : le salarié. Qui mieux que le salarié peut mettre en évidence une entreprise, un produit de l’entreprise… ? J’ai bien dit précédemment que n’importe qui peut être influenceur.
Bon, je sais… On va me dire… Tu as vu l’audience d’un salarié ? À quoi je réponds… oui, mais ce sont de « véritables » pairs que l’on arrivera à joindre ! Autre aspect de la question si j’ai une entreprise qui possède 10 salarié… le petit nombre de contacts est multiplié par 10 ! Imaginons une moyenne de 10 contacts par personnes, cela fait 100 contacts pour l’entreprise… Je vous laisse faire le calcul pour connaître dans ce cadre-là… Combien de contacts pour chaque employé sont nécessaire pour obtenir l’audience d’un « influenceur » considéré comme standard…
Cerise sur le gâteau… Vos salariés sont peut-être en contact avec l’un de ces « influenceurs » qui relayera à son tour (simplement par connaissance) le message qui a transité par le salarié de l’entreprise ou l’un de ces contacts 🙂 Cela rejoint la phrase : les « gros » influenceurs sponsorisés peuvent émettre des commentaires gratuits pour des marques 🙂
J’ajouterais que les « influenceurs » qui se refuse au jeu du marketing d’influence (En étant méchant, à publier des communiqués de presse, pardon, non de communication 😉 sont souvent enclin à réagir de la sorte… diffuser une information qui leur semble intéressante sans y avoir été convié !
Je pense qu’une fois ce travail effectué, on peut commencer à penser véritablement marketing et influenceur d’autant plus que, dans l’article précédent, je présentais les 6 principes de persuasion qui s’adressent en direct aux entreprise.
Et influencer, c’est savoir mettre en scène des arguments sensibles pour persuader. Donc, pour mémoire, les voici de nouveau :
réciprocité : favoriser, répondre et / ou retweeter les influenceurs dans votre secteur d’activité ou d’un réseau
Engagement (et cohérence) : offrez quelque chose de valeur à des clients potentiels (le principe du modèle free qui disait qu’on ne pourrait plus vendre sans donner au préalable !)
Preuve sociale : la satisfaction du nombre qui passe par les pairs et aussi un regard sur qui les influenceurs (les vrais) suivent.
Affection : je résumerai en disant humaniser
Autorité : Être un expert sur un sujet
Rareté :
La seule objection que j’accepte est que l’internaute à plus confiance à une personne ne représentant pas une entreprise qu’un discours de l’entreprise elle-même (mais à l’entreprise à ne pas confondre publicité et communication dans les médias sociaux). Donc, oui, « l’influenceur » externe dans ce cas à plus de poids… même parfois plus que le journaliste 😉
La génération Z et l’influence
J’ai évoqué à plusieurs reprises la génération Z 😉 J’avoue, c’est mon dada actuel avec un autre sujet : comment peut-on collaborer sans avoir appris à le faire ?
Bref, revenons au sujet de ce billet en se posant une question simple : qui a le plus d’influence sur les adolescents et les jeunes ? Les médias traditionnels ? Non. Ceux qui sont sur les mobiles… Oui ! Les grands comptes de blog ? Ils s’en contre-fichent… ils ne lisent pas les blogs et ne s’abonnent pas à eux ! J’ai parlé des YouTubeurs précédemment. Pas faux, mais je considère qu’ils sont déjà sur le déclin… Leur temps est passé ! Tiens donc, bonne question, est-ce qu’un influenceur peut durer si l’on prend en compte seulement la quantité de personnes qui le suit sachant que les personnes restent abonnés mais ne viennent plus ?
L’arme secrète de l’influence de la génération Z est simple : le pair et rien que le pair ! D’ailleurs, regarder le nombre d’articles sur comment rencontrer les jeunes, comment atteindre les adolescents, etc. dans les revues de presse au sujet de la génération Z ! Tous vous disent qu’il devient impossible à le faire… à moins que vous ne changiez complètement de stratégie.
Les stratégies proposées restent foncièrement simples… Je l’évoquais dans la partie Influence et entreprise, c’est aux entreprises de se mouiller le maillot pour devenir « ami » et pair de la génération Z !
La contre-partie à payer pour l’entreprise est qu’elle doit être présente désormais partout (Sous forme de test, je vous rassure. Un article, dernièrement, parlait de paris à faire pour l’entreprise en se disant : je parie qu’ils iront là, on teste ! Ce n’est pas faux… mais aller expliquer cela à vos dirigeants qui ne sont déjà pas chaud pour le web social !) afin de trouver le canal utilisé par la segmentation de jeunes qui l’intéresse… car les membres de la génération Z ont pris l’habitude d’utiliser l’outil qui leur convient le mieux dans l’instant quitte à ne plus l’utiliserquelques mois plus tard (ou beaucoup moins… c’est le cas de Facebook par exemple)car une autre apps. est apparu, plus facile, plus ludique, mieux « foutu » selon eux…
Je vous laisse juste imaginer le retard que nous avons dans le domaine dans notre beau pays !
Pourtant, en réfléchissant à la situation, je me dis souvent que pendant des années, nous avons tenté d’expliquer ce qu’était le Web 2.0 (partager, collaborer, interagir) avec l’avis des pairs comme référence… sans que les entreprises fassent tilt (ou du moins ne comprennent que le web 2.0 est une philosophie) ! Les jeunes de la génération Z le font à leur place…
Je crois que si l’on prend les principes de base du marketing social issue du web 2.0 à l’origine, nous l’avons en « plein » dans le comportement au quotidien de cette génération qui arrive sur les différents marchés. Revenons aux basiques 😉
C’est une erreur de croire qu’il ne faut pas les viser dès à présent malgré parfois leur jeune âge, car dans la réalité des faits, ils sont souvent informateurs, conseillers et mêmes parfois les prescripteurs des achats familiaux y compris dans le domaine de l’électroménager ! Imaginez donc leur rôle au niveau des vêtements, de l’alimentation, des loisirs…
Vous pouvez penser que c’est des élucubrations… mais non ! Ah, dommage, je ne publie plus la revue de presse anglophone sur la génération Z, car elle semble ne pas intéresser les francophones ! Pourtant, chaque semaine apporte son lot de confirmations sur ces sujets… qui touche évidemment le monde de l’influence et des influenceurs !
Times ne s’y trompe pas avec son nouveau classement sur les influenceurs de la génération Z 😉 Je ne parle pas du dossier de Elle sur le sujet qui était à mon sens une vaste mascarade !
Alors, c’est quoi un bon influenceur
Il est temps de revenir à notre question du début… Comment pourrait-on définir un influenceur ? Attention, je parle bien de l’influenceur… et non de ces variantes comme il a été vu précédemment, notamment dans la partie popularité, portée et influence ou Y’a Influenceurs et influenceurs.
Bref, comme écrit en début de billet, nous savons que c’est une entité : personne, structure (y compris entreprise) ou même objet ou chose (le web par exemple).
Si maintenant, j’essaye de prendre en compte au mieux les définitions de mon dictionnaire, enrobé de Wikipédia, cela pourrait donner cela : un maelstron qui à la pouvoir (reconnu ou conféré par tel groupe social) de régir l’opinion et d’agir progressivement (Généralement de façon lente et continue) afin de modifier ou de faire adopter à long terme les opinions morales, intellectuelles, politiques ou commerciale de telle personne ou collectivité (une cible) sans recours à la contrainte ou la coercition, afin d’exercer et d’imposer sur chacun des membres d’un groupe des normes dominantes en matière d’attitude et de comportement.
Donc la définition de l’influenceur serait pour moi : une personne, une structure ou un objet ou une chose qui à la pouvoir (reconnu ou conféré par tel groupe social) de régir l’opinion et d’agir progressivement (Généralement de façon lente et continue) afin de modifier ou de faire adopter à long terme les opinions morales, intellectuelles, politiques ou commerciale de telle personne ou collectivité (une cible) sans recours à la contrainte ou la coercition, afin d’exercer et d’imposer sur chacun des membres d’un groupe des normes dominantes en matière d’attitude et de comportement.
Quand je mets cette définition en parallèle à ce qui se passe dans le domaine du marketing, on s’aperçoit qu’il y a de grosses zones d’ombre… la plus flagrante pour moi est la durée qui est nécessaire ! On est loin du coup par coup des OP ! Et c’est aussi là que le pair prend toute sa valeur…
J’aime beaucoup la notion de reconnaissance par le groupe social (qui constitue la cible également). Oui, on ne fait pas jouer un influenceur dans un terrain qui n’est pas le sien !
Les objectifs définis dans cette définition de l’influenceur mettent également le doigt sur une chose importante : ce n’est pas de la simple reproduction de com. dont il s’agit… L’influenceur est impliqué sinon il sera difficile pour lui d’être crédible et de pourvoir « imposer » une norme dominante par exemple dans le comportement d’achat 😉
Cela revient à dire qu’il serait peut-être nécessaire pour beaucoup d’entre vous de revoir votre stratégie d’analyse ! On en revient à la popularité, la portée et l’influence… Ce n’est pas le nombre de liens qui pointe vers la page qu’il faut mesurer, ni le positionnement dans Google (laisser cela au SEO…) mais bien dans la réalité concrète du nombre de leads : un prospect qualifié intéressé par le produit ou le service d’un fournisseur (pour mémoire, les réseaux et médias sociaux n’apportent en général que cela) et surtout de clients !
En plus, cette définition inclut le bad buzz éventuel fait par une personne influente ! En effet, le conseil de l’influenceur par exemple peut-être : achetez ou n’achetez pas ce produit, il y a tel problème avec cette marque ! Mais comme déjà écrit au préalable, nous ne sommes plus dans le marketing de l’influence généralement entendu, mais dans le domaine de la e-reputation du produit ou de l’entreprise !
Ce que je dis après tout n’est qu’un point de vue, à vous désormais de trouver votre bon influenceur (de juger et de définir ce qu’est un influenceur pour votre activité, car contrairement à l’idée qui transparaît en général, le rôle de l’influenceur ne s’arrête pas au commerce) tout en gardant à l’esprit que nous sommes tous influencés, et nous influençons !