Chronique éducative vue par un papa : la situation à la Toussaint

Pour commencer, quelque réaction suite à la diffusion des épisodes précédents. Tout d’abord Thierry Klein avec son «Des “TICE” vues comme symptôme de la perte du capital scolaire» et également la série de billets de François sur Le B2I® Ecole : Retour d’expérience en trois parties (ici, là et là). François est bien placé pour en parler lui qui depuis 2002 propose ses services en interventions périscolaires et pour l’encadrement du B2I. Je vous invite à réagir à ses propos 🙂

L’enseignement musical… y’a du conflit dans l’air !

Revenons à ma chronique a proprement parlé. L’aventure de cours de musique continue.

Il y a un mois maintenant ma fille est rentrée du collège avec deux flûtes ! Ma vieille flûte en bois (celle que j’avais moi-même au collège) dont elle fait l’usage en cours depuis ces années de primaire et une flûte neuve en plastique rose translucide.

Surpris, je lui demande la raison de la présence de ce second instrument. Elle me répond que son professeur lui a demandé s’il était possible de changer d’instrument car la flûte en bois fait un mauvais son (elle sonne mal soi-disant) ! J’en reste ébahi car même avec mon oreille déplorable, le son de cette flûte ne peut être mis en cause. Je questionne donc la gente demoiselle.

J’apprends que l’enseignant lors du premier cours avait ronchonné car plusieurs élèves possédaient déjà leur instrument (je pense qu’elle se retrouve avec un stock de flûte à écouler).

J’aurai dû me méfier lorsqu’elle avait demandé lors du premier cours à ma fille de rapporter le doigtier de la flûte ! (La raison évoquée par l’enseignant à l’époque était que les doigtiers des flûtes avaient changé dans le temps et qu’elle ne connaissait pas le doigtier de Ma flûte… Deux petite précision, cette personne doit être proche de la quarantaine et je sais jouer sur une flute de l’époque et celles d’aujourdh’ui sans aucun problème, mais je ne suis pas prof. de musique 🙁

Bref, autre détail important, comme elle ne connaît notre niveau social, l’enseignant précisa même que nous pouvions payer le morceau de plastique (6 euro) en deux fois, trois fois… ! L’intention est sympathique. Merci. C’est vrai que six euro pour notre budget n’est pas rédhibitoire mais je pense que ce n’est pas le cas de tous les parents !

De mon côté, j’ai mis un mot dans le cahier de correspondance, réclamant à l’enseignant de m’expliquer les raisons pour lesquelles mon enfant devait changer son instrument et je donnais les six euro (paiement en une fois donc) pour le cours suivant.

L’histoire évidemment ne s’arrête pas là ! Lors de la présentation du cahier de correspondance, l’enseignant dit : «j’suis d’accord de le remplir mais il y a un p’tit problème, car je vais devoir remplir une page entière du cahier ! Je vais téléphoner à tes parents si j’ai le temps pour leur expliquer.» Je n’aime pas ce type de réaction. Après, je sens que l’on va me reprocher encore de ne pas en avoir parlé avant avec l’enseignant !

La semaine suivante, l’enseignant demande à l’enfant en dehors des cours : «Est ce que c’est grave si je ne téléphone pas à tes parents ?». Ma fille ne sachant pas trop quoi lui répondre, dit : «Non, ce n’est pas grave 🙁 La réponse d’un sixième était évidente. Comment pouvait-elle dire que c’était grave !

Cette semaine c’était le premier rendez-vous avec les enseignants, vous savez la soirée où tout le monde attend de passer devant les profs pour savoir comme se déroule la scolarité de ses enfants.

J’avais décidé de mon côté de boycotter cette personne qui ne souhaite pas me répondre ! J’avais une excuse en plomb. Le même soir, aux mêmes horaires, dans l’école de la plus petite, il y avait un conseil d’école (je suis parent élu :-). Nous étions deux parents dans le même cas c’est-à-dire à devoir abréger la consultation des enseignants du collège pour participer à l’autre réunion !

Ce serait bien si l’éducation nationale tentait d’harmoniser les réunions des différents établissements afin que les diverses réunions ne soient pas en simultané afin que l’on ne puisse pas reprocher aux parents de ne pas participer 😉

Mais revenons à notre ami des arts musicaux. Donc, un mois plus tard, je ne connais toujours pas la raison de ce changement de flûte ! En plus, ma fille a oublié de lui dire aujourd’hui que contrairement à ce qu’elle avait dit, pour moi, il est important de savoir pourquoi elle devait changer de flûte !

Pour votre information, le CD de la chanson demandée n’est toujours pas arrivé 😉 Petit rappel, l’enseignant a donné une chanson à apprendre mais ne possède pas le disque de la chanson !

En effet, depuis le dernier billet, j’ai téléchargé la chanson 🙁 et j’ai mis le MP3 sur un CD. Seulement, le CD ne fonctionnait sur le matériel de l’enseignant en classe et chez elle ! Sur d’anciens lecteurs de CD effectivement, il ne fonctionne pas ! Bref, du temps passé, un CD de perdu… Je n’ai pas été le seul à chercher… D’autres élèves de la classe ont effectué des recherches sur YouTube… Ce sont les enfants qui ont fait le boulot de l’enseignant maintenant.

Ah une information de dernière minute. Une amie de ma fille aurait (attention conditionnel) reçu de l’argent (les 1 ou 2 euro promis ?). Les petits entendront peut-être la chanson dans sa version originale après les vacances de la Toussaint ?

Tiens, faudrait aussi que je vérifie que le CD n’est pas disponible dans une bibliothèque du coin !

Dernière remarque, l’enseignant à découvert la version du texte imprimé que j’avais fourni à ma fille. «Il est super ton texte, je voudrais bien le même !» Je lui ai fourni aujourd’hui l’adresse d’un site (ils sont nombreux) où le texte de chanson est disponible. Ma fille ajoute d’un ton déçu : «Je crois qu’elle ne se souvenait plus quand je lui ai donné le papier». En moi-même, je me dis : «Bien sûr, je n’ai pas fait une photocopie du texte pour l’ensemble des élèves !»

J’en reste là pour la partie musicale mais la marmite bout !

Et la classe pupitre !

Passons maintenant à la classe pupitre car nos têtes blondes ont été en classe pupitre et ce que je redoutais est arrivé !

Lors de leur premier passage en classe pupitre (avec l’enseignant de Français qui semble vouloir utiliser régulièrement la salle, un bon point pour elle), ce fut assez folklorique.

Voici en détail le déroulement de l’heure de cours. Après être entré dans la salle, l’enseignant ne savait pas comment allumer l’électricité de la salle. Une collègue est venue donner une explication, mais visiblement un autre problème existait ! Les deux enseignants firent donc appel à un troisième professeur (le responsable de la salle ?) qui était en cours avec des élèves.

L’enseignant qui était venu en aide au premier surveilla les élèves du troisième pendant que celui-ci tentait de résoudre la panne. Il ne réussit pas davantage. On fit donc appel à un technicien du collège qui «mit du courant dans la salle». Cette perturbation dura une demi-heure sur l’heure de temps prévu. L’autre demi-heure fut consacrée à expliquer le réseau et le dossier privé des élèves.

Depuis, les jeunes ont fréquenté à plusieurs reprise depuis deux semaine la classe pupitre avec les enseignants de mathématique (une fois) et de français (pour saisir un conte).

Aujourd’hui, nouveau problème. Cinq ordinateurs étaient en panne à l’arrivée des élèves. Donc, on fit appel au « responsable de la salle » qui était en cours et qui ne pouvait pas venir. La quête d’un autre enseignant « responsable de la salle » lui aussi (je ne sais pas qui est (sont) le(s) responsable(s) en fait) se termina par un échec. Il était en dehors de l’établissement, ayant terminé ses cours.

En conclusion, ceux qui avaient leur ordinateur en panne durent rejoindre un camarade de classe et regarder ce que faisait ce camarade !

Les outils maison, dont du mindmapping

Pendant la rencontre enseignants-parent, j’ai expliqué à l’enseignant d’Allemand que je fais utiliser Genius (un logiciel sur Mac) pour l’apprentissage des mots, etc. Ma fille commence à utiliser seule le logiciel y compris pour la saisie des mots !

À plusieurs enseignants, j’ai expliqué que nous réalisions désormais des cartes euristiques des leçons avec les filles.

J’ai choisi la version gratuite de MindNode qui est très simple d’emploi et qui met des couleurs automatiquement ;-)… Voici quelques exemples de cartes euristiques (en pdf) que nous avons créés soit avec la plus grande ou la plus petite (elle en réclame elle aussi maintenant) :

Chronique éducative vue par un papa

Suite à la publication de mon billet sur les classes pupitres des enseignants et des parents m’ont demandé de donner régulièrement des nouvelles, j’obéis 🙂

Au collège

Le premier point, ma grande fille n’a toujours pas pénétré dans la salle pupitre… mais les formations semblent battre à plein ! Elle a même eu des cours de supprimer à ses dires pour que certains profs se forment.

Mais le gros événement depuis la rentrée est en marge… bien que. Elle concerne le prof de musique, pardon d’éducation musicale. Ma fille de retours de cours me dit :«est ce que tu connais cette chanson ?» Un titre comme La ballade des gens heureux… (c’est un exemple). Effectivement, je connais… et je commence à lui chanter (si, si, cela m’arrive de chanter 🙂

Puis, on discute et elle me montre le texte de la chanson remise par l’enseignant… Chaque couplet comporte au moins une erreur… Mais ma fille doit l’apprendre. Je lui fournis donc le texte « officiel » de la chanson issu d’Internet.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Ma fille me demande également si j’ai cette chanson sur un CD ? Alors là, c’est peu probable. Sur mes K7 de jeunesse peut-être mais sur un CD, non. Je fais une recherche dans les règles sur le web… Sans succès. Seule l’intro est disponible dans sa version originelle.

Une semaine passe… et évidemment personne ne possède le CD. Et j’apprend que l’enseignant aurait promis 1 euro à qui lui rapporterait le CD ! Curieuse méthode. Je pense que cet enseignant attend qu’un papa bien intentionné se promène sur un réseau PtoP pour lui fournir la chanson en version numérique. Je crois qu’il l’a trouvé 🙁 Il serait bon également de faire remarquer à cet enseignant que plus de 40 sites permettent d’écouter et de télécharger légalement de la musique 🙂

Ah oui, j’oubliais. L’enseignant a perdu son CD !

Je n’ai rien contre cet enseignant que je ne connais pas encore, mais il a demandé une recherche d’une semaine sur l’autre concernant un compositeur. Les enfants devaient trouver : la nationalité, la date de naissance et de mort de l’artiste. Il leur a conseillé d’aller voir sur Internet. Je parie que l’on arrive sur une longue page Wikipedia. Gagné 🙂 Moi, j’ai dit à ma fille de prendre son « p’tit Larousse ». Trois lignes à lire. Cela me donne l’impression qu’il faut faire de l’Internet pour de l’Internet.

Sinon, un bon point. Malgré la description apocalyptique de ma grande après son cours de AATP (Aide au Travail Personnalisé), elle y a appris qu’il n’y avait pas que Wikipedia dans la vie et qu’elle allait apprendre à se servir de ces dix doigts pour saisir un texte ! Je commence déjà à trouver ce cours sympathique. Petite remarque, c’est le personnel du CDI (Centre de Documentation et d’Information) qui s’occupe de cette heure d’enseignement.

À l’école primaire

La grande, la grande… la petite va encore être jalouse… Dans son CM1, elle a une heure d’informatique par semaine… Elle découvre le fond d’écran, à naviguer dans le bureau, à se créer des dossiers… Cela me parait pas mal… À suivre. Mais, ce soir, lors d’une réunion d’information, j’ai percuté. Dans les nouvelles dispositions de notre Ministre de l’Éducation Nationale, l’enseignement de l’informatique en école primaire doit être dorénavant transversal. J’explique pour ceux qui ne connaissent pas. On doit faire de l’informatique pendant un cours d’histoire, de math, de français…

Seulement, l’école en question possède neuf classes mais une seule salle d’informatique. Difficile de s’organiser dans la transversalité comme nous l’expliquait l’enseignant.

Au passage, je note que c’est un intervenant extérieur (je ne sais pas qui est exactement cette personne) qui donne ces enseignements informatique.

Dans le supérieur

Bon, et dans le supérieur… Bien sûr, je n’ai pas d’enfant à ce stade de leur progression scolaire, mais j’aimerais revenir sur un billet de Sandrine Halbronn sur VIPeers : Est-ce OK de Bloguer ou de Twitter le Contenu d’un Cours En Classe ? En résumé, cela se passe aux USA. Une enseignante dans une école de journalisme à New York a interdit à ses élèves de bloguer ou de twitter ses cours pendant qu’ils se trouvaient en classe.

Comme je le dis sur ce billet en commentaire, cela m’évoque la discussion à laquelle j’ai un jour assisté entre enseignants du supérieur qui ne parlaient même pas de blog ou autre dans leur classe (je pense que cela doit être exclu d’office chez eux), mais de l’échange des notes de cours… L’un d’entre eux justifiait même sa position en indiquant que les paroles qu’il émettait pendant ces cours étaient soumises au droit d’auteur !
Je veux bien reconnaître que la diffusion des notes de cours peut poser problème du fait de l’interprétation des propos de l’enseignant par les étudiants… mais quand même. Par contre, disons tout haut ce que me confia un jour un enseignant du supérieur (il n’est pas le seul à m’avoir dit cela)… «j’imagine mal que les étudiants diffusent les notes de mes cours… Tu sais bien, parfois, il nous arrive de critiquer la position d’un collègue avec qui l’on est très proche (sous entendu, soit dans le même labo, soit un mandarin…) et s’il savait cela, j’aurais des problèmes.»

D’autres mon aussi dit que c’était par crainte de retrouver un cours quasi identique d’une année sur l’autre… Cela ne me pose pas particulièrement de problèmes… Je serai bien assez capable de la faire… y compris pour des enseignements de différents niveaux. Quel mal y a t-il à cela ? La langue anglaise évolue chaque année ? Je n’ai pas l’impression. Et après tout, n’est-ce pas ce que nous faisons dans le fond lorsque nous donnons une formation outil en entreprise ? La base est toujours la même pour enseigner InDesign ou PhotoShop par exemple. Nous ajustons simplement le contenu et la forme en fonction de notre public !

Invitation

Que vous soyez parents d’enfant en primaire, en collège ou étudiant dans le supérieur (on ne va pas demander à vos parents), vous pouvez compléter ce billet par vos commentaires… Pourquoi ne pas faire de ces chroniques un état des lieux « réel » de ce qui se passe concernant l’éducation à tous les niveaux. Nous trouvons facilement le point de vue de l’administration, un peu plus difficile, le point de vue des enseignants, mais les blogs ou site d’enseignants sont nombreux… la vision des accrocs pour ne pas dire les geeks de l’éducation nouvelle… mais le point de vue des parents, des enfants… mis à part dans des enquêtes, rien ! Profitons donc de ce lieu d’échange 🙂 Les enseignants peuvent également réagir, les parents tenteront de vous répondre :-)))

et une rencontre Edublogger francophone, cela vous tente ?

C’est la rentrée 🙂

Après le lancement du livre PrésentationZen et la sortie du livre Flickr, l’annonce du Podcamp Lille, comme j’ai retrouvé la forme après les soucis de santé de la première moitié de l’année (aye, faut pas que mes toubibs lisesnt ce blog, sinon, ils vont se faire des cheveux blanc), j’ai réagi au quart de tour lorsque Florence Meichel (ma papesse 😉 sur le réseau Ning apprendre 2.0 à demandé qui serait partant pour un événement du type d’Edublogger.

Edublogger est une réunion d’intervenants autour d’une thématique précise qui déclenche des discussions en live et en différé sur les différents points abordés… évidemment cela concerne le monde de l’éducation, de l’éducatif, de la formation…

Voici par exemple les intervenants et les sujets de cette année pour la version internationale et voici le meilleur de l’Edublogger 2008.

Florence proposerait le thème sur l’évolution du système éducatif vers une organisation apprenante ? Why not 🙂

À mon tour de lancer un appel. Qui serait intéressé par la mise en place dans le monde francophone d’un tel événement ?

Si cela vous intéresse, vous pouvez laisser un message en commentaire, répondre à la question dans le réseau Apprendre 2.0 ou encore me contacter en privé par courrier électronique ou sur Facebook 🙂

Pourquoi je n'ai pas mis ma fille dans la classe pupitre ?

Aujourd’hui, comme chacun le sait, c’était la rentrée des classes.

Je vais donc pouvoir de nouveau constater de visu comment se déroule l’enseignement de l’informatique pour les enfants. Mais, cette année, petite nouveauté. Je passe au stade collège, tout en gardant un oeil sur l’école élémentaire 🙂

Comme il est dit en titre, je n’ai pas mis ma fille dans la classe pupitre qui était proposé en 6e ! Stupéfiant, non ? Comment cela est-il possible avec un papa aussi accroc ?

Petit rappel, qu’est ce qu’une classe pupitre : Il ne s’agit pas d’une salle « informatique » comme on la conçoit habituellement, dans la mesure où la salle « pupitre » est, normalement, réservée à une seule classe de 6ème, puis de 5ème. En théorie, tous les cours de cette classe doivent avoir lieu en salle « pupitre », avec un tiers minimum du temps consacré à l’utilisation des ordinateurs. (source site de JMC).

La réponse est simple. Lorsque l’on m’a présenté l’établissement l’année dernière (précision, c’est un établissement tout neuf), il a suffit de deux questions et d’un intervention d’un enseignant. J’avais déjà évoqué les questions et les réponses dans formation continue, enseignement, e-learning… bref, l’apprentissage.

Première question : Qui s’occupe de la maintenance du matériel informatique (au passage des PC, et nous travaillons tous sur Mac à la maison).

Réponse : un enseignant est désigné comme responsable du parc de matériel, il a une décharge pour s’en occuper !

Ma réflexion : bien sûr, l’enseignant lorsqu’il sera en cours quittera son cours pour intervenir !

Seconde question : Quelle est la formation des enseignants pour utiliser la salle pupitre ?

Réponse : Ils auront je crois une formation d’une journée, mais de toute façon nous sommes en relation avec un établissement qui possède le même matériel !

Ma réflexion : Bien sûr, mais quid de la préparation des enseignements, de la médiatisation éventuelle des contenus, de l’approche différente de l’enseignement. Tout ne se résume pas en un apprentissage de l’outil. On ne doit pas faire des TIC pour faire des TIC, par obligation.

Intervention d’un enseignant : la personne présentait ses activités en cours de français et je n’ai pas pu m’empêcher de lui faire remarquer que dans le B2i (Brevet informatique et internet), il était possible de travailler de manière transversale entre différentes discipline ! Visiblement, cette personne ne mettait pas en place de tel enseignement !!!

Mais là, si je continue, je vais encore m’engouffrer dans la brèche du B2I 🙁 Pour ceux qui insiste, voir : Je n’ai pas le niveau B2i école, B2i : fantasme d’une génération Internet, l’éducation 2.0 existe t-elle ?, Cultures numériques, vers l’Homo Numericus ou pour retrouver d’autres articles sur l’enseignement et les TIC, avec parfois un peu de B2i…,

Allez, quand même, pour la route. La nouvelle collégienne a certainement eu son B2i des écoles. Mais en vérité je n’en sais rien car personne n’a évoqué la question à quelques niveaux : parents d’élèves, conseil d’école… C’est la grande inconnue.

Donc, ce matin, c’était la rentrée pour ma collégienne !
Je regarde ce soir son emploi du temps… Voyons voir !

Mis à part les problème de traduction. Oui, le lexique n’est pas fournit avec l’emploi du temps. Vous savez vous ce que c’est l’aide au travail ? l’AATP ? PPRE ? Moi pas… avant de regarder sur Internet 🙁 Pour AATP, j’ai le choix entre Agent d’Administration du Trésor Public, Agence Artistique Thierry Parent… mais rien qui n’évoque l’enseignement dans Google sur les deux premières pages :-(((

J’ai plus de chance avec PPRE : programmes personnalisés de réussite éducative ! Je lirais cela à tête reposée.

Bref, je regarde les classe est je m’aperçois que pour 6 heures de cours par semaine, ma fille peut être dans la salle pupitre (la seule de l’établissement à ma connaissance qui possède des ordinateurs) en SVT, Hist-géo, LV1, techno, mathématique, français. Seul l’EPS, l’éducation musicale, les arts plastiques ne sont jamais dans cette salle. je dis peut-être car à chaque fois la salle pupitre est doublé d’une salle sans ordinateur.

Donc, en résumé, 1/5e de son temps, elle pourrait-être devant un ordinateur (1/3 pour une classe pupitre). Nous verrons à l’usage !

Et puis, j’ai dû signer une charte pour l’utilisation de l’internet, des réseaux et des services multimédias au sein du collège.
Il est d’emblé précisé que le contenu sera adapté au fur et à mesure de l’évolution de la technologie…

Je tourne la page pour voir à quoi je m’engage (d’ailleurs, je n’ai pas encore compris pourquoi je devais signer ce document !)

J’y trouve au sein d’un phrase : ne jamais effacer les fichiers contenant les travaux d’un autre utilisateur.

Ma réaction : ah ben mince, et moi qui parfois efface des fichiers par erreur 🙁 et de me dire dans un second temps… Pourquoi n’ont-il pas de partition qui leur sont réservé ou mieux pourquoi ne sauvegardent-ils pas en ligne !

Me fait sourire car je sais que le contenu de la charte sera adapté au fur et à mesure de l’évolution de la technologie. Donc, je lis : «L‘utilisation de disquettes ou CD-Rom personnels est strictement interdites afin d’éviter la propagation de virus». Ma fille me dit : je peux apporter ma clef USB alors (véridique 🙂

Plus loin je lis : le téléchargement ainsi que la messagerie électronique sont interdits… je comprends que l’on ne puisse pas travailler en ligne, on pourrait envoyer un message ! Pourtant, on leur apprend en primaire, en théorie, les vertu de MSN dans le B2I, non ?

L’amalgame de deux articles du dernier point me fait sourire également. Premier point : Ne pas charger à l’écran des documents à caractère raciste, prosélytique (je ne suis pas certain qu’un enfant de 11 ans c’est ce que cela veut dire), extrémiste ou pornographique. Mince moi qui pensait qu’un système de contrôle parental existait sur les postes ! Et bien, non… Donc, si vous êtes un enfant, que vous vous prénommer Clara, mes p’tit chéris, avant d’ouvrir les pages, vous regardez bien si ce n’est pas indiqué que vous pouvez trouver du porno, car comme chacun sait, vous lisez entièrement la description avant de cliquer sur le premier lien ! Ah oui, lorsque vous trouver un X, cela veut dire que c’est interdit sauf si l’on travaille sur la multiplication.

Bon, je continue ma lecture… La consultation des sites doit se faire avec l’accord du professeur… gloups… enfant, prenez garde… si je mixte les deux articles, si vos enseignant vous donnent l’accord d’ouvrir un site désigné au premier point, vous lui dite non… je peux pas ! Je sais j’exagère mais cela m’exaspère de lire de telle chose et de devoir signer de tel documents.

Par contre, je n’ai rien trouvé dans l’ensemble des documents à signer (je n’ai pas encore lu le réglement intérieur, mais je doute que ce soit dedans), je n’ai pas trouvé d’autorisation de prise de vue et de diffusion de l’image de ma fille, alors que dans l’école primaire, le document existe 🙂

Mais le dernier point me rassure ! L’utilisation des jeux est soumise à l’approbation du professeur !

Bon, c’est vrai… Nouvel établissement, nouvelle salle pupitre, des enseignants formés, un responsable du matériel toujours présent (sauf en dehors de ses heures de service), une charte toujours d’actualité… y’a pas à dire, je crois que je vais continuer à former mes filles encore pas mal de temps au TIC avec leur blog, l’appropriation de Flickr (elle apprend à y mettre ses mots clefs en plus de se former à la photo), les outils Google, les sauvegardes en ligne, j’ai prévu l’apprentissage du Mind Mapping…

Mise à jour le 4 septembre : un doute ! Est ce que ma fille ne serait pas dans la classe pupitre ? En effet, le bruit court que la classe de 6e de ma fille est la classe pupitre de l’établissement ! J’en ai bien l’impression car en consultant l’emploi du temps d’un élève d’une autre 6e du même établissement, il n’est jamais indiqué classe pupitre dans son document !!! Donc, allons-y pour une année (deux ? avec la cinquième) de classe pupitre. Cela promet de nouvelles sensations et de nouveaux billets 🙂

« Mise à jour le 6 septembre » : Hier, en fin d’après-midi, nous, les parents de 6e devions rencontrer les enseignants et l’administration pour faire le point de la rentrée. En bon père de famille, je me suis senti dans l’obligation de m’y rendre (je vais à toutes leurs réunions et généralement, je m’inscrits comme parent d’élève.
Une présentation des différentes classes est effectué et je note que l’on indique très rapidement que la classe de ma fille est la fabuleuse classe pupitre ! J’ai attendu la fin de la réunion pour poser simplement deux questions : comment on été choisi les élèves de cette classe ? (pour cela je n’ai pas eu de réponse) et j’ai fait remarqué que si c’était la classe pupitre, le quota d’heure ne fonctionnait pas. La réponse est édifiante : en fait, la classe pupitre n’a pas encore reçu sont agrément ! Certainement mardi prochain… Et ensuite un discours flou… Nous ne sommes pas certains d’avoir tous entendu la même réponse. J’essaye de résumé, mais il y a peut-être des erreurs. Il est certain que les enseignants « certifiés » informatique comme le prof de techno peut enseigner dans ces classes, les autres n’ont pas encore reçu la formation 🙁
Bref, devant l’évasiveté de la réponse, j’ai demandé aux instances dirigeantes de peut-être expliqué ce qu’était une classe pupitre… Ah oui, on m’a bien fait remarqué que les classes pupitres sont des classes expérimentales depuis plusieurs années déjà :-))

formateur n'est plus un métier d'avenir

Depuis pas mal d’années (20 ans), vous le savez certainement 😉 je côtoie de près la monde de la formation professionnelle, principalement celui de la formation continue, soit pour de la délégation auprès de centre de formations et/ou de revendeurs informatique possédant un secteur formation, soit en direct grâce à Ed Productions. Cela ne concerne donc pas directement l’éducation, bien que 🙂

Cela fait quelque mois que je me pose des questions sur l’avenir de ce métier tel qu’il est pratiqué au jour d’aujourd’hui par la majorité des formateurs. Le verdict émit par un vieux formateur qui approchait l’âge de la retraite au début des années 90 : «la formation sous sa forme actuelle, c’est foutu pour vous les jeunes…» sous entendre en centre de formation, etc. me hante. À l’époque, je lui répondais que je ne pensais pas. Bien vu, car c’est toujours cette manière de faire qui est le plus souvent privilégié (même si des personnes se démarquent, je pense à Adrien, Florence, Olivier…).

Mais, cette remarque et ma réponse de l’époque m’empêchent de réfléchir sereinement sur les questions qui me tourmentent ! J’ai peur d’avoir pris un coup de vieux, d’être devenu un vieux con c’est-à-dire que j’aurais tendance à retranscrire à mon époque l’histoire du vieux Monsieur (enfin, j’suis pas encore à l’âge de la retraite) : «le métier de formateur sous sa forme actuelle, c’est foutu pour vous les jeunes !» 🙁

Je ne suis visiblement pas le seul à penser que la formation est dépassée ! dans sa forme actuelle. L’apprentissage informel entre également dans ma perception de la nouvelle formation et je pense que notre rôle est aussi de l’aider. J’en avais déjà parlé pour le monde de l’éducation dans ce blog !

Bon, au moins cela aura le mérite de poser la ou les questions !

Jusqu’à aujourd’hui, dans la grande majorité des cas, la formation s’effectue en présentiel, mâtinée d’une partie de elearning (mais que l’on appelle service après vente 🙂 Mais demain, dans quelques mois ou quelques années, les formations continues professionnelles devraient prendre d’autres apparences.

J’en vois déjà trois importantes :

  • La première que l’on appellera comme on veut : visio-téléphonie, visio-conférence, prise en main d’outils à distance… avec un simple ordinateur, une « webcam » et Skype (pour simplifier).
  • Un seconde, le retour en force des CD, DVD ou des K7 vidéo remis au goût du jour, notamment sur Internet, et éventuellement couplé avec une solution de visio-conférence…
  • L’explosion du mal nommé rapid elearning clôturera ma vision parcellaire d’aujourd’hui.

Nomadisme et DIF : cours à distance

Dans les prochaines années, réduire ses déplacements sera une nécessité. Le nomadisme va dans ce sens. Petit rappel, dans mon esprit, nomadisme ne veut pas dire seulement que l’on apprendra partout et en tout lieu (d’ailleurs, je ne suis pas convaincu du partout et en tout lieu pour apprendre ou pour former), mais plutôt une liberté dans ses choix de déplacements.

Je m’explique. Pour l’instant, si nous continuons dans la thématique de la formation, soit le formateur se déplace, soit le ou les stagiaires se déplacent. Eh bien, demain, ni l’un, ni l’autre n’auront besoin de se déplacer… Ils pourront choisir chacun leur « lieu de rencontre ». Cela pourra être par exemple pour les uns et les autres leur bureau respectif ! Cela n’aura rien de surprenant.

Cette notion de nomadisme sera la norme, pas seulement pour la formation mais également pour les réunions qui seront à n’en pas douter du travail en réseau entre plusieurs personnes réparties en différents lieux géographiques. Rezo7 ne dit pas autre chose pour débuter sa série sur quelques outils de visio-téléphonie.

Déjà, en dirigeant Ed Productions, je perçois les prémices de ces demandes de cours à distance (je n’ai pas dit de elearning, car pour moi dans la notion de elearning, il existe une notion de formation asynchrone, c’est-à-dire sans la présence réelle ou virtuelle de l’enseignant).

Le DIF (Droit individuel à la Formation) pousse également vers ce raisonnement. Ces cours à distance peuvent être mis en place aisément à toute heure du jour et de la semaine.

Cela aura un impact également sur l’internationalisation des formations et donc sur la concurrence ! Pourquoi ne pas suivre une formation à la création de site internet car on aime bien la démarche de Daniel Lafrenière, « enseignant » Canadien, depuis la France, ou inversement !

Le seul problème, les créneaux horaires… Mais si l’apprenant Français souhaite son cours de 22 h à 23 h ce sera un cours de 16 à 17 h pour l’enseignant canadien 🙂 Le DIF conduit à ce genre de raisonnement. De plus, le choix pour les demandeurs de DIF sera enfin clair et précis. Difficile pour eux de s’y retrouver dans les méandres des systèmes de formations inter, intra, sur site, en centre… du montant à l’heure, à la journée, à la formation… L’offre aura le mérite d’être claire et simplifié.

L’apprentissage informel et les DVD

L’apprentissage informel entre de plain-pied dans cette nouvelle formation. Diffus et flou pour l’instant (qui en tient compte dans son enseignement), demain, alors que notre environnement où les changements s’accélèrent et se complexifient, l’apprentissage informel sera l’axe majeur d’apprentissage.

L’une des solutions d’aujourd’hui à cet apprentissage informel serait le retour en grâce des CD, pardon des DVD d’apprentissage, qui j’en suis convaincu réapparaîtront sous d’autres formes en ligne (à la relecture, je m’aperçois que sous le vocable DVD, il est sous entendu vidéo). C’est déjà un peu le cas avec ce que propose aujourd’hui Wisibility qui d’ailleurs est peut-être trop en avances sur son temps !

Plutôt que de repartir sur des solutions déjà en ligne, car je ne sais pas si le modèle économique choisis est réellement viable à long terme, quoi qu’en disent les sociétés concernées, alors réfléchissons sur l’usage ou la commercialisation des simple DVD. Prenons ceux d’Elephorm dont les DVD sont des outils d’auto-formations professionnelles pour tous publics (si, si j’ai testé pour vous ;-). Première remarque, l’offre est très étendue…

Exemple d’utilisation de DVD applicable aujourd’hui

Prenons un exemple. Je suis un utilisateur habitué d’Illustrator CS 2 et je viens d’acquérir la version CS 3. Pour la formation traditionnelle, y compris pour Ed Productions, nous organisons des formations d’une journée, voir 2 dans ce cas précis. Toutefois, nous savons tous très bien que nous sommes obligés de combler soit par des exercices, soit par des rappels…

Bref, je résume : une journée ou deux qui monopolise l’équipe ou une partie de l’équipe… pour une formation qui devrait prendre à peine une journée, voir une matinée. Je sais, je scie la branche sur laquelle je suis assis mais je ne dis pas que toutes les formations sont comme cela. D’ailleurs, historiquement, c’est plutôt l’inverse qui c’est produit les formations pour des raisons marketing ont été réduite en nombre de jours. De 4 jours, les centres de formation ont proposé 2 jours soi-disant en séparant initiation et perfectionnement, en réalité dans l’idée que deux jours de formation étaient acceptable budgétairement et que l’apprenant râlerait pour avoir les 2 jours complémentaires afin de pouvoir réellement travailler.

Bon revenons à notre journée de formation. Son coût : environ 600 euro ht, sans parler des frais de déplacement !

Le formateur selon les organismes sera un réel expert d’Illustrator (comme chez Ed Productions 🙂 mais dans certains cas, ce sera un ancien formateur bureautique qui un jour c’est dit : «Mais, moi aussi, je peux faire des formations Illustrator, il n’y a qu’à comprendre les courbes de bézier !» (j’ai connu ce type de formateurs qui exercent toujours d’ailleurs, mais ne lui demandez pas un détail sur comment cela fonctionne en production, il n’en sait rien !)

Je regarde le catalogue Elephorm puisque c’est eux que j’ai pris en référence… Génial, un DVD Apprendre Illustrator CS3 – Les nouveautés existent (C’est celui là en plus que j’ai testé) ! Son prix, moins de 40 euro pour un court de 3 h 30 donné par l’intermédiaire de vidéos de Fabrice Court.

Plus de déplacements, plus de réunion de tout le monde en même temps… Une fois acquis le DVD, il est possible de se le prêter les uns les autres, de commencer la formation car j’ai un creux dans mon travail et de la reprendre le lendemain ou deux jours après, de venir vérifier un point de détail en cas de besoin… La formation et le support en un seul élément, qui plus est par un véritable spécialiste !

Certains centres distribuent d’ailleurs ce type de DVD comme support de cours en fin de formation (parfois ce sont des CD ou des clefs USB mais c’est le même principe) ! La question qu’il est temps de se poser est : ne faut-il pas inverser la manière de faire ? Si au lieu de distribuer le DVD à la fin, nous commencions par vendre le DVD accompagné d’une prestation de visio-téléphonie, soit un nombre d’heure d’échanges, soit un ou des rendez-vous ponctuels. On pourrait même envisager une journée ou une demi-journée en centre ou sur le site client !

Dans l’exemple qui nous concerne, celui du DVD des nouveautés d’Illustrator CS 3 un ou deux contacts par visio-téléphonie serait suffisant. Par contre, pour le DVD Apprendre Joomla, des échanges beaucoup plus nombreux sont nécessaires surtout si le client désire mettre en ligne son site !

Le formateur dans tout cela

Le rôle et la pédagogie du formateur seraient alors complètement différents. Le formateur deviendrait plutôt conseil en complément de son rôle de pédagogue… Son travail serait un travail de reformulation d’explications, de complément d’informations… ce qui exige, je pense un niveau de compétences et de connaissance du produit (ou de la matière enseignée) beaucoup plus élevé que le fait de débiter son cours, le cours préparé, celui dont nous connaissons par expérience les moindres questions qui risquent de surgir et aux réponses toutes faites.

Le rôle du formateur serait également transformé car son rôle serait également d’aiguiller l’apprenant dans ses choix et ses décisions aux cours de certaines formations.

Prenons un exemple pour être clair. Régulièrement, j’ai des appels du type : «bonjour, je cherche une formation pour créer un site internet !» En tant que telle, cette question ne veut rien dire aujourd’hui, si l’on ne se pose pas la question du besoin et des attentes du client dans la création de son site.

Pour l’instant, à de rares exceptions, suite à notre entretien où j’essaye de d’établir sommairement une classification des sites et du pourquoi et comment de leur usage, j’ai rarement la possibilité de réellement présenter une formation quel site ? pour qui ? pour quoi ? ou les formations du genre gestion de création de site internet qui pourtant me semblent généralement indispensable dans ces contextes (en Pao, c’est tout le côté chaîne graphique et typographie mise en page qui est sous-estimé en général).

On pourrait même imaginer le développement de formation de ce type sur DVD pour fonctionner comme précédemment.

Entre le fan de Drupal, l’utilisateur de SPIP et l’habitué à Joomla, chacun prêche pour sa chapelle.Je ne parle même pas de site en html (simplement parce qu’il est simple de proposer du Dreamwearver) ou en Php-MySql (parce que l’on fait tout avec et que le formateur espère récupérer une partie productions sachant que le client ne saura pas développer sa solution). Les éditeurs devront prendre garde dans le choix des prestataires. Une autre piste serait également la mise en DVD de formation à partir de certains livres, vous auriez ainsi au choix le livre ou le DVD.

Une touche de rapid elearning

Le rapid elearning dans ce contexte peut prendre également un nouvel envol soit en complément de l’existant (les DVD qui existent par exemple) pour expliquer un point de détail, pour une mise à jour, soit dans le cadre de formations spécifiques, complètement adapté à un client par exemple avec l’inclusion des vidéos contenues dans le DVD (faudrait juste regarder si au niveau des droits d’auteur cela serait possible).

Le rapid elearning permet de transformer une présentation PowerPoint en présentation Flash diffusable sur Internet. Jusque-là, SlideShare, fait cela très bien !

Le plus du rapid elearning est que la présentation orale peut-être enregistrée en même temps, ainsi que l’inclusion de vidéo ou de notes sur un TBI (Tableau Blanc Interactif). Un produit comme celui que propose Speechi va encore plus loin, puisqu’il est possible de mettre en place simultanément des conférences à la fois en ligne et en live, où les personnes au loin peuvent intervenir !

Une fois encore la qualité requise pour le formateur n’est pas dans les compétences qu’on lui demande actuellement. Il doit devenir scénariste, concepteur de présentation (attention, j’y reviendrais prochainement, tout le monde contrairement à ce que beaucoup pense n’est pas concepteur de présentation genre PowerPoint), sans parler des connaissances d’écriture vidéo.

Le métier de formateur n’est vraiment pas un métier d’avenir pour les formateurs actuels. Nous avons tout à réapprendre de notre métier ou presque, en plus d’être un spécialiste de la transmission de savoirs. Moi, en tout cas, j’en prends le chemin avec Ed Productions !

Ah oui, si vous vous sentez inspiré (ou si vous connaissez quelqu’un) pour travailler dans cette direction et dans cet esprit, Ed productions est toujours à la recherche d’un Collaborateur stagiaire de 6 à 12 mois avec possibilité d’embauche !

Mise à jour le 30 avril : une discussions au travers des blogs sur cette thématique c’est instaurée… Thierry répond à mon billet dans son blog… et sans concertation, nous traitons également de cette thématique en commentaire du billet de Bruno Richardot que je présentais en cours de journée sur les cultures numériques 🙂 Vous pouvez choisir de nous répondre sur l’un des trois blogs, selon affinités et autres 😉

Université Vivaldi : Intégrer les TICE à sa pratique pédagogique

J’ai assisté à plusieurs conférences et ateliers de l’université Vivaldi. Vous pouvez voir les conférences en différé. Enfin, seulement sur PC car sur Mac, j’ai l’impression que cela ne fonctionne pas… 🙁

Une découverte pour commencer : le système de vidéo-conférence Evo.

Sinon, je reprendrai le débat que j’ai commencé par le jeu des questions-réponses suite à la conférence de Daniel Peraya de l’Université de Genève : Intégrer les TICE à sa pratique pédagogique (l’évolution du rôle et/ou du métier d’enseignant ?)

Ce propos n’a rien de scientifique, mais est plutôt du genre narratif, je préviens !

Cette conférence était intéressante… J’aime le métier d’apprenant, les segmentations effectuées… Seulement, une chose me chiffonne. C’était d’ailleurs le but de ma question. Daniel Peraya séparait distinctement les usages des TICE au niveau personnel et professionnel pour les enseignants et les étudiants.

Sa réponse me laisse à demi sur ma faim. Vous pouvez l’écouter à la fin des questions de sa conférence dans les différés. Je pense que justement il y a une forte corrélation entre le privé et le professionnel et ne vois pas le rapport avec l’infobésité ! Je l’avais écrit dans Et si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ? en juin 2007. C’est l’une des chances de la transition pour que l enseignant utilise petit à petit les TICE dans leur enseignement.

De même, difficile de ne pas avoir d’interaction, comme je le disais, dans des réseaux sociaux comme Facebook. Le point sur les nouveaux outils du web 2 a d’ailleurs été éludé par le conférencier, mais nous étions loin du web 2 dans cette université, hormis pour le sacro-saint wiki.

Mais, même le courrier électronique, même le chat… Comment peut-il ne pas entrer dans notre vie privée ?Nous possédons effectivement des adresses de courrier électronique universitaires. Mais pour ma part, elle correspond à un usage spécifique. Je suis certainement un cas par rapport aux maîtres de conférences, chercheurs… présents dans la salle. Mais, justement, cela me permet de porter peut-être un autre regard sur le phénomène.

Donc, si je reviens sur la solution préconisée, un délai de 36 h pour la réponse semble normal, je ne réponds qu’au message qui arrive dans ma plate-forme… Bien. Ok. Félicitation à l’enseignant qui reproduit ce schéma. C’est un choix. C’est vrai. Mais même ce choix interfère sur notre vie privée. M. Peraya récupère si j’ai bien compris l’ensemble de ces courriers le soir. Déjà, je pense qu’il est chez lui et n’est pas à son bureau, donc, cela interfère dans sa vie privée.

Mais prenons le cas des vacances scolaires. Devons nous répondre ou non aux messages des étudiants pendant cette période ? Moi, je le fais. Je préviens les étudiants que je suis en vacances, donc qu’ils ne me dérangent pas pour des peccadilles, que je ne répondrai peut-être pas… Mais, si j’en ai la possibilité je lis (et parfois réponds à leur message) pendant cette période.

Le cas des « grandes vacances » est encore plus terrible. Qu’est ce que je dois faire ? Ne pas répondre à mes étudiants ? Les laisser deux mois sans réponses (certains pratique cette méthode) alors qu’ils sont en stage et ont parfois besoin de notre aide ? Nous devons également préparer leur soutenance en commun… Là encore, j’essaye de répondre, alors que je suis également en vacances universitaires.

Quid des demandes de l’extérieur, de personnes qui prennent contact avec nous pour une raison universitaire, car elles souhaitent des renseignements sur nos masters… Je ne les lis plus qu’entre 9 h et 19 h. Avant ou après, c’est trop tard. Ah, oui, mais là, cela fait partie de la facette gestion. C’est différent ! Pas pour moi.

Et même, je vais pousser le raisonnement plus loin, désormais, lorsqu’un enseignant me contactera en dehors des heures de bureau, je ne réponds pas dans la foulée même si c’est pour une réunion le lendemain. Désolé, tous les enseignants ne sont pas des amis, se sont de simples relations de travail. En plus, ils ont utilisé mon adresse universitaire, celle que je ne consulte plus après 19 h.

Précédemment, à l’époque du téléphone, du courrier… effectivement ce genre de problème n’existait pas. Devons-nous pour autant reproduire le même schéma aujourd’hui ? Les usages des différents outils se sont modifiés.

Pour l’anecdote, alors que je ne suis pas chat, je crois avoir fait le seul chat de ma vie avec deux étudiants un dimanche soir 🙁 Le problème à régler était urgent, très urgent même. La vie professionnelle interférait bien dans ma vie privée.

Aucune disposition n’est prise sur cette problématique, qui je le rappelle est peut-être l’une des plus fabuleuse porte d’entrée vers l’usage des TICE en cours. On ne peut pas, on ne doit pas la balayer d’un revers de main. Combien d’enseignants se posent des questions sur ce sujet en coulisse. Je n’ai toujours pas trouvé quoi leur répondre à ceux qui me posent la question !

En plus, c’est vrai que l’on passe complètement sous silence les évolutions du domaine informatique et le comportement des uns et des autres vis-à-vis de ces nouveaux système. Bientôt, j’en suis intimement convaincu, nous allons tous basculer « obligatoirement » sur des réseaux sociaux. Pour l’instant, il est simple de dire : «Non, je ne veux pas partager mes informations avec les autres».

Cependant, si j’en crois mon expérience sur Facebook, sur Viadeo… mais plus particulièrement sur le premier, nous sommes deux enseignants dans notre UFR à être inscrit officiellement. Tous les deux nous avons reçu des demandes des étudiants pour être nos «amis» virtuels. Que devions nous faire ? Refuser ? Accepter ?

Pour ma part, sachant que je ne diffuse rien de ma vie privée que les étudiants ne peuvent savoir, car j’utilise ses outils dans une optique professionnelle, je penche plutôt sur l’intégration des étudiants dans mon réseau, ce qui leur permet d’être en contact facilement avec d’autres personnalités du domaine.

J’assume (mais là c’est un autre problème des réseaux sociaux et de l’identité numérique, il est nécessaire d’assumer l’ensemble de ces choix) le fait que les étudiants soient à côté de personnes un peu plus connues, voire célébrées aussi bien qu’à côté d’un illustre inconnu.

Mais maintenant, comment devons-nous réagir lorsqu’un étudiant nous contacte le soir parce qu’il a vu que nous étions en ligne ? On ne lui répond pas ? On lui répond ? Eux, travaillent parfois le soir, comme nous. Il n’est pas question de se comporter en enseignant-poule, qui couve ses étudiants. C’est un transfert assez naturel des listes de diffusion ou groupe Moodle qui s’établit… Seulement, vous vous trouvez dans un environnement qui mélange tout : vie privée, vie professionnelle…

Le métier d’enseignant évolue vers un mélange épisodique entre vie privée et vie professionnelle… Reste à savoir comment évoluera la relation enseignants – étudiants avec l’arrivée du nomadisme ! Je parie pour une plus forte présence de la vie professionnelle dans la vie privée que ce que nous connaissons actuellement.

Au fait, quand commence et se termine l’usage des TICE dans la vie privée d’un enseignant ? Et dans celle des étudiants ?

Pour ma part, je m’en vais lire le compte-rendu de la journée d’étude sur les usages des TIC et pratiques communicationnelles électroniques des jeunes.

Université Vivaldi à Lille

Demain, à partir de 9 h jusque vendredi, je participe à l’université Vivaldi de Lille. J’ai réussi à me libérer. Donc, si vous lisez ce blog et que vous participez à ces journées sur l’accompagnement pédagogique via le numérique n’hésitez pas à prendre contact avec moi.

Pour les autres, j’essayerai de faire mon rapport journalier des ateliers auxquel je participerai 😉

L’université Vivaldi (programme de formation aux TIC des personnels de l’enseignement supérieur et IATOS) est organisée par l’UNR Nord-Pas de Calais (Universités Numériques en Région), à Villeneuve d’Ascq.

Dans le programme, on retrouve :

  • Les outils numériques de suivi et d’accompagnement des étudiants
  • Transfert d’un cours présentiel à un cours en présentiel allégé
  • Dispositifs pédagogiques pour la formation en ligne
  • L’évaluation et le contrôle continu en ligne
  • La communication synchrone et asynchrone
  • L’évaluation et le contrôle continu en ligne
  • Le C2i, la communication et le travail collaboratif
  • Accompagnement via le numérique : complémentarité ou substitution
  • Le travail collaboratif et les outils numériques associés
  • État des lieux de la e-formation
  • Intégrer les TICE à sa pratique pédagogique : évolution du rôle et/ou du métier d’enseignant ?

formation continue, enseignement, e-learning… la suite en liens

Je ne pensais pas être si bavard… aussi, je dois faire un deuxième billet sur le sujet de la formation continue, de l’enseignement, du e-learning car depuis quelques temps je collectionnais les billets sur ces sujets dans le but dans faire un article 🙁

Guide EPN (Espace public numérique)

  • Le guide EPN (Espace public numérique) et l’école , dont la version papier sera présentée en avant-première à l’occasion des Rencontres d’Autrans en janvier 2008. Ce guide est un travail collaboratif d’une trentaine de personnes associant des animateurs de lieux d’accès public à internet, des dispositifs de soutien territoriaux, des personnes ressources au sein de l’Education Nationale et d’organismes de formation et de recherche. Il propose des interviews d’acteurs de terrains, des points de vue d’experts, des présentations d’initiatives, des exemples de projets pédagogiques, des conseils méthodologiques pour monter des projets en partenariat, des fiches-ressources sur les références réglementaires, les financements…

En voici les chapitres :

  • Introduction
  • Se connaître pour travailler ensemble
  • Les compétences numériques de base
  • Mutualiser les moyens
  • Des projets en partenariat
  • Accompagner la scolarité
  • Des projets à la pointe de l’innovation

Bien que je n’ai pas encore lu l’ensemble des articles proposés en lignes, deux-trois réactions à chaud… C’est encore une fois l’apanage du B2i, pas de référence à l’identité numérique, et quand je lis par exemple, l’article Une médiathèque au service des projets des enseignants, j’aurais tendance à dire : les enseignants manquent cruellement d’imagination 🙂 et la réaction de l’enseignante qui a déclaré : «percevoir de plus en plus de différence dans la maîtrise de l’outil entre ceux qui ont un ordinateur chez eux et ceux qui n’en ont pas» cela me laisse pantois ! Ah, ben mince alors !

J’ai l’impression que dans cette école ont fait mieux avec moins de « frime ».

Bref, j’ai peur que cela devienne encore un document « d’auto-satisfaction » de référence déjà dépassé avant parution.

Un extrait de ce qu’écrit François Duport… « A l’heure où les régions, les départements et les collectivités investissent massivement dans les établissements scolaires pour la mise en place des ENT (Espace Numérique de Travail, il n’y a pas de réflexions sur un usage raisonné de ces technologies tout au long de la vie.
Tout le monde s’accorde qu’il y a besoin de réformer le machin, et de centrer les dispositifs en direction de l’usager. L’amusant de la chose, c’est d’utiliser les occurrences des mots « TIC, Internet, portfolio, TICE » et autres termes qui permet d’évaluer le niveau d’intégration des technologies. Résultat : chou blanc.
Par essence l’acte de formation est transversal. Pourquoi séparer formation initiale et formation continue ? La formation est informelle… »

Des liens en vrac

  • Traversons l’Atlantique pour s’apercevoir que les problèmes sont identiques d’un bord à l’autre de l’Océan même si les termes changent. Chez nos lointains cousins, on parle de Réforme et de renouveau pédagogique 🙂 Profession : enseignant vous donnera quelques explications complémentaires sur l’histoire de l’école jusqu’à celle de demain.
  • Je serais curieux de lire le dernier Nouvel Educateur, La revue de l’ICEM-Pédagogie Freinet. Ce numéro 185 de décembre 207 porte comme titre : Quelles TICE ? Pour quelle école ? Et la question que je me pose depuis pas mal de temps… Les écoles Freine intégrent-elles mieux ou pas les TICE dans leur enseignement ? Au passage, si quelqu’un avait un avis, je suis preneur, ainsi que d’un exemplaire de la revue de décembre 🙂
  • Autre revue qui se consacre au TIC dans le monde de l’enseignement : les dossiers de l’ingénierie éducative du CNPD. Son numéro d’octobre s’appelait « L’éducation du citoyen internaute« . Christelle Membrey|fr] en recommande la lecture, donc lisez le 🙂
  • Les futurs enseignants…, on compte beaucoup sur eux, mais en attendant, que faire ?
  • Espérons qu’ils auront conscience s’ils doivent aussi faire du elearning (ce sera également une facette de leur métier de base dans quelques années) de ne pas penser qu’en terme d’outils : «Ainsi la principale difficulté pour les acteurs de la formation en ligne est de valoriser le coeur du métier : la pédagogie. De la même façon que Word ne fait pas de nous des écrivains et que excel ne nous transforme pas en champion de l’analyse financière, les outils de e-learning – dans toute leur richesse – ne déterminent pas ce que doit être un contenu, comment partir des objectifs pédagogiques, comment tenir compte des pré requis, comment accompagner l’apprentissage et évaluer les connaissances et les compétences, comment enfin mettre en scène et donner de l’appétence à apprendre.»
  • enfin, pour conclure, moi j’aime bien ce guide e-learning : comment commencer ? (PDF de 1,1 Mo – 38 pages) , où il est écrit noir sur blancs dans la partie Déterminez le besoin de formation….: Existe-t-il un besoin de formation en e-learning ? J’ajouterai juste réel ou pour faire comme les autres ?

formation continue, enseignement, e-learning… bref, l'apprentissage

Je voudrais donner une suite à ma question : Avis mortuaire sur le e-learning ? pour plusieurs raisons :

  • le débat a rebondi fin novembre sur les blogs d’origine (celui de Xavier et de Thierry, au passage au fil du temps, il continue de nous expliquer sa théorie de l’enseignement mobile)
  • La Ministre de l’Enseignement supérieur a cru bon d’inviter des « bloggers influents » pour parler des TIC « de manière informelle » (Chapeau bas Messieurs les bloggers) dont j’ai l’impression qu’il n’est pas sorti grand chose à la lecture des comptes-rendus…
  • La remarque dans la longue série de commentaires au sujet du blocage de Lille 3 (message 532. Le jeudi 6 décembre 2007 à 04:56)
  • Et surtout, depuis, j’ai réfléchi… notamment au commentaire de Xavier qui disait que je me concentrais sur le e-learning en milieu scolaire 🙂

Thierry a été le plus prolifique sur la question. Normal, c’est lui qui avait lancé le débat 🙂 Au passage, notez que Speechi a effectivement présenté lors d’Educatic une « mallette d’enseignement nomade » qui sera disponible vers le 15 janvier, mais Olivier lui tient la dragée haute dans les commentaires 🙂

La loi de Klein

On peut résumer la loi de Klein 😉 : plus le support de l’information est léger, petit, lisible, transportable, copiable, partageable, bref, plus le support est nomade, plus l’information et le savoir se répandent. L’exception de Klein 😉 nous apprends que l’hyper-réduction de l’information n’est plus aussi accessible ou lisible par l’être humain et il est complexe de repérer la « bonne » information, l’information utile. Thierry illustre sa loi et son exception par l’exemple de l’Ebook.

L’ebook

J’ajouterai juste à la description de Thierry que les Ebooks exploseront également le jour où l’on arrêtera de considérer l’Ebook comme un simple document au mieux mis en page et exporté à la va comme je te pousse en PDF. Ebook aura toute sa valeur lorsqu’il sera conçu réellement comme un Ebook et qu’il tirera profit de l’ensemble des technologies disponibles…

Je suis toujours surpris dans les formations Acrobat que je donne du manque d’imagination des participants à ce sujet ! Depuis longtemps je professe des formations Acrobat ou PDF pour le marketing, également envisageable pour le e-learning, sans grand succès !

Vers la définition de la formation

Pour Thierry, former quelqu’un (ou un groupe) revient à lui donner de l’information et à vérifier qu’elle a été bien comprise. Cette définition m’évoque un peu trop le schéma de la communication, proche de celui de Jakobson. En simplifiant, J’émets un message vers un récepteur qui me renvoie un feed-back. D’ailleurs, cela correspond à la Loi de Klein, puisqu’il y parle d’information.

Je ne pense pas que le fait d’informer soit suffisant pour définir la formation. Donner connaissance de quelque chose à quelqu’un fait partie du travail de formation, effectivement. Toutefois, la dimension de l’apprentissage disparaît : le but de la formation dans un sens large (depuis la maternelle jusqu’aux études supérieures en passant par la formation continue) est aussi d’apprendre quelque chose à quelqu’un, parfois simplement l’habituer, lui faire découvrir de nouveaux horizons, lui donner une éducation, etc.
Bref lui permettre d’acquérir et de développer ses capacités intellectuelles, morales ou manuelles, entre autres par un apprentissage approprié.

Selon les théories Delcroiziennes (Thierry crée bien sa propre loi 😉 la formation consisterait au sein d’une relation privilégie à développer les capacités intellectuelles, morales ou manuelles d’apprenants au travers d’un apprentissage approprié dans le but de leur apprendre ce dont ils ont besoin pour évoluer.

Je suis assez content de ma définition 🙂 On y retrouve le rapport enseignant (formateur)/éléve (stagiaire), cela concerne les groupes (classes et petits groupes) et l’individu…

TIC et e-learning

Cette définition me permet de rebondir sur les commentaires d’Olivier.
En effet, la transmission du savoir repose sur la qualité du formateur pas sur celle des outils, dont font partie le e-learning, les TIC ou NTIC… Et autre question en corollaire, le e-learning et les TIC tel que l’on l’entend d’une manière générale sont-ils adaptés à tous les types d’enseignements, à toutes les formations, à tous les apprenants ? C’est aussi à l’enseignant (formateur) à choisir ses outils ou à moduler leur emploi en fonction de ou des apprenants.

Olivier précise dans un de ces commentaires que certains abandonne le e-learning car ils n’ont pas su en tirer profit. Effectivement. Mais reconnaissons à leur décharge que pas grand monde que seulement quelques spécialistes (je parle des vrais, j’y reviendrais plus loin) savent utiliser et expliquer comment employer le elearning…

N’est-ce pas avant tout un problème de formation des « enseignants » ? de formations de nos enfants (je sais, je rabâche avec le B2i, mais il me semble complètement inadapté) ? D’une adaptation des moyens ? D’une remise en cause des enseignants et des formateurs, de leur démarche pédagogique ?

Des exemples

Dans les commentaires sur la grève de Lille 3, une étudiante me pose la question : pourquoi les enseignants n’utilisent pas Mooddle pour nous fournir des documents (au passage, on remarque que les étudiants demandent juste des PDF) et ne répondent pas aux e-mails ? Pourquoi selon vous ? J’ai répondu dans un commentaire suivant.

Autres exemples. Avec les étudiants d’IDEMM, nous avons deux projets d’années. Le premier vient de se terminer. Je leur laisse décembre pour le compléter et nous embrayerons sur le second en janvier. Dans le premier projet, ils ont pu créer et manipuler un blog, un wiki, approcher Facebook, Viadeo, Second Life… Dans le second, ils devront peut-être créer un CMS (ou un blog encore), peut-être du elearning et toute la gestion du projet devrait se faire sur Facebook.

Pourquoi cela est-il possible ? Je vous donne la réponse : parce que je connais ces environnements (enfin Second Life :-(( Cela fait une dizaine d’années que je suis sur Internet, que j’explore régulièrement les différents domaines d’activités qui m’intéressent… J’ai un vécu et une vision de ce qui se passe sur le net, sur ce que l’on peut faire et comment… Je peux donc donner l’impulsion, comme le fait également par exemple Adrien (Vieux briscard de l’informatique lui aussi).

TIC et e-learning, une affaire de spécialistes

Qu’est ce que cela signifie ? N’ayons pas peur des mots. Nous faisons partie d’une élite qui connaît l’informatique, Internet… Pour nous, faire de la formation à distance, cela paraît évident. Nous sommes régulièrement « dedans » même à l’époque où Internet n’existait pas, nous assurions déjà des « formations » par téléphone (cela continue d’ailleurs aujourd’hui). Les nouveaux outils n’ont pas de mystères pour nous (enfin, on le fait croire :-), nous avons des idées d’utilisations, nous savons employer elearning et TIC dans notre démarche pédagogique… Mais en réalité, combien sommes-nous ?

Très, très peu nombreux. Quand je vois que dans certaines universités, il est proposé en décembre 2007 des formations de 3 h au traitement de texte pour créer de façon automatisée une table de matière, utiliser le mode plan et transformer un fichier aux formats RTF, HTML et PDF : les styles dans un traitement de texte, quand je constate le faible niveau de connaissance des enseignants en école maternelle et primaire des professeurs des écoles (je n’ai pas encore pu juger des derniers sortis de l’IUFM mais ce n’est pas seulement une question d’âge et de formation), quand, lors d’une réunion de présentation de collège, on nous parle de l’ouverture d’une classe pupitre où les enseignants vont être « rapidement » formés mais que la maintenance sera assurée par un enseignant (cela me promet quelques montés d’adrénaline si l’une de mes filles se trouve dans cette classe pupitre), si je regarde autour de moi, la faible pour ne pas dire nulle, implication des formateurs à ces outils…

Pourtant, je reste persuadé que les enseignants font des TIC et du elearning sans s’en apercevoir, sans que nous le sachions…

Quand je regarde les devoirs et leçons des filles, je ne compte pas le nombre de pages issues d’Internet (par contre, je ferme les yeux sur les droits d’auteurs, toujours une histoire de formation). Seulement, ces enseignants font des TIC et du e-learning d’une autre façon que nous ou pour être plus exact comme nous faisions il y a 5 ans environ… Il découvre que la qualité de la relation dans le elearning et au moyen des TIC est différente qu’en présentiel (pas meilleure, ni pire).

On pourrait segmenter d’ailleurs ses enseignants (formateurs). Les pourcentages n’ont rien de scientifique, seulement une impression :

  • réfractaire à l’informatique et donc aux TIC et au e-elearning – 7 %
  • ceux qui voudraient bien mais qui ne savent pas utiliser les outils, ils n’ont jamais appris (y compris l’usage de l’ordinateur) – 7 %
  • ceux qui possèdent un ordinateur à la maison et qui l’emploient pour préparer ou non leur cours – 15 %
  • ceux qui utilisent l’informatique domestique pour faire des TIC et du elearning – 35 %
  • ceux qui utilisent les TIC et/ou le elearning mis à leur disposition avec leur groupe d’apprenants sans « trop se creuser » 15
  • ceux qui utilisent les TIC et/ou le elearning et qui cherchent à aller plus loin (qui l’intègre dans leur démarche pédagogique, qui font avec les outils dont ils disposent, qui cherchent d’autres outils…) – 5 %
  • ceux qui ont une vision plus large des TIC et/ou du elearning (moins de 1 %)

Des pseudos spécialistes du elearning

Plus haut dans ce billet, je parlais des vrais que j’oppose aux faux spécialistes. Quoi de mieux qu’une anecdote révélatrice. Un appel d’offre avait été lancé par une société du coin (une grosse :-). Assez copain avec pas mal de centres de formation du secteur géographique, j’ai été abasourdi.

Presque tous avait « pondu » une réponse ! Si, si, j’vous jure. Mais, la plupart n’avaient jamais fait de elearning 🙂 Pas un de leur membre ne connaît un iota dans le domaine. Je me suis toujours demandé où ils avaient « pompé » leur solution. Je me suis amusé à placer quelques termes techniques dans mes discussions de l’époque : grain, classe virtuelle… C’était évident qu’ils ne savaient pas de quoi je parlais.

Quand enfin je leur posais la question, la réponse était quasi invariable (j’exagère à peine) : «cela ne marche pas le elearning de toute façon, donc les mecs, ils vont se connecter une ou deux fois et puis c’est tout». Le pire a été un centre qui avait l’entreprise comme client en présentiel, qui n’a pas emporté l’appel d’offre et qui a ajouté : «ouais, j’comprends pas que ce soit untel qui a remporté le dossier. Et tu as vu le budget… »

Le Untel, je le connaissais évidemment. C’était un centre national qui possède une délégation dans la région et qui possédait un pseudo département d’enseignement en elearning 🙁

C’est vrai que nous ne sommes pas nombreux. Pour le gag, aucun n’avait fait appel à moi, puisque aucun ne lit mon blog et ne consulte mon site, car ils possèdent déjà tous ma fiche des compétences 🙁 je ne dis pas que j’aurais été meilleurs qu’eux, juste que j’aurais pu apporter une autre vision 😉

Notre rôle

On peut effectivement réfléchir sur notre fonction et notre rôle, nous spécialistes des TIC et du elearning. Est ce que nous ne favorisons pas l’agrandissement du fossé entre les différentes catégories d’utilisateurs. Je me pose de plus en plus fréquemment la question, pas seulement dans ces domaines d’ailleurs mais ils sont tous liés, si nous ne devrions pas revenir plus fréquemment sur les « basiques ».

Quand je dis basique, je parle de vraies bases… Mettre en place des formations, des sites, des billets, intégrer des revues et des journaux papier pour expliquer en termes simples le B A BA de l’Internet, peut-être même de l’informatique et des avantages en réexpliquant le pourquoi du comment, de différentes solutions de base.

Expliquer que l’on peut travailler de manière collaborative sur un outil de traitement de texte… cela veut dire que l’on sache manipuler un traitement de texte ! Partir sur un wiki, c’est bien joli, mais, nous en connaissons les usages, les avantages et les limites, pas le « néophyte ».

Regardez Facebook, exemple au hasard, non ! Mon assistante qui prépare un BTS en secrétariat de direction présentait, il y a peu une « APE ». Dans ce cadre, elle décrit différents blogs et sites qui m’appartiennent. La première réaction de son jury : cela ne dilue pas l’information ? Puis elle parle de ma présence sur Facebook. Un des deux membres du jury n’avait jamais entendu parler de Facebook.

Mon assistante était elle- surprise de cet état et me dit :«pourtant, on en parle partout.» Oui, effectivement, on en parle partout. Nous le remarquons car nous sommes confrontés quotidiennement à notre environnement informatique, c’est ce qui nous fait vivre ! Par contre, ce n’est pas le cas de ces deux personnes du jury qui font leur travail dans leur domaine au jour le jour !

C’est aussi notre rôle de ramener ses « brebis égarées » dans le droit chemin… À nous de leur expliquer TIC, elearning, FOAD… Je m’attends à avoir comme réponse : «Mais, ils peuvent facilement se renseigner si ils veulent, y’a Internet pour cela». Non, c’est faux. Les recherches de ce type ne les concernent pas. L’information est beaucoup trop disparate pour eux, ils ne savent pas utiliser Google comme nous le faisons…

Mettez vous à la place deux seconde d’un enseignant qui voudrait découvrir ce qu’il peut faire de manière simple avec les TIC. Il va saisir exercices simples en TIC et ne trouvera rien qui l’éclairera mis à part qu’il a besoin d’aide, que cela fonctionne sur PC…

Même avec les formateurs dans le domaine de l’informatique le problème existe. Ils font leur boulot. Ils sont super spécialistes dans leur domaine de compétence. Évidemment, si leur domaine est l’informatique ou le web, il y a une chance pour que cette personne soit plus sensible à nos arguments, car lui non plus ne comprend pas certaines décisions, certains comportements. Mais dans l’ensemble, grosso modo la réaction sera : «oui, mais qu’est ce que cela m’apporte ?» Ne vous lancez surtout pas dans de grandes théories sur l’apprenant et tutti quanti. Il n’en a que faire. Il attend vos informations sur ce que lui apporteront ces nouveautés au niveau du portefeuille 🙁

Cela n’empêche en rien que nous réfléchissions d’autres part à des solutions d’avenir, mais ne nous séparons pas de la base.

Et les tuteurs dans tout cela

Le grand oublié de nos discours est le tuteur. Jusqu’ici on parle d’apprenant, d’enseignants ou de formateur, mais on semble oublier également le rôle du tuteur… Ont-ils encore une place précise dans le e-learning, pardon la FOAD ? Plus que jamais. Mais, le métier de tuteur n’est-il pas un métier mort-né ? Je n’affirme rien, je pose juste la question. Si je poursuis mon raisonnement de l’enseignant qui fait des TIC et du e-learning sans le savoir, il remplit également un rôle de tuteur. Ce rôle de fait lui reviendrait naturellement… Je lance le débat.

La suite dans quelques jours car j’avais prévu de parler de quelques liens :-((

Connaissez-vous ERIC ?

Nan, nan, ce n’est pas celui que vous croyez 😉

ERIC (Educational Resources Information Center) est la plus grande base de données au monde en sciences de l’éducation publiée par le ministère de l’Education américain (U.S. Department of Education).

ERIC contient des références bibliographiques d’articles de périodiques (Resources in education -RIE- et Current Index to Journals in Education -CIJE) et de monographies, de références de conférences, de publications officielles, de thèses, de travaux universitaires, de descriptions et évaluations de programmes et de documents pédagogiques, etc. depuis 1966 mises à jour mensuellement (14 000 documents et plus de 20 000 articles par an, soit plus de 100 000 documents disponibles en version intégrale).

Parmi les sujets traités : la formation initiale, la formation professionnelle, la gestion des systèmes éducatifs, l’évaluation, l’apprentissage des langues, etc.

ERIC est accessible soit par le site officiel ERIC ou par une interface d’intériagation.

Le guide de l’Université de Montreal décrit les caractéristiques et fonctionnalités propres à la base de données ERIC et décrit la démarche stratégique de la recherche : l’emploi du thésaurus d’ERIC utile pour le champ descriptor.

Le guide d’initiation à la recherche dans Internet (GIRI) donne entre autres exemple, ERIC comme recherche par interrogation :

  • Base de données et résultats bibliographiques
  • Particularités du formulaire de la base ERIC
  • Formulaire de confirmation
  • La description bibliographique

Si vous n’arrivez pas à interroger la base, deux animations tutoriels d’ERIC sont en lignes. Mais attention, pour la seconde, l’interface de Chapman est modifiée 🙁

Je pense que vous ne connaissiez pas ERIC sous cet aspect 😉