Un web 2.0 (blog, réseaux et médias sociaux) mal digéré qui donne des renvois – 1

Depuis le dernier trimestre de l’année dernière, j’ai envie d’écrire cet article sur la situation actuelle dans le monde du digital, sur le monde du web 2.0, des blogs, réseaux et médias sociaux…

Je pense que c’est un ras-le-bol de ce que je vois s’amplifier au quotidien en ligne, dans les rencontres avec certaines entreprises, au contact de personnes qui se disent spécialistes ou expert dans ces domaines…

Donc, je dis stop. Je me dois de faire le point pour moi déjà tenter de comprendre ce qui se passe devant mes yeux ébahis, de retournement de veste, du manque de… tout ce que à quoi je crois.

Certains diront que je prends la grosse tête (je l’ai déjà à moitié entendu), d’autres penseront que je « débloque », d’autres… Et bien, pensez ce que vous voulez, je m’en fiche ! Je reste moi-même avant tout et c’est pas à mon âge que l’on me changera. Et puis, cela le fait du bien de dire ce que je pense haut et fort !

Le pire dans l’histoire… Je suis certain que des personnes que je vise dans ces billets sont capables de les aimer, de les relayer 🙂 Alors, là, maintenant, c’est foutu… J’écris pour moi seul, personne n’osera le relayer dans ses réseaux, dire j’aime dans Facebook… ou de le commenter après ce que je viens d’écrire 😉

Comme on m’a reproché un article trop riche en une seule publication de écoles, enseignement, élèves : les problèmes des enseignants, j’ai retenu la leçon (On apprend à tout âge 😉 et je publierai ici et dans Linkedin, ce coup de gueule en 4 parties, sur 4 jours. Voici les 3 suivants (les liens seront actifs une fois la publication en ligne) :

Mais débutons par ;

Retour en arrière sur le Web 2.0 et les blogs, réseaux et médias sociaux

Je ne vais pas faire dans la mélancolie du passé en disant rappelez vous l’âge d’or des blogs, vers 2005 ! Il y a 10 ans… D’ailleurs, que reste-t-il réellement de ces blogs ? Je me suis toujours dit que je devrais faire le point un de ces jours pour voir ce qu’il en reste, voir ce que leurs auteurs sont devenus ?

Non, simplement un constat ! Le web 2.0 ; tiens, êtes-vous capable de définir ce qu’est le web 2.0 ? (Au passage, on attend toujours le web 3.0 qui a mon sens n’arrivera jamais), donc le web 2.0 avait pour base comme je l’explique encore en conférences bien souvent 3 verbes : partager, collaborer et interagir comme je l’ai indiqué depuis longtemps (Si vous lisez attentivement ce blog depuis l’origine… Bon courage à vous sinon, il y a plus de 2 000 articles, jugés souvent comme trop long 🙂 et je n’ai pas la force de rechercher 😉 mais vous pouvez en trouver la trace à plusieurs occasions où je m’explique sur le sujet !)

Je suis toujours surpris que les jeunes loups de la génération Y ne soit pas plus au courant de ce qu’est le web 2.0… et j’ai malheureusement trop souvent l’impression que pour eux le web 2.0 est avant tout : influenceur, argent et fric (dans le mauvais sens du terme).

Ce que je n’avais pas anticipé, dans l’euphorie des « révolutions » qui s’enchaînaient à l’époque, c’était qu’il serait possible de conjuguer ses verbes de différentes manières. Je ne suis pas déçu du résultat. Ça me donne parfois froid dans le dos de lire ou de constater certains discours ou pratiques !

Il serait bon de revenir aux fondamentaux parfois en y intégrant les évolutions ! Quelque part, je trouve cela effroyable que depuis 10 maintenant, je rabâche les mêmes principes de bases d’une conférence à l’autre.

Oui, vous l’avez certainement compris, nous sommes passés de la phrase d’enfance de la révolution d’internet et du web 2.0 à son adolescence et je crois, même si j’ai l’impression de radoter que nous atteignons son âge adulte dans quelques mois. J’y reviendrais là aussi !

Comme je l’évoquais il y a plusieurs années maintenant, on surfe sur une pseudo révolution… On nous fait croire à des révolutions chaque jour comme l’ont pu être celle des blogs et l’éclosion des réseaux et médias sociaux en leurs temps.

Depuis les révolutions, c’est-à-dire bien avant les années 2010 (on est dans le web… les années passent vite et se comptent en multipliant les années calendaires), on traficote autour des évolutions et de l’intégration de ces nouveaux outils qui représente le monde digital actuel pour nous faire croire à des révolutions alors que ce ne sont que des évolutions bien naturelles !

Alors, évidemment, y’a du blé à se faire pour celui qui pense à son p’tit nombril avant tout, sans réellement vouloir satisfaire l’entreprise qu’il représente ou pour le compte de laquelle il travaille (y compris parfois pour eux-même) !

En plus, c’est vrai, je le dis aussi très souvent, personne ne peut se prévaloir de détenir la vérité dans ce « nouveau monde »… Toutefois, il y a une grosse différence entre détenir la vérité et raconter des conneries… et y’en a des conneries qui sont racontées afin de se faire mousser… Mousser pourquoi ? Pour gagner du fric rapidement pardi !

Ah, on me signale que les entreprises sont aussi responsables… Évidemment qu’elles le sont pour la plupart d’entre elles… Comment peuvent-elles accepter les discours qu’on leur sert… On en viendrait à croire que c’est celui qui a la plus grande gueule qui l’emporte. Toujours dans la même oreillette, on me dit que cela va changer… Enfin, on va regarder les résultats ! Ce n’est pas trop tôt !

Le reproche que l’on peut également faire à certaines entreprises est de ne pas laisser le temps au temps et de focaliser sur le nombre de « j’aime » ou assimilés…

La construction d’une bonne présence sur Internet demande du temps avec des objectifs adéquats ! Le web 2.0, les réseaux et médias sociaux, ce n’est pas la cours des miracles ! Et oui, encore en 2015, certains en sont là !

Prenons des exemples… Quel est l’intérêt d’être présent dans Facebook, dans Twitter ou dans Pinterest… Je ne parle pas aux véritables experts (je vous assure, ils ne sont pas si nombreux en langue française), mais aux dirigeants d’entreprise : marketing, communications… Gagner des clients ? Autre chose ? Non, je n’irai pas jusqu’à donner ma réponse… Mais, on peut en discuter dans ce cadre 😉

Autre exemple ? Les agences de « com » ou autres qui proposent des packages tout fait de communication on line… «oui, et on vous met 1 message par jour dans Facebook…» (entendu) à l’image des poissonniers ou du boucher qui vous sert 200 g de ses protéines alors que vous demandez 100 g sauf que pour les médias sociaux c’est plutôt dans le sens inverse… vous en voulez 200 g et on vous en sert 100… Il faut arrêter l’excuse du danger de submerger le fan de messages… Juste pour info, cela peut se mesurer 🙂

Le pire, c’est qu’en général, ces agences revendiquent et s’auto-proclame expert ou spécialiste des réseaux et médias sociaux (c’est déjà plus compliqué pour elle de proposer des blogs, y’a des textes à écrire…)

Je ne dévoile rien du secret des véritables spécialistes et experts du domaine, mais je peux vous dire qu’avant de partir dans Facebook ou un autre outil, une réflexion sur le sens de cette présence, sur la stratégie générale à aborder est nécessaire… De la découlera une politique ou une stratégie éditoriale unique pour chaque entreprise… Euh, vous voyez la nuance ?

Allez, je vous donne un coup de main… Tentez de conjuguer les verbes partager, collaborer et interagir pour votre entreprise dans le bon sens du terme… Vous verrez la différence !

À oui, dernier détail, je ne supporte pas les dirigeants de ces boites ou les community manager qui traitent le public auquel ils s’adressent de cons et d’incompétents parce qu’ils n’adhèrent pas à leur vision de leur politique digitale… C’est toujours plus facile de voir la paille dans l’œil du voisin que la poutre dans le sien… Cela s’appelle aussi la remise en cause ! J’en suis un fervent adepte… trop peut-être, qui sait… Il faut savoir parfois changer son fusil d’épaule et rien à voir en la circonstance avec le temps…

en 2015 : conseil, séminaires et formations en présence sur le net et mes autres activités

Mes activités en 2015 : conseil, séminaires et formations en stratégie de présence sur le net et toutes les autres
Mes activités en 2015 : conseil, séminaires et formations en stratégie de présence sur le net et toutes les autres

Cela me fait toujours sourire quand je croise une connaissance et qu’elle me dit : «T’es toujours prof. à la fac ?» Et moi, de répondre : «Non, tu sais, la Fac a été un complément à mon activité principale pendant 10 ans… J’ai toujours fait du conseil, organise ou participe à des séminaires et suis aussi formateur !»

Beaucoup tombent des nues… Ils pensent que je suis « prof », donc, pour moi c’est toujours bon de rappeler quelles sont mes activités professionnelles même si, la plupart des choses sont expliquées sur le site Ed Productions 🙂 Donc, déjà n’hésitez pas à faire « tourner » ce billet afin que tout le monde sache que je ne suis pas un enseignant rétribué par l’Éducation Nationale 😉

Le pire que je connaisse est la personne que je rencontre qui me dit : «ah mince, je n’ai pas pensé à toi lorsque je cherchais… telle ou telle intervention !» Mon e-reputation devient trop forte à tel point que l’on oublie que je dois travailler 🙂

De plus, en ce début d’année 2015, pas mal d’agences (de tous poils) et de centres de formations me demandent ce que je peux faire pour eux… cela me permettra de les diriger vers ce billet 😉

Ceci dit, cela reste pour moi des suggestions. Je reste ouvert à toutes les propositions qui pourraient m’intéresser… je pense parfois à reprendre du boulot du côté du journalisme par exemple… 🙂

Conseil en stratégie de présence sur le net (communication on line, médias sociaux…)

Pour le conseil, j’interviens dans le domaine de la communication online en général et dans les médias sociaux en particulier, y compris l’e-reputation et le marketing ou le e-commerce mais je peux aussi intervenir en gestion de projet web d’une façon générale, et stratégique en particulier.

Mon activité de conseil démarre avec des séminaires pour expliquer aux dirigeants (ou auprès de services spécifiques : marketing, RH…) l’importance d’être sur les réseaux et médias sociaux… en passant par le conseil stratégique sur le choix des canaux de communication pour des structures commerciale ou non, pour la génération de la présence (et la gestion de l’e-réputation), pour la gestion de la communication dans les médias sociaux pour les événements, etc. jusqu’à l’aide au recrutement (ou à l’encadrement) de community managers ou curateurs.

J’ai également une « casquette » dans de domaine de l‘e-éducation et de l’e-learning… Pourquoi pas reprendre quelques années de maître de conf. associé d’ailleurs 😉

Je développe de plus en plus du conseil également par rapport aux jeunes (génération Z, les 4 – 19 ans) surtout grâce au blog generation-Z.fr (j’y explique les prestations que je peux faire soit auprès d’entreprises qui cherchent à se positionner vis-à-vis de la génération Z et aussi en prospective marketing ou/et RH (ce sera les clients et le collaborateur de demain).

Pour le conseil, généralement, je travaille sur devis. Toutefois, j’ai également mis en place une formule de tickets conseil.

Côté formations

Au niveau formation, la palette est encore plus large, car j’ai un background de formateur en PAO et graphisme… donc, si je ne fais plus les formations aux outils, il m’arrive encore d’intervenir sur des choses comme la charte graphique, la chaîne graphique, typo mise en page…

Niveau internet, là aussi, ayant pas mal roulé ma bosse… Le choix est vaste, voici mes principaux programmes de formation (ils sont adaptables et malléables évidemment) :

  • La gestion et la création de contenu (avec l’écriture web mais aussi le Picture marketing)
  • Le content marketing
  • La conception et la gestion de projets de sites internet
  • De la veille à l’e-reputation
  • Mise en place d’une cellule de veille – curation
  • Animation des réseaux et médias sociaux
  • Stratégie de présence on line (stratégie internet, stratégie médias sociaux)
  • Stratégie éditoriale
  • La génération Z (qui elle est, « comment elle fonctionne »…)
  • Marketing et e-commerce
  • Le web marketing (digital marketing)
  • Créer et animer un blog
  • Plus une série de formations sur les outils Facebook, Twitter, Linkedin (orienté RH ou commerce), Pinterest, etc. La palette est large.

et des conjugaisons comme : réseaux sociaux et e-réputation ou référencement et e-réputation

Notez que depuis l’an dernier, j’ai commencé à développer les cours à distance par webcam…J’en reparlerai prochainement.

Votre directeur marketing ou/et communication ?

L’année dernière à pareille époque, j’avais été sollicité par un chasseur de têtes pour un poste de directeur marketing et communication… Depuis, l’idée à fait son chemin… 🙂 D’ailleurs, je parlais en cours d’année 2014 : directeur marketing et communication

Et pourquoi pas un demi temps ou un tiers temps auprès d’une PME, par exemple. Je comprends bien que vous n’avez pas la « surface » nécessaire pour accueillir un Directeur marketing ou/et communication au sein de votre établissement à plein temps…

Chiche, on tope la main ?

Il n’y aurait pas eu de je suis Charlie sans les médias sociaux

Je suis charlie
Je suis charlie

Comme tout un chacun j’ai été dès les premières heures #jesuischarlie … Toutefois, je me dois de reconnaître que je ne lisais pas régulièrement Charlie Hebdo auparavant, que j’achèterai le numéro de cette semaine (y compris une version en allemand dispo dimanche) mais ne m’abonnerai pas pour autant…

J’ai pris ma décoction #jesuischarlie la semaine dernière à tel point que certaines personnes ont quitté mon compte Twitter… Mais je pense que je devais le faire dans l’urgence… J’en suis à l’infusion… Je l’étais déjà lorsqu’une journaliste (Hélène Bry) m’a contacté pour parler du rôle positif et négatif des médias sociaux dans l’événement…

Je m’attendais à recevoir cet appel d’un journaliste. C’est le Parisien qui a ouvert le bal en m’appelant le soir de la marche parisienne pour l’article Des réseaux sociaux incontrôlables.

Mais revenons en arrière, mercredi en fin de matinée. Ma première réaction comme à nombre d’entre nous, je suppose, a été la stupeur… Comment peut-on ? De quel droit ?

Je n’ai pu que constater au travers des médias traditionnels et sociaux l’événement prendre de l’ampleur…
Une ampleur en France, dans les pays francophones, en Europe, à travers le monde… qui le soir même apportait son lot de manifestations spontané partout sur la planète.
J’étais véritablement bluffé par ce buzz ! Par l’immensité du mouvement…

Ma fille aînée (17 ans) vers 17 h me dit… : «Quand je vois ce qui se passe, ce qui est diffusé partout, je devrais créer un tableau Pinterest. Tu m’aides ?». Ma réponse fut évidente oui…

Au-delà de cette forme de participation que nous avons choisi pour manifester notre soutien et par la même rejoindre le mouvement qui se dessinait, elle avait se réflexe certainement pour coller à l’actualité, moi pour garder une trace de ce que serait l’épisode Je suis Charlie.

Ce board #jesuischarlie est là ! (Même si c’est anecdotique, nous ne savons pas si nous avons été le 1er… La recherche Je suis Charlie ou #jesuischarlie était impossible… et d’ailleurs elle reste chaotique ce qui a empêché une viralité encore plus importante sur ce média) et les illustrations de l’article proviennent de ce tableau.

C’était pour moi le signal du début de la plongé vers des réflexions sur l’usage et la manière dont l’élément était relayé par les médias sociaux et leurs rôles.

Dès 17 h donc, il ne faisait aucun doute déjà que le board devait s’appeler #jesuischarlie et que l’image de couverture devait être je suis Charlie sur fond noir ! Ces 2 symboles ont été créés une heure environ après l’écatombe, se propageant rapidement à toute la planète. Je suis Charlie a eu sa page rapidement dans Wikipédia !

Génération Z : génération Charlie

Ah, vous allez dire… Il a encore réussi à place sa génération Z ! Oui, c’est vrai, j’assume 😉

Je me suis posé cette question… Est-ce que la génération Z n’est pas la génération Charlie !
Je pourrais presque en arriver à ma conclusion, alors que tout le monde voudrait savoir ce que sera l’après #Jesuischarlie, en répondant que ce sont les perspective de vie de la génération Z avec leur ouverture d’esprit.

Je repensais notamment à cette phrase que j’ai écrite dans la revue de presse sur la génération Z : «La génération Z, est en mesure de continuer à accueillir la tolérance pour quiconque considéré comme différent, notamment racisme et sexisme» (j’ajoute religieux)…

J’arrête là avec ma génération Z… mais, pour moi cette génération est l’espoir et je me demande si justement cet événement n’est pas la marque du passage d’une époque à une autre 😉

Réaction à cet engouement

Ce qui m’a le plus surpris dans l’événement ce sont les proportions qu’ont pris l’engouement pour #Jesuischarlie ! Je me suis posé la question : Pourquoi ? Comment ?

Au point de départ… 3 possibilités de réactions sont possibles. On pouvait se révolter contre l’une des 3 alternatives ou s’insurger contre 2 d’entre elles ou se dresser contre les 3 ! Les voici :

  • le massacre (mais régulièrement des massacres sont perpétré à travers la France et le monde),
  • l’idiotie de la religion poussée à son extrême
  • une notion beaucoup plus flou que l’on arrivait difficilement à nommer sur l’instant autour du rapport de violence entre un crayon et une arme (même si les mots, l’image peuvent tuer), la liberté de dire ce que l’on a envie d’exprimer, le droit de se moquer…

Le ressentiment qui se dégageait de l’ensemble est difficile à exprimer… tant de nombreux sentiments se mêlaient… Non, ce n’était pas de la colère… c’était plus une forme d’écoeurement indescriptible… coup de massue pour les uns, se sentir mal pour les autres…

la colère prédomine autour de Je suis Charlie
la colère prédomine autour de Je suis Charlie

Mais à quoi les réseaux sociaux et médias sociaux ont-ils répondu dans un premier temps ? À la 3e me semble-t-il !

L’effet massacre du journal

Rapidement en effet, le massacre été dénoncé, mais, et c’est le côté voyeur des réseaux, ce sont surtout les vidéos qui faisaient le buzz… Tout le monde voulait voir comment cela c’était passé l’action et aussi voir les réactions des uns et des autres ! On en reparlera plus loin, mais aucun calcul politique n’était possible… Nos politiques ont fait ce qu’ils devaient faire. Toutefois, cette première vague de diffusion et de relais de l’information a servi de base à la diffusion du hashtag #jesuischarlie.

Au passage, on peut noter l’hypocrisie de certaines chaînes de télévision la première journée (Toutes ? Je pose la question, car je ne les ai pas toutes regardées) qui indiquaient ne pas diffuser certaines vidéos en expliquant qu’elles étaient disponibles sur Internet !

De la religion

Pour ma part, j’ai relativement peu entendu dans les médias (sociaux notamment) l’idiotie de la religion poussée à son extrême… Personne ou presque dans les premières heures pour défendre cet acte au niveau religieux et contester les messages envoyés. J’ai reçu par exemple les premières réactions d’un compte « Islamique » à la diffusion de mes Tweets sur le sujet au cours de la nuit suivante… Toutefois, pour être complètement honnête, ces réactions concernaient ceux qui « pleuraient » l’événement, pas les événements eux-mêmes.

J’ai noté également la mise en place d’un tir de barrage dans les médias sociaux afin de ne pas confondre : l’extrémisme et la religion… Les télévisions ont également fait le travail en relayant les différentes initiatives, rencontres et discours des dignitaires de différentes religions et notamment les explications sur la différence entre les extrémistes islamiques et les musulmans.

On était presque partie pour une réaction où le côté religieux n’était pas l’un des axes principaux. C’était vrai jusqu’à la prise d’otages dans le super marché ! Jusque-là, on pouvait se dire que la cible était le journal Charlie Hebdo… La prise d’otages en question a amené sur le devant de la scène la problématique juive qui n’avait été que peu évoqué jusqu’ici !

Autant, le projet des assassins de Charlie Hebdo a été un échec ! Ils ont quitté les lieux en criant : «Charlie est mort !». Il ne s’attendait certainement pas à ce qui suivrait… Les terroristes devront désormais réfléchir sur leurs objectifs. Dans le cas présent, le journal Charlie Hebdo sans leur intervention serait certainement disparu de façon naturelle… Là, ils lui ont donné plus qu’une deuxième vie ! Mieux ou pire, Charlie Hebdo est devenu un monument indestructible pour de longues années !

La prise d’otages dans le super marché casher a ramené le problème religieux sur le devant de la scène… et j’ai l’impression que c’est à partir de cet instant que certains messages sont devenus prosélytiques, que des débats se sont engagés sur le sujet sur la toile et que des séquences étaient consacrées à « la peur des juifs » en France, etc. sur les écrans de TV notamment.

Au final, cela a enrichi le combat des #jesuischarlie dans leurs convictions sur la juste cause de leur engagement qui certainement était déjà celui de la devise de la République : Liberté Égalité Fraternité (notamment pour les 2 derniers termes). Mais j’y reviendrai.

La liberté

Je pense sincèrement que c’est elle, la liberté le déclencheur de tout ce mouvement… On imagine souvent le Français impassible, ne s’impliquant dans rien, hormis autour de la « fête lorsque l’on est champion du monde de foot »… Non, nous en avons la preuve… La liberté de s’exprimer, de « montrer que l’on n’a pas peur » de défendre sa liberté (je rappelle que la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres !)

Au passage, pour ma part, je n’ai pas aimé entendre la Marseillaise lors des défilés et autres manifestations… Le sang impur me laisse perplexe. J’ai largement préféré les séquences TV ou j’entendais le chant des partisans ou comme lors de la soirée Je suis charlie sur France 2 Bella Ciao par Christophe Alévêque.

Pause musicale 🙂

Il y a aussi la perception par les autres pays que la France est le pays des droits de l’Homme, vous savez le truc qui dit dans son article premier : les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits… Cette première phrase était bafouée.

Bafouée comme, la phrase de Voltaire : Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire qui aurait pu (peut) être le slogan de Charlie Hebdo.

C’est inimaginable pour le commun des mortels d’utiliser des armes contre des crayons !

C’est inimaginable pour le commun des mortels d’interdire de penser, de laisser un millimètre de place à la pensée unique !

Et l’engouement, l’effervescence a pris sur ce tapis de braise… Chacun y a été de son texte, de son dessin… Toutes les formes d’expression sont apparues pour diffuser et relayer l’information… chacun dans son domaine. Nous avons eu une avalanche de « contenu » !

Ongles je suis charlie
Ongles je suis charlie

Le réflexe évidemment à été d’utiliser les outils modernes de communication pour exprimer sa liberté ! On n’arrête pas de rabâcher dans les conférences et séminaires (enfin, moi, dans les miens) qu’avec l’arrivée du web 2.0, l’internaute devient émetteur d’informations… Où pensez-vous qu’ils allaient diffuser leurs  » sentiments » les internautes ?

Et puis, écoutez autour de vous… Généralement, même si elle n’est pas totalement réelle, les individus pensent qu’Internet est un véritable « état » libre… On a tous dans le coin de son esprit, qu’on le croit ou non, qu’Internet est un village mondial libre !

Cela peut surprendre, mais les médias sociaux (il faut bien parler d’eux) : depuis les blogs jusqu’à Snapchat pour citer l’un des derniers ont déjà fait parler d’eux dans la vindicte populaire, notamment vis-à-vis des FARCS (sauf erreur de ma part, mais c’était en Amérique Centrale ou du Sud) au cours des années 2000 !

On attaque notre liberté comment ne pas la défendre dans notre espace de liberté !

Dès 5 heures du soir, le 1er jour, j’avais mon écran d’Instagram couvert de Je suis Charlie, on commençait dans Facebook à ne plus savoir qui était qui puisque tout le monde modifiait son image de profil pour dire Je suis Charlie… Je ne savais plus qui écrivait quoi, car toutes les photos de profil étaient semblables.

Cette massification des interventions à travers le monde (le hashtag #jesuischarlie est le plus tweeté du monde) embrasa véritablement les réseaux…

le hashtag #jesuischarlie dépasse les 5 millions de tweets
le hashtag #jesuischarlie dépasse les 5 millions de tweets la semaine des événements

C’est aussi un révélateur que notre monde a changé… Tout devient international lorsque c’est d’importance et le vecteur de cette internationalisation sont les médias sociaux avant tout ! Il serait temps de s’en rendre compte en France !

Et puis, il me semble que vous avez la mémoire courte ceux qui se posent la question de découvrir et de tenter de comprendre l’effet réseau social ! Vous vous rappeler combien de personnes étaient prêtes à se rassemble autour des apéros géants Facebook en France ?

Et on semble l’oublier souvent, trop souvent… Les réseaux sociaux sont avant tout un prétexte pour que les hommes et les femmes se rencontrent dans la vraie vie ! Alors, quand leur liberté est remise en cause… Imaginez… Vous avez l’effet, je suis Charlie.

Un peu d’histoire

Je cherchais dans ma mémoire les événements passés qui avaient eu ou qui auraient pu avoir un tel retentissement pour faire un parallèle.

Mai 68, la chute du Mur de Berlin, la libération de Nelson Mandela… Le point commun de ces événements : la liberté dont, et peut être avant tout : la liberté d’expression…

Le parallèle est souvent fait avec les tours jumelles de New-York, j’en suis moins certains pour ma part. Oui, c’était un attentat ; oui, les mêmes mouvances sont concernées, etc. mais le symbole n’était pas le même… Ce n’était pas la liberté d’expression qui était mise en jeu… C’était plutôt la supériorité d’un pays qui était remise en cause (jamais il n’y a eu de guerre sur le territoire américains), c’est la représentation de la puissance économique d’un pays qui était visé… Rien de tout cela dans les événements en France de la semaine dernière !

Je pense que l’on assimile plus facilement l’attentat du 11 septembre aux événements parisiens, car ce sont les plus proches…

On pourrait avoir comme réflexe d’ailleurs de se demander pourquoi il n’y a pas eu le même « engagement » de la part de la population en 2001 ! La réponse est simple… Le web 2.0 n’était pas encore passé par là ! En 2001, on apprenait encore à créer des sites statiques ou en Flash !

Les événements Parisiens sont les premiers de l’ère des médias sociaux… Je pense qu’il y aura d’autre circonstance , moins triste je l’espère, mais je le crains qui referont parler de l’explosion de messages et de communication via les réseaux et médias sociaux.

Liberté égalité fraternité

On en arrive doucement à la marche de dimanche… Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais alors que l’on parlait d’unité nationale, tout à coup le politique nous a été jeté à la figure…

L’engouement pour cette marche ne me surprend pas… Merci les médias sociaux et les médias traditionnels… La réussite vient de là, même si des voix dissonantes se sont fait entendre, que la politique entrait dans le bal… Le beau mouvement unitaire s’ébréchait…

Dans les premiers moments, on pouvait se poser la question : Je suis charlie est-il un mouvement politique ?

Si l’on demande à tout un chacun si les événements de la semaine passée sont politiques… La réponse est oui… C’est incontestable alors que les politiques dans notre pays les premiers jours faisait de la politique à l’unisson du pays ! On défendait tous la phrase : On peut tuer des hommes, pas des idées ! C’était à se demander si un parti politique n’était pas en train de naitre…

Dans cette période d’ailleurs (et en partie dimanche), je dois reconnaître que pour la 1re fois de ma vie certainement je voyais et ressentait concrétement la signification de la devise de notre République : Liberté égalité fraternité ! Jusque-là cela restait des concepts plus que de la mise en pratique simultanée à travers le pays…

Et pourtant, je défends régulièrement chacune de ces valeurs… Liberté Égalité Fraternité, mais, pour une fois on retrouvait ces symboles dans les réaction à ces événements… Il n’y avait rien de politique dans tout cela juste un acte citoyen 😉

En effet, lors de ces événements, la Liberté, cela va de soi, je m’en suis déjà expliqué précédemment…

J’ai déjà évoqué les droits de l’homme… Tout homme naît avec des droits égaux

Et la fraternité, le lien étroit d’amitié qui unit deux personnes qui ne sont ni frères ni sœurs… Nous sommes flics, juifs, musulmans… marquait bien ce sentiment de solidarité et d’amitié aux delà des différences qui caractérisent la fraternité !

Je disais en introduction que la belle unité s’était effrité à cause des politiques qui on commencé à faire de la politique politicienne… Celle que refuse, je pense les Français dans leur grande majorité… L’internationalisation de la marche de dimanche n’a rien arrangé !

Les Américains reconnaissent avoir commis une erreur… Ne pas être venu à cette marche ! Exceptionnel, un tel comportement : qu’un chef d’état reconnaisse son erreur ! Mais outre de ce point de détail, certains surnomment la marche de dimanche : la marche des hypocrites… Je vous laisse juge avec ce reportage de la RTBF.

La politique politicienne avait repris ses travers…

Les réseaux sociaux n’étaient plus aussi unanimes dans les messages diffusés… La politique de nos dirigeant avait donner l’occasion à certains de se « marginaliser » ou plus exactement de réagir à l’intérêt d’être #Jesuischarlie ou #jenesuispascharlie…

Qu’on l’appelle la grande marche, la marche républicaine, la marche de ce dernier dimanche à Paris a été le bouquet final des événements !

En soirée, pendant le concert de soutien Charlie Hebdo sur France 2, j’entendais sur les autres chaînes se poser la question : que deviendra cet élan demain…

Hypocrisie là encore… Dès le lendemain matin, les symboles #jesuischarlie avait disparu de tous les habillages TV, le monde (la France) commençait à reprendre son activité comme le lundi précédent…

Couverture de charlie Hebdo
Couverture de charlie Hebdo

Charlie Hedbo annonçe sa couverture… faisant bien évidemment du Charlie Hedbo.

D’autres hastgags apparaissent dans nos flux d’information… les images je suis Charlie disparaissent…

Comme nous sommes français… Les polémiques commencent et s’amplifient…

Les informations autour de l’événement deviennent dérisoires… Était-il important désormais de savoir si Coulibaly avait fait un prêt au mois de décembre… par exemple ! On va empêcher au banques de préter de l’argent ?

Les marchants du temple ont sorti leurs crocs… Plus de 50 demandes de dépôts de marque : je suis charlie !

Les punitions tombent contre les ceux dont les propos sur Internet ont dépassé les lois suite à l’événement comme 4 ans de prison après avoir félicité les frères Kouachi lors de son arrestation !

#jesuischarlie avait vécu… L’actualité « traditionnelle », celle du mercredi matin avant 11 h reprenait le dessus !

Dans un an, on en reparlera… Dans 10 ans ensuite… un peu comme pour les tour jumelles !

Pour ma part, je continuerai à rester libre et debout… mais cela ne date pas de la semaine dernière !

Encore des points sur les médias sociaux

Je l’ai déjà dit il n’y aurait pas eu cette propagation de #Jesuischarlie sans les médias sociaux. Il y aurait eu de l’émotion certes, mais pas à ce niveau… Dans les événements passés, l’émotion existait, mais beaucoup moins palpable que celle de cette semaine !

D’autres aspects sont également à analyser… Le succès des financements obtenus pour Charlie Hedbo n’aurait pas atteint les chiffres qu’il a atteints sans le relais des médias sociaux (j’ai d’ailleurs peu vu les médias traditionnels relayer l’information sur la durée ! Ils se contentaient souvent d’annoncer le chiffre brut des montants !).
Indirectement, je pense que cela a eu un effet sur les décisions par exemple de Google… J’évoquais le comportement des politiques, il serait intéressant d’analyser les réactions des entreprises face à #jesuischarlie ou Charlie Hebdo en général… Google très tôt décide du financement… Il faudra attendre plusieurs jours avant que Pinterest France ne crée son board sur #Jesuischarlie !

Autre remarque qui me semble intéressante est l’adoption par les médias traditionnels des symboles créés par les médias sociaux… Dans les années antérieures, généralement, ce sont les médias traditionnels qui donnaient le ton… Là, c’est le peuple, via les médias sociaux qui a tout insufflé, dirigé… Ce sont internautes dans les médias sociaux en relayant telle ou telle partie de l’information des médias traditionnels qui donnait de la valeur à celle-ci et non l’inverse !

On peut dire qu’il y a une immense perméabilité entre médias traditionnels et sociaux même en France ! L’actu, mais les spécialistes et experts des médias sociaux en été déjà convaincu, l’actualité et l’information ne se fait plus dans les médias traditionnels mais sur le net !

Vous allez bientôt croire que les médias sociaux sont idylliques 😉 Non, car des problèmes sont survenus… Les meurtriers avaient également accès aux médias sociaux et là, on entre de pleins pieds dans une partie du journalisme citoyen… Je me suis déjà exprimé sur le sujet… je ne crois pas au journalisme citoyen…
C’est bien beau de relayer ou d’envoyer des informations, des images, des vidéos… Seulement, parfois cela complique le travail de la police par exemple, cela donne des informations aux « mauvaises personnes »… Et notamment au cours des enquêtes les premiers jours… La tâches auraient certainement été plus simples pour les services de Polices sans certaines informations diffusées… Difficile d’en vouloir à l’homme de la rue… Il croit faire bien… mais surtout il n’est pas éduqué à cela…

Ceux qui « savent » ce qu’ils peuvent ou non diffuser, ce sont les médias traditionnels, les journalistes mais là aussi, il y eu quelques manquement à la déonthologie… certainement pour essayer de devancer les médias sociaux dans le « scoop ».

Et puis, toujours dans les réseaux et médias sociaux, il y a eu quelques dérives… Il y en aura systématiquement avec ce type d’événements… On ne peut rien faire à moins de s’appeler Anonymous (c’est très discrètement que l’ensemble des médias à relayer leur implication et leurs décisions, les médias sociaux étant plus efficaces pour le coup !)… Rien faire, je parle lors de l’événement…
Tout comme il est impossible d’empêcher la diffusion des résultats des élections nationales avant les 20 h fatidique !
Le principe même d’Internet (Pour mémoire, ce principe est celui d’Arpanet qui est à l’origine un projet militaire qui permet la diffusion de l’information quelles que soient les conditions… ) empêche toutes interventions en direct !

Mais là encore, pour ce souci, une bonne éducation des citoyens à l’usage des réseaux et médias sociaux est nécessaire, et ce, depuis le plus jeune âge, puisque toute la génération Z les utilisent ou vont le faire pour les plus jeunes !

Mise à jour : l’intéressant article Presse & médias sociaux : L’heure est-elle à la sanction après les attentats ?

concours – médias sociaux : encore un exemple à ne pas suivre

Un point sur certaines mauvaises pratiques dans les concours sur les réseaux et médias sociaux
Un point sur certaines mauvaises pratiques dans les concours sur les réseaux et médias sociaux

Depuis plusieurs années maintenant, je suis de loin les concours organisés dans les médias sociaux car il me semble que beaucoup d’entre eux ne sont pas très respectueux de l’internaute, alors que ce devrait être l’inverse, évidemment.

Sinon, comment réussir à établir le dialogue ? Mais, pour certains, je suis en prise directe avec eux, car mes filles y participent…

Souvent, trop souvent, il n’y a rien de clair dans ces concours et la communication lorsque nous posons une question, si nous réclamons des éclaircissements… est inexistante, et, très souvent le community management autour de ces concours est à revoir ! Rappelez-vous en 2011!

Ces derniers mois, nous (les filles ou toute la famille) avons participé à 2 concours ! J’ai l’impression qu’il n’y a pas eu beaucoup d’évolutions.

En passant par Lille

Le premier concours était celui de VLille pour le Tour de France. Avant tout c’était pour nous un concours entre les 4 membres de la famille sur Instagram (même si l’une des filles a gagné l’un des cadeaux).

Mais, la question qui n’a eu qu’une réponse à notre sens partielle dans Instagram concernait le par l’organisateur de publier et donc de mettre en avant certaines photos du concours dans sa page Facebook et sur Instagram !

Autrement dit, a-t-on le droit de publier certaines images d’un concours et pas d’autres en tant qu’organisateur, pendant le concours !

De plus, je trouve toujours regrettable que les « vainqueurs » ou leurs images ne soient pas mise en valeur à la fin des concours.

 

Le cas du concours PeoplBrain

Mais, c’est surtout la raison de mon courroux du moment, la plus jeune de mes filles ;-), notre spécialiste maison de Snapguide a remarqué un concours dans un service français de pas à pas en image PeoplBrain avec qui nous avons déjà été en contact (j’avais invité PeoplBrain entre autres lors d’un Open coffee à Lille et nous avions fait remonter pas mal de problèmes utilisateurs à l’époque qui nous faisait préférer de loin Snapguide) !

Pas très difficile pour elle (ma fille), sous ma responsabilité, puisque de mémoire le concours n’est pas ouvert aux mineurs de proposer un pas à pas pour le concours organisé par PeopBrain et le Journal Elle !

Je sais qu’ils travaillent désormais sur la version 2 (au passage, le problème des noms n’est toujours pas résolu… merci pour le Cuisine-de-M–m—Moniq ;-( Mais, à mon sens ce n’est pas une raison pour laisser ainsi en l’état le concours. Bon, en plus, c’est pas facile pour trouver des infos maintenant sur ce concours PeoplBrain !

Si vous cliquez comme moi sur le lien, vous aurez désormais une page blanche ! cool, non… surtout que nous sommes impatients de connaître les résultats !

Depuis le 7 août, nous n’avons rien reçu alors que selon nos décomptes nous étions premier ou deuxième… !

Le concours avait débuté fin juin et ma fille avait décidé de participer car très peu de personnes étaient présentes. Nous ne participons jamais aux concours où nos chances sont « limités » 🙂

Elle surveillait au jour le jour les évolutions de ses positions (elle était fière d’être la première). Soyons honnête, elle avait aussi participé car il y avait un iPad à la clef 🙂

Ce n’est que quelques semaines plus tard que nous avons remarqué que ce premier prix était décerné par la rédaction de Elle (nous ne l’avions jamais remarqué au préalable… au bénéfice du doute, certainement une erreur de notre part !)

Un matin, surprise… le classement est chamboulé… et, on ne sait pas pourquoi, le nombre de visiteurs sur l’ensemble des pas à pas du concours semble avoir été fortement remanié, avec des chiffres de visites jamais atteints (et qui ne le seront plus ensuite), on ne sait par quel mystère.

C’était quelques jours avant la fin ! Pas grave, on va demander des explications… Ma fille envoie ce courrier, entre autre au cofondateur de l’entreprise (l’adresse de la chargé de communication que nous avions en contact ne répond plus !)

Je me posais une question. À quoi sont dues, aujourd’hui, les augmentations si rapides du nombre de vues des guides du concours ? Je suis assez surprise, étant donné que, ce matin, j’ai fait un relevé du nombre de vues pour vérifier notre place dans le concours (1er derrière les guides de ELLE). Lorsque je suis retourné sur Peoplbrain en fin d’après-midi, les nombres de visites avaient fortement augmenté, mais ne manière inégale, je m’explique : le gaspacho à la coriandre et aux légumes croquants de H.C.B étaient à 306 vues ce matin et se retrouve à plus de 1000 vues cette après-midi (soit une augmentation d’environ 700 vues), par contre le tartare de cabillaud aux courgettes râpées de alikad était à 345 vues ce matin et à seulement augmenté d’environ 150 vues, ce qui semble déjà très important par rapport aux jours précédents. Cela s’est aussi ressenti au niveau de nos guides qui ont eux aussi augmenté. Ce qui m’étonne, c’est cette augmentation subite du nombre de vues, alors que les autres jours, le nombre de vues des guides augmentaient de manière beaucoup plus lente. De plus, il m’est maintenant impossible de connaitre le classement, puisque au-dessus de 1000 vues, nous n’avons pas le nombre exact de visites. Un autre point qui me surprend, est que notre meilleur guide est désormais l’un des pires que nous avons publié… J’ai une autre question. Les guides créés par ELLE à Table sont ils pris en compte dans le concours ? Merci pour vos éclaircissements, Cordialement,

Je reconnais l’efficacité pour cette demande de renseignement de la réponse qui a suivi ! La voici !

Sachez qu’il y a un grand nombre d’éléments à prendre en compte et ceux que je vais vous citer ne sont que quelques uns parmi beaucoup. Que les guides sont aussi réintégrés dans des blogs, sites web et forums. Que les requêtes organiques de recherche provenant de google font fluctuer le traffic. Certains des guides de peoplbrain augmentent de plus de 3000 vues par jours car ils répondent à des requêtes très demandées sur google Bref, un grand nombre de paramètres rentrent en jeu suivant les évènements quotidiens, c’est la loi du traffic. Non les guides de ELLE ne sont pas pris en compte. De plus le nombre de vues, ne sera pas le seul éléments qui sera pris en compte pour déterminer les différents gagnants. La qualité des guides et des recettes seront pris en compte. Cdt, l’équipe de Peoplbrain Co fondateur

On commence à s’y habituer aux réponses vaseuses qui ne veulent rien dire… et cela m’horripile. Aussi, je prends le clavier ! Je me permet d’intervenir comme ma fille m’a mis en copie de son message !

Votre réponse est un peu du n’importe quoi, non ???? Les justifications données n’ont pas de sens me semble t-il en ce qui concerne les pas à pas du concours ! notamment : «Certains des guides de peoplbrain augmentent de plus de 3000 vues par jours car ils répondent à des requêtes très demandées sur google» Aucun des guides jusqu’ici hormis ceux de Elle ne dépassait les 600 vues ce matin (c’était l’un de ceux de mes filles)… donc, nous sommes loin des 3 000 vues par jour. De plus, nous (mes filles et moi) connaissons relativement bien PeoplBrain pour différentes raisons donc, les 3000 vues sur plusieurs jours nous surprennent un peu quelque soit le pas à pas. Enfin, dernier détail, je pense que je suis assez pointu pour savoir ce qui en est de la loi du traffic 🙂 Excusez mais je ne sais pas à qui je m’adresse. Sébastien ? Gaëlle ? Enfin, il n’est pas indiqué en page d’accueil du concours que le nombre de vues, ne sera pas le seul élément qui sera pris en compte pour déterminer les différents gagnants. La qualité des guides et des recettes seront pris en compte. Cela est vrai pour le 1er par pour les guides suivant me semble t-il ! à moins que je ne sache pas lire. Au passage, je note que le règlement de votre concours n’est pas en ligne ! Il y avait également d’autres questions… dans le mail de ma fille. Merci d’y répondre. Désormais, même si j’avais donné mon accord à ma fille pour me représenter dans ce concours (le nom de la cuisine de mémé Moniq) m’appartient, je me permettrais de surveiller les évolutions personnellement. Merci de m’apporter une réponse claire et adéquate que je puisse la publier dans l’un de mes blogs car j’aime beaucoup raconter les péripéties autour des concours sur les médias sociaux 😉

Et là, plus de réponses ! On prend acte… La semaine dernière, devant l’absence d’informations sur le résultat du concours… Ma fille renvoie un nouveau message !

Quand seront publiés les résultats du concours Elle à table ? Sinon prévenez-vous les participants individuellement ? Quand est-ce prévu ?

Aucune réponse !

On émet beaucoup de doutes sur ce concours organisé par PeoplBrain et on note que de toutes façon, on semble ne pas vouloir nous répondre.

Saurons nous qui a remporté le grand prix ? Pouvoir vérifier sa qualité ? son audience ? sa date de création ? Et dernier détail, qui est le Huissier où le règlement a été déposé ? etc.

Nous avons l’impression d’avoir perdu notre temps en participant à ce concours pour lequel nous ne savons toujours pas si nous pouvons ou non nous désinscrire du service !

Pour le gag, nous avions participé pour d’autres raisons à un concours en même temps sur Snapguide et même si nous n’étions pas dans les premiers, nous avons reçu toutes les informations nécessaires sur les gagnants du concours rapidement ! Nous ne sommes certainement pas dans les mêmes mondes 🙁

Les concours dans les médias sociaux

Trop souvent à mon sens on utilise les concours à mauvais escient.

Pourtant, il faut bien se dire qu’un jeu-concours n’est jamais créé au hasard par une marque ! Trop souvent, j’y vois une solution en apparence simple de faire augmenter le nombre de likes, de tweet, de j’aime…

C’est, je l’ai déjà entendu, une solution afin d’augmenter un nombre de personnes sur un compte afin que la direction soit contente. Désolé, mais vous n’avez rien compris (direction, responsable marketing et community manager qui vous prêtez à ce jeu) !

Je peux comprendre le concours dans le cadre du lancement d’un nouveau produit, d’un nouveau service, lors d’un événement (dans l’esprit, celui de Vlille était bien vu). Pas pour artificiellement augmenter la communauté.

Ce n’est pas comme cela que l’on gagne de nouveaux fans (et autres) mais par une politique de contenu adéquate. Mais, quand je vois comment souvent est traité cette politique de contenu, je comprends le recours facile aux concours !

Et, la mise en place d’un concours ne s’arrête pas à mettre en ligne le concours et attendre que les gentils internautes viennent cliquer et les prendre pour des baudruches…

S’ils participent à un concours, c’est qu’ils ont un intérêt (peut-être pas celui que vous souhaitez… en général, l’adéquation entre vos souhaits et les résultats obtenus sont proportionnels aux choix effectués en amont et au respect de vos internautes).

Cela veut dire aussi que pour maintenir la flamme… vous ne pouvez pas laisser le concours « seul ». Un accompagnement, en général par un community manager, un vrai, pas un stagiaire qui n’en a rien à faire de votre entreprise… ou qui n’a rien compris aux réseaux sociaux (si, cela existe aussi, je vous assure) donc, vous devez accompagner le concours en apportant les réponses claires et lumineuses qui vous sont demandées dans un délai raisonnable (24 h me parait un max.)

Et puis, cette flamme vous ne devez pas la faire retomber comme un soufflé qui s’effondre à la sortie du four ! Il y a une suite au concours… où alors, encore une fois, vous n’avez rien compris au mot social qui se trouve dans réseau social et média social ! J’peux vous donner une explication dans un séminaire si vous voulez même si là je trouve que je joue un peu au donneur de leçon 🙂

Évidemment, mais je pense que vous le saviez, ce concours doit être établi au sein d’une stratégie de communication beaucoup plus globale, sinon, c’est un peu un coup d’épée dans l’eau !

J’arrête de vous parler des jeux concours et médias sociaux et vous renvoie vers l’article : À quels objectifs répondent vraiment les jeux concours sur les réseaux sociaux ? qui complétera mes propos.

Et, vous des expériences du même type vous en avez ou je suis le seul ?

L’image d’ouverture de ce billet vient de pixabay

pour les médias : quelle information dans les réseaux sociaux ?

pour les médias : quelle information dans les réseaux sociaux ? Magazines mode Copenhague de Thierry Caro
pour les médias : quelle information dans les réseaux sociaux ? Magazines mode Copenhague de Thierry Caro

Un étudiant en journalisme, qui rédige un mémoire de stage en développant la problématique Médias et réseaux sociaux, quelle stratégie pour attirer le clic et quelles conséquences sur la diffusion d’une information ? m’a posé quelques questions. J’espère recevoir son mémoire 😉

En attendant, je vous fais profiter de mes réponses 😉

Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Eric Delcroix, je suis un indépendant, ancien maître de conf. associé, qui suite à un passé de journaliste a pris le chemin de la PAO fin des années 80 et qui c’est intéressé très tôt au web, et au médias sociaux depuis l’arrivée des blogs et de Facebook, Twitter, Pinterest… par la suite. Actuellement, j’ajoute une sensibilité particulière à la génération Z.

Pourquoi tant de personnes sont présentes sur les réseaux sociaux ?

En fait, l’engouement pour les réseaux sociaux a démarré avec Facebook, même s’il existait d’autres plateformes auparavant. La particularité de Facebook est d’avoir intégré des applications dont les jeux.

Basé sur la théorie des petits mondes et surtout sur les liens faibles (les liens forts sont la famille, les amis proches avec qui l’on discute régulièrement, les autres « amis » sont des liens faibles) ont fait le reste.

Je pense que fondamentalement l’Homme à besoin d’échanger… Et sa recherche ultime est la rencontre IRL.

Les réseaux sociaux offrent une approche de l’autre, quelle que soit sa condition, son pays, etc. de manière aisée.

Comment définiriez vous le réseau social aujourd’hui, sa place dans la société ?

Il n’existe pas une seule formule pour définir les réseaux sociaux. Désormais, c’est une sous-partie des médias sociaux. Pour ma part, je définis les médias sociaux par 3 verbes : partager, collaborer et interagir.

Donc, les réseaux sociaux doivent répondre à cette définition à laquelle j’ajouterai 3 autres critères : choisir et accepter ses « amis » ; diffuser une partie ou la totalité de son CV ; organiser une vie sociale d’échanges virtuels avec ses « amis ».

Pourquoi les médias sont-ils présents sur les réseaux sociaux ? Qu’est ce que cela leur apporte ? Comment font-ils pour y exister ?

Les médias comme toutes entreprises suivent le public là où il se trouve, il est donc normal de les retrouver à ce titre sur les réseaux sociaux. De plus, le cas des médias est un peu spécifique, car cela met en péril (ou demande de nombreuses modifications aux modèles qui étaient le leur) les structures même des médias, leur manière d’envisager l’information (le maître-mot est lâché les concernant), etc.

Le premier point que cela leur apporte est d’avoir un « nouveau » public de lecteurs, mais aussi de diffuser l’information de manières différentes.

D’ailleurs, si l’on inclut Twitter dans les réseaux sociaux (pour moi, Twitter n’est pas un réseau social, mais un média social en Temps Réel), on s’aperçoit assez vite que désormais l’information se fait dans ce média. Il est donc indispensable à ce que les médias traditionnels y trouvent une place.

En me demandant comment font-ils (les médias) pour y exister, j’aimerai bien répondre qu’ils y prennent leur place naturelle. Mais, ce n’est pas le fond de ma pensée. Je crois plutôt que la très grande majorité des médias n’ont pas encore compris comment utiliser les réseaux et médias sociaux. Ils me donnent l’impression de se contenter de replâtrages sur une jambe de bois !

Aucun, hormis les sites de médias en ligne ou les tentatives de France Télévision sur le net (mais je trouve qu’ils manquent de relais sur les écrans de télé) par exemple…

Donc, si je résume ma pensée, les médias font acte de présence. La plupart du temps, les journalistes complètent leurs reportages en simplifiant par une photo et un message (parfois, un article) sur le site du média ou par le compte Twitter ! Basta !

Quelle sont les stratégies pour forcer l’internaute à cliquer sur un lien ?

Il n’existe à mon sens aucune stratégie pour forcer l’internaute à cliquer sur un lien hormis la qualité et la véracité de l’ensemble.

Je ne parle évidemment pas de techniques publicitaires, des sacro-saints concours ou mêmes d’accroches par des titres du genre : les 10 astuces pour…

Attention d’ailleurs de ne pas confondre différents aspects des réseaux sociaux. Le but est de « recruter » des « fans » pour une page de médias par exemple dans le but d’offir des possibilité « d’échanges ».

La course à l’échalote du nombre d’inscrits est un mauvais pari. En tant que spécialiste des médias sociaux, je conseille souvent d’avoir une petite communauté active plutôt qu’une pléthore « d’amis » inactifs. Et dans ce cas-là, il est certain que vos « abonnés » réagiront plus aux liens que vous donnez.

Il est évident que si le lien dirige vers une information de qualité, qui correspond à l’attente du lecteur, il y a de fortes chances pour que ce lien soit suivi… C’est d’ailleurs tout le travail des curateurs actuellement, puisqu’ils ne diffusent que très rarement leur propre contenu, mais dirigent vers des liens qu’ils conseillent !

Y’at’il un impact sur la qualité de l’information transmise ? Moins d’info de fond ? Plus de place au ‘scoop’ et à l’insolite ?

C’est une bonne question.

Évidemment, la guerre du scoop est lancée depuis l’arrivée de Twitter. C’est d’ailleurs l’un des pièges auxquels les entreprises du secteur ont tendance à se laisser prendre. Mais, justement, c’est une erreur. Je me rappelle le comportement de l’AFP à la mort de Michael Jackson. Elle avait l’info, mais a vérifié par des sources « sures » l’exactitude de l’information avant de la publier !

Pas mal de journalistes actuels feraient bien d’en faire autant aujourd’hui ! Je ne pense d’ailleurs pas que ce soit le média qui soit à mettre en cause (Bien que… On peut se demander si certaines rédactions en chef ne poussent pas dans ce sens).

Et puis, soyons honnête, la guerre du scoop est perdue pour les médias (sauf pour le travail d’enquête). Désormais, il y aura toujours bien une personne connecté à Internet près d’un événement et qui ne sera pas journaliste !

Le métier de journaliste doit se positionner ailleurs : dans les explications, les informations complémentaires… Pas dans l’information brute ! La vérification des informations, également, est un large secteur d’investigations, tout comme l’open data…

Pour l’insolite, ma réponse est positive. Oui, il y a de l’insolite.

Mais si je regarde la dernière page de la Voix du Nord, version Print, de quoi est composée la dernière page sinon de brèves de l’AFP plus ou moins insolites.

Encore hier au soir, dans un journal télévisé du soir, une séquence était consacrée à une information insolite (illustrée exclusivement d’images en provenance du web) !

Donc, la faute est à l’utilisation des réseaux sociaux ou aux choix des journalistes qui peuvent désormais trouver des informations insolites pour lesquelles ils n’avaient pas accès dans le passé ?

En corolaire, est-ce que le public est friand ou non de ces informations ? Personne ne lit les journaux comme Voici et autres, et pourtant, regardons leurs chiffres de ventes !

Pour répondre enfin au début de votre question sur la qualité de l’information et sur l’info de fond, je ne pense pas qu’elle soit fondamentalement diminuée. Les niveaux de lecture sont différents.

Si je fais une comparaison presse papier – presse dans les médias sociaux, d’un côté, il y avait le titre et le chapô (ou une image) qui attirait. Puis on lisait l’article.

Désormais, il y a le tweet ou le message dans Facebook, une galerie d’images ou une vidéo qui peuvent attirer. À l’internaute d’aller lire la suite !

Je ne pense pas que les articles des médias traditionnels soit d’une qualité différente. Il n’en est pas de même parfois de certains nouveaux « organes de presse » du web où effectivement la qualité de l’information n’est pas toujours au rendez-vous, y compris des journalistes « amateurs ».

L’impression que la qualité est moindre provient peut-être de la part des médias traditionnels de leur manque d’ambition autour des possibilités offertes par les nouveaux outils…

On reste sur notre faim, car on attend toujours mieux que l’énième redite d’un communiqué de presse plus ou moins reformulé ou être à la recherche dans l’ensemble des sites d’informations des éléments qui nous permettent de comprendre la situation !

Je pense par exemple à des explications géopolitiques sur des conflits où je dois attendre la diffusion par des profs. de géo des cartes qui m’éclairent sur le pourquoi, les raisons historiques, etc. alors qu’aucun média ne le fait !

Je me pose une question subsidiaire qui relie au questionnement sur la qualité de l’information : les « experts » interviewés. Parfois, cela pose la question des influenceurs du web : qui sont-ils, comment le sont-ils devenus…

Quels sont les enjeux financiers ?

Les enjeux de la survie (oui, je dis bien survie) des médias traditionnels notamment en France est engagé, car les enjeux financiers sont importants.

On ne peut pas continuer à soutenir une presse papier par exemple qui ne fait rien ou presque sur le net. Les médias traditionnels doivent effectuer une véritable mue et pas un replâtrage comme indiqué précédemment.

De nouveaux modèles économiques doivent être trouvés, c’est une certitude ! Peu de médias se donnent cependant le moyen d’y réfléchir véritablement.

Pour l’anecdote, au début de Twitter, la Voix du Nord diffusait un flux d’information ! À l’époque, je m’étais posé la question de savoir si je devais continuer à lire la version papier du journal ! Quelques mois plus tard, le compte a été repris en main… Je suis obligé de lire la version papier (La version numérique n’apporte pas grand chose de plus sinon de dire : je lis mon journal sur un iPad).

Dommage ! Pourtant, je reste persuadé que la 1re mouture de ce compte Twitter pouvait être une énorme porte d’entrée pour le journal vers des versions payantes numériques.

Pouvons-nous parler d’un nouveau modèle économique ?

Comme dit dans la réponse précédente, oui, de nouveaux modèles économiques sont à créer.

On sait depuis longtemps maintenant que les Français ne veulent pas payer pour de l’information. Nous savons tous que les médias existent seulement par la publicité en relation avec le nombre de lecteurs, d’auditeurs, de téléspectateurs…

Donc, le but est de trouver en ligne, dans les médias sociaux (et pas seulement les réseaux) un lectorat, un auditorat ou des téléspectateurs (l’arrivée des télés interactives et pas seulement du Twitter autour d’un hashtag devrait aider) dignes de ce nom pour le média.

À lui de faire que ces personnes et les modèles économiques créés autour de ces principes fassent que la version papier deviennent la version « on la garde car nous avons encore quelques personnes qui l’achètent » avant sa disparition complète qui sera sans importance ou avec une version sous une autre forme à déterminer (format, contenu éditorial…)

Je reste convaincu que toute la presse papier ne disparaîtra pas. Par exemple, des magazines du type National Geographic continueront d’exister… Mais il est vrai le groupe a depuis longtemps intégré d’autres médias autour de son journal.

Je crois que ces nouveaux modèles économiques apparaîtront avec l’arrivée de la génération Z (nés entre 1995 et 2010) dans les entreprises et dans les médias, donc dans les prochaines années maintenant.

Le mieux est peut-être de reprendre ce que me dit l’une de mes filles qui veut devenir journaliste. Elle a 14 ans actuellement, mais déjà depuis plusieurs années, elle rabâche : «Je veux devenir journaliste, mais pas comme les journalistes actuels. Je ne veux pas travailler seulement pour un journal papier, ni pour une radio ou une télévision…». En fait, elle veut travailler dans les médias dans leur ensemble : alliant à la fois rédaction, voix, vidéo, dessin, graphismes, infographie… Cela ne vous rappelle pas un certain environnement numérique ?

Depuis combien de temps ce procédé prend de l’ampleur ?

Ce processus d’évolution vers la mue des médias a commencé très certainement avec l’arrivé des blogs dans les années 2005 et l’émergence de ce que l’on a appelé le journalisme citoyen.

Les premiers blogueurs donnaient une nouvelle orientation à l’écriture journaliste… et surtout amenait la disparition du point final de l’article. La discussion se poursuivait.

L’un des faits le plus marquant dans ce sens est certainement lors du référendum sur l’Europe où un blog catalysait les « non » sans commune mesure avec ce qui se passait dans les médias.

Une forme de coopération est également établie désormais entre journalistes dans les réseaux sociaux et l’homme de la rue… et aussi, par exemples, les politiques ont compris qu’ils pouvaient dialoguer en direct avec les journalistes via les réseaux sociaux. Idem pour les entreprises par les RP dites 2.0 (Les RP 2.0 n’incluent pas que les journalistes, mais les influenceurs du net également)

Pouvons-nous redouter que les gens ne s’informent plus que via les réseaux sociaux ?

Pour la primo information… Oui et non…

Si j’observe, notamment les jeunes, je m’aperçois que ce n’est pas par les réseaux sociaux proprement dits qu’ils s’informent.

Avant tout, ils s’abonnent à des systèmes d’alerte d’information de grands médias sur leur smartphone. Si l’information les intéresse, ils vont la voir sur le site du média.

L’autre source d’information pour eux est les amis…L’information comme le commerce doit désormais compter sur l’avis des pairs qui seront de redoutables relayeurs d’informations, le plus important même.

Les influenceurs du web qui sont surtout présent dans les médias sociaux ont un bel avenir devant eux et les médias feraient bien d’y prêter attention 😉

Mais pourquoi considérer que c’est un danger, pourquoi le redouter ? Je ne vois pas de raisons… sinon la mise en adéquation des reportages et compléments pour le support concerné.

Au passage, je mettrai en garde les médias à l’évolution vers un monde de l’image (fixe et animé) qui va plus loin que le poids des mots, le choc des images !

Ne pas être présent sur ces réseaux sociaux peut-il être préjudiciable aujourd’hui ?

Cette question est à tiroir. Oui, pour l’individu. Oui, pour les médias, il est préjudiciable dès à présent de ne pas être présent dans les réseaux et médias sociaux.

Que ce soit l’individu ou les entreprises dont les médias, il est nécessaire désormais de prévoir une stratégie de présence dans ce qui fait le monde actuel.

Un individu qui n’est pas présent par exemple dans une classe de seconde dans les réseaux sociaux est exclu de l’univers de la classe, d’informations sur les horaires de cours…

Aucune entreprise ne peut se permettre de ne pas être présente. Et quand je dis être présente, cela ne veut pas dire : relayer un flux d’info genre fil RSS ! Non, avoir une présence réelle pour sa « communauté ».

En marketing, l’on parle beaucoup de content marketing actuellement… Mais au delà du contenu de qualité évidemment mis dans ces médias sociaux, il est nécessaire de « travailler » à l’émergence de discussion.

C’est pour cela que les internautes sont dans les réseaux et médias sociaux : pour discuter… Refaire la discussion de comptoir ou des discussions plus « évoluées », donner leur avis et point de vue, enrichir l’information…

séminaire en ligne : stratégie de présence via les réseaux et médias sociaux

logo ed formations
bientôt, un séminaire sur la stratégie pour les médias sociaux

L’arrivée des vacances et du mois de juillet un peu plus creux vous permet d’avoir un peu de temps pour vous former ! Profitez-en 😉

De plus, le séminaire sera animé par l’un des 58 experts du livre : Le business du Digital et prochainement cité comme l’un des influenceurs Français du web dans une étude sur le sujet 😉

C’est pourquoi, en plus des sessions de mon séminaire en ligne sur la mise en place d’une stratégie de présence via les médias sociaux en journée ou en soirée qui sont dès à présent programmés pour le dernier trimestre 2014, j’ai ajouté une session « extraordinaire » en juillet.

L’objectif de ce séminaire sur les médias sociaux

L’objectif est de pouvoir au terme des 18 h (15 dans la version nocturne) mettre en place une stratégie sur les réseaux et médias sociaux (Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest) afin d’établir une présence sociale cohérente de l’entreprise (pour le recrutement, le marketing, la communication) et gérer son e-réputation.

Les séminaires sur la stratégie de présence via les réseaux sociaux à l’automne

Ces conférences en ligne pour évoquer avec vous la stratégie dans les réseaux et médias sociaux ce que j’aurais pu appeler pour aller plus loin que Facebook, Google+, Twitter…. se déroule le lundi soir, l’autre le mardi après-midi au dernier trimestre répartis sur les mois de septembre et octobre (voir sur ED Productions).

Le séminaire sur la stratégie de présence via les réseaux sociaux de juillet

Pour le séminaire sur la présence au mois de juillet 2014, les conférences en ligne se dérouleront des lundis et des jeudis après-midi. (voir sur ED Productions).

Si vous êtes intéressés, programme, coût, inscriptions, etc. sont sur le site Ed Productions.

ne m’appelez plus expert pour les réseaux et médias sociaux, génération Z, e-marketing, e-éducation…

pas mon histoire, celle des experts,
pas mon histoire, celle des experts, spécialistes, gourous, évangélisateurs

Cela fait quelque temps que j’ai des soucis avec le terme d’expert, de spécialiste, de gourou, d’évangélisateur… aussi bien sur sa signification réelle que sur les effets collatéraux ! N’ayez crainte je m’explique !

Souvenirs sur mes positions sur les dangers et responsabilité des « influenceurs » et le nombre de « followers »

Avant tout, je m’explique. En 2004, je mettais en garde sur les blogueurs !

«Ce qui m’effraie d’avantage, c’est le poids dont bénéficient certaines personnes… J’ai toujours lutté contre les leaders d’opinions qui détenaient le pouvoir, s’appropriait le pouvoir même en s’en défendant. Ainsi, je pense que cette « blague » comme le dit Cyril Fiévet, montre le pouvoir que possèdent déjà les leaders d’opinions dans le domaine du Blog…

C’est aussi ces leaders d’opinions qui influent, qui font la blogsphère, qui disent ce qu’il doit être, comment il faut se comporter, comment on doit juger les blogs… Les blogs sont des espaces de liberté mais pour combien de temps encore si quelques personnes (je ne parle pas de Loïc Le Meur, ni de Cyril Fiévet) dictent leurs lois, car elles, elles savent… la communauté risque de suivre sans que l’on s’en rendre compte, c’est tellement facile de suivre. Soyons juste vigilants.
Pendant longtemps j’ai été entourés de personnes qui « savaient », qui classifiaient avec des étiquettes lorsque l’on n’était pas du même avis qu’elle, que l’on n’a pas la même vie qu’elle… À mon avis, elles « savent » toujours, elles mettent toujours des étiquettes sur les personnes, les idées et ont toujours la même vie…
J’aurais préféré des conseils à leur « savoir » ou un partage de leur « savoir ». Quant aux étiquettes que l’on me collait, c’est certainement l’un de mes moteurs dans la vie !»

En 2006, dans Danger, blog influent je parlais de responsabilité :

«En vérité, je me moque, mais de temps à autre ces statistiques m’effraient… J’en suis fier… mais elles me font peur pour ma responsabilité et je peux vous dire que parfois je commence à hésiter si oui ou non, je parle d’un sujet. De plus, j’écrivais que «j’ai toujours lutté contre les leaders d’opinions qui détenaient le pouvoir» dès le début desZed. …

… Moi qui rabâche que la notion de communauté n’existent pas dans les blogs. J’espère que populaire n’est pas synonyme d’influent et que la popularité effectivement est le fruit d’un hasard heureux provenant des moteurs de recherche ! Bien que…»

L’arrivée des experts et des spécialistes et de la e-réputation

Par contre, c’est vrai que depuis plusieurs années je me pose de nombreuses questions sur les experts et autres termes comme spécialistes qui sont chaque jour de plus en plus galvaudés !

C’est quoi un expert ou un spécialiste aujourd’hui ?

Si j’en crois mon dictionnaire favori le spécialiste a des connaissances approfondies dans une branche particulière d’un métier, d’une science, d’un sujet.

Pour moi, le spécialiste reste avant tout un technicien, le professionnel alors que l’expert. C’est une personne qui peut se prévaloir d’une compétence particulière dans un domaine déterminé !

L’expert lui est quelqu’un qui a acquis une grande habileté, un grand savoir-faire dans une profession, une discipline, grâce à une longue expérience !

Si je tente d’appliquer à moi-même ces fonctions de spécialiste ou d’expert, on peut dire (si j’en crois ce qui ressort en général) que je suis spécialiste de Facebook, Linkedin, Twitter, Pinterest, etc. vous l’avez compris je suis spécialiste dans l’usage de certains outils et je suis expert dans le monde des réseaux sociaux, des médias sociaux, de la communication on line, de stratégie sociale et digitale, du média digital, en e-marketing, e-communication, e-éducation…

Hormis que vous trouvez peut-être, à juste raison certainement, que cela me fait beaucoup de domaines d’expertise, vous êtes je pense d’accord avec moi jusqu’ici. Donc tout va bien… enfin presque.

Bon, maintenant, réfléchissons un peu comment je suis devenu ce spécialiste et cet expert ? Jamais je n’ai déclaré, sauf, parfois par dérision comme lorsque j’ai dit que j’étais le 1er curateur en France que j’occupais ces titres. Titres au passage non protégés !

C‘est le public qui au fil du temps m’a ajouté des étiquettes… vous savez les étiquettes dont je parle dès 2004 !

Désormais, on appelle cela l’e-réputation ! Le « truc » qui vous poursuit, vous devance… j’ai même agi c’est vrai pour modifier cette e-réputation pou pouvoir passer de formateur dans le monde de la PAO, du graphisme, d’Internet (on disait comme cela à l’époque 😉 pour un rôle et des activités qui conviennent mieux à mon domaine d’activité actuel : du conseil, des séminaires, l’écriture de livres, des conférences…

Évidemment, même si cela m’effraie toujours un peu, je ne rechigne pas aux presque 14 000 abonnés Twitter, aux 19 000 abonnés Pinterest… et j’aime toujours autant recevoir des compétences et recommandations dans mon compte LInkedin !

Pour moi, je prends cela comme une forme de reconnaissance de mon travail ! Toutefois, je n’aime pas être qualifié d’expert ou de spécialiste dans ce monde des médias sociaux. Il est trop mouvant. Je lui préfère de loin, ce qui fait souvent sourire, mon « vieux débutant » !

Mais, cela est vrai pour moi ! Est-ce vrai pour tout les experts et les spécialistes notamment dans le monde du web, d’Internet, du digital, des réseaux et médias sociaux ?

Y’a expert et expert, spécialiste et spécialiste

Ma fille yseultdel (16 ans) est plus experte qu'elle si j'en juge par le nombre de followers et moi, je reste un vieux débutant
Ma fille yseultdel (16 ans) est plus experte qu’elle si j’en juge par le nombre de followers et moi, je reste un vieux débutant

Je ne suis pas le seul à faire état de l’évolution du concept d’expert et de spécialiste. Au cours des derniers jours encore je lisais Halte aux charlatans du web et aux pratiques abusives et irrespectueuses des agences de créations de sites ! (il n’y pas que dans les médias sociaux, c’est le même tabac à mon sens dans le SEO, le web analytics…).

Même aux US on en parle puisque l’article How to Spot True Social Media Talent Amongst the ‘Experts’ explique comment repérer parmi les experts en social média les vrais talents ! Bref, comment trouver la perle dans la brousse des consultants ou gourou des médias sociaux !

Donc, il existe bel et bien un problème actuellement sur ce que sont les experts, les spécialistes, et autres titres dont les uns et les autres s’affublent !

Même pas besoin d’aller jusqu’à ces titres d’ailleurs… effectuez une recherche sur Community manager dans Linkedin et Viadeo. Il doit en exister plus que d’entreprises en France !

D’ailleurs, il est assez symptomatique également de voir les nouveaux titres de postes qui fleurissent justement pour ce démarque de ces « noms communs » ! Moi-même parfois j’ai du mal à m’y retrouver dans cette hiérarchie qui a mon sens ne représente pas grand chose ! Enfin, cela doit faire plaisir à certains 😉

Je ne vous donnerais pas de recette miracle pour détecter les vrais des faux. Chacun se reconnaîtra…

Enfin, moi, souvent je les reconnais. Ainsi, j’en connais un (je n’ai pas en mémoire le titre qu’il se donne) qui lors d’une de mes conférences à soutenu des choses fausses, qu’il vend à ces clients… Même en lui expliquant qu’il faisait erreur, pas moyen de lui faire entendre raison ! Bon, je m’étais dit à l’époque que c’était peut-être moi qui était dans l’erreur !

Seulement, lors d’une conférence de Matt Bailey j’ai vu et entendu la même personne affirmer avec force son point de vue. Évidemment diamétralement opposé à l’Américain (Matt avairt raison me semble t-il) et mon « expert-consultant-dirigeant d’une agence » courroucé que Matt ne lui donne pas raison, car c’est ce qu’il applique auprès de ces clients (il devait y en avoir quelques uns dans la salle !)

Les dangers de cette confusion du genre sont assez surprenants… mais là, on va s’attaquer à l’autre versant, les entreprises, j’y reviendrai pas la suite, qui sont autant, sinon plus responsables de cette situation.

Je prends là encore un exemple ! En début d’année, une agence me demande de préparer avec elle un programme pour un séminaire chez eux ! OK… pas de soucis.. en plus ils voulaient voir des outils « inconnues » 😉 Pas très difficile pour moi !

Nous échangeons donc et arrive comme dans toute négociation le coût de la formation ! Comme la demande venait d’une amie, j’avais fait une fleur sur le prix (pour tout dire j’avais proposé 1 000 €/jour donc largement en dessous des tarifs qui se pratiquent fréquemment dans le domaine).

La patron de l’entreprise commence à mégoter, à vouloir jouer au marchand de tapis, toutefois nous nous mettons d’accord sur le principe !

La semaine suivante, je reçois un mail qui me dit que c’est un centre de formation que je connais, avec qui je travaille parfois qui récupère l’organisation de la formation mais qu’ils passe par moi ! Je souris.. j’ai compris ! En effet, le centre m’appelle… et me dit que je peux faire la formation mais au tarif de 600 € ! Ma réponse a été non !

J’avais bien compris que le centre voulait placer son formateur, pseudo spécialiste, expert qui demande 300 € de la journée (j’en connais qui sont encore payé moins cher que cela !). Je doute qu’il puisse répondre aux outils inconnus 🙂 Et le gag de la situation est que l’amie qui travaille là-bas est capable d’effectuer cette formation à 300 € !

J’ai en partie une explication à cette situation. Pendant longtemps, les centres de formation, qui souvent ne font que de la formation outil rémunéraient leurs formateurs indépendants autour de 300 € pour du PhotoShop, de l’Illustrator, du Dreamweaver… Et pour eux, un formateur doit toujours être payé cela (je parle de moyenne…).

D’ailleurs à l’époque où je dirigeais Ed Formations, quelqu’un un jour m’avait posé la question sur la différence de prix entre une formation de ce type et celle qui était donné par les grands groupes « prestigieux » Parisiens où le même programme coûtait le double ! Ma réponse avait : «aucune». En effet, les mêmes formateurs donnaient les formations dans les 2 types de structures. C’était possible ! Il suffisait de connaître l’outil, les techniques d’impression..

Au début du web, on pouvait encore fonctionner comme cela. Ce n’est plus vrai aujourd’hui ! Ce ne sont pas des formations outils ! Y’a pas que Facebook ou Twitter. C’est un état d’esprit par rapport aux médias sociaux qui est nécessaire d’inculquer, apprendre qu’il y a de la stratégie derrière…

Cerise sur la gâteau pour cette entreprise, des personnes de chez eux se sont inscrits aux journées du contenu web ! Normal, c’était gratuit ! Ils pensent que la présence à des conférences va les former !

Donc, oui, c’est un fait, il y a expert et expert, spécialiste et spécialiste et les uns et les autres ont des connaissances (c’est aussi pour cela que les termes existent) et un coût. Je serais tenté de dire qu’on en a pour son argent !

C2B : Candid-to-Business ou comment se passer des vrais experts

Pour cette partie je reprends une partie du titre de l’article C2B : Candid-to-Business. Le pouvoir des naïfs consacré par le Web dont je vous recommande la lecture évidemment 😉

La situation qui est expliqué semble en effet correspondre, elle oppose bien les spécialistes professionnels contre les généralistes amateurs et les entreprises à ce jeu de miroir aux alouettes semblent trop souvent préférer les seconds aux premiers ! 

Vous voulez des exemples ? J’en ai un paquet ! J’allais vous en donner un, je l’ai même écrit, mais je l’efface. On pourrait reconnaître de qui il s’agit !

Mais, je note souvent l’incompétence de nombreuses entreprises dans mon domaine. Quelqu’un un jour à même affirmer devant moi :«Tu as 5 ans d’avances… c’est trop pour nous !» La personne le pensait réellement. Personnellement, je trouve que c’est un avantage… mais cela ne semble pas être le cas des entreprises de tous poils !

Je peux comprendre qu’une entreprise soit incompétente dans le secteur des médias sociaux. Ce n’est pas pour autant qu’elle doit avoir une politique du moins disant financier ! C’est vraiment trop souvent le cas. Pourtant, la réalisation des sites web dans les années 2000 devraient laisser des souvenir dans ce domaine !

Le grand écart entre notoriété et gagne pain

Si je regarde ce qui se passe autour de moi, je vois des personnes à la très forte notoriété, très « influentes » sur les réseaux sociaux. La plupart sont des experts en puissance et souvent reconnu comme tel  !

Seulement, si j’analyse un peu plus précisément je m’aperçois vite que la plupart de ces experts à la notoriété ou l’e-réputation « hors norme » si vous préférez travaillent tous au sein de grandes entreprises très souvent, de plus petites parfois.

Quel est l’état réel des autres : indépendant, TPE, etc.

Si vous leur posez la question, il y a fort à parier qu’ils vous diront que tout va bien. Je n’en suis pas si certain que cela.

D’ailleurs, au fil des ans, je me suis aperçu que certains « experts » de renom on progressivement disparu de la toile ! Vous ne vous êtes jamais posé la question de savoir pourquoi ? Et quand, ils ont donné leurs raisons de façon publique c’était, à mon sens, très souvent pour masquer la réalité.

À moins que l’état de la notoriété descende comme cela par l’air du temps (ce que je ne crois pas), la notoriété diminue quand la personne ne publie plus, n’est plus « présente » sur les médias sociaux... Donc, à part cette perte de notoriété, quasiment impossible sans décision de la part de l’individu lui-même (la génération Z n’est pas encore au pouvoir et il nous reste quelques années) comment expliquer leur disparition.

Ils en ont eu marre de leur situation d' »influenceur », d’expertise sans contre partie.

La notoriété, c’est bon pour la reconnaissance, mais ça ne fait pas vivre son homme.

C’est un peu comme le leurre que nous lancent certains organisateurs d’événements en nous disant : «Venez faire une conférence, vous aurez des adresses, des contacts…» sous-entendu, vous pourrez vendre après la conférence ! Non, nous vendons du rêve en quelque sorte, nous ne sommes jamais commercial dans ce type de prestations.

D’ailleurs, trop souvent en France, nombre de personnes confondent conférence (qui sont largement gratuite la plupart du temps) et formation ou séminaire. En conférence, nous donnons des généralités. En séminaire ou formation, nous nous penchons sur les préoccupations propres à l’entreprise.

La conférence permet de prendre le pouls d’un sujet, la formation de diagnostiqué la maladie et d’établir le traitement ! Chacun peut prendre le pouls de quelqu’un, seul le médecin pose son diagnostique et délivre l’ordonnance.

Vers la disparition des véritables experts indépendants

La situation actuelle de l’expert et du spécialiste (je parle des vrais) est à mon sens en train de se casser la figure au profit des pseudos.

C’est vrai que nous ne sommes pas aux États-Unis ou au Canada où l’expert est encore reconnu à sa juste valeur. En France, c’est un peu comme si nous faisions peur. Je ne parle seulement en mon nom. Je connais d’autres personnes dans la situation similaire.

Cela nous surprend toujours quand nous en discutons entre nous. On n’arrive pas à se l’expliquer.

J’ai l’impression que trop souvent on nous prend pour des évangélisateurs… et certainement, comme pour les évangiles, on compte sur nous pour annoncer la bonne parole en terre de mission ! Alors pourquoi les payer ces évangélisateurs ? Cela ne sert à rien.. c’est bien connu un évangélisateur ça vie d’air pur et d’eau fraîche !

Je pense que je réagis d’autant plus vivement à cette situation que depuis 2007 environ, j’ai connu de gros problèmes d’ordre privé (je n’en parle pour ainsi dire jamais… pourtant, je peux vous dire qu’ils ne sont pas facile à gérer au quotidien, qu’ils impactent pas mal de choses… mais, j’suis pas là pour me faire plaindre…  juste pour réagir à ce que deviennent les experts !

Nous constations également que dans la région, peu d’entreprises faisaient appel à nos services… c’est plutôt le reste de la France ou l’étranger qui le fait ! Vous ne trouvez pas cela curieux ?  Moi, si !

On se pose la question de savoir si nos interventions et nos présences régulières en conférences n’ont pas un effet négatif, surtout, qu’à la différence de nombres de conférences commerciales, l’évangéliste ne prêche pas pour sa paroisse, il évangélise.

Si cela pouvait, on en rigolerait. Mais, savez-vous que pour beaucoup de personnes autour de moi, qui se targue de me connaitre, je suis toujours un maître de conf. à l’Université ! Risible, quand on sait que j’étais PAST pendant ces 10 ans et que je devais avoir des revenus, de mon activité en profession libérale, supérieurs à ce que je gagnais à la fac.

Nous sommes tellement présent (les experts) qu’on ne pense même plus à nous… Parfois, certains me disent : «ah, mince, j’ai même pas pensé à toi pour ce boulot là !» Je ne sais pas si je l’aurais accepté ce boulot, mais il aurait peut-être mis du beurre dans les épinards.

Et puis, en France tout au moins, nous avons ce côté consumériste des experts. On les écoutes, on les lit quand c’est gratuit. Pas questions de payer pour de l’information en France, c’est bien connu.

Le meilleur exemple en est peut-être les journées du contenu web que j’organise en mars chaque année depuis… j’ose plus compter ! 2 journées qui réunissent des experts (des vrais) et qui sont gratuites (toute l’organisation est bénévole, aucune subvention ou aide d’aucune sorte). Comme on voulait faire évoluer les choses, cette année, nous avons tenté Crowdfunding et dons !

Au final, nous (Nicolas Malo et moi) sommes très amers. Nous avons l’impression d’êtres les dindons de la farce. Les « bons cons » qui organisent un truc génial qui est gratuit. On ne voit même pas pourquoi on donnerait 10 € pour leur truc.

Une très faible partie du public a donné, mais la plupart des présents souhaitent que nous recommencions l’année prochaine. Ils n’ont qu’à se débrouiller comme ils veulent… j’inclus dans ces réactions celles des structures de la région qui pour la plupart connaissent ce que nous organisons mais n’ont jamais bougé le petit doigt pour nous aider !

Et puis, après tout, ce sont des experts qui viennent.. pas besoin de les payer… c’est bien connu, ils font cela pour le plaisir !

Sans parler des personnes inscrites qui ne viennent pas sans prévenir ! Nicolas pense que c’est un manque de respect pour les « personalités » qui prennent de leur temps, qui viennent souvent à leurs frais… je ne suis pas loin de penser la même chose. Pourquoi on devrait respecter un expert après tout ?

Nous sommes effarés et nous décideront en septembre si nous poursuivons ou non les journées du contenu web en 2015 ! En tout cas, si elles se font, ce ne sera pas gratuit…  au contraire…

À terme, les véritables experts, gourous, spécialiste et autres vont être une catégorie en voie d’extinction, une espèce en danger de disparition. Et, à mon avis, cette disparition est certainement prochaine. Seuls les experts Américains auront encore une valeur à nos yeux, les français se tairont. Je vous laisse chercher la faute à qui. À moins que vous ne pensiez que ce soit un bien !

En tout cas, merci de ne plus m’appeler expert ou spécialiste, vieux débutant me convient mieux !

Médias sociaux : médias ou social ?

Diagramme d'un réseau social ? Ce qui est perdu dans les médias sociaux ?
Diagramme d’un réseau social ? Ce qui est perdu dans les médias sociaux ? Source Wikipédia

L’article La fin des médias sociaux ? (un article en anglais The end of social media? du Belge Antoine Fournier) m’a interpelé… car moi aussi je me pose des questions sur ce que recouvrent les médias sociaux actuellement !

En effet, il me semble que désormais, il faut prendre chacun des termes de l’expression médias sociaux séparément, les analyser différemment !

C’est selon les définitions de mon « dico » l’étude des processus d’interaction : interactions entre les individus, entre l’individu et les groupes, entre les groupes eux-mêmes au sens de la psychologie sociale mais aussi social, s’emploie pour ce qui est Relatif à la vie mondaine. Nous parlons bien de l’individu.

Pour l’option « Qui favorise le développement culturel, l’amélioration des conditions matérielles du plus grand nombre », on repassera. On est très loin dans les médias sociaux de favoriser une meilleure adaptation des plus défavorisés à la société ! Pire, cela crée des fractures numériques entre ceux qui y sont présents et ceux qui n’y sont pas, ceux qui connaissent et ceux qui ne connaissent pas ! On retrouve là mon goût pour la formation, l’explication 😉

Quand je relie ces définitions, je me retrouve au début de Facebook, le réseau social par excellence ! Nous avions de relation entre Hommes !

Mais, depuis, le monde a bien changé (Tiens, cela me rappelle un enregistrement de Julos Beaucarne qui n’a rien à voir ;-). Les entreprises sont passées par là !

Et des médias ?

Qui se rappelle que média vient de mass(-)media ? Et en effet, nous sommes dans ce monde également ! Regarder ceux qui donnent le nom d’article à leurs billets dans les blogs, la chaîne YouTube à l’image des télévisions… Désormais, nous sommes tous des patrons de presse en puissance, aussi bien au niveau de l’individu que de l’entreprise (ou organisation à but ou non-lucratif).

Or l’analyse de l’article en référence rejoint mon point de vue… Les  messages dans les médias sociaux d’aujourd’hui sont de plus en plus conçus uniquement pour de nouvelles relations commerciales, principalement dûs aux entreprises,  une forme de réduction de social média  simplement comme un simple média parmi d’autres ! Le social est exclu ou reste le prétexte. On n’est pas loin d’une nouvelle forme de spams par l’envoie de messages marketing dans ces médias dit sociaux !

On est loin, très loin, souvent du discours habituel qui nous parle de communauté autour des marques ! Cela fait longtemps que je dis pour ma part que les communautés de marque n’existe pas ! Par contre, la base de données de leads ou de prospects… Oui ! La communauté est sociale, le lead ou le prospect, marketing !

Réseaux sociaux, médias sociaux, site de partages

Les réseaux sociaux sont les premiers touchés par ce phénomène. Évidemment, on peut toujours tenter de s’exclure du monde commercial dans ces réseaux, mais la tendance est pourtant là, la « pub » devient omniprésente !

D’ailleurs la tendance actuelle est de quitter ces réseaux sociaux pour de pures applications sociales où le média publicitaire n’est pas encore arrivé. Pourquoi pensez-vous que Facebook a racheté Whatsapp par exemple ? Pourquoi pensez-vous que Viber ait un tel succès (Au passage, je reste persuadé du retour de l’appel téléphonique chez les jeunes… Le seul souci étant le prix des abonnements jusque-là ce qui a impliqué une moindre utilisation de ce média 😉

Ce n’est pas, contrairement à une idée répandue, la présence des parents qui fait que les jeunes quittent par exemple Facebook ! Il existe une multitude de raisons… Le côté média non-social en est une ! L’apparition d’autres outils, une autre !

Pour l’instant, si on l’on regarde la situation les réseaux sociaux et les sites de partage sociaux sont inclues dans ce que l’on appelle communément les médias sociaux !

On s’aperçoit qu’il faudrait redéfinir avec beaucoup plus de finesses le rôle de chacune de ces catégories d’outils… réseaux sociaux à décliner en 2 modes : purement social et rattaché aux médias sociaux, redéfinir ce que sont les médias sociaux : médias, média social (dans l’esprit communautaire), médias promotionnels (pour les leads, clients et prospects).

J’ai l’impression que pour l’instant, seul, les sites de partage sociaux tirent leur épingle du jeu dans cette situation ! Mais, cela ne reste qu’une impression… À vous de me dire 😉

Dernière remarque, il est évident pour moi que les réseaux et médias sociaux comme Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest, etc. ont encore de beaux jours devant eux quitte à nous surprendre en séparant social de médias (l’exemple du rachat de Whatsapp par Facebook s’il est suivi par d’autres rachats pourrait le confirmer) ! Mais, n’est-ce pas à ce prix que nous arriverons à la maturité des réseaux et médias sociaux ?

J’ai l’impression que pour l’instant, seul, les sites de partage sociaux tirent leur épingle du jeu dans cette situation ! Mais, cela ne reste qu’une impression… à vous de me dire 😉

Dernière remarque, il est évident pour moi que les réseaux et médias sociaux comme Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest… ont encore de beaux jours devant eux quitte à nous surprendre en séparant social de médias (l’exemple du rachat de Whatsapp par Facebook s’il est suivi par d’autres rachats pourrait le confirmer) et je ne crois toujours pas aux réseaux dit de niche qui n’auront jamais la « surface » suffisante pour durer mais bien aux « généralistes » ! Mais, n’est ce pas à ce prix que nous arriverons à la maturité des réseaux et médias sociaux ?

Un point sur Pinterest me semble nécessaire

La semaine dernière, lors des journées du contenu web, j’avais embêté Nicolas Malo pour que dans la partie Web Analytics de l’événement, il puisse parler de picture marketing. Et donc, Nicolas, en reconnaissant qu’il n’était pas spécialiste du sujet, et je ne lui en veux pas 🙂 commença par présenter des comptes Pinterest d’entreprises importantes… et de se poser la question de savoir s’il était intéressant ou non de se mettre à Pinterest au vu des abonnés !

légitime de parler de Pinterest
légitime de parler de Pinterest. Pour les entreprises qui souhaitent une aide… contactez moi 😉

Évidement, comme il est facilement possible de le faire, je pris la parole pour apporter mon grain de sel 😉 J’ai une certaine légitimité je pense sur le sujet avec mes bientôt 17 000 abonnés, et le regard notamment sur les activités d’une de mes filles qui a plus de 2 300 abonnés mais qui a eu le problème de réellement partir de zéro ou presque. C’est une illustre inconnue. De plus, ses tableaux sont dans des domaines différents des miens (qui sont aussi orientés en partie vers les nouvelles technologies) comme le nail art, beauté, musique… (je me suis réservé la cuisine même si elle y est active 😉

Pinterest Eric Delcroix
la page Pinterest d’eric Delcroix http://www.pinterest.com/erdelcroix/

Suite à cet épisode et, comme le dirait ma fille très en colère après des lectures de «spécialistes éminents» qui donnent des conseils sur ce qu’il faut faire alors qu’elles (houps lapsus il doit y’avoir aussi des mecs 😉 possèdent de tout petit compte Pinterest qui ne décollent pas, je viens un peu faire le point sur Pinterest, et vous, de votre côté, demandez des preuves de ce qu’on réussit vos prestataires…

Vous l’avez compris, je peste sur les analyses qui pourraient être faites sur un outil (c’est la même chose pour moi avec Linkedin, Facebook, Twitter…) suite à son mauvais usage et non à son potentiel !

Non, je ne vous donnerais pas de recettes miracles… Je souhaite juste réagir à la mauvaise utilisation de Pinterest qui est faite par les entreprises ! Donc, rien sur l’animation, la gestion des personnes qui pintent ou repintent une image, sur la gestion des commentaires, des tableaux « secrets », sur les likes… mais tout est dit dans mon tableau sur Pinterest (et j’en parle aussi dans le séminaire en ligne 😉

Mon raisonnement se limitera à 3 niveaux : le nombre de tableaux, le nombre de pins(image, vidéos, etc.) et les thèmes des boards !

Le nombre de tableaux

Je ne sais pas qui a dit cela, mais j’ai l’impression que la vingtaine de tableaux est un chiffre magique (à moins que ce ne soit parce que ces tableaux remplissent certains écrans dits standard ?) pour se lancer dans Pinterest et aller droit à l’échec si l’on n’a pas la matière pour, autrement dit, les images, vidéo, présentations… !

Je prends en référence comme mauvais élève une société de VPC, pardon, on dit VAD désormais… La vingtaine de tableaux est garnie en moyenne de moins de 50 images ! Ce n’est rien sur Pinterest, peanuts !

En comparaison quand j’ai commencé à être sur Pinterest, j’ai fonctionné pendant quelques jours avec moins de 5 tableaux afin de tester, de comprendre le fonctionnement, les réactions, etc. Mon tableau vedette de l’époque était celui sur les QR codes où je mettais chaque jour beaucoup d’images mais que j’ai délaissé depuis ! Et, mes présences dans d’autres médias sociaux : Facebook et Twitter ont permis de me créer dès le « début » une « communauté » plus rapidement que ma fille par exemple !

Puis, assez vite, je suis passé au stade suivant… et ainsi en 3 ou 4 étapes, je suis arrivé à 66 tableaux, incluant au passage les tableaux collaboratifs. Il y a beaucoup à dire sur eux… mais là n’est pas le sujet, sinon on va encore dire que je fais des articles trop longs 😉

D’ailleurs, si vous êtes familier de Pinterest, il doit vous arriver de rencontrer des profils avec un nombre très important de tableau vide ! Quelle est votre impression ? La personne ou l’entreprise a eu plus gros yeux que gros ventre…

Donc, conclusion, ne créer pas plus de tableaux que le nombre que vous serez capable de gérer et d’animer ! Mieux vaut commencer petit…

Le nombre de pins

Lorsque j’arrive sur un profil Pinterest ou directement dans un tableau, ce que je regarde souvent, c’est le nombre d’images dans le tableau ! S’il est insignifiant, hormis sur une thématique hyper précise, je ne descends même pas l’ascenseur de mon navigateur… Et, autre réflexe toujours sur ce nombre d’images, si le tableau m’intéresse et que je me dis : «Tiens, cela pourrait être un profil intéressant, que fait-il d’autres ?», je jette un coup d’oeil rapide sur le nombre total de pins ! Et, si il me semble dérisoire en fonction du nombre de boards (de tableaux), je ne vais même pas voir ! Je me dis que je trouverais certainement ces pins ailleurs, sur des comptes de référence !

Pour qu’un tableau soit attractif, ils (ma fille et moi) nous sommes rendus compte que le nombre de pins nécessaire dépassait les 200 ! C’est ce que j’avais voir un peu plus pour mon tableau sur les QR code ! Toutefois, vous remarquerez sur mon compte ou dans les stats. que je possèdent des tableaux avec moins de pins… soit ils sont en construction, soit ils sont l’exception qui confirme la règle !

Si je consulte le profil de référence que j’ai pris en mauvais exemple : la majorité des tableaux est composée d’une vingtaine d’images ! L’erreur à mon sens chez eux est d’avoir voulu trop segmenter dans un 1er temps (regarder mon tableau « fourre-tout » qui devra être éclaté dans le futur…) mais comme souvent patience est mère de sureté. C’est souvent la quantité (la qualité doit aller de pair) qui fait que l’internaute adopte un tableau.. il va s’y passer des choses… j’attends de connaître la suite indique t-il en s’abonnant !

Comme j’évoque la patience, comme souvent, les créateurs de compte Pinterest semblent ne pas être patient… Combien de comptes commencés inachevés, abandonnés… Rome ne c’est pas fait en un jour… et comme sur les autres médias sociaux, le seul miracle consiste à s’occuper de son compte quotidiennement surtout au début !

Par la suite, on peut effectivement mettre en place de « petits tableaux » spécifiques (comme le trombinoscope d’un événement) où il y a peu d’images, mais simplement pour occuper la place, par anticipation à un événement… c’est par exemple comme cela que j’ai créé le tableau sur les dernières élections présidentielles !

La conclusion de cette partie : pas de tableau à moins de 200 images pour débuter une activité dans Pinterest. Il est aussi nécessaire, comme pour tout média social d’avoir une réelle stratégie en amont et de bien réfléchir au système d’information (cette partie est d’autant plus difficile que l’image prime !)

Les thèmes des tableaux dans Pinterest

Recopier son catalogue ou son blog en le plaçant dans des cases ne suffit pas dans Pinterest.

Comme souvent, il ne s’agit pas de se faire plaisir, autrement dit montrer des images pour montrer des images, mais nous devons nous mettre à la place de l’autre… Qu’est-ce qui peut intéresser de façon visuelle mon client, mon lead, mon prospect dans le cadre d’une entreprise ?

Pour l’instant, je vois encore trop souvent un raisonnement catalogue ou offre promotionnelle telle qu’on l’aurait fait sur papier (parfois, ce sont même les images de ces documents qui sont mis en ligne…) J’aurais tendance à dire : quel intérêt ?

J’attends de voir les images qui n’ont pas été utilisées dans le catalogue ou la promo ou sur le site, je veux voir pourquoi pas au lieu du catalogue de printemps, les tendances de la mode qu’il y aura cet été, je veux voir comment est utilisé mon produit par les clients finaux (ce sont eux qui en parleront le mieux !), je veux voir ces vêtements portés par d’autres personnes que des mannequins… ou des astuces pour être joliment habillé à peu de frais…

Bref, je veux voir des choses pratiques, des choses que je ne vois pas ailleurs et donc qui ne sont pas le catalogue. Après, en complément, oui, je peux ajouter les photos de mon catalogue, mais c’est mon complément ! Et quel que soit le procédé, l’internaute saura bien trouver mon entreprise… Mais, là encore pour le catalogue, il existe 1000 et 1 manière de le présenter… par couleur, par forme, par… , par…

Si vous consulter mon profil, compter le nombre de tableaux directement lié à mes activités ou ceux où je parle de moi ! Combien sur les 62 ? Pourtant, pour certains sites où j’ai la main comme celui de mémé Moniq, Pinterest est l’une des principales sources de visites, sinon la source principale !

Allons faire un tour du côté de mon mauvais exemple !

En regardant d’un peu plus près, le plus gros « tableau » de la société est dédié aux blogueuses ! Des portraits de blogeuses… ok… On est dans le monde de l’image, c’est bien ! L’agence qui a dû pondre cela a eu une bonne idée, mais là encore méconnaissance de Pinterest ! Je vois des photos de filles et un nom qui ne m’évoque rien ! Cela doit faire du bien aux nombrils de ces demoiselles, mais, pour moi Internaute lambda, je n’en ai rien à faire, même si certaines sont mignonnes !

J’aurai aimé avoir un peu plus de détails sur chacune d’elle, avoir des hashtags et que lorsque je clique sur leur image j’arrive dans leur Pinterest ! (je ne suis pas tout à fait honnête, j’ai cliqué sur une seule personne…, j’arrive sur un blog où je ne trouve que difficilement la trace d’un compte Pinterest.

Allez, rien que pour vous, je retente avec une autre. Même tabac, mais la reconnaissance n’est pas au rendez-vous puisque si elle cette personne est présente au moins 2 fois dans le tableau des bloggueurs, elle n’a pas jugé utile de s’abonner à l’un des boards de la marque 😉 Je n’ai pas vérifié pour la 1er !

Au passage, j’aurais préféré un tableau des comptes à suivre sur Pinterest ! Là, on a l’impression que la marque est présente dans Pinterest parce qu’il faut y aller… et aussi, j’aurais mis en place dans ce cas un tableau : repéré sur Pinterest par exemple !

Je peux reprendre une partie de la conclusion sur le nombre de pints. La stratégie en amont est encore plus importante sur ce point. Elle doit être « écrite » comme une ligne éditoriale (type d’images, intérêt de l’image, contexte…). C’est d’ailleurs une ligne éditoriale iconographique qu’il faut mettre en place et non une réflexion marketing de quel tableau je dois mettre en place pour vendre mes produits !

Je vous ajoute un extrait de mes statistiques (environ la moitié de mes boards) qui corrobore ce que je viens d’écrire 🙂 Et dites vous bien qu’il est possible à partir de ces informations d’affiner sa stratégie de communication sur Pinterest ! Sans oublier que cette présence dans Pinterest doit être reliée aux autres médias sociaux… bref, avoir une politique claire de sa stratégie sur les médias sociaux, grande maladie des entreprises Française !

Stat Pinterest erdelcroix by Delcroix

J’en reste-là, même s’il y a encore beaucoup à dire… On est loin des 7 – 8 points de pseudo articles de référence sur comment avoir une présence sur Pinterest 😉 Excusez-moi pour cela !

J’en profite pour répondre à ceux qui me demandent régulièrement quand sortira mon livre sur Pinterest ! Pour parler sans langue de bois, je devais en faire un avec une maison d’édition, mais nous avons eu quelques conflits entre temps… j’ai eu une autre idée depuis sur la manière de faire ce livre mais il me semble qu’elle devient irréalisable pour le moment… Donc, honnêtement, je n’en sais rien !

Par contre, ce que je sais, c’est que je parle de Pinterest et de l’ensemble des autres outils de réseaux et médias sociaux et des stratégies à adopter dans mon séminaire en ligne 🙂

séminaire en ligne pour la mise en place d’une stratégie de présence avec les médias sociaux

logo ed formations
bientôt, un séminaire sur la stratégie pour les médias sociaux

Désormais, plus besoin de vous déplacer pour suivre mon séminaire pour la mise en place d’une stratégie de présence par les médias sociaux, plus besoin de mettre en place une salle spécifique pour l’organiser dans vos locaux, puisque vous pouvez suivre depuis votre entreprise ou chez vous la formation, via le réseau, accessible par Internet.

En effet, afin de mieux répondre à vos besoins, j’ai mis en place 2 sessions, de 6 séances de 3 h sous forme de conférence en ligne pour évoquer avec vous la stratégie dans les médias sociaux ce que j’aurais pu appeler pour aller plus loin que Facebook, Google+, Twitter…. Une le lundi soir, l’autre le mardi après-midi. Ces séminaires débuteront fin avril – début mai, et chaque séance sera espacée en général de 2 semaines (voir sur ED Productions).

L’objectif de ce séminaire sur les médias sociaux est de pouvoir au terme des 18 h mettre en place une stratégie sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest) afin d’établir une présence sociale cohérente de l’entreprise (pour le recrutement, le marketing, la communication) et gérer son e-réputation.

Ce type de séminaire sur la mise en place d’une stratégie de présence par les médias sociaux s’adresse à toutes personnes amenées à communiquer pour l’entreprise depuis les services marketing au services communication en passant par les RH, la direction… mais aussi, aux community manager ou aux personnes qui vont (veulent) prendre en charge le social media management comme pour les postes  de strategic social media manager…

Les principaux axes de progrès seront :

  • (re) découvrir le web 2.0
  • Savoir utiliser les réseaux et médias sociaux
  • Savoir adapter sa communication au contexte et mettre en place une stratégie de présence sociale
  • Savoir gérer se présence sociale en terme de RH, e-repuation, marketing, commercial, SAV… 

Seule, une connaissance de base de la navigation sur Internet est nécessaire pour participer.

La méthode pédagogique employée sera l’alternance entre des exposés illustrés d’exemples concrets, questions réponses et des applications concrètes dans l’entreprise.Il est également possible de transformer ce séminaire en ligne en formation mixte (blended learning) avec l’ajout d’une session d’une demi-journée ou d’une journée afin par exemple de travailler sur votre propre stratégie d’entreprise.

Afin de pouvoir échanger un maximum et rendre ces séminaires les plus interactifs possibles, le nombre de participants sera limité à 6. De plus, un accompagnement à distance est mis en place tout au long de la formation : chats, mail…

Si vous êtes intéressés, programme, coût, inscriptions, etc. sont sur le site Ed Productions.