médias sociaux : combien de contacts ?

J’avais publié début décembre ce billet dans Tumblr sous le titre : Médias sociaux : plus de 45 000 contacts et vous ?

Vous le savez certainement, je ne focalise pas sur le nombre de personnes qui me suit ici ou là ! Cela a toujours tendance à m’effrayer d’ailleurs 😉 Non, je ne cherche pas celui qui à « la plus grosse » mais je profite de ce week-end pour vous poser la question, car j’ai pour ma part, j’ai repéré certaines « choses »… Vous verrez en fin de billet !

Depuis quelque temps je me posai la question de savoir combien de personnes me « suivent » dans les médias sociaux et ce matin, je découvre dans Pinterest Social Media: 47.115 Kontakte

Aussi, je me dis que je ne suis pas le seul à me poser cette question !

Voici mes résultats au 6 déc. (ils sont un peu différents aujourd’hui, quelques semaines plus tard, mais globalement cela reste identique pour ce que je veux analyser !

Les résultats bruts de mes abonnés dans les réseaux et médias sociaux
Les résultats bruts
Le graphique de mes abonnés dans les réseaux et médias sociaux
Le graphique de mes abonnés dans les réseaux et médias sociaux

Je trouve le résultat impressionnant… Plus de 45 000 contacts ! Et pour plagier l’auteur Allemand, je comprends « mieux » pourquoi j’obtiens beaucoup d’informations et des idées que je n’aurais jamais reçus sans vous.

En outre, cette présence a permis de me créer des contacts personnels (des amis au sens propre du terme).

Je note également en regardant le graphique que l’on peut diviser cette présence en 3 groupes : les mastodontes (Twitter et Pinterest), les réseaux sociaux et les sites de partage ! La répartition est la même chez vous ?

Pour moi, Twiitter et Pinterest ne sont pas des réseaux sociaux mais un service de web temps réel pour Twitter et de picture marketing pour Pinterest ! Donc finis les réseaux sociaux ?

À vos tableurs 🙂

Exister sur le web et se faire repérer

Hier, je devais faire une présentation sur les réseaux sociaux et l’emploi pour JobStory… et je savais que dans ce contexte je pouvais sortir des sentiers battus de la sempiternelle présentation PowerPoint pour illustrer la thématique des réseaux sociaux et de la recherche d’emploi (je préfère parler de présence sur le web) avec pour but final pour moi de faire comprendre que désormais il est nécessaire d’exister sur le web et de se faire « repérer »;-)

J’ai donc décidé de procéder autrement ! On parle de classe inversée dans le monde de l’éducation, et bien, moi, j’invente la conférence inversée 😉 Ce n’était pas un coup d’essai pour moi, car j’avais animé une table ronde inversée (le public posait les questions… et je relançais entre 2 les intervenants pour élargir les questions sur les points qui avaient été prévus entre intervenants !)

Pas de présentation donc… j’ai annoncé d’entrée que j’allais m’appuyer sur les connaissances du public sur les médias sociaux, leurs craintes, leurs appréhensions… et sur leurs questions pour animer l’après-midi… (près de 3 h). Pour cela, j’avais besoin d’un aide mémoire de ce que je pensais être les principaux points à évoquer afin d’exister sur le web et se faire repérer dans le but de trouver un emploi !

Quoi de plus simple avec une carte heuristique… Souvent, pour préparer mes interventions, j’utilise MindNode… Voilà le résultat pour mon animation exister sur le web et se faire repérer !

exister sur le web et se faire repérer by Delcroix

Visiblement, si j’en crois ce tweet, cela est bien passé 🙂 J’espère que j’ai réussi à convaincre quelques personnes de l’importance d’exister sur le web afin d’aider à se faire repérer !

Désolé, je n’ai pas averti pour cette conférence dans Eric-delcroix.com comme d’ordinaire, mais j’attends toujours la fin du transfert du nom de domaine. J’espère que j’aurais le temps de mettre en ligne le Barcam sur l’usage des technologies de demain, qui se déroulera la semaine prochaine !!

L'opportunité d'y être – sous-entendu les médias sociaux

Le numéro 12 de Support TIC aborde les nouveaux outils gratuits et payants sur la toile participant à la compétitivité des pme, tpe : quelles sont les tendances ? Le Cloud Computing et les Médias Sociaux.

La rédaction des services TIC de l’IGRETEC de la région de Charleroi m’avait demandé une participation à ce numéro. J’avais choisi : l’opportunité d’y être !

Voici ma prose sur l’opportunité d’être présent en effet dans les médias et réseaux sociaux 😉

J’ai consulté mon dictionnaire pour relire la signification exacte d’opportunité…

Oui, évidemment : les études d’opportunité dans le domaine informatique ! Je pourrais donc écrire l’article sous forme d’études d’opportunités en ces termes : «Devons nous déterminer dans quelles mesures les problèmes de recrutement, de communication, de marketing, de vente, de présence sur le web, d’e-reputation, etc. au sein d’une société, justifient l’utilisation des médias sociaux ?»

Bien trop d’articles en parlent en long, large, travers… donnant des illustrations diverses sur les raisons qui font qu’il est désormais vital très souvent d’y être (dans les médias sociaux).

Je suis toujours surpris que l’on puisse encore demander : «Faut-il ou non y être !».

Cette question m’évoque une situation passée : l’arrivée de la PAO (Publication Assistée par Ordinateur). La question à l’époque était pour les imprimeurs, les agences de communication… : «Est-il opportun ou non d’intégrer la PAO ?»

La réponse de « vieux » imprimeurs (et de moins vieux) était : «Je serais à la retraite avant (sous-entendu que le monde entier passer à la PAO)». Résultat, je les ai vus disparaître les uns après les autres avant qu’ils ne soient à la retraite !

J’entends parfois ce des réponses similaires de la part de dirigeants d’entreprise vis-à-vis des médias sociaux ! J’ai peur que le résultat soit identique à celui qui est arrivé à ces « pauvres » imprimeurs !

Continuons la lecture du dictionnaire… Opportunité : qui vient à propos, qui convient à la situation du moment !

Autrement dit, est-ce que les médias sociaux viennent à propos et conviennent à la situation du moment ?

Ce n’est pas un effet de mode. Allez jeter un œil sur les dernières statistiques du nombre d’utilisateurs, sur les durées de connexions sur les médias sociaux, etc.

Ah, je vous entends… Oui, mais ce sont les jeunes, les geeks… Non, contrairement aux apparences par exemple le 3e âge se taille la part de lion dans ces médias sociaux !

À force de focaliser sur les deux termes que sont réseaux et médias sociaux, on en arrive même à oublier les évolutions à ce domaine !

Twitter est-il un outil (oui, se sont avant tout des outils) de réseau social ou un outil du Web Temps Réel (Real Time Web) ? Avec Pinterest, Tumblr, SnapChat, etc. on commence à parler de Picture marketing !

D’ailleurs, le Picture Marketing correspond effectivement à l’évolution des publics, des clients…

On parle beaucoup de contenus marketing (sous-entendu de texte) mais pourtant les internautes réclament désormais des images, des vidéos… du Picture Marketing.

Les réseaux sociaux offrent le luxe de pouvoir surfer sur ce que recherchent les internautes !

C’est aussi pour cela qu’il est opportun d’y être !

Parfois, on me dit : «Oui, mais il faudrait que j’aie l’occasion ou les circonstances favorables pour y aller». Occasion ou circonstance favorable est aussi une entrée de mon dictionnaire !

Et curieusement, chaque jour, vous avez l’occasion d’aller sur les médias sociaux, d’y prendre place !

L’une des actions que je fais lorsque j’interviens en conseil pour une entreprise est de demander la liste des documents publiés en print (passé par un pdf, ils devraient être dans SlideShare, Issuue, Scribd…), les «Power Points» (ils peuvent enrichir un SlideShare), est ce que leurs logos, plans d’accès… sont disponibles en ligne, téléchargeable, échangeable, partageable… , etc.

Le mot est lâché ! Partage. Cela fait désormais une dizaine d’années que le terme Web 2.0 existe. Les réseaux et médias sociaux en sont les enfants directs !

Je définis le web 2.0 sous la forme de 3 verbes : partager, collaborer, interagir ! Partager est certainement le plus facile de tous ! C’est une bonne manière de commencer à mettre le pied à l’étrier des médias sociaux de cette manière ! Collaborer et interagir viendra naturellement par la suite !

Avoir le sens de l’opportunité, c’est savoir d’instinct ce qu’il convient de faire dans telle situation…

C’est peut-être la partie la plus délicate de la présence dans les médias sociaux ! Quelquefois, c’est un grand pari… On ne peut pas s’intéresser à tout… Le monde des médias sociaux est trop vaste !

Qui se souvient de l’engouement pour Second Life ? Personnellement, j’avais fait l’impasse pensant que le public n’était pas mûr pour cet outil !

Nous connaissons les valeurs sûres… et l’aide d’un véritable « pro » des médias sociaux apportera les éclairages nécessaires ! Faites vous aider !

C’est à lui d’avoir le sens de l’opportunité ! Un service comme SnapGuide par exemple sera-t-il un jour connu en France ?

L’autre aspect de ce sens de l’opportunité est le détournement d’outils de médias sociaux. Par exemple, transformer un outil de carnet de voyage social comme MobilyTrip a-t-il une raison pour votre entreprise ? Seule l’imagination et la créativité en complément feront le reste !

Donc l’opportunité d’y être, il faut la saisir… On l’a vu, en effectuant un inventaire au sein de votre entreprise, vous pouvez déjà y être…

Souvent, les entreprises ont des choses à raconter, des « histoires » ! Cela s’appelle du storytelling ! Les médias sociaux en raffolent, profitez en ! Et, pour une fois, le public connaîtra votre histoire !

Je ne peux m’empêcher de vous laisser un ou deux conseils. Je viens d’écrire qu’il faut y être… mais pas n’importe comment !

Un minimum de réflexion s’impose : qu’est-ce que j’ai envie de dire, à qui, sous quelle forme, dans quel but ! Retrouvez vos basiques de la communication !

L’autre conseil : pensez internautes et récompensez-les de vous suivre… Il y a fort à parier qu’ils vous en seront reconnaissants !

Pour prolonger la dernière phrase du paragraphe précédent : retrouvez vos basiques de la communication tout en gardant à l’esprit que vous ne communiquez pas unilatéralement (on n’est pas dans le print)… Le but ultime est d’établir le dialogue… Vous savez l’interactivité du web 2.0 !
Pour ceux qui voudraient retrouver l’article dans la revue ou lire les autres articles, elle est en ligne !

De la cuisine au community management, y'a qu'un pas !

Actuellement, je m’intéresse aux sites de cuisines pour aider mes filles dans leur projet de Mémé Moniq 😉

La première question que cela me pose ; pourquoi cet engouement de la part du grand public pour ces blogs (ils existent encore dans ce secteur), ces sites de photos, de recettes de cuisine…

Je n’ose même pas faire le décompte des sites collaboratifs ou non dans le domaine.

C’est assez amusant à observer cet univers dans le monde du numérique ! On a l’impression que chacun détient la vérité avec sa recette ou son approche de la cuisine ! Au final, le but pour chacun est de montrer qu’il est meilleurs cuisiniers que l’autre… Cela donne l’impression que la plupart des participants est un maître queue !

Et, j’irais même plus loin avec des approches qui mettent parfois en avant le mensonge (je pense à certaines photos ou images de plat soi-disant réalisé) alors que dans la vie de tous les jours, y compris professionnelle, ces personnes sont d’une probité à toutes épreuves.

C’est certainement le domaine sur Internet où il y a le plus de pro-am (professionnels amateurs). Un peu normal après réflexion… si l’on considère qu’au sein de toute familles ont doit faire à manger !

Grattons un peu la surface de ces sites pour nous arrêter sur la blogosphère ! Évidemment, je parie que si je posais la question des raisons pour lesquelles les personnes réalisent leurs sites, j’aurai un maximum de voix pour des choses du genre : c’est pour le plaisir de partager, c’est pour le plaisir d’échanger avec d’autres personnes « fan » de cuisine, etc. Mais, qu’en est-il en réalité ?

Je précise, que pour les filles, elles ont débuté ce projet en voulant apprendre elle-même à faire la cuisine, au travers l’expérience de leur grande mère, et que j’ai toujours considéré que c’était pour elle avant tout un exercice d’apprentissage d’Internet et de la prise de vue photo ou vidéo !Je parle à d’autres endroit de la genèse de la cuisine de Mémé Moniq (voir les liens en page de cette page).

La première réflexion que je me fais souvent est la récupération par les marques de tel ou tel blogs… En échange de quoi ? D’une reconnaissance ou d’une « rémunération » ? À partir de là, où est la crédibilité de ces sites sur leurs volontés annoncées ! Et que l’on ne me dise pas que c’est pour rentrer dans ces frais. Pour moi, c’est toujours une fausse excuse !

Cela rejoint le questionnement de Poupi sur la blogosphère Parisienne.

Poussons le bouchon plus loin, et l’on arrive vite à la vision d’il y a quelques années où l’on voyait des vidéos comme celle d’Annabelle, 26 ans, blogueuse influente. Le monde des blogs n’a pas beaucoup changé depuis 2008, c’est peut-être aussi cela qui amène leur disparition. Les entreprises ont leur part de responsabilité soit dit en passant !

Mais, revenons sur les raisons pour lesquelles les personnes mettent leurs créations ou leurs recettes de famille en ligne… Plongeons au sein d’une maison pour cela. J’imagine bien dans un premier temps, la personne qui chaque jour est félicitée par les personnes à sa table, par ses amis, bref par son entourage immédiat, par ses liens forts, pour ses qualités de cuisinière…

Au départ, sur de ce fait, elle souhaite partager afin de recevoir éventuellement d’autres recette et surtout d’augmenter sa dose de « je suis une bonne cuisinière » et le crier à la face du monde !

Le problème de ces pro-am est la confusion qu’ils font entre la cuisine familiale et la cuisine ! D’un côté on fait à manger à la maison, de l’autre, il y a le 3 étoiles à l’extrême ! Les univers sont différents et rien ne m’exaspère plus que ces cuisiniers du dimanche qui vont bientôt nous faire prendre leur cuisine pour celle d’un étoilé Michelin !

Je ne parle pas des images des plats (ou de ce qui est servi)… car là aussi il y aurait débat mais sur ce qui est indiqué en accompagnement des recettes !

Enfin, j’en arrive à mon titre : De la cuisine au community management, y’a qu’un pas !

Je vois de plus en plus de community management familial !

Évidemment, ils peuvent faire illusion puisque l’entreprise, l’association… ne dispose de rien ! Donc, avec un peu de fans, de j’aime… le coup est joué ! Vous êtes le meilleur community manager du monde ! Vous devenez expert… et lors de certaines manifestations, on vous entends proférer des certitudes avec convictions !

Évidemment, cela peut fonctionner ! La encore, il y a les proches qui n’ont pas toujours compris ce que sont les réseaux et médias sociaux (mais qui sont satisfaits de vos chiffres et qui vous encourage, vous félicite). À toutes fins utiles, je vous renvoie sur l’article de Claude sur l’immaturité numériques des dirigeants d’entreprise.

Oui, les entreprises par l’intermédiaire de leur responsable de communication, de leur responsable marketing… de purs produits « print » qui ont bien compris que les réseaux et médias sociaux sont de la plus haute importance désormais, à la limite ne jurant que par eux, mais qui n’ont toujours pas digéré ce qu’étaient les réseaux et médias sociaux !

 

Ils en parlent, ils veulent les utiliser mais non pas encore compris que l’internaute, la communauté sont des gens humains avant tout et qu’il est nécessaire de respecter ses amis, abonnées, etc. dans les médias sociaux avant de vouloir les convertir en leads, prospects…

À l’opposé, y’a les 3 étoiles du community management (savant mélange entre connaissance des outils, imagination de ce que l’on peut faire, présentations…). Comment le repérer ? Il s’autorise le droit de dire : je me suis trompé, j’ai commis une erreur… On ne l’entend jamais d’un CM familial comme on ne voit jamais une recette ratée sur les sites culinaires. Allez savoir pourquoi !

Pourtant, y’a pas photo entre les uns et les autres et toujours comme pour le domaine culinaire, il est facile de trouver un CM « familial » plus difficile de dénicher le futur 3 étoiles !

Les sites culinaires et les CM familiaux sont souvent la mise en scène d’une culture de l’ego. Fréquemment, vous allez trouver des allusions au « fait maison » par exemple sur les 1er (Pour les seconds, le « moi, je sais » est équivalent… je suis content de me présenter comme un vieux débutant… souvent !)

Mais, fait maison, ça veut dire quoi ?

Je ne parle pas de ceux qui trichent : je diffuse la photo d’une meringue achetée chez le marchand du coin en laissant sous-entendre que je l’ai fabriqué moi-même. C’est très facile dans les sites de partage d’images culinaires… Par contre, ils sont nombreux à tricher ceux qui dans le community management trichent en appliquant les méthodes des autres ou aux idées toutes faite : X nombre de tweet par jour, par semaine, idem pour Facebook… sans parler des heures de publication… bien sûr que c’est mon expérience personnelle qui m’a permis de déduire cela… (j’ajouterai en consultant les infographies que d’autres diffusent !). Un CM selon moi doit être aussi créatif !

Mais revenons au « fait maison » ! Où commence et où se termine le fait maison ?

L’image pour un petit-déjeuner (croissants, confiture et beurre) est autant qualifiée fait maison si cela vient de l’achat de croissants, de confiture et de beurre… ou si l’auteur a fabriqué lui-même ses propres croissants, donner un lien vers la création de sa confiture, etc. ?

Dans les 2 cas, la personne a finalisé la présentation du petit-déjeuner, mais ce n’est pas la même notion de fait maison. On va bientôt devoir indiquer 100 % fait maison, comme 100 % pur jus ! Plus difficile pour un label pour les CM !

J’ai été sensibilité, je dois l’avouer à cette notion du fait maison, à son sens, à sa signification… car l’une des filles rechignait à publier une photo ! Le produit n’était pas fabriqué par nous (c’était possible de le faire) mais avait été acheté chez un commerçant !

On pourrait étendre cette notion du fait maison pour les community manager à ceux qui ont une vision sur l’avenir du community management, qui ont de l’imagination dans leurs démarches (organiser un concours pour avoir des fans n’est pas pour moi une démarche créative bien souvent), qui savent se contenter de ce qu’ils aient et de « faire avec » tout en obtenant des résultats (des vrais, bien entendu). Ceux-là doivent oser, tenter, prendre des risques… et surtout qu’il évite de se protéger par une histoire de « fric » ! On connaît le marché, on connaît les tarifs… alors pourquoi avoir besoin de se justifier par un manque d’argent ? Il ne fallait pas accepter le marché alors !

J’écrivais créatif, je dirais imaginatif pour le community manager… comme un chef 3 étoiles en somme 🙂

forum régional de la culture scientifique

Vous vous rappelez peut-être lecteur assidu que j’avais mentionné le C@fé sciences Lillois en indiquant que j’étais un peu en panne avec lui !

Mais voilà peut-être l’occasion de le relancer… avec le 1er forum régional  de la culture scientifique technique et industrielle le mardi 15 octobre 2013, au Fresnoy (Tourcoing).

La raison d’être de ce nouveau rendez-vous est de susciter aujourd’hui et demain la rencontre des citoyens – au quotidien – avec les sciences et techniques. Prendre conscience de la richesse et de la diversité de ce qui existe et de ce qui peut être construit ensemble pour y parvenir !

Ce forum est organisé par le Forum départemental des Sciences, animateur du Pôle territorial de référence pour la culture scientifique et technique en Nord – Pas de Calais. Aussi Franck Marsal m’a invité à co-animer l’atelier nouveaux médias, ce que j’ai accepté 😉

Voici d’ailleurs la liste des ateliers qui se dérouleront l’après-midi (pour le programme de la journée, voir après), mais n’oubliez pas de vous inscrire, les places sont limitées

  • Comment travailler avec les médias pour développer une culture scientifique pour tous ? 
  • La culture scientifique à l’école et en périscolaire :
  • Faire participer les citoyens aux projets, aux processus scientifiques. 
  • Nouveaux médias, nouvelles technologies, nouveaux usages : quels nouveaux espaces pour la science ?
    Les réseaux sociaux, les technologies nomades bouleversent l’accès aux informations. Chacun peut accéder à une grande quantité d’information librement, la diffuser, la sélectionner, la commenter. De nouveaux vecteurs potentiels apparaissent. Comment s’en saisir ? Quelle place pour les acteurs citoyens, le public aux cotés des acteurs culturels institutionnels ?
  • L’entreprise, le monde du travail, l’économie et la culture scientifique.
  • Tourisme, loisirs et culture scientifique
  • Le monde des arts et la culture scientifique

Programme forum régional de la culture scientifique technique et industrielle by Delcroix

États actuels et compatibilité de mes présences

Je dois le reconnaitre il devient un peu complexe de me suivre, enfin, me suivre… suivre ma veille 😉 Donc, pour cette rentrée, faisons un peu un état des lieux… et profitons pour faire le point sur le nombre d’abonnées…

De ma veille publique

Si vous voulez suivre ma veille dans différents domaines : éducation, e-commerce, e-marketing, réseaux et médias sociaux, identité numérique, contenu… il faut désormais un peu jongler..

Le plus simple est peut-être de vous expliquer ce que je fais désormais lorsque je trouve une information que je veux partager… Premier point, parfois sa diffusion dépend de l’endroit où je la trouve.. Il m’arrive de relayer une information là où elle est ! Par fainéantise, certainement 😉 Mais une info dans Facebook peut rester dans Facebook.

Je lis ou au moins parcoure l’info ou le lien… et là se pose pour moi un cruel dilemme : où dois je la diffuser ? Si cela concerne le e-commerce, le e-marketing et tout ce qui tourne autour de ces informations… cela prend systématiquement la direction de mon compter Twitter (Je mets les liens en bas de billet). La raison en est fort simple… c’est aussi la base des communication pour le compte de @vadconext (ex. vad e-ecommerce). Les informations plus spécifiques du salon ne sont pas l’objet de ce billet 😉 Désormais, une partie de ces informations sur ces domaines est également publiées sur mon Tumblr et de là, régulièrement, les données de Tumblr dans le tableau éponyme… sur Pinterest.

Les informations pour le monde de l’éducation prennent de plus en plus souvent la direction de 4 tableaux de Pinterest, ainsi que les information sur Facebook, Linkedin, Pinterest ou sur les QR codes sont versée dans des boards Pinterest.

Un rapide commentaire et analyse des livres reçus en service de presse prends systématiquement la direction de Pinterest, ainsi que l’ensemble des ouvrages de cuisine.

Depuis Pinterest, il m’arrive d’épingler une image (donc un lien vers un article) et de l’indiquer dans Facebook ou/Twitter…

Vous me suivez toujours ?

Quelques information issues de cet ensemble ont le « privilège » d’être publié dans Facebook, Linkedin, Google + et Viadeo (quand je ne l’oublie pas…). Ce sont soit des informations que je juge importante, soit qui me concerne ou qui concerne directement mes activités professionnelles ou mes présence sur internet.

D’autres informations, par exemple sur le contenu web, parfois sont relayée exclusivement dans le groupe Journées du contenu web de Facebook et plus rarement (mais je dois me discipliner 😉 dans la communauté Google +

Ah oui, dernier détail, tous les liens publiés dans Twitter sont mis à la fois dans des Groups sur Diigo (qui rediffuse « normalement » les liens mais cette fois non triés dans Delici.us), et une fois par semaine, le dimanche, les liens de la semaine sont repris dans une page de ce blog !

Vous y trouvez votre compte ? Je crois que c’est à peu près tout pour ma veille 😉

Des événements que j’organise

Certaines personnes me reproche de ne pas diffuser au bon endroit (évidemment celui qu’elles consultent) les informations sur les événements dont je suis l’un ou l’organisateur… Donc, tentons d’y voir plus clair… Normalement, si je faisais bien mon travail (allez savoir pourquoi à cause de problèmes de santé cela n’a pas été le cas ces dernier temps) un calendrier de ces événements existe sur Blog en Nord : le calendrier Tic en Nord (c’est vrai aussi que j’espérais que les personnes qui organisent des manifestations dans le domaine des TIC l’utilisent, ce qui n’est pas le cas !)

L’annonce de ces événements est effectuées dans Twitter, sur ma page Facebook, sur mon profil Google + et parfois dans Linkedin et  beaucoup plus rarement sur Viadeo 🙂

Open Coffee Lille

L’Open coffee Lille initialement c’est le groupe Facebook Open Coffee, mais aussi une communauté Google + désormais. Je devrais également publier l’événement sur le blog de Blog en Nord, mais voulant privilégier la qualité à la quantité, une vingtaine de présents est le nombre idéal afin de garder la spontanéité des débats 😉

Blog en Nord – Yulbiz Lille

Les apéros (yulbiz) et les événements blog en Nord sont bien sûr avant tout dans Blog en Nord, mais aussi dans la page Facebook Blog en Nord – Facenordbook – Tweetennord. Une mention particulière pour les apéros, puisqu’ils sont aussi le Yulbiz Lille, ils sont annoncé dans le groupe Yulbiz.

Journées du contenu web

L’ensemble des informations sur les JCW sont dans le blog dédié à l’événement : les journées du contenu web mais aussi dans le groupe Facebook : Journées du contenu web et la communauté : contenu web sur Google +. De plus, un mailing est également mis en place auprès des participants à nos événements précédents, mais priorité à ceux qui sont présents dans les réseaux sociaux 😉 Détail important, ces journées possèdent leur hasthtag ; #JCW

Gigapéro

Annoncé par #vad.conext, le Gigapéro possède sa page Facebook.

Café community manager curator de Lille

Même si cela fait longtemps que rien n’a été organisé par le Café community manager curator de Lille, j’espère le réactivé 😉 donc, suivez lz groupe Facebook 😉

C@fé sciences Lillois

Je trouve dommage qu’il n’ait pas eu plus de mouvement autour du C@fé sciences Lillois (vous pouvez le suivre dans Facebook) mais je ne veux pas être le seul à l’organiser… avis aux amateurs 😉

Un diner pédagogique presque parfait Lille

Un petit nouveau verra bientôt le jour  à Lille : un diner pédagogique presque parfait 🙂 Je sais qu’il sera présent sur Facebook et sur Google+

Mes présences sur Internet et dans les médias sociaux

Les blogs et sites

Les z’ed

Celui là, vous le connaissez par la force des choses puisque vous êtes dessus 😉 à moins que vous ne le consultiez par le flux RSS 😉 Historiquement, c’est par lui que tout est arrivé 😉 C’était mon 1er blog…

Blog en Nord

Historiquement Blog en Nord est le second blog que j’ai créé… il a toujours connu une vie mouvementé… je dois avouer que je ne prends beaucoup de temps pour m’en occuper…

Eric-delcroix.com

Comme expliqué dans le billet précédent, Eric-delcroix.com est d’avantage un portfolio sur mes interviews, conférences, écriture dans les livres… Il est toujours en cours de « création » depuis 2008. Je crois que je fais trop de choses mais, j’espère que cela donne des pistes à d’autres 😉

Journées du contenu web

Le blog des Journées du contenu web est le site officiel des journées du contenu web qui se déroule chaque année à Lille autour du printemps… Elles pourraient d’ailleurs s’appeler le printemps du contenu web 😉

Web Master Week – WMW

Blog éphémère pour l’événement du même nom : Web Master Week – WMW, j’espère un jour pouvoir créer de nouveau se rendez-vous en début d’année… Ce genre d’événement manque à Lille !

Voyages à travers le Nord Pas de calais

Très certainement le moins visible de mes blogs 😉 voyages à travers le Nord Pas de calais depuis longtemps en stand-by… J’attends de numériser les ektas (les diapos pour les plus jeunes) de l’époque (l’ensemble de mes archives photos) pour lui redonner une vie… à mois que qu’autres projets le remettent sur le devant de la scène… L’un d’eux serait d’ailleurs au programme de l’an prochain… à voir…

Rel zone

Mention particulière pour RelZone que nous avions réalisé avec les étudiants sur le rapid elearning qui est toujours en ligne depuis 2006 et que l’on me demande régulièrement de garder disponible alors qu’il n’est plus mis à jour depuis son année de construction 🙂

Cuisine de Mémé Moniq

Est ce que je dois mettre ou non ce blog dans mes activités ? Pas vraiment… je suis plus le « conseiller technique » de ce blog sur la cuisine de mes filles… La cuisine de Mémé Moniq est leur projet… et ce blog n’est qu’une partie de leur présence 😉

Tumblr Eric Delcroix

Tumblr est l’outil par excellence qui m’a montré qu’il était important de connaitre même si on ne l’utilisait pas… Le jour de où j’ai eu besoin d’un outil de se type, je n’ai pas eu à chercher… J’ai créé mon Tumblr erdelcroix 😉 291 abonnés

Les sites ou blogs ed productions, ed formations, Internet 2010…  ne sont plus en ligne pour différentes raisons, trop longues à expliquer ici… Enfin, juste pour ed productions, cela me sert également de test… est-il possible lorsque l’on est indépendant ou une TPE de ne pas posséder de site vitrine… mais seulement une présence globale par d’autres moyens.

Les grands réseaux et médias sociaux

Facebook

Tout commença avec Facebook et Linkedin… donc, honneur au plus célèbre des réseaux… Facebook où on trouve évidemment mon profil (2606 amis et suivi par 84 personnes).

Je possède également quelques pages :

et quelques groupes :

Je devrais faire prochainement le ménage dans les anciens groupes que je possède, non listés ici !

Linkedin
  • Mon profil Linkedin 2971 relations
  • Ma page entreprise Ed Productions (créée et améliorée lors de la rédaction du livre Linkedin, je dois la mettre à jour… et l’utiliser peut-être comme site vitrine pour Ed Productions !)
  • Le groupe VAD.conext 488 membres
Google +
Twitter
Viadeo
  • Un profil mais c’est un support que j’utilise de moins en moins, et où j’ai quitté la plupart des groupes !  2064 contacts

Ailleurs dans les réseaux et médias sociaux

Diigo (partage de signets)
Pinterest

Vous pouvez également trouver certaines autres de mes présences depuis ma page About.me

Ce que je fais : mes activités professionnelles

Parfois, souvent, on me connait mais j’ai déjà remarqué que la plupart de mes interlocuteurs ne savent pas toujours ce que je fais… C’est vrai que mon parcours et mes activités ne vous aident certainement pas pour vous y retrouver.

Eric-delcroix.com n’aide pas beaucoup à définir mes activités au quotidien (houps suite à mes problèmes de santé, j’y suis un peu en retard)… Je l’ai voulu comme un portfolio de mes activités principales, surtout orienté publication d’articles, d’interview et pour la promotion des livres que j’ai écrit ou dans lesquels je suis intervenu).

Aussi, certain pensent que je suis à 100 % enseignant à l’université, d’autres certifieraient que je vis de mes conférences et de la production de mes livres… et sinon, parfois, je suis aussi le « gentil » organisateur des journées du contenu web (je l’ai fait jusqu’ici à titre gracieux… donc, cela n’entre pas dans mes « activités commerciales », de l’Open coffee Lille, des apéros blog en nord… (d’autres annonces dans le domaines sont prévus dans quelques heures, quelques jours) 😉

Enseignant

Pour le côté enseignant, j’étais maître de conférence associé à l’université jusque août 2012. Depuis, j’ai pris une année sabbatique 😉 Mais à cette rentrée, de nouveau, j’interviendrais, cette fois comme vacataire pour une université, dans une licence pro de community management 😉 Pour être honnête, j’ai hésité à répondre à une proposition d’un nouveau contrat de maître de conférence associé dans une autre école également… Donc, si vous avez des propositions dans ce sens… je regarderais avec attention… Pourquoi pas 😉

Mais maître de conférence associé signifie que j’ai ou j’avais une activité principale à côté de ce travail universitaire. Il est vrai que les conférences m’occupent en partie, l’écriture des livres également (je vous annonce au moins deux livres sur lesquels je travaille actuellement dans mes prochains billets). En complément, vous devez le savoir tous ou presque, je gère la présence du salon #vad.conext dans les médias sociaux…

Oui, mais j’ai toujours pas dit quelle était mon activité principale, celle de ed-productions ! Normal me direz vous cela fait maintenant plusieurs années que le site  ed-productions.com a disparu de la circulation… suite à de méchants virus qui ont été déposés par je ne sais qui… Dans un premier temps, j’ai voulu tester si la présence seule dans les médias sociaux pouvait suffire.. au bout de ces quelques années, la réponse est oui… avec justement peut-être ce déficit sur mes activités réelles.

Séminaires

D’un côté, il y a les conférences sur les différentes thématiques : identité numérique, réseaux sociaux, médias sociaux, parents-enfants-internet, génération Z ou C, le web 2.0, nouveaux médias et enseignement (formation), l’état d’internet actuel (et demain), les outils sociaux, la communication sur Internet, le e-marketing… mais aussi sur Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest… Bref, la palette est importante… mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

En effet, Ed productions est à même d’organiser et organise des séminaires en entreprise, depuis la prestation d’1 h 30 à celle qui dure 3, voir 5 jours. Évidemment, cette partie est beaucoup moins visible n’ayant pas pour politique d’indiquer pour qui j’interviens dans ces cas là (sauf accord ou intérêt vis à vis de l’entreprise).

En discutant autour de moi, parfois certains me disent :

  • «On n’a pas fait appel à toi d’office, on se doute que tu es trop cher pour nous !». Quand je leur annonce mon tarif, ils regrettent souvent de ne pas m’avoir contacté… Je suis au tarif du milieu, et même parfois moins cher que d’autres confrères ! Juste une remarque pour les centres de formation, je suis au tarif de l’expert dans le domaine, pas à moins de 300 € la journée comme certains me le propose !
  • «On n’a pas pensé à toi, on ne savait pas que tu faisais ce type de prestations !». Maintenant, si ils disent me suivre… ils n’auront plus cette excuse 🙂

Conseil

La partie certainement la plus méconnue de mes activités est celle de conseil pour les entreprises, associations… Oui, je peux vous aider à mettre en place une politique de présence sur le web : depuis l’audit de site (ergonomie, référencement, communication…) jusque la mise en place d’une stratégie  dans les réseaux sociaux ou/et les médias sociaux.

D’ailleurs, dans ce cadre j’ai mis en place un système « original »… afin de faire bénéficier mon expertise le plus grand nombre : une solution sous forme de tickets conseil à l’heure ! Je me suis aperçu que très souvent à la suite d’un séminaire par exemple, pour la mise en place de la présence d’une entreprise, elle avait des besoins ponctuels, pas d’un suivi exorbitant… d’où ma proposition ! En plus, je me suis également aperçu à l’usage que les réunions ne s’éternisaient pas en longueur de cette manière…

L’achat de tickets permet d’organiser des réunions en présentiel (sur la métropole Lilloise), soit via internet (Skype ou autre à définir avec vous) selon les besoins du client. L’achat de ces tickets peut se faire à l’unité (1 h), soit par pack de 7 h – 7 x 1 h (ce qui permet de répondre à un nombre important de problèmes). Toute heure commencée compte pour 1 ticket.

Les tarifs sont de  300 € ht pour l’achat à l’unité et de 2 000 € ht  pour le pack et toute action débute après paiement.

Les horaires de ces réunions sont définis au plus rapide en fonction des disponibilités de chacun.

D’autres solutions peuvent être mise en place également… tout est fonction de vos besoins.

Dans le cadre de mes activités de conseil, sont exclus le travail du community manager… C’est l’objet du point suivant.

Community manager

Je suis devenu par des concours de circonstance community manager du salon VAD e-commerce devenu #vad.comext. Il faudra qu’un jour j’écrive un article sur les évolutions en chiffre, ma démarche… sur ce travail dans le monde du marketing, du retail, du e-commerce… 😉

Donc, oui, je peux faire aussi du community management pour d’autres « marques »… Je le dit clairement pour #vad.connext… je suis plus discret sur d’autres contrats 😉

Seulement, je précise quelques petites choses. Je ne peux pas faire du community management pour des marques, des produits, des secteurs qui me sont étrangers, à moins qu’ils ne présentent un réel intérêt pour moi 🙂 Dans ma démarche, je pense que l’on ne peut parler que de ce que l’on connait bien 😉

Second point… oui, je « choisis » si je travaille avec vous ou pas ! C’est présomptueux de ma part… mais j’en ai un peu marre des entreprises qui veulent se mettre sur les médias sociaux sans véritable stratégie (ou pire sans connaître et qui ne veulent rien entendre ! je pense à une entreprise qui en une semaine souhaitait avoir plus de personnes venant sur leur site depuis les médias sociaux que depuis Google, alors un référencement en béton !). Donc, oui, je choisis…

Ce choix me permet également de limiter mon nombre de prestations de ce type… Je ne veux pas devenir un « pur » community manager..

Je veux garder mon éventail d’activités et pouvoir en ajouter d’autres, comme organisateur d’événements par exemple.. Mais pour cela, il faudra lire mes prochains billets 😉

Ce billet vous a aidé à savoir quelles étaient mes activités réellement ?

Cuisine de mémé Moniq : ce que peut faire la génération Z dans les médias sociaux

cuisinières de mémé Moniq
les cuisinière de la cuisine de mémé Moniq

Lors de la dernière séance de l’Open Coffee de Lille, j’avais demandé à mes générations Z de venir présenter leur cuisine de mémé Moniq.

En effet, comme elles le disent dans leur blog, elles réactualisent ce projet.

Il me semble intéressant à présenter ce qu’elles ont mis en place. D’ailleurs lors de la deuxième journée du séminaire pour le CJE de Lille sur la stratégie de mise en place d’une présence dans les médias sociaux, j’ai encore pris l’exemple de leur cuisine.

Je dois préciser que j’ai très peu influé sur les choix qu’elles ont faits (on pourrait dire sinon que les idées sont les miennes ce qui n’est pas le cas, je vous assure).

Ce qu’elles font à mon sens montre toute l’inventivité de cette génération (pour rappel, elles ont désormais 13 et 15 ans). Je connais d’autres exemples autour de moi qui sont similaires.

Au passage, c’est également un bon exemple de travail qui pourrait être mis en place dans les différentes étapes de l’éducation : primaire, secondaire, supérieur (C’est bientôt Ludovia, je dois trouver des arguments 😉 Peut-être pas la cuisine, mais tout autre sujet si on laisse le choix des outils, des axes de communication, la liberté complète de création… aux élèves et aux étudiants. Vous verrez les activités sont transversales : rédaction, image et illustration, photo, langues étrangères, mathématiques, géographie, etc. dans le cas présent.

Bon, reprenons l’histoire de la création des cuisines de mémé Moniq !

L’origine était de refaire les recettes de cuisine que ma mère donnait aux enfants dans un centre socio-culturel dans les années 70. L’obligation que nous nous sommes fixée à l’époque (les filles avaient 7 et 9 ans) était de réécrire les recettes.

Elles auraient pu se contenter de faire les recettes et en rester là… Mais, elles avaient leur blog fraîchement créé : oe dans l’eau. Il fallait l’animer et la solution de mettre en ligne les recettes ont été décidé !

J’ai orienté un peu le contenu en les influençant pour écrire à destinations des enfants de leur âge.

En parallèle, le projet de transformer le tout en livre : la cuisine par des enfants pour les enfants fut décidé. La plus petite ayant mal digéré que sa soeur soit en photo sur la couverture d’un de mes livres ! Elle demandait réparation. lulu.com aurait fait l’affaire !

Pendant plusieurs années, elles ont travaillé dans ce sens.

Rapidement pourtant un problème est survenu : l’apparition des smartphones et des tablettes et les formats de lectures associés pour les livres ! Elles en ont eu vent… et le projet est tombé un peu en désuétude !

En grandissant, elles ont souhaité séparer les blogs… J’ai donc mis en place une structure basée sur Budypress, avec évidemment un blog dédié cette fois à mémé Moniq.

Puis d’enfants, elles sont passées à l’adolescence… faisant toujours de la cuisine par plaisir. Mais en parallèle, elles ont découvert de nouveaux outils et le pouvoir de l’image. La plus grande a mis environ 1/4 d’heure à comprendre l’intérêt de Pinterest et à s’approprier l’outil et la démarche marketing pour travailler dedans avec notamment des tableaux sur les ongles vernis ! D’ailleurs, j’hésite parfois à la faire intervenir pour l’utilisation par les entreprises de Pinterest dans les séminaires. Les entreprises apprendraient beaucoup !

Elles consultent également le net et se sont vites aperçu de la passion du grand public pour le fait maison, des plats pris en photos… d’abord dans Instagram, puis rapidement dans Foodreporter !

La découverte d’un livre à la bibliothèque municipale sur la cuisine des ados (oui, leurs présences sur Internet ne les empêchent pas de lire de vrais livres 😉 relança l’ensemble du projet.Elles veulent écrire un livre désormais sur la cuisine des ados : pour les goûters, les repas d’anniversaire, les soirées pyjamas…

Discussion dans la famille… avant de démarrer un nouveau projet, finir le précédent ! Donc, le livre sur la cuisine par les enfants pour les enfants est remis en piste, avec ces différentes versions : livre papier, livre en ligne…

Mais depuis avec les expériences de Pinterest, Snapguide… désormais, une version anglaise est en gestation, elles réfléchissent également à une version allemande et pour clore le tout, comme l’une d’entre elles est dyslexique, une version en police pour ce handicap est également souhaitée !

On notera au passage qu’elles n’ont peur de rien… Il faut savoir que c’est la plus jeune (anglais, seconde langue donc moins d’un an de cours) qui s’occupe des traductions (enfin, plus exactement de localisation même pour des recettes !). Google traduction chauffe 😉

Et puis, après les expérimentations diverses et variées, il fallait mettre un peu d’ordre dans tout cela puisque leur souhait était de communiquer (et se faire connaître) via les médias sociaux ! Cela devenait d’autant plus urgent que l’interview de l’une d’elles dans le journal Elle doit paraître prochainement et il y a de fortes chances pour que le site de la cuisine de mémé Moniq soit cité. Leur réflexe : ce serait bien que tout soit mis en place avant la parution de l’article.

Le choix des médias sociaux en dehors du blog s’explique aussi par le fait qu’elles ont imaginé que cet été comme l’une devrait être en Australie quelques mois et que l’autre effectuerait des séjours en Allemagne (voir en Grande-Bretagne), elles pourraient faire des « comparatifs » sur l’alimentation, la cuisine entre ces pays… et m’ont demandé pour continuer à alimenter le reste depuis la France 🙂

Donc, elles ont mis en place différentes présences en plus du blog de mémé Moniq :

D’autres supports sont également à l’étude.

Je les ai un peu aidé une fois la création des outils mis en place afin d’automatiser l’ensemble… et je leur ai conseillé de réfléchir à des stratégies de ligne éditoriale (je n’ai pas employé ces mots mais c’est le principe).

Nous avons réalisé une carte sur les liens entre les outils, y compris qui s’occupe de quoi ! Je me retrouve avec une partie du travail pour des republications…

organisation de la présence de la cuisine de mémé Moniq sur les réseaux by Delcroix

Il faut dire que le travail a été simplifié car elles savait déjà quoi publié pour qui, sous quelle forme, ce qui devait se retrouver où… Notamment au niveau des versions Française et Anglaises des recettes.

Les premiers résultats ne se sont pas fait attendre en moins de 2 semaines. La version anglaise des scottish eggs (Œufs à L’écossaise ou nid d’hirondelles) : 1 600 vues, 200 j’aime !

Dans Food Reporter ce sont près de 2 000 « miams » pour 120 photos de plats environ et 2 passages en page d’accueil !

Dernier chiffre que je donnerai, en un dimanche après-midi, elles ont dépassé largement la barre des 30 j’aime dans leur page Facebook pour obtenir les statistiques (et je n’ai pas envoyé de messages à mes amis Facebook 😉

Ce qui est curieux à observer, c’est cette aisance à « naviguer » entre ces outils, à les utiliser, à les contrôler, à les animer… et leur côté, je n’ai peur de rien !

Pour l’anecdote, elles ont contacté Cyril Lignac pour la préface de leur livre la cuisine par des enfants pour des enfants. Celui-ci a fait répondre poliment par son Community Manager qu’il ne pouvait accepter car il reçoit trop de demande dans ce sens !

Qu’importe. Elles ont des visés sur une autre personnalité 😉 Si elles trouvent une adresse pour contacter la personne, pourquoi ne pas tenter sa chance est leur raisonnement !

Et au final, qu’importe le flacon… pourvu qu’il y ait l’ivresse ! La surprise d’une image « miamée » par un chef dans un pays quelconque, qu’une étudiante en photo reconnaisse la qualité de leurs images… Je ne vous dis pas la fierté 😉

Si vous souhaitez les encourager… Rien de plus simple, suivez les, marquer j’aime, « miamer », suivez  l’une ou plusieurs de leurs présences.

Le mensonge dans les réseaux sociaux

J’évoque souvent dans les conférences : enfants, ados, parents et réseaux sociaux, le changement de posture des élèves aujourd’hui vis-à-vis des personnes présentes sur le net ! Je prends l’exemple de mes filles qui une fois leur dossier terminé l’envoie à l’artiste ou l’auteur qu’elles viennent de traiter. Là, c’est Caroline, une lycéenne de 16 ans qui au travers de ce blog m’a laissé un message !

Je travaille sur un dossier traitant le mensonge dans la société contemporaine. Les réseaux sociaux sont des moyens de communication très répandus et maintenant banals. J’ai cependant beaucoup de mal à m’orienter sur tous ses flux d’information et surtout où peut se trouver le mensonge. J’ai donc décidé de vous contacter pour m’éclairer sur quelques questions.

Ma première remarque avant de vous livrer mes réponses est simple : est ce que la génération Z n’a pas les bonnes questions ! Il n’est pas facile de répondre au mensonge dans les réseaux sociaux, sans tomber dans un lieu commun… Je compte sur vous pour éclairer cette question par vos commentaires 🙂

Des travaux universitaires sur le sujet existent, mais je pense qu’ils sont inadaptés pour Caroline ou les personnes de sa génération…

Voici ma tentative de réponse :

Les réseaux sociaux favorisent-ils le mensonge ?

Posée ainsi la question est un peu piège. À une analyse superficielle, on pourrait dire que les réseaux sociaux favorisent le mensonge mais tout dépend avant tout de l’usage que l’on veut faire de ces réseaux sociaux, de qui nous parlons… C’est l’un des paradoxes des médias sociaux : il est facile de « tricher » et les experts sont unanimes pour conseiller la transparence, le parlé vrai !

Il est difficile et dangereux pour une structure ; entreprise, association, personnalité politique, artistique… de mentir dans ces réseaux sociaux ! Le public réagirait rapidement. Par contre, au niveau de l’homme de la rue, notamment au niveau des jeunes, la ou les tentations de mentir sur les réseaux sont plus importantes… un peu comme dans la vraie vie où l’on trouve également le lot des affabulateurs !

Le côté « caché derrière son ordinateur » favorise certainement le mensonge ! Cela revient aussi à se poser les questions : qui est-on ? qu’elle image voulons-nous donner de nous ? comment les autres perçoivent notre image ? Comment pensons nous que les autres perçoivent notre image…

Est-il facile de mentir sur les réseaux sociaux ?

La réponse évidente, instantanée serait : oui ! En effet, il n’existe que peu de contraintes qui empêche de mentir dans les réseaux sociaux ! Mais, à la réflexion, mentir n’est peut-être pas aussi simple que cela ! Pour que le mensonge soit « valide », il est nécessaire qu’il soit « validé » par les pairs (nos amis dans Facebook par exemple !). Je ne parle pas ici des « faux profils » où une personne révèle une « seconde vie », ni de ceux qui se font passer pour quelqu’un d’autre… mais d’une personne qui possède un profil « standard » qu’il utilise au quotidien. Ceux que cette personne écrit et donne comme information est lue, confirmé ou infirmé par ses amis !

Difficile en général de faire croire à ses amis proches que l’on a été à tel ou tel endroit sans preuve. Si le mensonge peut paraître plausible, il reste toujours le recoupement d’informations qui aide l’internaute à séparer le bon grain de l’ivraie ! C’est un apprentissage que l’on devrait donner aux jeunes. En cela, le mensonge dans les réseaux sociaux rejoint la recherche d’informations sur le net avec la vérification des sources…

On peut aussi se poser la question : y a-il de bons ou de mauvais mensonges sur les réseaux sociaux ? En effet, la plupart des moins de 13 ans mentent avec ou sans l’aval de leurs parents lors de l’inscription à Facebook ! Je n’apporterai pas de réponses sur cette question ! Le débat reste ouvert !

Le mensonge le plus facile de tous est certainement le mensonge par omission, dont on ne parle presque jamais dans les médias sociaux ! Mais, la bienfaisance que nous avons envers lui ne correspond t-elle pas à une partie de son e-réputation ?

Quels sont les mensonges les plus courants sur les réseaux sociaux ?

La liste pourrait être longue ! Il y a déjà celui sur l’âge évoqué dans la réponse précédente. Mais, l’âge peut aussi être un moyen de « drague » ou pour paraître « plus grand ». En répondant à votre question, je m’aperçois que les mensonges les plus courants sont également fonction de l’âge, de son statut… Est ce qu’organiser un concours afin d’obtenir un maximum de fans dans une page Facebook n’est pas une forme de mensonge ? On fait croire ainsi que le nombre de fans de la page est important alors que l’intérêt de ces fans pour la marque n’apportera pas grand-chose ! Idem, pour Twitter ou Pinterest… Ce n’est pas au nombre d’abonnés, de fans… que l’on peut savoir si le compte est intéressant, si le dialogue s’établit…

Pour les adultes, je suis souvent surpris par les titres ronflants qu’ils s’attribuent. J’avais écrit un billet voici quelques années sur la représentation massive de ce que j’avais appelé la catégorie CSP cadre supérieur +++ dans Viadéo ! On retrouve le même phénomène dans les autres réseaux sociaux ! Qui aujourd’hui n’est pas spécialiste ou expert dans un domaine au vu des profils !

Quelles peuvent être les conséquences de ces mensonges ?

La question à se poser avant tout est de savoir si on peut mettre une échelle sur la notion de mensonge. Existe t-il un petit mensonge sans conséquence et un mensonge avec des conséquences ! Ma première réaction serait de dire : parler vrai ! C’est ainsi que l’on aura les meilleurs taux de fans avec qui les échanges de qualités sont possibles.

Mais, même en disant cela, si je suis honnête, moi-même je pratique le mensonge par omission 😉 Lorsque j’évoque le parlé vrai, il n’est pas question non plus de tout dire ! Le terme de transparence que l’on évoque parfois est d’ailleurs piège ! On n’a jamais demandé à tout le monde de tout dire !

Pour en revenir à votre question, les conséquences peuvent être nombreuses et sont très variables depuis la perte d’amis (je distingue les amis des amis virtuels, autrement dit les amis dans Facebook) jusqu’à des problèmes juridiques éventuels en passant par l’aspect e-réputation (plus particulièrement personal branding) pour une personne à la recherche d’un emploi ! Difficile pour un lycéen ou pour un collégien de prendre conscience de l’importance des « petits mensonges » qu’ils mettent en ligne mais qui pourront pour certains d’entre eux être préjudiciable pour leur avenir professionnel !

Je ne connais pas d’exemple, mais je suis certain que l’on peut déjà trouver des personnes qui avant d’accepter un stagiaire jette un coup d’oeil sur le profil de la personne ! Et si, le mensonge « passe » au niveau de la communauté des fans de l’élève, il n’est pas dit que le recul de l’expérience et de l’âge ne fournisse l’expérience nécessaire au décideur de mettre en doute la véracité de l’information ! Pire, s’il a menti par exemple sur l’âge, pourquoi ne mentirait-il pas ailleurs ! Le profil dans les réseaux sociaux est un tout cohérent !

Comment se rendre compte que ce que l’on nous dit sur les réseaux est vrai ou faux ?

Je viens de mentionner l’expérience et l’âge (attention, cela peut-être à double tranchant certaines personnes âgées se font berner plus facilement que des jeunes).

Mais, je crois qu’il faut également « apprendre à lire » un profil, un message, apprendre à décrypter une information, savoir remonter à la source de l’information, etc. ! Et puis, comme nous sommes dans les réseaux sociaux, il faut profiter de l’avantage du côté social de ces réseaux…. Ne pas hésiter à poser des questions, voir les réactions des autres… et se poser à chaque information qui apparaît la question : vrai ou faux, possible ou impossible, la preuve est là ou pas ?

D’autres techniques existent… elles ne permettent pas de se rendre compte de tous les mensonges mais permettent d’échapper à certains. Je pense aux questions comme montrer un certain nombre de doigts dans un chat par vidéo pour être certain que c’est bien la bonne personne qui est en face de nous, des « approches » en contact qui sont relativement similaires vues l’insistance à parler d’un sujet (plus ou moins régulièrement dans Facebook je me fais « harceler » par de soi disantes femmes qui chercheraient l’amour de leur vie !).

Une technique du Minitel fonctionne toujours pour détecter les robots qui répondent (c’est aussi une forme de mensonge) : donner une réponse qui n’a rien à voir avec la question ! Si l’interlocuteur ne réagit pas, il y a de fortes chances pour que ce soit un robot qui envoie des messages.
Dernier conseil, ne pas hésiter à en parler à vos amis dans la vraie vie, savoir ce qu’ils en pensent !

Et vous, vous auriez répondu quoi à ces questions ?

écoles et universités sur les réseaux sociaux

Je viens de retrouver une interview sur les attentes des étudiants des écoles et universités sur les réseaux sociaux. Je l’ai effectuée en février pour une étude que réalisait une agence… Comme je n’ai pas eu écho de ce travail, je vous livre ma prose de l’époque.

Depuis combien de temps communiquez-vous sur les réseaux sociaux et sur quels réseaux êtes-vous présent ?

J’utilise réellement les réseaux sociaux depuis l’arrivée de Facebook. Auparavant, j’étais très critique sur ces réseaux (à l’époque de Viaduc) pour moi ce n’était que la mise en relation entre personne sous la forme : les amis de mes amis sont mes amis !

Je suis présent sur de nombreux réseaux, testant les nouveautés mais je suis actif seulement sur les principaux : Facebook, Linkedin… je délaisse Viadeo (trop français, trop commercial…) et pour moi, Twitter ce n’est déjà plus du réseaux social mais du web temps réel !

Qu’attendez-vous de votre présence sur les réseaux sociaux ? Est-elle efficace en termes de communication et marketing ?

Au point de départ, j’étais un simple observateur sur ce qui se passait sur ces réseaux. D’ailleurs, la question fréquente des journalistes il y a quelques années étaient pourquoi vous faites tout cela dans les réseaux et sur votre blog ? Par provocation, je répondais : «je ne sais pas pourquoi je le fais, mais je vois ce que cela me rapporte !»

Actuellement, avec les années… ma réponse est différente et plus étoffée. La première raison est par ce moyen j’établis une présence globale sur Internet ! Je suis visible “partout”. L’autre raison est que ces outils me permettent de proposer du gratuit (indispensable selon le modèle économique du Free). Un élément important de la raison de cet “investissement” dans les réseaux et médias sociaux provient certainement de mon activité en indépendant. En effet, dans cette situation nous avons besoin de contact afin d’éviter d’être seul ! Ces outils assemblés les uns aux autres sont également une solution facile d’organiser sa publicité au jour le jour.

Ce sont en effet des outils marketing de tout premier ordre à condition qu’on les investisse avec discernement et stratégie… aussi bien pour les TPE jusqu’au grandes entreprises, associations… ou les établissement universitaire par exemple.

Au niveau de la communication, même si ces outils permettent l’échange, se sont avant tout pour moi des outils d’informations ! Je ne crois pas aux notions de communautés “virtuelle” ou de fan de marque comme on l’entend souvent évoqué ! L’équipe de foot de Lille, le LOSC possède sa communauté de supporters qui se retrouve sur Internet. La communauté existe à la fois sur et en dehors des réseaux. Par contre, si je prends les 6 000 personnes qui me suivent dans Twitter… je considère que j’ai des lecteurs (comme un journal) avec des personnes qui adhère à ma ligne éditoriale pendant un certain temps plus ou moins long. Depuis l’origine, j’ai vu des personnes me suivre puis me quitter. Moi même, je suis avec attention certaines personnes pendant une période (car nous avons les mêmes intérêts dans l’instant), puis je m’en écarte car nos problématiques deviennent différentes.

Que vous apportent vos blogs dans cette stratégie ?

J’allais écrire ce que m’apportait les blogs tant il est vrai que les blogs on profondément changé depuis leur apparition au début des années 2000. Il est certainement intéressant de revenir sur les raisons de la création de mon premier blog, les z’ed. Il m’apportait à l’époque un moyen de tenir informé les étudiants qui quittaient l’établissement au terme de leurs études sur les évolutions d’internet, de la PAO… à l’époque. Cela me permettait également d’écrire à nouveau (et remplaçait mon activité de rédacteur-journaliste que j’avais quitté 10 ans plus tôt).
Aujourd’hui, contrairement à beaucoup d’expert je ne suis pas certains que les blogs sont toujours aussi indispensable pour s’exprimer sur le net. Des solutions comme le partage de PDF (ISSUU, Scribd), de présentation PowerPoint (SlideShare), d’images (Flickr), de liens (Diigo, Twitter) ou de sites à mi-distance du micro blogging et des blogs (Tumblr) peuvent très bien articulé les uns aux autres et rassemblés dans des réseaux sociaux de type Facebook remplacer les blogs.

D’ailleurs, les blogs désormais se fondent dans les sites Internet. On n’a gardé des blogs à l’origine l’antichronologie de la publication des articles et les commentaires (au passage, ces commentaires désormais sont répartis dans les différents réseaux et médias sociaux).
Contrairement au début des blogs, cela devient l’endroit privilégie des textes de références, c’est à dire des articles que l’on aurait qualifié de trop long près de 10 ans en arrière.

Qu’est-ce qui constitue selon vous une innovation ? Pour vous qu’est-ce qui constituerai une innovation dans le domaine de l’éducation ?

L’innovation est pour moi l’introduction des nouveautés et de changements qui correspondent à changer l’esprit et à un désir de nouveauté.

Dans le domaine de l’éducation le champs des innovation est large ! Il peut prendre l’aspect de l’enseignement à distance (on parler beaucoup de nomadisme désormais), du rôle de l’enseignant (détenteur du savoir ou guide dans l’apprentissage du savoir), par le choix des outils : réseaux et médias sociaux d’un côté, du TBI dans un usage autre que celui de simplement remplacer des ordinateurs en réseaux ou un vieux tableau vert avec lequel on écrit à la craie, par des formations modulaires, par des enseignement en relation avec l’extérieur (par exemple, le cours avec Twitter comme support de prise de notes), la prise en compte des travaux des élèves et étudiants sur leurs blogs et autres réseaux (médias) sociaux, etc.

Je ne saurais pas choisir une innovation dans le domaine de l’éducation, mais plusieurs dans une version utopique actuellement : le droit pour les élèves d’utiliser leur téléphone portable en cours (d’ailleurs dans quelques années, y aura t-il encore beaucoup de constructeurs de calculettes), permettre le copier-coller (à condition d’indiquer les sources), équiper les élèves dès l’école primaire de tablettes qui seraient chargé de l’ensemble des livres scolaires, que les cours soient enregistrés en vidéo ou/et via un TBI et remis en ligne pour les apprenants et que les enseignants soit présents dans les réseaux sociaux et “amis” avec leurs élèves afin de leur apporter une aide, un soutien en dehors des heures de présence en cours.

Est-ce que l’innovation est importante pour vous ?

Je pense que vous avez déjà la réponse à cette question ! Oui, pour moi elle est indispensable dans cette période de transformation de la société.

Mettez-vous en place une veille pour être vous-même source d’innovation ?

Continuellement. La veille dans notre monde actuel est à la base de tout. J’ai commencé à veilleur avant l’apparition des blogs. Certainement des relents de journalisme !
Sans cette veille perpétuelle, nous ne pouvons voir les possibilités qui s’offrent à nous. D’ailleurs, c’est l’un des soucis pour les enseignants qui doivent à la fois veiller sur les outils qui apparaissent afin de pouvoir les utiliser en cas de besoin. Sans la connaissance de l’existence de ces outils, impossible de préparer un enseignement permettant l’emploi de ces innovations par exemple.

D’ailleurs, au cours l’année qui vient de s’écouler est apparu un nouveau concept sur internet (qui souvent est assuré par les “influenceurs”) : la curation. Les curateurs cherchent l’information, scrute l’innovation, l’analyse et renvoie l’information enrichie et spécifique dans le domaine pour lequel il intervient.

Percevez-vous des freins à l’innovation ?

Que ce soit dans l’enseignement ou dans d’autres secteurs, les freins à l’adoption de l’innovation des médias sociaux est relativement similaire. Une carte résumé bien les freins.

Dans le secteur de l’enseignement universitaire, un facteur supplémentaire empêche le développement de cette innovation : les laboratoires de recherche et leur manque de transparence.

Vers quels publics communiquez-vous au travers des réseaux sociaux ?

Pour répondre à cette question, j’aurai tendance à écrire que je n’échange pas avec le même public lorsque je travaille pour le compte Twitter @tweetennord que lorsque j’écris dans @Blogennord ou sur @erdelcroix. Pourtant, ce sont 3 comptes Twitter qui m’appartiennent. Seulement, pour chacun de ces comptes, une stratégie et des raison d’être différentes ont été mise en place, pour chacun d’eux une ligne éditoriale est définie.

Il en est de même pour la page de l’UFR que je dirige dans Facebook. La première réflexion était à qui devions nous adresser ! Les anciens, les étudiants actuels, les futurs étudiants, les entreprises gravitant autour de notre secteur… devions nous prendre la place de l’association des étudiants, quel ton, quel type d’informations…

À chaque support son usage. C’est d’ailleurs un préalable… quel support utiliser et pourquoi faire !

Quelles sont, selon vous, les innovations de ces prochaines années sur les réseaux sociaux ?

Je n’aime pas jouer au prospectiviste en matière d’évolution d’Internet en général et des réseaux sociaux en particulier. En effet, de trop nombreux facteurs peuvent intervenir pour cette vision à plus ou moins long terme.

Si l’on peut être certain de la disparition des disques durs dans les ordinateurs (d’ailleurs, l’ordinateur ne disparaîtra t-il pas au dépend des tablettes ?) qu’en est-il de la reconnaissance faciale dans Google, est ce que toutes surface ne deviendra t-elle pas un écran… Une seule de ces évolutions transformera notre usage d’Internet et des réseaux.

Et puis, il y a l’émergence de la vidéo. Il devient possible de créer des émissions de TV en liaison avec Twitter, Facebook, un chat en ligne… comme avec Ustream.tv. Ce type d’émission que toute personne pourra créer ne deviendra t-il pas le blog de demain ? Une manière d’enseigner dans ces réseaux sociaux ?

D’autres aspects sont à prendre en compte, à surveille attentivement dans le domaine de l’innovation des médias sociaux. La géolocation et le nomadisme à l’aide des smartphones et des tablettes modifiera à coup sûr nos usages. On commence déjà à le percevoir par exemple dans les services de partage d’images.

Enseignement supérieur – entreprises privées, quelles différences dans la communication sur les réseaux sociaux selon vous ?

Je vais peut-être surprendre mais pour moi il n’y a pas beaucoup de différences. La plus importante est peut-être l’absence de la connaissance et d’utilisation de la communication de la part du monde de l’enseignement ! Jusqu’ici l’enseignement supérieur se consacrait à former, éduquer… mais jamais curieusement à ne communiquer.

Qu’est-ce qui constitue selon vous l’équipe optimale pour qu’une université ou une école communique sur les réseaux sociaux/le web ?

Avant de parler d’une équipe idéale, je pense qu’il est bon de rappeler qu’il nécessaire avant toute chose qu’une volonté de la direction de l’établissement est nécessaire. L’instauration d’une présence sur les réseaux sociaux entraîne des transformations de toutes formes au sein du système d’information, transforme les notions de pouvoir des uns et des autres… et qu’elle prenne l’engagement de communiquer dans la transparence, sous la forme d’un dialogue et donc, être prête également à devoir “répondre” de ces décisions…

Le second facteur important dans la mise en place de cette équipe : le choix des objectifs… La réponse au pourquoi aller sur ses réseaux ? Pour permettre de créer une “communauté” des étudiants (faciliter les rapports des étudiants entre eux) ? Pour permettre aux étudiants d’améliorer leur relation avec l’administration et les équipes enseignantes ? Pour jouer sur “l’image de marque” de l’établissement ? Pour recruter de nouveaux étudiants ?

Si je prend un cas concret que je connais, une cellule de réflexion a été mise en place pour étudier la possibilité de s’installer sur les réseaux. Ceci a abouti à des demi-mesures : une présence sans véritable politique éditoriale et sans véritable prise en compte des avantages des réseaux sociaux. La communication envisagée restait institutionnelle et exclusivement institutionnelle. Les peurs (la réaction des enseignants, les dérives de la part des étudiants…) étant le prétexte un mettre en place une solution bancale qui permettait une présence sur les réseaux. Plusieurs personnes sont “responsables des contenus” mais personne n’est responsable, les uns et les autres se rejetant la responsabilité.

Résultat, plusieurs Pages pour différents services de l’établissement sont en lignes sans aucune corrélations et sans harmonies les unes avec les autres, les unes ignorant les autres.
J’avais proposé en préalable à la mise en place de cette présence de faire remonter par les différentes composantes de l’établissement les présences cachées (sans décision claire, les enseignants, les étudiants… crée une présence à la place de l’établissement mais réservée à quelques initiés) ou visibles afin de faire un état des lieux.

De là, il aurait été possible de confier à un stratégic community manager la structuration de cette présence et en fonction du choix de la direction de développer le choix des outils à employer, les intervenants, les lignes éditoriales…

Ensuite, la main serait donné à un ou des community managers… Le service communication de l’établissement est concernée, la bibliothèque ou/et le services culturels, sportifs associés à l’établissement… et pourquoi pas les ressources humaines. La question que l’on peut déjà se poser est le community management est un métier en tant que tel ou une fonction dans d’autres métiers ?

Il est important dans un établissement d’enseignement d’évoquer l’impact qu’aura la présence sur les réseaux sociaux au niveau des apprenants. En effet, si la présence dans ces réseaux de l’établissement pour la “communication institutionnelle” (qu’est ce que veut encore dire communication institutionnelle dans ces réseaux) parait évidente, au fil du temps, et avec l’arrivée prochaine de la génération Z (pour l’instant ce sont encore des étudiants de la génération Y qui viennent en cours), les étudiants ne comprendront pas que les enseignants dans le cadre des cours n’utilisent pas eux aussi les réseaux et médias sociaux !

À votre avis, quels sont les défis que devront relever la communication dans l’enseignement supérieur ces prochaines années ?

Le défis le plus important est certainement de trouver les moyens de combler le fossé entre les pratiques des enseignants et des jeunes qui ont désormais un usage naturel des réseaux sociaux. Ce même fossé qui existe entre la direction des établissement et ces mêmes jeunes (y compris les jeunes enseignants). Et, seule un changement profond dans la manière de considérer les réseaux et médias sociaux de la part de l’équipe dirigeante sera la clef du succès. Et surtout qu’ils ne disent pas à leur chargés de communication : «Vous avez trop d’avance… 3 ans, 5 ans…» mais au contraire, qu’ils prennent 3 ans, 5 ans d’avance ! Au direction à être visionnaire ! Gouverner c’est prévoir, non ?