Twitter en entreprise : outils et services

oiseau twitterComme promis dans Twitter demystifie, voici la suite…

S’inscrire à Twitter est simple… seulement, très vite, on se demande ce que l’on peut mettre dans Twitter comme information. Il est possible de saisir son texte directement en ligne. Je ferais l’impasse sur les clients téléchargeables car ils sont nombreux et différents d’une plate-forme à l’autre.

Mais, à y regarder de plus près on s’aperçoit que la plupart des utilisateurs de Twitter passent par une application ou un service externes pour consulter ou écrire leurs messages…

Je citerai seulement Themattinator qui permet de gérer plusieurs comptes Twitter à la fois et Twitrefresh qui actualise la page de Twitter toutes les minutes.

Rapidement donc, on s’aperçoit qu’il existe une multitude d’applications et de services autour de Twitter. Essayons de regarder d’un peu plus près celles qui peuvent nous intéresser dans le cadre de l’entreprise !

Alimenter son Twitter

Comme on se pose souvent la question de savoir quoi mettre dans son Twitter, le premier réflexe est de cherche à poster automatiquement sur Twitter.

Les derniers billets publiés sur son blog semblent tout indiqué. TwitterFeed est fait pour cela. Il va même plus loin car il ne se limite pas à un flux RSS. Il est possible de diffuser autant de flux qu’on le désire !

FeedTweeter assure la diffusion des messages Plurk (autre plate-forme de micro-blogging originale avec sa ligne des temps). Mais j’aimerais pouvoir faire l’inverser, diffuser mes informations de Twitter vers Plurk… Si vous avez une idée 😉

Mais, peut-être que ping.fm vous conviendra, puisqu’il alimente en une seule fois une multitude de réseaux sociaux dont Twitter y compris par courrier électronique. Sans oublier que désormais vous pouvez publier l’intégralité de votre Friendfeed sur Twitter !

Si, l’envoie des twitts par email vous intéresse, TwitterMail vous proposera une adresse mail pour expédier vos informations sur Twitter ! De même, Emailtwitter permet d’envoyer un message mais aussi de consulter sa Timeline.

Autre possibilité intéressante, le twitt en décalage… vous écrivez maintenant votre message sera publié à l’heure et à la date souhaitées. Tweetlater ou Twittertise s’occupe de cette tâche (attention aux accents ;-).Notons que certains l’utilisent pour créer des Twitters de citations d’auteurs comme celui d’Albert Camus !

Il peut être important pour une entreprise de connaître les pérégrinations de ses liens laissés dans Twitter. Tweetburner s’occupe de ce travail sur Twitter et Friendfeed !

Enfin, certains préféreront gérer leurs envois de message depuis WordPress (les applications sont nombreuses), Joomla ou Drupal.

Depuis un blog, vous pouvez également proposer que vos visiteurs puissent aisément Twitter votre billet par l’intermédiaire de Twit This.

Toujours niveau blog, certains souhaitent diffuser le fil Twitter dans leur blog… Diverses solutions existent dont Loudtwitter, Twit2RSS concernera lui les « techniciens ». Certains comme Kinoa font même des billets qui listent des twitts !

Twitter, mais du texte, des vidéos…

Twitpic vous offre l’opportunité de partager des images dans Twitter d’une manière simple (encore, ne faut-il pas se tromper d’image 🙂

Cependant, Twitwall est bien supérieur… C’est un peu le mur de Twitter pour l’affichage des vidéos, des photos et des bandes son (pardon Podcast) ! Tweetcube permet également de partager des fichiers (.zip, .rar, .pdf, .jpg, .png, .gif, .mp3 ou .txt) ! Twit+ permet aussi l’échange de fichiers, vidéo et images à l’ensembles des utilisateurs de Twitter ou seulement par un « direct message » (messagerie privée).

La solution Flickr (enfin, la dernière photo seulement) est envisageable via Snaptweet

Autre solution pour les images, celles qui sont en provenance de votre webcam grâce à l’application PhotoTwitter (vous devez la télécharger) ou depuis votre portable : Twitxr, Picpostr, etc.

Dans le domaine de la vidéo, Twiddeo semble tenir le haut du pavé, seulement, lorsque j’ai voulu tester avec ma webcam, impossible d’enregistrer le message vidéo 🙁

Ah oui, et pour ceux qui sont en manque d’inspiration, Generatus vous vient en aide pour générer votre statut sur différents réseaux sociaux !

Twitter pour la récolte de fond

N’exagérons pas. Je ne pense pas que c’est sur Twitter que vous allez faire fortune dans les prochains jours, cependant, restons vigilants puisque par l’intermédiaire de Tipit (Toutes les explications en Français sont chez Rez0 🙂

Garder une trace des liens diffusés dans Twitter

Un outil de bookmarks pour Twitter existe. Il se nomme Tweetmarks. Les liens envoyés peuvent être ajouté à delicious !

Twitter au bout du fil

L’alliance Twitter et le téléphone dans notre monde orienté nomadisme prennent de l’ampleur.

S’il est possible de consulter ses messages depuis un téléphone portable par exemple grâce à Hahlo, client for your iPhone or iPod Touch, Twitterfone permet d’envoyer des messages sur Twitter depuis votre téléphone portable, en traduisant des messages vocaux en texte. Idem pour Twitsay.


Hellotxt appartient à la catégorie des services généralistes puisqu’il permet de mettre à jour son statut sur de nombreuses plateformes de réseaux sociaux et de microblogging en un clic ou par email, SMS ou Gtalk.

Twitter et la géolocalisation

L’affichage des derniers twitt sur la carte du monde n’apporte pas grand-chose (Twittervision ou Twitthearth par exemple). Par contre, Twittermap, basé sur Google Map permet de découvrir les utilisateurs de Twitter autour de nous géographiquement… À voir si cela peut-être utile lors de manifestations locales 🙂

Pour connaître les utilisateurs de sa région, Twuzzer Twitterlocal, une recherche dans Twitdir en fonction du lieu…

Sur Lille, parmi les 186 inscrits (selon Twitdir), j’ai l’honneur de vous annoncer que le Dieu de Twitter est un certain Nellio (bon anniversaire mais j’suis obligé d’attendre le 15 pour le diffuser 😉 —à ses étudiants, maintenant, vous pouvez l’appeler le Dieu de Twitter ;-)—

la recherche dans Twitter et la veille dans Twitter

Pour effectuer une recherche sur les contenus de Twitter, il n’est même pas besoin d’être inscrit à Twitter 🙂

Olivier Ruffin insiste d’ailleurs sur ce fait lorsqu’il nous livre l’astuce pour savoir si quelqu’un parle de vous ou vous pose une question sur Twitter.Envoyez la commande sans les guillemets «track mon_username_twitter» ou «track @mon_username_twitter» pour recevoir les messages qui vous sont adressés, abonné ou non au Twitter de l’émetteur 🙂

En effet, des applications comme Summize permettent de rechercher dans les discussions. Au choix, dans la recherche avancée, vous pouvez partir identifier les informations qui circulent sur une personne (Twitt de cette personne, destiné à cette personne ou faisant référence à cette personne), géographiquement (depuis le lieu de résidence des participants), selon l’attitude (positif, négatif ou question), contenant ou non des liens… Évidemment, il est possible de créer un flux RSS depuis les résultats.

D’autres outils de recherche plus ou moins performants ou originaux permettent une recherche dans les messages échangés : tweetscan et son nuage de tags permet de recevoir l’information par email, RSS, JSON et Twhirl, Twitterment, Twittersearch qu’il est possible d’installer dans son navigateur,

Le système d’alerte par courrier électronique TweetBeep permet de recevoir un message à chaque fois qu’un certain mot clé de votre choix est utilisé sur Twitter. Attention toutefois au nombre de messages.

Twitscoop ausculte tous les messages Twitter, afin d’extraire les mots les plus utilisés (l’actualité très américaine) pour les regrouper dans un nuage de tags. HashTags offre un graphe de l’évolution de l’emploi des tags et sitevolume permet la comparaison sur l’apparition dans Twitter jusque 5 phrases ou mots clef (même chose par Tweetvolume, une sous partie de Sitevolume exclusivement réservée à Twitter. SiteVolume permet de consulter les résultats pour Digg, MySpace, YouTube et Flickr également.

Picobuzz s’acquitte de son travail (surveiller le buzz) d’une manière agréable, même si je préfère Twitbuzz et Vlaag fournit un nuage des tags les plus actifs au cours de la dernière heure. Tweetwire et Wiiizzz d’un autre genre, twist permet de comparer les tendances dans Twitter à la manière de Google Trend. Tweetmeme que certains comparent à Technorati, le moteur de recherche des blogs, Technorati. Mais, c’est plus par sa recherche dans les flux classés par blogs, vidéos, images et audio que Tweetmeme retient mon attention.

En indiquant l’ID d’une conversation (un clic sur la date de publication : « about … ago » par exemple, ouvre le message dans un fenêtre, il suffit de copier le code en chiffre final à la fin de l’URL), Tweader récupère tous les messages concerné et permet donc de suivre simplement une conversation qui a eu lieu dans Twitter.

Twitter avec des groupes d’amis ou pour une conférence

Parfois, on souhaiterait communiquer seulement avec une partie de nos connaissances de Twitter, vite Tweetparty. Tweetparty permet la création de groupes et TweetChannel, la création de canaux !

Un groupe qui se réunit, c’est une conférence, non ? Livetwitting permet justement les conférences dans Twitter.

Des visiteurs, mais quels visiteurs dans Twitter

Il paraît indispensable à toute entreprise qui se respecte d’avoir accès aux statistiques de visite… TweetStats rempli ce rôle pour Twitter. Comme « rien » n’est protégé, vous pouvez obtenir les statistiques du concurrent (nombre de billets par mois, jours les plus productifs, heures de pointes, tags les plus fréquents…) 🙂 car il suffit d’entrer le pseudo du compte Twitter de la personne voulue ! Autre solution, Twitgraph fournit des informations sur 3 jours.

Twittercounter indique simplement l’évolution du nombre de personnes qui suit un utilisateur. D’ailleurs, il est possible de placer un « bouton » sur son blog qui affiche ce nombre de personnes !

Parfois aussi, il est difficile de se repérer entre les personnes que vous suivez, qui vous suivent… Your Twitter Karma met fin au problème.

Savoir qui sur Twitter parle de quel sujet, Twitterpacks peut vous aider. Et si vous souhaitez voir de quel coin du monde vos amis sur Twitter communiquent, Mytweetmap devrait vous satisfaire.

Et comme nous sommes dans les réseaux sociaux, n’est-ce pas, une roue bien connue des utilisateurs de Facebook indique les relations entre vos amis dans Tweetwheel et Twubble liste les amis de vos amis. Rien à voir avec Twits Like Me qui propose des amis qui auraient les mêmes thématiques que vous !

Les classements et annuaires de Twitter

Pour l’instant, twitterholic, classement des utilisateurs, n’est que de peu d’utilité si ce n’est pour apprendre que Barack Obama est le 1er twitter et qu’aucun Français (Canadien, Belge…) n’est dans les cent premiers.

Par contre, Twitterbuzz fournit le classement des sites les plus linkés depuis twitter. Sans surprise, Tinyurl devrait être hors-concours 😉

Au hasard des visites dans les services de Twitter, parfois des applications révèlent un lien qui n’est pas mis en avant. C’est le cas de Twittercounter, qui met également à disposition un top 100 des utilisateurs les plus populaires chaque jour (avec l’évolution d’un jour à l’autre)

Côté annuaires d’utilisateurs, Twittdir (signalons que son créateur est Laurent Pantanacce) permet d’effectuer une recherche en fonction du nom, du pseudo, de la ville… et propose également différents tops 100.Son conçurent Twellow (les pages jaunes) propose en supplément une sélection selon des catégories. Justtweetit permet de recevoir par courrier électronique les nouveaux inscrits dans votre catégorie.

Tiens, le Twitter Rank fait également son apparition ainsi que les digg like versus Twitter (Dwigger, Twitturly) 😉

Pour ceux qui désirent approfondir le sujet, le blog Twitterfacts analyse pas mal de choses sur le sujet ! Un état du monde Twitter Français a d’ailleurs été réalisé fin juin 2006 ! Félicitation à Johan Denoyer premier utilisateur de Twitter en France le 18 juillet 2006, une journée avant Nicolas Guyon 🙂

Twitter gardien de vos tâches et des dates

Mychores vous aide dans vos corvées domestiques (pourquoi, il n’y a pas de corvées en entreprise 😉 et des explications sont fournis pour employer Remember the milk en liaison avec Twitter.

Au sujet des calendriers, twittercal fait le lien entre Twitter et vos calendriers Google Calendar

Évidemment, lorsque l’on parle de dates, de tâches… l’organisation d’événement n’est pas loin. C’est le domaine de Twitzu ou de mysidekick2 Promis, je l’utilise pour le prochain apéro Blog en Nord 😉

Des regrets

La fermeture de The Twitter Blacklist !
Le non-paiement du site par Monitwitter qui permettait de savoir si un site était down.
Et déjà, le loup est dans la bergerie ! Vous pouvez gagner de l’argent avec Twitter en acceptant un encart publicitaire sur votre page personnelle Twitter ! C’est Twittad qui est à l’origine du projet.

Enfin, pour clore, un usage de Twitter et Flickr dans le domaine artistique : L’attente, un autre : Peoples et une précision, je n’ai pas indiqué les outils dédiés aux livres et à la littérature, car eux aussi existent (exception pour les journalistes avec reportwitters. Et aussi, une « usine » à gaz pour “lier” un son et une photo dans un même tweet

oiseau twitterLa liste des outils et services Twitter pourrait encore être longue… d’ailleurs, si vous consultez les billets dont je me suis inspiré, vous pouvez prévoir le week-end 🙂

et en langue anglaise :

Pour clore cette liste, un p’tit clin d’œil à Ouriel qui se « moquait ». Il existe désormais un livre sur Twitter : Twitter Revolution, Twitter handbook L’ouvrage de base qui a servi à rédiger ce livre est disponible en PDF 🙂

Maintenant, à vous de jouer, de nous dire ce que vous préférez… par exemple, ceux qui ont testé Tweepletwak peuvent laisser leurs impressions, etc.

Les images d’illustration viennent de productivedreams

l'éducation 2.0 existe t-elle ?

Ma papesse en éducation 2.0 est Florence Meichel… le pape : Adrien Ferro 😉

Ainsi la lecture du billet de Florence Meichel : Les jeunes et Internet où elle fait la synthèse pour la France de l’enquête Mediappro m’intéresse au plus haut point. Elle-même avait trouvé l’information sur Infobourg.

Elle n’est pas responsable de ma suffocation à la lecture du début de cette synthèse… Moi, je me demande où il les trouve leurs jeunes pour l’enquête :-(( Nous ne devons pas fréquenter les mêmes français !

Il ne me reste plus qu’une chose à faire : lire l’enquête européenne en éducation aux médias (Pdf – 353 ko) !

Et je confirme, on peut lire cette étude de différentes façons 🙂

Déjà, le titre me fait sursauter : Appropriation des nouveaux médias par les jeunes. Cela laisse entendre que les jeunes se sont appropriés les nouveaux médias ce dont je ne suis pas certain. Enfin, pas de la manière dont j’entends le terme appropriation.

De plus, même si elle est relativement récente, l’enquête remonte à fin 2005, début 2006 ! J’ai l’impression qu’Internet a changé en un an et demi, voir deux ans (Il suffit de lire la remarque de Julien au sujet du congrès Net2007 pour s’en convaincre 🙂

L’échantillon français est de 873 jeunes scolarisés dans 13 collèges-lycées de cinq Académies, réparti en trois tranches d’âges : 12-14 ans, 15-16 ans et 17-18 ans (classes de cinquième, troisième et première) !

Grosso modo, voici quelques réactions à chaud à la lecture de ce Pdf.

Les jeunes de 12 à 18 ans utilisent Internet chez eux mais pas à l’école pour jouer (sur console également) ou pour employer la messagerie instantanée (en plus s’ajoute le sacro-saint portable) ! La communication avec la tribu par tous les moyens semble leur préoccupation majeure. Par contre, je mets en doute la statistique que près de 6 jeunes sur 10 disent ne jamais communiquer avec des inconnus. Ce n’est pas l’écho que j’ai pu avoir…

Mais la véritable recherche d’informations relève avant tout du travail scolaire 🙁 Quiz des autres usages de l’outil informatique entre autres ? et quand on sait qu’ils n’utilisent pas l’ordinateur à l’école cela laisse dubitatif. D’autant plus que l’on peut discuter sur l’expression «véritable recherche d’informations» cela veut dire savoir faire une recherche basique dans Google ?

Ma première conclusion : les jeunes ne savent pas mieux se servir d’Internet que leurs aînés. Ils savent jouer, communiquer avec leurs copains et… c’est tout ! De là à parler d’appropriation (ce que retiendront la plupart des lecteurs, il y a un fossé).

Les parents présents. En voilà un titre intéressant. Moi, qui entends toujours parler de l’absence des parents vis-à-vis des enfants équipés d’Internet, de la méconnaissance des parents qui sont incapables de surveiller les actes de leurs enfants sur le réseau !

«Les jeunes perçoivent leurs parents comme réellement présents» (ils me trouveraient tyrannique à la lecture de la suite), car ils estiment que «les parents les contrôlent, à l’occasion et de façon limitée, qu’il leur arrive de discuter ensemble d’Internet et de ce que l’on y fait, même si les parents ne l’utilisent pas»… (bah, tiens, je te le dit. Il faudrait le croire. Vous avez déjà été faire un tour sur Skyblog ou sur des sites de jeunes ?

«Il est important de noter que pour les enfants, les parents ne se situent pas dans un autre monde» (sic), je suppose parce ce que les médias électroniques permettent de réconcilier une éventuelle double vie familiale de certains ! Les médias électronique sont-ils désormais la panacée en cas de divorce.
«— Tu sais chérie, il y a le problème des enfants.
— Pas grave, il y a Internet et le téléphone portable» :-((

«Apaiser les relations au sein de la famille» Là encore, que viennent faire les médias électroniques dans cette galère ?

Abordons les problèmes de sécurité et règles : les jeunes prennent progressivement conscience des limites et des dangers d’Internet, mais sont peu concernés ! C’est à rapprocher de «Quand le contrôle est trop strict, les jeunes adoptent des stratégies de contournement et vont faire dans un autre contexte ce que la maison ou l’école interdit.» Ah, c’est bien nos petits anges… Mais les 68% qui déclarent être habituellement méfiants vis-à-vis des informations trouvées sur Internet me laisse septique.

La conclusion de Florence Meichel me rassure : «j’ai le sentiment que cette étude plaide en faveur d’un accompagnement fort vis-à-vis des TIC...»

Mais j’ai intitulé ce billet l’éducation 2.0 existe t-elle, donc revenons à ce qui fait malgré tout le côté 2.0 de la chose y compris en éducation : les outils du web 2.0 !

Justement dans Le web 2.0 pour l’enseignement, SynchrO’live renvoie vers ActionsFLE La classe web2.0 qui redirige à son tour vers Florence Meichel 🙂 Quand je vous dis que c’est la papesse de l’éducation 2.0 🙂

Elle a déniché un billet en trois partie :

La liste impressionnante est effectivement fort intéressante… Mais, à la lecture du comportement de nos jeunes vis-à-vis d’Internet combien utiliseront ne serait ce qu’une infime partie de ces applications ? Je suis à peu près certains que la plupart des enseignants lambdas ne connaissent pas un dixième des catégories d’applications qui sont citées en version 2.0. Un exemple : combien d’enseignants connaît l’existence de traitement de texte en ligne partageable ?

Moi-même, avec les étudiants plus âgés il est vrai, j’utilise, peut-être à tort, peu les outils web 2. Enfin, il ne faut pas exagérer, ils travaillent actuellement sur un blog, nous avons un wiki… Je pense que l’emploi de ces outils est plutôt une utilisation de circonstances et surtout ne faisons pas table rase du passé ! Parfois les choses simples sont celles qui marchent le mieux.

Cette liste d’application web 2.0 en réalité correspond à ce que j’enseigne comme usage à mes enfants.

Je donne un exemple. La plus grande en CM2 étudie actuellement l’informatique en classe au travers d’Open Office. Mais à la maison, je l’ai mise sur Google ! Les filles possèdent également leur blog sous un vrai contrôle parental. On est loin des skyblogs et plutôt proche de ce qui pourrait se faire en classe !

D’une manière globale l’éducation aux outils web 2.0, c’est génial. J’applaudis à deux mains, car un exemple simple, les enfants peuvent avoir accès à leurs travaux depuis chez eux. Seulement, elle ne peut se faire que dans le contexte où les enseignants sont de vrais spécialistes de l’informatique.

Oui au cours d’informatique en primaire, en collège, au lycée… mais par de vrais professionnels de l’informatique, d’internet… Je ne remets pas en cause les efforts des enseignants pour essayer de faire passer cette discipline qui leur est imposée, mais soyons un temps soit peu réaliste, comment une personne qui découvre elle-même l’informatique peut-elle être informée comme nous le sommes des évolutions rapides de notre environnement multimédia ?

De plus, (je sais, c’est mon cheval de bataille), comment imposer des outils web 2 avec ce satané B2i ?

Mais entendons nous bien sur le sens de web 2.0. Je vous conseille fortement la lecture de l’Amnésie 2.0 de Blogo Numericus avec qui je partage le point de vue y compris sur les perspectives sur le développement de plates-formes sociales qui changent radicalement la donne !

Je comparais dernièrement en privé les frémissements autour de Facebook semblables à ceux que j’avais connus autour des blogs voici quelques années. Facebook dépasse le réseau social tel qu’on l’entendait jusqu’ici.

L’éducation 2.0 existe t-elle ? Malheureusement, je ne pense pas. Je ne crois pas qu’elle aura d’ailleurs le temps de se mettre en place balayée qu’elle sera par les autres « révolutions » dans notre environnement multimédia. Elle restera à l’état d’embryon, marquant juste un passage vers d’autres formes d’éducation !