Qu’est ce que la formation professionnelle continue

La formation professionnelle continue a pour objet selon la loi (Article L900-1 du Code du Travail) de :

  • favoriser l’insertion ou la réinsertion professionnelle des travailleurs,
  • permettre le maintien dans l’emploi des travailleurs,
  • favoriser le développement des compétences et l’accès aux différents niveaux de la qualification professionnelle des travailleurs,
  • contribuer au développement économique et culturel de la promotion sociale des travailleurs.

La formation professionnelle vise également à permettre le retour à l’emploi lors d’une interruption de leur activité professionnelle pour s’occuper d’un membre de leur famille en état de dépendance.

L’Etat, les collectivités locales, les établissements publics, les établissements d’enseignement publics et privés, les associations, les organisations professionnelles, syndicales et familiales, ainsi que les entreprises, concourent à l’assurer.

L‘article L900-2 du Code du Travail définit les types d’actions de formation qui entrent dans le cadre de la formation professionnelle continue :

  • Les actions de préformation et de préparation à la vie professionnelle.
  • Les actions d’adaptation et de développement des compétences des salariés.
  • Les actions de promotion.
  • Les actions de prévention.
  • Les actions de conversion.
  • Les actions d’acquisition, d’entretien ou de perfectionnement des connaissances.
  • Les actions de formation continue relative à la radioprotection
  • Les actions de formation relatives à l’économie de l’entreprise.
  • Les actions de formation relatives à l’intéressement, à la participation et aux dispositifs d’épargne salariale et d’actionnariat salarié.
  • Les actions permettant de réaliser un bilan de compétences.
  • Les actions permettant aux travailleurs de faire valider les acquis de leur expérience (VAE)

C’est dans ce cadre que sont misent en place les formations que nous proposons sur Ed Productions, Ed Formations et Lille aux formations.

Si vous êtes acteur dans le monde de la formation professionnelle continue, n’oubliez pas la liste de discussions formateurs qui regroupe déjà 66 membres et le réseau social Ning des formateurs

E-parents

Il y a peu je mentionnais les résultats d’une enquête auprès de nos jeunes dans le billet éducation 2.0. Dans cette enquête, le comportement des parents était abordé. Il est grand temps de devenir e-Parent.

E-Parent au Canada

Je tiens ce terme de E-Parent des Canadiens. Merci à l’incontournable Infobourg (L’agence de presse pédagogique) pour le relais au sujet de la Semaine nationale de l’éducation aux médias au Canada, organisé par le Réseau Éducation-Médias et la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants qui aura lieu du 5 au 9 novembre. Cette année, le thème de la semaine : Devenir e-Parent. Tout un programme.

Effectivement, comme il est dit, je pense que la responsabilité d’assumer notre rôle de e-parent en tentant de comprendre la cyberculture des jeunes et en s’engageant activement dans l’utilisation que ceux-ci font d’Internet est devenu indispensable.

Petit exemple en passant, l’une de mes filles se prénomme Clara. Et hier, elle et sa soeur voulaient lancer la recherche de leur prénom sur Google… sur un poste que je savais non sécurisé. Heureusement, je les ai entendues râler car toutes les places de la première page étaient prises par une certaine Clara M. :-((

Mais revenons au Canada où un tutoriel : Devenir e-Parent pour suivre vos enfants en ligne est déjà disponible en ligne. Ce sont cinq sujets-clés d’environ cinq minutes: la recherche et les devoirs, les relations en ligne, les contenus inappropriés, le cybermarketing, et la cyberdépendance. Certains regretteront la non-accessibilité 🙁

Initiation des parents aux ENT

En France, @ Brest dans le guide « Les espaces publics numériques & l’Ecole », un article de Jérôme Jagoury de la Communauté de communes de Ploërmel propose : L’initiation des parents aux Espaces numériques de travail.

En effet, rappelons nous que les ENT (Espaces Numérique de Travail) doivent faciliter les échanges entre l’école, les parents et les enfants à l’aide d’un outil de communication.

La collectivité de Ploërmel a donc mis en œuvre un dispositif d’accompagnement des classes de CM2 pour l’équipement et la formation des familles :

  • micro-crédit social pour les équipements, composés d’ordinateurs neufs, d’une connexion à Internet haut débit et si besoin, de services d’assistance à domicile (pour l’installation, le paramétrage, et la formation initiale), sont fournis par des partenaires agréés « Internet accompagné » et les foyers connaissant de fortes difficultés financières sont dotés gratuitement.
  • Deux animateurs proposent gratuitement, pour chaque école des formations à l’attention des parents pour la découverte de l’ENT mais aussi, en fonction du niveau de connaissance, l’initiation à l’outil informatique et à Internet.

Je suis curieux de connaître les résultats. Mais que se passera t-il l’année prochaine quand Internet aura pris de nouvelles directions ? Que se passera t-il dans quelques années pour les familles les plus démunis à l’ordinateur obsolète ?

De la documentation… au plagiat sur Internet : enquête sur Internet à l'Université

L’enquête sur les usages d’Internet réalisée à l’Université de Lyon a pour objectif d’observer le comportement de documentation sur Internet dans l’enseignement supérieur. Elle est intitulé : de la documentation au plagiat et dresse des typologies d’étudiants ainsi qu’un comparatif des résultats de l’enquête menée en 2006 avec les résultats de cette année.
L’ensemble des informations sur cette enquête, celle de l’année dernière ainsi que des liens au sujet du plagiat sur Internet sont disponible sur le site Compilatio.

Une mise en parallèle entre cette enquête sur le plagiat et l’enquête européenne en éducation aux médias serait intéressante. Qui s’y colle ? 🙂

Voici les principaux indicateurs des usages d’Internet dans l’enseignement supérieur :

  • Les étudiants favorables à une « formation à la documentation » plagient plus que les autres.
  • Les formations méthodologiques menées seules (sans contrôle) ne font que faiblement baisser le recours au « copier-coller ».
  • 4 étudiants sur 5 (79,7 %) déclarent avoir recours au “copier-coller” !
  • 9 enseignants sur 10 ont déjà été confrontés au “copier-coller”.
  • 3 professeurs sur 5 estiment que les citations sont mal identifiées dans les travaux des étudiants.
  • Plus de 4 élèves sur 5 ont été formés à la « recherche documentaire ».
  • 4 travaux rendus sur 5 existent sous forme numérique, mais 3 travaux sur 5 sont rendus sur papier.
  • Les E.N.T. (Environnements Numériques de Travail) sont utilisés de manière privilégiée pour collecter les travaux par seulement 6% des enseignants.

Cette étude (Pdf de 42 pages – 555 ko) de septembre 2007 a été menée entre avril et juillet 2007 auprès de 1 100 étudiants et 120 enseignants, au sein de trois établissements de l’Université de Lyon.

Info découverte grâce aux infostratéges

l'éducation 2.0 existe t-elle ?

Ma papesse en éducation 2.0 est Florence Meichel… le pape : Adrien Ferro 😉

Ainsi la lecture du billet de Florence Meichel : Les jeunes et Internet où elle fait la synthèse pour la France de l’enquête Mediappro m’intéresse au plus haut point. Elle-même avait trouvé l’information sur Infobourg.

Elle n’est pas responsable de ma suffocation à la lecture du début de cette synthèse… Moi, je me demande où il les trouve leurs jeunes pour l’enquête :-(( Nous ne devons pas fréquenter les mêmes français !

Il ne me reste plus qu’une chose à faire : lire l’enquête européenne en éducation aux médias (Pdf – 353 ko) !

Et je confirme, on peut lire cette étude de différentes façons 🙂

Déjà, le titre me fait sursauter : Appropriation des nouveaux médias par les jeunes. Cela laisse entendre que les jeunes se sont appropriés les nouveaux médias ce dont je ne suis pas certain. Enfin, pas de la manière dont j’entends le terme appropriation.

De plus, même si elle est relativement récente, l’enquête remonte à fin 2005, début 2006 ! J’ai l’impression qu’Internet a changé en un an et demi, voir deux ans (Il suffit de lire la remarque de Julien au sujet du congrès Net2007 pour s’en convaincre 🙂

L’échantillon français est de 873 jeunes scolarisés dans 13 collèges-lycées de cinq Académies, réparti en trois tranches d’âges : 12-14 ans, 15-16 ans et 17-18 ans (classes de cinquième, troisième et première) !

Grosso modo, voici quelques réactions à chaud à la lecture de ce Pdf.

Les jeunes de 12 à 18 ans utilisent Internet chez eux mais pas à l’école pour jouer (sur console également) ou pour employer la messagerie instantanée (en plus s’ajoute le sacro-saint portable) ! La communication avec la tribu par tous les moyens semble leur préoccupation majeure. Par contre, je mets en doute la statistique que près de 6 jeunes sur 10 disent ne jamais communiquer avec des inconnus. Ce n’est pas l’écho que j’ai pu avoir…

Mais la véritable recherche d’informations relève avant tout du travail scolaire 🙁 Quiz des autres usages de l’outil informatique entre autres ? et quand on sait qu’ils n’utilisent pas l’ordinateur à l’école cela laisse dubitatif. D’autant plus que l’on peut discuter sur l’expression «véritable recherche d’informations» cela veut dire savoir faire une recherche basique dans Google ?

Ma première conclusion : les jeunes ne savent pas mieux se servir d’Internet que leurs aînés. Ils savent jouer, communiquer avec leurs copains et… c’est tout ! De là à parler d’appropriation (ce que retiendront la plupart des lecteurs, il y a un fossé).

Les parents présents. En voilà un titre intéressant. Moi, qui entends toujours parler de l’absence des parents vis-à-vis des enfants équipés d’Internet, de la méconnaissance des parents qui sont incapables de surveiller les actes de leurs enfants sur le réseau !

«Les jeunes perçoivent leurs parents comme réellement présents» (ils me trouveraient tyrannique à la lecture de la suite), car ils estiment que «les parents les contrôlent, à l’occasion et de façon limitée, qu’il leur arrive de discuter ensemble d’Internet et de ce que l’on y fait, même si les parents ne l’utilisent pas»… (bah, tiens, je te le dit. Il faudrait le croire. Vous avez déjà été faire un tour sur Skyblog ou sur des sites de jeunes ?

«Il est important de noter que pour les enfants, les parents ne se situent pas dans un autre monde» (sic), je suppose parce ce que les médias électroniques permettent de réconcilier une éventuelle double vie familiale de certains ! Les médias électronique sont-ils désormais la panacée en cas de divorce.
«— Tu sais chérie, il y a le problème des enfants.
— Pas grave, il y a Internet et le téléphone portable» :-((

«Apaiser les relations au sein de la famille» Là encore, que viennent faire les médias électroniques dans cette galère ?

Abordons les problèmes de sécurité et règles : les jeunes prennent progressivement conscience des limites et des dangers d’Internet, mais sont peu concernés ! C’est à rapprocher de «Quand le contrôle est trop strict, les jeunes adoptent des stratégies de contournement et vont faire dans un autre contexte ce que la maison ou l’école interdit.» Ah, c’est bien nos petits anges… Mais les 68% qui déclarent être habituellement méfiants vis-à-vis des informations trouvées sur Internet me laisse septique.

La conclusion de Florence Meichel me rassure : «j’ai le sentiment que cette étude plaide en faveur d’un accompagnement fort vis-à-vis des TIC...»

Mais j’ai intitulé ce billet l’éducation 2.0 existe t-elle, donc revenons à ce qui fait malgré tout le côté 2.0 de la chose y compris en éducation : les outils du web 2.0 !

Justement dans Le web 2.0 pour l’enseignement, SynchrO’live renvoie vers ActionsFLE La classe web2.0 qui redirige à son tour vers Florence Meichel 🙂 Quand je vous dis que c’est la papesse de l’éducation 2.0 🙂

Elle a déniché un billet en trois partie :

La liste impressionnante est effectivement fort intéressante… Mais, à la lecture du comportement de nos jeunes vis-à-vis d’Internet combien utiliseront ne serait ce qu’une infime partie de ces applications ? Je suis à peu près certains que la plupart des enseignants lambdas ne connaissent pas un dixième des catégories d’applications qui sont citées en version 2.0. Un exemple : combien d’enseignants connaît l’existence de traitement de texte en ligne partageable ?

Moi-même, avec les étudiants plus âgés il est vrai, j’utilise, peut-être à tort, peu les outils web 2. Enfin, il ne faut pas exagérer, ils travaillent actuellement sur un blog, nous avons un wiki… Je pense que l’emploi de ces outils est plutôt une utilisation de circonstances et surtout ne faisons pas table rase du passé ! Parfois les choses simples sont celles qui marchent le mieux.

Cette liste d’application web 2.0 en réalité correspond à ce que j’enseigne comme usage à mes enfants.

Je donne un exemple. La plus grande en CM2 étudie actuellement l’informatique en classe au travers d’Open Office. Mais à la maison, je l’ai mise sur Google ! Les filles possèdent également leur blog sous un vrai contrôle parental. On est loin des skyblogs et plutôt proche de ce qui pourrait se faire en classe !

D’une manière globale l’éducation aux outils web 2.0, c’est génial. J’applaudis à deux mains, car un exemple simple, les enfants peuvent avoir accès à leurs travaux depuis chez eux. Seulement, elle ne peut se faire que dans le contexte où les enseignants sont de vrais spécialistes de l’informatique.

Oui au cours d’informatique en primaire, en collège, au lycée… mais par de vrais professionnels de l’informatique, d’internet… Je ne remets pas en cause les efforts des enseignants pour essayer de faire passer cette discipline qui leur est imposée, mais soyons un temps soit peu réaliste, comment une personne qui découvre elle-même l’informatique peut-elle être informée comme nous le sommes des évolutions rapides de notre environnement multimédia ?

De plus, (je sais, c’est mon cheval de bataille), comment imposer des outils web 2 avec ce satané B2i ?

Mais entendons nous bien sur le sens de web 2.0. Je vous conseille fortement la lecture de l’Amnésie 2.0 de Blogo Numericus avec qui je partage le point de vue y compris sur les perspectives sur le développement de plates-formes sociales qui changent radicalement la donne !

Je comparais dernièrement en privé les frémissements autour de Facebook semblables à ceux que j’avais connus autour des blogs voici quelques années. Facebook dépasse le réseau social tel qu’on l’entendait jusqu’ici.

L’éducation 2.0 existe t-elle ? Malheureusement, je ne pense pas. Je ne crois pas qu’elle aura d’ailleurs le temps de se mettre en place balayée qu’elle sera par les autres « révolutions » dans notre environnement multimédia. Elle restera à l’état d’embryon, marquant juste un passage vers d’autres formes d’éducation !

spécialiste de la transmission de savoirs

Parfois, les titres dans la presse m’amuse… je suis en effet spécialiste de la transmission de savoirs, car formateur pour adultes selon le supplément Dimanche annonces de la Voix du Nord de cette semaine. Cela me fait une spécialité de plus à ajouter à mon arc 🙂

En effet, chaque semaine, une page est réservée à un métier dans ce journal régional. Cette semaine, cette page était consacrée à une activité que je connais bien : formateur pour adulte. Vous imaginez la page que j’ai lue en premier du journal ? Perdu, c’était celle des sports. On est homme avant tout 😉

Plus sérieusement, j’ai trouvé l’article intéressant d’autant plus que Robert Tiam (la personne interrogé par Jory Idkowoak sur son métier de formateur) est un ancien professeur de SVT ! Et lorsqu’on lui demande la différence principal entre l’enseignement dans l’éducation nationale et les formations pour adultes, il répond : «Dans l’Education Nationale, on a tendance à régurgiter ce qu’on a appris, mais on n’a que la dimension théorique.» – À vos commentaires 😉

Cet article complète très bien Le métier de formateur, l’un des billets best-sellers de ce blog 😉

J’y relève quelques phrases :

  • Il faut être près des gens, les comprendre.
  • La formation doit répondre à un besoin, notre rôle est d’identifier ce besoin.
  • L’adulte apprend s’il comprend, s’il sait à quoi ça sert. Il faut que la formation ait un sens, l’adulte ne veut pas perdre son temps.
  • Il ne faut surtout pas croire que nous détenons le monopole du savoir
  • Il faut posséder une capacité d’écoute importante
  • Il ne faut pas compter son temps

Les compétences, débouchés et salaires sont issus de la fiche métier formateur pour adulte de l’Onisep.

Une réponse est donnée à une question qui m’est souvent posée : un poste ou une mission se trouvent plus souvent par le bouche-à-oreille. Les offres d’emploi par petites annonces ne représentent qu’un tiers à peine du marché global. D’où l’importance de multiplier les vacations en début de carrière afin de se constituer un réseau. Pour les autres informations je suis partiellement d’accord avec ce que décrit cette fiche (par exemple le marché est porteur, mais encore largement méconnu ; La plupart des formateurs sont employés par de grands organismes comme l’AFPA, le CESI ou encore la CEGOS).

Ces informations de l’Onisep sont à mettre en relation avec celles du Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois (ROME), plus réaliste sur les conditions d’accès au métier de formateur.

POur les salaires, c’est à mettre en parallèle avec Formation, oui, mais à quel prix !.

Ah oui, au lieu de formateur (formatrice), vous pouvez avoir d’autres «titres» en supplément du spécialiste de la transmission de savoirs :

  • Animateur ou Animatrice de formation
  • Chargé ou Chargée de formation
  • Formateur ou Formatrice de la formation professionnelle
  • Moniteur ou Monitrice de formation

et même quelques appellations spécifiques :

  • Assistant ou Assistante de formation
  • Coordinateur formateur ou Coordinatrice formatrice
  • Coordinateur ou Coordinatrice pédagogique
  • Coordinateur ou Coordinatrice de stage
  • Formateur-consultant ou Formatrice-consultante
  • Formateur ou Formatrice professeur
  • Formateur ou Formatrice technique

La formation en deuil dans le Nord

Arnaud Sénéchal De retour ce midi, j’avais un message en provenance d’Évolution Nord, centre de formation concurrent mais ami…

«J’ai la grande tristesse de vous annoncer que notre ami Arnaud Sénéchal s’est éteint ce lundi matin à 6 h 35, après 3 mois de combat courageux contre la maladie. La greffe du foie était réussie, il y avait beaucoup d’espoir pour la suite, une pneumopathie fulgurante l’a finalement emporté. Il avait 35 ans.»

Dans la tragique épreuve que traverse Évolution, je prends part à votre douleur et si nous pouvons vous aider d’une quelconque manière, sachez que nous sommes là.

Nous tenons également à présenter nos condoléances à toutes la famille.

Formation, oui, mais à quel prix !

Je viens de recevoir un courrier électronique d’un centre de formation de Marseilles dont je tairai le nom qui a vendu à priori une formation à Lille.

Voici un extrait du courrier :

Nous sommes à la recherche d’un formateur susceptible d’assurer la prestation suivante :

Intitulé : Formation DREAMWEAVER
Durée : 4 jours
Dates : 12-13-19-26 septembre matinée
Lieu : Lille
Tarif : 229 € HT/j
Budget frais : tout compris
Total prestations: 916 €/HT

Description Projet :
Formation individuelle sur Dreamweaver en initiation
Par demi-journées

Comme vous connaissez mon avidité au travail, j’ai appelé…
– J’ai reçu votre message. Les dates sont bien les 12-13… septembre, car dans ce cas la formation est demain matin ?
– Oui, oui… c’est bien cela.
– Ah, je ne serai pas libre alors.
– Oh, ce n’est pas grave, on vous donne le nom et le numéro de téléphonne de l’entreprise et vous fixez avec lui les dates et le programme de cours, car se sont des demi journées.
– Oui, d’accord.
– Et pour le prix, donc comme se sont des demi journées, le prix que je vous ai proposé est divisé par deux, donc 114 euro 50 !
– Ah non, désolé, je ne prends pas… Mes tarifs en délégation sont plus élevés…
– Oui, mais nous vendons la formation 380 euro par jour :-((
…

Conclusion : évidement, je ne fais pas cette formation. Toutefois, je voudrais remarquer deux-trois choses :

  • On se moque un peu du client (pas de plan de cours de défini à la vente)
  • Le manque de sérieux de l’entreprise qui recherche un formateur la veille pour le lendemain, sans faire un effort pour satisfaire la demande du client 🙁 J’imagine, le client, il est 16 h 15 au moment du coup de fil et il ne sait toujours pas que la formatrice en question ne viendra pas !
  • Ne pas faire un effort sur le prix pour trouver le formateur qui pourrait dépanner !
  • Le formateur est sous-payé… Même si je représente un centre de formation, je trouve que parfois d’autres centres abusent sur leurs tarifs de prestation de formation… Un tarif dans les 300 euro par jour (voir plus) serait plus correct. Ce qui évidement fait augmenter le prix des formations. Mais en rédigeant ce billet, je me rend compte de mon erreur. La formation Dreamweaver doit être considérée désormais comme de la formation bureautique par de nombreux centres de formation 🙁 En effet, beaucoup pensent que faire du Dream, c’est comme faire du Word ! C’est évident, non ?

Quand je reçois ce type de courrier et que l’on me confirme de telles choses, je me dis que je n’ai plus rien à faire dans le monde de la formation. Ed Productions évite de pratiquer ces méthodes ! Et je ne regrette pas de mettre en vente mon centre de formations.

J’étais déjà un peu colère avant ce courrier et cet échange téléphonique, ce qui explique certainement ma réaction épidermique.

Ce billet est une partie une autre explication sur comment se comprendre entre geeks et entreprises ?

Mauvais temps pour formateur

Si comme moi, vous effectuez une veille sur le terme formateur, ce n’est pas gagné d’avance en ce moment.

Pourquoi ? La raison est simple… À cause des Belges ! Oui, oui, nos voisins Belges interfèrent largement sur notre métier de formateur informatique ou pour d’autres formations.

En effet, si nous avons eu nos élections présidentielles et l’arrivée au sommet du pouvoir de Nicolas Sarkozy, les belges ont également été aux urnes (le vote est obligatoire en Belgique) peu de temps après (le 10 juin pour le 2e tour). Jusque là, rien d’anormal me diriez vous. C’est juste. Sauf que, sauf que… vous connaissez le gouvernement Belge élu suite à ces élections ? Non ? Ne cherchez plus. Il n’est toujours pas nommé.

Le système des élections Belge est complètement différent du nôtre.

En préambule, n’oublions pas que la Belgique est un état fédéral ! D’un côté, les Flamands, de l’autre, les Wallons. Nul besoin de Président puisqu’un roi en fait office ! Donc, simplement un chef de gouvernement et le gouvernement.

Oui, mais, nos voisins ne font pas dans la simplicité. Pour harmoniser l’ensemble, ils ont besoin d’un Informateur ou nommé par la roi. Cette année, Monsieur Didier Reynders, a gagné ce gros lot mi-juin . Puis exceptionnellement, le roi a nommé un Médiateur. Jean-Luc Dehaene (cet ancien Premier ministre de la Belgique est né en France, à Montpellier) s’y est collé début juillet afin d’ouvrir la voie à la désignation d’un formateur. Il a fait rapport au Roi de sa mission et lui a demandé d’en être déchargé le 15 juillet au soir !

Le Roi a accepté cette demande est a nommé un Formateur (voilà notre problème). Le formateur a pour mission la formation d’un gouvernement. Lorsqu’il y parvient, il devient généralement le Premier Ministre du nouveau Gouvernement. Ce rôle de formateur est dévolu à Monsieur Yves Leterme (oui, je sais, c’est du Flamand, mais c’est son site :-). Bon, je serais bon prince, car cela est intéressant d’aller lire ce qu’il pense des wallons…

En plus, ce formateur semble un peu gaffeur puisqu’il entonne la Marseillaise en guise de Brabançonne (l’hymne national Belge).

Je me disais qu’avec l’arrivée de la note du formateur Yves Leterme en début de semaine, le gouvernement allait être mis en place. Que nenni. On parle du mois de septembre ! À condition qu’on en change pas de formateur d’ici là.

Remarquez, ils ont le temps, les prochaines élections sont prévues en juin 2009 : élections pour le Parlement européen et pour les Parlements régionaux 😉

Mais, cela veut dire qu’au moins jusqu’au mois de septembre, ma veille des formateurs sera très orienté politique et non formateur PAO, formateur internet, formateur accessibilité, formateur web 2.0…

Si par hasard vous arrivez sur ce billet, que vous soyez Belge, Français… n’hésitez pas à nous contacter, nous recherchons perpétuellement des formateurs 🙂 et si vous êtes en Belgique, pourquoi ne pas faire appel à nos formateurs 😉

Si vous êtes formateur, vite inscrivez vous sur la liste de diffusion, peu active il est vrai pour l’instant, décrite dans les formateurs parlent aux formateurs

Si vous cherchez des informations sur le métier de formateur, le billet éponyme devrait vous satisfaire, même si ce métier risque prochainement de changer (j’y reviendrais certainement au dernier trimestre).

les formateurs parlent aux formateurs

Depuis pas mal de temps déjà, nous réfléchissons à la création de ce lieu d’échanges.

Il y eu pour commencer le billet Le métier de formateur qui totalise à ce jour plus de 13 000 lectures ; Les autres articles suite à des réactions en ligne ou non : Les tarifs dans le monde de la formation, Rôle et compétence du formateur, De la déontologie des formateurs en délégation, Choisir ou établir un programme de formation dans les mois précédent. Le dernier : Le coût des formations a été l’élément qui a fait basculer la décision… Nous devons mettre en place une liste de discussion qui concerne les formateurs.

Quand nous disons formateurs, nous pensons aussi bien aux formateur vacataires, en portage salarial, les salariés, les entrepreneurs individuels… Cela concerne aussi bien le formateur débutant que le vieux formateur chevronné, et aussi ceux qui souhaitent des informations sur «comment devenir formateur».

Le terme formateur recouvre pour nous l’ensemble des activités de formation, donc, aussi bien les formateurs en présentiel que ceux plus spécialisés en FOAD (formation à distance), les intervenants dans le monde professionnel que dans celui de l’éducation nationale (je pense principalement aux vacataires et PAST —Professeur associés— mais pourquoi pas les autres enseignants car les expériences des uns et des autres permettrait un enrichissement mutuel), etc.

Des listes comme Foademplois, t@d, la communauté de pratiques des tuteurs à distance ou encore Rezoting (des indépendants) peuvent apporter des échanges enrichissants pour les formateur, mais à la réflexion, elles sont trop spécialisées et n’apportent qu’une partie des réponses que peut se poser un formateur.

Il y a quelques années je connaissais une liste spécifique à la formation mais elle a complètement disparue du jour au lendemain… Depuis plus rien… Pourtant, nous restons persuadés que les formateurs souhaitent partager leurs idées, leurs outils, leurs envies..
Créé par des Formateurs pour des Formateurs, nous voulons faire de cette liste de discussions un lieu d’échanges, d’idées, de conseils, mutualiser des expériences, parler de l’organisation de la vie du formateur ; d’auto-formation sur la meilleure façon d’animer une formation en présentiel ou à distance ; et parler de tout ce qui touche la vie des formateurs de près ou de loin : l’évolution du métier, les démarches, les échanges d’adresses afin d’offrir de nouveaux services à ses prospects en travaillant en réseau. Le réseau est déjà le fondement du fonctionnement d’Ed formations.

Bref, nous voulons créer une communauté d’échanges, d’entraide, débattre au sujet des pratiques et des ressources de la formation, spécifiquement liés aux formateurs. Mais aussi, parler de pédagogique, informer sur les statuts : salarié, free-lance, portage salarial, etc.

L’inscription à cette communauté est ouverte à tous, aussi, n’hésitez pas à nous rejoindre. On vous demande juste de vous présenter rapidement dans un premier message afin que nous puissions mieux nous connaître les uns les autres et de participer à nos discussions quand vous le voulez ou le pouvez.

Les archives de la liste sont réservées aux abonnés. La liste sera modérée dans un premier temps. D’ailleurs, nous recherchons des modérateurs. Que ceux qui sont intéressés nous contactent en privée.

Si vous n’êtes pas inscrit à la liste mais que vous souhaitez y diffuser un message, vous pouvez tenter votre chance en envoyant un mail à formateurs, nous déciderons de l’opportunité de le diffuser ou non au sein de la liste.

Merci d’avance à tous de diffuser cette information le plus largement possible, car plus nous serons nombreux, plus…

carte heuristique ou Mind Map 2.0

La demande de formations à MindManager ou à FreeMind se développant, il est grand temps que je rédige un billet au sujet de ces schémas de cartographie cognitive aussi appelés cartes mentales, cartes heuristiques, schémas heuristiques ou topogrammes, bref de Mind Mapping ! À ne pas confondre diront certains avec le concept mapping.

C’est la bonne période, surtout que Mindjet (qui vient de s’implanter en France voici quelques mois) lance Web-log, une initiative dédiée aux blogueurs 🙂 En effet, Mindjet offre gratuitement à tous les blogueurs français la version Windows ou Mac de son logiciel MindManager, depuis le 27 septembre 2006. Il suffit de s´inscrire à cette adresse en précisant le nom et l´adresse Internet du blog, le système d’exploitation supporté et la langue choisie (français, anglais ou allemand). Une fois l´inscription validée, le blogueur reçoit par mail le numéro de licence qui lui permettra d´installer la version de MindManager désirée. Sauf, que j’ai bien sûr fait une demande et que je n’ai toujours rien reçu. Mais peut-être le courrier de retour est passé dans les courriers indésirables sans que je m’en rende compte.

Certains étudiants de Master Idemm ont également des projets concernants la cartographie. Donc, c’est une raison de plus pour faire le point.

Enfin, depuis pas mal de temps, je dois mettre en ligne les programmes de cours de ces formations… pour ed formations. Voici les principales formations que nous pouvons assurer sur les outils de création de cartes heuristiques sur site ou en centres de formation (Lille, Nantes, Paris, Reims, Lyon, etc.) :

  • formation MindManager,
  • formation MindManager Pro,
  • formation FreeMind.

Pour les autres produits de création de carte heuristique ou de business mapping, nous contacter, de même que pour recevoir les programmes, les coûts…

Ah, oui, le billet sur le sujet. Plutôt que de faire de long discours… pourquoi pas une carte de ce type au sujet du Mind Mapping ? Chiche… allez, on joue le jeu. Donc, j’ai mis en forme une carte sur le Mind Mapping au format MapManager de 72 Ko (lisible à l’aide du viewer : MindManager Viewer 6). J’ai tenté une conversion de cette carte sur le Mind Mapping en PDF (944 Ko), mais cela reste une solution « bas de gamme » pour ce type de document où les liens sont présents… Jugez par vous-même…

Mise à jour le 6 nov : Un annuaire de mindmaps
mise à jour le 16 avril : Les étudiants d’Idemm ont mis en ligne un site les différences entre les cartes heuristiques et les cartes conceptuelles.