10 ans de tutorat à distance fêtés sur 3 mois par T@d

Logo des 10 ans de T@d - Tutorat à distance
Logo des 10 ans de T@d – Tutorat à distance

Peut-être que l’acronyme T@d ne vous dit rien ! Peut-être connaissez vous de nom Jacques Rodet, le créateur et l’animateur de T@d ! Non, toujours pas ? Vous ne vous intéressez pas aux domaines de l’éducation, de la formation, de l’enseignement, du e-learning

Pourtant, T@d est un peu plus vieux que ce blog puisque cela fait 10 ans (bientôt 9 pour ce blog 😉 que Jacques maintient, soutient la communauté du tutorat à distance = T@d. Pour l’anecdote, Jacques et moi avons du nous rencontrer dans une vie passée, mais nous ne trouvons pas laquelle… si vous pouviez nous aider 😉

Il y a 10 ans, j’étais en plein dans les problématiques de e-learning et notamment de rapid e-learning ! C’était aussi mes débuts à la fac comme maitre de conf. associé (que j’ai quitté depuis) et Jacques lançait la communauté t@d avec comme objectif la mutualisation des pratiques sur le tutorat.

Avec le temps et les évolutions comme le social Learning, les Mooc, etc., le paysage du tutorat à distance a évolué et T@d en même temps. Si c’était une « simple » communauté au départ, c’est désormais le portail et le réseau qu’il faut suivre dès que l’on aborde le tutorat à distance.

J’ai appris tôt, en début d’année, que T@d préparait, pour fêter ses 10 ans une série de conférences en ligne gratuites selon 5 thèmes :

  • Fonctions et compétences des tuteurs à distance
  • Espace-temps du tutorat à distance
  • Les différentes formes du tutorat à distance
  • L’organisation du tutorat à distance
  • Conditions de travail des tuteurs à distance

J’étais intégré au comité d’organisation… mais mes soucis de santé m’ont empêché d’accomplir mon travail ;-( Jacques et les autres membres ont pris le relais de ce que je devais m’occuper ! Merci à eux !

Depuis le  5 septembre : les inscriptions aux conférences d’octobre sont ouvertes… la participation est gratuite sur réservation mais dépêchez vous car seulement 60 places sont disponibles par conférence. Ainsi Accompagner l’apprentissage en formation à distance : le rôle des tuteurs par Nathalie Deschryver est déjà pleine !

Pour vous donner encore un peu plus l’eau à la bouche, avant de vous donner des informations complémentaire, voici le comité de parrainage : Lucie Audet, Christophe Batier, Yann Bergheaud, Caroline Brassard, Amaury Daele, Gérald Delabre, Brigitte Denis, Christian Depover, André-Jacques Deschênes, Nathalie Deschryver, Olivier Dulac, Tété Enyon, Pierre Gagné, Christophe Gentil, Denis Gilbert, Viviane Glikman, France Henri, Geneviève Jacquinot, Nadine Jessel, Marcel Lebrun, Martin Maltais, Patrice Mouton, Cathia Papi, Sylvie Pelletier, Daniel Peraya, Jean-Luc Peuvrier, Jean-Jacques Quintin, Michel Richer, Stéphane Simonian, Sophie Touzé, Sylvain Vacaresse, Anna Vetter, Jacques Wallet. Excusez du peu 😉

Alors qu’y a t-il t’intéressant entre d’octobre au 12 décembre 2013 ? Toutes les conférences se dérouleront de 19h à 20h – heure de Paris.

  • Présentation du séminaire par le Comité d’organisation
  • Conférence d’introduction du séminaire par Geneviève Jacquinot
  • Retour sur les 10 ans de t@d par Jacques Rodet
  • Les temps du tutorat à distance par Margarida Romero
  • Clientèles émergentes et étudiants en situation de handicap : qui sont-ils et comment adapter le tutorat pour répondre à leurs besoins ? par Caroline Brassard
  • Certificat d’université en tutorat à distance : une approche de formation isomorphique pour acquérir des compétences de e-tuteur par Brigitte Denis
  • De la diversité du tutorat de pairs par Cathia Papi
  • La comptabilisation du temps de travail des tuteurs par Corinne Allavoine-Morin
  • Tutorat et espaces de formation par Jean-Paul Moiraud
  • Peut-on parler du « métier » de tuteur à distance ? par Viviane Glikman
  • La syndicalisation des tuteurs de la Téluq : origines, enjeux et résultats ? par Sylvie Pelletier
  • Tuteurs, apprenants, enseignants. Similitudes et différences, constantes et évolution des compétences pour la formation à distance par Lucie Audet et Michel Richer
  • Les fonctions tutorales dans la formation des cadres : permanence et révolution par Olivier Dulac
  • La coordination en formation à distance et la gestion des tuteurs par Nathalie Deschryver
  • La conception collaborative d’un référentiel de compétences en tant que moyen et produit de la professionnalisation des tuteurs par Béatrice Pudelko
  • Le tutorat en monde virtuel par Jean-Paul Moiraud
  • Retour sur un dispositif tutoral à l’université par Sylvain Vacaresse
  • La conception des services tutoraux par Jacques Rodet
  • Classes inversées : quand le tutorat à distance inspire l’accompagnement en présence par Marcel Lebrun
  • Conférence de clôture par Pierre Gagné
  • Table ronde : Le tutorat dans les Moocs

Un programme de 23 événements jalonnera donc le dernier trimestre de l’année pour ceux qui sont concernés ou qui s’intéressent au tutorat.

Vous retrouverez de façon plus précise date, programme et les possibilités de réservation sur le site des 10 ans de t@d.

Mais les 10 ans de T@d, ce sont aussi une page Facebook et une communauté Google + !

Au plaisir de vous y croiser de façon virtuelle 😉

Grandeur et décadence du elearning et de l'enseignement à la française !

Je reprends en grande partie le titre de l’article d’Eric Tiertant dans un hub de Viadeo car si le titre provocateur a retenu mon attention, il est vrai que son contenu concernant le elearning m’interpelle…

En bref, Eric Tiertant, en recherche de prestataires pour monter d’importants projets elearning et après avoir rencontrer une grande partie des prestataires sur le sujet met en exergue quelques réflexions sur le monde du elearning Français.

Par exemple, son attente ludo-pédagogique est déçue et il précise que l’ensemble des prestataires propose sensiblement les mêmes activités : Quizz, QCM et drag & drop répétés à l’envi. Au final, les activités sont répétitives, l’intérêt pédagogique peu évident tant les réponses à trouver sont d’un faible niveau.

Le elearning semble être un sujet issu du monde de la formation dont se sont accaparés les techniciens informaticiens. Il note également un manque de DA (Directeur Artistique).

En parallèle, je lisais également L‘e-learning en manque d’imagination, et de collaboratif. J’en retiens : les TICE sont des outils à disposition de l’enseignant, mais pas à l’exclusion des autres : à juste titre. Ensuite, les intégrer facilement à l’enseignement nécessite qu’elles soient pertinentes par rapport aux objectifs de formation, mais aussi que soit mise en œuvre une stratégie de formation en adéquation avec elles.

Cela m’inspire quelques réflexions à mon tour…

Je suis souvent déçu moi aussi par ce que je rencontre dans le domaine du e-learning… et la question à laquelle je me confronte régulièrement est : pour quel usage ont-il fait du elearning. J’ai plus souvent l’impression de découvrir un moyen de compléter un cours… une aide à un cours en présentiel en quelque sorte… mais, pas du elearning dans le but réel d’apprentissage à distance.

Ceci explique certainement l’aspect PowerPoint, l’utilisation à outrance des Quizz, QCM et drag & drop…

On pourrait pousser la réflexion plus avant… Cette situation ne reflète-t-elle pas outre l’immaturité du marché (le sera-il un jour ?) le manque d’implication des enseignants.

Pour ma part, je pense que nous en sommes encore beaucoup trop souvent à une situation où les enseignants en général font plus « mumuse » avec les outils qui leurs sont offerts qu’une profonde réflexion nécessaire à l’emploi d’outils, de technologies, de comportements… dans le but de tirer pleinement profit de ces nouveautés mis à leur disposition… L’un des exemples les plus aberrants pour moi est l’utilisation qui est faite la plupart du temps des TBI, les tableaux Blancs Interactifs !

Quoi qu’on en dise, les enseignants qui sont au cœur du dispositif ou pour lesquels on travaille sont tous issus du même moule… Ils ont, pour la plupart connu qu’une seule manière d’enseigner et s’ils sont devenus enseignants, c’est aussi parce que le cursus scolaire leur était adapté. Donc, en général, la seule manière de penser leurs enseignements, y compris à distance, est de reproduire plus ou moins la manière dont ils ont appris, qu’ils enseignent… en ajoutant par ci, par là des fonctionnalités qui donne l’impression de faire avancer la pédagogie mais qui ne sont en réalité qu’un saupoudrage de technologie.

Combien de cours à distance sont encore de simples PDF mis à disposition des étudiants ? On aurait même tendance à penser dans ces cas-là-là que l’enseignant ne sert à rien… puisque c’est une reproduction de ce qu’ils ont dit en cours, donc on pourrait considérer que le rôle de l’enseignant se limite à « lire » un discours qu’il a écrit à l’avance. Ce n’est évidemment pas ce que je pense. Alors, pourquoi le faire de cette manière à distance ?

Maintenant, changeons la donne. Prenons des enseignants hors normes ! Imaginons que nous employons des autodidactes ou des réfractaires aux systèmes scolaires traditionnels… Bref, nous apportons du sens neuf à l’enseignement et nous sortons du vase clos 🙂

Je pense que là, nous aurions du vrai elearning, de la vraie utilisation des nouvelles technologies dans l’enseignement…

Avez-vous déjà réfléchi comme se forme un autodidacte ? Cela n’a rien à voir avec un enseignement traditionnel, même si, parfois certaines formes d’enseignements traditionnels combles l’autodidacte… allez savoir pourquoi 😉 Donc, pas question non plus de vouloir faire table rase du passé… Certaines méthodes traditionnelles ont du bon 🙂 Il faut juste un bon équilibre entre tout cela !

La question que l’on pourrait se poser à juste titre est : «Quand arriverons-nous à maturité par rapport à cette thématique ?» J’aurais tendance à répondre quand les enseignants auront compris l’utilisation de l’informatique et d’Internet (et de ces dernières technologies), qu’ils l’utiliseront chaque jour dans sa diversité, qu’ils seront prêts à se remettre en cause au niveau de leur pédagogie…

Et puis, les structures environnent le monde éducatif doit évoluer lui aussi… Il ne doit pas rester à la traine. Un exemple. Sans le citer, alors. Une structure dans le monde de l’enseignenment que je connais (j’ai pas dit national, régional ou local, vous avez remarqué 😉 est en pleine réfléxion sur leur nouveau site…

Seulement, lorsque le site verra le jour, il y a fort à parier que les solutions ne seront pas présentes. Elles lui ont fait peur. Je peux vous prédire la disparition de cette entité à court terme (Moins de 5 ans) et j’entends déjà leurs remarques. On ne comprend pas, on a pourtant fait tout ce qui était possible ! Possible, oui… mais avec une vision passéiste, en prenant en compte l’avis d' »experts » orientés web comme au début des années 2000 (ceux qui entre autre diffuse des PDF en ligne 😉 ou, peut-être pire, dans certains cas des experts « acoquinés » avec des marques (je ne cite personne et aucune structure 😉 !

Alors, oui, ils ajouteront : «On ne savait pas !» Maintenant, ils savent !

formation continue, enseignement, e-learning… la suite en liens

Je ne pensais pas être si bavard… aussi, je dois faire un deuxième billet sur le sujet de la formation continue, de l’enseignement, du e-learning car depuis quelques temps je collectionnais les billets sur ces sujets dans le but dans faire un article 🙁

Guide EPN (Espace public numérique)

  • Le guide EPN (Espace public numérique) et l’école , dont la version papier sera présentée en avant-première à l’occasion des Rencontres d’Autrans en janvier 2008. Ce guide est un travail collaboratif d’une trentaine de personnes associant des animateurs de lieux d’accès public à internet, des dispositifs de soutien territoriaux, des personnes ressources au sein de l’Education Nationale et d’organismes de formation et de recherche. Il propose des interviews d’acteurs de terrains, des points de vue d’experts, des présentations d’initiatives, des exemples de projets pédagogiques, des conseils méthodologiques pour monter des projets en partenariat, des fiches-ressources sur les références réglementaires, les financements…

En voici les chapitres :

  • Introduction
  • Se connaître pour travailler ensemble
  • Les compétences numériques de base
  • Mutualiser les moyens
  • Des projets en partenariat
  • Accompagner la scolarité
  • Des projets à la pointe de l’innovation

Bien que je n’ai pas encore lu l’ensemble des articles proposés en lignes, deux-trois réactions à chaud… C’est encore une fois l’apanage du B2i, pas de référence à l’identité numérique, et quand je lis par exemple, l’article Une médiathèque au service des projets des enseignants, j’aurais tendance à dire : les enseignants manquent cruellement d’imagination 🙂 et la réaction de l’enseignante qui a déclaré : «percevoir de plus en plus de différence dans la maîtrise de l’outil entre ceux qui ont un ordinateur chez eux et ceux qui n’en ont pas» cela me laisse pantois ! Ah, ben mince alors !

J’ai l’impression que dans cette école ont fait mieux avec moins de « frime ».

Bref, j’ai peur que cela devienne encore un document « d’auto-satisfaction » de référence déjà dépassé avant parution.

Un extrait de ce qu’écrit François Duport… « A l’heure où les régions, les départements et les collectivités investissent massivement dans les établissements scolaires pour la mise en place des ENT (Espace Numérique de Travail, il n’y a pas de réflexions sur un usage raisonné de ces technologies tout au long de la vie.
Tout le monde s’accorde qu’il y a besoin de réformer le machin, et de centrer les dispositifs en direction de l’usager. L’amusant de la chose, c’est d’utiliser les occurrences des mots « TIC, Internet, portfolio, TICE » et autres termes qui permet d’évaluer le niveau d’intégration des technologies. Résultat : chou blanc.
Par essence l’acte de formation est transversal. Pourquoi séparer formation initiale et formation continue ? La formation est informelle… »

Des liens en vrac

  • Traversons l’Atlantique pour s’apercevoir que les problèmes sont identiques d’un bord à l’autre de l’Océan même si les termes changent. Chez nos lointains cousins, on parle de Réforme et de renouveau pédagogique 🙂 Profession : enseignant vous donnera quelques explications complémentaires sur l’histoire de l’école jusqu’à celle de demain.
  • Je serais curieux de lire le dernier Nouvel Educateur, La revue de l’ICEM-Pédagogie Freinet. Ce numéro 185 de décembre 207 porte comme titre : Quelles TICE ? Pour quelle école ? Et la question que je me pose depuis pas mal de temps… Les écoles Freine intégrent-elles mieux ou pas les TICE dans leur enseignement ? Au passage, si quelqu’un avait un avis, je suis preneur, ainsi que d’un exemplaire de la revue de décembre 🙂
  • Autre revue qui se consacre au TIC dans le monde de l’enseignement : les dossiers de l’ingénierie éducative du CNPD. Son numéro d’octobre s’appelait « L’éducation du citoyen internaute« . Christelle Membrey|fr] en recommande la lecture, donc lisez le 🙂
  • Les futurs enseignants…, on compte beaucoup sur eux, mais en attendant, que faire ?
  • Espérons qu’ils auront conscience s’ils doivent aussi faire du elearning (ce sera également une facette de leur métier de base dans quelques années) de ne pas penser qu’en terme d’outils : «Ainsi la principale difficulté pour les acteurs de la formation en ligne est de valoriser le coeur du métier : la pédagogie. De la même façon que Word ne fait pas de nous des écrivains et que excel ne nous transforme pas en champion de l’analyse financière, les outils de e-learning – dans toute leur richesse – ne déterminent pas ce que doit être un contenu, comment partir des objectifs pédagogiques, comment tenir compte des pré requis, comment accompagner l’apprentissage et évaluer les connaissances et les compétences, comment enfin mettre en scène et donner de l’appétence à apprendre.»
  • enfin, pour conclure, moi j’aime bien ce guide e-learning : comment commencer ? (PDF de 1,1 Mo – 38 pages) , où il est écrit noir sur blancs dans la partie Déterminez le besoin de formation….: Existe-t-il un besoin de formation en e-learning ? J’ajouterai juste réel ou pour faire comme les autres ?

Consultant Web 2.0, spécialiste !

Qu’est-ce qu’un consultant Web 2.0 exactement ? Question intéressante à laquelle tente de répondre Savoirs en réseau.

Je dois correspondre à six des sept critères, donc je peux me considérer comme consultant Web 2.0 🙂

J’ajoute à mon palmarès : spécialiste de la transmission de savoirs, blogueur à caractère éducatif, spécialiste elearning (blog, marketing, référencement…) sans oublié que je suis « l’un des meilleurs spécialistes de la galaxie Internet » 😉 celle de consultant Web 2.0 qui n’oublie pas le Web 1.0… (je parie pour la prochaine spécialité à mon tableau : Facebook — Lionel, tu es prié de ne rien dire — 🙂

Le meilleur moyen pour moi qui refuse de se voir apposer une étiquette est d’en avoir plusieurs… 🙂

N’hésitez pas à me contacter si vous recherchez un spécialiste, un expert, un conseil ou un consultant qui requiert toutes ces compétences ou une partie seulement 🙂

formation continue, enseignement, e-learning… bref, l'apprentissage

Je voudrais donner une suite à ma question : Avis mortuaire sur le e-learning ? pour plusieurs raisons :

  • le débat a rebondi fin novembre sur les blogs d’origine (celui de Xavier et de Thierry, au passage au fil du temps, il continue de nous expliquer sa théorie de l’enseignement mobile)
  • La Ministre de l’Enseignement supérieur a cru bon d’inviter des « bloggers influents » pour parler des TIC « de manière informelle » (Chapeau bas Messieurs les bloggers) dont j’ai l’impression qu’il n’est pas sorti grand chose à la lecture des comptes-rendus…
  • La remarque dans la longue série de commentaires au sujet du blocage de Lille 3 (message 532. Le jeudi 6 décembre 2007 à 04:56)
  • Et surtout, depuis, j’ai réfléchi… notamment au commentaire de Xavier qui disait que je me concentrais sur le e-learning en milieu scolaire 🙂

Thierry a été le plus prolifique sur la question. Normal, c’est lui qui avait lancé le débat 🙂 Au passage, notez que Speechi a effectivement présenté lors d’Educatic une « mallette d’enseignement nomade » qui sera disponible vers le 15 janvier, mais Olivier lui tient la dragée haute dans les commentaires 🙂

La loi de Klein

On peut résumer la loi de Klein 😉 : plus le support de l’information est léger, petit, lisible, transportable, copiable, partageable, bref, plus le support est nomade, plus l’information et le savoir se répandent. L’exception de Klein 😉 nous apprends que l’hyper-réduction de l’information n’est plus aussi accessible ou lisible par l’être humain et il est complexe de repérer la « bonne » information, l’information utile. Thierry illustre sa loi et son exception par l’exemple de l’Ebook.

L’ebook

J’ajouterai juste à la description de Thierry que les Ebooks exploseront également le jour où l’on arrêtera de considérer l’Ebook comme un simple document au mieux mis en page et exporté à la va comme je te pousse en PDF. Ebook aura toute sa valeur lorsqu’il sera conçu réellement comme un Ebook et qu’il tirera profit de l’ensemble des technologies disponibles…

Je suis toujours surpris dans les formations Acrobat que je donne du manque d’imagination des participants à ce sujet ! Depuis longtemps je professe des formations Acrobat ou PDF pour le marketing, également envisageable pour le e-learning, sans grand succès !

Vers la définition de la formation

Pour Thierry, former quelqu’un (ou un groupe) revient à lui donner de l’information et à vérifier qu’elle a été bien comprise. Cette définition m’évoque un peu trop le schéma de la communication, proche de celui de Jakobson. En simplifiant, J’émets un message vers un récepteur qui me renvoie un feed-back. D’ailleurs, cela correspond à la Loi de Klein, puisqu’il y parle d’information.

Je ne pense pas que le fait d’informer soit suffisant pour définir la formation. Donner connaissance de quelque chose à quelqu’un fait partie du travail de formation, effectivement. Toutefois, la dimension de l’apprentissage disparaît : le but de la formation dans un sens large (depuis la maternelle jusqu’aux études supérieures en passant par la formation continue) est aussi d’apprendre quelque chose à quelqu’un, parfois simplement l’habituer, lui faire découvrir de nouveaux horizons, lui donner une éducation, etc.
Bref lui permettre d’acquérir et de développer ses capacités intellectuelles, morales ou manuelles, entre autres par un apprentissage approprié.

Selon les théories Delcroiziennes (Thierry crée bien sa propre loi 😉 la formation consisterait au sein d’une relation privilégie à développer les capacités intellectuelles, morales ou manuelles d’apprenants au travers d’un apprentissage approprié dans le but de leur apprendre ce dont ils ont besoin pour évoluer.

Je suis assez content de ma définition 🙂 On y retrouve le rapport enseignant (formateur)/éléve (stagiaire), cela concerne les groupes (classes et petits groupes) et l’individu…

TIC et e-learning

Cette définition me permet de rebondir sur les commentaires d’Olivier.
En effet, la transmission du savoir repose sur la qualité du formateur pas sur celle des outils, dont font partie le e-learning, les TIC ou NTIC… Et autre question en corollaire, le e-learning et les TIC tel que l’on l’entend d’une manière générale sont-ils adaptés à tous les types d’enseignements, à toutes les formations, à tous les apprenants ? C’est aussi à l’enseignant (formateur) à choisir ses outils ou à moduler leur emploi en fonction de ou des apprenants.

Olivier précise dans un de ces commentaires que certains abandonne le e-learning car ils n’ont pas su en tirer profit. Effectivement. Mais reconnaissons à leur décharge que pas grand monde que seulement quelques spécialistes (je parle des vrais, j’y reviendrais plus loin) savent utiliser et expliquer comment employer le elearning…

N’est-ce pas avant tout un problème de formation des « enseignants » ? de formations de nos enfants (je sais, je rabâche avec le B2i, mais il me semble complètement inadapté) ? D’une adaptation des moyens ? D’une remise en cause des enseignants et des formateurs, de leur démarche pédagogique ?

Des exemples

Dans les commentaires sur la grève de Lille 3, une étudiante me pose la question : pourquoi les enseignants n’utilisent pas Mooddle pour nous fournir des documents (au passage, on remarque que les étudiants demandent juste des PDF) et ne répondent pas aux e-mails ? Pourquoi selon vous ? J’ai répondu dans un commentaire suivant.

Autres exemples. Avec les étudiants d’IDEMM, nous avons deux projets d’années. Le premier vient de se terminer. Je leur laisse décembre pour le compléter et nous embrayerons sur le second en janvier. Dans le premier projet, ils ont pu créer et manipuler un blog, un wiki, approcher Facebook, Viadeo, Second Life… Dans le second, ils devront peut-être créer un CMS (ou un blog encore), peut-être du elearning et toute la gestion du projet devrait se faire sur Facebook.

Pourquoi cela est-il possible ? Je vous donne la réponse : parce que je connais ces environnements (enfin Second Life :-(( Cela fait une dizaine d’années que je suis sur Internet, que j’explore régulièrement les différents domaines d’activités qui m’intéressent… J’ai un vécu et une vision de ce qui se passe sur le net, sur ce que l’on peut faire et comment… Je peux donc donner l’impulsion, comme le fait également par exemple Adrien (Vieux briscard de l’informatique lui aussi).

TIC et e-learning, une affaire de spécialistes

Qu’est ce que cela signifie ? N’ayons pas peur des mots. Nous faisons partie d’une élite qui connaît l’informatique, Internet… Pour nous, faire de la formation à distance, cela paraît évident. Nous sommes régulièrement « dedans » même à l’époque où Internet n’existait pas, nous assurions déjà des « formations » par téléphone (cela continue d’ailleurs aujourd’hui). Les nouveaux outils n’ont pas de mystères pour nous (enfin, on le fait croire :-), nous avons des idées d’utilisations, nous savons employer elearning et TIC dans notre démarche pédagogique… Mais en réalité, combien sommes-nous ?

Très, très peu nombreux. Quand je vois que dans certaines universités, il est proposé en décembre 2007 des formations de 3 h au traitement de texte pour créer de façon automatisée une table de matière, utiliser le mode plan et transformer un fichier aux formats RTF, HTML et PDF : les styles dans un traitement de texte, quand je constate le faible niveau de connaissance des enseignants en école maternelle et primaire des professeurs des écoles (je n’ai pas encore pu juger des derniers sortis de l’IUFM mais ce n’est pas seulement une question d’âge et de formation), quand, lors d’une réunion de présentation de collège, on nous parle de l’ouverture d’une classe pupitre où les enseignants vont être « rapidement » formés mais que la maintenance sera assurée par un enseignant (cela me promet quelques montés d’adrénaline si l’une de mes filles se trouve dans cette classe pupitre), si je regarde autour de moi, la faible pour ne pas dire nulle, implication des formateurs à ces outils…

Pourtant, je reste persuadé que les enseignants font des TIC et du elearning sans s’en apercevoir, sans que nous le sachions…

Quand je regarde les devoirs et leçons des filles, je ne compte pas le nombre de pages issues d’Internet (par contre, je ferme les yeux sur les droits d’auteurs, toujours une histoire de formation). Seulement, ces enseignants font des TIC et du e-learning d’une autre façon que nous ou pour être plus exact comme nous faisions il y a 5 ans environ… Il découvre que la qualité de la relation dans le elearning et au moyen des TIC est différente qu’en présentiel (pas meilleure, ni pire).

On pourrait segmenter d’ailleurs ses enseignants (formateurs). Les pourcentages n’ont rien de scientifique, seulement une impression :

  • réfractaire à l’informatique et donc aux TIC et au e-elearning – 7 %
  • ceux qui voudraient bien mais qui ne savent pas utiliser les outils, ils n’ont jamais appris (y compris l’usage de l’ordinateur) – 7 %
  • ceux qui possèdent un ordinateur à la maison et qui l’emploient pour préparer ou non leur cours – 15 %
  • ceux qui utilisent l’informatique domestique pour faire des TIC et du elearning – 35 %
  • ceux qui utilisent les TIC et/ou le elearning mis à leur disposition avec leur groupe d’apprenants sans « trop se creuser » 15
  • ceux qui utilisent les TIC et/ou le elearning et qui cherchent à aller plus loin (qui l’intègre dans leur démarche pédagogique, qui font avec les outils dont ils disposent, qui cherchent d’autres outils…) – 5 %
  • ceux qui ont une vision plus large des TIC et/ou du elearning (moins de 1 %)

Des pseudos spécialistes du elearning

Plus haut dans ce billet, je parlais des vrais que j’oppose aux faux spécialistes. Quoi de mieux qu’une anecdote révélatrice. Un appel d’offre avait été lancé par une société du coin (une grosse :-). Assez copain avec pas mal de centres de formation du secteur géographique, j’ai été abasourdi.

Presque tous avait « pondu » une réponse ! Si, si, j’vous jure. Mais, la plupart n’avaient jamais fait de elearning 🙂 Pas un de leur membre ne connaît un iota dans le domaine. Je me suis toujours demandé où ils avaient « pompé » leur solution. Je me suis amusé à placer quelques termes techniques dans mes discussions de l’époque : grain, classe virtuelle… C’était évident qu’ils ne savaient pas de quoi je parlais.

Quand enfin je leur posais la question, la réponse était quasi invariable (j’exagère à peine) : «cela ne marche pas le elearning de toute façon, donc les mecs, ils vont se connecter une ou deux fois et puis c’est tout». Le pire a été un centre qui avait l’entreprise comme client en présentiel, qui n’a pas emporté l’appel d’offre et qui a ajouté : «ouais, j’comprends pas que ce soit untel qui a remporté le dossier. Et tu as vu le budget… »

Le Untel, je le connaissais évidemment. C’était un centre national qui possède une délégation dans la région et qui possédait un pseudo département d’enseignement en elearning 🙁

C’est vrai que nous ne sommes pas nombreux. Pour le gag, aucun n’avait fait appel à moi, puisque aucun ne lit mon blog et ne consulte mon site, car ils possèdent déjà tous ma fiche des compétences 🙁 je ne dis pas que j’aurais été meilleurs qu’eux, juste que j’aurais pu apporter une autre vision 😉

Notre rôle

On peut effectivement réfléchir sur notre fonction et notre rôle, nous spécialistes des TIC et du elearning. Est ce que nous ne favorisons pas l’agrandissement du fossé entre les différentes catégories d’utilisateurs. Je me pose de plus en plus fréquemment la question, pas seulement dans ces domaines d’ailleurs mais ils sont tous liés, si nous ne devrions pas revenir plus fréquemment sur les « basiques ».

Quand je dis basique, je parle de vraies bases… Mettre en place des formations, des sites, des billets, intégrer des revues et des journaux papier pour expliquer en termes simples le B A BA de l’Internet, peut-être même de l’informatique et des avantages en réexpliquant le pourquoi du comment, de différentes solutions de base.

Expliquer que l’on peut travailler de manière collaborative sur un outil de traitement de texte… cela veut dire que l’on sache manipuler un traitement de texte ! Partir sur un wiki, c’est bien joli, mais, nous en connaissons les usages, les avantages et les limites, pas le « néophyte ».

Regardez Facebook, exemple au hasard, non ! Mon assistante qui prépare un BTS en secrétariat de direction présentait, il y a peu une « APE ». Dans ce cadre, elle décrit différents blogs et sites qui m’appartiennent. La première réaction de son jury : cela ne dilue pas l’information ? Puis elle parle de ma présence sur Facebook. Un des deux membres du jury n’avait jamais entendu parler de Facebook.

Mon assistante était elle- surprise de cet état et me dit :«pourtant, on en parle partout.» Oui, effectivement, on en parle partout. Nous le remarquons car nous sommes confrontés quotidiennement à notre environnement informatique, c’est ce qui nous fait vivre ! Par contre, ce n’est pas le cas de ces deux personnes du jury qui font leur travail dans leur domaine au jour le jour !

C’est aussi notre rôle de ramener ses « brebis égarées » dans le droit chemin… À nous de leur expliquer TIC, elearning, FOAD… Je m’attends à avoir comme réponse : «Mais, ils peuvent facilement se renseigner si ils veulent, y’a Internet pour cela». Non, c’est faux. Les recherches de ce type ne les concernent pas. L’information est beaucoup trop disparate pour eux, ils ne savent pas utiliser Google comme nous le faisons…

Mettez vous à la place deux seconde d’un enseignant qui voudrait découvrir ce qu’il peut faire de manière simple avec les TIC. Il va saisir exercices simples en TIC et ne trouvera rien qui l’éclairera mis à part qu’il a besoin d’aide, que cela fonctionne sur PC…

Même avec les formateurs dans le domaine de l’informatique le problème existe. Ils font leur boulot. Ils sont super spécialistes dans leur domaine de compétence. Évidemment, si leur domaine est l’informatique ou le web, il y a une chance pour que cette personne soit plus sensible à nos arguments, car lui non plus ne comprend pas certaines décisions, certains comportements. Mais dans l’ensemble, grosso modo la réaction sera : «oui, mais qu’est ce que cela m’apporte ?» Ne vous lancez surtout pas dans de grandes théories sur l’apprenant et tutti quanti. Il n’en a que faire. Il attend vos informations sur ce que lui apporteront ces nouveautés au niveau du portefeuille 🙁

Cela n’empêche en rien que nous réfléchissions d’autres part à des solutions d’avenir, mais ne nous séparons pas de la base.

Et les tuteurs dans tout cela

Le grand oublié de nos discours est le tuteur. Jusqu’ici on parle d’apprenant, d’enseignants ou de formateur, mais on semble oublier également le rôle du tuteur… Ont-ils encore une place précise dans le e-learning, pardon la FOAD ? Plus que jamais. Mais, le métier de tuteur n’est-il pas un métier mort-né ? Je n’affirme rien, je pose juste la question. Si je poursuis mon raisonnement de l’enseignant qui fait des TIC et du e-learning sans le savoir, il remplit également un rôle de tuteur. Ce rôle de fait lui reviendrait naturellement… Je lance le débat.

La suite dans quelques jours car j’avais prévu de parler de quelques liens :-((

Avis mortuaire sur le e-learning ?

Xavier en posant sa question : Le e-learning est mort ? se disait intéressé par mon «commentaire, généralement sage, sur le sujet» (je lui ai juste répondu que c’était un flatteur 😉 et que je répondrai.

Je fourni d’autant plus facilement ma réponse puisqu’il réagit au billet de Thierry Klein L’e-learning est mort, vive l’enseignement nomade ! (1er partie) que je souhaitais également commenter 🙂

J’attendais de voir ce que proposerait concrètement Thierry avant de fournir un avis plus avant, en écrivant un billet, et qu’il nous livre plus de détails sur les concepts que regroupe sa vision du nomadisme « scolaire » (ce qui est prévu. Vite Thierry, plus vite ;-).

Xavier parle concept marketing au sujet de l’enseignement nomade, je pense que le coup de buzz est réussi en vue d’Educatice :-).

Au sujet de l’enseignement nomade

Je commenterai d’ailleurs en premier le billet de Thierry puisque c’est lui qui a mis le feu aux poudres 🙂

Thierry Klein est le fondateur de Speechy, une société et une solution éponyme de Rapid e-learning qu’il est possible de coupler à un tableau blanc interactif (TBI). Tableau blanc interactif dont il est un ardent défenseur.

Thierry m’a toujours dit qu’il ne croyait pas au e-learning. Je pense ne rien dévoiler si je dis qu’il considérait Speechy comme un moyen de révision, de complément à un enseignement donné… et non comme un système de elearning.

Je connais également son attirance pour le livre « électronique » qui devient l’équivalent ergonomiquement parlant au livre papier grâce aux e-books, au téléphone portable et toujours ses lunettes «écran» lorsqu’il se projette dans l’avenir.

Son intérêt pour le nomadisme ne me surprend pas. Pas plus que son jugement sur le Web 2.0 ou 3.0, le Web social : «un concept marketing fumeux». J’ai bien écrit que j’utilise le web 2.0 mais je ne m’en vante pas.

Et difficile de ne pas être de son avis lorsqu’il écrit : «L’e-learning, tel qu’on l’envisageait depuis le début des années 2000 est bien mort.» Les temps changent.

Depuis ces postulats et, connaissant un peu Thierry, après une longue réflexion (un an si j’en crois ses propos et à l’arrivée, une solution à n’en pas douter chez Speechy), il nous propose l’enseignement nomade. L’idée en tant que telle n’est pas idiote, mais j’y reviendrais…

Pour ma part, si vous cherchez bien dans ce blog, vous verrez que j’ai écrit au cours de ces six derniers mois que je n’utilise pas les téléphones mobiles actuels mais que je parie sur leur évolution et que je les emploierais ce jour-là.

Le point de vue de Xavier

«Thierry ne serait-il pas en train de réinventer l’eau tiède ?» dit d’emblé Xavier de Mazenod, de l’agence de communication Adverbe, spécialisée en contenu web (concurrent mais « ami »).

Effectivement, comme l’écrit Xavier pour beaucoup trop de personnes, e-learning signifiait et signifie toujours absence d’enseignant. Pourtant, l’acte d’enseigner consiste bien à tenter d’individualiser la formation et le suivi de chaque élève (je n’aime pas le terme de coaching en enseignement).

Pouvoir être mobile, pouvoir être distant, comme le dit fort justement Adrien Ferro en commentaire : «les choses deviennent vraies en fonction d’où on les regarde». Normal, il répond à un Normand 😉

Plutôt que la tendance, je dirai la mode du e-learning est à la simplicité des outils (blogs, wiki, Skype…) et le discours qui va avec à un réinvestissement dans la valeur ajoutée des professeurs : le suivi individualisé, la pédagogie, la réorientation permanente de l’apprenant dans son parcours.

Mais dans le concret qu’en est-il du suivi individualisé (j’entends souvent dire des enseignants : pourquoi il se plaint, c’est déjà pas mal qu’on lui propose ce cours en ligne), de la pédagogie (où est la pédagogie lorsque j’assiste à des séances où l’on se demande ce que l’on va mettre dans le site afin que cela tienne la route et que le principal est qu’il y ait quelque chose), de la réorientation permanente de l’apprenant dans son parcours (à condition que l' »encadrant » soit formé à cela).
Je ne parle évidemment pas de la vraie formation en « e-learning », mais de celle que l’on trouve le plus communément.

Vue avec sagesse 😉

Je me demande si l’évolution de ce que l’on appelait le e-elearning ne va pas justement dans le pis-aller que propose Xavier : «un moche fichier Word, un blog et un professeur derrière», évidemment mâtiné des nouveaux outils mis à notre disposition.

Nous vivons comme le signale en commentaire Marc Tirel dans une période de «changements de modèles, des ruptures de paradigmes qui ouvrent de nouvelles perspectives de nouveaux possibles ou notre créativité sera de plus en plus sollicitée. Les mots “formation”, “enseigner”, “élèves” commencent déjà à ne plus avoir de sens dans certains cas. Il faut être capable de désapprendre pour tout réapprendre, tout repenser…»

L’enseignant à n’en pas douter restera le pivot de la formation. Mais son métier se transforme depuis quelques années. Les élèves (les apprenants) évoluent eux aussi.

Des exemples comme ceux décrits dans Diffusion des savoirs sous différentes formes n’ont pas d’équivalent me semble t-il en France…

Dans Les enseignants, des non bloggers ? en janvier 2006, je reprenais les propos de Mario Asselin : « Pour certains, le premier pas à faire consiste à accepter l’idée de se voir faire; accepter de recevoir un feed-back de ses élèves, des parents de ses élèves ou de ses collègues ou d’un accompagnateur (C.P.) ou d’un superviseur (membre de la direction). Je suis encore stupéfait du nombre de personnes qui oeuvrent dans les écoles depuis longtemps tout en «ayant appris» comment contourner la moindre occasion de recevoir un feed-back. L’écoute sélective, les stratégies de fuite et d’évitement ainsi que la paresse intellectuelle et le laisser-aller font malheureusement partie «des armes» qui composent un genre de coffre à outils occulte de bon nombre de professionnels.»

J’ajoutais à l’époque : arrêtons le «maître dans sa classe» ! Hier, grand possesseur du savoir, il le distribuait à ces élèves, aujourd’hui, il l’échange avec ses élèves.

Depuis presque deux années se sont écoulés et l’on est en droit de se poser la question de savoir si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ?

Même si je n’aime pas la terminologie, les outils web 2.0, bientôt web 3 entrent de plain-pied dans ce e-learning sans nom. Les enseignants « nouvelle génération » intègrent progressivement ces outils plus ou moins bien, mais ils les intègrent.

L’enseignement à distance progresse sous cette forme et sous la forme du télé-enseignement, dont on entend peu parler en parallèle du e-learning (pour cause, un enseignant doit être présent). Si l’enseignement nomade de Thierry se conjugue télé-enseignement, je crois qu’il a décroché une timbale 🙂

Dernier en date, la possibilité de jongler avec les réseaux sociaux, de type Facebook (des réseaux sociaux dotés d’outils) pour le e-learning, sans tomber dans l’excès du micro e-learning. Il est d’ailleurs amusant de noter que la remarquer de Cyril Slucki : «Après il est vrai qu’il faut quelque chose pour faire le suivi» correspond à la question à laquelle je dois répondre dans le groupe de Facebook Formation et formateurs (oups, erreur c’est dans le groupe Foad & elearning (goup en Français – in French)

Je vais tenter une réponse car pour selon moi les systèmes de suivi actuels ne sont plus adaptés et c’est d’ailleurs l’un des avantages que je vois dans des outils de type Facebook. Je pencherai vers une solution proche du Portfolio qui permettrait de suivre ce qu’à appris et réalisé l’étudiant, en autodidacte ou en « cours » depuis sa plus tendre enfance, de voir le contenu des enseignements…

Des éléments utiles à chaque enseignants y compris en formation continue afin d’aider aux mieux les apprenants sous sa responsabilité du moment, en présentiel (pour moi, la formation en télé-enseignement est du vrai présentiel) ou à distance, en rattachant éventuellement ses formations à ce qu’à appris l’apprenant. De nouvelles applications certifiées Scorm par exemple permettrait d’évaluer les étudiants sur leurs compétences…

L’enseignement nomade que tente de décrire Thierry y trouverait justement tout son sens. De toute façon de nouveaux outils doivent apparaître afin de faire évoluer le concept du e-learning que nous connaissons aujourd’hui pour aller vers ce que notre monde sera demain. C’est juste un outil qui se cache derrière le vocable de formation nomade.

Entendons nous bien sur le terme nomade au passage. Je pense que dans l’esprit de Thierry, nomade veut dire visiblement (c’est dans les commentaires) que l’enseignant dispose de sa propre salle multimédia en une petite mallette (il nous annonce une nouvelle révolution dans le TBI, dans les connexions et les diffusions, de nouvelles possibilités en transformant les écrans d’une salle informatique en tablet PC, que les apprenant puisse enregistrer le « cour » Speechy (présentation+voix+TBI) sur un téléphone portable comme sur un magnétophone ?). Visiblement l’enseignant peut emporter partout avec lui cette mystérieuse mallette.

Déjà, c’est un progrès car nul besoin que l’enseignant attende de posséder une salle spécifique, déjà équipé pour pouvoir enseigner façon Speechy. Plus besoin d’équipement spécifique pour mettre en place le cours dans tous les types de salles sans se préoccuper des connexions à Internet (tout passe par le téléphone ?).

Il est possible de préparer son « Speechy » en studio (à la maison ou ailleurs) ou en direct, de le diffuser depuis l’endroit où l’on se situe (depuis une chambre d’hôtel, pourquoi pas) à des étudiants à des milliers (des centaines suffiront) de kilomètres en ayant avec eux une interactivité on-line (comme si on était en salle de cours) et que le tout se retrouve sur Internet après diffusion en direct. Un mixte entre le télé-enseignement et l’enseignement à la Speechi tel qu’il est envisagé par Thierry ? La question est là. Que nous a préparé Speechy ? Allez, je parie sans trop de risque que cela nous sera dévoilé avant la fin de l’année.

Dites Monsieur Xavier, j’ai répondu avec sagesse 😉

Mise à jour le 18 novembre :

  • Olivier Ertzscheid dans Blogging académique revient sur les rapports profs-élèves modifiés par les blogs en particulier et les NTIC en général.
  • « L’affaire du e-learning » d’Aïl un peu hérissé qui a «peur que le débat contourne une question essentielle qui est celle de l’enseignement individuel et/ou collectif».

N’oubliez pas les groupes Facebook : Foad & elearning et/ou Formation et formateurs où les débats continueront peut-être !


	

Formation au Rapid elearning

Ce n’est pas mon habitude de faire de la publicité pour un concurent, mais Adrien Ferro est-il un concurent ? Je ne le pense pas 😉 De plus, il traite de rapid e-learning… Vous savez le projet d’année que nous avions fait avec les étudiants 😉

Comme Adrien propose une journée de formation intitulé : Le rapid e.learning, un atout pour la FOAD, le 25 octobre et que le nombre de place est limité à douze, je me suis dis que je pouvais en faire profiter mes lecteurs.

Le public concerné est principalement les responsables de formation, ingénieurs pédagogiques, formateurs et responsables FOAD !

Pour moins de 460 € HT, repas compris, avec possibilité de convention de formation, vous y trouverez entre autes des démonstration de Speechi, de Captivate et d’Easyquizz.

La fiche de présentation est en ligne : Le rapid e.learning, un atout pour la FOAD.

Les nouveautés en librairies pendant l'été sur la communication, le web, la PAO…

J’ai pendant longtemps chercher à connaître les nouveaux livres au sujet des TIC, NTIC, TICE, Internet, pour la création des pages web, concernant le référencement et la gestion de projet web et multimédia et évidemment sur les blogs et la syndication RSS et autre.

Évidemment, mon champ d’intérêt étant large, les ouvrages de Pao et prépresse : typographie, mise en page, image, communication imprimée, ainsi que la photographie (n’oublions pas que c’était mon premier métier) et l’écriture (mon second métier d’origine 😉 sous toutes ses formes (écriture web, écriture multimédia, journalisme, écriture publicitaire…) entre dans cette recherche.

Bien vite, en dirigeant Ed Productions et m’intéressant de près à Internet, mes années d’études orientées commerce m’ont naturellement conduit à regarder du côté du marketing, du e-commerce, du e-marketing…

Le côté documentaliste rejoignait selon moi l’aspect journaliste que je n’ai jamais perdu. Je dois même avouer que j’ai commencé des études de documentaliste par correspondance, pour le fun, à 40 ans 🙂 Riez… J’étais convaincu avant d’intervenir à l’IDIST que les documentalistes ont l’avenir devant eux ! Evidemment de la documentation à la veille et la recherche d’informations (et c’est si proche du référencement) il n’y a qu’un pas que j’ai vite franchi.

Reste l’aspect éducation, formation, E-learning et foad. Difficile lorsque l’on dirige un centre de formation d’y échapper… surtout que je suis un autodidacte convaincu… Allez comprendre !

Mais je sens que je m’écarte, que vous ne comprenez pas où je veux en venir… Et bien, si vous avez lu tout depuis le début, vous devez vous douter que j’effectue une veille sur les nouveautés qui sortent en librairie 🙂

Et bien, c’est décidé, désormais, vous trouverez une nouvelle rubrique régulièrement dans les Zed concernant les derniers ouvrages parus dans le monde de l’édition sur les thèmes précédents ainsi que sur la communication et sur les logiciels auxquels nous formons…

Attention, cette liste n’est pas exhaustive. J’y exerce mon choix 😉

Voici la liste des ouvrages parus pendant l’été qui ont retenu mon attention.

  • Site web marchand en PHP/MySQL. 3e édition de Jean-Marc Herellier chez Micro Application. Isbn : 978-2-7429-8447-3
  • Ces mots qui vous trahissent de Joseph Messinger et Caroline Messinger chez Firts – Isbn : 978-2-7540-0463-3
  • Le Manuel du Knowledge Management. Mettre en réseau les hommes et les savoirs pour créer de la valeur, 2e édition de Jean-Yves Prax chez Dunod – Isbn : 978-2-10-051191-4
  • Des souris, des hommes et des femmes au village global. Parole, pratiques identitaires et lien social dans un espace de bavardage électronique de Madeleine Pastinelli aux PU Laval – Isbn : 978-2-7637-8478-6
  • Etudes marketing avec SPSS. 5e édition. Avec 1 CD-ROM de Naresh Malhotra, Jean-Marc Décaudin (Traducteur), Afifa Bouguerra (Traducteur) chez Pearson Education – Isbn : 978-2-7440-7261-1
  • Approches des questions culturelles en sciences de l’information et de la communication de Michèle Gellereau – Editeur : Université Charles de Gaulle- Isbn : 978-2-84467-093-9

les commentaires, si vous avez lu ces livres vous sont largement ouvert. De même, pour tout oubli, n’hésitez pas à laisser un message !

J’en profite pour finaliser une boutique Zlio (je la mets en ligne ce soir, mais elle n’est qu’à demi-complète :-(. Zlio Z’ed : le choix des livres pour vous z’eder ! dans laquelle vous retrouverez une rubrique des nouveautés du mois (s’ils sont disponibles dans la boutique :-), ainsi que les nouveauté du trimestre en plus des ouvrages au sujet du multimédia, de la PAO, des arts graphiques et d’internet dont je parle dans ce blogs ou des livres que nous recommandons en formation.

Au passage, si vous aussi vous souhaitez créer votre boutique Zlio, merci d’utiliser ce lien. Je ferais ainsi fortune en gagnant 10% de vos futures commissions + 5% des commissions de vos filleuls. Pour la vie !

HyperCard, on en reparle grâce à HyperStudio

Pour les anciens utilisateurs de Macintosh, le nom d’HyperCard est synonyme de révolution dans le domaine du multimédia…
Bien sûr, je parle d’un temps que les plus jeune ne peuvent pas connaître : 1987 ! Apple distribue gratuitement avec tous les Macintosh de l’époque la fabuleuse applications crée par Bill Atkinson (le créateur de MacPaint).

Hypercard

Difficile encore aujourd’hui de définir HyperCard. HyperCard était décrit à l’époque comme un outil d’organisation d’informations en tout genre et sur tout support (un genre base de données) ! N’oublions pas que nous sommes en 1987 et on ne parlait pas de logiciel auteur multimédia à l’époque !

Très en avance sur son temps et répondant aux attentes du public, des milliers de piles HyperCard seront bientôt disponibles : depuis le simple dictionnaire jusqu’au cours en lignes, jeux, agendas… et autres applications plus complexes.

Beaucoup d’utilisateurs Mac devenait programmeur créateur de documents ou d’applications basés sur HyperCard. En effet, il était possible de développer rapidement des applications au moyen d’un système de cartes et de piles de cartes en liant le tout par des scripts HyperTalk, un langage de programmation très proche du langage naturel (en anglais) dont une partie se créait automatiquement simplement en déplaçant des objets à l’écran.

Malgré « Aidez à sauver HyperCard« , l’application n’aura pas survécu au passage en système X (Hypercard ne fonctionne qu’en système 9).

HyperStudio

Seul, peut-être SuperCard et HyperStudio qui maintenant font figure d’ancêtre, des clones qui n’ont jamais connu le succès d’Hypercard, ont su plus ou moins évoluer au cours des années…

HyperStudio n’a pas évolué depuis 2001 et n’a pas passé la barrière du système X. Jean Cassagne, sur SVM Mac, écrivait, en 2001, en conclusion d’un article sur HyperStudio 3.3. HyperStudio était considéré par beaucoup comme le successeur d’Hypercard : «Car le monde est dominé par Internet et plutôt que de s’appuyer sur son format de fichier propriétaire, un HyperStudio qui “écrirait” en HTML (le format des sites Web) présenterait un tout autre intérêt.»

Après plusieurs années de silence, HyperStudio, surtout employé dans le monde de l’éducation, vient d’arriver dans le giron de Software MacKiev, l’éditeur de KidPix par le rachat de Roger Wagner Publishing (Roger Wagner est l’auteur d’HyperStudio). Rachat d’importance puisqu’une version 5 Mac devrait être disponible pour la fin de l’été (pour Apple Expo ?) et une version Windows suivra en fin de l’année.

Parmis les nouveautés annoncées :

  • Support du Podcasting – Exportation des présentations au format vidéo iPod ®
  • Possibilité d’atelier en Webcam
  • Importation de PowerPoint

et selon certain l’intégration de la suite iLife d’Apple…

Reste à savoir si HyperStudio écrira aussi en HTML !

Et si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ?

Régulièrement, on dit que (je m’inclue dans les on) les TIC en France est une mauvaise élève dans le domaine. Internet Actu est là pour le rappeler : La France, avant-dernier de l’UE en matière d’usage des TIC à l’école ! On parle beaucoup de la formation des enseignants en question.

D’un autre côté, même si Les utilisateurs ne sont pas totalement séduits par l’e-learning, on nous offre des séquences vidéo (en six épisodes) pour un référentiel des bonnes pratiques en FOAD , ici, Le cas de l’éducation scolaire. Analyse de l’évolution liée à l’innovation de l’e-learning (l’introduction est en Français, le texte en Anglais).

Pourtant, aujourd’hui, ce sont les outils de la FOAD et l’article sur les limites du système E-learning attirent mon attention, car je pense que, sans le savoir, nos chers enseignants (je parle des profs de collège, de lycée, dans le supérieur…), nos enseignants pratiquent l’apprentissage mixte. Si, si, je vous assure… Mais personne ne le sait. C’est évident, puisque c’est à distance donc caché aux yeux de l’institution.

Ne me dites pas que les enseignants ne sont pas des personnes comme les autres. Le pourcentage d’enseignant qui possèdent une adresse électronique privée (et qui l’utilisent) doit être sensiblement le même que pour la population française, non ? Ne me dites pas que les enseignants possèdent moins de connexion internet que la plupart des Français. Ne me dites pas que les enseignants ne se baladent pas sur le net, dans les mêmes proportions que leurs concitoyens. Ne me dites pas que les enseignants ne pratiquent pas le MSN…

Oui, je sais… Je parle de l’enseignant, hors de ces fonctions dans la salle de classe. Et, c’est justement sur ce point que nous tous commettons une erreur. Nous jugeons constamment l’utilisation des TIC et du elearning en classe ou pendant les moments scolaires.

En fait, j’ai l’impression, lorsque je titille certains d’entre eux (des profs) qu’ils utilisent mettent en place sans s’en apercevoir de l’apprentissage mixte… (même parmi ceux qui clament haut et fort qu’ils sont opposés au elearning). Plus on monte dans les années d’étude, plus ce phénomène est vrai. Une simple adresse mail ou un simple compte MSN est le tour est joué… Enseignant et élèves (étudiants) entre en contact.

Adieu les limites du e-learning. L’absence d’échanges directs n’est plus un problème puisque régulièrement tuteur, pardon enseignant et élèves se rencontrent physiquement. Plus de problèmes d’organisation, parce que rien n’est organisé, prévu, aucun carcan institutionnel n’encadre les activités. Les freins du côté de l’apprenant sont balayés car il n’a pas l’impression d’apprendre. On ne lui a pas dit qu’il était en train d’apprendre…

Reste que les enseignants se posent quand même quelques questions : quelle est la légalité de ces échanges, qu’en est-il de l’égalité des chances, où mettre les limites du type : temps de réponse à une question, se contenter de son rôle d’enseignant ou se muer parfois en assistante sociale, grand-frère ou grande soeur, quel comportement avoir lorsque l’on s’aperçoit qu’un élève discute en ligne à une ou deux heures du matin et que le jour même il ne rend pas sa copie sous un prétexte fallacieux (il suffit de posséder le contact MSN dans ses favoris pour voir sans être vu une personne connectée).

En analysant un peu plus ces pratiques, je pense que d’autres points ou questions seraient à soulever (n’hésitez pas en commentaire si cela vous pose des problèmes, histoire de faire avancer le débat).

Bien sûr, on est loin des plateformes de téléformation et des classes virtuelles, mais le courrier électronique, les forums de discussion, le chat… sont d’un usage courant dans ce cas. Je soupçonne certains enseignant de travailler ensemble avec son apprenant, à distance, sur un même fichier même si aucun espace de travail commun spécifique n’est prévu. Les enseignants qui mettent en ligne sous une forme «top-secret-défense» leur cours n’est pas négligeable, éventuellement des FAQ. Je reprends seulement les outils cités dans l’article en début de billet.

Pas mal quand même pour quelqu’un qui, en général, est considéré comme n’utilisant pas les TIC, ni le elearning. Eux, ils nomment cela de l’accompagnement 🙂 mais je suis persuadé que si on leur donnait un questionnaire à remplir, ils ne diraient jamais qu’ils participent à ce genre d’activités de peur du jugement de leurs confrères (qui au passage font la même chose), de peur des syndicats (ils ne sont pas rémunérés pendant ces heures) et de peur d’enfreindre une loi quelconque.

Nous nous devons de reconnaître que les relations enseignants – mineurs, entre autres, n’est pas évidente. Nous sommes hors-cadre scolaire, rappelons le.

Peut-être faudrait-il se pencher davantage sur ces enseignants adeptes des NTCI et du elearning pour ne plus dire que nous sommes dans la queue du peloton. Et pourquoi pas, utiliser leurs compétences, leurs connaissances pour amener progressivement l’utilisation des TIC dans les classes et la mise en place de elearning en complément de cours. Peut-être pourraient-ils être consulté pour l’établissement du B2i. Ils connaissent bien mieux que d’autres l’utilisation de l’outil informatique dont sont capables leurs élèves.

Il est même selon moi urgent de s’occuper de ces enseignants précurseurs car le monde de l’éducation change. Nous le savons tous, même si certains ne l’admettent toujours pas, que l’enseignement unilatéral de l’enseignant à l’apprenant est révolu. Nous en arrivons à un apprentissage sous forme d’échange d’informations. L’enseignant ne détient plus la vérité absolue. Internet est bel et bien présent.

Parfois, une question de mes filles m’oblige à consulter l’encyclopédie car c’est une colle à laquelle je n’ai pas la réponse… La dernière venait de la cadette (7 ans) suite à quelque chose qu’elle avait lue dans un livre à la maison. Car les livres eux aussi changent. Je lui ai répondu que je ne savais pas, que je devais me renseigner. Et son réflexe a été de me dire : «sur Internet ?».

Il est temps de prendre en considération ces enseignants avant-gardistes. D’ici quelques années, le problème des NTIC en classe deviendra le souci des communications pendant et hors temps scolaire… Les enseignants devront fournir un complément d’information en étant disponible à distance pour donner un complément d’information à celui qui n’aurait pas compris, fournir les documents nécessaires à l’absent, indiquer des liens pour compléter son enseignement, diriger vers l’enregistrement de son TBI (Tableau Blanc Interactif), vers sa présentation mise en ligne comme accompagnement de son cours…