blogs et entreprises

Aujourd’hui, j’ai participé à la sympathique journée du blog à Marquette lez Lille. Je devais y donner une conférence sur les blogs et entreprises.

J’avais préparé une carte heuristique pour cette intervention. Les possesseurs de MindMap peuvent consulter la carte dans son format natif (60 Ko), mais ceux qui ne possèdent pas cet outil peuvent visualiser le résultat au format pdf (45 Ko).

Je reprends l’enchaînement des principaux points ici :

  • J’ai commencé par une présentation de mon parcours. Il peut expliquer certaines choses concernant mes positions sur les blogs 🙂
  • Puis j’ai décrit ma découverte des blogs et des fils RSS (avant de posséder un blog) qui dura environ un an 🙁
  • Ensuite, j’ai indiqué pourquoi j’avais ouvert mon premier blog
    • utilisation de la veille que j’effectuais régulièrement
    • permettre à mes étudiants d’être informés un peu plus que ce que je leur indiquais
    • une envie d’écrire de nouveau
    • «humaniser» le site ed productions en permettant des échanges avec les clients et des formateurs
    • tirer profit de la puissance de référencement des blogs
  • Mais au fil du temps, j’ai pris conscience que le blog apportait d’autre choses… En voici quelques exemples :
    • il permettait de tester des thèmes de formation que l’on peut retrouver chez ed formations
    • le positionnement des futures formations étaient facilités
    • j’ai découvert des besoins de formation, par exemple pour les documentalistes et l’image alors qu’ils n’étaient pas notre cible au préalable
    • l’usage du blog facilitait le recrutement de formateur. Au passage, nous recherchons continuellement des formateurs sur toute la France en PAO, graphisme, multimédia, internet (d’autres sujets : cartographie, CAO, etc. peuvent également nous intéresser).
    • l’outil blog jouait le rôle d’attaché de presse 🙂
  • Une fois passé en revue les points concernant mon histoire, j’ai présenté quelques blogs, que je voulais représentatifs tout en sortant des sentiers battus (Pas toujours la primauté au même 😉 sur : qui bloggue et pourquoi, les choix de séparer ou non blog perso et blog d’entreprise… Pêle-mêle on trouve les indépendants, les patrons d’entreprise, les salariés (oups, je n’ai pas donné d’exemples), les commerciaux, les hommes de marketing, les ressources humaines et certains qui utilisent le blog à seul fin de référencement des sites qu’ils créent… On peut rapprocher ce point avec celui évoqué plus tard dans la conférence sur « quel type de blogs » : blogs d’experts, de dirigeant d’entreprise, blogs interne (je n’en connais pas qui fonctionne, je l’ai seulement lu dans les livres pour l’instant), les blogs de marque dont vichy est le célèbre contre exemple, pour l’organisation de manifestation (blog en nord), pour le recrutement, comme « SAV », dans un but marketing, pour les collectivités locales, etc.
  • Arriva la grosse partie sur comment ouvrir son blog…
    • Je conseille de s’immerger dans le monde des blogs (il n’est pas encore trop grand 🙂 La blogosphère «professionnelle» n’est pas immense. Donc, commencez par lire et commenter les blogs que vous croisez, recherchez des blogs sur les thématiques qui vous intéresse…
    • Viendra rapidement ou non, le choix de la plate-forme. Un blog ne coûte rien si l’on emploie des outils comme Dotclear ou WordPress. Ceci explique certainement la prise de possession de cet outil par de nombreux indépendants.
    • Et puis un jour, il faut se lancer 🙂 Mieux vaut commencer «petit» en réfléchissant au préalable au copyright que l’on donne à ce blog…
    • Le thème ou les thèmes au début ? C’est à vous de voir… On peut conseiller de se fixer un seul thème. C’est plus facile pour le référencement, mais rien n’empêche de parler de différents sujets dans un même blog. Cela dépend de ce que vous avez imaginé faire de votre blog. Je pense qu’il ne faut pas penser au départ à votre lectorat… Dans un premier temps, faites vous plaisir. Ecrivez ce que vous auriez envie de lire ailleurs mais que vous ne trouvez pas.
    • toujours au sujet de l’écriture, mais on en reparlera certainement dans le cadre de la table ronde sur l’écriture multimédia du 9 février, je ne pense pas qu’il faille écrire chaque jour dans un blog. Ce n’est pas une obligation. Mieux vaut être régulier, mais je connais des blogs qui cessent toutes publications pendant un certain temps (parfois 6 mois, voir plus) pour réapparaître et diffuser de nouveau une information régulière. Ma position pour l’écriture… aye, je donne des arguments aux autres pour le 9 🙁 une écriture instinctive, comme l’on pense, sans relecture, une écriture de parler vrai… Rien ne sert de mentir sur un blog sinon cela se retourne contre vous.
    • Si vous écrivez des billets, vous aurez certainement des commentaires. La gestion de ceux ci est importante. Contrairement à ce que j’ai pu entendre à différents endroits, les commentaires sont modérés sur quasiment tous les blogs. Sinon, je ne comprends pas que les messages que nous recevons tous du type : «j’adore ton site je veut faire l’amour avec toi allez baise baise ho oui !» (dernier commentaire de ce type reçu sur les zed) ne figure pas dans les sites ? Soyons encore une fois honnête. Nous modérons.
    • Reste le cas des critiques. Si je prends mon cas, je n’ai pour l’instant jamais censuré la critique. Je tente d’y répondre… Mais, je ne dis pas que si la critique me semblait inadaptée, je ne la censurerai pas ! D’ailleurs, à la réflexion, j’ai peut-être certainement censuré des commentaires sur le billet des grèves concernant le CPE. Autre remarque importante, répondre aux questions dans les commentaires et par mail… me semble être le rôle du blogueur (quelqu’un doit me maudire, car je dois répondre à son mail d’avant noël 🙂 . Enfin dans notre blog, nous devons gérer le spam 🙁
    • lorsque l’on crée un blog, il est nécessaire de penser au référencement, même si la plupart des blogs s’auto-référence. Mais n’est ce pas aussi le but premier de nombreux blogs professionnels ? Ensuite, que l’on soit d’accord ou non, que l’on pense que ce soit efficace ou non, il peut être intéressant de s’investir à différents niveaux dans les outils sociaux : Delicious, Blogmarks, Technorati et les digg likes. Aussi, pensez à mettre en place vos étiquettes de tags pour vos billets dés la création de votre blog 🙂 La recherche en texte intégral ou par tag n’est pas l’objet du débat d’aujourd’hui.
    • Il faut également laisser des commentaires sur les autres blogs. Attention de ne pas inonder la blogosphère de vos commentaires. Ce n’est pas ce que l’on vous demande. Commentez à bon escient, si vous avez une information pertinente à ajouter… Pas pour dire simplement : «génial l’article» sans avoir oublié de mettre son adresse de blog. Il m’est arrivé de demander des explications à certaines personnes sur l’intérêt de leurs commentaires. Généralement, elles sont furieuses, ne comprennent pas ma demande, crois que les commentaire sont des surfaces publicitaires gratuitre mais je ne diffuse pas leur texte. D’autres doivent agir comme moi 🙂 Idem pour les trackbacks
    • dernier détail, ne négligeais pas les statistiques de visite de votre blog et de vos fils RSS.
    • Enfin, n’espérez pas gagner votre vie grâce à votre blog. Quelques exceptions existent, mais elles sont tellement rares 🙂
  • Les freins aux blogs existent.
    • L’outil blog n’est pas utilisable par tous. Déjà, il ne faut pas confondre aujourd’hui blog et site institutionnel par exemple. Ce ne sera peut-être plus le cas demain.
    • Mais avant tout pour travailler sur un blog, il est nécessaire d’aimer écrire, de savoir écrire et avoir régulièrement des idées de billets… Malgré ce que j’entends souvent, ce n’est pas le cas de 100 % de la population.
    • Second écueil, le temps. Ne le cachons pas, les blogs sont chronophages.
    • Nous pouvons également reprocher aux blogs ce qui fait leur intérêt ailleurs la hiérarchie de l’information qui y est pratiqué, même si la longue traîne peut avoir des effets positifs. Il est assez difficile de rédiger un dossier chapitré dans un blog. D’autres outils sont nécessaires en général.
    • Enfin, le blog reste un outil de «solitaires». Peu de blogs communautaires perdurent. En général, un blog égal un homme (ou une femme).
  • Le pas, depuis ces freins, est vite franchi pour aller vers l’avenir des blogs. Peu de solutions semble aussi «révolutionnaire» que le blog. Pourtant, le blog en tant que tel est appelé à disparaître sous peu…
    • Les photos blogs ? Quel est leur intérêt ? Mis à part pour des blogs personnelles, pour diffuser les photos de famille à la qualité parfois redoutable, je vois mal comment les entreprises pourraient l’employer exception faite du secteur de l’immobilier. On ne s’improvise pas photographe… (j’dois défendre mon premier métier là 🙂
    • Le podcasting jusqu’à aujourd’hui n’a rien changer, sinon, la mode. Fin des années 70, tout le monde possédait son walkman. Il s’appelle Ipod maintenant. Le podcasting remplace jusqu’à maintenant les K7 d’antan. Rien de plus ou quasiment. Il est encore cher et réclame une technique : prise de son, montage… qui n’est pas à la porté du premier venu. Dans l’avenir, cela pourrait changer par des utilisations qui ne sont pas encore entrées dans nos moeurs, si les médias traditionnels ne mettent pas la main dessus au préalable.
    • Pour les vidéo blog, mes critiques sont un mélange de celles sur les photos blogs et le podcasting.
    • Alors qu’est ce qui va fonctionner… Je parie sur les flux RSS ou Atom, et l’émergence du XML. Une grande partie de la prochaine révolution est là, accompagné par les avancés de la téléphonie et de la géolocalisation. Donc, pourquoi pas un avenir pour le moblogging… L’autre aspect de l’évolution et de la disparition des blogs, ils seront au fil du temps de plus en plus intégrés au sein de sites eux-même avec la confirmation des espoirs mis dans les CMS voici quelques années… Des outils comme Drupal, Joomla sont promis à un bel avenir 🙂

Difficile de réduire en quelques ligne une heure trente de conférence… mais le principal y est. Je peux bien entendu redonner cette conférence dans d’autres endroits 😉

Ah, si, j’allais oublier : un blog est un système d’information, pas de communication 😉

Les blogs ne créent pas de communautés

Après la lecture des différents commentaires sur le blog d’Arnaud, j’me suis dis… Tiens, si j’allais voir le sens du mot communauté. Je n’ai pas suivi les conseils de Pierre-Yves Poulain dont la lecture était conseillée dans le billet de Xavier Automne qui emploie la définition du nouveau Petit Robert, mais le Littré… Voici quelques unes de leurs définitions pour communauté :

  • participation en commun ;
  • groupe plus ou moins étendu, réuni par les mêmes croyances, les mêmes usages, etc. ;
  • Autrefois, corporation ;
  • Société de personnes vivant ensemble et soumises à une règle commune.
  • …

C’est à ce demander si cela ne pourrait pas convenir effectivement à une typologie des blogs 😉 Les blogs communautaires, la corporation communauté des bloggers et les intranets. Reste le cas du groupe plus ou moins étendu, réuni par les mêmes croyances, les mêmes usages, etc. qui pourrait effectivement correspondre à l’ensemble des blogs. Seulement, là où le bas blesse c’est que, à la notion de groupe plus ou moins étendu (qui elle correspond aux lecteurs d’un blog), s’ajoute réuni par…

Prenons un exemple concret : dites moi ce qui réuni les lecteurs de ce du blog d’Arnaud ? Vous allez je pense me répondre :«ce sont les responsables com..» Perdu, si j’en crois les commentaires du billet sur le blog d’Arnaud Meunier auquel se référe ce billet :

  • Philippe Nieuwbourg est analyste-éditorialiste, et consultant spécialisé dans les technologies de l’information,
  • Sébastien Pages : responsable du « Internet Strategy blog » dont l’objectif est « to create a European peer-networking group for Internet project management and strategy » dont le métier est « Internet manager »
  • Bertrand Duperrin est consultant en RH / Management
  • Xavier Aucompte est responsable des Intranets du Groupe Groupama
  • Gilbert Reveillon est spécialiste de marketing, pardon de nano-marketing ?
  • et moi-même… qui ne suit pas encore responsable communication bien que j’ai cette décharge horaire dans le cadre de l’UFR Idist 🙂

Aucun responsable de la communication dans tout cela… Donc, je pense qu’Arnaud ne réussi pas à rassembler un certain type de profils autour d’un espace d’échange et de partage… D’ailleurs, il le reconnaît lui même en écrivant : «si au départ je pensais en effet créer une communauté, je pense aujourd’hui fidéliser un lectorat.»

Où pouvons nous trouver une communauté dans les lecteurs qui s’affichent sur le blog d’Arnaud ? Il peut y avoir une communauté que je qualifierais de communauté d’instant… Nous avons tous lu le même billet sur un même blog donc nous sommes effectivement un groupe plus ou moins étendu, réuni par la même lecture. Mais combien de ces commentateurs sont abonnés au fil du blog d’Arnaud Meunier ? Si j’en crois Xavier Aucompte, qui à mis comme il le dit en commentaire un billet sur b-r-ent qui commence comme cela : «En continuant mes escapades nocturnes sur le net, j’ai rencontré des blogs très très intéressants mis à jour…» donc visiblement il n’était pas abonné. Il peut nous le dire en commentaires 🙂 Gilbert Reveillon semble avoir réagi suite à la lecture préalable du billet de b-r-ent. Donc sur six intervenants, deux ne sont pas abonnés à ce blog. Suis-je l’exception 😉 Je ne le pense pas… Mais encore une fois où ce trouve cette notion de communauté autour du blog d’Arnaud en l’occurrence ?

J’apprécie la question de Bertrand Duperrin : «est-ce que c’est le blog qui crée la communauté ou la communauté qui utilise le blog pour se retrouver et surtout identifier ses membres ?», de même que je ne peux qu’approuver Xavier Aucompte lorsqu’il écrit : «Le blog est communautaire quand c’est une communauté qui le gère et l’anime».

D’ailleurs essayons notre typologie des blogs en ajoutant une catégorie : sans communauté.

  • participation en commun : b-r-ent
  • groupe plus ou moins étendu, réuni par les mêmes croyances, les mêmes usages, etc. : les blogs politiques 🙂 ?
  • corporation : Blog en nord (pour une partie des visiteurs qui se retrouvent physiquement régulièrement).
  • Société de personnes vivant ensemble et soumises à une règle commune : les blogs internes (mais comme le demande Arnaud qui connaîtrait un blog interne en entreprise qu’il pratique et qui fonctionne dans la durée ?)
  • sans communauté : le blog d’un responsable communication, les z’ed c’est à dire ce blog aux thèmes variés et fluctuant suivant l’humeur de son rédacteur…

Et le votre, vous le placez dans quelle catégorie ? Juste pour le fun, laissez donc votre catégorie en commentaire 🙂

Au passage, d’ailleurs je voudrais noter la tendance de la confrérie des bloggers… Comme nous nous connaissons par blog interposé, j’ai déjà remarqué la propention à considérer les autres bloggers comme des amis de longue date alors que l’on ne se connait que par blog interposé… Cela donne t-il le droit d’aller saluer untel car nous lisons régulièrement son blog, car nous avons échangé deux mots par mail… comme s’il s’agissait de copain de la première heure ? Cela doit jouer dans le cadre du phénomène « communauté » de bloggers…

Sinon, je me résume et maintient ma position sur les blog et les communautés : le blog ne crée pas une communauté mais favorisent le développement des communautés si elles étaient préexistantes au blog… Donc, ami lecteur qui possédez votre blog et pensez avoir une communauté autour de vous… il n’en est rien sauf si vous avez bâti votre blog autour d’une communauté existante ou si votre blog est communautaire 🙂

Trêve des confiseurs

Alors que certains se pose la question de savoir si l’on doit tenir son blog pendant cette semaine de fin d’année (Gilles Klein pourront répondre lors de la prochaine rencontre Blog en nord sur la l’écriture pour le web et les blogs :-), j’espère que pour vous les fêtes de Noël furent bonnes et que le Père Noël vous a comblé 😉

De mon côté, je devais organiser le repas de réveillon… Je ne résiste pas à vous indiqué le menu que j’ai préparé à la famille, histoire de faire saliver ceux qui n’ont pu venir.

Après le champagne apéritif, le repas débuta par une assiette d’huîtres (une tradition familiale). Pour l’entrée chaude, j’avais préparé des pommes farcies au foie gras. Un délice. Le trou normand était un granité d’abricot au Cointreau. Comme j’en avais marre des farces compactes habituelles et comme nous n’étions que six, j’ai testé une recette de poularde farcie au boudin blanc accompagnée de pommes de terre au four (je peux maintenant recommander la poularde apprêté de cette façon). Le plateau de fromages s’intercalait avant une farandole de desserts au chocolat composé d’orangettes aux chocolat, de moelleux et de mousse au chocolat accompagné d’une crème anglaise. La raison de ce choix de dessert à la place de la bûche aux marrons de ma maman, cela évitait qu’elle se crée du boulot et comme cette année nous n’avions pas préparé de truffes aux chocolat (punition pour les filles), la farandole compensait 😉

L’ensemble était fait «maison» y compris les pains : seigle, blanc et aux céréales.

Bon, maintenant, j’suis aussi en charge du repas de Nouvel an. Au programme homard et saumon, mais je n’ai pas encore choisi les recettes.

Je profite de cette évocation du repas de Nouvel an pour vous présenter mes meilleurs voeux pour 2007, voeux auxquels se joint l’ensemble des formateurs et du personnel d’Ed Productions. Que 2007 vous apporte joie et bonheur pour vous et toute votre famille. Je souhaite que vous puissiez trouver sur les zed, des informations utiles ou futiles qui comblent vos attentes. Pour les bloggueurs, je souhaite, en plus, le succès pour leur blog 😉

les blogs sont morts, vive les blogs

En effet, j’ai réagi car lors de « l’atelier » évoqué dans l’article concerné, les poncifs habituels sur les blogs, ceux d’il y a quelques années étaient repris… Le plus exaspérant est peut-être : «un blog se crée toutes les 4 secondes dans le monde». Mais, celui de dire que tout le monde peut posséder son blog n’énerve depuis longtemps. J’aurais souhaité lancé le débat sur la notion de communauté par rapport aux blogs, et aussi de l’avenir du blog (n’est-il pas déjà dépassé d’ors et déjà ?), etc. Bref, j’aurais aimé entendre un autre discours que celui pré-formaté (à quelque exception près).

La mort des blogs

Commençons par ce sacro-saint :«un blog se crée toutes les 4 seconde», auquel je ne peux m’empêcher de répondre «et un meurt toute les 4,5 secondes» (je n’ai pas de chiffres sur le sujet, mais qui en possèdent ?). Arrêtons de répondre au discours marchand de certains qui fait croire que toute la population connaît les blogs, possède un blog…
Au passage, je remets régulièrement en doute les études diverses et variées qui tendraient à prouver que les blogs ne sont pas si connus que l’on veut bien le dire. On peut connaître le mot blog (et encore même l’existence de ce mot est inconnue à certaines personnes, j’en ai encore eu la preuve, il y a deux jours, avec un «qu’est ce que c’est qu’un blog ?»), mais connaître l’existence du mot ne permet pas de dire que l’on sait ce que c’est…
D’ailleurs, j’y reviendrai, mais il faudrait peut-être que l’on redéfinisse ce terme de blog, qui devient comme le web 2.0 un peu fourre-tout (d’ailleurs, c’est l’une des applications principales du web 2.0 aujourd’hui si j’ai bien tout compris).

Stéphane Nau répond qu’il «ne sait pas combien (de blogs) meurent, mais ceux qui meurent sont ceux dont le contenu n’est pas pertinent et spécifique, ou que l’énergie et la volonté du blogueur s’érodent. C’est naturel, il ne restera que les meilleurs !» C’est évident que je m’oppose à cette théorie. Vous ne connaissez pas des blogs dont le contenu n’est pas pertinent ni spécifique qui continuent de vivre ? Que l’énergie et la volonté du blogueur s’érodent me paraît naturelle…

Si j’en crois le blog de Stéphane Nau, son blog a une année d’existence… Il ne semble pas être seul à y écrire… Nous verrons si, dans 2 ou 3 ans, il tiendra toujours le même discours… Dans le blog, avant tout, il y a la notion d’avoir envie d’écrire… Nous n’avons pas toujours cette envie, sauf L2M semble-il (Mais là, j’ai plus l’impression que c’est son travail. Il ne peut pas faire autrement). De plus, une fois passée la période d’euphorie initiale on se pose quasiment tous la question : «Pourquoi blogge-t-on ?».

Aussi lorsqu’il est dit :«il ne restera que les meilleurs !» je trouve un certain manque de respect pour ceux qui possédaient d’excellents blogs par le passé et qui ont cessé d’écrire. Certains ont arrêté car les blogs sont chronophages, d’autres car l’outil ne leur convenait plus ou parce que la blogosphère, ou ce qui en était faite, se modifiait vers quelque chose qu’ils ne souhaitaient pas, pour des raisons d’ordre personnel ou privé… De la à dire qu’il ne reste que les meilleurs. J’en doute.

Je dois avouer que dans mon agrégateur traîne encore certaines adresses de blog depuis longtemps arrêté d’être mis à jour par leurs auteurs mais toujours d’actualité. Par contre, je continue de trouver certains mauvais blogs où les auteurs persistent et signent (comme les miens 😉 mais cela ne me gêne pas plus que cela, car ils doivent trouver leur public (j’n’ai pas dit communauté).

Alors, pourquoi avoir un blog d’entreprise ou professionnel ?

Je n’aborderai pas le sujet du blog en communication interne, même si j’émets des doutes sur son efficacité. Combien de blogs internes sont lancés, pour être animés seulement pas les instigateurs du projet. Et que l’on ne me dise pas que c’est parce que l’organisation était mal foutue… J’ai des exemples avec des organisations différentes.

Pourquoi un blog alors ?

  • Avant tout par narcissisme… On aime bien se regarder le nombril. Dire, c’est moi qui l’ai écrit… Y compris dans la blogosphère 😉
  • Puis, si l’on prend mon cas par exemple (autant parler de ce que l’on connaît le mieux), pour utiliser une partie de la veille que j’effectue régulièrement dans mes domaines de prédilections (malheureusement pour moi ils sont nombreux). Un jour dans un forum de discussions entre indépendants, Rézoting si ma mémoire est bonne, quelqu’un posait la question de savoir comment il pouvait vendre sa veille personnelle… La réponse pour moi est par le blog.
  • Autre aspect lié à cette veille pour mes activités au sein d’Ed Productions, Ed Formations et Lille aux formations, je donne des cours à l’université et j’ai l’habitude de faire un peu de prospective avec les étudiants… Prospective issue de cette veille dont je viens de parler… Aussi, le blog est pour eux un moyen de connaître mes positions et la source de mes informations sur un sujet… Je me dis également que si ces informations peuvent intéresser le public donc des prospects qui découvrent peut-être ainsi l’existence d’Ed Formations par exemple. D’ailleurs, j’utilise les billets concernant les outils dans le monde de la formation en entreprise et pour les étudiants.
  • La possibilité d’apporter une touche de « sentiment humain » dans un site m’allait bien également.
  • J’avais de nouveau envie d’écrire en collaborant avec un journal par exemple. Le blog, c’est mieux. J’écris quand j’ai envie et sur ce que j’ai envie. Je peux être provocateur à souhait, digne, humble selon mon humeur…
  • Je dois avouer aussi que la contrainte de devoir réaliser une newsletter ou gérer une mailing liste ne me convenait pas, le blog pouvait avantageusement les remplacer. En plus, je pense que le public est plus large et que la diffusion est automatisée sans intervention particulière. De plus, on retrouve une notion de push et de pull qui me plait bien 😉
  • Le coût réduit de la « communication » par le blog par rapport à d’autres supports…
  • Au fur et à mesure de l’existence de ce blog, j’ai pu mesurer l’influence des blogs sur les moteurs de recherche… Donc, je me suis dit, pourquoi ne pas diffuser des informations destinées à aider si cela peut fonctionner au référencement de mes sites. Je connais même des agences web qui possèdent un blog pour ce but 🙂 et d’ailleurs, lorsque j’ai copié le lien vers le site de Stéphane Nau, j’ai eu la surprise de voir dans l’adresse le nom de Loïc Le Meur apparaître 🙂 Simple erreur de saisie comme cela arrive fréquemment dans Dotclear qui retient le premier titre inscrit ou volonté de se faire référencé sur le nom de Loïc Le Meur ? Je pense que ce souci de référencement est la raison majeure, caché par un autre discours, de la présence des entreprises dans le monde des blogs.
  • Autre facteur que je n’avais pas pris en compte au lancement du blog, qui je le rappelle est accolé au site, les possibilités marketing d’un tel outil. Les demandes des prospects qui se disent :«Tiens, Eric Delcroix est spécialisé dans tel domaine, il fait tel type de formations, donc, il peut certainement répondre à ma demande». Nous avons mis en place certaines formations car la demande existait, elle nous avait été faite. Autre aspect de la question marketing, nous pouvons tester certaines formations, ce qui nous permet d’avoir un retour direct sur l’intérêt de poursuivre ou non dans une direction…
  • Comme je dirige plusieurs blogs, cela devient aussi un outil pour des essais divers et variés en grandeur nature. Ce qui est normalement un investissement à fonds perdus devient ici un moyen de prospection, de prospective, etc.
  • J’ai fait le choix du blog (je parle des zed) qui cumule à la fois la fonction de blog personnel et de blog de l’entreprise… ce qui me permet également de m’exprimer à titre privé sur d’autres sujets que je n’aborderai pas dans le cadre de mes activités professionnelles… Bien sûr, cela m’enlève une partie de lecteurs car je ne suis pas un site spécialisé, comme il est conseillé de le faire d’ordinaire. Les zed est pluridisciplinaire, comme je pense l’être moi-même et comme le monde dans sa globalité.
  • Jusqu’à peu, les liens s’accumulaient en billets non diffusés ce qui me permettait de posséder un ensemble de ressources toujours à disposition avec des compléments de texte ou d’autres liens que ne permettent pas généralement les sites du genre Delicious. Mon blog me sert également d’aide-mémoire… par certains billets.
  • Allez, j’vais même oser de la psycho à quatre sous… En indépendant, nous sommes souvent seul. Aussi, le besoin de parler avec d’autres personnes que celles de notre entourage, de se libérer de certains poids n’est-il pas rempli par le blog. De plus, il est plus facile de parler face à un écran que devant une personne en face.

En fait, on s’aperçoit qu’un décalage existe entre ce que je pensais vouloir faire de ce blog, ce que j’en imaginais, et ce qu’il est devenu.
Il pourrait y avoir encore de nombreuses réponses aux pourquoi on blogue en entreprise… Mais, j’arrête là pour ma part, vous pouvez en ajouter en commentaires.
D’autres raisons existent par exemples dans le cadre de l’éducation ou des bibliothèques (ou centres de formation) qui peuvent expliquer l’usage des blogs dans les autres milieux… mais c’est un autre débat.

Pour bloguer, y’a ka…

Je rejoins les positions d’Arno qui s’exprime en réaction aux commentaires de Stéphane Nau… «Il ne faut pas simplement « aimer écrire » pour tenir un blog… …Techniquement, la création d’un blog est simple. C’est autre chose, concernant le contenu.
De plus, un blog n’est qu’un outil d’expression et non un véritable support de communication. les commentaires ne sont qu’un artefact pour ceux qui laissent croire que le collaboratif va tout chambouller.
Combien de lecteurs ont lu cet article ? Combien ont laissé un commentaire ? Et parmi les auteurs de commentaires, combien sont eux-mêmes bloggeurs ?
»

Je retrouve dans cet extrait un ensemble de notions que j’ai moi-même développé dans le passé… comme : Le blog est un outil ou un Un billet intéressant ?.

La relation de la plupart des bloggers est ambiguë vis-à-vis de la popularité de leur blog, face aux statistiques, au nombre de visiteurs, de commentaires et à la qualité de ceux-ci. Mais c’est peut-être le prix à payer pour certains de parler en public, mais sans public vraiment identifié, de parler pour soi en espérant que les autres écoutent.

Les blogs, des communautés ?

Je n’arrête pas de marteler (vous vous en rendez compte si vous lisez les articles annexes) que la notion de communauté n’existe pas concernant les blogs, web 2.0 ou pas.

Prenons un cas concret. Ce blog… Selon vous combien de personnes forment la communauté de ce blog ? Pas d’idée. C’est l’une de vos premières visites… Allez, je vous aide… Environ 1 600 visiteurs unique par jour en septembre, qui tendent progressivement vers 1 900 à 2 000 depuis un mois. Mais restons sobres. 1 600 visiteurs. Pas mal. C’est vrai. Bon alors, allez y. Je vous écoute ? Pardon, combien de personnes pour la communauté de ce blog ? Allez dernier coup de pouce… Une centaine d’abonnés au fil RSS des Zed. Toujours pas d’idée ?

Je n’en sais rien objectivement moi-même. Mais je me fis aux résultats des statistiques… Pourcentage de visiteurs qui reviennent : 2 % ! Deux malheureux pour cent, c’est une communauté pour vous ? Pas pour moi.

Soyons honnêtes. Arrêtons de parler de communauté lorsque plus de 90 % du trafic sur le blog provient des moteurs de recherche. Google en tête. Au passage, vous pensez que la plupart des Googleliens savent ce qu’est un blog ? Non, la plupart d’entre eux lisent l’article sans même se rendre compte que c’est un blog qu’ils visitent…

Prenons, un autre critère qui pourrait fournir l’alibi des communautés : les commentaires ! Je m’étais amusé lors de la rédaction du billet précédent à compter le nombre de billet depuis début décembre sur votre blog (celui de Stéphane Nau). Signalons qu’il publit chaque jour de la semaine (au passage, je ne crois pas contrairement à ce qui a été dit que cela soit nécessaire). Résultat. Pas de commentaires avant le 7 et le 8 (la conférence). Depuis des réactions à un billet suite à un commentaire polémique sur un autre site… sinon, rien.

Normal. Il n’y a rien d’étonnant à cela. Sur les blogs, nous rencontrons les mêmes problèmes que sur les forums ou dans les groupes de discussions, mailings lists et autres. La grande majorité des lecteurs est passive… Une infime minorité ose laisser une trace. Web 2.0 ou pas, la situation n’est pas prête à changer. Elle est profondément humaine.

Pouvons nous dire que suite à la publication de l’article sur lille3 lors des grêves anti-cpe, ce blog est une communauté d’étudiant car par un épiphénomène, 544 commentaires ont été laissé sur le billet ? Que ce site appartient au monde de la petite souris blanche d’origine Allemande car c’est la page la plus visité et que j’ai croisé les doigts pour rester le moins longtemps possible dans les premières pages de Google sur la requête de son nom…

Donc, pas de communauté du côté des commentaires…

Pardon, vous la trouvez où votre fameuse communauté ? parce que les entreprises, les vrais (pas les PME du style Ed Productions) arrivent tardivement sur le marché, qu’il faut leur faire miroité quelque chose qui n’existe pas ?

Le blog est mort, vive le CMS ou l’avenir du blog

Oui, oui, c’est bien moi qui aie écrit [Si l’on avait encore besoin d’une confirmation de l’importance des blogs
|https://les-zed.com/si-lon-avait-encore-besoin-dune-confirmation-de-limportance-des-blogs|fr] voici quelques mois.

Mais les choses évoluent vites, trop vites pensent certains dans le monde de l’Internet. Podcasting et vidéoblogging, ce n’est pas l’avenir des blogs ? ais-je dit également… Donc, où est l’avenir dans tout cela si les blogs sont morts ? Car en effet, le choix de l’entreprise doit déjà se porter ailleur si elle désire être à la pointe. Autant pour elle faire l’impasse sur le blog.

En effet, les blogs atteignent leurs limites, même Microsoft l’a compris avec son système de blogs, tout comme Yahoo. D’ailleurs nous sommes aujourd’hui dans une situation où il est difficile parfois de savoir ce qui est un blog et ce qui n’est pas un blog. Il faudrait pour cela redéfinir ce qu’est un blog concrètement : écrit, audio, vidéo ? un classement de billets au fil du temps ? La présence des commentaires ? L’archivage des données ? La manière d’écrire ? La présence des fils RSS ? La création de moteurs de recherche ou d’annuaires spécifiques blogs ? Que faisons nous des trackbacks dans l’histoire. Ils ne sont plus utilisés pour cause de spam 🙂 Le trackbacks n’était pas l’essence du blog ? Qu’est ce qui vous permet de dire : ce site est un blog ? Vous dites que le successeur du blog doit être un outil qui remplisse la même fonction de communication. Pour moi, cela ne veut pas dire grand chose. Quel sens donner à communication ?

Je connais des sites qui ont l’apparence de blogs mais qui ne sont pas des blogs et des sites qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à un site « standard » en php, seulement ils ont été créés à l’aide d’un outil de blog. Allez-y comprendre quelque chose.

En fait, les blogs en tant que tel vont se fondre dans les sites… Dans quelques années, on ne dira plus :«Tu as un blog» mais on reviendra à l’appellation, tu as un site.

L’avenir est certainement à des solutions CMS comme Joomla ou Drupal (si l’on considère Drupal comme un CMS). Les blogs n’étaient qu’une étape vers ces CMS… Les limites des blogs explosent de cette manière. Plus de limites, donc plus la possibilité de dire : «On ne peut pas créer de site avec un blog».

Autre soucis comment nous positionner par rapport aux sites qui seront de simple agrégateurs de flux RSS, notre position par rapport au droit d’auteur. Et aussi, comment nos lecteurs lirons nos sites. Depuis l’agrégateur (c’est à dire sans venir sur le site pour ainsi dire) ou en continuant de passer par les sites ?

Le développement des technologies liées au téléphone portable ne va pas aider en cela, sans parler de la géolocalisation…

La grande révolution des blogs, plutôt que « la communication » n’est-elle pas la mise en avant de la technologie des fils d’agrégations ? Et que ferons nous demain avec ces fils RSS, ATOM…

Donc, je confirme le Podcasting et vidéoblogging, ce n’est pas l’avenir des blogs ? et de nouveau, nous allons devoir avoir une approche différente, même si le billet continuera d’exister il devra coexister avec d’autres formes d’écritures… des pages fixes, des livres, des forums, voir des chats, des images, des vidéo, des présentations powerpoint en rapid elearning… pour d’autres diffusions. Arrêtons donc de dire que le contenant n’a pas d’influence sur le contenu… Sinon, pourquoi cette liberté de ton, ces styles si différents dans les blogs si la communication est identique quelque soit le support.

Dernier détail, partout, il est recommandé d’écrire des articles courts dans les blogs… Normal, la lecture à l’écran, etc. mais dès que l’on veut aborder un problème qui demande des explications, la longueur pose un problème dans les blogs… et pourtant, j’ai outrepassé la règle de l’article court une nouvelle fois 😉

Un nouvel exemple que si les règles édictées pour les blogs, valables en général, sont connues et maitrisées, c’est un peu comme lors de la composition d’une photo, on peut passer outre. Idem pour le règle de l’orthographe car j’ai entendu dire que dans les blogs nous devions écrire sans faute 🙂 Mais là, je déborde et je profite de ce blog pour faire de la pub pour la prochaine rencontre blog en nord qui aura pour thème l’écriture multimédia (donc, dans les blogs).

Quelques billets que j’ai commis qui peuvent éclairer votre point de vue (Christian, c’est aussi pour toi si tu n’as pas assez d’info dans ce billet 😉 :

Mise à jour le 19 décembre :
Pour relativiser nos propos… un lien vers de Laurent Dupin sur Zdnet suite au soucis de L2M et du web 3… quelques jours plus tard après son passage à Lille… mais qui replace à mon sens bien le blog et le blogger dans son contexte.
Je profite de cette mise à jour, juste pour info, pour indiqué que M. Nau (qui n’a pas laissé encore de commentaire ici, ni sur son blog dans l’article concerné) explique le pourquoi de son blog, peut-être justement en réponse à mes propos… Vous pourrez comparer ici 🙂 Tiens, au passage, voici la partie textuelle de son titre de fichier : je-veux-etre-utile-entreprise-entrepreneur-communication, alors que le titre du billet est : Pourquoi ce blog ?. Euh, c’est bien pour les moteurs de recherche, non ?

Blog en nord ne serait pas un réseau de bloggers du nord !

soutien blog en nordC’est pas malin de ma part de m’être mis à dos les officionados de l’accessibilité ces derniers jours…

Comme vous le savez certainement je suis l’un des fondateurs de blog en nord : Le site des bloggers du nord de la France et de Belgique. Jeudi, à Lille avait lieu la sacro sainte journée net2006 et cela y parlait beaucoup de blogs. Je n’ai pu y assister qu’une petite partie de la journée pour un atelier sur les blogs et l’entreprise.

Et voici les commentaires qui apparaissent. Normal, sauf que, à leur lecture, je trouve ceci : « Comme Christian et moi-même vous le proposions en soirée, il nous semble pertinent de créer un Réseau de Blogers du Nord. A votre disposition pour en discuter de vive voix ( contacter moi par mail).» Gloups… Blog en Nord n’est donc pas le réseau des bloggers du nord ? Ma recherche internet sur mon cher Google donne pourtant Blog en nord, comme premier résultat pour l’expression réseau bloggers nord.

La personne qui a mis ce message, christine lecomte est une illustre inconnue pour moi, elle insiste… sur la vie en rose et là, oh, surprise… Fabienne Bachimont qui organisait cette journée répond : «Christine, comme nous en avons parlé au congrès nous sommes également partant pour vous aider à mettre en place ce réseau». Pourtant, Fabienne Bachimont connaît l’existence de Blog en nord, puisqu’elle m’écrivait au mois de septembre : «Je suis en train d’organiser également un congrès qui aura lieu le 7 décembre sur le thème « internet et web 2.0 : mutation, évolution, révolution. Un blog sera mis en place en octobre et je serai très heureuse de faire référence à votre blog.»… Depuis plus de nouvelles… et seuls mes commentaires font références à mes blogs. Merci pour l’aide apporté à blog en nord. Deux poids, deux mesures ?

Pourquoi je réagi ? Je pense qu’il vaut mieux taire la rumer dès qu’elle s’annonce. Je ne peux donc pas laisser dire qu’il n’existe pas de réseau de bloggers dans le Nord. Je me pose une question : Comment une personne qui ne semble pas connaître les blogs, ni les moteurs de recherche peut elle lancer un réseaux de bloggers sur le Nord sans arrière pensée ? Je ne pense pas, à la différence de Paris qu’il y ait de la place pour deux réseaux de bloggers sur le Nord. Je pense que la moindre des courtoisies, lorsqu’une personne concernée par ce projet passe sur le site Blog en Nord (merci les stats et autres systèmes), elle pourrait me faire parvenir un message pour m’expliquer leur projet. Que des personnes représentant des instances régionales reconnues pour le domaine de compétence ne réagissent pas plus. Parce que depuis un certain temps, je m’aperçois que certaines « entreprises » sembleraient heureuse de mettre la main sur Blog en Nord. Etc.

Donc, en conclusion, si vous soutenez un temps soit peu ce que nous avons réalisés jusqu’ici sans moyen avec Blog en nord, n’hésitez pas à laisser un commentaires ici ou mieux sur blog en nord 🙂 Si des structures, entreprises, etc. souhaitent également soutenir Blog en nord, à votre bon coeur 😉

Les liens vers le billet d’origine qui m’a fait réagir est indiqué sur Blog en Nord… Je ne pense pas qu’ils aient besoin de ma publicité et d’un lien supplémentaire.

Mise à jour quelques minutes plus tard : Si vous soutenez Blog en Nord, vous pouvez désormais mettre en place la pastille blog en nord avec le lien vers le site Blog en Nord c’est encore mieux ;-). Merci d’avance et n’oubliez pas que plus elle est diffusé, plus nous serons nombreux.
« Mise à jour quelques heures plus tard » : Christine Lecomte n’est plus une inconnue… Cela fait deux mois environ qu’elle a découvert les blog :-(( Mise à jour de la mise à jour : Visiblement une confusion existerait. Le lien ne pointe pas sur le blog de Christine Lecomte mais sur celui de Vanina Delobelle. Cela va mieux en l’écrivant !

Blog en nord renaît…

pub blog en nord référencement

Après quelques mois de silence et un appel à l’aide Blog en Nord retrouve des couleurs.

Blog en Nord organise une table ronde sur le référencement le 29 septembre 2006 de 14 h à 17 h à l’université Charles-de-Gaulle – Lille 3 (par ici pour l’itinéraire) dans l’amphi F du niveau bas au bâtiment B de l’Université – Domaine universitaire du « Pont de Bois » à Villeneuve d’Ascq (suivre fléchage IDIST), avec le soutien de l’UFR IDIST

Les têtes d’affiche sont : Olivier Andrieu —Abondance et son blog et Sébastien Billard — Référencement, Design et Cie

Pour tout renseignements et réservation (l’accès à cette table ronde est gratuite, mais l’inscription fortement conseillé, le nombre de places étant limité), consultez Blog en Nord.

Au passage, une réunion est en préparation pour mettre en place une nouvelle organisation pour Blog en Nord… Vous pouvez les contacter à cette adresse mail.

Les définitions du web 2.0

Excusez du terme, mais je dois être « con ». Malgré que je traîne dans le milieu de l’informatique depuis 20 ans, que je navigue dans le monde d’Internet depuis une dizaines d’années, excusez-moi (pourquoi je m’excuse ?) mais je ne sais toujours pas ce qu’est le web 2.0. Inconcevable pour un enseignant, une formateur spécialisé dans Internet. Je comprends vos réactions. Mea culpa. Et faute avoué à demi pardonnée.

En plus, voilà t’y pas que les blogs qui ont tendance à m’influencer parlent web 2.0 (Blogokat, Brich59… J’arrête là ma liste car elle remplirait la page 😉 Pardon pour les autres, mais ces deux blogs sont en haut de mon agrégateur :-).

Je me dis : «Garçon, il serait temps que tu t’y mettes, tu pourras ainsi répondre à tes futurs étudiants.» Donc, je vais vers la solution de facilité, je google 🙂 —Ben, oui, c’est dans le dico anglais, pourquoi pas le conjuguer dans le français maintenant ? Donc, je google :«définition du web 2.0»… 56 300 000 réponses. Je savais le sujet à la mode, mais quand même. J’ai vraiment du retard. Bon, j’vais réduire aux pages en français… Ouf, plus que 1 100 000 de pages. Encore un petit effort, juste pour voir. Y’a quand même 10 200 pages pour l’expression « »définition du web 2.0″» et là, commence une lecture édifiante. Aucun site n’est capable de fournir une définition du web 2.0 🙁

Je vous les livre dans l’ordre de Google (sans reparler des sites mentionné dans un autre billet) :

  • WebRankInfo indique comment indexer des sites basés sur le web 2.0 dans les moteurs de recherche, parle beaucoup d’AJAX (Je reviendrais sur celui là un de ces jours s’il existe encore) avant de nous livrer la synthèse de Kesako :
    • D’un côté, il est vu comme le basculement des techniques vers des services, de l’autre il représente un nouveau réseau d’interaction sociale. Dans les deux cas pourtant, il replace l’utilisateur et ses relations avec les autres.
    • Concept technologique pour les uns, évolution fonctionnelle du Web pour les autres, vaporware marketing pour d’autres encore…
    • Le web 2.0 est une plate-forme d’innovation qui fait en quelque sorte du web un système d’exploitation.
  • Fred Cazzava est second de la liste pour une première définition. Là, j’apprends que les avis sont partagés. D’ailleurs Fred nous propose la définition de Wikipedia mais n’est pas complètement satisfait de cette version, car il trouve que «le web 2.0 est pour l’instant une notion un peu fourre-tout». Il tente ensuite de manière fort satisfaisante (même si je n’approuve pas tout) d’étudier les motivations de ceux qui essayent de construire le web 2.0. Il se pose également la question de savoir si c’est une révolution ou une évolution (je penche pour cette deuxième solution). J’adore son image de l’analogie entre le web 2.0 et les pellicules photo APS qui reste une pellicule photo (et j’ajoute qui marqua le chant du cygne de l’argentique, car les numériques firent leur apparition). J’aime cette image malgré les rétractations de l’auteur.
  • Expressions.be propose l’article de O’Reilly au sujet du web 2. 0 résumé pour les fainéants… auquel il ajoute un commentaire personnel : «le Web 2.0 est un concept marketing !» et un peu plus loin, parlant des 16 pages de l’article : «On est dans la description d’une tendance.» C’est pas encore dans ces pages que je vais trouver ma définition. Regardons quand même les pistes : le web comme plate-forme, le concept du « The long tail », être un activateur social, RSS comme méta web, l’importance des données, des outils qui restent en version bêta pendant des années, penser syndication et pas coordination, le logiciel n’est plus lié à une machine, l’expérience utilisateur enrichie. Ouf, paraît qu’on n’est pas obligé de respecter tous les principes pour être estampillé Web 2.0 🙂
  • davduf lui aussi nous propose la version de quelqu’un d’autre comme tentative de définition du web 2.0, celle d’Edward Bilodeau traduite en Français par omacronides.com : «Les utilisateurs fournissent les données (qui appartiennent ensuite à la compagnie), les métadonnées (qui appartiennent ensuite à la compagnie), construisent l’application (qui appartient ensuite à la compagnie) et payent la compagnie continuellement pour avoir le droit d’utiliser l’application qu’ils ont construit pour accéder et manipuler les données qu’ils ont fournit.» Ce n’est pas engageant 🙁
  • xmlfr.org donne deux définitions du web 2.0 dans un mini-dossier intitulé web 2.0 : mythe et réalité (tout un programme). Dans la première, qui n’est pas une définition en tant que telle, on apprend que le «Web 2.0 n’est pas un standard mais plutôt une série de principes d’utilisation de technologies existantes», que «le Web 2.0 est un concept flou qui regroupe un certain nombre de tendances et chacun semble en avoir sa propre définition comme on peut le constater devant la foison d’articles décrivant ce qu’est le Web 2.0». (Ce flou artistique concernant le web 2.0 existe toujours, le dossier a été écrit en décembre 2005). Ensuite, toujours dans sa première définition et comme beaucoup d’autres, nous avons le droit à des définitions issues d’autres sources, notamment celle de la version française de Wikipedia. Attention, ce n’est pas la traduction de la version anglaise… Plus loin dans le dossier, une autre définition, celle de Paul Graham : «Le Web 2.0 c’est utiliser le web comme il a été conçu pour être utilisé. Les « tendances » que nous distinguons sont simplement la nature inhérente du web qui émerge des mauvaises pratiques qui lui ont été imposées pendant la bulle Internet».
  • itr manager suite à la seconde édition de la conférence Web 2.0 écrit «Il est même devenu urgent de délimiter l’étendue du terme « Web 2.0 » déjà très débattu, les uns le considérant comme le nouveau buzzword marketing à la mode et lui prédisant une disparition précoce sous les quolibets, les autres comme l’alpha et l’omega des nouveaux modèles de développement du Web. C’était là le thème fédérateur de cette conférence « Web 2.0 », version d’octobre 2005.» (Je crois savoir de plus en plus aisément où je me situe). Puis l’article continue par une présentation des arguments de Tim O’Reilly (voir un peu plus haut). Bon, je retiens quand même que l’utilisateur, tout à la fois consommateur et producteur d’information est au centre du Web 2.0. Visiblement, cet article à une suite mais où ?
  • Avec le.web.2.0.googlepages.com, je me dis que je vais enfin la trouver ma définition… C’est que j’arrive déjà en bas de la première page de Google, moi. Alors, pensez bien, un site consacré au web 2.0, ils doivent savoir de quoi ils parlent. Patatrac. «Le Web 2.0 ne peut être résumé à une technologie ou une technique, c’est un ensemble de bon procédés qui suivent une évolution logique du Web. C’est une notion (un concept) qui n’a pas vraiment une définition mais plusieurs.» Enfin, il paraît que l’on peut résumer le concept Web 2.0 en deux aspects : l’un qui est technique (interfaces enrichies) et l’autre qui est plus lié à la communication et le partage (partage d’information, diffusion d’information et marketing viral). Grande découverte : les internautes deviennent acteurs, c’est cela la philosophie du Web 2.0 ! Après le village mondial, les acteurs… :-((
  • La page publié le 20 juin dernier, parle de nouvelle définition ?… Et, attendez, j’ai pas encore une seule et unique définition que l’on parle déjà d’une nouvelle. Je comprends rien, moi. Ah tiens, ils ont eux aussi effectué une petite recherche qui leur a permis d’obtenir une multitude d’explications 🙂 J’suis pas le seul alors. Cela rassure. La définition de wikipédia y passe, celle de 01Net et là, oh surprise… je fais du web 2.0 sans le savoir depuis presque 2 ans… «tout le monde s’accorde à dire que la meilleure représentation actuelle du Web 2.0 reste les blogs.» Enfin, relativisons, tout le monde… c’est les premiers qui le disent dans mes lectures de ce soir. Tout cela pour parler dans leur billet de « l’affaire Ouriel Ohayon » 🙁 En plus, moi qui pense que le blog et ce que cela représente est déjà dépassé, doit-être au web 3.0 alors.

Tournons la page

  • Le web 2.0, promesses et enjeux, tel est le titre de la présentation en ligne sur le web 2.0 que l’on trouve au sommet de la deuxième page de ma recherche Google. En préambule aux 14 écrans de présentation, il est indiqué : «Il n’y a pas de vérité définitive sur le sujet» et «les avis divergent selon les intervenants». Toujours pas de définition ici.
  • Enfin, me dis-je, une définition personnelle du web 2.0. Peut-être vais-je y voir plus clair ? Mais, là encore, déception. Je lis que «les sceptiques donnent de moins en moins de voix». Je pense qu’avant d’être un tant soit peu sceptique, il est nécessaire de savoir de quoi l’on parle et je n’arrive toujours pas à le savoir. Mais, voilà la phrase qui sauve tout : «le web 2.0 peut être ambiguë et difficile à expliciter». Mais ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément avait écrit Boileau. Enfin ! Voici la définition proposée par JB Boisseau :
    • à la base, la phase de consolidation (comme dans toute révolution industrielle) de l’ère Internet : la bourse qui repart, des budgets qui se débloquent, des acteurs (dont quelques emblèmes) qui innovent, les infrastructures qui se déploient et augmentent les possibilités (en terme d’audience, de performances, et d’opportunités)
    • du coup, les usages entrent dans une nouvelle phase : une phase de maturité dans laquelle les utilisateurs peuvent se réapproprier le web. Ils cherchent, achètent, publient, discutent, téléchargent…
    • un cercle vertueux est alors en place : le public est satisfait => les innovations rapportent de l’argent aux investisseurs => les investisseurs débloquent plus de fonds => les innovations se multiplient => le public est satisfait
      On se croirait dans un monde parfait. Le développement de la culture en parallèle me fait déjà grincer des dents à certains mots évoqués : innovation, participation, ouverture, le web en tant qu’univers, standards du web, sympathie pour l’open-source, jeunesse, souvenir de l’éclatement de la bulle ! Je ne comprends pas la conclusion… Je dois être fatigué. «le Web 2.0, c’est la culture Google»
  • Yades’ Blog revient sur l’origine du terme dans un discours très financier : «les nouveaux modèle de revenus seront innovants et basés sur le partage des contenus par syndication».
  • Dans l’interview de Pierre Chappaz (Wikio) dans le JDN, le journaliste abonde dans mon sens :«Un concept tellement mis à toutes les sauces que l’on s’y perd». Je résume la définition proposée : le concept de Web 2.0 regroupe l’intervention des utilisateurs dans les services Web (des sites beaucoup plus interactifs, aux utilisateurs actifs qui contribuent au contenu) et un changement technologique (Ajax, et la navigation par tags par exemple).
  • Christophe écrit : «se passe t-il vraiment quelquechose ? N’est-ce pas qu’une impression très subjective d’accumulation de petites nouveautés hétéroclites et sans cohérence, fruits du travail solitaire de quelques informaticiens en mal de reconnaissance ?». Plutôt que de donner une définition formelle du Web 2 .0, Christophe propose «de le cerner en décrivant deux services en ligne qui s’en réclament et peuvent être utiles au veilleur.» car une définition est trop épineuse. Je ne corrobore pas son point de vue comme quoi l’un des principaux arguments des opposants à cette terminologie est justement cette définition. Il est bien trop réducteur. Certains, selon Christophe, y voient un terme venant «naturellement» recouvrir une réalité existante, mais d’autres, souvent des informaticiens, n’y voient qu’un nouveau concept marketing générateur d’une bulle dont l’avenir ne manquera pas d’être aussi funeste que celui de la précédente. J’aurais plutôt tendance même si je ne suis pas informaticien à faire partie des autres…
  • Observatoire du synapse pays de la Loire qui s’est penché sur la question et propose un dossier, nous pour définir le web 2.0, deux approches se complètent : l’une centrée sur les usages sociaux et l’autre focalisée sur les technologies. La définition de Wikipédia est reprise ainsi que celle de Richard MacManus (Web 2.0 Explorer) : «Le web 2.0 est social, est ouvert (ou il le devrait), il vous laisse le contrôle de vos données, il mélange le global au local. Le web 2.0 correspond à de nouvelles interfaces – de nouvelles manières de rechercher et d’accéder au contenu. Le web 2.0 est une plateforme – et pas seulement pour que les développeurs créent des applications comme Gmail ou Flickr. Le web 2.0 est une plateforme prête à recevoir les éducateurs, les médias, la politique, les communautés, pour pratiquement chacun en fait ! … Le web 2.0 c’est tout cela et ne laissez personne vous dire que c’est l’une ou l’autre de ces définitions. Le web 2.0 parle des personnes, quand le web descend à eux.»
  • La définition du web 2.0 de Kevin Rose (créateur de Digg.com ) est donnée dans une interview à ZDNet : «le web 2.0 possède de nombreuses facettes à la fois techniques et sociales. Pour moi, la plus importante est la collaboration d’une large communauté d’utilisateurs. Ce modèle est au cœur des stars du web 2.0 telles que Flickr, Del.icio.us et Odeo, qui réunissent les internautes autour d’une thématique et leur donne les moyens de collaborer. L’idée de changer la nature du web 1.0 est très excitante. Nous passons d’une Toile «à sens unique» et en «lecture seule» à la construction d’une nouvelle Toile bien plus interactive, basée sur le partage et la collaboration.»

Me voici en fin de la seconde page des résultats sur ma recherche… Je pense que je peux encore explorer les liens vers de multiples pages, j’arriverai à un constat : la définition du Web 2.0 n’existe pas.
C’est un concept et je commence à comprendre pourquoi je n’accroche pas à ces notions développés un peu partout. Je reprends quelques éléments trouvé ici ou là qui semblent être l’essence même du web 2.0 : la publication collaborative, les usages communautaires et la notion de communauté d’utilisateurs, le partage de contenus, la personnalisation des services. Non, je ne peux pas accrocher.

D’accord pour la publication collaborative, par contre, je crois que je commence à faire des allergies à la notion communautaire… Arrêtons de rêver. Ne revenons pas à la sempiternelle illusion du web village mondial. J’ai l’impression quand je lis cela que personne n’a jamais vécu dans un village.

Arrêtons de croire que nous partageons réellement toutes nos informations sur le web. Je ne parle que du cas du web ici, pas d’intranet. Le sujet est différent, les approches sont différentes. Au passage, concernant ces communautés, j’ai l’impression que certains confondent vie à l’extérieur et à l’intérieur de l’entreprise. Ils voudraient nous faire vivre dans un monde qui serait structuré comme un grande entreprise… Big Brother n’est pas loin.

Soyons un temps soit peu honnête vis-à-vis de nous même et reprenons par exemple les termes évoqués ci-dessus. Je commence par la publication collaborative que j’aime bien pourtant. Mais réfléchissons. Lorsque vous participez, collaborez ! Est-ce anodin ? Vous connaissez beaucoup de personnes qui collaborent pour la gloire ? Moi, j’en connais. Oui. Mais elles ne sont pas nombreuses. Au passage, que deviennent les fabuleux réseaux sociaux dont on nous vantait tant les mérites voici moins de deux ans.
Pour les usages communautaires et la notion de communauté d’utilisateurs, je me suis déjà exprimé de nombreuses fois sur le sujet, l’une des dernière fois ici. Les communautés n’existent pas. Le partage de contenus lui aussi n’est pas bénin. Que partageons nous ? Des recettes de cuisine ? Bien sûr qu’en écrivant ce billet je partage des choses… mais lesquelles. Vous pensez que si je trouve la dernière technique super sophistiquée pour référencer mon site de manière imparable je vais aller le crier sur les toits, vous pensez que je vais livrer en pâture les dernières stratégies pour Ed Productions que nous avons temps de mal à préparer… Non, soyons juste nous partageons les informations que nous souhaitons partager… Ce n’est pas du partage pour moi. C’est du jeu d’informations. L’exemple du buzz marketing ou des diggs like en est une preuve parfaite. La personnalisation des services me pose problème tout comme les références à la bulle Internet, à la rémunération du Web 2.0. Là encore, ne nous cachons pas la vérité. L’argent est souvent le nerf de la guerre. Quant à la personnalisation des services cela me rappelle le discourt quelques années en arrière qui disait : « nous devons faire un site web pour chaque visiteur ! » et je ne crois pas que la fait de pouvoir changer l’habillage d’un site par exemple soit une grande avancée dans le domaine. Par contre, les systèmes d’e-commerce appliquent ces leçons. Mais n’êtes vous pas parmi les premiers à râler contre les coockies ? J’entends parfois les mêmes sonorités de discours concernant le web 2.0 que ce que j’entendais peu avant la bulle internet… Nostalgie, nostalgie quand tu nous tiens. La révolution Internet, c’est faite en plusieurs années… en douceur. La bulle internet, en quelques mois. Le web 2.0 en quelques jours (suite à la première conférence). Au niveau technologique, beaucoup de personnes pensent qu’Ajax c’est LA technologie d’avenir, mais voilà Fred Cazzava dans ces prédictions pour le second semestre 2006 qui nous dit que Ajax n’est qu’une transition 🙁

Et si le web 2.0 était en réalité à l’image d’Ajax, une transition. Mais, je viens de vérifier dans le dictionnaire des synonymes de Word, l’un des synonymes de transition est évolution. De là à prendre une évolution naturelle pour une révolution !
J’adore la conclusion de l’article dans WebRank Info : «Vous aurez compris que je ne saisis pas assez bien ce qu’on appelle le Web 2.0 pour vous le définir précisément, par contre il me semble que c’est un concept intéressant à connaître…». Je m’entendrais parler !

C'est ma femme qui va être contente

Office 2007, la future version de Microsoft Office devrait être bilingue pour la première fois au monde. En effet, la traduction Alsacienne de la suite bureautique sera disponible à annoncé le président de Microsoft France, Eric Boustouller.
50 000 mots à traduire. Déjà 2 500 mots du glossaire de base sont traduits. Alors commencez votre apprentissage. Navigateur se dira « webschnuffler » et clavier par « taschtbrett » (ne pas confondre avec « tratschbrett, l’un est une planche à touches, l’autre une planche à blablater).

Je ne résiste pas à vous annoncer au passage que la Commission Européenne a finalement tranché. L’Union Européenne va se doter d’une langue unique, à savoir… le français. Trois langues étaient en compétition: le français (parlé par le plus grand nombre de pays de l’Union), l’allemand (parlé par le plus grand nombre d’habitants de l’Union) et l’anglais (langue internationale par excellence).
L’anglais a vite été éliminé, pour deux raisons : l’anglais aurait été le cheval de Troye économique des États-Unis et les britanniques ont vu leur influence limitée au profit du couple franco-allemand en raison de leur légendaire réticence à s’impliquer dans la construction européenne. Le choix a fait l’objet d’un compromis, les allemands ayant obtenu que l’orthographe du français, particulièrement délicate à maîtriser, soit réformée, dans le cadre d’un plan à cinq ans, afin d’aboutir à l’euro français.

  • La première année, tous les accents seront supprimes et les sons actuellement distribues entre « s », « z », « c », « k » et « q » seront répartis entre « z » et « k », ze ki permettra de zupprimer beaukoup de la konfuzion aktuelle.
  • La deuzieme annee, on remplazera le « ph » par « f », ze ki aura pour effet de rakourzir un mot komme « fotograf » de kelke vingt pour zent.
  • La troizieme annee, des modifikations plus draztikes zeront pozibles, notamment ne plus redoubler les lettres ki l’etaient: touz ont auzi admis le prinzip de la zuprezion des « e » muets, zourz eternel de konfuzion, en efet, tou kom d’autr letr muet.
  • La katriem ane, les gens zeront devenus rezeptifs a des changements majeurs, tel ke remplazer « g » zoi par « ch », zoi par « j », zoi par « k », zelon les ka, ze ki zimplifira davantach l’ekritur de touz.
  • Duran la zinkiem ane, le « b » zera remplaze par le « p » et le « v » zera lui auzi apandone, au profi du « f ». Efidamen, on kagnera ainzi pluzieur touch zu le klafie. Un foi ze plan de zink an achefe, l’ortokraf zera defenu lochik, et le chen pouron ze komprendr et komunike. Le ref de l’Unite kulturel de l’Europ zera defenu realite

Les Alsaciens comprendront 😉 Bon, revenons à un peu plus de sérieux. Office 2007 dans un premier temps. Windows, pardon Vista devrait être également traduit… selon l’article de 20 minutes.

Reste quelques questions. Mais que font les bretons, les basques, les catalans… dans cette histoire ? Et la version chti, elle est pour quand ? Je vous rappelle que Google existe déjà en chti.

Merci à Jo Fischer d’avoir relayé l’info.

TIC et PME, TIC et TPE : La saga de l'été selon ed

Vous connaissez, je pense mes positions et mon attachement à l’usage des TIC ou TICE dans les TPE (Très Petites Entreprises) ou les PME…
Non, alors, je vous conseille les lectures des billets suivants 😉

Aussi, même si cela « date » de 2003, j’ai découvert dernièrement le livre TIC et PME : des usages aux stratégies. (édition l’Harmattan – Isnb : 2 -7475-4971-2). Un ouvrage collectif sous la direction de Martine Boutary. Les auteurs outre Martine Boutary sont Catherine Madrid, Marie-Christine Monnoyer, Dorsaf Omrane, Angélique Roix et Béatrice Vacher. Toutes des universitaires !

Voici la présentation de l’éditeur de cet ouvrage :
L’insuffisante intégration des Technologies de l’Information et de la Communication dans les PME et la faible appropriation de ces technologies par les acteurs de ces entreprises sont-elles inéluctables ?
A partir d’un travail de terrain et d’un fort ancrage sur les spécificités des PME, six chercheurs ont croisé leurs regards pour identifier les variables stratégiques, organisationnelles ou environnementales pouvant expliquer des situations très diverses et parfois paradoxales.
Il n’y a pas de modèle de  » PME branchée « . En revanche, les auteurs mettent en lumière des profils plus prometteurs que d’autres, et attirent l’attention sur le fait que les PME ne sont pas des acteurs économiques  » désargentés  » ni des opérateurs ayant toujours  » le nez sur le guidon « .

J’ai commencé la lecture du livre : la préface de Louis Raymond puis l’introduction et ma méthodologie. J’ai aussi survolé la table des matières :

  • Le dirigeant confronté à lé décision d’investissement en TIC
  • La proximité, facteur d’influence sur l’intégration et l’appropriation des TIC
  • Scénarios d’évolution : entre adaptation et mutation
  • À quoi servent les TIC ? Ce qu’en disent les PME
  • Les problématiques marketing associées aux usages commerciaux des TIC dans les PME
  • Regards croisés pour une analyse systématique des sites web
  • Des adaptations organisationnelles à l’organisation stratégique.

Rapidement, je me suis dit : qu’est ce que je dois faire… Lire le livre et en dire ce que j’en pense ? l’annoter au fur et à mesure et livrer mes remarques ? traiter un chapitre à la fois ? m’appuyer sur cette lecture commenté pour fournir mes positions, mes points de vue, mes exemples ? J’ai hésité… puis j’ai décidé de mélanger ces différentes approches pour en faire une saga des TPE et des PME face aux TIC. Ce qui m’a poussé à employer cette façon de faire ? La fabuleuse aventure de l’ami Adrien (pensez à lui pour vos formations, vos conférences… sur le elearning, le web 2.0 et bien d’autres sujets) et sa fable : Le lièvre et la tortue gagneront ensemble. Autre facteur déterminant, la possibilité que l’ensemble des auteurs puissent réagir à mes propos et à vos points de vue. En effet, les adresses mail des auteurs sont dans le livre, et une fois terminé la rédaction de ce billet, je les préviendrais de mon projet. Je pense que ce peut-être un usage du blog d' »éplucher » un livre de référence.

Donc, à vos clavier à toutes et tous, afin d’enrichir au maximum cette réflexion commune que je vous propose sur l’usage des TIC ou des TICE (selon son origine) dans les TPE ou les PME…

A bientôt pour le premier billet (la diffusion ne sera pas régulière, ne vous attendez donc pas à la diffusion d’un billet chaque dimanche :-)).

Adieu Captain Doc !

Peut-être connaissiez-vous Captain Doc, une publication de l’INIST (Institut de l’Information Scientifique et Technique). J’ai bien écrit connaissiez-vous car le Captain met fin à son voyage et s’arrête avec son numéro de juin.
Adieu les articles, les dossiers et les rubriques sur la culture et la documentation numérique. Le monde de l’infodoc dont fait partie l’IDIST est en deuil.

Enfin, espérons que nous nous trompons. Que le captain n’a fait que jeter l’ancre, grâce à cette bouteille lancée à la mer : « Si la poursuite du voyage vous intéresse, veuillez m’adresser un mail (l’accès à la liste des abonnés m’est interdit) et je vous tiendrai informé de la reprise, sous d’autres cieux, sous une autre identité peut-être, des explorations du ci-devant Captain sur l’océan du net, chaque jour plus menacé dans ses balises et son trafic, mais toujours aussi libre dans son grand large et ses grands fonds. » nous dit le Captain.

Mise à jour quelques minutes plus tard : études photographiques renonce à l’édition en ligne. Petit rappel, études photographiques etait une revue francophone consacrée à la recherche en photographie sous forme de site. Là encore l’adoption définitive de la loi sur les droits d’auteur est mise en cause.