prospective de notre environnement social pour les métiers, l'éducation, l'entreprise

Autour de moi, j’entends souvent dire que :

  1. Internet change le monde
  2. Les réseaux sociaux modifient nos relations
  3. le web temps réel (Twitter) transforme notre perception de l’information

Mais, en parallèle, je remarque que le public n’a pas pris conscience de ces révolutions qui sont en train de se jouer devant leurs yeux !

Le comble est atteint lorsque j’interviens dans un milieu précis. J’entends par milieu précis une profession (les journalistes, les enseignants…par exemple), les commerçants (aussi bien dans le BtoC que le BtoB), dans des branches d’activités professionnelles… et c’est sans compter sur le devenir de certains métiers ou branches d’activités !

J’ai l’impression que la population fait l’autruche ! Quel que soit le milieu, lorsque l’on évoque l’avenir, en général, la réponse est du type : «notre métier va changer !». Quand je donne des perspectives d’évolution du métier… Hop, j’ai des autruches devant moi ! Non, pas à ce point là ! (Il est vrai que très provocateur, j’annonce la mort de leur métier… Ben oui, leur métier n’aura plus rien à voir avec ce qu’ils font actuellement !)

Pire encore, je suis toujours effrayé par le manque de projection des personnes dans ce que pourrait être l’avenir en regardant un petit peu du côté des signaux faibles. Il faudra bien qu’un jour ou l’autre, le grand public prenne conscience de ce qui les attend.

Vous allez me dire, si vous avez un certain âge (disons l’âge d’avoir des enfants scolarisés) que vous vous en sortirez tant bien que mal ! Il y a de fortes chances que vous soyez de la génération Y (ou un peu au-dessus), celle qui prend toutes les baffes au passage dans cette révolution.

Prenons justement en exemple cette population. Très rapidement, vous allez être confronté au devenir de votre progéniture ! Il faut discuter du métier de votre descendance… Et, c’est là que les problèmes commencent !

Désormais, il n’est plus de mise de focaliser sur un métier particulier. Pas question de dire : «Tu seras médecin mon fils». Mince, j’ai des filles à la maison 😉 donc pas de «Tu seras journaliste ma fille !». Oui, oui, c’est l’activité que l’une de mes filles veut faire !

Cela voudra dire quoi être journaliste dans 10 ans ? Quand je vois que France Inter suite à l’emploi de Twitter par des journalistes dans le cadre des procès de DSK m’appelle mi-affolée en se demandant qu’est ce qui leur tombe sur la tête ! Que l’information « à la pépère » comme il la pratiquait avant ne fonctionne plus ! Cela remet en question les fondements du journalisme !

Cela fait 3 ans environs que je préviens les (futurs) journalistes de ce tournant !

Donc, en résumé, je ne dis pas à ma fille qu’elle sera journaliste mais « communiquante » avec éventuellement une ou deux spécialités : journalistique par exemple et scientifique (puisque c’est son souhait !).

En réalité, cela correspond également aux études qui ont été réalisées par des sociologues sur la génération Z ! En simplifiant, cette génération n’aura pas de métiers mais possédera des compétences.

Je sens déjà les hurlements poindre ! Comment, plus de métiers ! mais alors, plus de plombiers, plus de médecins… Cela peut nous effrayer car nous ne sommes pas habitués à cette structure dans notre société.

Et pourtant, le médecin de campagne sera remplacé par une relation via téléphone ou ordinateur (ou autre) qui permettra de nous diagnostiquer à distance soit par l’intervention d’un logiciel.

Quand vous allez voir le médecin, vous décrivez vos symptômes, vous regardez vos résultats d’analyses divers et variés et le médecin vous dit : vous avez telle maladie, je vous propose tel traitement !

Si l’on entre toutes les données, un logiciel peut le faire. Cela peut même aller plus loin car vous aurez certainement la possibilité d’être constamment sous « surveillance médicale »).

Donc, où est le rôle du médecin dans tout ça ? Moi, j’y vois des fonctions d’informaticiens (ou de développeurs) et de scientifiques ! Vous allez toujours dire à votre enfant de faire médecine maintenant ?

Je vais même aller plus loin ! Petits futés comme vous êtes, vous vous dites… «Oui, d’accord, pour le médecin généraliste ! Mais le spécialiste, pour les opérations !» Là encore le « marché » sera minimaliste ! D’ici là, les opérations à distance et les robots auront pris le pas sur l’humain pour toutes ces manipulations ! Oui, je fais de la prospective… mais 2050 n’est pas si loin !

Le souci dans cette évocation, est que pour l’instant, au sein des établissements scolaires personne ne veut prendre en compte ces évolutions. On en reparlera certainement encore cette année à Ludovia 🙂

Les services d’orientation aussi bien que les enseignants défendent leur « modèle ». Je vais encore faire grincer des dents, mais éviter d’orienter vos enfants vers les fonctions de l’enseignement !

Demain, malgré l’opposition de la caste des enseignants qui vont défendre bec et ongle leur métier, il n’y aura plus de prof. comme nous les connaissons aujourd’hui j’en prends le pari !

L’enseignement va exploser en plein vol !

D’ailleurs, avez-vous déjà réfléchi au coût des infrastructures : écoles, collège, lycée… et même universités ! Les seuls bâtiments qui resteront mais d’une taille raisonnable ce sont les laboratoires de recherche ! Le mammouth va se dégraisser de lui-même !

Aussi, ne me demandez pas comme va se transformer le métier actuel d’enseignant. Je n’en sais fichtre rien, je ne suis pas devin ! Mais, je sais que ce ne seront plus des « prof. » Vous voilà averti.

À mon sens, il est extrêmement urgent que les enseignants actuels prennent le chemin de l’enseignement social (sous-entendu, l’enseignement au moyen des outils de médias sociaux, de web temps réel… S’ils veulent encore travailler dans le domaine de l’éducation à moyen terme !). Pas ceux près de la retraite, mais ceux qui débutent !

Vous souhaitez des signes avant-coureurs de ces évolutions ? La mise en place du livret de compétences (on ne parle plus de matières) dans les collèges qui prépare au portfolio en est un pour moi. N’oublions pas que j’ai écrit plus haut que désormais, ce n’était pas un métier que les jeunes recherchaient mais des compétences !

Je signale au passage que je n’apporte pas de jugement ! Je tente de simplement d’évaluer la situation !

D’ailleurs, la disparition des établissements scolaires va de pair selon moi avec la mise en avant du télétravail, du co-working… Je ne sais pas si vous sentez les frémissements dans ce domaine (y compris l’émergence de l’auto entrepreneuriat).

D’ailleurs, Christophe Deschamps  l’avait très bien expliqué dans son livre pour les travailleurs du savoir et de l’information !

Donc, pas médecin, pas journaliste, pas prof.

Plus largement, des pans complets de secteurs d’activités vont disparaître ! Je prends fréquemment l’exemple des salons (cela ne m’empêche pas de travailler pour VAD e-commerce, au contraire, car eux aussi préparent leur reconversion 😉

Quelle serait la raison d’exister des salons pro. ou grand public dans l’avenir ? Analysons ce qu’est un salon professionnel aujourd’hui ? Vous avez un rassemblement à un instant T d’exposant (les stands), vous avez les conférences spécifiques, vous avez un point de rendez-vous entre membre d’une même « confrérie » Le reste n’est que de l’habillage.

Dans quelques années, vous allez pouvoir assister à un salon professionnel confortablement installé dans votre fauteuil depuis le bureau ! En effet, de simples raisons budgétaires feront qu’il est plus simple de posséder un « stand » sur la toile que de devoir louer un emplacement, équiper un stand, payer du personnel pour « tenir » la présence pendant le salon, etc. sans compter le coût pour le visiteur : le déplacement, le mauvais moment…

On peut me rétorquer qu’il y a toujours les problèmes de perception : le toucher, le goût, l’odorat… Vous pensez réellement qu’il n’y a pas de technologie qui sont en train de se mettre en place dans ce domaine via les réseaux ? Je parle toujours d’avenir. Pas de demain, ni dans 6 mois !

Second point : les conférences ! Désormais, la norme devient de relayer la conférence sur le net en streamline. On peut peser le pour et le contre : est-il nécessaire de se rendre sur place ? En supplément, l’interactivité depuis Internet devient monnaie courante…

Pour ma part, je fais vite mon choix en général et l’offre est beaucoup plus large (et complémentaire sur la toile que dans les salons, surtout si c’est l’exposant qui a payé pour faire une conférence !)

Le dernier point, la rencontre humaine ! Je pense que les organisateurs de salon n’ont pas encore compris l’émergence, le potentiel et la valeur des rencontres comme celles que nous organisons beaucoup simplement au travers des médias sociaux… Je pense aux rencontres Blog en Nord, au Yulbiz, à l’Open Coffee, au café des community manager, au c@fé des sciences… Il n’y a rien d’institutionnel ni de récupération dans ces rencontres… et pourtant ! Vous avez déjà remarqué leur succès ? Cette suite « logique » des médias sociaux dans la vraie vie, vous laisse indifférent ? Pas moi.

Le public commence à comprendre l’intérêt du réseautage qui peut s’établir dans de tel rendez-vous ! L’avenir est là, sans discours officiel pré formaté ! Pour le coup, je connais peu de structures organisatrices d’événements qui soient “ placées » dans le domaine !

Pire peut-être. L’argument de la rencontre dans les salons professionnels tend à disparaître !

La course en avant vers : toujours plus de propositions, d’incitation à voir telle ou telle conférence… dans un temps mesuré, fait que les personnes se déplacent pour assister à tel ou tel événement dans l’événement, sans rechercher à rencontrer leur pair ! Le mot pair n’est pas employé ici par hasard ! C’est l’une des composantes principale du Web 2.0 et les organisateurs de salon en sont loin !

D’ailleurs, à la réflexion, je me dis que c’est aussi ce qui fait le succès d’événements comme Ludovia ou des journées du contenu web ! Ce sont des endroits où l’on prend du temps, son temps !

Pourtant, comme me le confiait, ces derniers jours, une participante de Ludovia de l’année dernière… «On a l’impression de ne pas travailler à Ludovia. On a l’impression que la vie est cool et l’on s’aperçoit une fois rentrée que nos journées de 9 h du matin à 2 h du matin sont remplies pendant une semaine. Toutes les rencontres « officielles » et « non-officielles » sont très riches.»

Je pense que les 2 Éric que nous sommes, organisateurs de ces événements avons déjà certainement sans le vouloir retranscrit dans nos événements une grande part du web 2 et des médias sociaux dans la réalité (IRL comme diraient les geeks 😉

Je pourrais continuer la liste des exemples encore pendant longtemps. Ils sont très (trop) nombreux. Je m’arrêterais juste sur le métier de secrétaire, pardon, comme il a déjà commencé à évoluer : d’assistante ! Je vous pose la question : «qu’est ce que vous aller donner à faire à votre secrétaire assistante demain ?»

En complément, hier, lors des soutenances de M1, nous évoquions les ePub, et de penser que les livres demain ne seront pas simplement du texte, même parfois pour les romans ? Écrire ne suffira plus !

Et puis, comme pour confirmer mes propos sur ces évolutions de nouveaux métiers émergent ! Enfin, non, on nous fait croire que de nouveaux métiers apparaissent ! Des exemples : community manager, curator… Pour moi, ce ne sont pas des métiers, mais des fonctions d’un poste, autrement dit des compétences (tiens, on y revient !)

Lorsque j’évoque cette évolution en marche… Je prends souvent l’exemple de l’apparition de la PAO que j’ai vécu du bon côté dans les années 1980 ! Je perçois les mêmes réactions de la part des entreprises, de la manière dont se développent les formations pour le but de pouvoir dans l’urgence aux postes de paoïste… (cela fonctionnait tellement bien que tout le monde voulant se faire de l’argent sur le dos de ce nouveau métier, nous sommes arrivés rapidement à une « surpopulation » de spécialistes qui restaient sur le carreau !)

Vingt ans plus tard, je n’entends plus parler de paoïste mais de graphiste, de maquettiste, de metteur en page… des métiers qui existaient avant l’arrivée de la PAO. Des métiers qui ont évolué, qui se sont transformés. Des métiers dans lesquels on a injecté des compétences sur les outils informatiques.

Dans cette comparaison PAO – évolution des métiers actuels, j’insiste (trop) souvent sur le fait que les entreprises dans le domaine de l’imprimerie, de la création print qui n’ont pas pris le virage à l’époque malgré leur discours : «Tu sais gamin (j’avais une vingtaine d’années 😉 le temps que cela change on a le temps !» sont aujourd’hui disparu depuis « très » longtemps ! J’ai peur qu’il en soit de même pour les entreprises (ou des branches d’activités — un exemple, les commerciaux ou des secteurs d’activités) qui ne prennent pas conscience de l’évolution de notre monde.

Je me demande toujours pourquoi personnes, entreprises et institutions vivent avec une vision prospectiviste à moins de 6 mois, 1 an maximum… La peur de l’inconnue ? la peur de perdre son métier ?

Community manager : réactif, communicatif, curieux

Je pensais que le thème du community management et plus particulièrement du community manager attirerait du monde…

Je ne m’étais pas trompé car 144 personnes ont pris le temps de répondre à la question des compétences de base nécessaires pour un Community manager . Merci à tous pour cette participation aux votes. Toutefois, j’ai noté de nombreux commentaires y compris sur Twpoll qui héberge ces sondages…

Cessons les discours, passons aux résultats.

On peut dire avec une quasi certitude que le community manager est réactif et communicatif. On peut même ajouter dans le portrait idéal qu’il doit être curieux de nature, posséder une très bonne culture de l’entreprise et une solide connaissance du web.  Si l’art de l’écriture (le CM doit être un rédacteur efficace) est une caractéristique des compétences nécessaire, la fibre de veilleur peut en surprendre plusieurs !

Notons juste au passage que ces deux dernièes compétences ne sont pas innées et demande un apprentissage spécifique.

Si  groupe de compétences précédent étaient approuvé par plus de 60 % des votes, le second groupe de savoirs  ou les savoir faire nécessaires est certainement celui qui varie en fonction  des structures, du rôle donné au community manager, etc. Les pourcentages tournent autour de 50 % des votes :

  • Des dons de médiateur – 55%
  • Spécialiste des médias sociaux – 54% (ce résultat me surprend un peu car le community manager travaille avec les outils de médias et de réseaux sociaux)
  • Un brin pédagogue – 52%
  • Avoir assimilé les outils de publication web – 48%
  • Professionnel de la communication on line – 42% (là aussi, une semi surprise… comment peut-on être un acteur de la communication on-line sans être l’un des professionnel du domaine ?)

Alors, qu’est ce qui ne semble pas « obligatoire » pour faire le métier de community manager, les aptitudes laissées pour compte… avec son lot d’étonnements.

Allons y pour la liste de ce qui n’est pas indispensable :

  • Une érudition pour ses produits ou services – 36% (surprise… En effet, il est important pour être community manager de posséder une très bonne culture de l’entreprise mais la connaissance des produits ou services de l’entreprise n’est pas nécessaire !!)
  • Avec un vernis marketing – 34% (un pavé dans la marre des école de commerce, de marketing et de e-commerce !)
  • Bon référenceur – 21% (ce faible score me surprend car une partie de mon lectorat ici et sur Twitter, Facebook… sont des référenceurs… Alors, je prends note, le community manager n’est pas issu du monde du référencement selon le résultat du sondage)
  • Posséder une gestion poussée des flux RSS – 19% (autre surprise… Le CM doit être un veilleur mais sans connaissances avancés dans le domaine du flux RSS !)
  • Les 5 savoirs faire suivant sont des compétences techniques… Je continue toutefois à me poser la question si ce n’est pas sur ces activités que certains community manager font la différence  en sachant manipuler le code HTML et les CSS, en assurant dans le traitement d’image, de la vidéo et du son. Pour ces dernières activités, j’ai remarqué que ces secteurs ne sont pas encore pris en compte à leur juste valeur et que sur le web d’une manière générale, on focalise beaucoup sur le texte, beaucoup moins sur les autres moyens d’expressions ! Soit l’on pense qu’ils sont plus faciles que l’écriture (ce qui est une erreur), soit on y prête moins attention !

Notons que 19 % des votant ont indiqué que toutes les compétences indiquées étaient indispensable ! Ce pourcentage est important…

Parmi les autres compétences, certains savoir être comme l’empathie aurait en effet mérité d’être dans les suggestions… Posséder de l’humour, être humble, créatif…  Ce sera pour un prochain sondage 😉

Ah oui, si vous recherchez un community manager, je pense répondre à l’ensemble de ces compétences 😉 donc, n’hésitez pas à me contacter 😉

En attendant, vous pouvez participer au sondage de cette semaine sur le nombre d’adresses de courrier électronique que vous possédez.

Metiers de la redaction web et du referencement

Isabelle Canivet, dont nous attendons le livre Bien rédiger pour le Web et améliorer son référencement naturel avec impatience, vient de mettre en place un groupe de discussions dans le but de définir tous ensemble les fiches métiers de la rédaction web et du référencement naturel sur un modèle description du métier et compétences.

Au passage, si ce domaine vous intéresse vous pouvez rejoindre le groupe Rédaction web sur Linkedin. Un complément au forum mis en place par e-criture il y a quelques mois, dont je ne trouve plus trace :-(( Je profite de l’occasion pour remercier e-criture de m’avoir ajouté comme membre honoraire 😉

Toujours concernant les métiers de la rédaction web, je pense que ce n’est pas trahir un secret d’annoncer qu’Eve Demange prépare un billet sur les formations à l’écriture web 😉

livres sur le mind mapping, la communication, les metiers web, le e-learning…

J’ai mis à profit ces deux week-ends pour me mettre à jour dans mes lectures, principalement Écrire et manager sa communication Web et Organisez votre vie avec le Mind-Mapping. Je profite de l’occasion pour mentionner la brochure de l’AWT sur les métiers du Web et le numéro 12 de l’observ@toire !

Écrire et manager sa communication web

Couverture du livre Écrire et manager sa communication webJe commence par le plus vieux livre que j’ai en ma possession 🙂 Ils se sont mis à cinq pour l’écrire : Alex Adam, Marina Aubert, Aurélien Coussement, François Meuleman et Tanguy Pay (Tanguy avait d’ailleurs dans le blog de Charles son retour de la journée Idemmatic : Un avenir pour le journalisme. Charles vient de terminer son livre avec Mischaël Modrikamen : Fortis, jusqu’au bout). Oui, je connais effectivement la plupart des auteurs, car ils sont membres de e-criture, l’association professionnelle francophone des métiers de l’écriture web.

Il est toujours difficile de parler des livres écrits par les personnes que l’on connaît « bien » car nous n’aurions pas abordé le sujet de la même manière, peu être pas écrit les mêmes choses (ou sous une forme différente…).

C’est vrai que la partie l’e-criture pour fonctionner en entreprise ne m’a pas passionné, soyons francs. J’ai trouvé le discours sur le courrier électronique discutable pour des personnes « averties ». Par contre, le débutant pourra peut-être y trouver un intérêt, mais cette partie ressemble trop aux anciens livres qui avaient pour thème : comment écrire un courrier… pour que cela me plaise. La fin de partie sur structurer et partager son savoir avec les outils collaboratifs m’interpelle davantage. On s’en serait douté 🙂

La partie 2 : l’e-criture pour être vraiment visible est celle qui me fait conseiller l’achat du livre… Rien que pour la Méthode des Mondes qui suit l’indispensable établir sa politique éditoriale, achetez ce livre si vous ne pouvez pas participer à une formation à Technofutur, en Belgique ! La méthode des mondes : technique globale de conception et d’écriture Web. Pour être honnête, ce n’est que quelques chapitres plus loin que j’ai repris mes esprits 😉 avec les explications, très marketing, mais l’écriture web, c’est aussi cela, des bénéfices des blogs, des FAQ, des forums… et de l’appel vers la réputation en ligne !

Ce livre, Écrire et manager, sa communication web paru chez Edipro (ISBN : 978-2-87496-034-5) est disponible sur Amazon. Le prix est assez élevé pour les 210 pages : 37,05 euro. Pourquoi ne pas avoir fait une version PDF ? Malgré tout, si vous êtes confrontés à des problèmes de communication sur le web, débutant ou personnes confirmées, y compris les rédacteurs web, lisez ce livre 😉

Organisez votre vie avec le Mind-mapping, côté tête et côté coeur

couverture Organisez votre vie avec le Mind-mapping Second ouvrage reçu en service de presse quelques jours avant sa parution, Organisez votre vie avec le Mind-mapping de Pierre Mongin et Xavier Delengaigne fait un peu suite à Organisez vos Idées avec le Mind Mapping, dont Pierre était déjà l’un des auteurs.

Comme pour l’ouvrage précédent, j’avais un peu peur de lire ce livre, car outre le sujet : le mind-mapping dans la vie de tous les jours, Pierre et Xavier ont publié dernièrement un autre livre sur le Mind mapping : Boostez votre efficacité avec FreeMind !

Mais, lecture faite, je suis rassuré… Organisez votre vie avec le Mind-Mapping – Côté tête et côté coeur (ISBN : 2729609547) ne cannibalise pas Boostez votre efficacité avec FreeMind. C’est déjà un bon point.

Le danger de parler du mind-mapping dans la vie courante est de tomber dans le piège d’insister lourdement pour dire que le Mind-Mapping est l’outil incontournable, la pierre de Rosette de notre vie… Les deux auteurs ont évité ce travers. Voici ce qu’ils disent : «Nous avons tendance à l’utiliser pour tout… …Mais parfois, ce n’est pas forcément la meilleure méthode à utiliser…» (j’aurais également ajouté un paragraphe sur les dangers de vouloir aller trop loin dans la réalisation d’une carte !) Malgré tout, les personnes qui s’intéressent au Mind-mapping pourront lire ce livre qui s’adresse aussi bien aux néophytes qu’aux professionnels.

Le nombre important d’encadrés et de notions à la limite du Mind-mapping n’est pas pour rien dans cette lecture pour tous : la méthode des Loci, le Brainbloom, les portulans, l’exemple de Schopenhauer, l’oméga mapping, la méthode MAP, la métaphore du casseur de cailloux, les lois du temps, le jeu des 7 pourquoi, les cartes QQOQCCP, les cartes de variation de points, d’extension du libellé, Spidermap, le clustering (dites moi si je me trompe, mais CmapsTools, c’est du clustering, non ?) de vue le nombre d’astuces comme celle ci : «Limitez le nombre de branches à neuf, maximum si vous souhaitez utiliser votre carte comme aide-mémoire…» et quelques surprises dont l’école des aveugles de San Francisco.

Des regrets ? oui, quelques-uns, mineurs : j’ai eu beaucoup de mal sur la gestion du temps ! Même si beaucoup de personnes pensent que la gestion du temps est l’une des possibilités du Mind Mapping, je pense que les auteurs n’ont pas été assez loin dans leur réflexion sur le domaine. La méthode Eisenhower et le GTD, cela fait un peu redite et/ou dans l’air du temps ! J’aurais aimé plus d’informations sur les liaisons possibles entre gestion du temps, gestion de projets… pour un mélange des genres… On en rediscutera entre nous 🙂 ; les cartes heuristiques (je sais, c’est un bouquin sur le Mind Mapping, mais les cartes d’entrées de chapitre sur deux pages séparée par un blanc, ce n’est pas des plus faciles à lire… 🙁 et puis, disons le net, mais c’est un avis personnel, ne l’oublions pas, je n’aime pas leur graphisme ; et enfin, mais je l’ai déjà dit aux auteurs et cela devrait être rapidement résolu, aucun lien ne permet de télécharger les structures des cartes proposées…

Bon, comme moi, après lecture de ce livre, vous pourrez résumer un article ou un livre, travailler avec vos enfants à l’aide du MindMapping (voir le billet Mind mapping pour les exposés et l’apprentissage des leçons) ou encore réaliser une carte que vous intitulerez par exemple Ma vie future (réalisée suite à mes soucis de santé de l’année dernière).

Vous pouvez aussi ajouter facilement à la lecture du livre l’organisation : de vos départs en vacances, de votre déménagement, d’un mariage, de l’achat d’une voiture, la recherche d’un logement, aménager votre jardin, écrire votre CV, préparer votre retraite, préparer dissertation ou concours, voir une thèse…

Et puis, comme je suis curieux et que je lis les livres que je vous propose de la première à la dernière lettre, je vous corrige l’erreur de la page 45… Symbol.net n’existe pas… Il s’agit de Symbols.net 🙂

Mise à jour le 24 mai : Pierre Mongin a enfin son site 😉 Le site du mindmanagement sous titré le Mindmapping pour tous 😉
J’ai appris l’infos sur la collectivité numérique, le blog de Xavier 😉

Des métiers pour le multimédia

couverture Des métiers pour le multimédiaL’AWT (prononcer aouaité, c’est Belge), l’Agence Wallonne des Télécommunications propose un guide des métiers pour le mutimédia : 36 métiers, 36 profils de compétences dans le monde du multimédia pour mieux comprendre les métiers u web.

Les métiers dont répartis en cinq catégories, représentatives des étapes qui permettent à un produit, ou à un service multimédia, de prendre vie, depuis la décision de production, jusqu’à sa réalisation et sa diffusion.

Dans la pratique, une même personne peut exercer simultanément plusieurs métiers… et je mets en gras les métiers accessibles depuis le master pro IDEMM 😉

  • Métiers de la conduite de projet
    • Producteur
    • Chef de projet
    • Veilleur ou Spécialiste en intelligence multimédia, Analyste stratégique
    • Technico-commercial
    • Juriste
    • Ergonome
    • Rédacteur-testeur ou Spécialiste en évaluation
  • Métiers de la scénarisation et de la conception
    • Auteur
    • Scénariste ou Concepteur interactif, Interacteur, (en anglais) Script developer
    • Concepteur-réalisateur multimédia ou Concepteur médiatique
    • Concepteur texte ou Illustrateur textuel, Dialoguiste
    • Concepteur graphique
    • Concepteur sonore
    • Concepteur photo
    • Concepteur vidéo
  • Métiers de la mise en oeuvre et de la réalisation graphiques et artistiques
    • Directeur artistique
    • Infographiste
    • Web designer
    • Spécialiste en image de synthèse
    • Spécialiste 3D
    • Animateur 2D/3D
  • Métiers du développement informatique et technique
    • Directeur technique
    • Développeur / Programmeur
    • Administrateur de base de données
    • Développeur animation interactive
    • Intégrateur / Monteur multimédia
    • Expert en sécurité
  • Métiers de la valorisation et du soutien du multimédia
    • Rédacteur multimédia ou Journaliste multimédia
    • Webmaster ou Administrateur Web ou Webmestre
    • Modérateur-animateur multimédia ou Animateur de forum
    • Référenceur ou Netsurfeur, Netsurfer
    • Traducteur-adaptateur ou Localisateur
    • Documentaliste multimédia ou Bibliothécaire multimédia, Cyberdocumentaliste
    • Technicien hotline ou Technicien help desk, Télé-assistant, Hotliner
    • Spécialiste e-marketing ou Spécialiste Buzz marketing
    • Spécialiste e-learning ou Formateur en e-apprentissage

Vous pouvez consulter ses fiches métiers depuis Internet ou demander à recevoir la version papier du guide « Des métiers pour le multimédia ».

le E-dico : dictionnaire de l’e-learning

couverture du dictionnaire de l'e-learning e-dicoDes métiers du web à l’e-learning, il n’y a qu’un pas vite franchi. Je le saute… Effectivement, annoncé comme « technico-ludique » le E-dico : dictionnaire de l’e-learning proposé par la société Amplitudes m’a intéressé et fait sourire…

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques unes des définitions :

  • Budget : Toujours trop élevé pour le client, et trop serré pour le prestataire, par définition !
  • Classe virtuelle : Dispositif technique permettant à un formateur de s’adresser à une salle dispersée aux quatre coins du monde. On peut dire, en quelque sorte, que c’est du présentiel sans présence ! Peut se mixer avec des programmes e-learning qui sont ensuite commentés ou approfondis. Du coup, on se retrouve dans une démarche de « Blended learning » dont la partie présentielle se déroulerait à distance ! Vous suivrez ?
  • Ramer qui se termine par : «En fait, d’ailleurs, en l’occurence, c’est l’apprenant qui rame !»

Mais j’aime aussi les définitions qui sont données pour Changement, Cible, Comité de pilotage, Conception, Contenu pour rester dans la lettre C ! Sinon, j’ai un faible pour leur définition de l’autoformation 🙂

Bon, j’arrêtes là sinon, je vais citer la centaine d’entrées de ce E-dico offert par Amplitudes (un vieux de la vieille dans le e-learning qui sait de quoi il cause, rappelez vous l’animation : L’e-learning du Moyen-Âge à nos jours !).

Pour recevoir le E-dico de l’e-learning, un mail, et c’est tout ! Attention, pour le bon acheminement postal du « dictionnaire », n’oubliez pas d’indiquer votre nom, prénom et fonction, le nom de votre entreprise, et son adresse postale complète. Pouvez aussi ajouter que vous avez eu l’information sur les z’ed 🙂

L’Observ@toire n° 12

Observ@toire 12J’avais râlé en son temps au sujet de la publication de l’Observ@toire. Je me devais d’en parler… et je suis en retard 🙁

L’édition numéro 12 de l’Observ@toire est parue en mars. Elle est consacrée aux chiffres clés TIC 2008 en Région Nord – Pas de Calais. Son sous-titre : 368 créations d’entreprises TIC en Nord – Pas de Calais.

C’est un bon point de départ pour comprendre l’enjeu des TIC en Région Nord – Pas de Calais : saviez-vous que la région comporte 1 820 000 internautes au 30 juin 2008, qu’ils sont 2,5 fois plus à posséder un abonnement de téléphonie mobile, que 56,8 % des ménages internautes du Nord – Pas de Calais ont déjà réalisé un achat en ligne…

Vous trouverez l’Observ@toire N° 12 en ligne sur le site de Digiport !

Retour sur les conférences et les cours de la semaine

Cette semaine était chargée, enchaînant parfois dans la même journée : formation puis conférence. Le public en formation que j’animais au sujet du web 2 à l’école de journalisme de Lille (ESJ) et le lendemain auprès du CNRS, je devais présenter les nouveaux outils du web, autrement dit les médias sociaux… et le public des deux conférences, celle d’Obama 2.0 (voir le compte rendu de Julien) et celle de la journée ADBS sur la pédagogie avec les médias sociaux me faisait de nouveau prendre conscience de l’évolution de notre monde, des métiers… comme je l’avais annoncé lors de mes voeux.

L’impact des médias sociaux sur les métiers

Première constatation… Je suis toujours effaré même si je le sais que presque la totalité des métiers et des emplois est en train d’évoluer, de se transformer ou de disparaître… Difficile pour moi, lors des formations dans lesquelles je mets un maximum d’empathie vis-à-vis des apprenants de ne pas être affecté.

En effet, difficile de dire à des journalistes qu’ils sont à la rupture entre deux mondes de communications, deux formes de pouvoir : le pouvoir de la presse dans le passé, le pouvoir des médias sociaux désormais. Je suis incapable de dire exactement de quoi sera fait leur lendemain !

Je fais une digression, mais les photographes sont dans le même cas. Il suffit de lire leur appel au secours dans Sauvons la photographie.

Il y a quelque temps dans une autre formation, mon public était des organisateurs de salons. La pilule passe mal lorsque l’on dit : «Dans quelques années, il n’y aura plus de grandes manifestations sous leur forme actuelle. Les salons se feront sur internet, comme les réunions ou comme les formations que je vous donne actuellement en présentiel». Je dis aux personnes en face de moi ni plus, ni moins : «Dans quelques années, votre travail disparaîtra !». Difficile à dire et difficile à « avaler ».

Difficile aussi, lorsque l’on travaille avec dans le monde de la recherche de dire : désormais, il faut aussi communiquer ! Et communiquer dans un langage clair, compréhensible par tous… Partager (pas dans le sens partage universitaire au sein de mon labo) et ne pas rester enfermer dans la vie de son labo !

Tous les chercheurs devront eux aussi être présent sur la toile (la fameuse présence qui compte désormais) et ne plus se contenter des publications scientifiques et des conférences auxquelles ils sont habitués… Dans le secteur de la recherche également le web 2 et les médias sociaux feront des ravages… Comment sera évalué un article ? Qui seront les pairs ? etc.

L’autre crainte pour ces chercheurs est qu’ils possèdent des « documents secrets ». Au passage, cette notion de ce qui doit être confidentiel ou public risque d’évoluer. On se rendra rapidement compte qu’il faudrait peut-être mieux diffuser un document ou une base de données afin qu’un plus large public puisse l’enrichir par exemple. Toutefois, rien n’interdira de posséder son propre serveur, mais en ligne !

Et du côté de l’enseignement et de l’éducation

De la recherche à l’enseignement, de la pédagogie, il n’y a qu’un pas vite franchi. C’était l’objet de la conférence de l’ADBS. Le public présent était presque convaincu d’avance. C’était un avantage 🙂 Mais, je remarque une nouvelle fois que lors de manifestations qui mélangent à la fois enseignement, éducation et internet, web 2, média social… le public se réduit rapidement à peau de chagrin. Où sont les enseignants ? Où sont les professionnels du domaine dans ces cas-là ? Ils se planquent en se disant : «de toute façon, je ne suis pas concerné ?». Si cette réponse est effectivement ce qu’ils se disent, je peux leur garantir un avenir qui ne sera pas rose. Ce qui m’inquiète encore plus, je ne vois jamais un formateur (vous savez les personnes qui ont un numéro de formateur pour former en entreprise !)

Pourtant, des problèmes commencent déjà à se poser. Nous en avons évoqués quelques uns lors du repas qui a suivi notre conférence. Est-il encore nécessaire à un certain niveau de faire son cours en présentiel dans le supérieur dans l’Éducation Nationale, par exemple ? Pourquoi ne pas faire son cours à distance, dans Second Life par exemple ou par une réunion en ligne ?

Comment définir les horaires d’enseignement puisque l’enseignant est en contact en permanence avec ses étudiants (je ne suis pas le seul à ne pas croire que l’on cesse toute communication avec les étudiants à partir d’une certaine heure, parce que l’on est en vacances…). Et d’ailleurs, en étant malade, parfois, je donne mes directives via Internet pendant mon « heure » de cours !

Par exemple, je dois répondre à plusieurs étudiants ce week-end, donc en dehors de mes heures de travail. Mais, c’est quoi mes heures de travail dans l’enseignement d’ailleurs ? Mes heures de présence ? Mes heures d’échange en ligne avec les étudiants ?

j’avais écrit que les enseignants faisaient de l’elearning et des TIC sans le savoir, c’est toujours d’actualité !

Les étudiants ne comprennent d’ailleurs pas que les enseignants ne réagissent pas plus et plus rapidement ne serait ce que par le courrier électronique. Des exemples concrets sont présents dans les commentaires du billet sur la grève de Lille3.

Je pense que la liste est encore longue… Même et y compris pour les hommes politiques, les parties politiques… bref, les politiciens, leur comportement vis-à-vis d’internet et plus particulièrement du web 2 doit changer rapidement, s’ils veulent encore être présent, jouer un rôle… Comme nous le disions lors de la conférence, le but n’est pas seulement d’être présent, d’autres conditions sont nécessaire à la réussite de la présence d’un homme politique ou d’une femme politique sur Internet et dans les médias sociaux en particulier !

Je n’ai pas en tête l’ensemble des métiers concernés par ces évolutions, ces changements…, mais peut-être pourriez-vous m’aider à établir cette liste ! Quel métier est impacté de nos jours par le web 2 et les médias sociaux selon vous ? Allez, lâchez vos com. 😉

Souvenirs, souvenirs

Détails importants, ces différents acteurs savent tous que leur métier va disparaître, se transformer profondément… Ils me le disent, mais ne l’accepte pas.

Lorsque je mets les mots en face : disparition, métiers qui portent le même nom mais n’ont plus rien à voir avec ce qui l’existant… À ce moment, c’est la débandade. Plus un n’accepte d’entendre le discours. Nous sommes comme face à un mur d’incompréhension. Cela me fait systématiquement penser à l’image des singes qui se cachent les yeux, les oreilles et la bouche. Qui me livrera la clef pour faire comprendre à tous ces gens que l’avenir est derrière eux ! Et ne me dites pas qu’ils sont stupides, que je dois les laisser pour compte, qu’ils n’ont qu’a réagir… Non, comment leur expliquer simplement !

Ces débats me rappellent ceux du monde de l’imprimerie et des agences de communication avec l’arrivée de la PAO (Publication Assisté par Ordinateur). Les mêmes discours, les mêmes comportements, les mêmes craintes… Qui désormais n’utilise pas l’informatique pour la création de son affiche, pour la mise en page de son journal, de son livre… ? Ce sont des « bêtes rares », difficilement identifiable.

Des rencontres dans le Nord

Une remarque sur les rencontres de type Blog en Nord, en l’occurrence, celle du PRN au sujet d’Obama 2.0 dans le cas présent… Nous avons encore eu la preuve que nous sommes capable d’attirer des personnes qui peuvent parfois venir de « loin ».

Si, la journée Idemmatic fait venir des personnes d’autres régions (cette année, un Lyonnais avait fait le déplacement, merci à lui 😉 il se reconnaîtra ;-), la conférence au sujet d’Obama 2.0 avait son « extérieur » en provenance de La Rochelle.

Même s’il resta discret pendant les débats, Laurent Rossini de l’agence de communication Galet Jade était présent. Notons qu’il a suivi a suivi en compagnie de son associé de l’agence, Barack Obama depuis sa candidature démocrate à la présidence américaine… jusqu’à sa victoire le 4 novembre 2008 ce qui a donné un livre : Obaméricains, naissance d’un peuple.

Choses promises à l’ADBS, choses dues

J’avais également promis lors de la conférence de l’ADBS Nord de me renseigner sur la liste des entreprises présentes au sein d’Euratechnologies. Mon « fidèle conseillé » 🙂 m’a fait remarqué qu’elle était en ligne : les entreprises d’Euratechnologies 🙂

Plus important, enfin, je pense… Pour cette conférence, j’avais volontairement présenté mon intervention sous la forme d’exemples en ligne 🙂 Normal, ils ne devaient servir qu’à appuyer mes propos lors de notre débat avec Jean-Paul Pinte arbitré par Bruno (tiens, encore un gourou du Nord en balade :-).

Seulement, il existe mille et une manières de présenter une liste ! J’avais choisi la plus simple, une page HTML où tous les liens se suivaient ! Un peu comme l’aurait fait un débutant… Aussi, j’ai précisé lors de mon introduction que cette liste serait ce week-end sur mon Netvibes… alors, vous préférez quelle présentation, celle des liens en éducation qui est en html ou ma page Netvibes éducation en 2010 ?

Je vous propose d’ailleurs si vous avez des exemples de l’usage des médias sociaux ou du web 2 de m’aider à compléter cette page Netvibes en m’indiquant où se trouve ce qui a été fait ! Une seule condition, que le « site » soit en Français :-).

Pour finir ma présentation, j’avais parlé de Speechi… j’en parle tout le temps car cela me semble un bon exemple de ce que l’on peut faire en cours, en conférence… Mais je ne savais pas encore que Speechi avait lancé la seconde édition des Speech’ards (contraction des Speechi Awards :-).

Faites parvenir à Speechi vos meilleurs Speechis (5 au maximum) ou vos meilleurs scénarios pour tableau blanc interactif (TBI) afin de participer à l’une des trois catégories proposées :

  • scénario pédagogique tableau interactif / eBeam
  • présentation Speechi vidéo
  • Speechi sonorisé

Je vous sens impatient de savoir comment gagner le vélo électrique ou différentes versions de Speechi grâce à ce concours. Tout est expliqué dans la page des Speech’ards 😉

Des soutenances de Master 2 Pro variées

Comme chaque année, après l’accueil des nouveaux Master IDEMM (Ingénierie Documentaire Édition et Médiation Multimédia), en fin de semaine dernière, nous avions les soutenances des stages en entreprises qui clôturent la formation pour les futurs ex-étudiants de Master.

Les sujets étaient encore variés cette année. Pour preuve, voici quelques titres de soutenances…

  • Adaptation de l’informatisation informatisée pour un centre de ressources
  • Analyse de l’idée du e-learning pour un grand groupe éditorial
  • Créer et gérer une communauté web d’utilisateurs
  • La mise en ligne du patrimoine archivistique : les archives départementales et internet
  • Le marketing web et le rôle d’un webmaster dans une TPE
  • Le référencement à l’heure du web sémantique
  • Les moyens à disposition des producteurs de spectacles pour atteindre leur public cible
  • Optimisation de l’orientation pédagogique du site internet
  • Refonte d’un site web : présentation et valorisation des sites de fouilles archéologiques

Les étudiants ont ainsi travaillé pendant six mois dans l’animation de communauté, dans la communication, dans la conception, dans la e-formation (FOAD), en gestion de projet multimédia ou dans le référencement. Un bon aperçu des métiers du multimédia et du web auquel il est possible d’accéder à la fin de la formation en IDEMM, comme décrit sur le site des étudiants.

Près de 70 % des entreprises ayant accueilli un stagiaire a souhaité pérenniser leur travail soit par un contrat en CDI, soit par un contrat en CDD à la sortie du stage.

Merci à quelques entreprises : Altima, C2RP, Défifoo, Hachette, Linkyou, Théâtre Sébastopol, Vauban Humanis, V-Technologies.

 »Master IDEMM = diplôme de référenceur ?
Je ne résiste pas à reproduire quelques extraits de rapports de soutenance d’étudiants ayant obtenu une offre d’emploi à l’issue du stage :

  • C’est également pour toutes ces raisons que le Master Idemm est parfaitement cohérent dans le cadre d’un projet professionnel orienté référencement. Les enseignements techniques de base permettent d’appréhender et de comprendre les problématiques liées aux technologies web, les enseignements relatifs à la médiation et à l’écriture multimédia trouvent une résonance dans les problématiques éditoriales du référenceur et enfin les aspects conduite de projet peuvent prendre appui sur les fondements de la gestion de projets et les mises en situation de travail collaboratif éprouvés au cours de l’année.

Petite précision : cette année, des cours spécifiques au référencement seront assurés 🙂

  • Ce travail, c’est donc inscrit dans une continuité logique par rapport à mes travaux passés, et s’accorde tout à fait avec les thématiques abordées en cours d’IDEMM, notamment l’impact des NTIC sur la circulation de savoirs, le partage des informations et l’ouverture des ressources documentaires au public, dans la société de la connaissance et de la communication.

Pour la petite histoire sachez que dès le mois de juillet, nous recevions une demande d’information pour l’inscription en IDEMM pour l’année 2008-2009 ! Et voici quelques jours, une nouvelle demande… Il reste au Master 1 ICD (Information, communication, Documentation) Spécialité SID (Sciences de l’Information et du Document) à bien se tenir 😉

spécialiste de la transmission de savoirs

Parfois, les titres dans la presse m’amuse… je suis en effet spécialiste de la transmission de savoirs, car formateur pour adultes selon le supplément Dimanche annonces de la Voix du Nord de cette semaine. Cela me fait une spécialité de plus à ajouter à mon arc 🙂

En effet, chaque semaine, une page est réservée à un métier dans ce journal régional. Cette semaine, cette page était consacrée à une activité que je connais bien : formateur pour adulte. Vous imaginez la page que j’ai lue en premier du journal ? Perdu, c’était celle des sports. On est homme avant tout 😉

Plus sérieusement, j’ai trouvé l’article intéressant d’autant plus que Robert Tiam (la personne interrogé par Jory Idkowoak sur son métier de formateur) est un ancien professeur de SVT ! Et lorsqu’on lui demande la différence principal entre l’enseignement dans l’éducation nationale et les formations pour adultes, il répond : «Dans l’Education Nationale, on a tendance à régurgiter ce qu’on a appris, mais on n’a que la dimension théorique.» – À vos commentaires 😉

Cet article complète très bien Le métier de formateur, l’un des billets best-sellers de ce blog 😉

J’y relève quelques phrases :

  • Il faut être près des gens, les comprendre.
  • La formation doit répondre à un besoin, notre rôle est d’identifier ce besoin.
  • L’adulte apprend s’il comprend, s’il sait à quoi ça sert. Il faut que la formation ait un sens, l’adulte ne veut pas perdre son temps.
  • Il ne faut surtout pas croire que nous détenons le monopole du savoir
  • Il faut posséder une capacité d’écoute importante
  • Il ne faut pas compter son temps

Les compétences, débouchés et salaires sont issus de la fiche métier formateur pour adulte de l’Onisep.

Une réponse est donnée à une question qui m’est souvent posée : un poste ou une mission se trouvent plus souvent par le bouche-à-oreille. Les offres d’emploi par petites annonces ne représentent qu’un tiers à peine du marché global. D’où l’importance de multiplier les vacations en début de carrière afin de se constituer un réseau. Pour les autres informations je suis partiellement d’accord avec ce que décrit cette fiche (par exemple le marché est porteur, mais encore largement méconnu ; La plupart des formateurs sont employés par de grands organismes comme l’AFPA, le CESI ou encore la CEGOS).

Ces informations de l’Onisep sont à mettre en relation avec celles du Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois (ROME), plus réaliste sur les conditions d’accès au métier de formateur.

POur les salaires, c’est à mettre en parallèle avec Formation, oui, mais à quel prix !.

Ah oui, au lieu de formateur (formatrice), vous pouvez avoir d’autres «titres» en supplément du spécialiste de la transmission de savoirs :

  • Animateur ou Animatrice de formation
  • Chargé ou Chargée de formation
  • Formateur ou Formatrice de la formation professionnelle
  • Moniteur ou Monitrice de formation

et même quelques appellations spécifiques :

  • Assistant ou Assistante de formation
  • Coordinateur formateur ou Coordinatrice formatrice
  • Coordinateur ou Coordinatrice pédagogique
  • Coordinateur ou Coordinatrice de stage
  • Formateur-consultant ou Formatrice-consultante
  • Formateur ou Formatrice professeur
  • Formateur ou Formatrice technique