Social Shoping

Contrairement à une idée fortement répandue, Facebook et les réseaux sociaux ne se résument pas à un réseau social pour les
particuliers ou les geeks. Ce sont également des outils marketing et commercial.

Les réseaux sociaux ne sont pas loin des CRM (Customer Relationship Manager) notamment en permettant de collecter des retours utilisateurs. Salesforce, le célèbre gestionnaire de la relation client ne s’y est pas trompé avec l’ajout de Faceforce, devenu Faceconnector dès 2007.

Donc, rien de surprenant à entendre de plus en plus souvent évoqué le terme de commerce ou de vente en ligne via les réseaux sociaux, bref de social shopping.

En précurseur 1-800-Flowers.com a connecté son programme de fidélité dans un premier temps et propose désormais l’achat depuis Facebook de bouquets de fleurs. Les exemples sont nombreux désormais en social shopping comme Storenvy ou Addoway.

Depuis le début de l’année, c’est Amazon qui implante ses points de vente dans Facebook (dans sa page fan, il proposait déjà régulièrement des offres spéciales) via la page Soap.com’s.

En ce début d’année 2011, Asos la marque de prêt-à-porter britannique annonce l’ouverture d’une boutique en ligne où le paiement s’effectuera sans quitter le réseau social. Jusqu’ici, on est redirigé vers le site officiel ou vers un organisme de transaction (PayPal, etc.).

D’autres préfèrent à l’image de Dell employer Twitter (Dell aurait réalisé 6,5 millions de dollars de vente via Twitter) pour des opérations de promotions sur une période déterminée…

Si l’expérience vous tente, allez faire un tour dans la rubrique Affaires du répertoire des applications de Facebook qui regorge de solutions d’e-commerce.Toutefois attention, ne pensez pas qu’il suffit de s’inscrire, de créer son profil, sa page, d’ajouter une application de e-commerce ou autre
et de vendre facilement sur les réseaux sociaux.

L’exemple de la suspension de Kiabi pendant quelques jours suite à un concours dans Facebook est là pour montrer le danger. À la décharge de Kiabi, les limites imposées par Facebook sur l’organisation des concours est un vrai casse-tête.

Contrairement à une idée reçue, il n’est pas possible de faire ce que l’on veut dans les réseaux sociaux, y compris dans l’envoi des messages…

Alors, oui, sans souci, le commerce est possible et profitable dans les réseaux sociaux, mais entourez vous d’experts ou de spécialistes pour la mise en place de cette stratégie.

Youuuhoo, Youuuhoo…

Lorsque Émilie en décembre m’avait averti de son projet Youuuhoo de boutique de vente en ligne de Social addictive t-shirts sur le concept « Votez pour votre t-shirt préféré et faîtes le imprimer » j’avais zappé de l’annoncer !

Youuuhoo est destiné à ceux qui veulent faire savoir qu’ils aiment Twitter, Facebook, Foursquare… Deux visuels soumis à leurs votes ; le t-shirt plébiscité est imprimé et peut-être commandé depuis le site (1 vote équivaut à 1 option d’achat).

La version 1 du site a permis de lancer le 1er duel  (le gagnant @sunrise_tee avec « Le monde appartient à ceux qui tweetent tôt » ).

Comme l’explique Émilie avec franchise, la version 2 du site sera en ligne en février.

En parallèle, pour l’aider à financer le développement de Youuuhoo, Émilie a décidé de créer un projet Youuuhoo sur Ulule. Aussi pas d’hésitation si vous souhaitez soutenir un projet sympa, direction le ulule Youuuhoo.

Voilà, le coup est rattrapé… allez vite faire Youuuhoo à Émilie 😉

Quora, Scoop.it, Trunk.ly, Branchout, Curator… l'effervescence du début 2011

Cela faisait longtemps que je ne n’avait pas vécu un début d’année pareil. Cela fuse de partout. Je ne sais pas vous, mais moi, j’suis limite débordé par toutes ces nouveautés dans le secteur des médias sociaux…

Tumblr

En plus, j’étais tout heureux de venir de découvrir depuis quelques semaines un usage pour Tumblr pour lequel il existe même un annuaire francophone désormais.

J’ai mis environ un an à trouver ce que je pouvais faire de ce blog minute créé par David Karp à 20 ans ! Un autre Zuckerberg ;-). Cette structure de miniblog proche du microblogging, je l’utilise pour diffuser les illustrations, quelques photos originales et les images présentent dans Flickr qui sont employées, quelques réflexions sous forme de phrase lapidaire…

Quora

Depuis le début du mois de janvier, un article, deux article… et quelques jours plus tard, je commence à recevoir des invitations pour Quora… Il aura fallut attendre aujourd’hui pour que je profite de l’une de ces invitations.

Une fois inscrit au vue des bruits qui couraient je décide de faire profiter à mon tour mes « amis »… Incroyable. Comme le signale Yann Kervarec dans Facebook, Quora fait le buzz 😉 Résultat en moins de 12 h : Followed by 139 People,  Following 502 People…

Et toujours comme le dit Yann, je n’ose pas poser ma première question… 😉 En effet, Quora est un Yahoo ! Answers, il est considéré comme média social et plus haut de gamme que son « ancêtre »

Un fake du service d’Adam d’Angelo  et de Charlie Cheever  existe déjà : cwora. Plus sérieusement, je me demande ce qu’il restera de cette effervescence autour de Quora une fois qu’il sera ouvert à tous et donc, non élitiste 🙁

Enfin, je suis inscrit… je peux observer et trouver éventuellement un emploi pour cette application si le besoin s’en fait sentir !

Quelques liens complémentaires pour vous faire votre propre opinion de l’avenir de Quora :

BranchOut

La déferlante pour BranchOut est moins importante… mais significative toutefois ces derniers jours (pourquoi cet engouement alors que cette application existe depuis 6 mois environ). Le « Linkedin » de Facebook (BranchOut est une application Facebook qui permet d’importer d’ailleurs son profil Linkedin).  Je possède déjà 81 « amis » dans BranchOut et cette forme de réseautage professionnel sur Facebook pourrait avoir un avenir… Là, encore une fois, observons.

Trunk.ly

Trunk.ly dans cette tourmente paraitrait insipide. Trunk.ly est un moteur de recherche vos liens partagés sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter… Ce moteur social permet également de gérer des amis et de partager publiquement ses liens.

Cela me semble un bon complément à Diigo et j’aurais tendance à dire que cela ne coûte pas cher de l’essayer même si on ne l’utilise pas. Il suffit de conserver au chaud les logins en cas de besoin 😉

Scoop.it

Trunk.ly donne un avant goût à Scoop.it, l’un des services du moment qui s’adresse aux curators (ah, curator et curation, j’prépare un article sur le sujet) ! J’aime bien Goojet mais je ne comprends pas trop l’intérêt de cet outil pour organiser sa veille et trier les informations en ligne… J’ai mis quelques curations en place, sans avoir beaucoup de résultats en retour ! Déçu par le résultat… Je préfère conserver mes systèmes de veille actuels, sélectionner et redifuser sous la forme que je veux même si je continue le test !

Devant l’avalange de nouveautés, je n’ai pas eu le temps de tester grandeur nature certaines autres applications comme Socialomate. Ce n’est que partie remise 😉

Et p’tite question, que restera-t-il de cette foison d’outils du début 2011 ? On en reparlera à n’en pas douter dans le prochain Cuisine du net… Oui, oui… Les cuisines du net font leur retour en 2011 😉

Irrésistible news du web social : qui c'est le chef ?

Irrésistible news : article sur les réseaux sociaux page 32
Irrésistible news : l'article sur les réseaux sociaux est page 32

Irrésistible news, le nouveau magazine gratuit des décideurs du Nord-Pas-de-Calais était prévu en janvier. Il est désormais disponible.

Ce magazine mensuel distribué gratuitement aux professionnels de la région Nord-Pas-de-Calais vise à développer du business entre les entreprises de la région. Il est également disponible en ligne accessible depuis le site du journal.

Dans les 52 pages d’Irrésistible news n°1 – janvier 2011, vous pouvez lire en page 32 du successeurs d’EntreNews  un article que j’ai signé : Web social Qui doit être le chef ?

En avant première en voici le contenu 😉

Il est désormais de bon ton pour les entreprises d’investir le domaine des réseaux sociaux. Seulement, outre le manque de stratégie ou le paravent du community management, qui doit décider de la stratégie sur cette présence.

Les experts rabâchent tellement que les TPE, les PME… doivent être présentes auprès de leur communauté sur les réseaux sociaux que de plus en plus franchissent le pas.

Faisons fi des entreprises qui ont mûrement réfléchi leur stratégie de présence  (cas rares) : ce qu’elle allait y faire, comment elles les utiliseraient, à qui elles s’adresseraient…

«Je ne sais pas pourquoi je dois y être mais je vois bien qu’il se passe quelque chose et je dois y aller.». Le résultat est à la hauteur de la réflexion… La cible ne sait pourquoi l’entreprise est sur les réseaux sociaux…

Dès que l’on évoque ce problème, la réponse fuse ! Oui, mais ON n’a pas de community manager (pire : un stagiaire). Le buzz word, la fonction miracle du moment est lâché. Ce poste «indispensable» en 2010 risque pourtant de voir son aura terni avec l’arrivée des «Curators» en 2011.

Le problème n’est pas là mais plutôt qui est en charge de la stratégie des réseaux sociaux dans l’entreprise ?  Tous les services pourraient s’occuper des relations sociales sur le web en partie ou complètement !

La politique de présence sur le web via les réseaux sociaux en complément du site n’est pas à la charge de tel ou tel service, mais le domaine de compétence de la direction de l’entreprise.

Communication, marketing et commerciaux tiennent le dessus du pavé des utilisateurs. Mais, ils ne sont pas les seuls. Le service RH par exemple peut employer ces réseaux pour recruter, le SAV…

Pire, chaque salarié à titre individuel est une forme de présence de l’entreprise dans les réseaux sociaux. La plupart indiquent dans leur profil le nom de l’entreprise ! D’ailleurs, le responsable RH doit avoir un afflux de visites sur son profil Viadeo lors de recrutement. D’autres salariés répondent peut-être à des questions sur l’entreprise ou créent des groupes dans Facebook…

La décision d’investir le web social impacte l’organisation même de l’entreprise. On ne travaille pas de la même façon dans une «entreprise 2.0» ce qui met à mal l’éternelle question de la chronophagie. Seules des décisions de la direction insufflent le mouvement. D’ailleurs, chacun dans une entreprise 2.0 a sa part de community management.

Et, la question à se poser est : «Dans l’avenir, l’intranet sera-t-il un réseau social ou une partie de Facebook ?» Alors, pourquoi ne pas prendre de l’avance ?

Vie privée/vie publique, à chacun son dosage

Cet article a été préalablement publié sur le site rezopointzero.

L’un des freins souvent évoqués lors de mes interventions dans les séminaires concernant le Web 2.0 ou les réseaux/médias sociaux est le partage de notre vie privé avec le grand public et le mélange vie privée – vie professionnelle sur le net.

Il n’est en réalité pas question de dévoiler entièrement sa vie privé sur la toile ! Le propos n’a jamais été celui-là. Lorsque l’on évoque le mélange de la vie privée – vie professionnelle, je prends souvent l’image de la rencontre autour de la machine à café, de la cigarette au bas de l’immeuble dans lequel on travaille.

Qui n’a jamais parlé du match de foot en Europe, de hockey au Canada, d’une émission de télévision autour d’un café avec ses collègues ? Phénomène plus féminin, j’observe souvent pendant ces pauses, des réclamations pour voir des photos familiales entre femmes ! etc.

C’est cette partie qui vous rend humain que l’on évoque en disant : «donner de votre vie privée sur les réseaux sociaux.»

En fait, désormais, nos deux sphères de connaissances – privée/professionnelle – possèdent une partie commune ! On peut la résumer en disant : je mets un peu de privé dans mon monde professionnel et je mets un peu de professionnel dans ma vie privée.

Pour illustrer, on pourrait prendre l’exemple de la recherche d’une information professionnelle ou privée. Jusqu’ici, la question était posée à un ami ou à un collègue (on sait qu’il est spécialiste d’un domaine ou qu’il possède le contact que l’on cherche).

Les outils de réseautage font la même chose : ils permettent de poser sa question auprès de ses connaissances privées (ses amis, sa famille) et professionnelles en une seule fois. Plus besoin de courriers électroniques ou de coups de fil multiples !

À chacun de placer le curseur là où il l’entend dans la part vie privé qu’il entend diffuser sur les médias sociaux. En tout cas, il est difficile de le laisser à zéro !

Cartographie des médias sociaux dans le monde

Cet article a été préalablement publié sur le site rezopointzero.

Le cabinet Global Web Index vient de publier une carte sur l’utilisation des médias sociaux dans les principaux pays du monde. France, Canada, États-Unis, Chine… chaque pays est décrit selon 5 pratiques d’internautes :

  • internautes qui déposent des photos
  • internautes qui déposent des vidéos
  • internautes qui possèdent un profil social
  • le nombre de bloggueurs
  • les microblogueurs
La carte Global Web Index 2009 des médias sociaux
La carte Global Web Index 2009 des médias sociaux

À noter qu’il est possible de télécharger (format PDF) la carte.

L’analyse de cette cartographie permet de relever certaines différences au niveau des continents comme l’importance des blogues en Asie (Chine, Japon et Corée du sud) et celle des réseaux sociaux dans les autres parties du monde. Remarquons les faible taux de pénétration de la vidéo et du blogage (blogging)…. Les chiffres sur le microblogage (microblogging) s’expliquent certainement par la jeunesse de ce média.

Cette carte rélève également son lot de surprises avec le comportement des internautes en Chine, en Inde, au Brésil ou en Russie. L’Asie devance même le mouvement américain (Chine ou Inde par exemple. Le Japon est en retrait).

(en million de
connectés)
France Canada États-unis Chine
internautes qui
déposent des photos
27,5 % soit 10,5 m. 40,9 % soit 9 m. 42,6 % soit 79,2 m. 46 % soit 89,7 m.
internautes qui
déposent des vidéo
9,5 % soit 3,6 m. 14,9 % soit 3,3 m. 15,3 % soit 23,5 m. 28,7 % soit 55,9 m.
internautes qui
possèdent un profil social
29,3 % soit 11,2 m. 46,2 % soit 12,2 m. 44,3 % soit 92,1 m. 60,3 % soit 117,7 m.
nombre de bloggueurs 9,5 % soit 3,6 m. 10,6 % soit 2,3 m. 12,8 % soit 17,6 m. 27,3 % soit 53,2 m.
microbloggueurs 3,6 % soit 1,4 m. 5,1 % soit 1,1 m. 7 % soit 10,7 m. 21,3 % soit 41,5 m.

La France semble en retard dans l’usage des médias sociaux par rapport aux pays observés par Global web Index. Que ce soit en comparaison avec les États-Unis, avec ses voisins européens ou avec les pays asiatiques, le taux d’utilisation des médias sociaux par la France est inférieur dans son ensemble, surtout dans le domaine du microblogage.

La Canada se comporte mieux… Ses statistiques sont proches de celles des États-unis. Mieux, en pourcentage, les Canadiens ont tendance être plus nombreux à posséder un profil social. Par contre, il leur reste à faire un petit effort pour continuer à rester au même niveau dans le domaine des blogues et du microblogage.

(Note de l’éditeur : les données sur le Québec proprement dit, si elles avaient été disponibles, démontreraient sans nul doute un retard sur plusieurs plans.)

Pour aller plus loin, voici la présentation d’une étude sur les médias sociaux en Europe, présentée lors d’une récente conférence de l’IAB Europe (Internet Adverting Bureau).



Guide Web 2.0 gratuit pour PME

Cet article a été préalablement publié sur le site rezopointzero.

Une très bonne introduction aux usages du Web 2.0 à l’intention des PME et des professionnels indépendants vient d’être publiée sous forme de guide gratuit par le très actif centre de compétence TechnoFutur TIC de Charleroi en Belgique. Il permet de découvrir les services web qui peuvent au quotidien faciliter la vie des entrepreneurs.

Les auteurs du guide, intitulé entrepreneur 2.0, la boite à outils de la compétitivité… à petit prix, n’en sont pas à leur premier essai dans le domaine. En 2007 déjà, ils nous ont proposé l’intéressant 7 stratégies e-marketing Illustrées.

Ce livre blanc de 85 pages fait le tour des outils applicables de manière transversale à la gestion d’une entreprise. On y aborde bien sûr la communication, le marketing et le commerce en ligne afin d’accroître la visibilité sur le web et développer les ventes, mais aussi tout autant l’amélioration des processus internes en vue de réduire les coûts d’opération.

Je vous en conseille fortement la lecture même si je n’endosse pas la totalité des propos des auteurs. Le choix de la plateforme d’outils fournis par Google pourrait très bien êre remplacé par celle de Zoho par exemple.

Pour vous donner une meilleure idée de l’intérêt de ce guide, en voici la table des matières :

Gérer son entreprise

  • Connecter son entreprise
  • Créer tous ses documents en ligne
  • Veiller et suivre ce qui se dit sur la toile
  • Trouver la bonne information au bon moment
  • Organiser facilement des évènements

Communiquer et vendre

  • Médias sociaux ? mais quelle stratégie ?
  • Faire de la publicité en ligne à coût maîtrisé
  • L’email pour communiquer, prospecter, fidéliser
  • Vendre ses produits en ligne sans site e-commerce
  • Communiquer autrement grâce au blog
  • Diffuser du contenu multimédia
  • Communiquer avec les réseaux sociaux
  • Mettre en place une plateforme de satisfaction et de service après-vente
  • Analyser le trafic de ses sites

Vous pouvez télécharger le guide gratuit de l’entrepreneur 2.0 depuis la page dédiée à cet effet sur Marketing on the Beach, après avoir laissé vos coordonnées… Pas très web 2 cette diffusion. :-)

Sur les réseaux sociaux, fait ce qu'il te plait !

Régulièrement, désormais, lors des conférences je dis de ne pas suivre mon exemple sur les réseaux sociaux.

En effet, si je considère que la plupart de mes auditeurs sont restés au web de l’an 2000,  10 ans de web 2 et de réseaux sociaux que j’ai appliqué selon ma stratégie en incluant les erreurs… je ne peux pas dire à mes interlocuteurs faites ceci ou faites cela. Je me contente d’un inscrivez-vous, observez… et décidez par vous-même de ce qui est bien, faisable… pour vous ou votre entreprise. La mise en place de sa présence sur les réseaux sociaux et médias sociaux ne s’improvise pas.

Donc, ne suivez pas mon exemple en me posant la question : comment faites vous pour être présent dans les réseaux sociaux… Je ne pense pas que du jour au lendemain vous pouvez posséder et « savoir » trouver l’utilité d’un blog (plusieurs dans mon cas), un site, un compte Facebook, Linkedin, Viadeo, Friendfeed, Twitter (plusieurs), SlideShare, Flickr, Issuu, YouTube, des pages Netvibes, de pages Facebook, un arbre Pealtrees, un Symbaloo… et pour finir par le dernier en date, un Tumblr !

Même comme je l’expliquais hier au Cap’Com ou lors de la conférence BtoB la veille à Valenciennes, la présence dans Facebook doit répondre à une stratégie. Je prenais les exemples de la licence pro image, de la mise en place de la page de l’UFR IDIST, de la présence de la créativalley et de Ludovia qui sont 4 exemples d’utilisations de Facebook différentes, aux objectifs et à la mise en place diverses.

Faites donc un choix pour commencer et cela je ne peux vous l’indiquer… Je ne suis pas à votre place. Je peux, dans le cadre d’autres prestations en liaison directement avec l’entreprise vous aider à choisir ces supports, ce que vous « pouvez faire dedans » mais je ne peux pas vous dire honnêtement faites ceci ou faites cela !

J’entends trop de personnes dans des conférences annoncer ce type de choses avec force conviction ! Moi, je sais pas faire… j’aurais trop peur de me tromper, le choix est trop large ! Nous ne sommes plus à l’époque où il n’y avait que le blog comme référence par exemple.

Aussi, je ne dirais jamais qu’il faut nécessairement un blog avant d’établir une présence. Je ne pense pas que l’évolution d’Internet implique le suivi de l’évolution technologique avec le schéma : vous devez possédez un site institutionnel ou commercial, ensuite créer un blog, vous imposer par une présence dans les réseaux sociaux et enfin investir dans le domaine des médias sociaux.

L’approche du web est désormais globale. À vous d’y faire votre place, votre présence.

Je viens de relever dans mon Tumblr un extrait d’un billet de Philippe Martin “…nous sommes d’infatigables veilleurs, curieux et passionnés…”. Le secret est là… Vous ne pouvez faire des choses correctes que si vous êtes passionnés. Identifiez vos passions et investissez dedans ! Vous verrez, c’est plus facile.

J’aurais même souvent tendance à conseiller de ne pas suivre les conseils… Faites comme vous le sentez si vous pensez que c’est ce qu’il faut faire… Les expériences pour l’instant sont le maitre mot de l’existence sur le web. Lorsque j’entends un donneur de leçon, cela rassure, mais pas certains que ca fonctionne à coup sûr !

On peut avoir l’impression que cela fonctionne dans notre cas (d’ailleurs, n’y a t-il pas une meilleure solution), mais cela fonctionne t-il avec d’autres ? Pas sûr ! Comme je l’ai déjà dit chaque cas est unique. Au passage, le manque d’imagination de beaucoup d’agences spécialisées dans le domaine me laisse souvent pantois ! Elle ne font que reproduire ce qui existe ailleurs sans « créativité ».

Alors quand je lis un billet comme Pourquoi j’estime que lier ses comptes Facebook et Twitter est une erreur cela m’énerve, je me souviens comme si c’était hier des discours tenus au début des blogs : soyez expert sur un seul sujet, toujours parler de la même chose, ne pas faire des articles longs… Je n’ai jamais adhéré et pourtant, je ne pense pas être en possession d’un blog « nul ».

Il en est de même de certains conseils qui deviennent monnaie courante au sujet des réseaux sociaux et médias sociaux. Là encore je ne donnerais pas de conseil global. D’ailleurs, je ne sais pas si vous avez remarqué, je parle très rarement du travail que je fais avec les entreprises que je conseille (et aussi par discrétion, sauf accord de l’entreprise). C’est un choix de ma part, même si je mettrais bientôt un exemple de community management demandé pour un livre !

Et puis, moi, l’uniformité ca me fait peur ! La richesse, c’est la diversité. Pas l’inverse. Une autre lecture du moment me faisait réagir sur les conseils que l’on donnait concernant le community management. Grosso-modo on y expliquait que l’on devait « toujours » aller dans le sens du poil de sa « communauté » (encore un terme avec lequel j’ai du mal, je pense que nous avons avant tout des lecteurs !). Cela contredit ce que j’entendais également hier… Il y a un danger pour la presse. Mais, je comprends que Rue 89 ne réagisse pas comme cela. Pas certain que ce soit le cas de tous les médias.

Mais, dans l’exemple qui était donné lors de ma lecture, l’entreprise a-t-elle eut raison de réagir en favorisant telle partie de son lectorat, même si le sujet traité était politiquement incorrect ! Je dis souvent assumons ce que nous publions. C’est vrai pour une personne. C’est aussi vrai pour les entreprises lorsqu’un débat qui les concerne éclatent sur leur site (ou réseaux).

Rien ne sert de s’excuser… On ne va pas s’excuser à tout bout de champ… Rien n’empêche de dialoguer, de discuter, de s’expliquer… On nous rabache les oreilles que les réseaux sociaux permettent la discussion. On a le droit de ne pas être d’accord, pas celui de s’excuser ! Il est toujours possible de réagir en indiquant rapidement que ce n’est pas le point de vue de l’entreprise… c’est ca le dialogue. Sinon, il me semble peu intéressant de dialoguer pour dire que tout le monde est d’accord ! Mais, ce sont peut-être des réminiscences de l’époque où l’on considérait le web comme un village mondial où tout le monde est beau, tout le monde est gentil !

Je lis des articles avec lesquels je ne suis pas d’accord, je lis des articles avec lesquels je suis en accord, je commente les uns ou les autres selon l’envie, l’humeur… Lorsque j’écris certains articles, je sais que je provoque… Mais, vous avez le droit de commenter… C’est le but, non ? Dans la vie réelle aussi on est pas toujours d’accord sur tout avec nos interlocuteur ! Pourquoi devrions nous l’être dans le monde virtuel ?

Pour compléter ce billet, sur la présence dans  Facebook et plus largement dans les réseaux sociaux et médias sociaux, j’indiquai hier au Forum Cap’COM :

  • désormais Google n’est pas tout
  • l’importance de la veille pour sa e-réputation, y compris dans les noms de domaine et les services sociaux
  • intégrer cette présence dans une stratégie
  • participation : ne pas tomber dans l’excès… et la référence à Wikipédia
  • ne pas oublier d’anticiper sur les événements
  • l’importance de la réactivité (y compris au niveau de la veille)
  • ne pas confondre page, profil et groupe dans Facebook
  • qui parle au nom de qui dans l’entreprise
  • ne pas focaliser sur le nombre de personnes qui nous suivent
  • dialogue ou/et communication
  • rôle du community manager, on est tous community manager
  • lien fort – lien faible
  • nomadisme et géolocalisation d’une part, intégration des intranets

Trop riche pour tout développer en 1/4 d’heure… mais le public a été sensibilisé 🙂

Des amis dans Facebook et les réseaux sociaux, quels amis ?

Hier, c’était mon anniversaire… et il y a eu un déferlement de vœux à mon adresse : plus d’une centaine rien que dans Facebook.

Généralement, lors des conférences ou des séminaires sur les réseaux sociaux, je dis ne pas aimer le terme d’amis employé dans les réseaux sociaux et que je préfère de loin le terme d’amis virtuels !

Mais, hier, alors que je consultais tous ces messages de sympathie (un grand merci encore à tous pour vos marques de gentillesse), je me suis surpris à un moment en train me dire… Mais, en réalité, je les connais vraiment beaucoup de ces « amis ».

Aussi, dès le coup de minuit passé (j’ai pas tenu compte du décalage horaire), je suis passé au comptage de ces messages qui venaient des 4 coins de la planète. Le résultat (tiens, je me croirais en train de commenter le sondage du dimanche 😉 est le suivant :

  • Personnes que je fréquente, que je connais dans la vie réelle, avec qui j’ai des relations extra-internet : une soixantaine
  • Persones que je dois rencontrer prochainement ou que je rencontrerais un jour ou l’autre : une dizaine
  • Personnes que je n’ai pas l’impression d’avoir rencontré ou que je connais mais pas suffisament pour mettre un nom, une image dessus : environ 30.

Le rapport est simple à faire 70/30 ! On n’est pas loin des 80/20 de Pareto entre les personnes que je connais et les personnes « inconnue » 🙂

L’argument, qui au passage commence à m’énerver, «oui, mais vous (ou tu) êtes (es) connu, un expert» ou le pire pour moi, «un influenceur et donc c’est différent pour vous (toi)» n’a pas lieu d’être… Avant tout, je suis Eric Delcroix, comme je le dis dans mon Twitter un vieux débutant toujours en train d’apprendre comme vous, qui a les mêmes préoccupations que vous avec ces réseaux… Donc, ces chiffres ne serait certainement pas très différent si je m’appelais Bernard Dupont ou Joël Muller, homme lambda sur Internet !

Par contre, je sais les plus réticents vont encore me dire à juste titre : «oui, mais les 1 363 autres amis de Facebook ?». Bien sûr, je n’aurais pas la prétention d’appliquer les mêmes pourcentages de répartition ! Mais, il y en a quand même un « paquet » de personnes que je connais IRL (In Real Life) qui ne c’est pas manifesté (je ne leur en veux pas, qu’ils se rassurent, moi aussi j’oublie régulièrement les anniversaires dans les réseaux sociaux et dans la vraie vie 🙂 Dans l’autre côté de la balance, il doit aussi y avoir des personnes que je ne connais pas qui n’ont pas osé écrire ! Moi aussi parfois j’hésite à envoyé mes vœux à certains 😉

Pour les autres remarques du type, oui, mais ce sont vos vrais amis, vos amis d’enfances, votre famille, vos étudiants… qui vous ont souhaité votre anniversaire. Détrompez-vous ! Vu mon âge ;-), mes amis d’enfances et mes amis dans la vrai vie sont très peu nombreux à être présent dans Facebook ou dans d’autres réseaux sociaux. Pire, certains ont eu peur d’être noyé dans la liste et ont préféré me téléphoner 😉

De même pour ma famille ! Il n’y a que 2 personnes dans ce cas ! Pas lourd…

À y regarder de plus près, les 60 % restants sont des relations de travail (très rare) ou des personnes que j’ai connu au fil du temps à travers internet… et qui pour certains on rejoint un de mes cercles d’amis ou encore, des amis virtuels avec qui j’ai eu la chance de dialoguer, d’échanger dans la vie réelle, y compris avec des personnes en dehors des frontières !

Moi-même, il y a quelques années, j’ai du écrire mes craintes sur la perte de liens social à cause des réseaux sociaux… Je m’aperçois chaque jours que c’est l’inverse qui se produit ! Les réseaux social créent du lien sur la toile, mais aussi dans la vraie vie.

On se plaignait à la fin des années 90 que les gens n’avaient plus de vie sociale. Les réseaux sociaux recrée cette vie sociale qui nous manquait tant dans nos villes.

L’autre aspect de cette séquence anniversaire ce sont les messages que j’ai reçu parfois de personnes que je ne connaissais pas particulièrement.Vous savez, les messages du genre :  «un grand merci pour votre travail» ou «Et juste comme ça à un inconnu mais que je lis avec plaisir. Bravo pour l’enthousiasme et le partage de vos sujets.» Et oui, cela fait aussi du bien de recevoir ce genre de messages. Enfin, je parle pour moi…

Nous sommes dans notre « tour d’ivoire » et c’est lors de ce type d’occasions entre autres que nous avons les échos sur notre travail ! Parfois, je suis  las de ce que je fais et je me dis que ce travail que je partage ne sert pas à grand chose ! Cela amène parfois à des coups de gueule comme celui contre les enseignants de ce dimanche. Aussi, vos messages de satisfaction sont certainement le bol d’air, la ration d’oxygène qui nous est nécessaire pour continuer le chemin que nous croyons être le bon… Quoi de plus gratifiant que ces retours.

Donc, à mon tour de vous rendre la pareille et vous dire que sans vous, amis connu ou inconnu, nous ne serions rien ! J’espère encore longtemps avoir la chance de vous avoir auprès de moi !

Tout le monde n’a pas la chance d’être appelé pour faire des conférences, des séminaires, de répondre aux journalistes… (d’autres formes de reconnaissance) mais, c’est avant tout pour vous lecteur de mes blogs, pour vous « amis » de Facebook, pour vous abonnés de Twitter que je travaille… C’est vous qui me supportez (dans tous les sens du terme) au quotidien !

D’ailleurs, c’est pas tout ca… mais, j’dois préparer mon interview avec M6 (pour 100% mag 🙂 au sujet de l’homonymie… Une partie sera filmée dans les rues de Lille… et dès jeudi, c’est le retour aux conférences : médias sociaux et santé le matin, FNAIM en fin d’après-midi et pour clore la journée, un débat suite à la projection du film The Social Network. Enfin, j’vois pas pourquoi j’indique ces rendez-vous, vous suivez tous déjà Eric.delcroix.com également 😉

Image pour un débat sur l'enseignement

En fin d’après-midi, j’ai publié dans Twitter une image que j’avais trouvé dans Facebook en fin de semaine dernière…  en indiquant : «Je ne pense pas que que je puisse donner cours dans cette école 🙁 Et vous ?».

 Je ne pense pas que que je puisse donner cours dans cette école :-( Et vous ? on Twitpic
Je ne pense pas que que je puisse donner cours dans cette école 🙁 Et vous ?

Comme je ne visais en rien cette école, même si c’est une école de communication, aussi j’ai du rapidement flouter les éléments qui pouvait l’identifier à la vue des commentaires engendrés…

En effet, ce n’est pas cette institution qui est visée, mais comme je m’en suis expliqué dans Twitter. La présence de cette affiche, outre qu’elle nie complétement la réalité et qu’elle ne changera pas grand chose à la situation, donne l’impression qu’il n’est pas possible d’apprendre si l’on possède un ordinateur (pourtant, je vois un nombre de plus en plus important d’étudiant employer leur ordinateur pour prendre des notes), pas de téléphone, donc plus de montre pour la plupart des étudiants, pas de Facebook, pas de Twitter… Bref, cela remet en cause l’évolution ou ce que l’on pourrait appeler l’enseignement 2.0.

Des expériences montrent qu’il est aussi possible grâce à ces outils d’attirer l’attention des élèves ! Et puis, pourquoi les enseignants ont-ils besoin de dire à leur studieux élèves qu’ils doivent suivre ce qu’ils disent ! À moins que ce qu’ils racontent pendant leur cours n’attirent pas l’attention des étudiants ! Mais, là, Facebook, Twitter… n’y sont pour rien me semble t-il !

De même, n’y a t-il pas une exagération. Il m’arrive de donner cours sans ces outils… pourtant, j’ai pas l’impression que les étudiants aient le nez plongé sur leur ordinateur ou leur portable !

Les réactions ont été nombreuses et diverses dans Twitter, j’espère qu’il en sera de même ici ! Le débat est ouvert.

C’est aussi une raison de plus de vous exprimer dans le sondage : Prof, quels outils en 2011 ?

D’ailleurs, si ce débat vous intéresse, faites moi le savoir… on vous prépare un sujet sur le domaine : Enseignement et mobilité, et nous aurons besoins de beaucoup de monde 🙂 Cela s’appelle du teasing 😉