que je vois pour demain/après-demain en terme d'outils et d'usages numériques

Franck Plasse m’avait demandé de rédiger un encadré pour son article Web 2.0 pour les zéros qui fait la Une de la Lettre du cadre Territorial parue la semaine dernière.

Il me demandait ma vision d’expert sur ce que je vois pour demain/après-demain en terme d’outils et d’usages numériques en 800 caractères…

Déjà que l’exercice n’était pas facile, j’ai préféré commencer par une version longue que j’ai synthétisé pour la revue.

Aussi, je vous fais profiter de la version longue 😉

Il n’est pas facile de donner une vision précise sur les évolutions attendus dans l’univers d’Internet… C’est un monde qui change à une vitesse importance. Nous sommes dans une période ou ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain.

D’ailleurs, ce n’est pas anodin si plus d’un quart des Français se sentent dépassés par les nouvelles technologies et que 81% auraient besoin d’une remise à niveau (enquête Grenade & Sparks). Il y a du boulot avant de parler d’avenir… et la fracture ira en s’agrandissant si l’on n’y prend garde.

Ce qui me semble important avant tout dans ces perspectives d’avenir est la prise en compte de deux choses, externes aux usages multimédias mais qui y sont pourtant liées. La première : 70 % des métiers du futur n’existe pas aujourd’hui ! La seconde : l’arrivée sur le marché du travail, de la consommation, sur le terrain de la politique de la génération Z (les 0 – 18 ans), les vrais digitaux natifs, qui eux n’ont connu que cela et qui l’utilisent instinctivement (les générations précédentes grimaient souvent des usages d’un autre temps).

Si j’essaye de porter mon regard vers les années futures, l’axe principal sera certainement la disparition des ordinateurs (au profit des supports nomades : tablettes et téléphones) avec le retour des postes « client » via le Cloud computing. Cette extinction des ordinateurs (portables ou non) ira de pair avec la mort du web. Le web n’est qu’une partie d’Internet… C’est principalement celle des navigateurs, du format HTML…

Depuis quelques années, la course pour la présence des acteurs principaux du web : Google et Facebook pour ne citer qu’eux est symptomatique d’ailleurs de ce changement.

Cette prise en compte est importance dès maintenant… y compris par exemple en termes de référencement. Essayez d’analyser la stratégie de Google qui cherche à privilégier les résultats « frais » de personnes « influentes ».

Au passage, cette notion d’influence (pour l’instant Klout ou Peerindex fournissent des indications que l’on considère souvent comme anecdotiques, ce ne sera pas le cas demain !) prendra une place de plus en plus importante dans notre vie… y compris dans ce qui est le fondement du web 2.0 : la recommandation. On peut d’ailleurs se poser la question de savoir si la recherche d’information ne passera pas exclusivement par ce biais : la recommandation.

D’autres aspect technologique feront leur apparition comme la domotique dont on entend parler depuis longtemps… On a beaucoup parler d’objets connecté l’année écoulée et je pense que le pas sera franchi dès que le grand public sera prêt à accepter « l’intrusion » et le lien avec ces objets.

L’arrivée dans le monde des adultes de la génération Z bousculera nos différentes façons de voir, de travailler, de communiquer… La vieille génération du Print aura passé la main à la génération Y (les 18 – 35 ans) plus ouverts à ces nouvelles technologies et ils suivront les manières de fonctionner de leurs cadets.

D’autres révolution sont en train d’apparaître. La fin de la suprématie de l’écriture en est une. Désormais, on parle picture marketing avec l’émergence ces derniers mois de Pinterest, de la reconnaissance « faciale » dans les recherches Google, des images éphémères avec Snapchat !

D’ailleurs, on se pose même la question désormais de savoir s’il reste essentiel d’apprendre l’écriture manuscrite dans les écoles !

Donc, pas mal de changements en perspective… En attendant un nouvelle « révolution » du type : arrivée de Facebook ! Dans le monde du virtuel, un peu comme la tentative de Second Life il y a quelques années ?

comment les blogueurs se sont professionnalisés ?

De nouveau, mes réponses à une étudiante qui a comme problématique : Comment les blogueurs parisiens se sont professionnalisés ? J’ai notifié à l’intéressée que je n’étais pas de Paris, mais elle a insisté, car « Peu importe que vous soyez parisien ou non, c’est surtout sur la professionnalisation des blogs« … Voici donc mes réponses 😉

Pourriez-vous tout d’abord vous présenter en quelques phrases ?

Je suis en profession libérale depuis 1988 et je blogue depuis septembre 2004 sur les z’ed. J’ai rapidement utilisé les blogs dans le cadre des enseignements que je donnais à l’Université et travaillé avec les étudiants dans des blogs. Depuis, je suis considéré comme un expert des réseaux et des médias sociaux, de l’identité numérique et je suis consultant en communication on-line et stratégie de community management.

Quand et qu’est-ce qui vous a incité à créer votre blog ?

J’ai créé mon 1er blog en 2004. La raison était simple et répondait à un double constat. Mes étudiants de l’époque souhaitaient pouvoir suivre mes positions et mes découvertes une fois quitté l’Université. D’un autre côté, je souhaitais partager une partie de ma veille. Un autre facteur m’a également incité à tenir à blog, l’envie de nouveau d’écrire (j’ai travaillé pour plusieurs journaux informatiques comme rédacteur dans les années 80). Ce n’est que par la suite que j’ai mêlé des avantages professionnels pour les blogs, et ainsi créé plusieurs blogs selon mes activités.

Celui-ci est-il un loisir ou vous constitue-il un vrai travail à temps plein ?

Je pourrais dire que parfois l’animation de mes blogs me fait une bouffée d’air dans le monde du travail. Toutefois, désormais, je considère mes blogs comme des outils de travail avant tout. Il est difficile de considérer les blogs comme un loisir, à partir du moment où vous avez 1 500 visiteurs uniques par jour (la fréquentation des z’ed à une époque) ou lorsque vous devez modérer des commentaires en direct les soirs de vote pour ou contre le déblocage d’une fac !
Toutefois, ce n’est pas un vrai travail à temps plein… Désormais, j’ai mes blogs, les réseaux et médias sociaux à animer, l’écriture des livres, le community management d’un UFR et du salon VAD e-commerce, les séminaires que j’anime en entreprise, la participation ou l’organisation de conférences… bref, les blogs ne sont qu’une partie de ma vie professionnelle et n’ont toujours été qu’une partie de ma vie pro.

S’il vous constitue un vrai travail à temps plein, comment vous êtes-vous professionnalisé ?

Si l’on entend par professionnaliser : gagner sa vie grâce aux blogs… je pourrais répondre que oui, je suis un professionnel ! Mais pas par les pubs sur mes blogs (aucun de mes blogs aujourd’hui n’affiche de publicité et je ne pratique pas les « RP 2.0 », c’est-à-dire que c’est très rare que j’écrive des billets suite à l’appel d’une agence ou d’une invitation !) En fait, les blogs m’ont permis d’avoir une première présence sur Internet !

Le buzz s’est fait au fil du temps sur mes positions, mes réactions et les contenus que je proposais. Il s’est forgé une image d’Eric Delcroix et de ses domaines d’expertises, aujourd’hui complétée par ma présence dans Facebook, Twitter, Linkedin, Tumblr, Scribd, Pinterest, SlideShare…

Comme je disais au début du blog aux journalistes qui m’interviewaient : Pourquoi j’y suis… Je n’en sais rien, mais je vois ce que cela me rapporte ! C’est un peu une forme du modèle économique du free à mon échelle ! Je donne dans les médias sociaux y compris les blogs et je vends ensuite !

Quelles sont selon vous les grandes tendances actuelles du marché des « bons plans parisiens » ?

C’est un marché que je ne connais absolument pas étant en Province et n’ayant pas grand chose à faire des bons plans parisiens ! Il est peut-être intéressant de noter que cette notion des « bons plans » me semble plus difficile à mettre en place en Province. Une expérience de ce type vient de voir le jour à Lille… J’attends les résultats !
Les « bons plans » régionaux me semblent passer plus facilement sur les réseaux sociaux et Twitter que par les blogs !

Comment procédez-vous pour chercher des astuces et bons plans ?

Une recherche via Google, une demande aux « amis virtuels », le bouche à oreille IRL…

Est-ce que l’arrivée des réseaux sociaux a changé quelque chose pour votre blog ?

oui… L’arrivée des réseaux sociaux à complètement transformer l’esprit et le contenu des blogs. Lors du dernier Open Coffee Lillois dans lequel nous débattions des blogs collaboratifs, une question est restée sans réponse : est ce que le mur de Facebook n’est pas un blog ? Non, car nous ne sommes pas les propriétaires « exclusifs » du contenu répondront certains, mais en dehors de cela ! Facebook n’est-il pas le blog des années 2010 ?
D’ailleurs, que reste t-il de la blogosphère des années 04-05 ? Nous ne devons plus être très nombreux. Ce n’est pas un hasard si en 2006, je titrais : les blogs sont morts, vive les blogs. Replongeons nous quelques années en arrière. On vantait alors les qualités des blogs d’entreprise par ses aspects : fidélisation, marketing viral et interaction, communication, etc. Les réseaux et médias sociaux font la même chose ! les blogs ont dû évoluer…

Plus d’articles courts de présentation d’une page que l’on vient de découvrir, une dilution et un transfert des commentaires ou des réactions aux billets de blog dans les réseaux sociaux et au final, un appauvrissement du contenu de la blogosphère avec une course en avant pour être le 1er à publier l’info (généralement une information « pompée » ailleurs), avoir le plus grand nombre de contenu possible (l’émergence des blogs collaboratifs actuels), les blogs exclusivement ou presque remplis de tests de produits sur des invitations RP…

À ce sujet, je me rappelle une époque pas si lointaine où les annonceurs considérés que les blogs devenaient intéressants pour leur communication à partir de 700 visiteurs uniques/jour ! Désormais, il me semble que pour beaucoup de marque, l’utilisation des blogueurs n’est qu’un moyen pour occuper la place dans les moteurs de recherche et obtenir à peu de frais (l’envoie de produits) pour produire du Backlink sans s’occuper du nombre de visiteurs !

Mais arrêtons de dresser un tableau noir des blogs (bien que, un journaliste en début d’année me demandait quels étaient les « blogs importants » de la région et que j’étais bien incapable de lui répondre ! En dehors des blogs d’entrepreneurs, de marketing ou de spécialistes d’Internet, il n’existe quasiment plus de blogs. Il suffit de voir la population qui vient aux apéros Blog en Nord pour s’en apercevoir !) Si, il reste une catégorie de blogs dont personne ne veut parler… les blogs de sexe ! Pour combien de temps encore.

Il existe encore quelques vrais blogs… Mon lecteur de flux RSS en est plein 🙂 Mais, les articles sont beaucoup plus long que la hauteur d’écran qui était préconisé au début du blog, on trouve plus d’article de fond, d’articles travaillés, avec un contenu qui apporte une réflexion beaucoup plus importante…

Et puis, je posais la question de Facebook en début de réponse, mais est ce que les blogs ne sont pas devenus des sites à part entière… sans l’utilisation « blog » proprement dite, c’est-à-dire des sites utilisés pour diffuser une information. Il faudrait peut-être un jour se pencher sur : qu’est ce qu’un blog en 2012. Je connais les caractéristiques des blogs au milieu des années 2000, mais je n’ai aucune idée de ce qu’ils sont dans les années 2010…

Quelles sont selon vous les clés de la réussite de votre blog ?

Je dois reconnaître que je suis arrivé au bon moment et cela doit avoir une influence. Les autres clés de sa réussite : des choix éditoriaux dès le départ (je savais ce dont je m’autorisais à parler, à publier, à commenter), le ton employé et le parlé vrai et les commentaires laissés sur d’autres blogs (je regrette amèrement la disparition des rétroliens que l’on mettait en place pour indiquer sur un autre blog le billet en relation avec un article !), l’adaptation du contenu du blog aux conditions d’utilisation d’Internet (qui indique encore aujourd’hui le poids d’un fichier à télécharger pour cause de mode 58 K ?, qui se refuse de publier une vidéo ?) et enfin, la régularité de publication dans le passé.

Comment est-ce que vous développez la visibilité de votre blog aujourd’hui ?

À vrai dire, je ne cherche plus beaucoup à développer la visibilité de mes blogs… Je les laisse vivre, sans me soucier plus que cela du référencement. Par habitude, pour certains, des pings sont envoyés lors de la création des articles vers les moteurs, j’utilise également les réseaux et médias sociaux pour faire le relais.

Quelle est votre moyenne de visiteurs par jour ?

Actuellement, les z’ed tourne avec 400 à 500 visiteurs uniques par jour sur le blog en général et des pics à près de 2000 de temps à autres et un gros millier d’abonnés au flux RSS (le flux RSS contient les contenus complets des billets).

Quels autres supports utilisez-vous pour diffuser vos articles ?

Mes article de blog : le flux RSS. Mes autres articles et informations par les médias sociaux, des livres blancs …

Quelles sont vos perspectives d’avenir ?

Pour le blog ? je ne sais pas. Il reste pour moi l’un des moyens de faire le point sur un sujet, une possibilité de pousser un coup de gueule quand je le souhaite… donc, il devrait rester le complément naturel de ma présence dans les autres médias sociaux… surtout depuis la mise hors ligne du site ed-productions (pour cause de virus). Il peut également mettre utile pour mettre en avant certaines activités professionnelles…

Peut-être qu’il reprendra une autre importance, quand je serai à la retraite (dans une dizaine d’années 😉 Peut-être qu’il prendra une autre direction selon mes activités professionnelles, peut-être que je le fermerais si le rapport intérêt personnel – rapport financier ne correspond plus à mes attentes, si il ne s’intègre plus dans la stratégie de présence sur Internet ou encore si mon chemin professionnel vient à évoluer différemment.

 

Portrait annuel de la blogosphère par Technorati

Cet article a été préalablement publié sur le site rezopointzero.

Comme chaque année depuis 2004, Technorati propose sa radiographie de la blogosphère nord-américaine (Au passage, la nouvelle présentation du site et la nouvelle méthode de classement va-t-elle redonner son lustre d’antan à Technorati ?).

À la lecture de ce rapport, on remarque l’influence des blogues notamment dans les sujets économiques et politiques. Faits nouveaux, de plus en plus de blogueurs ont un lien étroit avec un média « classique » (1/3 des blogueurs ont contribué à ces médias) et Twitter est le premier support de promotion des blogues. Plus le blogueur atteint un niveau professionnel, plus il exploite le microblogging.

À noter qu’un chapitre est consacré à Twitter (normal, avec l’arrivée de Twittorati.com).

On peut dégager quelques points importants du rapport :

  • Un tiers des blogues est tenu par une femme
  • 60 % des blogueurs ont entre 18 et 44 ans
  • La majorité d’entre eux ont reçu une éducation supérieure
  • 75 % ont un diplôme collégial
  • Plus de la moitié des blogueurs sont mariés et plus de la moitié sont parents
  • La moitié travaillent à temps plein, mais ce n’est le cas que pour les trois quarts des blogueurs professionnels
  • 86 % bloguent depuis au moins un an
  • Près de la moitié des répondants possédaient déjà un blogue avant celui qu’ils alimentent actuellement.
  • 72 % des blogueurs sont des amateurs qui écrivent pour le plaisir.
  • 10 % des blogueurs professionnels bloguent plus de 40 heures par semaine.
  • 17 % des blogueurs interrogés vivent de leur blogging.
  • 73 % des répondants utilisent Twitter, avec un compte public, sans que cela ait un impact.

Au premier coup d’oeil, la proportion de blogueurs affirmant vivre de leur blogue nous apparaît un peu forte. En consultant le rapport de l’an dernier, elle serait passée de 2% à 17% en un an, ce qui est peu probable. À moins que des milliers d’adeptes de la simplicité volontaire n’aient envahi depuis la blogosphère.

WordPress, votre CMS favori

L’opposition entre CMS : Drupal, Joomla et WordPress est récurrente. On pourrait presque en faire un marronnier 🙂 Mais ce n’est pas pour cette raison que je vous ai posé la question sur quel est votre CMS favori : Drupal, Joomla, WordPress

Mais, peut-être ne savez vous pas ce qu’est un CMS.

Un CMS est une Content Management System ou si vous préférez en français, un gestionnaire de contenu. Les CMS sont des applications en ligne pour créer et assurer la mise à jour de sites web. Ils permettent de séparer la forme du contenu d’un site Internet, autrement dit, il sépare le travail de l’informaticien et du créatif de celui de rédacteur.

Dans le cadre des CMS, on parle souvent de back-office, l’interface d’administration. Cette interface permet la gestion simplifiée du contenu. Pas besoin d’être spécialiste d’internet, du HTML, etc. pour ajouter du contenu à son site seul ou à plusieurs, tout en structurant le contenu.

On trouve sur le marché des CMS généraliste ou spécialisé, comme WordPress, qui est un moteur de blog (un CMS qui crée des blogs ;-).

Alors la question fréquente que l’on se pose est quel CMS choisir ? Je vous renvoie pour cela vers mon vieux billet Comment choisir un CMS qui est toujours d’actualité 😉

Aussi, régulièrement, des enquêtes, des statistiques… sont publiés sur ces CMS. Je n’ai fait qu’ajouter une ligne de plus qui donne les résultats suivants :

Comme vous l’avez constaté WordPress sort grand vainqueur. Je pense que cela correspond à la tendance du moment… : tout passer sur WordPress ! Les chiffres concernant Joomla (en perte de vitesse) et l’éternelle montée en puissance de Drupal semble correct.

Mais, on remarque la dispersion dans le choix des CMS avec une rubrique autre très garnie : SPIP par exemple est présent 🙂 Par contre, je vous invite à ne pas tenir compte forcément du vote pour all-in-web (j’ai l’impression que ces votes ne sont pas représentatifs… arrivés tard en fin de semaine, un afflux soudain à fait apparaitre ce service de création de site dans le sondage… Une pub déguisée ? Pas cool si c’est le cas !).

Mais, il peut également être intéressant d’effectuer des comparaisons avec d’autres sondages. Par exemple, pas de trace de Typo3 (je m’attendais à le voir nommé au moins une fois), d’eZ Publish ou de Magix CMS qui pourtant cités par la revue Programmez.com dans un article sur les CMS open source.

Les taux sont différents mais l’ordre est respecté dans l’étude DoNanza reprise par Fabien Lanselle dans Drupal devant Joomla et WordPress pour les sites « haut de gamme » (ce qu’indique également l’étude). Une manière de dire qu’en fonction du type de site sur lequel on doit travailler.

Le nouveau sondage du dimanche de cette semaine reste dans l’esprit WordPress puisque je vous demande Combien de visiteurs viennent sur vos blogs ?

Sinon pour l’organisation de ces sondages du dimanche, j‘ai toujours besoin de vous pour m’aider en suggérant ou en commentant les idées de futur sondages dans Quel sondage du dimanche sur les Z’ed ?

Vous pouvez retrouvez les derniers sondages réalisés sur les z’ed : sondage du dimanche z’ed.

Apéro Blog en Nord & Référenceur : 16 déc. à Tourcoing

Blog en Nord
Blog en Nord

Comme je l’ai déjà expliqué, L’Open Coffee Lille c’est une chose, les apéros Blog en Nord une autre…

Pour la dernier apéro de l’année 2010, Blog en Nord et les référenceurs ont choisi d’innover.

En effet, le 16 décembre dès 19 h 30, c’est chez Mistral et Tramontane – 3, avenue Gustave Dron à Tourcoing que la rencontre aura lieu. La soirée se poursuivra au café Le Maxime – 53, avenue Gustave Dron à Tourcoing.

Pour mémoire, les apéros Blog en Nord sont une soirée gratuite de networking dans un contexte ouvert et détendu, lieu de rencontre des acteurs TIC du Nord de la France et de Belgique, au sens large du terme : professionnels et pro-am, geeks ou non, amateurs ou avertis, débutant ou confirmé, utilisateurs ou non de Facebook, de Twitter, etc., possesseur ou non d’un blog… .

On vous attend nombreux. N’oubliez pas de relayer l’information et de vous inscrire en laissant un message sur Blog en Nord, sur Facebook ou sur Viadeo. 😉

L’apéro Blog en Nord est co-organisé avec les référenceurs du Nord et cet apéro a les labels SEO CAMP et Yulbiz.

Combien de visiteurs sur vos blogs ?

Un petit sondage au sujet des blogs pour finir le mois.

Généralement, on entend dire, créer un blog pour établir le dialogue avec vos visiteurs, votre communauté…

Seulement, par expérience, je sais qu’obtenir des visiteurs sur son blog n’est pas si simple qu’il y en a l’air… même si le blog est prévu pour un référencement naturel adéquat.

D’autres critères à mon avis entre en jeux.

J’avais lu, voici quelques années, qu’un blog était « influent » à partir de 600 ou 700 visites journalières ! Votre blog dépasse t-il ce chiffre en nombre de visiteurs ?

Alors, au final, combien de visiteurs uniques viennent chaque jour visiter votre blog.

Au passage, attention de bien distinguer les visiteurs uniques du nombre de pings fournis par votre hébergeur… 🙂

Allez, maintenant, y’a plus qu’à… indiquer votre nombre visiteurs viennent sur votre (vos) blog (s).
Il est possible de « voter » plusieurs fois.

Je l’avoue, un autre sondage m’a donné l’idée de celui-ci… J’aime les comparaisons 🙂 Ça sera pour dimanche prochain 😉

Pour l’organisation de ce sondage du dimanche, j‘ai toujours besoin de vous pour m’aider en suggérant ou en commentant les idées des futurs sondages dans Quel sondage du dimanche sur les Z’ed ?

Vous pouvez retrouvez les derniers sondages réalisés sur les z’ed : sondage du dimanche z’ed.

Community manager : réactif, communicatif, curieux

Je pensais que le thème du community management et plus particulièrement du community manager attirerait du monde…

Je ne m’étais pas trompé car 144 personnes ont pris le temps de répondre à la question des compétences de base nécessaires pour un Community manager . Merci à tous pour cette participation aux votes. Toutefois, j’ai noté de nombreux commentaires y compris sur Twpoll qui héberge ces sondages…

Cessons les discours, passons aux résultats.

On peut dire avec une quasi certitude que le community manager est réactif et communicatif. On peut même ajouter dans le portrait idéal qu’il doit être curieux de nature, posséder une très bonne culture de l’entreprise et une solide connaissance du web.  Si l’art de l’écriture (le CM doit être un rédacteur efficace) est une caractéristique des compétences nécessaire, la fibre de veilleur peut en surprendre plusieurs !

Notons juste au passage que ces deux dernièes compétences ne sont pas innées et demande un apprentissage spécifique.

Si  groupe de compétences précédent étaient approuvé par plus de 60 % des votes, le second groupe de savoirs  ou les savoir faire nécessaires est certainement celui qui varie en fonction  des structures, du rôle donné au community manager, etc. Les pourcentages tournent autour de 50 % des votes :

  • Des dons de médiateur – 55%
  • Spécialiste des médias sociaux – 54% (ce résultat me surprend un peu car le community manager travaille avec les outils de médias et de réseaux sociaux)
  • Un brin pédagogue – 52%
  • Avoir assimilé les outils de publication web – 48%
  • Professionnel de la communication on line – 42% (là aussi, une semi surprise… comment peut-on être un acteur de la communication on-line sans être l’un des professionnel du domaine ?)

Alors, qu’est ce qui ne semble pas « obligatoire » pour faire le métier de community manager, les aptitudes laissées pour compte… avec son lot d’étonnements.

Allons y pour la liste de ce qui n’est pas indispensable :

  • Une érudition pour ses produits ou services – 36% (surprise… En effet, il est important pour être community manager de posséder une très bonne culture de l’entreprise mais la connaissance des produits ou services de l’entreprise n’est pas nécessaire !!)
  • Avec un vernis marketing – 34% (un pavé dans la marre des école de commerce, de marketing et de e-commerce !)
  • Bon référenceur – 21% (ce faible score me surprend car une partie de mon lectorat ici et sur Twitter, Facebook… sont des référenceurs… Alors, je prends note, le community manager n’est pas issu du monde du référencement selon le résultat du sondage)
  • Posséder une gestion poussée des flux RSS – 19% (autre surprise… Le CM doit être un veilleur mais sans connaissances avancés dans le domaine du flux RSS !)
  • Les 5 savoirs faire suivant sont des compétences techniques… Je continue toutefois à me poser la question si ce n’est pas sur ces activités que certains community manager font la différence  en sachant manipuler le code HTML et les CSS, en assurant dans le traitement d’image, de la vidéo et du son. Pour ces dernières activités, j’ai remarqué que ces secteurs ne sont pas encore pris en compte à leur juste valeur et que sur le web d’une manière générale, on focalise beaucoup sur le texte, beaucoup moins sur les autres moyens d’expressions ! Soit l’on pense qu’ils sont plus faciles que l’écriture (ce qui est une erreur), soit on y prête moins attention !

Notons que 19 % des votant ont indiqué que toutes les compétences indiquées étaient indispensable ! Ce pourcentage est important…

Parmi les autres compétences, certains savoir être comme l’empathie aurait en effet mérité d’être dans les suggestions… Posséder de l’humour, être humble, créatif…  Ce sera pour un prochain sondage 😉

Ah oui, si vous recherchez un community manager, je pense répondre à l’ensemble de ces compétences 😉 donc, n’hésitez pas à me contacter 😉

En attendant, vous pouvez participer au sondage de cette semaine sur le nombre d’adresses de courrier électronique que vous possédez.

Métier : les savoir-faire du community manager

L’idée de ce sondage du dimanche sur le métier de community manager m’est venue à la lecture de la question de Fabrice Frossard dans un groupe de Linkedin où il répétait une phrase entendue lors de la conférence Social CRM : «Un community manager, c’est un jeune de 25 ans avec 15 ans d’expérience.»

Je trouve cela très juste… lorsque je pense au profil du community manager. Le mouton à 5 pattes introuvable !

Nous en sommes aux balbutiements des formations pour ce métier, comme depuis 2 ans dans le master IDEMM de l’IDIST et pourtant, nous savons tous que la responsabilité de ce poste doit échoir à un senior (ou être sous la responsabilité d’un Community manager senior) et non, comme c’est trop souvent le cas encore, à un stagiaire laissé à l’abandon.

Alors, selon vous, qu’elles sont les compétences de base nécessaires à ce métier de Community manager qu’elle que soit l’entreprise, sa dimension et sa manière de fonctionner, la communauté et sa taille… ?  Pas le profil type, mais les savoirs nécessaires ou les savoir faire pour être performant dans le monde du community management.

Je me base pour les questions sur ma participation dans un article Animer le web 2.0 : Community manager et à la discussion du groupe Community Management sur Linkedin où Fabrice Frossard a posé la question de mon préambule.

À vous de nous livrer  pour ce nouveau métier de community manager, les bases indispensables.

Pour ce sondage du dimanche, j‘ai toujours besoin de vous pour m’aider en suggérant ou en commentant les idées des futurs sondages dans Quel sondage du dimanche sur les Z’ed ?

Vous pouvez retrouvez les derniers sondages réalisés sur les z’ed : sondage du dimanche z’ed.

L’analyse du résultat de ce sondage est dans le billet Community manager : réactif, communicatif, curieux

Confidist : des conférences sous un nouveau jour

Conf’idist sont les conférences de Master 1 de l’ufr IDIST qui sont ouvertes à tous au moins le 2e et 3e vendredi de chaque mois, hors vacances universitaires…

Si vous me suivez dans ce blog ou sur Twitter, Facebook… vous le savez certainement, je suis co-responsable du Master 1 de l’UFR IDIST de l’université de Lille 3 (en plus de la charge de community manager de l’UFR, je viens d’accepter également d’assurer le co-pilotage de la licence Gestion et édition de fonds photographiques et audiovisuels ;-).

Mais revenons à ce qui nous occupe aujourd’hui : les conférences. En effet, l’une de mes fonctions au sein du M1 est d’organiser des conférences destinées aux étudiants du master ICCD (Information, Communication, Culture et Documentation) Spécialité : Sciences de l’information et du document.

Mais, vous commencez à me connaître… j’aime les évolutions.

Aussi, ces conférences, qui pour moi doivent être également un moyen de confronter les étudiants au monde de l’entreprise dans toutes ses dimensions, et par la même occasion de montrer ce que fais l’UFR au sein de l’université et en dehors, devaient devenir publiques. Donc, désormais, les conf’idist (oui, je leur ai même trouvé un titre 😉 seront ouvertes à tous !

Ma réflexion ne s’est pas arrêtée en si bon chemin ! Fort du constat de ce qui se déroulait lors des années précédentes —on imposait des conférences, moi y compris, sans préparer les étudiants à ce que pourrait dire l’intervenant, à son point de vue… — notamment la « passivité » des étudiants, je souhaite tenter une nouvelle approche des conférences au sein de l’enseignement !

Donc, les conf’idist ne seront pas simplement un intervenant qui se présente devant les étudiants, qui débite son intervention et où, ensuite, tout le monde repart tranquille chez lui !

Premier changement : le lieu ! Pourquoi devrions-nous toujours faire des conférences « universitaires » dans le sacro-saint campus ! Nous allons sortir des murs de l’université pour certaines de nos conférences… D’autres lieux sont prévus : Euratechnologies, dans des cafés Lillois…

Ensuite, le programme est ambitieux… Trop diront certains, mais je préfère tirer vers le haut 🙂 Je vous passe les détails mais en résumé, il y aura un avant, un pendant et un après conférence. Je m’explique.

Nous allons mettre en place des outils de communication et de partage comme un blog où les étudiants pourront préparer les conférences, découvrir le ou les intervenants, bref, se faire une idée concrète du sujet qui sera traité lors de la conférence. Ce blog grâce à un compte-rendu minimum par conférence assurera une partie de  « l’après ».

Toujours en amont, les étudiants doivent utiliser un compte Diigo afin d’apprendre à partager leur veille sur les sujets qui seront traités !

Pendant les conférences, il va de soi que Twitter sera à l’honneur (une suite de l’expérience de Twitter en classe de l’année dernière ?).

Pour les suites des conférences, une page YouTube au moins accueillera les vidéos des conférences (oui, nous allons mettre en place un enregistrement vidéo des conférences) et pourquoi pas de petites interviews complémentaires, un compte Flickr, les photos officielles et non-officielles de ces rendez-vous, un Slideshare pour les présentations des conférenciers.

Une page Netvibes agrégera l’ensemble des informations.

Cerise sur le gâteau, j’ai également prévu une conférence en ligne vers la fin de l’année ! Pourquoi pas en relation avec nos cousins d’outre-Atlantique (c’est un appel du pied à Mario 😉 sinon, j’ai une autre idée en tête !

Ah, je vous sens impatient d’en savoir plus… Si cela est le cas, la page de l’IDIST dans Facebook (d’ailleurs, les plus observateurs ont peut-être remarqué l’onglet conf’idist qui est vide pour l’instant) devrait vous indiquer rapidement les informations nécessaires pour nous suivre 😉 Les premières conférences sont pour le mois de novembre, à raison de 2 par mois : les 2e et 4e vendredi après-midi, plus quelques autres en soirée… Autre possibilité pour être informé, voir les annonces dans le compte Twitter de l’IDIST.

Parfois, être enseignant et community manager a du bon 🙂

créer sa e-réputation et son personal branding

L’envie d’écrire ce billet sur comment amorcer sa e-réputation et son personal branding (tend à devenir le professional branding – marque professionnelle ou image professionnelle) m’est venu à la suite de la journée d’étude de la semaine dernière : identité numérique et réseaux sociaux, des ateliers d’hier après-midi sur les réseaux sociaux et l’emploi et à la lecture du billet de Sébastien Grégoire : démarrer sa e-réputation en partant de zéro.

Bon, autant annoncer la couleur, je ne partage pas l’avis de l’auteur du billet, aspirant personnalité influente du web 2.0 (cela choque toujours que le vieux débutant que je suis de voir s’afficher de telles ambitions ! – si, si, regarder dans le À propos) pour ce qui est de démarche de la création de sa e-réputation et de son personal branding (ou marque personnelle) .

Pourtant le billet en question commence bien ! un court passage sur la notion d’e-réputation ne fait de mal à personne. Par contre, je pense qu’il ne faut pas se limiter à googleliser son nom (effectuer une recherche sur son nom dans Google). Un tour sur l’onglet e-réputation-personal branding sur Netvibes vous aidera

Définir son domaine de compétence (en rapport avec la réputation que vous voulez créer) me paraît aussi logique avant d’aller plus loin ! Il faut savoir de quoi vous allez parler avant de commencer. Si vous n’avez rien à dire, cela va compliquer les choses.

Par contre, non, le blog n’est pas le premier outil à mettre en place et les réseaux sociaux ne sont pas le complément ! Je m’en explique.

Établissez plutôt votre présence à partir des réseaux sociaux : Viadeo, Linkedin ou/et Facebook étant les plus cités, à tort ou à raison (mais ce n’est pas le but de ce billet de disserter sur le sujet) par le public dans les conférences ou les ateliers.

Encore, ne faut-il pas s’inscrire à ces réseaux avec la mentalité passée de les utiliser comme de simples sites de dépôt de CV. Oui, vous devez remplir votre profil (et donc, écrire un CV…) mais ce n’est pas tout !

Comme ce sont des réseaux sociaux… le mot social est inclus dans la définition de ces outils. J’aime assez l’une des entrées du Littré sur le mot social : La vie sociale de chaque homme n’est point concentrée dans l’espace matériel qui en est le théâtre et dans le moment qui s’enfuit ; elle se répand dans toutes les relations qu’il a contractées sur les différents points du territoire, GUIZOT, Hist. de la civ. en France, 8e leçon. J’ajouterai juste des territoires réels et virtuels.

Bref, vous m’avez compris, il faut rassembler vos amis ! D’ailleurs, dans la recherche d’emploi, ce sont souvent les signaux faibles (le bouche à oreille) qui sont les plus adaptés pour favoriser le recrutement. Comme le dirait Michelle Blanc, votre belle-soeur va peut-être repérer pour vous l’annonce pour le poste idéal qu’un copain à elle lui aura relayé !

Et dans ces réseaux sociaux, il existe des hubs ou des groupes… Si effectivement vous vous intéressez à un domaine, il semble normal de vous retrouver à ces endroits ! L’idéal est d’y prendre la parole, de commenter… Vous pouvez même être le créateur de l’un de ces lieux. Personne ne vous reprochera d’avoir essayé à partir du moment où vous n’avez pas voulu devenir calife à la place du calife !

Et puis, il y a les médias sociaux… : Flickr, Slideshare, Issuu et les autres (un tour sur la carte heuristique que nous avons utilisée avec Émilie Ogez à Pont-À-Mousson vous éclairera sur ce sujet !). Vous avez certainement des contenus qui peuvent vous mettre en valeur que vous pouvez ou souhaitez diffuser… faites le. Montrer votre expertise quelle qu’elle soit : véritable professionnel ou pro-am (professionnel amateur).

Évidemment, comme vous êtes passionné, vous consultez des sites, des blogs, des forums sur vos sujets de préoccupations professionnelles… et là encore, vous participez !

Sans vous en rendre compte, Google et les autres moteurs indexeront vos interventions.

Vous pouvez également préparer une ou des pages Netvibes (Netvibes n’est pas qu’un agrégateur de flux contrairement à ce beaucoup de monde pense !), un Symbaloo, un Pearltrees, un Friendfeed, etc. Pourquoi pas un Tumblr… Mais, là, on s’approche « dangereusement » des blogs.

Oui, un blog peut être l’une des base de votre crédibilité en ligne. Encore faut-il avoir des choses à raconter et savoir/aimer écrire. Cela n’est peut-être pas le lot de tout un chacun !

Toutefois, oui… à terme, après avoir débuté la mise en place de votre e-réputation et de votre personal branding, penser à l’outil blog est une bonne chose… car vous devrez si vous devenez « expert » dans un domaine posséder un endroit où vous diffusez, archivez… vos articles de fond qui alimenteront vos réseaux et médias sociaux.

Enfin, je rejoins de nouveau Sébastien Grégoire, lorsqu’il écrit que la réputation en ligne se construit à long terme. Effectivement, ce n’est pas d’un coup de baguette magique que votre e-réputation va apparaître en ligne ; que, comme trop de personne le pense, parce qu’elles se sont inscrites ici ou là, par magie, leur présence sur le web est assurée !

La cyber réputation se travaille dans le temps et ne s’arrête jamais !