prospective de notre environnement social pour les métiers, l'éducation, l'entreprise

Autour de moi, j’entends souvent dire que :

  1. Internet change le monde
  2. Les réseaux sociaux modifient nos relations
  3. le web temps réel (Twitter) transforme notre perception de l’information

Mais, en parallèle, je remarque que le public n’a pas pris conscience de ces révolutions qui sont en train de se jouer devant leurs yeux !

Le comble est atteint lorsque j’interviens dans un milieu précis. J’entends par milieu précis une profession (les journalistes, les enseignants…par exemple), les commerçants (aussi bien dans le BtoC que le BtoB), dans des branches d’activités professionnelles… et c’est sans compter sur le devenir de certains métiers ou branches d’activités !

J’ai l’impression que la population fait l’autruche ! Quel que soit le milieu, lorsque l’on évoque l’avenir, en général, la réponse est du type : «notre métier va changer !». Quand je donne des perspectives d’évolution du métier… Hop, j’ai des autruches devant moi ! Non, pas à ce point là ! (Il est vrai que très provocateur, j’annonce la mort de leur métier… Ben oui, leur métier n’aura plus rien à voir avec ce qu’ils font actuellement !)

Pire encore, je suis toujours effrayé par le manque de projection des personnes dans ce que pourrait être l’avenir en regardant un petit peu du côté des signaux faibles. Il faudra bien qu’un jour ou l’autre, le grand public prenne conscience de ce qui les attend.

Vous allez me dire, si vous avez un certain âge (disons l’âge d’avoir des enfants scolarisés) que vous vous en sortirez tant bien que mal ! Il y a de fortes chances que vous soyez de la génération Y (ou un peu au-dessus), celle qui prend toutes les baffes au passage dans cette révolution.

Prenons justement en exemple cette population. Très rapidement, vous allez être confronté au devenir de votre progéniture ! Il faut discuter du métier de votre descendance… Et, c’est là que les problèmes commencent !

Désormais, il n’est plus de mise de focaliser sur un métier particulier. Pas question de dire : «Tu seras médecin mon fils». Mince, j’ai des filles à la maison 😉 donc pas de «Tu seras journaliste ma fille !». Oui, oui, c’est l’activité que l’une de mes filles veut faire !

Cela voudra dire quoi être journaliste dans 10 ans ? Quand je vois que France Inter suite à l’emploi de Twitter par des journalistes dans le cadre des procès de DSK m’appelle mi-affolée en se demandant qu’est ce qui leur tombe sur la tête ! Que l’information « à la pépère » comme il la pratiquait avant ne fonctionne plus ! Cela remet en question les fondements du journalisme !

Cela fait 3 ans environs que je préviens les (futurs) journalistes de ce tournant !

Donc, en résumé, je ne dis pas à ma fille qu’elle sera journaliste mais « communiquante » avec éventuellement une ou deux spécialités : journalistique par exemple et scientifique (puisque c’est son souhait !).

En réalité, cela correspond également aux études qui ont été réalisées par des sociologues sur la génération Z ! En simplifiant, cette génération n’aura pas de métiers mais possédera des compétences.

Je sens déjà les hurlements poindre ! Comment, plus de métiers ! mais alors, plus de plombiers, plus de médecins… Cela peut nous effrayer car nous ne sommes pas habitués à cette structure dans notre société.

Et pourtant, le médecin de campagne sera remplacé par une relation via téléphone ou ordinateur (ou autre) qui permettra de nous diagnostiquer à distance soit par l’intervention d’un logiciel.

Quand vous allez voir le médecin, vous décrivez vos symptômes, vous regardez vos résultats d’analyses divers et variés et le médecin vous dit : vous avez telle maladie, je vous propose tel traitement !

Si l’on entre toutes les données, un logiciel peut le faire. Cela peut même aller plus loin car vous aurez certainement la possibilité d’être constamment sous « surveillance médicale »).

Donc, où est le rôle du médecin dans tout ça ? Moi, j’y vois des fonctions d’informaticiens (ou de développeurs) et de scientifiques ! Vous allez toujours dire à votre enfant de faire médecine maintenant ?

Je vais même aller plus loin ! Petits futés comme vous êtes, vous vous dites… «Oui, d’accord, pour le médecin généraliste ! Mais le spécialiste, pour les opérations !» Là encore le « marché » sera minimaliste ! D’ici là, les opérations à distance et les robots auront pris le pas sur l’humain pour toutes ces manipulations ! Oui, je fais de la prospective… mais 2050 n’est pas si loin !

Le souci dans cette évocation, est que pour l’instant, au sein des établissements scolaires personne ne veut prendre en compte ces évolutions. On en reparlera certainement encore cette année à Ludovia 🙂

Les services d’orientation aussi bien que les enseignants défendent leur « modèle ». Je vais encore faire grincer des dents, mais éviter d’orienter vos enfants vers les fonctions de l’enseignement !

Demain, malgré l’opposition de la caste des enseignants qui vont défendre bec et ongle leur métier, il n’y aura plus de prof. comme nous les connaissons aujourd’hui j’en prends le pari !

L’enseignement va exploser en plein vol !

D’ailleurs, avez-vous déjà réfléchi au coût des infrastructures : écoles, collège, lycée… et même universités ! Les seuls bâtiments qui resteront mais d’une taille raisonnable ce sont les laboratoires de recherche ! Le mammouth va se dégraisser de lui-même !

Aussi, ne me demandez pas comme va se transformer le métier actuel d’enseignant. Je n’en sais fichtre rien, je ne suis pas devin ! Mais, je sais que ce ne seront plus des « prof. » Vous voilà averti.

À mon sens, il est extrêmement urgent que les enseignants actuels prennent le chemin de l’enseignement social (sous-entendu, l’enseignement au moyen des outils de médias sociaux, de web temps réel… S’ils veulent encore travailler dans le domaine de l’éducation à moyen terme !). Pas ceux près de la retraite, mais ceux qui débutent !

Vous souhaitez des signes avant-coureurs de ces évolutions ? La mise en place du livret de compétences (on ne parle plus de matières) dans les collèges qui prépare au portfolio en est un pour moi. N’oublions pas que j’ai écrit plus haut que désormais, ce n’était pas un métier que les jeunes recherchaient mais des compétences !

Je signale au passage que je n’apporte pas de jugement ! Je tente de simplement d’évaluer la situation !

D’ailleurs, la disparition des établissements scolaires va de pair selon moi avec la mise en avant du télétravail, du co-working… Je ne sais pas si vous sentez les frémissements dans ce domaine (y compris l’émergence de l’auto entrepreneuriat).

D’ailleurs, Christophe Deschamps  l’avait très bien expliqué dans son livre pour les travailleurs du savoir et de l’information !

Donc, pas médecin, pas journaliste, pas prof.

Plus largement, des pans complets de secteurs d’activités vont disparaître ! Je prends fréquemment l’exemple des salons (cela ne m’empêche pas de travailler pour VAD e-commerce, au contraire, car eux aussi préparent leur reconversion 😉

Quelle serait la raison d’exister des salons pro. ou grand public dans l’avenir ? Analysons ce qu’est un salon professionnel aujourd’hui ? Vous avez un rassemblement à un instant T d’exposant (les stands), vous avez les conférences spécifiques, vous avez un point de rendez-vous entre membre d’une même « confrérie » Le reste n’est que de l’habillage.

Dans quelques années, vous allez pouvoir assister à un salon professionnel confortablement installé dans votre fauteuil depuis le bureau ! En effet, de simples raisons budgétaires feront qu’il est plus simple de posséder un « stand » sur la toile que de devoir louer un emplacement, équiper un stand, payer du personnel pour « tenir » la présence pendant le salon, etc. sans compter le coût pour le visiteur : le déplacement, le mauvais moment…

On peut me rétorquer qu’il y a toujours les problèmes de perception : le toucher, le goût, l’odorat… Vous pensez réellement qu’il n’y a pas de technologie qui sont en train de se mettre en place dans ce domaine via les réseaux ? Je parle toujours d’avenir. Pas de demain, ni dans 6 mois !

Second point : les conférences ! Désormais, la norme devient de relayer la conférence sur le net en streamline. On peut peser le pour et le contre : est-il nécessaire de se rendre sur place ? En supplément, l’interactivité depuis Internet devient monnaie courante…

Pour ma part, je fais vite mon choix en général et l’offre est beaucoup plus large (et complémentaire sur la toile que dans les salons, surtout si c’est l’exposant qui a payé pour faire une conférence !)

Le dernier point, la rencontre humaine ! Je pense que les organisateurs de salon n’ont pas encore compris l’émergence, le potentiel et la valeur des rencontres comme celles que nous organisons beaucoup simplement au travers des médias sociaux… Je pense aux rencontres Blog en Nord, au Yulbiz, à l’Open Coffee, au café des community manager, au c@fé des sciences… Il n’y a rien d’institutionnel ni de récupération dans ces rencontres… et pourtant ! Vous avez déjà remarqué leur succès ? Cette suite « logique » des médias sociaux dans la vraie vie, vous laisse indifférent ? Pas moi.

Le public commence à comprendre l’intérêt du réseautage qui peut s’établir dans de tel rendez-vous ! L’avenir est là, sans discours officiel pré formaté ! Pour le coup, je connais peu de structures organisatrices d’événements qui soient “ placées » dans le domaine !

Pire peut-être. L’argument de la rencontre dans les salons professionnels tend à disparaître !

La course en avant vers : toujours plus de propositions, d’incitation à voir telle ou telle conférence… dans un temps mesuré, fait que les personnes se déplacent pour assister à tel ou tel événement dans l’événement, sans rechercher à rencontrer leur pair ! Le mot pair n’est pas employé ici par hasard ! C’est l’une des composantes principale du Web 2.0 et les organisateurs de salon en sont loin !

D’ailleurs, à la réflexion, je me dis que c’est aussi ce qui fait le succès d’événements comme Ludovia ou des journées du contenu web ! Ce sont des endroits où l’on prend du temps, son temps !

Pourtant, comme me le confiait, ces derniers jours, une participante de Ludovia de l’année dernière… «On a l’impression de ne pas travailler à Ludovia. On a l’impression que la vie est cool et l’on s’aperçoit une fois rentrée que nos journées de 9 h du matin à 2 h du matin sont remplies pendant une semaine. Toutes les rencontres « officielles » et « non-officielles » sont très riches.»

Je pense que les 2 Éric que nous sommes, organisateurs de ces événements avons déjà certainement sans le vouloir retranscrit dans nos événements une grande part du web 2 et des médias sociaux dans la réalité (IRL comme diraient les geeks 😉

Je pourrais continuer la liste des exemples encore pendant longtemps. Ils sont très (trop) nombreux. Je m’arrêterais juste sur le métier de secrétaire, pardon, comme il a déjà commencé à évoluer : d’assistante ! Je vous pose la question : «qu’est ce que vous aller donner à faire à votre secrétaire assistante demain ?»

En complément, hier, lors des soutenances de M1, nous évoquions les ePub, et de penser que les livres demain ne seront pas simplement du texte, même parfois pour les romans ? Écrire ne suffira plus !

Et puis, comme pour confirmer mes propos sur ces évolutions de nouveaux métiers émergent ! Enfin, non, on nous fait croire que de nouveaux métiers apparaissent ! Des exemples : community manager, curator… Pour moi, ce ne sont pas des métiers, mais des fonctions d’un poste, autrement dit des compétences (tiens, on y revient !)

Lorsque j’évoque cette évolution en marche… Je prends souvent l’exemple de l’apparition de la PAO que j’ai vécu du bon côté dans les années 1980 ! Je perçois les mêmes réactions de la part des entreprises, de la manière dont se développent les formations pour le but de pouvoir dans l’urgence aux postes de paoïste… (cela fonctionnait tellement bien que tout le monde voulant se faire de l’argent sur le dos de ce nouveau métier, nous sommes arrivés rapidement à une « surpopulation » de spécialistes qui restaient sur le carreau !)

Vingt ans plus tard, je n’entends plus parler de paoïste mais de graphiste, de maquettiste, de metteur en page… des métiers qui existaient avant l’arrivée de la PAO. Des métiers qui ont évolué, qui se sont transformés. Des métiers dans lesquels on a injecté des compétences sur les outils informatiques.

Dans cette comparaison PAO – évolution des métiers actuels, j’insiste (trop) souvent sur le fait que les entreprises dans le domaine de l’imprimerie, de la création print qui n’ont pas pris le virage à l’époque malgré leur discours : «Tu sais gamin (j’avais une vingtaine d’années 😉 le temps que cela change on a le temps !» sont aujourd’hui disparu depuis « très » longtemps ! J’ai peur qu’il en soit de même pour les entreprises (ou des branches d’activités — un exemple, les commerciaux ou des secteurs d’activités) qui ne prennent pas conscience de l’évolution de notre monde.

Je me demande toujours pourquoi personnes, entreprises et institutions vivent avec une vision prospectiviste à moins de 6 mois, 1 an maximum… La peur de l’inconnue ? la peur de perdre son métier ?

Du nouveau à Lille en septembre au sujet des médias sociaux

Comme les vacances approchent à grand pas, je ne vais pas faire le point sur les événements qui se sont déroulés à Lille autour d’Ed Productions et de Blog en Nord, marqué notamment par le succès des journées des contenu web, par la réussite des apéros Blog en Nord ou encore devant le succès des OpenCoffee Lillois que je dois annoncer quelques jours avant seulement afin de garder l’esprit que nous lui avons impulsés – Le prochain aura lieu le 6 juillet…

Je ne peux pas faire ce point sinon, on va encore me dire que je suis trop long 😉 En effet, il y a beaucoup de choses qui apparaitront dès le mois de septembre !

  • Si je prends dans la chronologie des événements, pour commencer, il y aura le retour d’Ax les termes, de Ludovia, l’université de l’e-éducation dont le thème cette année sera la mobilité et l’ouverture. J’espère vous y retrouver fin août-début septembre que vous soyez concerné par le monde de la formation continu, de l’enseignement du 1er degré ou du second, de l’enseignement supérieur, de la formation à distance… c’est à dire aussi bien encadrement, enseignants (euh, les documentaliste, c’est pas interdit, ce serait même plutôt conseillé), politiques, formateurs…
  • Rapidement, ce sera la braderie de Lille ! Si un contrat se confirme, je devrais vous en parler 😉
  • Puis, nous arrivons au 1er mercredi du mois… Mais, les OpenCoffee à partir de septembre seront désormais le 2e mercredi du mois (On laisse la place aux Apéro Entrepreneurs de Lille qui se réunissent le 1er jeudi du mois chez les co-workers. Emmanuel devient (é)co-responable ;-). On tente de s’organiser à Lille 🙂
  • Nous devons d’autant plus nous organiser que je lance un café community managers et curators à Lille en septembre ! Avis aux amateurs 🙂 j’ai demandé à Camille Jourdain de me filer un coup de main 😉 Si vous voulez rien louper, inscrivez vous vite sur la page Facebook Café community manager curator de Lille.
  • Ce n’est pas la seule nouveauté de la rentrée ! J’avais rencontré en cours d’année des personnes qui s’occupent de Knowtex : le réseau social de la culture scientifique et technique. À Paris, ils ont créé le C@fé des sciences ! Mail, nouvelle rencontre ! Ok, on importe le concept à Lille. Désormais, nous aurons notre apéro sciences & web Lillois 🙂 La fréquence, une fois par trimestre pour commencer !
    L’INRIA en la personne de Pierre Cappeli, le Social Media Manager pour Le Plateau INRIA à EuraTechnologies sera mon « second » 😉 On espère bien rassembler les enseignants, les chercheurs de Lille 1, Lille 2, Lille 3, la Catho, les écoles de commerces de la place, le CNRS… mais aussi les étudiants, les blogueurs, le monde du web qui s’intéresse aux sciences à ce rendez-vous qui se fera dans un lieu, en dehors des institutions.
    Je dois avouer que les échanges que j’avais eu avec David Cordina quand il était sur Lille m’ont aidé dans cette réflexion 🙂 Les problématiques d’enseignement par les médias sociaux pourront être abordé 😉
    Vous pouvez nous rejoindre sur Facebook au C@fé sciences Lillois en attendant !
  • Ah oui, j’allais l’oublier… Enfin, façon de parler… Les cuisines du net vont prendre une autre dimension dès la rentrée 🙂 On m’a même dit à ce sujet aujourd’hui qu’on voulait nous payer une nouvelle cuisine 🙂 Mais, là, j’en dis déjà trop et ce n’est pas lors de notre prochaine cuisine du net que vous en saurez plus 🙂 On reste, Yann et moi, motus et bouche cousu sur le devenir de cette « émission » 🙂
  • Surprise, je ne parle pas d’un apéro Blog en Nord de rentrée pour le mois de septembre ! En effet, nous avons réservé l’apéro Blog en Nord, avec une surprise de taille pendant le salon VAD ! Cela risque de vous bluffer… Enfin, j’ai rien dit ! En septembre, vous en saurez certainement plus dans ce blog ou dans l’un des nombreux supports de VAD e-commerce 🙂
  • Je pense ne rien avoir oublié 🙂 Ah, si, bonnes vacances… Pour ma part, je veille pour vous dans le cadre de VAD 😉

olivierberard: Voulu, les collaborateurs d’une entreprise participent sur les réseaux internes (réseaux sociaux d’entreprise ou RSE). Désiré ou non, ces memes collaborateurs s’expriment également sur les réseaux sociaux externes (Linlked in, facebook, Twitter….). Il est donc…

O_Berard: Réseaux sociaux : Charte et Guideline pour l’utilisateur

Apéro Blog en nord, Community Manager, référenceurs à Lille

Après l’Open Coffee mensuel, en juin, se déroulera un apéro Blog en Nord sera le jeudi 16 juin à partir de 19 h au 1er étage de chez Morel, 31 Place Théâtre à Lille.

Fidèle à notre habitude, les apéros Blog en Nord sont des soirées networking dans un contexte ouvert et détendu, lieu de rencontre des acteurs TIC du Nord de la France et de Belgique, au sens large du terme : professionnels et pro-am, geeks ou non, amateurs ou avertis, débutant ou confirmé…

Bienvenue aux blogueurs, référenceurs, community managers, curators,  fans des réseaux sociaux (Facebook, Twitter…), utilisateurs de médias sociaux…

Même si comme vous le savez l’événement est gratuit (juste une consommation à prendre au bar), merci de vous inscrire soit en laissant un message en commentaire, sur Facebook ou sur Viadeo.

Petite nouveauté, nous allons essayer pour ceux qui le souhaitent d’organiser des tables/débats… mais en même temps, d’allier le « réseautage » en passant d’un groupe à l’autre 😉

Toutes vos idées de sujet pour les tables sont les bienvenues… aussi, vous pouvez proposer vos idées dans ce billet, sur Blog en Nord, celui de Renaud, sur Facebook ou encore Viadeo 🙂

On vous attend nombreux et n’oubliez pas de relayer l’information 😉

L’apéro Blog en Nord est co-organisé avec les référenceurs du Nord et cet apéro a les labels SEO CAMP et Yulbiz.

Et n’oubliez pas l’Open Coffee de ce mercredi 😉

Alertes territoriales via les réseaux sociaux : séisme, incendie, cyclone

J’avais promis de donner mes réactions suite au séisme virtuel Richter 38 et à mon activité d’alerte et de suivi de l’évolution de ce séisme dans les réseaux sociaux (voir alerte séisme en France par les réseaux sociaux : richter 38)

Vous comprendrez aisément que je devais réserver la primeur de mes réactions à la société Cedralis porteuse du projet et puis, l’engrenage : la mise en place de ma participation dans l’organisation du salon VAD e-commerce, l’annonce de l’avant programme de Ludovia (l’université de l’e-éducation dont les maîtres mots seront Mobilité et ouvertures) plus quelques autres projets 😉

Mais revenons à Richter 38 et aux alertes via les réseaux sociaux.

D’ors et déjà, on peut le confirmer, cette expérience a été un succès et je suis encore plus surpris que personne n’ait réalisé cela auparavant : associer les réseaux sociaux (et leur pouvoir de diffusion de l’information, leur pouvoir dans l’échange…) en cas d’alerte.

D’ailleurs, ce fut une réaction du public… Pourquoi les institutions territoriales n’étaient pas présentes ! La Préfecture d’Isère nous appela par la suite pour avoir nos impressions, notre ressenti… ! La principale crainte des institutions : que les échanges dégénèrent (sic).

L’autre remarque des internautes qui nous a fait sourire (mais dans le fond, cela est « catastrophique ») lorsque l’on découvrit que nous étions considéré comme le quartier général de l’opération, y compris dans un message diffusé en anglais (Earthquake Simulation at Grenoble @richter38) !

En fin de journée, lorsque l’on me posa la question «seriez-vous en mesure de le faire pour un séisme réel ?», ma réponse fusa : «Oui, sans problème.» Au contraire, car nous n’aurions pas les effets du manque d’implication de la population pour cet exercice !

Au passage, la solution développée par le journal locale qui permettait de suivre l’événement (très bien au passage, voir Cover it Live ,L’outil utlime pour couvrir un événement en temps réel) demande une mise en place plus lourde que la nôtre et quand on sait que la réactivité dans ce genre de situation est importante…

Côté chiffre, notre opération a permis d’être perçu par près de 60 000 personnes de 8 h 30 à 13 h, dont 58 286 avant-midi, et 31 760 avant 11 h grâce à seulement 43 personnes. 10 724 de ces contacts ont été contactés par des comptes Twitter Grenoblois ! (ces mesures ont été faites en mesurant la diffusion du hashtag #richter38. Nous avons additionné le nombre de abonnées aux comptes). Nous n’avons pas mesuré la diffusion réelle dans Facebook, ni pris en compte le relais qui a pu être fait par les articles de blogs…

À noter que la scène Twitter Grenoblois n’est pas particulièrement riche en compte Twitter ou Facebook locaux très « influents ».

L’un des avantages qu’ajoute cette alerte via les réseaux sociaux, à la différence des alertes téléphoniques ou des autres systèmes d’alerte, est de déborder des limites géographiques d’une ville. Prenons l’exemple d’une personne de la banlieue d’une ville qui vient travailler dans la commune sinistrée par exemple ! Comment la prévenir ?

En cours de journée, nous avons remarqué la mise en place par les internautes en relation avec nous d’outils complémentaires comme la création d’un Pealtrees sur l’événement mais aussi la diffusion de demandes d’informations comme «merci préciser état endommagement de vos bâtiments et bâtiments institutionnels voisins avec adresse #richter38» ou cet autre message : «aux grenoblois:pouvez-vous indiquer état des bâtiments à vos alentours? notamment bâtiments sensibles? fonction en service/HS? #richter38» ce qui implique également que les médias sociaux peuvent permettre de faire remonter des informations du terrain ! Quel autre service d’alerte le permet ?

Je parle peu de Facebook jusqu’ici… non pas que l’outil n’est pas intéressant, mais la priorité nous semble Twitter dans l’urgence. Pourtant la page Facebook a également rempli son rôle en accueillant des témoignages, des images… Je n’avais pas lié le flux RSS du compte Twitter au flux de Facebook pour l’occasion… afin de mesurer plus facilement l’impact des deux outils ! En situation réelle, je l’aurai fait pour donner plus d’interactivité à la page Facebook concernée.

De plus Facebook offre l’avantage de garder une mémoire de l’événement, ce que ne permet pas Twitter… Quelques jours plus tard, il n’y avait plus de trace de notre existence dans Twitter ou presque.

Nous continuons notre chemin avec Philippe BIVAS (société Cedralis) pour affiner le rôle des réseaux sociaux dans la diffusion d’alertes en France. Prochain rendez-vous : soit un exercice de nouveau, soit un événement réel… Pourquoi pas un feu de forêt cet été.

D’ailleurs, moi, « l’handicapé » du portable (téléphone portable), je suis désormais équipé d’un iPhone et il est possible maintenant de m’appeler à toute heure du jour ou de la nuit (enfin, la nuit, évitez… sinon, ma femme ne sera pas contente). Mais, je reviendrai dans le prochain billet sur l’arrivé de ce nouvel outil ainsi que de l’iPad à la maison.

des marques et des réseaux sociaux

Depuis quelque temps, je vois fleurir des articles sur la pertinence ou non des marques à être présentes sur les réseaux sociaux…. Je pense que c’est un faux débat et que les marques et les entreprises ne peuvent pas faire l’économie de leur présence dans les réseaux sociaux. J’emploie le terme économie à dessein car cela à un coût ou pour le moins un transfert de coût !

Dans toutes les discussions, nous nous éloignons à chaque fois des « basiques » qui sous-tendent les médias sociaux et les réseaux sociaux, et cela manque de perspective d’avenir ! Et l’ensemble des exemples négatifs qui sont donnés me fait dire à chaque fois que la stratégie que l’entreprise avait mise en place n’était pas la bonne !

Mais, tous les experts doivent battre leur culpe. Alors que nous pensons que les médias sociaux sont assimilés (ou que nous ne comprenons pas pourquoi tout les monde ne les a pas encore adoptés :-), nous oublions que les outils de réseautage sont issus du web 2 qui n’est pas encore lui-même acquis par tous.

Je prends quelques exemples. Dans mes conférences, j’ai souvent un écran qui me permet de tester les connaissances de mon public sur les médias sociaux… Parfois, hormis la connaissance de Facebook et de YouTube (tout le monde va sur YouTube, mais tous ne possèdent pas de compte), je me retrouve devant une salle qui dit ne pas utiliser les médias sociaux !

De façon, pernicieuse, je pose en cours de conférence une question : «qui parmi vous a effectué une recherche d’avis sur un lieu de vacances ou un hôtel !» À tous les coups, je sais que j’ai bon 😉 Toutes les mains ou presque se lèvent ! Qu’on le veuille ou non, nous sommes tous désormais des utilisateurs des média sociaux !

Faisons, un peu d’histoire… fin des années 79, début 80. Je devais acheter un appareil photo ! Qu’est ce que j’ai fait à l’époque ? J’ai consulté la presse spécialisée, j’ai amassé les documents publicitaires, j’ai consulté le guide de la FNAC…

Qu’est ce que je fais maintenant, hormis utiliser les comparateurs de prix ! Je cherche via Google les caractéristiques des produits, j’étudie des comparatifs en ligne et surtout une fois ce choix effectué, je regarde ce qu’en disent mes « pairs » ainsi que l’avis des pro-am (professionnels amateurs). On oublie trop souvent de parler des pairs et des pro-am qui sont pourtant l’essence même du web 2.0 et donc des médias sociaux !

Outre le gain de temps, mon acte d’achat est empreint de l’avis de consommateurs qui me ressemblent…. et de celui des pro-am (j’ai pas dit des influenceurs ;-). Au passage, je ne suis pas certain que beaucoup d’entreprise ait commencé à comprendre comment elle pouvait se servir de ces pro-am et autres influenceurs… En résumé, ne les confondez pas avec des journalistes 🙂

Autre exemple. Pour des raisons professionnelles, je vais peut-être devoir me rendre à Genève ! J’ai regardé sur le site de la SNCF, de l’aéroport de Lesquin, les comparateurs de vols…Dans le fatras des propositions, difficile de me faire une idée de la meilleure solution pour ce déplacement Lille–Genève ! Plusieurs solutions s’offre à moi ! Contacter une agence de voyage. Cela fait revenir à l’époque précédent internet. Mais, plus certainement, je tenterai le coup de poser la question dans Twitter, auprès de mes amis virtuels (ce qui sera relayé dans Facebook…) pour savoir si autour de moi quelqu’un a déjà été confronté à ce souci et comment il l’a résolu, s’il y a une solution !

Encore une fois, cette situation était impensable avant l’avènement des médias sociaux. Mais, si je me place du point de vue d’une entreprise. Elle peut avoir la réactivité nécessaire pour répondre à mes besoins…

Pour le gag, je vous livre un exemple qui représente pour moi l’opposé des réseaux sociaux… Nous avons changé l’une de nos voitures vendredi matin ! Ma femme va chercher son nouveau véhicule et le vendeur, vous savez celui qui dans l’ancien temps était votre conseiller particulier, le vendeur donc lui propose de prendre en supplément de la voiture un pack comprenant notamment des tapis de sol !

Son argument de vente : «vous savez, avec ce modèle-là, la qualité de la moquette est proportionnelle au prix de la voiture» sic ! Grosso modo, ce technicien nous dit ni plus ni moins que nous avons acheté une voiture de M…

Mais revenons à nos médias sociaux. Le danger est de penser que les pairs forment des communautés. J’avais déjà donné mon avis, il y a quelques années sur le débat qui vient de réapparaître sur l’existence de communauté créée grâce aux médias sociaux. J’ai l’habitude de dire que j’ai des lecteurs qui partagent le ou les mêmes centre(s) d’intérêt que moi…

Dans médias sociaux, y’a le mot média ! Et j’ai rarement entendu parler de la communauté d’un journal ! Par contre, oui, on évoque souvent les lecteurs d’un journal ! Et puis, soyons honnêtes, de nombreux fans ne sont là que pour les réductions et offres promotionnelles ! L’illusion des discussions, même si elles peuvent se mettre en place, est souvent un leurre. Ne faudrait-il pas mieux employer le terme d’échanges.

Aussi, on oublie trop souvent qu’une entreprise peut et doit avoir son pouvoir de décision (mais encore faut-il à un moment ou un autre l’indiquer clairement) dans sa stratégie de communication dans les médias sociaux ! Stratégie… Le mot est lâché. Oui, pour être présent dans les médias sociaux, il est nécessaire de mettre en place une stratégie !

Pourquoi être présent dans les réseaux sociaux ? Pour développer sa visibilité ? Pour attirer de nouveaux clients ? Faire de la veille ? Assurer le SAV ? Pour recruter ? etc. Pour chacun de ces aspects, on privilégiera un ou plusieurs médias avec pour chacun une organisation propre…

De nombreux échecs de la stratégie prévue par les entreprises proviennent de la mise en place de la stratégie. Être présent dans les réseaux et les médias sociaux n’est pas difficile, par contre, utiliser les outils de réseautage n’est pas si simple. Comme le fait remarquer Yann, il faut réfléchir à qui mets en place cette stratégie… Des personnes issues du print en général !

Comme je le mentionnais en commentaire chez Yann, le trompe l’œil de la simplicité d’emploi des réseaux et médias sociaux fait que l’on appelle les experts pour obtenir un avis ou une explication sur ce que sont les réseaux sociaux, les limites, les avantages… Ainsi, je connais certains spécialistes des réseaux sociaux qui ont quitté leur activité pour devenir par exemple community manager car dans un premier temps, on nous demande (je dis nous car cela m’arrive fréquemment) nous expliquons la « bonne » stratégie à adopter.

Mais, dès qu’il s’agit de la mise en œuvre… On n’a plus besoin de nous ! Le stagiaire fera très bien ce travail, puisque l’on sait maintenant pourquoi l’entreprise doit être présente dans les réseaux sociaux ! Et bien, non ! Messieurs les directeurs de tous poils, vous faite erreur ! Je ne pense pas que l’on passe du jour au lendemain « spécialiste » des médias sociaux ! Au passage, je reconnais également que cela devient compliqué de reconnaître un expert des réseaux et des médias sociaux dans le magma de tous ceux qui se déclarent comme tel !

C’est pire dans le community management… Il suffit qu’une personne possède un compte Facebook ou/et Twitter pour qu’elle se déclare Community manager ! Est-ce suffisant ? Je ne le pense pas !

Par exemple, actuellement, une entreprise m’a demandé de l’aider dans la mise en place de l’utilisation de médias sociaux. Au fil de la réflexion, on s’aperçoit que le rôle du community management ne consiste pas seulement « à répondre ». Nous avons « découvert » d’autres aspects qui seront abordés dès que l’entreprise mettra en place sa politique de présence et d’usage des réseaux sociaux. Difficile pour un stagiaire ou un « spécialiste du print qui vient de découvrir les médias sociaux » d’anticiper tout cela. Seule l’expérience d’une personne qui connaît les habitudes et les usages dans les médias sociaux peut anticiper ou/et réagir à de telles situations !

Cette réflexion sur le community management est impérative au sein de l’entreprise. L’exemple d’Air France le prouve.

Trop souvent, la mise en place de la stratégie de déploiement de la marque sur les médias sociaux ne prend pas en compte également l’impact au sein même de l’entreprise. L’exemple de Flunch est flagrant dans le domaine. Les employés de Netexpresso en connaissent également les conséquences !

Mais, lorsque j’évoque les changements importants au sein de l’entreprise, cela concerne la politique de communication globale de l’entreprise. Dans un premier temps, si, dans le passé, la phase de communication était l’apanage des services marketing qui préparaient leur communication à la sortie du produit, désormais, il est clair que l’on doit commencer souvent à communiquer dès la recherche et le développement si l’on adopte une démarche un tant soit peu orienté médias sociaux ! Ce que l’on a appelé abusivement la transparence… Le terme, je le reconnais, est mal choisi. Mais, prenons le cas de Malabar… Je pense que si la société avait pris le temps d’expliquer dans un premier temps le pourquoi du changement de personnage (qui précède un changement dans le goût ?), le cheminement de cette réflexion, le buzz négatif n’aurait pas eu lieu.

Cela n’enlève en rien le droit de l’entreprise de prendre les décisions qu’elle souhaite… et puis, la masse a peut-être tort. Toute entreprise et marque garde le libre-arbitre de ces décisions. Par contre, impossible de mentir ! Je pense que nous sommes nombreux à nous rappeler l’épisode de la rue de la Paix devenu Moncul suite à un concours dont l’organisateur changea les règles en dernière minute ! Faut-il dire le jeu concerné ?

La transparence que l’on demande est le « parlé vrai ». Pour en revenir à notre nouvelle voiture… Si ce que me dit le vendeur est vrai, j’aurais aimé l’apprendre sur le net… Si ma voiture est une voiture de M… autant le savoir avant 😉

Cela m’évoque la problématique de la prise de parole des employés dans les réseaux sociaux… Ils parlent au nom de qui ? au nom de quoi… Pourtant leurs avis comptent ! Les marques ne sont pas présentes sur les réseaux, qu’importe… Leurs salariés le sont ! Comme ils ne sont pas encadrés (normal, l’entreprise ne juge pas intéressant les réseaux sociaux !) ils peuvent dire et raconter n’importe quoi selon leur choix !

Oui, l’impact des réseaux sociaux va jusque-là. Les salariés de l’entreprise ! Tout salarié représente l’entreprise.

Pour l’anecdote, j’ai reçu en cours d’année un message dans Facebook d’une étudiante palestinienne qui souhaitait suivre une formation dans une autre UFR que celle dont je m’occupe à l’université. Je lui réponds que je vais lui chercher le contact afin lui donner les renseignements souhaités et je lui fais remarqué au passage que je ne suis pas le contact privilégié pour cette formation (autrement dit, pourquoi m’a t-elle contacté). Sa réponse : je sais que vous n’êtes pas dans cette formation, mais vous « représentez » l’université dans Facebook !

Le danger est grand également pour les marques de penser uniquement réseaux sociaux ! Ce n’est qu’un des éléments de la stratégie de l’entreprise. Au même titre que l’on parle du e-commerce, les réseaux et médias sociaux ne sont qu’un aspect de la vie de l’entreprise. Nous en sommes à la vente et à la communication multi canal ! Mais, là, c’est encore une autre histoire…

Prenons l’exemple de la partie commerciale (je n’ai même pas dit marketing, mais je pourrais faire la même déclinaison, également pour les services de communication, pour les ressources humaines… Bref, tous les services de l’entreprise), donc, pour les commerciaux, il faut avoir assimilé les « règles » du commerce traditionnel, de la VPC, du e-commerce et des réseaux sociaux… pour pouvoir passer au multi canal !

Les réseaux et médias sociaux ne sont qu’une étape dans ce que seront l’entreprise et les marques de demain ! Et dire que je n’ai même pas parlé de géolocalisation, de réalité augmentée, de téléphonie ou de nomadisme…

Alors, oui, les entreprises et les marques doivent s’intéresser aux réseaux et aux médias sociaux et être présentes sur les réseaux sociaux et d’une façon plus large dans les médias sociaux… ne serait-ce que pour préparer l’avenir.