Des amis dans Facebook et les réseaux sociaux, quels amis ?

Hier, c’était mon anniversaire… et il y a eu un déferlement de vœux à mon adresse : plus d’une centaine rien que dans Facebook.

Généralement, lors des conférences ou des séminaires sur les réseaux sociaux, je dis ne pas aimer le terme d’amis employé dans les réseaux sociaux et que je préfère de loin le terme d’amis virtuels !

Mais, hier, alors que je consultais tous ces messages de sympathie (un grand merci encore à tous pour vos marques de gentillesse), je me suis surpris à un moment en train me dire… Mais, en réalité, je les connais vraiment beaucoup de ces « amis ».

Aussi, dès le coup de minuit passé (j’ai pas tenu compte du décalage horaire), je suis passé au comptage de ces messages qui venaient des 4 coins de la planète. Le résultat (tiens, je me croirais en train de commenter le sondage du dimanche 😉 est le suivant :

  • Personnes que je fréquente, que je connais dans la vie réelle, avec qui j’ai des relations extra-internet : une soixantaine
  • Persones que je dois rencontrer prochainement ou que je rencontrerais un jour ou l’autre : une dizaine
  • Personnes que je n’ai pas l’impression d’avoir rencontré ou que je connais mais pas suffisament pour mettre un nom, une image dessus : environ 30.

Le rapport est simple à faire 70/30 ! On n’est pas loin des 80/20 de Pareto entre les personnes que je connais et les personnes « inconnue » 🙂

L’argument, qui au passage commence à m’énerver, «oui, mais vous (ou tu) êtes (es) connu, un expert» ou le pire pour moi, «un influenceur et donc c’est différent pour vous (toi)» n’a pas lieu d’être… Avant tout, je suis Eric Delcroix, comme je le dis dans mon Twitter un vieux débutant toujours en train d’apprendre comme vous, qui a les mêmes préoccupations que vous avec ces réseaux… Donc, ces chiffres ne serait certainement pas très différent si je m’appelais Bernard Dupont ou Joël Muller, homme lambda sur Internet !

Par contre, je sais les plus réticents vont encore me dire à juste titre : «oui, mais les 1 363 autres amis de Facebook ?». Bien sûr, je n’aurais pas la prétention d’appliquer les mêmes pourcentages de répartition ! Mais, il y en a quand même un « paquet » de personnes que je connais IRL (In Real Life) qui ne c’est pas manifesté (je ne leur en veux pas, qu’ils se rassurent, moi aussi j’oublie régulièrement les anniversaires dans les réseaux sociaux et dans la vraie vie 🙂 Dans l’autre côté de la balance, il doit aussi y avoir des personnes que je ne connais pas qui n’ont pas osé écrire ! Moi aussi parfois j’hésite à envoyé mes vœux à certains 😉

Pour les autres remarques du type, oui, mais ce sont vos vrais amis, vos amis d’enfances, votre famille, vos étudiants… qui vous ont souhaité votre anniversaire. Détrompez-vous ! Vu mon âge ;-), mes amis d’enfances et mes amis dans la vrai vie sont très peu nombreux à être présent dans Facebook ou dans d’autres réseaux sociaux. Pire, certains ont eu peur d’être noyé dans la liste et ont préféré me téléphoner 😉

De même pour ma famille ! Il n’y a que 2 personnes dans ce cas ! Pas lourd…

À y regarder de plus près, les 60 % restants sont des relations de travail (très rare) ou des personnes que j’ai connu au fil du temps à travers internet… et qui pour certains on rejoint un de mes cercles d’amis ou encore, des amis virtuels avec qui j’ai eu la chance de dialoguer, d’échanger dans la vie réelle, y compris avec des personnes en dehors des frontières !

Moi-même, il y a quelques années, j’ai du écrire mes craintes sur la perte de liens social à cause des réseaux sociaux… Je m’aperçois chaque jours que c’est l’inverse qui se produit ! Les réseaux social créent du lien sur la toile, mais aussi dans la vraie vie.

On se plaignait à la fin des années 90 que les gens n’avaient plus de vie sociale. Les réseaux sociaux recrée cette vie sociale qui nous manquait tant dans nos villes.

L’autre aspect de cette séquence anniversaire ce sont les messages que j’ai reçu parfois de personnes que je ne connaissais pas particulièrement.Vous savez, les messages du genre :  «un grand merci pour votre travail» ou «Et juste comme ça à un inconnu mais que je lis avec plaisir. Bravo pour l’enthousiasme et le partage de vos sujets.» Et oui, cela fait aussi du bien de recevoir ce genre de messages. Enfin, je parle pour moi…

Nous sommes dans notre « tour d’ivoire » et c’est lors de ce type d’occasions entre autres que nous avons les échos sur notre travail ! Parfois, je suis  las de ce que je fais et je me dis que ce travail que je partage ne sert pas à grand chose ! Cela amène parfois à des coups de gueule comme celui contre les enseignants de ce dimanche. Aussi, vos messages de satisfaction sont certainement le bol d’air, la ration d’oxygène qui nous est nécessaire pour continuer le chemin que nous croyons être le bon… Quoi de plus gratifiant que ces retours.

Donc, à mon tour de vous rendre la pareille et vous dire que sans vous, amis connu ou inconnu, nous ne serions rien ! J’espère encore longtemps avoir la chance de vous avoir auprès de moi !

Tout le monde n’a pas la chance d’être appelé pour faire des conférences, des séminaires, de répondre aux journalistes… (d’autres formes de reconnaissance) mais, c’est avant tout pour vous lecteur de mes blogs, pour vous « amis » de Facebook, pour vous abonnés de Twitter que je travaille… C’est vous qui me supportez (dans tous les sens du terme) au quotidien !

D’ailleurs, c’est pas tout ca… mais, j’dois préparer mon interview avec M6 (pour 100% mag 🙂 au sujet de l’homonymie… Une partie sera filmée dans les rues de Lille… et dès jeudi, c’est le retour aux conférences : médias sociaux et santé le matin, FNAIM en fin d’après-midi et pour clore la journée, un débat suite à la projection du film The Social Network. Enfin, j’vois pas pourquoi j’indique ces rendez-vous, vous suivez tous déjà Eric.delcroix.com également 😉

relations presse et blogueurs dits influents

C’est à la lecture des billets d’Olivier Ertzscheid : Buzzosphère et de Nicolas Vanbremeersch : Tu veux des scoops, coco ? que je me suis dit que je devais écrire ce billet qui me trotte depuis pas mal de temps.

En effet, alors que j’ai participé à plusieurs opérations de communication, à différents niveaux, une phrase m’a toujours amusée, et à chaque fois je l’ai entendue, je vous assure : «bon, et ensuite on contacte les blogueurs influents pour qu’ils diffusent notre information.» Une fois, on m’a même fourni un fichier OPML (une liste de flux RSS) des 150 blogueurs dit influents. Enfin, ils étaient influents pour la personne qui me fournissait le fichier, pas pour moi. Les z’ed n’était même pas dedans 😉 La personne qui m’a fournit le fichier a une activité totalement différente de la mienne.

Au passage, le fichier OPML n’indique que le flux, pas l’adresse des personnes. Je m’étais imaginé que nous allions pouvoir envoyer un message auprès des 150 influenceurs en indiquant que nous le contactions de la part de X (évidemment, je ne vais pas me griller en écrivant : «coucou, c’est le père Delcroix qui vous enquiquine ». La déception était profonde car lorsque l’on m’avait annoncé un fichier de 150 bloggers influents, je m’étais frotté les mains, pensez donc, les adresses emails de «personnalités» livrées tout chaud… Cela peut toujours être utile 😉

La première fois que j’ai été confronté à ces blogueurs influents c’était pour l’ouverture d’un site et j’ai entendu dit très sérieusement : «Il suffit de leur envoyer un message et ils le mettront dans leur blog». Bah tiens, il suffit de demander et le blogger s’exécute ! Encore, cette fois là, on ne visait que des bloggers d’un domaine d’activité spécifique… Reconnaissons, que la cible était bien trouvée. Mais cela ne m’empêcha pas de faire ma forte tête et sans en parler à personne de ne rien envoyer du tout.

Depuis, le temps à passé. Maintenant j’entends dire : «on espère qu’ils diffuseront notre information»… mais par contre, les blogueurs influents sont rarement triés. Comme le précise Olivier, on a tendance à prendre un classement et vas-y que je t’envoie ma prose.

Bien sûr, certains bloggers dont la spécialité est le buzz se feront un plaisir de colporter votre information. Toutefois sont-ils les influenceurs que vous souhaitez ? Etes-vous interpellé de la même façon par une information à la lecture du Monde ou d’un journal de presse féminine ?

Je rejoins le billet d’internet et opinion dans leur analyse de l’opération de l’Express et l’Expansion (celle dont parle Olivier) : «C’est pourtant un des principes de base de la communication avec les blogueurs : passer du temps à les lire avant de leur proposer quelque chose».

Cependant, arrêtons aussi de faire croire aux blogueurs qu’ils sont des journalistes en puissance ! Ce n’est pas parce que l’on délivre une information, un scoop avant les autres que l’on est journaliste. La preuve, je pourrais mener beaucoup plus loin les investigations sur Facebook, l’experience interdite si j’étais journaliste. Là, je fais du journalisme en chambre 🙂

Intermède, sur les sites protégés où nos billets sont cités

Cela m’exaspère d’accéder à un site où je sais qu’un lien vers l’un de mes billets est inscrit, mais je ne peux pas savoir où, dans quel contexte… Oui, parfois je trouve des adresses comme celle-ci concernant les métiers de l’enseignement mais je ne sais pas qui en parle, s’il y a un débat autour, ce que l’on en pense… De mon côté, je propose mes écrits, j’attends vos réactions ici ou ailleurs, mais j’aime bien pouvoir m’élargir mes horizons, connaître vos réactions car je ne suis pas Dieu qui délivre la vérité, etc. Bon, remarquez c’est mieux que si le billet est copier intégralement dans le site clôt 🙁
Fin de l’intermède

Bon revenons aux relations presse et aux blogueurs !

Je préfère de loin la démarche de notre éditeur. Oui, nous allons contacter des blogueurs « influents ». Mais, on a demandé à Alban et à moi qui nous voulions contacter 🙂 On peut se tromper, mais la marge d’erreur est faible… (là, je mets la pression sur ceux qui recevront le livre en service de presse et qui me lisent 😉 Une quinzaine chacun ! Par contre, vous avez peut-être déjà vu des billets au sujet de Facebook, on s’y retrouve.

Et bien, aucun communiqué de presse n’a été envoyé jusqu’ici, les blogueurs qui ont déjà parlé du livre (une dizaine) ont découvert l’information dans nos blogs ou sur le groupe Facebook dédié au livre Facebook, on s’y retrouve !

Pour Blog en Nord et les apéro Blog en Nord – référenceurs, je n’ai jamais demandé par mail ou autre à une personne de diffuser l’information, hormis les journalistes ou sites prévus à cet effet. Pourtant le buzz se met en place naturellement. Simplement, je demande dans un billet que l’information soit relayée, nous communiquons dans Facebook, etc. Et magie d’Internet, l’information est relayée.

On est loin des mailings auprès des 50, 100, 150 blogueurs dits influents selon les classements de blogs (Comparaison classement Wikio et Critéo et Classements des blogs : à qui se fier ?)

Mise à jour le 7 avril : Arnaud complète mon point de vue… 100 % d’accord

Mise à jour le 8 avril : une autre pierre à l’édifice… blogs et services de presse, de la question : « que valent les blogs littéraires ? »