Le nord a son digg-like

En effet, nordactu est un nouveau site d’actualité 100 % spécialisé sur le Nord de la France sous la forme d’un Digg-like.

Le souhait de son créateur est de référencer l’ensemble des flux RSS des sites d’actualité, d’infos sportives, de culture et d’économie de la région Nord Pas de Calais. Blog en Nord y est présent d’or et déjà présent dans la rubrique Blog du Nord (les articles publiés dans les blogs des gens du Nord). Voici les autres catégories : vidéos, actualité, sports, culture / sorties, économie, internet, blogs du Nord, Lille, Villeneuve Ascq, Roubaix / Tourcoing, Valenciennes, Dunkerque.

Comme dans les digg-likes qui se respectent, si vous ouvrez un compte, vous aurez la possibilité de référencer librement les articles de votre choix.

Mais j’y pense, les Zed auraient leur place dans la rubrique Internet, non ?

vos propres réseaux sociaux

Malgré mes réticences vis à vis des réseaux sociaux et comme je peux me tromper, ce n’est pas un mais plusieurs réseaux sociaux que j’ai mis en place…
Ainsi vous pouvez rejoindre :

C’est le lecture du billet de Sylvie le Bars où est expliqué la simplicité de la mise en place de son propre réseau social à l’aide de Ning qui m’a convaincu de tenter l’expérience 🙂

Mise à jour le 22 mars : sur ma lancé, j’ai mis en place un réseau social spécial étudiants : fac-off qui se veut dans la logique de la suite des sites fac-off dont seul pour l’instant lille3.fac-off est mis en ligne à titre expérimental — dommage que les étudiants ne l’aient pas pris en main :-((
mise à jour le 28 mars : je n’arrête plus. Je vais devenir accroc des réseaux sociaux 😉 Non, j’crois que je suis blême devant le résultat obtenu par Willy et son réseau des bibliothécaires (pas seulement, les documentalistes semblent les bienvenues). Donc, j’ai mis en place un nouveau réseau social, celui des utilisateurs francophone du Mac. Oui, le Macintosh d’Apple 😉 y’avait encore rien me semble t-il sur ning !
Autre mise à jour, en fin de journée, suppression des zedka.

html pour une surenchère dans les web xx.0

Pendant que certains disent d’oublier le HTML et le XHTML, XHTML2 arrive…, l’on parle ailleurs du retour du HTML, avec la relance à la conception de la prochaine version du langage HTML par le w3c (. ); on se demande où s’arrêtera la déferlante des successeurs du web… pardon du Web 1.0 ! Tout le monde sait que l’on est maintenant dans l’ère du web 2.0… Loïc le Meur, qui au passage ouvre de nouveau ses commentaires, a « popularisé » en France le web 3.0 (c’est le web politiques, non ?) puis nous avions eu quelques échos sur le web 4.0 et ce soir, je redécouvre que l’on parle déjà de web 5.0.

Devant mon incompétence, je n’étais même pas informé que le web 5.0 pouvait être évoqué :-(, je pense qu’une recherche sur mon ami Google m’en apprendra davantage. Le résultat : au niveau international, le Web 58.0 n’est pas cité si l’on considère la page « japanese consumers buying cycle » comme une page qui ne parle pas réellement du web 58.0 🙂 et la France, est en retard comme d’habitude, diraient certain, car nous en étions restés au Web 27.0 pour la recherche dans les pages en français 8…

Allez, pour porter haut les couleurs de la France, je vous présente le web 59.0 ! Ah, le web 59, c’est du ressort de blog en nord 😉

Adieux les blogrolls… Mybloglog et Ziki sont là mais pas sans dangers

Vers la mi décembre j’écrivais dans un commentaire à un billet de David Castera : Les services communautaires online ont-ils un avenir ? «j’ai hésité moi aussi avant de tester Mybloglog et Ziki, cela fait peu de temps que je suis inscrit à ces services…
Et j’ai déjà désactivé l’affichage de Mybloglog sur les Zed (par contre, je continue de tester sur blog en nord). Ziki ne semble pas m’apporter grand chose au jour le jour…
Par contre, j’ai l’impression que ces services génèrent une nouvelle sorte de spam… On est le copain du copain donc j’peux laisser un commentaire afin d’espérer obtenir un lien de plus dans mon référencement sur les moteurs…»

Trois mois plus tard, je reste toujours autant septique, sinon plus. Et ce, d’autant plus, que l’on vante partout ces deux sites comme des fleurons du web 2.0 (Le rachat de Mybloglog par yahoo ne change selon moi rien à l’affaire).

Même s’il est vrai que Mybloglog et Ziki n’ont rien en commun (ou presque), on les retrouve fréquemment associés. D’ailleurs au fil du temps, ils se rapprochent (Mybloglog jouant sur les plate-bandes de ziki). Mais une petite présentation des deux services s’impose.

Myblogblog

Mybloglog est considéré par beaucoup comme un outil de mesure de la fréquentation de son (ses) blogs 🙁 Pourtant les statistiques obtenus sont maigrichonnes. Au passage, l’écart du nombre de visites fournis par Mybloglog par rapport à feedburners par exemple est impressionnant… 5 à 6 fois moindres :-((

Dans un premier temps inscrivez vos blogs ou tels blogs (sites) «références» auxquels vous n’avez pas accès au code sources même s’il est indiqué que ce sont les sites ou blogs dont vous êtes l’auteur sur les pages de membres (en page d’accueil, il est dit «vos sites favoris». Donc, en réalité, nul besoin d’être bloggeur… Le quidam peut s’inscrire.

Le but du jeu consiste outre à présenter votre (vos) blog(s) dans l’espoir de fonder une communauté (humm, on sait ce que je pense des communautés autour des blogs), mais l’ami de celui qui vient voir votre fiche ou éventuellement de celui qui a visité votre site, après un détour par son profil, pour apparaître à côté du beau monde. Certaines personnes s’en sont fait une spécialité… y compris en laissant un commentaire… communauté oblige :-))

Plus grave, même si beaucoup d’adeptes le minimise, Mybloglog vous suit à la trace… Un cookies inscrit l’ensemble des sites où vous vous promenez… même si vous avez l’impression de ne pas être pisté 🙁 La preuve, vous qui lisez ce billet, trop tard, je sais que vous êtes passé. Pourtant, rien ne l’indique dans le site… Dangereux, non ? Depuis décembre, je sais qui passe sur ce site… les visiteurs ne le savent pas !

Par curiosité, j’ai tapé le mot « sexe » sans e dans le moteur de recherche de Mybloglog. Il y 200 sites qui répondent à ce tag… J’ai choisi quelques blogs ou sites français. Et bien, devinez quoi ! Pas de trace de Mybloglog à l’écran. Idem peut-être pour des sites politiques, religieux… Que fait la CNIL ?

Prenons un scénario catastrophe. Un jeune diplômé trouve un emploi… Admettons que le responsable des Ressources Humaines de l’entreprise possède des sites orientés dans tel ou tel domaine, que la présence du postulant sur ces sites « négatifs » soit fréquente. Que croyez vous qu’il arrive ? Vous ne pensez pas avoir déjà laissé suffisamment de traces comme cela ? Forum non protégées, mise en ligne de photos de soirées entre copains, blog « délire »…

Nous sommes tous en train de nous effrayer de l’omniprésence de Google et de tout ce qu’il peut connaître de nous… mais Yahoo qui a racheté Mybloglog rappelons le, dans son genre n’est pas mal non plus.

Ce n’est pas la possibilité de cacher sa présence quand on ne veux pas se faire remarquer sur les site que l’ont visite qui y changera quelque chose. Qui connaît cette manip et qui l’utilise lorsqu’il navigue ?

Autre sources de stupeur, la facilité apparente avec laquelle on peut tricher sur mybloglog et la (les) vagues de spam engendré ici et là

Ziki

Ziki permet de centraliser en une seule page tout ce qui me concerne flux RSS, vos photos issues de flickr, vos liens liens de.icio.us, vos liens vers d’autres services sociaux, vos autres profils et d’ajouter des personnes à son réseaux (sa communauté) (en général celles qui ont visité votre profil ou par les les tags utilisés pour se décrire) et surtout Ziki sponsorise gratuitement votre nom sur Google, Yahoo et MSN. La mise en avant sur la page d’accueil de Ziki est réservé à ceux qui ont fourni une photo, pas de caricature, une photo 🙁

Ceux que je lis sur Ziki ici ou là ne m’inspire pas confiance… par exemple, chez Lilyprune : «L’idée est tant novatrice que géniale : faire en sorte que l’on soit visible! Avec Ziki, les principales informations d’une personne sont à une portée de clic. Terminées les contraintes de référencement, une seule inscription permet désormais à tout un chacun de mettre ses informations à disposition sur la toile.»
Si j’en crois mes retours et les visites issus de ce site, je vais encore pendant longtemps soigner mon référencement sur Google pour ma part.

Dans un échange de courrier électronique avec jean-François Ruiz, Directeur Général de Ziki France, je lui disais que je préférais Ziki aux systèmes genre Viaduc (pardon Viadeo) et consorts, ce qui est vrai. À l’époque, je lui écrivais dans le même courrier au sujet de la voix du savoir : «Mais je n’arrive pas à savoir ce qui me gêne… Y’a quelque chose, mais quoi ?». Cette réflexion c’est vite projeté également sur Ziki.

J’ai cherché ce qui me chagrinait et j’ai trouvé… enfin, je pense.
Les sites de rencontre sous forme de réseau social nous donnent l’explication. Moins connu (enfin presque, y’a peu d’articles sur eux surtout), j’ai découvert Amiz (1 995 389 membres d’annoncés) et je me me suis inscrit. Une centaine d’amis (il suffit juste de demander à devenir ami, et les amis commun facilitent l’acceptation des amis) donc une centaine d’amis obtenu en quelques jours… La plupart sont toujours inscrits comme amis chez moi (je le suis chez eux) alors que nous n’avons jamais échangé le moindre courrier ! Seulement la lecture d’un descriptif et éventuellement quelques photos. On y trouve également des groupes… ce qui facilite évidemment les liens 🙂

Les mêmes principes quasiment que ceux de Ziki, le référencement, les tags et le « professionnalisme » des membres en moins… Juste sur des individus qui souhaitent rencontrer des personnes pour des loisirs dirons nous sur Amiz. Par contre, je n’arrive pas premier en lien commercial sur Google 😉

Et, c’est concernant les membres que le problème se corse. Je suis rapidement surpris par la qualité des images. Soit je n’y connais rien en photo, soit les français ont fait des progrès extraordinaire dans le prise de vue grâce aux appareils photo numériques (je ne parle pas des qualités techniques), soit… euh, soit les photos ne sont pas les photos des «amateurs» qui se présentent. Reste une question à élucider. Qui met ces photos en ligne ? amiz ou les membres ? J’ai mon idée…
Au passage, quel est la limite d’âge inférieure sur ce site et quels sont les moyens de protections mis en place pour les mineurs ? Il n’y a rien de porno, mais je ne crois pas que toutes les images et l’ensemble des textes soient adaptés à tous les âges !

On retrouve le même système, photo compris sur un autre réseau social belge du même genre…

Jean-François, ce qui me chagrinait… le danger de la superficialité des individus… L’amis de mon amis est mon ami ! Non, je ne crois pas… En plus quand je lis sur votre blog comment Patrick Chassany (le créateur de Ziki) définit Ziki : «Ziki met en relation des personnes, des sociétés et des groupes par rapport à ce qu’elles sont, ce qu’elles aiment et ce qu’elles recherchent». Si je remplace Ziki par Amiz, cela pourrait donner :«Amiz met en relation des personnes et des groupes par rapport à ce qu’elles sont, ce qu’elles aiment et ce qu’elles recherchent»… Cherchez l’erreur.

Nous avons 4 ans « d’échanges » pour certains au sein de Rézoting pour arriver à faire du web 2 sans le dire… faire du vrai réseau social ! Et, ce n’était pas seulement en affichant nos compétences, nos savoir… mais en dialoguant régulièrement de manière asynchrone 😉

Mybloglog et Ziki ont quand même des avantages

Je suis loin de l’engouement d’Henri Kaufman, pour ne citer que lui, mais on ne peut retirer l’aspect découverte de ces outils. Ils m’ont permis de mettre un visage parfois sur certains visiteurs… et je dois l’avouer j’ai découvert quelques blogs intégrés depuis dans mon lecteurs de fils Rss.

Mais, je ne peux que désavouer Jean-François Ruiz, lorsqu’il dit en commentaire d’un billet de C. Deniaud :«Mybloglog aide les bloggers à mieux connaître leur audience». Cela aurait plutôt tendance à me faire hérisser le poil (de barbe).

Avouez le. Comme moi, vous avez plongez dans le système simplement pour voir la tête de vos visiteurs… Le reste, c’est du bonus ! Quand vous lisez le journal, vous regarder bien les images pour voir si l’une de vos connaissances ne s’y trouve pas, non ? C’est pareil sur le web grâce à Mybloglog et à Ziki… c’est pour cela que je reste inscrit, mais caché, sauf pour Blog en nord, où distance oblige les visiteurs peuvent se croiser dans la rue 😉

Ah, grave erreur… J’ai oublié de vous donner mes profils Mybloglog et Zki

une affaire de spécialistes web

À plusieurs occasions, j’ai déjà mentionné Rézoting ou les résoteurs 🙂

Avec le fil du temps les contacts se sont noués… Régulièrement, les échanges au sein du groupe de discussions ont lieu mais également au niveau du travail… Ah, tu es spécialisé dans tel domaine, ben justement j’ai une demande. Tu peux faire. Amusant, lorsque l’on sait que certains sont concurrents entre eux (je ne citerai pas de nom mais…). Tout se passe bien dans le meilleur des mondes. Bref, du réseau social qui n’en porte pas le nom, du web 2.0 bien avant l’heure puisque créé en 2003.

La présentation en page d’accueil du groupe est toujours d’actualité même s’il semble que l’on pourrait changer le terme d’indépendant par celui de TPE (Très Petites Entreprises). Voici cette présentation :
Rezoting est un projet de regroupement d’indépendants ayant envie/besoin de partager leurs idées, leurs outils, leurs envies.
L’idée est de permettre à chacun des indépendants membre de cette communauté de garder ses clients et compétences mais de pouvoir offrir de nouveaux services à ses prospects en travaillant en réseau avec d’autres free-lances.
L’inscription à cette communauté est libre mais n’oubliez pas que tout le monde a à y gagner si chaque membre joue le jeu et partage ses expériences, répond aux questions des autres, en pose qui n’ont pas déjà été abordées, fait avancer les projets communs..

Bref, un groupe de discussion comme un autre vous dites vous. Oui dans un sens. Toutefois, après quatre année de vie commune, quelques uns d’entre eux s’associent sans s’associer… et deviennent partenaires les uns des autres officiellement. Si la prose des blogs de cette collégialité orienté « web » vous intéresse (Stratégie éditoriale webdesign, formation, elearning, sécurité, développement, graphisme, PAO, rédaction et traduction… la palette est large), il existe même un fil Rss auquel il est possible de souscrire. La plupart de leurs blogs y sont présents.

Ah oui, vous trouverez également les zed dans ce fil… Ce blog appartient à ce regroupement… Je vous avais annoncé qu’il y aurait pas mal de changements cette année, mais celui là n’était pas prévu… Cherchez bien, vous trouverez facilement les bandeaux. Vous pouvez d’ailleurs y chercher l’intrus. Mais là, c’est le 1er avril que vous aurez la réponse au pourquoi 🙂

travailler autrement dans les TPE : travail collaboratif ou le travail en web 2.0 ?

Depuis le mois de septembre, nous mettons en place une nouvelle structure. Du travail en quasi solitaire (indépendant pur et dur), la structure d’Ed Productions passera prochainement en SARL avec trois personnes dans les bureaux (ou à la direction), une centaine de formateurs qui gravitent autour de nous, etc. Cette évolution est l’occasion de mettre en place des procédures diverses et variées où nous tentons d’utiliser au mieux les possibilités offertes par les NTIC.

En parallèle, suite à un billet de Sylvie, j’avais demandé le Petit précis de l’efficacité collective – Travailler autrement. Ce livre blanc (bleu en réalité) de 130 pages rassemble des analyses, témoignages et réflexions sur l’efficacité du travail collaboratif… Le travail web 2.0 en fait 😉
Vous pourrez recevoir gratuitement cet ouvrage (je sais, c’est Microsoft qui est derrière, mais… après tout pourquoi pas, ne soyons pas sectaires).
Le débat proposé sur le blog EC 2006 (efficacité collective 2006) a semblé tourner court. Aucune mise à jour depuis la parution du livre et peu de commentaires dans les derniers billets… Dommage. Les limites du social promis sont-elles atteintes ?

Une lecture du livre en parallèle avec les mises en place d’outils dans notre TPE (Très Petite Entreprise) me semblait intéressante. Une TPE a-t-elle besoin ou non d’utiliser ce modèle de travail ? Première remarque, notre structure est éclatée. Même si nous avons un siège social comme toute entreprise, la gestion et l’organisation n’ont rien de traditionnel.

Plantons le décor. Les fondateurs de la SARL sont deux solos pur jus, qui veulent garder leur indépendance, aux méthodes de vente similaires (nous vendons nos prestations tous les deux seulement à l’aide d’internet). Qui plus est, nous sommes deux spécialistes du web (plutôt orienté avec la vision d’une agence de publicité pour l’un, plutôt orienté marketing pour l’autre, et une volonté de veille et de KM commune). Enfin, autonome, nous souhaitons le rester, ne serait ce que par nos lieux de résidence éloigné l’un de l’autre et par le choix de notre structure mobilière. Nous sommes de véritable «enfants» du monde du travail de l’internet, professionnels de l’information (sans le savoir notre assistante et nos formateurs sont également des pros de l’info car ils nous remontent tous des informations :-)))

Les questions rapidement évoquées pour notre organisation étaient : «quelle forme d’organisation» allions-nous prendre ? Un élément important dans cette décision était la confiance que nous nous accordions les uns aux autres, car le partage de l’information et le partage de connaissances n’est pas si simple… Nous devons passer d’un schéma : je cherche et garde l’information pour moi à je cherche et diffuse l’information à tous…

Personnellement, je connaissais le problème suite à des audits réalisés dans différentes organisations. L’une des constance a toujours été la multiplication des bases de données sur des sujets identiques et les querelles qui consistaient à dire : «je ne veux pas qu’untel sache qui je contacte, etc.» En corollaire, les bases de données aux informations identiques se multipliaient dans l’entreprise et aucune base commune, complète n’existaient.

Cela ne m’empêche pas d’avoir un mal fou à me séparer de mon système de gestion d’agenda actuel pour le basculer sur un agenda collaboratif… et je me trouve une tonne d’excuses pour ne pas m’en séparer complètement. Comportement stupide mais humain… Quelle information doit rester privée, quelle information est publique ? Jusque-là je pouvais allégrement marier les deux, car certains rendez-vous correspondaient aux deux… C’est la même chose avec le carnet d’adresse… La culture du collaboratif n’est pas innée. Loin de là.

Pourtant, dans le monde actuel, une adaptation permanente et continue de chacun est nécessaire. Déjà, les technologies évoluent chaque jour, de manière rapide et parfois de façon radicalement différentes. Ceci nous oblige à trouver des solutions souples d’adéquation entre technologie et organisation de l’entreprise. Par exemple, nous voulons garder la souplesse, la réactivité des indépendants (structure d’une personne) au sein de la SARL (structure de plusieurs personnes)…

Pour nous, le travail collaboratif efficace doit être un avantage concurrentiel en termes de vitesse, d’innovation… Mais pour cela nous devons penser le management autrement, bien loin des structures en pyramides ou autres apprises à l’école… Les modèles restent d’ailleurs à inventer. Mais d’ailleurs y aura-t-il un modèle ou des modèles tel qu’on nous l’enseigne encore aujourd’hui ? Les usages de ces outils de collaboration n’en sont qu’à leur balbutiement, même si, lorsque je travaillais pour le journal Icônes à la fin des années 80, je me rappelle avoir été attiré par le logiciel CAT, prémisse du collaboratif au niveau commercial (un CRM avant l’heure 🙂

La mise en place d’un système collaboratif doit résulter d’une réflexion globale sur les objectifs à atteindre. La tentation est forte de supprimer les anciennes méthodes et les anciens outils. Est ce raisonnable ? faut-il le faire ? Je ne le pense pas. C’est cette alliance entre ce passé récent et les nouveaux outils et méthodes qui doit être optimisé.

Après tout, si les outils n’existent pas, il n’y a pas de méthode.Donc, ne laissons pas les outils NTIC prendre le pouvoir. C’est nous qui devons décider de ce que nous apporte l’outil et non l’outil qui doit nous imposer une façon de voir. De plus, les possibilités des outils collaboratifs proposés sont tellement riches que constamment nous devons penser à mesurer l’évolution de leurs usages dans la qualité de notre travail.

L’utilisation du mail est un bon exemple… Combien sont débordés par la gestion de leur courrier électronique ? Passer moins de temps à lire ses emails, Email consideration. Là encore après l’appropriation de nouveaux usages sont à créer, voir même à disparaître : Et si l’e-mail disparaissait ?. J’avais l’impression qu’Adrien Ferro avait également mis un billet à ce sujet mais je ne le retrouve pas 🙁

Le choix de mentionner l’usage du courrier électronique n’est pas anodin.La collaboration est souvent réduite à l’email et l’usage des autres outils est quasi nul, surtout pour l’organisation des réunions, parmi les personnes qui ont répondu à l’enquête d’EC 2006…

Mais revenons à notre situation. Nous n’avons pas eu le problème que doivent rencontrer les structures existantes et qui veulent évoluer : la mise en place d’un processus pour les applications informatiques plaquées sur des processus fonctionnels existants. Chez nous, le terrain était quasiment vierge. Si nous devions faire l’analyse de l’existant, il était pour ainsi dire presque nul. Bien que, chacun de son côté, nous eussions nos propres outils et nos propres démarches.

Le choix des outils de NTIC ou de coopération est lié à notre niveau dans la configuration de ces outils (nous avons abandonné certains outils qui nous semblaient intéressants car nous n’avons même pas su les installer) et des ressources dont nous avons les capacités à mettre en oeuvre (au niveau matériel notamment, d’autant plus que nous travaillons tous sur Macintosh).

Nous réalisons l’ensemble des installations, la maintenance, la gestion de ces outils… en prenant notre temps. Un nouveau module est ajouté si nous avons suffisamment exploré les possibilités des modules précédents. Ce sont pour la plupart des outils libres ou/et gratuits que nous paramétrons pour notre usage car aucune solution ne semble prévue pour les TPE dans ces domaines !

Autres critères pris en compte dans nos décisions : l’outil doit permettre de travailler facilement avec nos partenaires et/ou nos clients en tenant compte de l’arrivée des systèmes nomades. Enfin, l’ergonomie est également l’un des éléments du choix (peu de ces outils sont réellement ergonomiques et ils sont pour certains d’entre eux d’une lenteur, mais d’une lenteur…) ainsi que la préservation voir le développement des relations humaines. Nous sommes d’autant plus attachés à ce dernier point qu’un freelance travaille seul et a appris à se créer un réseau autour de lui : sa bulle de «connaissances humaines». De plus, par différentes expériences (blog en nord, la liste de discussion des étudiants…), nous connaissons le potentiel de ces outils pour des relations humaines, sociales…

Parmi les outils que nous souhaitons mettre en place, on trouve des outils de messageries interne, des portails, des blogs, de cartographie sémantique, de gestion de tâches, d’emplois du temps et de carnet d’adresses partagés, de gestion, de gestion de documentations (sans aller jusqu’à la numérisation de tous les documents, des infos, des données), de gestion de liens, de gestion de fils RSS, de gestions de projets, de gestion de clientèles, de base de connaissances… tel que l’on peut les trouver en partie dans egroupware, Mindmanager, SugarCRM, de Joomla ou Drupal, de WordPress ou Dotclear, et d’applications de gestion plus classique que nous avons développé et mis en ligne… Il est, bien entendu, que nous n’oublions pas les bonnes vieilles technologies comme le courrier électronique, le téléphone, le papier et le stylo, y compris les rencontres physiques formelles et informelles.

Allez, histoire de râler comme à l’accoutumer, j’ai deux reproches à formuler à ce Petit précis de l’efficacité collective. Dans la classification peu enthousiaste, on trouve comme critère : «jamais d’utilisation de la messagerie instantanée ou de chat» et dans la classe des meilleurs, les motivés et bien impliqués : «utilisateurs en permanence de réseaux sociaux». Difficile pour moi de respecter cette classification. Ne jamais utiliser de messagerie instantanée n’est pas une preuve de non-travail collaboratif. J’appartiens à ceux qui refusent l’emploie du téléphone portable et du chat pour une seule et même raison, nous (dans le sens de la population des personnes qui travaillent) n’avons pas encore compris la différence entre urgence, prioritaire et standard… Avez-vous déjà remarqué comme les personnes vous demandent tout, tout de suite… Pardon, pour hier ? Ne me dite pas que c’est le monde qui s’accélère qui veut cela… je n’en crois rien !

L’autre aspect du livre blanc qui me procure quelques soucis concerne la description du futur diplômé qui pratique et s’est approprié : «le téléphone portable, l’ordinateur portable équipé de wifi, qui possède un blog, qui a collaboré à des wiki, qui reçoit ces relevés par SMS, qui téléphone via skype, qui chat»… J’arrête là. Oui, bien sur qu’ils possèdent le matériel, qu’ils pratiquent certaines de ces activités (certaines, car ils ne savent pas tous ce qu’est un wiki par exemple ; alors de là à savoir collaborer la marge est grande).

Je relativiserai beaucoup ces propos et je suis beaucoup moins optimiste que cette version utopique de la chose. D’ailleurs je me méfie beaucoup des discours que l’on entend dans les écoles : vous êtes les meilleurs (dans toutes les écoles que j’ai fréquentées et dans celle de mes amis, nous avons entendu cette phrase), vous imposerez (désolé, vous m’n’imposerez rien du tout. Tout au plus vous suggérerez dans le meilleur des cas).

Pour la plupart des jeunes que je connais, le blog c’est pour des pages persos. Les entreprises n’en font pas 🙂 Donc pourquoi voudraient-ils créer un blog en entreprise et pourquoi y participeraient-ils ? Le chat est réservé à des discussions entre amis, voir à la drague… Comment peut-on utiliser un outil de drague dans l’entreprise ? Que dire de la recherche d’informations ?

Pour pratiquer la gestion de projet de manière collaborative avec les étudiants depuis plusieurs années, je peux vous dire que ce n’est pas gagné d’avance… Que d’efforts même à déployer pour essayer de faire adopter un CMS ! Que d’efforts pour leur faire dire «ah oui, on pourrait prévoir une zone collaborative dans le site» ! Que d’efforts pour qu’ils essaient de garder un blog actif !

Ah oui, pour la petite histoire, j’ai téléchargé (pdf – 781 ko – 19 p.) et tenté de remplir (36 questions) le questionnaire de base (30 à 40 minutes prévues) mais le pdf n’est pas interactif et n’espérez pas obtenir une synthèse immédiate de vos réponses sous forme d’un profil graphique (sic), cela n’est plus possible… Le collaboratif dans la circonstance a une durée de vie inférieure à un an 🙁

Pour compléter mes propos, certains seront peut-être curieux de savoir comment d’autres réagissent :

blogs et entreprises

Aujourd’hui, j’ai participé à la sympathique journée du blog à Marquette lez Lille. Je devais y donner une conférence sur les blogs et entreprises.

J’avais préparé une carte heuristique pour cette intervention. Les possesseurs de MindMap peuvent consulter la carte dans son format natif (60 Ko), mais ceux qui ne possèdent pas cet outil peuvent visualiser le résultat au format pdf (45 Ko).

Je reprends l’enchaînement des principaux points ici :

  • J’ai commencé par une présentation de mon parcours. Il peut expliquer certaines choses concernant mes positions sur les blogs 🙂
  • Puis j’ai décrit ma découverte des blogs et des fils RSS (avant de posséder un blog) qui dura environ un an 🙁
  • Ensuite, j’ai indiqué pourquoi j’avais ouvert mon premier blog
    • utilisation de la veille que j’effectuais régulièrement
    • permettre à mes étudiants d’être informés un peu plus que ce que je leur indiquais
    • une envie d’écrire de nouveau
    • «humaniser» le site ed productions en permettant des échanges avec les clients et des formateurs
    • tirer profit de la puissance de référencement des blogs
  • Mais au fil du temps, j’ai pris conscience que le blog apportait d’autre choses… En voici quelques exemples :
    • il permettait de tester des thèmes de formation que l’on peut retrouver chez ed formations
    • le positionnement des futures formations étaient facilités
    • j’ai découvert des besoins de formation, par exemple pour les documentalistes et l’image alors qu’ils n’étaient pas notre cible au préalable
    • l’usage du blog facilitait le recrutement de formateur. Au passage, nous recherchons continuellement des formateurs sur toute la France en PAO, graphisme, multimédia, internet (d’autres sujets : cartographie, CAO, etc. peuvent également nous intéresser).
    • l’outil blog jouait le rôle d’attaché de presse 🙂
  • Une fois passé en revue les points concernant mon histoire, j’ai présenté quelques blogs, que je voulais représentatifs tout en sortant des sentiers battus (Pas toujours la primauté au même 😉 sur : qui bloggue et pourquoi, les choix de séparer ou non blog perso et blog d’entreprise… Pêle-mêle on trouve les indépendants, les patrons d’entreprise, les salariés (oups, je n’ai pas donné d’exemples), les commerciaux, les hommes de marketing, les ressources humaines et certains qui utilisent le blog à seul fin de référencement des sites qu’ils créent… On peut rapprocher ce point avec celui évoqué plus tard dans la conférence sur « quel type de blogs » : blogs d’experts, de dirigeant d’entreprise, blogs interne (je n’en connais pas qui fonctionne, je l’ai seulement lu dans les livres pour l’instant), les blogs de marque dont vichy est le célèbre contre exemple, pour l’organisation de manifestation (blog en nord), pour le recrutement, comme « SAV », dans un but marketing, pour les collectivités locales, etc.
  • Arriva la grosse partie sur comment ouvrir son blog…
    • Je conseille de s’immerger dans le monde des blogs (il n’est pas encore trop grand 🙂 La blogosphère «professionnelle» n’est pas immense. Donc, commencez par lire et commenter les blogs que vous croisez, recherchez des blogs sur les thématiques qui vous intéresse…
    • Viendra rapidement ou non, le choix de la plate-forme. Un blog ne coûte rien si l’on emploie des outils comme Dotclear ou WordPress. Ceci explique certainement la prise de possession de cet outil par de nombreux indépendants.
    • Et puis un jour, il faut se lancer 🙂 Mieux vaut commencer «petit» en réfléchissant au préalable au copyright que l’on donne à ce blog…
    • Le thème ou les thèmes au début ? C’est à vous de voir… On peut conseiller de se fixer un seul thème. C’est plus facile pour le référencement, mais rien n’empêche de parler de différents sujets dans un même blog. Cela dépend de ce que vous avez imaginé faire de votre blog. Je pense qu’il ne faut pas penser au départ à votre lectorat… Dans un premier temps, faites vous plaisir. Ecrivez ce que vous auriez envie de lire ailleurs mais que vous ne trouvez pas.
    • toujours au sujet de l’écriture, mais on en reparlera certainement dans le cadre de la table ronde sur l’écriture multimédia du 9 février, je ne pense pas qu’il faille écrire chaque jour dans un blog. Ce n’est pas une obligation. Mieux vaut être régulier, mais je connais des blogs qui cessent toutes publications pendant un certain temps (parfois 6 mois, voir plus) pour réapparaître et diffuser de nouveau une information régulière. Ma position pour l’écriture… aye, je donne des arguments aux autres pour le 9 🙁 une écriture instinctive, comme l’on pense, sans relecture, une écriture de parler vrai… Rien ne sert de mentir sur un blog sinon cela se retourne contre vous.
    • Si vous écrivez des billets, vous aurez certainement des commentaires. La gestion de ceux ci est importante. Contrairement à ce que j’ai pu entendre à différents endroits, les commentaires sont modérés sur quasiment tous les blogs. Sinon, je ne comprends pas que les messages que nous recevons tous du type : «j’adore ton site je veut faire l’amour avec toi allez baise baise ho oui !» (dernier commentaire de ce type reçu sur les zed) ne figure pas dans les sites ? Soyons encore une fois honnête. Nous modérons.
    • Reste le cas des critiques. Si je prends mon cas, je n’ai pour l’instant jamais censuré la critique. Je tente d’y répondre… Mais, je ne dis pas que si la critique me semblait inadaptée, je ne la censurerai pas ! D’ailleurs, à la réflexion, j’ai peut-être certainement censuré des commentaires sur le billet des grèves concernant le CPE. Autre remarque importante, répondre aux questions dans les commentaires et par mail… me semble être le rôle du blogueur (quelqu’un doit me maudire, car je dois répondre à son mail d’avant noël 🙂 . Enfin dans notre blog, nous devons gérer le spam 🙁
    • lorsque l’on crée un blog, il est nécessaire de penser au référencement, même si la plupart des blogs s’auto-référence. Mais n’est ce pas aussi le but premier de nombreux blogs professionnels ? Ensuite, que l’on soit d’accord ou non, que l’on pense que ce soit efficace ou non, il peut être intéressant de s’investir à différents niveaux dans les outils sociaux : Delicious, Blogmarks, Technorati et les digg likes. Aussi, pensez à mettre en place vos étiquettes de tags pour vos billets dés la création de votre blog 🙂 La recherche en texte intégral ou par tag n’est pas l’objet du débat d’aujourd’hui.
    • Il faut également laisser des commentaires sur les autres blogs. Attention de ne pas inonder la blogosphère de vos commentaires. Ce n’est pas ce que l’on vous demande. Commentez à bon escient, si vous avez une information pertinente à ajouter… Pas pour dire simplement : «génial l’article» sans avoir oublié de mettre son adresse de blog. Il m’est arrivé de demander des explications à certaines personnes sur l’intérêt de leurs commentaires. Généralement, elles sont furieuses, ne comprennent pas ma demande, crois que les commentaire sont des surfaces publicitaires gratuitre mais je ne diffuse pas leur texte. D’autres doivent agir comme moi 🙂 Idem pour les trackbacks
    • dernier détail, ne négligeais pas les statistiques de visite de votre blog et de vos fils RSS.
    • Enfin, n’espérez pas gagner votre vie grâce à votre blog. Quelques exceptions existent, mais elles sont tellement rares 🙂
  • Les freins aux blogs existent.
    • L’outil blog n’est pas utilisable par tous. Déjà, il ne faut pas confondre aujourd’hui blog et site institutionnel par exemple. Ce ne sera peut-être plus le cas demain.
    • Mais avant tout pour travailler sur un blog, il est nécessaire d’aimer écrire, de savoir écrire et avoir régulièrement des idées de billets… Malgré ce que j’entends souvent, ce n’est pas le cas de 100 % de la population.
    • Second écueil, le temps. Ne le cachons pas, les blogs sont chronophages.
    • Nous pouvons également reprocher aux blogs ce qui fait leur intérêt ailleurs la hiérarchie de l’information qui y est pratiqué, même si la longue traîne peut avoir des effets positifs. Il est assez difficile de rédiger un dossier chapitré dans un blog. D’autres outils sont nécessaires en général.
    • Enfin, le blog reste un outil de «solitaires». Peu de blogs communautaires perdurent. En général, un blog égal un homme (ou une femme).
  • Le pas, depuis ces freins, est vite franchi pour aller vers l’avenir des blogs. Peu de solutions semble aussi «révolutionnaire» que le blog. Pourtant, le blog en tant que tel est appelé à disparaître sous peu…
    • Les photos blogs ? Quel est leur intérêt ? Mis à part pour des blogs personnelles, pour diffuser les photos de famille à la qualité parfois redoutable, je vois mal comment les entreprises pourraient l’employer exception faite du secteur de l’immobilier. On ne s’improvise pas photographe… (j’dois défendre mon premier métier là 🙂
    • Le podcasting jusqu’à aujourd’hui n’a rien changer, sinon, la mode. Fin des années 70, tout le monde possédait son walkman. Il s’appelle Ipod maintenant. Le podcasting remplace jusqu’à maintenant les K7 d’antan. Rien de plus ou quasiment. Il est encore cher et réclame une technique : prise de son, montage… qui n’est pas à la porté du premier venu. Dans l’avenir, cela pourrait changer par des utilisations qui ne sont pas encore entrées dans nos moeurs, si les médias traditionnels ne mettent pas la main dessus au préalable.
    • Pour les vidéo blog, mes critiques sont un mélange de celles sur les photos blogs et le podcasting.
    • Alors qu’est ce qui va fonctionner… Je parie sur les flux RSS ou Atom, et l’émergence du XML. Une grande partie de la prochaine révolution est là, accompagné par les avancés de la téléphonie et de la géolocalisation. Donc, pourquoi pas un avenir pour le moblogging… L’autre aspect de l’évolution et de la disparition des blogs, ils seront au fil du temps de plus en plus intégrés au sein de sites eux-même avec la confirmation des espoirs mis dans les CMS voici quelques années… Des outils comme Drupal, Joomla sont promis à un bel avenir 🙂

Difficile de réduire en quelques ligne une heure trente de conférence… mais le principal y est. Je peux bien entendu redonner cette conférence dans d’autres endroits 😉

Ah, si, j’allais oublier : un blog est un système d’information, pas de communication 😉

Les blogs ne créent pas de communautés

Après la lecture des différents commentaires sur le blog d’Arnaud, j’me suis dis… Tiens, si j’allais voir le sens du mot communauté. Je n’ai pas suivi les conseils de Pierre-Yves Poulain dont la lecture était conseillée dans le billet de Xavier Automne qui emploie la définition du nouveau Petit Robert, mais le Littré… Voici quelques unes de leurs définitions pour communauté :

  • participation en commun ;
  • groupe plus ou moins étendu, réuni par les mêmes croyances, les mêmes usages, etc. ;
  • Autrefois, corporation ;
  • Société de personnes vivant ensemble et soumises à une règle commune.
  • …

C’est à ce demander si cela ne pourrait pas convenir effectivement à une typologie des blogs 😉 Les blogs communautaires, la corporation communauté des bloggers et les intranets. Reste le cas du groupe plus ou moins étendu, réuni par les mêmes croyances, les mêmes usages, etc. qui pourrait effectivement correspondre à l’ensemble des blogs. Seulement, là où le bas blesse c’est que, à la notion de groupe plus ou moins étendu (qui elle correspond aux lecteurs d’un blog), s’ajoute réuni par…

Prenons un exemple concret : dites moi ce qui réuni les lecteurs de ce du blog d’Arnaud ? Vous allez je pense me répondre :«ce sont les responsables com..» Perdu, si j’en crois les commentaires du billet sur le blog d’Arnaud Meunier auquel se référe ce billet :

  • Philippe Nieuwbourg est analyste-éditorialiste, et consultant spécialisé dans les technologies de l’information,
  • Sébastien Pages : responsable du « Internet Strategy blog » dont l’objectif est « to create a European peer-networking group for Internet project management and strategy » dont le métier est « Internet manager »
  • Bertrand Duperrin est consultant en RH / Management
  • Xavier Aucompte est responsable des Intranets du Groupe Groupama
  • Gilbert Reveillon est spécialiste de marketing, pardon de nano-marketing ?
  • et moi-même… qui ne suit pas encore responsable communication bien que j’ai cette décharge horaire dans le cadre de l’UFR Idist 🙂

Aucun responsable de la communication dans tout cela… Donc, je pense qu’Arnaud ne réussi pas à rassembler un certain type de profils autour d’un espace d’échange et de partage… D’ailleurs, il le reconnaît lui même en écrivant : «si au départ je pensais en effet créer une communauté, je pense aujourd’hui fidéliser un lectorat.»

Où pouvons nous trouver une communauté dans les lecteurs qui s’affichent sur le blog d’Arnaud ? Il peut y avoir une communauté que je qualifierais de communauté d’instant… Nous avons tous lu le même billet sur un même blog donc nous sommes effectivement un groupe plus ou moins étendu, réuni par la même lecture. Mais combien de ces commentateurs sont abonnés au fil du blog d’Arnaud Meunier ? Si j’en crois Xavier Aucompte, qui à mis comme il le dit en commentaire un billet sur b-r-ent qui commence comme cela : «En continuant mes escapades nocturnes sur le net, j’ai rencontré des blogs très très intéressants mis à jour…» donc visiblement il n’était pas abonné. Il peut nous le dire en commentaires 🙂 Gilbert Reveillon semble avoir réagi suite à la lecture préalable du billet de b-r-ent. Donc sur six intervenants, deux ne sont pas abonnés à ce blog. Suis-je l’exception 😉 Je ne le pense pas… Mais encore une fois où ce trouve cette notion de communauté autour du blog d’Arnaud en l’occurrence ?

J’apprécie la question de Bertrand Duperrin : «est-ce que c’est le blog qui crée la communauté ou la communauté qui utilise le blog pour se retrouver et surtout identifier ses membres ?», de même que je ne peux qu’approuver Xavier Aucompte lorsqu’il écrit : «Le blog est communautaire quand c’est une communauté qui le gère et l’anime».

D’ailleurs essayons notre typologie des blogs en ajoutant une catégorie : sans communauté.

  • participation en commun : b-r-ent
  • groupe plus ou moins étendu, réuni par les mêmes croyances, les mêmes usages, etc. : les blogs politiques 🙂 ?
  • corporation : Blog en nord (pour une partie des visiteurs qui se retrouvent physiquement régulièrement).
  • Société de personnes vivant ensemble et soumises à une règle commune : les blogs internes (mais comme le demande Arnaud qui connaîtrait un blog interne en entreprise qu’il pratique et qui fonctionne dans la durée ?)
  • sans communauté : le blog d’un responsable communication, les z’ed c’est à dire ce blog aux thèmes variés et fluctuant suivant l’humeur de son rédacteur…

Et le votre, vous le placez dans quelle catégorie ? Juste pour le fun, laissez donc votre catégorie en commentaire 🙂

Au passage, d’ailleurs je voudrais noter la tendance de la confrérie des bloggers… Comme nous nous connaissons par blog interposé, j’ai déjà remarqué la propention à considérer les autres bloggers comme des amis de longue date alors que l’on ne se connait que par blog interposé… Cela donne t-il le droit d’aller saluer untel car nous lisons régulièrement son blog, car nous avons échangé deux mots par mail… comme s’il s’agissait de copain de la première heure ? Cela doit jouer dans le cadre du phénomène « communauté » de bloggers…

Sinon, je me résume et maintient ma position sur les blog et les communautés : le blog ne crée pas une communauté mais favorisent le développement des communautés si elles étaient préexistantes au blog… Donc, ami lecteur qui possédez votre blog et pensez avoir une communauté autour de vous… il n’en est rien sauf si vous avez bâti votre blog autour d’une communauté existante ou si votre blog est communautaire 🙂

les blogs sont morts, vive les blogs

En effet, j’ai réagi car lors de « l’atelier » évoqué dans l’article concerné, les poncifs habituels sur les blogs, ceux d’il y a quelques années étaient repris… Le plus exaspérant est peut-être : «un blog se crée toutes les 4 secondes dans le monde». Mais, celui de dire que tout le monde peut posséder son blog n’énerve depuis longtemps. J’aurais souhaité lancé le débat sur la notion de communauté par rapport aux blogs, et aussi de l’avenir du blog (n’est-il pas déjà dépassé d’ors et déjà ?), etc. Bref, j’aurais aimé entendre un autre discours que celui pré-formaté (à quelque exception près).

La mort des blogs

Commençons par ce sacro-saint :«un blog se crée toutes les 4 seconde», auquel je ne peux m’empêcher de répondre «et un meurt toute les 4,5 secondes» (je n’ai pas de chiffres sur le sujet, mais qui en possèdent ?). Arrêtons de répondre au discours marchand de certains qui fait croire que toute la population connaît les blogs, possède un blog…
Au passage, je remets régulièrement en doute les études diverses et variées qui tendraient à prouver que les blogs ne sont pas si connus que l’on veut bien le dire. On peut connaître le mot blog (et encore même l’existence de ce mot est inconnue à certaines personnes, j’en ai encore eu la preuve, il y a deux jours, avec un «qu’est ce que c’est qu’un blog ?»), mais connaître l’existence du mot ne permet pas de dire que l’on sait ce que c’est…
D’ailleurs, j’y reviendrai, mais il faudrait peut-être que l’on redéfinisse ce terme de blog, qui devient comme le web 2.0 un peu fourre-tout (d’ailleurs, c’est l’une des applications principales du web 2.0 aujourd’hui si j’ai bien tout compris).

Stéphane Nau répond qu’il «ne sait pas combien (de blogs) meurent, mais ceux qui meurent sont ceux dont le contenu n’est pas pertinent et spécifique, ou que l’énergie et la volonté du blogueur s’érodent. C’est naturel, il ne restera que les meilleurs !» C’est évident que je m’oppose à cette théorie. Vous ne connaissez pas des blogs dont le contenu n’est pas pertinent ni spécifique qui continuent de vivre ? Que l’énergie et la volonté du blogueur s’érodent me paraît naturelle…

Si j’en crois le blog de Stéphane Nau, son blog a une année d’existence… Il ne semble pas être seul à y écrire… Nous verrons si, dans 2 ou 3 ans, il tiendra toujours le même discours… Dans le blog, avant tout, il y a la notion d’avoir envie d’écrire… Nous n’avons pas toujours cette envie, sauf L2M semble-il (Mais là, j’ai plus l’impression que c’est son travail. Il ne peut pas faire autrement). De plus, une fois passée la période d’euphorie initiale on se pose quasiment tous la question : «Pourquoi blogge-t-on ?».

Aussi lorsqu’il est dit :«il ne restera que les meilleurs !» je trouve un certain manque de respect pour ceux qui possédaient d’excellents blogs par le passé et qui ont cessé d’écrire. Certains ont arrêté car les blogs sont chronophages, d’autres car l’outil ne leur convenait plus ou parce que la blogosphère, ou ce qui en était faite, se modifiait vers quelque chose qu’ils ne souhaitaient pas, pour des raisons d’ordre personnel ou privé… De la à dire qu’il ne reste que les meilleurs. J’en doute.

Je dois avouer que dans mon agrégateur traîne encore certaines adresses de blog depuis longtemps arrêté d’être mis à jour par leurs auteurs mais toujours d’actualité. Par contre, je continue de trouver certains mauvais blogs où les auteurs persistent et signent (comme les miens 😉 mais cela ne me gêne pas plus que cela, car ils doivent trouver leur public (j’n’ai pas dit communauté).

Alors, pourquoi avoir un blog d’entreprise ou professionnel ?

Je n’aborderai pas le sujet du blog en communication interne, même si j’émets des doutes sur son efficacité. Combien de blogs internes sont lancés, pour être animés seulement pas les instigateurs du projet. Et que l’on ne me dise pas que c’est parce que l’organisation était mal foutue… J’ai des exemples avec des organisations différentes.

Pourquoi un blog alors ?

  • Avant tout par narcissisme… On aime bien se regarder le nombril. Dire, c’est moi qui l’ai écrit… Y compris dans la blogosphère 😉
  • Puis, si l’on prend mon cas par exemple (autant parler de ce que l’on connaît le mieux), pour utiliser une partie de la veille que j’effectue régulièrement dans mes domaines de prédilections (malheureusement pour moi ils sont nombreux). Un jour dans un forum de discussions entre indépendants, Rézoting si ma mémoire est bonne, quelqu’un posait la question de savoir comment il pouvait vendre sa veille personnelle… La réponse pour moi est par le blog.
  • Autre aspect lié à cette veille pour mes activités au sein d’Ed Productions, Ed Formations et Lille aux formations, je donne des cours à l’université et j’ai l’habitude de faire un peu de prospective avec les étudiants… Prospective issue de cette veille dont je viens de parler… Aussi, le blog est pour eux un moyen de connaître mes positions et la source de mes informations sur un sujet… Je me dis également que si ces informations peuvent intéresser le public donc des prospects qui découvrent peut-être ainsi l’existence d’Ed Formations par exemple. D’ailleurs, j’utilise les billets concernant les outils dans le monde de la formation en entreprise et pour les étudiants.
  • La possibilité d’apporter une touche de « sentiment humain » dans un site m’allait bien également.
  • J’avais de nouveau envie d’écrire en collaborant avec un journal par exemple. Le blog, c’est mieux. J’écris quand j’ai envie et sur ce que j’ai envie. Je peux être provocateur à souhait, digne, humble selon mon humeur…
  • Je dois avouer aussi que la contrainte de devoir réaliser une newsletter ou gérer une mailing liste ne me convenait pas, le blog pouvait avantageusement les remplacer. En plus, je pense que le public est plus large et que la diffusion est automatisée sans intervention particulière. De plus, on retrouve une notion de push et de pull qui me plait bien 😉
  • Le coût réduit de la « communication » par le blog par rapport à d’autres supports…
  • Au fur et à mesure de l’existence de ce blog, j’ai pu mesurer l’influence des blogs sur les moteurs de recherche… Donc, je me suis dit, pourquoi ne pas diffuser des informations destinées à aider si cela peut fonctionner au référencement de mes sites. Je connais même des agences web qui possèdent un blog pour ce but 🙂 et d’ailleurs, lorsque j’ai copié le lien vers le site de Stéphane Nau, j’ai eu la surprise de voir dans l’adresse le nom de Loïc Le Meur apparaître 🙂 Simple erreur de saisie comme cela arrive fréquemment dans Dotclear qui retient le premier titre inscrit ou volonté de se faire référencé sur le nom de Loïc Le Meur ? Je pense que ce souci de référencement est la raison majeure, caché par un autre discours, de la présence des entreprises dans le monde des blogs.
  • Autre facteur que je n’avais pas pris en compte au lancement du blog, qui je le rappelle est accolé au site, les possibilités marketing d’un tel outil. Les demandes des prospects qui se disent :«Tiens, Eric Delcroix est spécialisé dans tel domaine, il fait tel type de formations, donc, il peut certainement répondre à ma demande». Nous avons mis en place certaines formations car la demande existait, elle nous avait été faite. Autre aspect de la question marketing, nous pouvons tester certaines formations, ce qui nous permet d’avoir un retour direct sur l’intérêt de poursuivre ou non dans une direction…
  • Comme je dirige plusieurs blogs, cela devient aussi un outil pour des essais divers et variés en grandeur nature. Ce qui est normalement un investissement à fonds perdus devient ici un moyen de prospection, de prospective, etc.
  • J’ai fait le choix du blog (je parle des zed) qui cumule à la fois la fonction de blog personnel et de blog de l’entreprise… ce qui me permet également de m’exprimer à titre privé sur d’autres sujets que je n’aborderai pas dans le cadre de mes activités professionnelles… Bien sûr, cela m’enlève une partie de lecteurs car je ne suis pas un site spécialisé, comme il est conseillé de le faire d’ordinaire. Les zed est pluridisciplinaire, comme je pense l’être moi-même et comme le monde dans sa globalité.
  • Jusqu’à peu, les liens s’accumulaient en billets non diffusés ce qui me permettait de posséder un ensemble de ressources toujours à disposition avec des compléments de texte ou d’autres liens que ne permettent pas généralement les sites du genre Delicious. Mon blog me sert également d’aide-mémoire… par certains billets.
  • Allez, j’vais même oser de la psycho à quatre sous… En indépendant, nous sommes souvent seul. Aussi, le besoin de parler avec d’autres personnes que celles de notre entourage, de se libérer de certains poids n’est-il pas rempli par le blog. De plus, il est plus facile de parler face à un écran que devant une personne en face.

En fait, on s’aperçoit qu’un décalage existe entre ce que je pensais vouloir faire de ce blog, ce que j’en imaginais, et ce qu’il est devenu.
Il pourrait y avoir encore de nombreuses réponses aux pourquoi on blogue en entreprise… Mais, j’arrête là pour ma part, vous pouvez en ajouter en commentaires.
D’autres raisons existent par exemples dans le cadre de l’éducation ou des bibliothèques (ou centres de formation) qui peuvent expliquer l’usage des blogs dans les autres milieux… mais c’est un autre débat.

Pour bloguer, y’a ka…

Je rejoins les positions d’Arno qui s’exprime en réaction aux commentaires de Stéphane Nau… «Il ne faut pas simplement « aimer écrire » pour tenir un blog… …Techniquement, la création d’un blog est simple. C’est autre chose, concernant le contenu.
De plus, un blog n’est qu’un outil d’expression et non un véritable support de communication. les commentaires ne sont qu’un artefact pour ceux qui laissent croire que le collaboratif va tout chambouller.
Combien de lecteurs ont lu cet article ? Combien ont laissé un commentaire ? Et parmi les auteurs de commentaires, combien sont eux-mêmes bloggeurs ?
»

Je retrouve dans cet extrait un ensemble de notions que j’ai moi-même développé dans le passé… comme : Le blog est un outil ou un Un billet intéressant ?.

La relation de la plupart des bloggers est ambiguë vis-à-vis de la popularité de leur blog, face aux statistiques, au nombre de visiteurs, de commentaires et à la qualité de ceux-ci. Mais c’est peut-être le prix à payer pour certains de parler en public, mais sans public vraiment identifié, de parler pour soi en espérant que les autres écoutent.

Les blogs, des communautés ?

Je n’arrête pas de marteler (vous vous en rendez compte si vous lisez les articles annexes) que la notion de communauté n’existe pas concernant les blogs, web 2.0 ou pas.

Prenons un cas concret. Ce blog… Selon vous combien de personnes forment la communauté de ce blog ? Pas d’idée. C’est l’une de vos premières visites… Allez, je vous aide… Environ 1 600 visiteurs unique par jour en septembre, qui tendent progressivement vers 1 900 à 2 000 depuis un mois. Mais restons sobres. 1 600 visiteurs. Pas mal. C’est vrai. Bon alors, allez y. Je vous écoute ? Pardon, combien de personnes pour la communauté de ce blog ? Allez dernier coup de pouce… Une centaine d’abonnés au fil RSS des Zed. Toujours pas d’idée ?

Je n’en sais rien objectivement moi-même. Mais je me fis aux résultats des statistiques… Pourcentage de visiteurs qui reviennent : 2 % ! Deux malheureux pour cent, c’est une communauté pour vous ? Pas pour moi.

Soyons honnêtes. Arrêtons de parler de communauté lorsque plus de 90 % du trafic sur le blog provient des moteurs de recherche. Google en tête. Au passage, vous pensez que la plupart des Googleliens savent ce qu’est un blog ? Non, la plupart d’entre eux lisent l’article sans même se rendre compte que c’est un blog qu’ils visitent…

Prenons, un autre critère qui pourrait fournir l’alibi des communautés : les commentaires ! Je m’étais amusé lors de la rédaction du billet précédent à compter le nombre de billet depuis début décembre sur votre blog (celui de Stéphane Nau). Signalons qu’il publit chaque jour de la semaine (au passage, je ne crois pas contrairement à ce qui a été dit que cela soit nécessaire). Résultat. Pas de commentaires avant le 7 et le 8 (la conférence). Depuis des réactions à un billet suite à un commentaire polémique sur un autre site… sinon, rien.

Normal. Il n’y a rien d’étonnant à cela. Sur les blogs, nous rencontrons les mêmes problèmes que sur les forums ou dans les groupes de discussions, mailings lists et autres. La grande majorité des lecteurs est passive… Une infime minorité ose laisser une trace. Web 2.0 ou pas, la situation n’est pas prête à changer. Elle est profondément humaine.

Pouvons nous dire que suite à la publication de l’article sur lille3 lors des grêves anti-cpe, ce blog est une communauté d’étudiant car par un épiphénomène, 544 commentaires ont été laissé sur le billet ? Que ce site appartient au monde de la petite souris blanche d’origine Allemande car c’est la page la plus visité et que j’ai croisé les doigts pour rester le moins longtemps possible dans les premières pages de Google sur la requête de son nom…

Donc, pas de communauté du côté des commentaires…

Pardon, vous la trouvez où votre fameuse communauté ? parce que les entreprises, les vrais (pas les PME du style Ed Productions) arrivent tardivement sur le marché, qu’il faut leur faire miroité quelque chose qui n’existe pas ?

Le blog est mort, vive le CMS ou l’avenir du blog

Oui, oui, c’est bien moi qui aie écrit [Si l’on avait encore besoin d’une confirmation de l’importance des blogs
|https://les-zed.com/si-lon-avait-encore-besoin-dune-confirmation-de-limportance-des-blogs|fr] voici quelques mois.

Mais les choses évoluent vites, trop vites pensent certains dans le monde de l’Internet. Podcasting et vidéoblogging, ce n’est pas l’avenir des blogs ? ais-je dit également… Donc, où est l’avenir dans tout cela si les blogs sont morts ? Car en effet, le choix de l’entreprise doit déjà se porter ailleur si elle désire être à la pointe. Autant pour elle faire l’impasse sur le blog.

En effet, les blogs atteignent leurs limites, même Microsoft l’a compris avec son système de blogs, tout comme Yahoo. D’ailleurs nous sommes aujourd’hui dans une situation où il est difficile parfois de savoir ce qui est un blog et ce qui n’est pas un blog. Il faudrait pour cela redéfinir ce qu’est un blog concrètement : écrit, audio, vidéo ? un classement de billets au fil du temps ? La présence des commentaires ? L’archivage des données ? La manière d’écrire ? La présence des fils RSS ? La création de moteurs de recherche ou d’annuaires spécifiques blogs ? Que faisons nous des trackbacks dans l’histoire. Ils ne sont plus utilisés pour cause de spam 🙂 Le trackbacks n’était pas l’essence du blog ? Qu’est ce qui vous permet de dire : ce site est un blog ? Vous dites que le successeur du blog doit être un outil qui remplisse la même fonction de communication. Pour moi, cela ne veut pas dire grand chose. Quel sens donner à communication ?

Je connais des sites qui ont l’apparence de blogs mais qui ne sont pas des blogs et des sites qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à un site « standard » en php, seulement ils ont été créés à l’aide d’un outil de blog. Allez-y comprendre quelque chose.

En fait, les blogs en tant que tel vont se fondre dans les sites… Dans quelques années, on ne dira plus :«Tu as un blog» mais on reviendra à l’appellation, tu as un site.

L’avenir est certainement à des solutions CMS comme Joomla ou Drupal (si l’on considère Drupal comme un CMS). Les blogs n’étaient qu’une étape vers ces CMS… Les limites des blogs explosent de cette manière. Plus de limites, donc plus la possibilité de dire : «On ne peut pas créer de site avec un blog».

Autre soucis comment nous positionner par rapport aux sites qui seront de simple agrégateurs de flux RSS, notre position par rapport au droit d’auteur. Et aussi, comment nos lecteurs lirons nos sites. Depuis l’agrégateur (c’est à dire sans venir sur le site pour ainsi dire) ou en continuant de passer par les sites ?

Le développement des technologies liées au téléphone portable ne va pas aider en cela, sans parler de la géolocalisation…

La grande révolution des blogs, plutôt que « la communication » n’est-elle pas la mise en avant de la technologie des fils d’agrégations ? Et que ferons nous demain avec ces fils RSS, ATOM…

Donc, je confirme le Podcasting et vidéoblogging, ce n’est pas l’avenir des blogs ? et de nouveau, nous allons devoir avoir une approche différente, même si le billet continuera d’exister il devra coexister avec d’autres formes d’écritures… des pages fixes, des livres, des forums, voir des chats, des images, des vidéo, des présentations powerpoint en rapid elearning… pour d’autres diffusions. Arrêtons donc de dire que le contenant n’a pas d’influence sur le contenu… Sinon, pourquoi cette liberté de ton, ces styles si différents dans les blogs si la communication est identique quelque soit le support.

Dernier détail, partout, il est recommandé d’écrire des articles courts dans les blogs… Normal, la lecture à l’écran, etc. mais dès que l’on veut aborder un problème qui demande des explications, la longueur pose un problème dans les blogs… et pourtant, j’ai outrepassé la règle de l’article court une nouvelle fois 😉

Un nouvel exemple que si les règles édictées pour les blogs, valables en général, sont connues et maitrisées, c’est un peu comme lors de la composition d’une photo, on peut passer outre. Idem pour le règle de l’orthographe car j’ai entendu dire que dans les blogs nous devions écrire sans faute 🙂 Mais là, je déborde et je profite de ce blog pour faire de la pub pour la prochaine rencontre blog en nord qui aura pour thème l’écriture multimédia (donc, dans les blogs).

Quelques billets que j’ai commis qui peuvent éclairer votre point de vue (Christian, c’est aussi pour toi si tu n’as pas assez d’info dans ce billet 😉 :

Mise à jour le 19 décembre :
Pour relativiser nos propos… un lien vers de Laurent Dupin sur Zdnet suite au soucis de L2M et du web 3… quelques jours plus tard après son passage à Lille… mais qui replace à mon sens bien le blog et le blogger dans son contexte.
Je profite de cette mise à jour, juste pour info, pour indiqué que M. Nau (qui n’a pas laissé encore de commentaire ici, ni sur son blog dans l’article concerné) explique le pourquoi de son blog, peut-être justement en réponse à mes propos… Vous pourrez comparer ici 🙂 Tiens, au passage, voici la partie textuelle de son titre de fichier : je-veux-etre-utile-entreprise-entrepreneur-communication, alors que le titre du billet est : Pourquoi ce blog ?. Euh, c’est bien pour les moteurs de recherche, non ?

JavaScript, Ajax et le web 2.0 avant le week-end

Une présentation des étudiants de Master 1 ICD (Information, Communication, Documentation) de plus. Je la diffuse dès ce vendredi ainsi vous aurez le week-end pour la consulter, l’analyser, la décortiquer, la commenter…

Le thèmes ou plutôt les thèmes : JavaScript, Ajax, le web 2.0. Le tout dans un présentation PowerPoint de 336 ko. Le second exposé sur JavaScript, Ajax et le web 2.0 mais cette fois au format odp (24 ko)

Facile de retrouver l’ensemble des liens vers les autres présentation des étudiants outre celle sur JavaScript, Ajax et le web 2.0 : Html, Xml, XHtml, web sémantique, accessibilité, PHP-MySql, wiki, liste de diffusion, groupe de news, forum, Flash, CMS, SPIP et PDF

Comme d’habitude, cette version est la première des étudiants, qu’elle n’a pas été retouché après présentation et que dans le cadre du cours, j’ai complété, annoté… 🙂

Mise à jour le 24 novembre : mise en ligne du second exposé sur le JavaScript, Ajax et le web 2.0