Université et monde pro : des enseignants bloqués dans leur théorie, en marge de la réalité

Je suis libre maintenant de parler comme je l’entends de l’université… puisque mon contrat de Past (Maître de conf. associé) n’est pas renouvelé à l’UFR Idist. Ne voyez pas une vengeance quelconque dans ce texte, je cherche juste à faire un état des lieux et enfin, dire librement de ce que j’ai vécu cette décennie ! j’en ai des choses à dire… 10 ans de retard, vous imaginez !

Je ferais donc cet état des lieux en 4 étapes, 4 billets… que je publie pendant ces 2 jours :

J’en profite également pour vous signaler que je ne suis plus responsable des contenus et de la tenue de la présence dans les médias sociaux de l’UFR Idist, qui j’ai appris n’aurait visiblement plus de communication 2.0 à la rentrée !

Avant que je ne continue, il est bon de savoir que depuis l’origine de ce blog, le seul article que j’ai retiré de la circulation est un billet sur la fac. C’était à la demande du directeur de l’UFR de l’époque ! Sur les 1 831 billets de ce blog, on m’a demandé d’en retirer un seul ! Il parlait de l’UFR… et de mon souvenir, rien de transcendantal que personne ne sache déjà ! Mais, pour leur image de marque, cela ne le faisait pas…

Les enseignants bloqués dans leur théorie, en marge de la réalité

Ce devait être peu après que l’on se soit un peu moqué de moi lors d’une réunion parce que je maintenais ce blog… J’avais soi-disant du temps à perdre ! Ne cherchez pas les blogs des enseignants de l’UFR, j’ai l’impression qu’ils sont inexistants encore aujourd’hui. Les principes archaïques fonctionnent bien mieux certainement !

D’ailleurs, j’avais noté à l’époque des «débuts» des blogs la méconnaissance des enseignants (ce devait être vers 2006-2007) car lors d’une nouvelle réunion… (On aime bien les réunions à la fac !) un professeur (j’utilise le terme professeur pour ne pas distingué entre maître de conf., professeurs d’université, ATER… et aussi le terme enseignant pour ne pas indiquer le sexe de la personne), sur de son fait, m’avait expliqué que pour la publicité, c’était simple… Il suffisait de contacter les bloggers influents de l’époque et de leur dire : «parler de ceci ! » et hop, comme par enchantement…Le blogger bien gentiment relayait l’information pour les beaux yeux de l’université.

Pas de chance, cet enseignant « très important » et très sûr de lui dans cette UFR ne c’est pas arrêté en si bon chemin… Ce chercheur en SIC (Science de l’Information et de la Communication) les a cumulés. Quelques exemples : «Pour référencer un site internet et le faire monter dans Google, c’est simple, il suffit de mettre des mots en blanc sur le fond blanc» — c’était en 2006… et cela faisait quelques années que Google n’acceptait évidemment plus cette pratique ! Lors d’une soutenance d’un étudiant… j’ai dû lui montrer que l’annuaire Google avait disparu… Je passe d’autres exemples… Je ne les ai pas tous notés ! C’est ce « type » de personnes qui juge le travail de création de site ou autre en liaison avec la veille ou le référencement des étudiants lors des soutenances.

Bon, un autre maintenant, tout aussi important… qui découvre voici 3 ans si ma mémoire est bonne que le référencement est un vrai métier. Texto : «que cela ne consiste pas seulement à mettre des mots-clefs dans les métas !» Gag… Si vous saviez qui c’est, son domaine de compétence et son influence ! je pourrais vous en raconter beaucoup plus sur lui, seulement, on risquerait de l’identifier trop facilement !

Autre exemple… On explique aux étudiants que pour trouver les images, il n’y a pas d’autres solutions que le texte qui l’accompagne ou l’environne… C’était vrai, il y a quelques années. Surprenant, lorsque l’on sait un peu ce qui se passe dans le domaine de la reconnaissance faciale ou des dernières possibilités de recherches au sein de Google Image. Est-ce évoqué par quelqu’un en cours ?Peut-être un autre Past ?

Allez une dernière pour la fin… Lors du conseil d’UFR de la dernière rentrée, alors que depuis l’élaboration du quadriennal en cours et même avant je parlais d’orientation vers la communication on-line… (donc, on va dire 4 ans), un enseignant prend la parole en disant : «il serait temps que l’on forme des Community Manager à l’UFR !» Non, non… Il ne venait pas de débarquer… C’est une pure souche 🙂 Là encore si vous saviez qui c’était… La surprise serait de taille. Il faut dire qu’entre temps, je n’étais plus responsable du master IDEMM… qui sous ma responsabilité formait à l’écriture web, au référencement et au community management… et que j’aurais fait évoluer ver la fonction de strategic community manager (normal me semble t-il pour des bac +5). Mais rassurez vous, ils n’ont plus de cours en master qui évoque le web 2 ou alors de si loin ! Et puis, pourquoi former au community management puisque l’UFR le raye de sa communication !

D’ailleurs, les « connaissances » parfois des enseignants font fuir les élèves… J’ai l’exemple en tête, d’une personne qui a quitté en Master 1 trouvant trop important l’écart entre le monde réel et les théories d’un temps passé qu’on lui enseignait, sans esprit d’ouverture sur le monde actuel. Évidemment, cet ex-étudiant n’est pas « n’importe qui » dans le monde d’Internet actuel. Il se reconnaîtra 😉 Le souvenir me revient également de jugements par des enseignants sur l’un des auteurs du « The social network mosaic » et donc l’un des fondateurs d’Hobbynote, une des rares agences Française accréditées du label Facebook Preferred Marketing Developer (PMD) ! Passons le sujet !

Je ne vous ai jamais « tout » raconté concernant mon cours fait avec Twitter. Si je pouvais tout vous dire… Mais résumons ce qui apparaît pour moi l’essentiel… Vers la fin du semestre, j’ai dû prévenir que la presse risquait de passer… Branle-bas de combat… Je suis convoqué par des « supérieurs » car ce n’était pas le cours que je devais donner, ce qui était prévu (en réalité, je faisais ce même cours depuis 3 ans… mais sans Twitter !), on m’explique gentiment que pour apprendre Twitter, une séance de 2 h suffit… Pourquoi l’utiliser à chaque cours. Le pompon c’est quand ces enseignants bien intentionnés ont indiqué aux étudiants que leur identité numérique allait être mise en cause ! La plupart des étudiants ne sont pas venus en cours le jour que les journalistes venaient (j’ai décommandé également certains médias ayant eu mèche du « complot »…) ou pour ceux qui étaient présents ils refusaient d’être filmé !

Je crois que c’est à partir de ce moment-là que certains enseignants ne me disaient même plus bonjour quand je les croisais dans les couloirs !

Je ne sais si cela reflète ou pas ce qui se passe dans l’université Française… À vous de me le dire, sans corporatisme, s’il vous plait 😉 Ceci n’est que le regard que je porte sur l’UFR dans lequel j’étais…

Retrouvez les autres parties de ce billet :

entreprise et réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Pinterest…

Dans la série, je réponds aux étudiants pour leur mémoire, après 2 questions sur l’avenir de Twitter voici mes réponses sur l’emploi des réseaux et médias sociaux par les TPE et PME (Facebook, Twitter, Pinterest, Tumblr, Flickr, Scribdt…)

Pourriez-vous me donner une définition des réseaux sociaux (avec vos mots) ?

Un réseau social est un média social qui a la particularité de rassembler le CV ainsi qu’une agrégation des contenus des autres médias sociaux. Il est complété par une time-line qui permet d’échanger avec ses relations sociales.
Les médias sociaux sont quand à eux une extension du web 2.0 et regroupe les services de partages (YouTube, SlideShare, Scribdt, etc.), les outils de collaboration (dont les applications Google) et les services d’interaction : les blogs, Ustream…

Une remarque, je ne mets pas Twitter dans les médias sociaux. Pour moi Twitter appartient au domaine du web temps réel !

Entreprises et réseaux sociaux

Selon vous, est-il indispensable d’être présent sur les réseaux sociaux pour une entreprise aujourd’hui ? Pourquoi ?

La question est toujours piège… On aurait tendance à répondre : oui, c’est indispensable, car c’est vrai que les entreprises devront dans un avenir plus ou moins proche être “obligatoirement” présente dans les réseaux et médias sociaux.

Toutefois, cela ne veut pas dire que les entreprises doivent y foncer tête baissée. Avant de se positionner vis à vis des médias sociaux et de choisir les médias (réseaux y compris qu’il faut investir) il est bon de réfléchir à l’outil, au contenu que l’on veut véhiculer, sous quel forme, auprès de qui !

Si l’entreprise n’a rien à raconter, pourquoi aller sur Facebook par exemple ? D’autres choix stratégiques peuvent également faire réfléchir les entreprises sur les raisons qu’elles ont à ne pas se positionner sur ses outils dans l’immédiat.

Selon vous, pourquoi les entreprises utilisent-elles les réseaux sociaux ? Quelles sont leurs principales motivations ? Leurs principaux objectifs ?

Je vais répondre par une boutade… parce que les autres y sont et que les dirigeants entendent qu’ils doivent avoir une présence dans les médias sociaux !

Pour les entreprises qui sont présentes de manière réfléchie (c’est à dire avec la prise en compte de l’impact du passage à une stratégie de présence dans ces réseaux au sein de l’entreprise, sur les systèmes d’information, sur les dissolutions de pouvoir, sur les changements dans la communication de l’entreprise — on communique dès la recherche développement et non à partir de la phase de commercialisation), les utilisations des réseaux sociaux peuvent recouvrir de large pan de l’entreprise depuis les RH, en passant par le marketing, les commerciaux, le SAV…

On en revient au principe de base : la stratégie derrière l’investissement de cette présence dans les réseaux sociaux.

Les motivations et les objectifs peuvent donc être nombreux… mais l’un de ceux qui apparait le plus régulièrement est certainement la présence des prospects et des clients (BtoC ou BtoB) dans les réseaux sociaux. C’est l”à désormais que l’on peut “facilement” joindre et échanger avec les clients, futurs clients… tout en gèrant “facilement” son e-reputation.

Une entreprise peut-elle utiliser les réseaux sociaux dans le but de développer son activité (augmenter le nombre de ses clients, augmenter son chiffre d’affaires, etc.)

La réponse est clairement : oui !

Pourriez-vous me donner 3 avantages et 3 inconvénients en ce qui concerne l’utilisation des réseaux sociaux par une entreprise ?

Avantages

  • e-reputation
  • échange avec le public
  • écoute du public

Inconvénients

  • e-reputation
  • évolution permanente

Des conditions de réussite de la présence d’une entreprise ou d’une marque dans les réseaux sociaux ?

Selon vous, toute entreprise a-t-elle un intérêt à utiliser les réseaux sociaux ? Quel que soit sa taille ? Quel que soit sa clientèle ? Quel que soit ses produits/services ? et pourquoi ?

Cela rejoint la question précédente : Selon vous, est-il indispensable d’être présent sur les réseaux sociaux pour une entreprise aujourd’hui ? Pourquoi ?

Pour répondre plus particulièrement à votre question, je pense qu’il est plus facile pour une TPE ou une PME de basculer dans le monde des médias et réseaux sociaux, que pour une grande entreprise ! Plus souple, le passage à la mentalité “réseau sociaux” au sein de l’entreprise n’en sera que facilité. De plus, le coût pour ces petites entreprises est quasiment indolore à partir du moment où elles effectuent elle-même le travail de community management. D’ailleurs, il est a noté qu’il est encore plus facile pour une entreprise qui se crée de se positionner sur les réseaux sociaux. C’est un choix stratégique à avoir aujourd’hui en tête pour toute création d’entreprise : quel doit être ma présence dans les réseaux et médias sociaux. Dans la région nous avons l’exemple de Simon Bougamont qui pour l’ouverture de sa boutique de fleuriste à Valenciennes a employé la plupart des solutions de réseautages qui lui étaient offertes… Pourtant, c’est une entreprise individuelle.

Cela indique bien également que la clientèle visé, les produits ou services vendus n’entrent pas en ligne de compte dans l’intérêt d’être ou non présent dans les réseaux sociaux…

Qu’est-ce que vous conseillez à une entreprise (quelconque) qui veut se lancer sur les réseaux sociaux ?

Pour se lancer dans les réseaux sociaux… il faut d’une part connaître les outils (Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest…) et d’autre part, savoir ce que l’on veut communiquer, sous quelle forme et à qui. De ces connaissances apparaîtra la stratégie de la présence dans les réseaux sociaux.

Quand j’évoque la connaissance des outils, ce n’est pas “passer regarder voir” à quoi ils ressemblent. Pour la plupart d’entre eux, cela consiste à s’inscrire, à participer, à regarder comment ils fonctionnent, ce qu’ils peuvent apporter… Cela demande un certain temps. Certains se sentiront plus à l’aise avec l’un qu’avec l’autre… ce sera un critère de choix.

Mais, une fois la réflexion menée sur ce que l’on veut communiquer, comment… il sera aisé de choisir l’outil le plus en adéquation à nos objectifs.

Il peut être judicieux dans certain cas de faire appel à un conseil extérieur qui aide à défricher le terrain.

Est-ce que cela nécessite une certaine réflexion au préalable, une préparation, certains outils, certaines ressources, etc.

Je pense que vous l’avez compris par rapport à mes réponses précédente : la réflexion est indispensable à la mise en place de cette présence.
Vous évoquez la préparation… cela me fait pensé à préparer les membres de l’entreprise au bouleversement qu’engendrera la présence de l’entreprise dans les réseaux sociaux et surtout qui peut dire quoi dans ces réseaux.

Quels impacts organisationnels cela peut-il avoir sur l’entreprise ?

La réponse a laquelle on pourrait s’attendre est la création d’un poste de community manager… Je ne le pense pas, tout du moins pour les TPE et les PME. L’objectif est d’éduquer le membres de l’entreprise à la fonction de community manager. Quiconque dans l’entreprise devrait pouvoir réagir sur les réseaux sociaux et apporter du contenu… Ce n’est pas “obligatoirement” le chef qui aura la bonne réponse.
En effet, quel que soit l’employé présent dans les réseaux sociaux, il est également un vecteur de l’e-reputation de l’entreprise auprès de ses pairs et du public, en dehors de la “page Facebook” officielle de l’entreprise. Il faut donc impliquer les employés à cette action de community management.
On comprend aisément que dans ce cas l’impact sur les systèmes organisationnels de l’entreprise et notamment les pseudos petits secrets d’un service par rapport à un autre, les informations retenus pour des raisons de pouvoir par les petits chefs… tout cela vole en éclat.

Autre impact que cela peut, doit avoir sur l’entreprise… qu’elle agissent en “entreprise 2.0”. Rien ne sert en effet d’avoir une présence sur le Web 2.0 et rester avec des manières de penser et d’agir de l’ère de l’internet d’avant ! Désormais, lorsque quelqu’un dans l’entreprise produit quelque chose, avant d’agir, il doit se poser la question : est ce que ce travail peut s’intégrer dans la communication sur les réseaux et les médias sociaux ou non. En général, la réponse est positive. Et donc, à la différence de ce que l’on faisait avant, on prépare sa production en vue de sa publication dans les médias sociaux et les réseaux sociaux… et c’est cette production qui sera exploité en interne, complété ou non par les avis venant de l’extérieur !
D’autres changements organisationnels comme les horaires de travail… doit t-on encore travailler selon des horaires fixes ? sur le même lieu de travail (co-working, télétravail…) peuvent également se produire, sans parler des outils internes, extension des réseaux sociaux au sein de l’entreprise. Par exemple, on peut imaginer que Google+ soit l’intranet de l’entreprise !

D’après-vous, qu’est-ce qui fait qu’une stratégie sur les réseaux sociaux marche ou ne marche pas ?
Il n’existe pas une mais une multitude de réponses à cette question. L’identité de l’entreprise, son passé, ses dirigeant, les relations entre la direction et les employés… et ce qui est mis en place peuvent faire que la stratégie ne fonctionne pas.
L’une des causes fréquentes d’échec, hormis le manque de stratégie et la diffusion du flux du contenu du site dans les réseaux sociaux est de faire comme le concurrent ou l’expert que l’on a entendu dans une conférence. Une autre raison, penser que quelqu’un qui possède un compte Facebook et un compte Twitter est un expert des réseaux sociaux ! Il sait certainement les utiliser… mais de la à en faire un spécialiste, il y a de la marge. Idem de confier la gestion de la présence d’une entreprise sur les réseaux sociaux à un stagiaire ou au petit cousin qui “s’y connait”. Les entreprises ont déjà connu cette aventure avec la création des sites web au début des années 2000. Elles en sont revenues. C’est la même choses avec les réseaux sociaux.

C’est un secteur encore jeune… Il n’y a pas encore de stratégies gagnantes à tous les coups. À chacun de trouver les solutions qui lui sont propres.

Pourriez-vous me citer un exemple de « réussite » grâce aux réseaux sociaux

J’ai cité Simon Bougamont dans les questions par exemple…

d’échec

J’en connais, mais il est évident que pour des raisons déonthologiques, je ne puisse pas les citer 🙂

Est-ce que vous sauriez m’expliquer les raisons de cette réussite / cet échec ?

Pour Simon , je dirai juste qu’il croyait dans les réseaux sociaux… et que plus le temps avancait, plus il s’apercevait de leurs intérêts et plus il les utilisait

Pouvez-vous vous présenter, ainsi que votre métier/activité (en quelques mots) ?

Eric Delcroix, expert de la communication on-line, des médias sociaux, de l’e-reputation, mon activité tourne autour du conseil, de séminaires pour les entreprises et je suis également auteur de différents ouvrages sur les problématique pré-citées.

Et vous, vous auriez répondu quoi à ces questions ?

Elections présidentielles 2012 : les résultats à 18 h – mode d'emploi

Je trouve que les élections présidentielles sur Internet cette année sont d’une tristesse à mourir… Ca ne donne pas envie d’aller voter dimanche prochain au 1er tour ! Nous avons tous attendu ! Rien. Peanuts… On en arrive même à ce que un retournement de situation. J’ai cru lire, pour moi sur le ton de la moquerie, que Twitter allait fournir les gagnants de l’élection présidentielle 2012…

Ne cherchez pas… Il n’y a rien ou presque sur Internet, plus précisément sur les médias sociaux… depuis les débuts de la campagne. On espérait encore qu’un soubresaut ait lieu lors du dépôt des candidatures… Rien, le calme plat…

Absence des hommes politiques dans les médias sociaux

J’avais déniché le domaine 2012-presidentielle.com, je ne l’ai même pas activé ! Il restera là où il est. Tant pis. Dommage… Je l’aurais activé sans aucun doute si les hommes politiques c’étaient investis sur le net, si des débats d’idées avaient pris naissance. Je pense qu’ils ne sont toujours pas prêts ! Le seront-ils un jour ? J’en doute pour cette tranche d’âge et quand je vois qui se profile pour 2017, je me dis que ce n’est pas mieux…

On viendra m’expliquer que les citoyens ne se déplacent plus pour voter… mais que dire des hommes politiques qui ne se déplacent pas sur les lieux où sont les électeurs d’aujourd’hui pour débattre avec eux ! Y aurait-il un lieu de cause à effet… Je vous laisse à vos enquêtes.

J’avais trouvé que les équipes formées par les mastodontes pour répondre aux attaques des uns et des autres (je parle dans les gros partis) ne sont pas la solution. Si je peux me permettre une image, les médias sociaux, c’est le monde de la guérilla, pas des combats dans les tranchées. Cette année, nous avons assisté à un combat entre deux clans armées statiques… avec un air de déjà vu. Je ne vois pas de différence entre la communication mise en place pour cette élection et la communication Internet à laquelle nous avons assisté il y a 5 ans !Pire, le site de Ségo. de l’époque était encore plus prometteur… On régresse !

Mais, peut-être que le débat, la campagne tout simplement ne sont pas « intéressant » cette année… Ces derniers jours, alors que je regardais la télévision, je me posais une question ? N’est-ce pas les élections des chaînes de télévision sur l’actualité en 2012 ? L’un des slogans publicitaire de la chaîne était : votez « pour nous » !

Seules exceptions, pour des raisons différentes Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Luc Mélenchon. Au passage, je note qu’aucun des deux n’a d’équipes mastodontes… Allez savoir pourquoi 😉

18 h ou 20 h, le résultat

Arrêtons l’hypocrisie. Nous voilà, à une semaine du premier tour… et l’on commence à se reposer la question. Je ne sais même pas si un blogueur, si un site français osera braver la loi qui interdit en France de diffuser les résultats avant 20 h ! Je pensais le faire (enfin, c’était réfléchi, je ne risquais pas grand chose avec 2012-presidentielle.com ;-).

Donc, en attendant ce sont nos voisins Belges (peut-être Suisses) qui ouvrent le bal cette année, se moquant à juste titre un peu de nous, Français ;-).

Je reproduis le chapeau d’un article du site de la RTBF :

…les journalistes de la RTBF vous livreront les résultats du premier tour des présidentielles bien avant leurs collègues de l’Hexagone. La raison est simple : une loi interdit à tout Français de dévoiler ces informations avant 20h. Mais cette règle ne s’applique pas aux citoyens et médias étrangers. Amis français, soyez donc les bienvenus sur notre site et sur nos ondes!

Bien joué 😉 Donc, le 22 avril, je ferais un détour vers 18 h sur rtbf.be/info à moins que je ne regarde en live sur ma télé (on est chanceux dans le Nord de la France 🙂

Rassurez vous, si le site est trop lent, comme à chaque élection (je pourrais faire un copier-coller car c’est le même refrain à chaque élection), l’un des comptes Twitter de la RTBF fournira les résultats. Parions sur @RTBFinfo 🙂 Au pire, le hastag #présidentielle2012 devrait vous aider.

Sur France 3, le soir du 1er tour

France Télévision m’a contacté déjà depuis un certain temps au sujet de ces élections… Rappelez vous, c’était déjà eux qui lors des régionales avaient donné la parole aux gens de la rue (des blogueurs 😉 dans Terre d’élection. Donc, pour ces élections présidentielles en 2012, la politique fout le camp, la citoyenneté arrive (désolé, je ne pouvais pas m’empêcher 😉

Donc, je participerai de nouveau à cette émission politique : Élections via webcam diffusée sur le site de France 3 (Presidentielle 2012 devrait vous aider à en savor plus 🙂

Le pitch : À l’heure de la télévision connectée, nous aimerions proposer aux téléspectateurs qui regarderont forcément une soirée électorale sur l’une ou l’autre chaîne, un complément d’info avec des webcamers qui commenteront les résultats. Ces webcamers ne seront pas des politiques (ou alors des politiques dits « de proximité » (cons. généraux ou municipaux, etc.) mais surtout des particuliers.

Ce que nous recherchons, ce sont avant tout des personnes dont la parole n’est pas seulement la leur, ce qui n’aurait pas beaucoup de sens et les exposerait beaucoup trop, mais des personnes qui sont en même temps représentatives de certains groupes sociaux ou situations et qui d’une façon ou de l’autre sont ou seraient impliquées par l’élection (ouvriers, chefs d’entreprise, personnels de santé, agriculteurs, enseignants, etc.).

identité numérique et citoyenneté dans les médias sociaux au collège

Dans le billet citoyenneté dans les réseaux sociaux, les organisatrices ont 13 ans j’avais annoncé l’événement. Alors, une semaine plus tard, qu’elles sont mes impressions ? Je vais tenter de ne pas impliquer le père que je suis dans ce compte-rendu.

La première remarque est la surprise et l’enthousiasme d’adultes à cette rencontre. J’en ai croisé parmi les participants, le monde de l’éducation sur les réseaux ou encore en croisant des journalistes (même si aucun article n’a été rédigé… pour l’instant 😉

Hormis, la fierté « normale » des parents… je peux dire que les filles ont été à la hauteur. Un grand coup de chapeau à elles. Si elles ont assuré ce jour-là seule l’organisation et la direction de la journée, je sais pertinemment que l’aide du collège dans la préparation, sauf le soutien de la direction que je remercie au passage, a été quasiment inexistant (où étaient les affiches par exemple). D’ailleurs, qui était la personne qui devait leur apporter de l’aide ? Elle ne c’est pas présentée à nous intervenants, en tout cas…et je n’ai vu que deux adolescentes gérer seules l’accueil des intervenants, courir parfois dans les couloirs pour des classes non prévenues…

Mais, elles ont été plus loin dans leur démarche. Elles ont également joué les « reporters » de la journée et ont mis l’ensemble de leur production dans leur blog en moins d’une semaine :

Ne croyez pas que j’ai fait quelque chose… J’ai juste joué le conseillé en ergonomie pour mettre des liens liant les articles et mis en ligne les vidéos :«sur mon Youtube à tout de suite dit l’aînée». Aussi, j’ai dû m’expliquer au sujet de la vidéo de l’atelier sur l’identité numérique qui est trop longue pour Youtube et qui a trouvé une place sur Daylimotion 😉 Ah, ces jeunes, jamais contents 🙂

Et puis, j’ai également noté l’intérêt de certains élèves à cette journée. Par exemple, quelque uns en fin de journée me demandaient pourquoi on ne revenait pas plus souvent pour faire ce genre de « cours » ou de voir que la discussion engagée à la fin de l’atelier sur la politique entre un élève et Marc Vasseur (Marc fût également surpris de la maturité de cet élève de 4e je crois).

L’analyse des réactions à chaud est assez parlante également, puisque certains collégiens trouvent que les ateliers n’étaient pas assez longs ! C’est vrai que nous avions une heure par atelier. Au passage, j’ai peu apprécié, puisque c’est arrivé pendant l’une de mes interventions, l’enseignant qui arrive la bouche en cœur (même pas une excuse) avec ses élèves un quart d’heure en retard et qui conseille à ces élèves de ne pas remplir la fiche d’évaluation (3 questions) car il y a un cours qui commence dans 5 minutes !

D’ailleurs je note que pour l’instant, je n’ai pas eu de réaction d’enseignants à cette journée. Peut-être lors du prochain CA 😉 J’en profite également pour mentionner l’absence des parents d’élèves. Je n’ose pas croire qu’ils pensaient que je les représentais, ce serait trop facile. Mais ce ne sont pas leurs seuls absents… Le rectorat, la ville, des responsables politiques de différentes instances avaient été averties, mais le sujet ne semble pas les concerner également ! Même pas une réponse au message en courrier électronique ! Seule, Alexandra Lechner a répondu et nous l’avons invitée à participer 🙂

Ce qui est amusant à la lecture des fiches de l’enquête (j’ai surtout décortiqué celles qui sont sur l’identité numérique) est le nombre de fiche où à la question : Qu’avez vous appris de cet atelier, ils répondent : «pas grand chose ou rien», mais s’empresses de noter dans ce qu’ils ont retenu que l’on ne peut pas publier on ne peut pas publier n’importe, surtout en ce qui concerne les images 🙂 C’est vrai qu’avec Yann Kervarec, nous avions remarqué que le droit à l’image, les droits d’auteur… les intéressaient fortement 🙂

D’autres remarques comme  » j’ai tout compris » ou « il était très intéressant et très instructif et surtout facile à comprendre » me pose un problème. Je ne pense pas que nous ayons fait de grands discours, nous n’avons pas parlé ou peu de cybercriminalité… et notre discours semblait passer. Nous avons parlé d’expérience, de notre expérience dans les réseaux et médias sociaux… sans langue de bois, sans « parler prof. », en laissant les uns et les autres s’exprimer comme bon leur semblait.

Mais ces petites phrases forcent à la réflexion… Cela voudrait dire que les explications qui sont en général donné aux collégiens au sujet d’Internet sont trop complexes pour eux ? Je trouve cela grave si c’est le cas !

D’ailleurs, cette journée montre, mais nous le savons tous, que les collégiens et les jeunes doivent êtres formés à ces nouveaux modes de communication qui sont leur quotidien. Dommage d’ailleurs que pour l’atelier de la pratique des réseaux sociaux, l’accès à Facebook était impossible !

Ah oui, j’ai essayé de savoir si à la suite de nos interventions il y avait des réactions dans Facebook ou Twitter (J’ai été surpris que quelques collégiens soient déjà présents dans cet outil). On peut dire que non ! Mais l’une d’entre elles m’a amusée. Quelqu’un a publié dans son Facebook une image en indiquant (avec la permission) !

Bref, ce fut pour moi une bonne journée… donc je ne peux que féliciter les organisatrices (vous pouvez aussi le faire dans leur blog, mais aussi via leur compte Twitter @cladelcroix et @yseultdel ) je sens que je vais me faire incendier 😉 qui attendent maintenant de présenter leur projet devant le jury le 11 avril !

Un autre intervenant a lui aussi diffusé un compte rendu de son atelier : Comment parler de “Citoyenneté et Réseaux Sociaux” à des collégiens ?

Barcamp pratiques de l’internet participatif et des médias sociaux dans l’enseignement supérieur

J’ai été invité au Barcamp de décembre (mardi 6 décembre au matin au vendredi 9), sur les pratiques de l’internet participatif et des médias sociaux dans l’enseignement supérieur organisé au Centre International d’Etudes Pédagogiques (CIEP).

Twitter en classe – bis repetita pour un cours sur le e-commerce

Cette année je donne des cours à l’ISEG de Lille sur la stratégie d’acquisition et de fidélisation online aux Master Marketing & Communication

Lors de notre première rencontre avec les étudiants, nous avons défrichés le terrain au sujet de l’acquisition et de la fidélisation online 😉 Et comme ils ne sont pas nombreux et que le sujet s’y prête, je leur ai proposé de confronter leur approche de l’acquisition et de la fidélisation auprès de leur camarade de classe et auprès des internautes. Vous l’avez compris, je réutilise Twitter en classe 😉 Cette fois, il aura pour thématique le e-commerce et non plus l’état d’Internet en 2010 (voir Un essai d’utilisation de Twitter en cours, ma première expérience de Twitter en classe, à l’université  🙂

Donc, dès ce mercredi, de 14 à 18 h, tous à vos écrans, sur Twitter. Le hashtag sera #MMC et un autre indiquera le sujet de l’exposé…

Voici le programme des réjouissance 🙂

  • Référencement
  • Naturel
  • Payant
  • Identité numérique
  • Géolocalisation (Marketing de proximité)
  • Web Analytics
  • Affiliation
  • E-Mailing
  • Réseaux Sociaux
  • Médias Sociaux
  • Ecriture Web
  • Marketing Mobile

Normalement, ces cours ont lieu le mercredi après-midi, mais 2 séances devront se dérouler à un autre moment… pour cause d’agenda hyper garni chez moi !

Chaque semaine, les étudiants et moi même indiqueront le thème qui sera traité dans Twitter et également dans cette page…

Cette semaine (mercredi 23), ce sera le référencement. Pour le second sujet, j’ai un doute. Je préfère attendre mercredi pour vous le communiquer 🙁

Nous reparlerons peut-être de cette nouvelle expérience dans le cadre du Barcamp de décembre (mardi 6 décembre au matin au vendredi 9), sur les pratiques de l’internet participatif et des médias sociaux dans l’enseignement supérieur. Je serais évidemment présent, mais déjà sont annoncés Dominique Wolton, Antonio Casilli, Yann Bergheaud (que je reverrai avec plaisir) ou encore mes amis de Ludovia : Mario Asselin, Francois Bocquet, Laurence Juin, Christophe Batier seront  présents et enfin, je devrais « croiser » Sophie Mahéo et François Jourde 🙂

Parmi vous, qui sera présent ? Vous n’avez pas oublié de vous pré-inscrire ?

Vous pouvez suivre dès à présent les préparatifs de ce barcamp sur Facebook, Twitter

Mise à jour : cours d’aujourd’hui 30 nov.  sur Twitter :

  • Identité numérique
  • Géolocalisation (Marketing de proximité)
  • Web Analytics