l'éducation 2.0 existe t-elle ?

Ma papesse en éducation 2.0 est Florence Meichel… le pape : Adrien Ferro 😉

Ainsi la lecture du billet de Florence Meichel : Les jeunes et Internet où elle fait la synthèse pour la France de l’enquête Mediappro m’intéresse au plus haut point. Elle-même avait trouvé l’information sur Infobourg.

Elle n’est pas responsable de ma suffocation à la lecture du début de cette synthèse… Moi, je me demande où il les trouve leurs jeunes pour l’enquête :-(( Nous ne devons pas fréquenter les mêmes français !

Il ne me reste plus qu’une chose à faire : lire l’enquête européenne en éducation aux médias (Pdf – 353 ko) !

Et je confirme, on peut lire cette étude de différentes façons 🙂

Déjà, le titre me fait sursauter : Appropriation des nouveaux médias par les jeunes. Cela laisse entendre que les jeunes se sont appropriés les nouveaux médias ce dont je ne suis pas certain. Enfin, pas de la manière dont j’entends le terme appropriation.

De plus, même si elle est relativement récente, l’enquête remonte à fin 2005, début 2006 ! J’ai l’impression qu’Internet a changé en un an et demi, voir deux ans (Il suffit de lire la remarque de Julien au sujet du congrès Net2007 pour s’en convaincre 🙂

L’échantillon français est de 873 jeunes scolarisés dans 13 collèges-lycées de cinq Académies, réparti en trois tranches d’âges : 12-14 ans, 15-16 ans et 17-18 ans (classes de cinquième, troisième et première) !

Grosso modo, voici quelques réactions à chaud à la lecture de ce Pdf.

Les jeunes de 12 à 18 ans utilisent Internet chez eux mais pas à l’école pour jouer (sur console également) ou pour employer la messagerie instantanée (en plus s’ajoute le sacro-saint portable) ! La communication avec la tribu par tous les moyens semble leur préoccupation majeure. Par contre, je mets en doute la statistique que près de 6 jeunes sur 10 disent ne jamais communiquer avec des inconnus. Ce n’est pas l’écho que j’ai pu avoir…

Mais la véritable recherche d’informations relève avant tout du travail scolaire 🙁 Quiz des autres usages de l’outil informatique entre autres ? et quand on sait qu’ils n’utilisent pas l’ordinateur à l’école cela laisse dubitatif. D’autant plus que l’on peut discuter sur l’expression «véritable recherche d’informations» cela veut dire savoir faire une recherche basique dans Google ?

Ma première conclusion : les jeunes ne savent pas mieux se servir d’Internet que leurs aînés. Ils savent jouer, communiquer avec leurs copains et… c’est tout ! De là à parler d’appropriation (ce que retiendront la plupart des lecteurs, il y a un fossé).

Les parents présents. En voilà un titre intéressant. Moi, qui entends toujours parler de l’absence des parents vis-à-vis des enfants équipés d’Internet, de la méconnaissance des parents qui sont incapables de surveiller les actes de leurs enfants sur le réseau !

«Les jeunes perçoivent leurs parents comme réellement présents» (ils me trouveraient tyrannique à la lecture de la suite), car ils estiment que «les parents les contrôlent, à l’occasion et de façon limitée, qu’il leur arrive de discuter ensemble d’Internet et de ce que l’on y fait, même si les parents ne l’utilisent pas»… (bah, tiens, je te le dit. Il faudrait le croire. Vous avez déjà été faire un tour sur Skyblog ou sur des sites de jeunes ?

«Il est important de noter que pour les enfants, les parents ne se situent pas dans un autre monde» (sic), je suppose parce ce que les médias électroniques permettent de réconcilier une éventuelle double vie familiale de certains ! Les médias électronique sont-ils désormais la panacée en cas de divorce.
«— Tu sais chérie, il y a le problème des enfants.
— Pas grave, il y a Internet et le téléphone portable» :-((

«Apaiser les relations au sein de la famille» Là encore, que viennent faire les médias électroniques dans cette galère ?

Abordons les problèmes de sécurité et règles : les jeunes prennent progressivement conscience des limites et des dangers d’Internet, mais sont peu concernés ! C’est à rapprocher de «Quand le contrôle est trop strict, les jeunes adoptent des stratégies de contournement et vont faire dans un autre contexte ce que la maison ou l’école interdit.» Ah, c’est bien nos petits anges… Mais les 68% qui déclarent être habituellement méfiants vis-à-vis des informations trouvées sur Internet me laisse septique.

La conclusion de Florence Meichel me rassure : «j’ai le sentiment que cette étude plaide en faveur d’un accompagnement fort vis-à-vis des TIC...»

Mais j’ai intitulé ce billet l’éducation 2.0 existe t-elle, donc revenons à ce qui fait malgré tout le côté 2.0 de la chose y compris en éducation : les outils du web 2.0 !

Justement dans Le web 2.0 pour l’enseignement, SynchrO’live renvoie vers ActionsFLE La classe web2.0 qui redirige à son tour vers Florence Meichel 🙂 Quand je vous dis que c’est la papesse de l’éducation 2.0 🙂

Elle a déniché un billet en trois partie :

La liste impressionnante est effectivement fort intéressante… Mais, à la lecture du comportement de nos jeunes vis-à-vis d’Internet combien utiliseront ne serait ce qu’une infime partie de ces applications ? Je suis à peu près certains que la plupart des enseignants lambdas ne connaissent pas un dixième des catégories d’applications qui sont citées en version 2.0. Un exemple : combien d’enseignants connaît l’existence de traitement de texte en ligne partageable ?

Moi-même, avec les étudiants plus âgés il est vrai, j’utilise, peut-être à tort, peu les outils web 2. Enfin, il ne faut pas exagérer, ils travaillent actuellement sur un blog, nous avons un wiki… Je pense que l’emploi de ces outils est plutôt une utilisation de circonstances et surtout ne faisons pas table rase du passé ! Parfois les choses simples sont celles qui marchent le mieux.

Cette liste d’application web 2.0 en réalité correspond à ce que j’enseigne comme usage à mes enfants.

Je donne un exemple. La plus grande en CM2 étudie actuellement l’informatique en classe au travers d’Open Office. Mais à la maison, je l’ai mise sur Google ! Les filles possèdent également leur blog sous un vrai contrôle parental. On est loin des skyblogs et plutôt proche de ce qui pourrait se faire en classe !

D’une manière globale l’éducation aux outils web 2.0, c’est génial. J’applaudis à deux mains, car un exemple simple, les enfants peuvent avoir accès à leurs travaux depuis chez eux. Seulement, elle ne peut se faire que dans le contexte où les enseignants sont de vrais spécialistes de l’informatique.

Oui au cours d’informatique en primaire, en collège, au lycée… mais par de vrais professionnels de l’informatique, d’internet… Je ne remets pas en cause les efforts des enseignants pour essayer de faire passer cette discipline qui leur est imposée, mais soyons un temps soit peu réaliste, comment une personne qui découvre elle-même l’informatique peut-elle être informée comme nous le sommes des évolutions rapides de notre environnement multimédia ?

De plus, (je sais, c’est mon cheval de bataille), comment imposer des outils web 2 avec ce satané B2i ?

Mais entendons nous bien sur le sens de web 2.0. Je vous conseille fortement la lecture de l’Amnésie 2.0 de Blogo Numericus avec qui je partage le point de vue y compris sur les perspectives sur le développement de plates-formes sociales qui changent radicalement la donne !

Je comparais dernièrement en privé les frémissements autour de Facebook semblables à ceux que j’avais connus autour des blogs voici quelques années. Facebook dépasse le réseau social tel qu’on l’entendait jusqu’ici.

L’éducation 2.0 existe t-elle ? Malheureusement, je ne pense pas. Je ne crois pas qu’elle aura d’ailleurs le temps de se mettre en place balayée qu’elle sera par les autres « révolutions » dans notre environnement multimédia. Elle restera à l’état d’embryon, marquant juste un passage vers d’autres formes d’éducation !

Forum PHP 2007

Le programme du Forum PHP 2007, organisé par l’AFUP (Association Française des Utilisateurs de PHP) qui aura lieu à Paris les 21 et 22 novembre 2007 est en ligne.

Ce sera l’occasion de rencontrer dans les locaux de l’ASIEM – 6, rue Albert de Lapparent à Paris :

  • Rasmus LERDORF – Inventeur de PHP
  • Andrei ZMIEVSKI – Membre du PHPGroup
  • Romain BOURDON (WampServer)
  • Arnaud LIMBOURG (PEAR)
  • Cyril PIERRE de GEYER (« PHP 5 avancé »)
  • Guillaume PONÇON (« Best Practices PHP5 »)
  • Damien SEGUY (NeXen.net)

et les anciens membres du bureau de l’AFUP installés dans le Nord :

Les temps forts cette année pour ces rencontres :

  • Comment faire vivre son site Web2.0 avec PHP5 ?
  • Les clients riches avec PHP : Flex pour l’exemple
  • Optimistations, méthodes, sécurité : des retours d’expérience dans les grands comptes
  • Les nouveautés de PHP6 : une première en France
  • Comment Facebook tient la charge avec APC
  • Sécurité : MySQL et PHP sous surveillance

Merci à Jean-Marc pour cette info 😉

Les nouveautés en librairies pendant l'été sur la communication, le web, la PAO…

J’ai pendant longtemps chercher à connaître les nouveaux livres au sujet des TIC, NTIC, TICE, Internet, pour la création des pages web, concernant le référencement et la gestion de projet web et multimédia et évidemment sur les blogs et la syndication RSS et autre.

Évidemment, mon champ d’intérêt étant large, les ouvrages de Pao et prépresse : typographie, mise en page, image, communication imprimée, ainsi que la photographie (n’oublions pas que c’était mon premier métier) et l’écriture (mon second métier d’origine 😉 sous toutes ses formes (écriture web, écriture multimédia, journalisme, écriture publicitaire…) entre dans cette recherche.

Bien vite, en dirigeant Ed Productions et m’intéressant de près à Internet, mes années d’études orientées commerce m’ont naturellement conduit à regarder du côté du marketing, du e-commerce, du e-marketing…

Le côté documentaliste rejoignait selon moi l’aspect journaliste que je n’ai jamais perdu. Je dois même avouer que j’ai commencé des études de documentaliste par correspondance, pour le fun, à 40 ans 🙂 Riez… J’étais convaincu avant d’intervenir à l’IDIST que les documentalistes ont l’avenir devant eux ! Evidemment de la documentation à la veille et la recherche d’informations (et c’est si proche du référencement) il n’y a qu’un pas que j’ai vite franchi.

Reste l’aspect éducation, formation, E-learning et foad. Difficile lorsque l’on dirige un centre de formation d’y échapper… surtout que je suis un autodidacte convaincu… Allez comprendre !

Mais je sens que je m’écarte, que vous ne comprenez pas où je veux en venir… Et bien, si vous avez lu tout depuis le début, vous devez vous douter que j’effectue une veille sur les nouveautés qui sortent en librairie 🙂

Et bien, c’est décidé, désormais, vous trouverez une nouvelle rubrique régulièrement dans les Zed concernant les derniers ouvrages parus dans le monde de l’édition sur les thèmes précédents ainsi que sur la communication et sur les logiciels auxquels nous formons…

Attention, cette liste n’est pas exhaustive. J’y exerce mon choix 😉

Voici la liste des ouvrages parus pendant l’été qui ont retenu mon attention.

  • Site web marchand en PHP/MySQL. 3e édition de Jean-Marc Herellier chez Micro Application. Isbn : 978-2-7429-8447-3
  • Ces mots qui vous trahissent de Joseph Messinger et Caroline Messinger chez Firts – Isbn : 978-2-7540-0463-3
  • Le Manuel du Knowledge Management. Mettre en réseau les hommes et les savoirs pour créer de la valeur, 2e édition de Jean-Yves Prax chez Dunod – Isbn : 978-2-10-051191-4
  • Des souris, des hommes et des femmes au village global. Parole, pratiques identitaires et lien social dans un espace de bavardage électronique de Madeleine Pastinelli aux PU Laval – Isbn : 978-2-7637-8478-6
  • Etudes marketing avec SPSS. 5e édition. Avec 1 CD-ROM de Naresh Malhotra, Jean-Marc Décaudin (Traducteur), Afifa Bouguerra (Traducteur) chez Pearson Education – Isbn : 978-2-7440-7261-1
  • Approches des questions culturelles en sciences de l’information et de la communication de Michèle Gellereau – Editeur : Université Charles de Gaulle- Isbn : 978-2-84467-093-9

les commentaires, si vous avez lu ces livres vous sont largement ouvert. De même, pour tout oubli, n’hésitez pas à laisser un message !

J’en profite pour finaliser une boutique Zlio (je la mets en ligne ce soir, mais elle n’est qu’à demi-complète :-(. Zlio Z’ed : le choix des livres pour vous z’eder ! dans laquelle vous retrouverez une rubrique des nouveautés du mois (s’ils sont disponibles dans la boutique :-), ainsi que les nouveauté du trimestre en plus des ouvrages au sujet du multimédia, de la PAO, des arts graphiques et d’internet dont je parle dans ce blogs ou des livres que nous recommandons en formation.

Au passage, si vous aussi vous souhaitez créer votre boutique Zlio, merci d’utiliser ce lien. Je ferais ainsi fortune en gagnant 10% de vos futures commissions + 5% des commissions de vos filleuls. Pour la vie !

Comment se comprendre entre geeks et entreprises ?

Comment se comprendre entre infographistes et webmasters est une question que posait Le blog de la blonde… peu avant les vacances.

Mais comment se comprendre entre geeks et entreprises en est une autre à laquelle je réfléchis depuis quelques années, car je côtoie les deux mondes, D’un côté, comme maître de conférence associé et en parcourant les blogs, de l’autre, comme responsable (également formateur) de Ed Productions et Ed formations. Pas facile d’être à mi-chemin entre les deux !

C’est ce que je dis en substance et en conclusion d’un mini débat du début juillet sur le site de BaPtiste qui se qualifie lui-même comme pure geek !

L’histoire à la base est significative. BaPtiste qui a reçu un courrier électronique pour un échange de lien d’un centre de formation concurrent à ed formations 😉 Mais voilà, le BaPtiste ne peut s’empêcher d’envoyer un message : «target= »_blanc » Mais ce n’est pas du tout valide ça…» à la personne qui l’avait contactée !

Quelques jours plus tard il reçoit la réponse :« j’ai pas compris ce que vous voulez dire, merci d’être plus explicite.»
La réaction de son contact me paraissait évidente, comme celle de BaPtiste qui est frustré : «libre à vous de vous faire « former », mais n’espérez pas apprendre à faire un site accessible bien comme il faut», car il pense que doit au moins «savoir ce qu’est une balise.» (Euh, chez Ed Productions, y’a des formateurs qui font cela très bien… Tu en connais au moins un ou deux, BaPtiste).

Évidemment, quelques geeks ont enfoncé le clou… Peu de personnes pour défendre le représentant de l’entreprise.

Ce billet montre bien la différence de raisonnement et la méconnaissance des structures des centres de formation (je ne parle pas des indépendants) : commerciale, marketing et la sous-traitance (la délégation). Je fournis un autre exemple que celui que j’ai laissé dans les commentaires sur le billet de BaPtiste où j’explique aussi comment se vendent les formations de création de site internet.

La semaine dernière, pour la première fois, le responsable d’un «gros» centre de formation de la région m’appelle pour une formation un peu spécifique sur les blogs… Et le dialogue s’engage et il ne comprend pas pourquoi les entreprises créent des blogs et ont besoin de formation… Mais il a cette demande. Grosso modo, je lui ai indiqué ce qu’il devait mettre dans sa proposition… Pour lui, la demande était du chinois… alors qu’elle était d’une simplicité déconcertante pour moi !

L’échange de BaPtiste avec son interlocuteur marque bien la différence qu’il y a dans le monde des TIC et les différents paliers qui existent entre les uns et les autres. Entre le néophyte jusqu’au geek en passant par l’utilisateur lambda et l’utilisateur averti : les niveaux de connaissance sont évidemment très différents.

Comment aller parler à un patron d’entreprise qui souhaite employer les vertus de l’informatique que des solutions plus adaptées en web 2 existent. Cela m’est arrivé avant les vacances… J’ai tenté d’orienter la personne sur une solution web 2 équivalente et selon moi mieux adaptée. Le non a été catégorique mais compréhensible vu les freins (réels ou imaginaires annoncés). Il n’est simplement pas prêt.Au passage d’ailleurs, je ne suis même pas certain que sa solution soit acceptée par ses employés… qui sont plus rétrogrades que lui et qui ne n’acceptent pas l’informatique car ils seraient ainsi fliqués 🙁 Euh, curieusement, ce sont les jeunes qui réagissent comme cela.

De même, ce n’est pas un hasard, je pense si j’ai été présenti pour animer dans une université d’été d’une grande entreprise un après-midi… Entre les désirs de la Direction et la connaissance effective des cadres, le fossé est énorme.

Je l’ai déjà écrit, mais s’il existe une fracture numérique (ceux qui sont équipés, qui utilisent…), un autre fossé plus pernicieux celui-là est entrain de se créer entre les « utilisateurs à la base » et un dessus du panier. Seulement, les évolutions et les directions à prendre vont de plus en plus vite aussi le panier au fil du temps se perce de plus en plus et un abîme s’ouvre entre les uns et les autres. Dommage et je ne jette pas la pierre à ceux qui sont dans le fond du gouffre mais rien n’est fait pour les aider à y voir plus clair ou si peu !

Et que l’on ne me dise pas que les jeunes qui arrivent sur le marché transformeront l’état d’esprit dans l’entreprise. Ils arriveront avec leur connaissance et les imposeront. Vaste utopie selon moi. Déjà, ces jeunes doivent souhaiter s’impliquer (ce qui ne semblait pas le cas dans l’entreprise présentée plus haut) et imposer leur point de vue.

Le temps d’imposer leurs idées… et déjà de nouveaux schémas, de nouvelles orientations se sont mis en place… et de nouveau l’entreprise à du retard…

La solution est ailleurs. Mais où ? Je trouve dommage que des formations qui se pratiquaient au début d’internet se sont plus mises en place. Des formations du genre : que faire avec Internet aujourd’hui, que faire avec l’informatique aujourd’hui. Ce peut-être aussi le rôle d’un conseiller externe.

Les dirigeants de l’entreprise possèdent à la fois un ordinateur et une connexion internet. Il pense peut-être savoir ce qu’est Internet et l’informatique (ils en ont une vision à travers leur propre usage et soi-disant que le service informatique les conseille)… Je serai curieux de voir si ces cadres dirigeants à la suite des formations mentionnées n’auraient pas une autre optique… Je connais par avance la réponse car j’ai la chance de tester régulièrement auprès de dirigeants leurs méconnaissances des possibilités offertes dans différents domaines.

Si cela vous intéresse à mettre en place, je connais une société et un conseil qui ferait cela très bien 😉

Des sondages et Web’ Trophées dans le Nord

Web’ Trophées de la Côte d’Opale

Les Chambres de Commerce de la Côte d’Opale organisent les Web’ Trophées de la Côte d’Opale. Un concours gratuit ouvert à toute entreprise ressortissante des CCI de Boulogne-sur-Mer Côte d’Opale, Calais et Dunkerque, ayant développé ou fait développer un site internet.

Inscriptions jusqu’au 18 octobre minuit.

Les PME facile

Oyez dirigeant de PME, PMI, TPE, commercants, artisans…
Dans le cadre d’une étude initiée par les acteurs de l’Eurorégion (Nord Pas de Calais, Wallonie, Flandre), l’ESC (école supérieure management et commerce Lille)réalise un sondage auprès des TPE-PME pour appréhender votre niveau d’information sur les marchés publics, identifier les problèmes rencontrés et recueillir vos attentes pour améliorer votre business avec les acheteurs publics.

Résultats le vendredi 5 octobre.

Virage des blogs vers le déclin ?

Toujours en état de veille par mes différentes fonctions vis-à-vis des blogs, du monde des blogs et de la blogosphère, je remarque de nombreux signaux bien différents de ceux de la vague d’arrêt des blogs, il y a quelques années, car les blogs avaient changé de philosophie (déjà !). Ce faisceau d’inquiétudes pourrait confirmer la tendance du déclin des blogs.

J’avais déjà réagi dans plusieurs billets ces derniers temps :

Trop de contacts

À ces remarques, depuis peu, autour de moi j’entends de la part de bloggers chevronnés : «j’élimine de mes fils tous les liens pour ne garder que ceux des personnes que je connais physiquement… Pour le reste, je suis revenu aux recherches par Google !» ou «j’ai trop de contacts» avec les mêmes conséquences. Ce phénomène n’est pas seulement au niveau des blogs d’ailleurs, c’est aussi le cas visiblement sur Flickr.

Identité numérique

Et l’on parle de plus en plus d’identité numérique sur Internet ? Pas de celle qu’évoque Raphael Gilmas (Raphael, y’a Clipperz pour cela ;-), plutôt celle qui correspond à 31 Places to Monitor Your Reputation Online. Désolé, c’est en anglais, mais vous comprendrez vite !

Les trois R : Réactivité, Référencement et Réseaux

Que nous propose-t-on aujourd’hui dans la course effrénée des blogs : les trois R de la bonne publication en ligne selon Nicolas Gosset où le leitmotiv est concurrence ! Quand j’ai débuté, j’ai l’impression que les blogs quand j’ai débuté étaient complémentaires les uns aux autres… maintenant, ils sont concurrents. Le vocabulaire change. À l’époque (à peine deux ans), on invitait les bloggers à mettre des liens, des trackbacks… Bientôt, ce sera de la concurrence déloyale ou les bloggers l’utiliseront comme de la concurrence déloyale.

Revenons sur ces 3 R : Réactivité, Référencement et Réseaux… Aucune mention du contenu ! Vous pouvez publier n’importe quoi, ce n’est pas grave… les 3 R vous sauveront ! On est loin d’écrire un blog pour le plaisir !

Indicateurs de performances

L’on commence également à se torturer l’esprit (euh, en fait j’aime bien aussi ce côté-là, je vais être embêté pour en parler) pour trouver des indicateurs de performances clés pour un blogue ou KPI : key performance indicators.

Et l’on retrouve les préoccupations du moment, c’est-à-dire : comment je ressors de toute cette masse de blogueurs? Quel est mon degré d’influence ? Qu’est-ce que ça m’a rapporté, directement et indirectement ? Est-ce que les bénéfices sont plus grands que l’investissement ? Très entreprise comme discours !

Notoriété

La désillusion doit être grande notamment, lorsque l’on passe son blog au révélateur d’image : la notoriété, un élément de la communication, avec une réserve ne pas confondre notoriété et image de marque. Un blogger possède quel type de notoriété :

  • La notoriété spontanée : le nom du blog est cité spontanément
  • La notoriété « Top of mind » : le blog est citée dans les premières
  • La notoriété assistée : Le consommateur connaît le nom du blog citée
  • La notoriété qualifiée : Des produits ou des marques sont associés au blog

La seule notoriété que possède un blogger est sa notoriété auprès des autres bloggers (hormis L2M). Cela ne va pas beaucoup plus loin !

Combien sommes-nous ?

C’est encore plus vrai si nous acceptons, nous bloggers, appartenir aux Omnivores selon la typologie des utilisateurs de Pew Internet relayée par Opossum. Huit malheureux petit pour cent des divers utilisateurs des nouvelles technologies de l’information et de la communication ! Ridicule ! Nous sommes une goutte d’eau dans l’immensité d’Internet ! Quelques-uns d’entre nous commençons à en prendre conscience.

Les blogs web 2.0

Pour vous convaincre de la dérive des blogs, allez lire le «dossier» de Ploum : Toi aussi deviens un véritable blogueur Web 2.0 et la centaine de commentaires. J’adore ce passage, si vrai : « Parmi les thèmes à lister, il est impératif de citer : le web 2.0 ( = je vous posterai des vidéos marrantes que j’ai trouvé sur youtube), blogosphère ( = je ferai des liens vers les blogs influents en espérant qu’ils parlent de moi), les standards du web ( = je vous annoncerai chaque version de Firefox), les grandes tendances (= je ferai un lien vers un site de news chaque fois que Google rachète une boîte), la technologie ( = je posterai des photos de mon ipod quand j’en aurai acheté un)» et aussi celui sur les podcast 🙂

Mais que sont allés faire les blogs dans le web 2.0… Et si le web 2.0 signait l’arrêt de mort des blogs ?

Les blogs et l’argent

Les blogs longtemps considéré comme un havre de liberté se transforment… en se monétisant (soi-disant). Stratégies (encore lui) pose une question tueuse de blog : Peut-on vivre de son blog ? auquel répond fort justement Tubbydev espérons que c’est simplement du remplissage d’été..  ! L’intervention de Stratégie démontre le passage des blogs dans un nouveau monde. Jusque-là, les blogs étaient «protégés» du business à tous crins, de la loi du marché habituel dirigé par les lobbyings et autres groupes de pressions financiers… Ce n’est plus vrai à partir d’aujourd’hui.

Blog influent !

Cerise sur le gâteau, Fred Cavazza en personne, se sent obliger de réagir en criant exaspéré me semble-t-il : «Je ne suis plus un bloggeur influent !» Cela fait longtemps pour ma part que j’ai eu la sagesse de refuser d’être un blogger influent 😉 Pour ma part, j’ai moi aussi toujours refusé la publicité jusqu’ici sur mes blogs ! C’est peut-être idiot, mais c’est comme cela !
Je lui laisse le mot de la fin : « il ne faut pas blogger pour vivre, mais vivre pour blogger.»

Mise à jour quelques minutes plus tard :
Quelques liens sur ces sujets :

Mise à jour le 30 juillet :

C'est aussi cela la magie du blog

Peut-être aviez-vous lu les billets Gérer sa documentation, son information et ses projets. Dans l’un d’entre eux, La gestion des courriers électroniques, des flux rss, des lectures sur le web j’évoque mon souci de la gestion des mots de passe, des numéros de cartes… et que je recherche la perle rare….

Que pensez vous qu’il arriva ?
Marco Barulli, co-fondateur de Clipperz m’a écrit suite à la lecture du billet afin de me faire découvrir son produit… : la perle rare que je recherchais 🙂

Pas besoin de grands discours, vous trouverez plus d’information grâce aux copies d’écrans sur ce gestionnaire de mots de passe disponible en ligne.

Ma crainte (je n’aime pas confier mes données en ligne) est atténuée car les données sont encryptées localement par le navigateur avant leur envoi sur Clipperz.

Je crois que je vais succomber malgré tout et confier mes données à Clipperz qui est toujours en version bêta. Gratuit (les donations sont possibles), Clipperz offrira bientôt le partage familial ou pour des membres d’une communauté et se situe hors phishing, car aucune adresse de courrier n’est demandée 🙂

Seul bémol, le temps de chargement pour se connecter et l’interface qui n’est pas encore traduite, mais cela ne saurait tarder, Emmanuel Pays y travaille.

Mise à jour le 6 octobre : Clipperz est désormais en français 🙂

J'utilise le web 2.0 mais je ne m'en vante pas ou ragots sur le web 2.0

Pardon, pour le ragot dans le titre, mais c’est un clin d’oeil pour quelqu’un qui ainsi lira le billet 😉

Voici un an, presque jour pour jour, je cherchais la définition du web 2.0, enfin les définitions du web 2.0 plus exactement. Depuis, plus rien à ce sujet mis à part un clin d’oeil avec le Web 59.0.

Un an plus tard, Julien cite mes définitions du web 2.0 dans un billet intitulé Qu’est-ce que le web 2.0 ? où il propose à huit bloggers adeptes du web 2.0 de répondre « officiellement » à une interview à ce sujet. Eric Dupin de Presse citron et Vincent Abry ont déjà répondu à l’appel.

Comme on peut être sur la liste « officieuse » et comme on me l’a proposé, je n’ai pas hésité un instant, histoire de mettre un peu de poil à gratter au débat… et vous pouvez ainsi retrouver Qu’est-ce que le web 2.0 pour Eric Delcroix ?.

Comme je le dis en titre et dans l’interview, j’utilise le web 2.0 et pourtant, je ne m’en vante pas, n’en fait pas la promotion… J’interviens de temps à autre au sujet du web 2.0 : Web 2.0 et qualité du trafic par exemple, ou chez mes amis d’ex-Azimut : Génération 2.0 et La gloire perdue des arrières gardes…

Pourquoi donc, j’utilise le web 2.0 sans en parler ?

Primo, parce que je n’ai toujours pas trouvé « the » définition 🙂

Secondo, parce que j’ai l’impression que le web 2.0 nous sépare du monde réel (cf. le billet d’Adrien : La gloire perdue des arrières gardes). Nous, utilisateurs que je qualifierais de chevronnés vivons trop souvent dans notre sphère… Reprenons le contact avec le terrain, arrêtons de fantasmer sur nos désirs… L’utilisateur de base en est loin…

Est-il encore possible un instant de se dire que des personnes en France n’ont jamais été sur Internet ou presque, que de nombreux utilisateurs ne possèdent pas matériel dernier cri que nous vous possédez, que des personnes naviguent paisiblement sur Internet simplement pour surfer sans se soucier le moins du monde sur le web 0.0 ou le web 2.0, le tout avec une connexion 56K…

L’usage d’Internet tel que nous le pratiquons, nous, utilisateurs chevronnés n’a rien à voir avec le commun des mortels. Je serais curieux de connaître le pourcentage réel en France des praticiens du web 2.0 par rapport aux pratiques de l’ancien web, tant est qu’il existe ! Idem pour le pourcentage d’utilisateurs qui emploient un service dit web 2.0 sans s’en apercevoir…

Nous creusons le fossé numérique alors que le web 2.0 était sensé rapproché les internautes.

Quels sont les services 2.0 que vous avez utilisé aujourd’hui

Tertio, le manque d’applications ou la main mise de l’économie sur le web 2.0. Jacques Foissant avait lancé la chaîne «Quels sont les services 2.0 que vous avez utilisé aujourd’hui ?» qui s’est rapidement transformé en «Quels sont les services 2.0 que vous utilisez ?». Symptomatique déjà ce changement de titre !

L’autre constatation que l’on peut se faire, le peu de diversité dans les réponses des membres de la chaîne : Google, Google, Google… Pardon, j’ai oublié Google… Oui, oui, ce n’est pas une erreur de copier/coller.

Presque toutes les réponses plébiscite Google. C’est un point qui m’effraie (et je ne suis pas seul quand je parcours les réponses des interviews de Julien) et j’ai malgré tout une appréhension à tout lui confier. J’essaye de ne pas le faire pour tout avouer (sauf pour des informations non stratégiques selon moi) même si les services que Google proposés semblent plus performants que d’autres.

Autre constante, les outils pour les flux RSS. Là, ce n’est même pas l’histoire de qui est arrivé en premier : l’oeuf ou la poule ? On connaît la réponse. Les flux ! Ce sont les flux RSS qui sont web 2.0, pas les outils mis à disposition des flux RSS qui ne sont qu’une évolution naturelle.

Et après, y’a quoi d’autre Monsieur ? Les anciens outils, enfin, ceux qui existaient avant le web 2.0. Les logiciels de statistiques, de chat ou les blogs par exemple. Ils ont été récupérés avec l’étiquette web 2.0. Là encore les outils complémentaires apparaissent… généralement autour des blogs d’ailleurs. Je ne vois pas ce qu’il y a de web 2.0 la dedans puisqu’ils existaient ou que ce sont des outils dédiés à leurs usages… sinon une utilisation commerciale envisageable des traces que nous laissons sur ces outils spéciaux 2.0, dont l’exemple typique est Mybloglog !

Je n’ose même pas parler des réseaux sociaux qui ne date pas d’aujourd’hui et je reste toujours un déçu par le social networking malgré la création des Nings : réseau social de blog en Nord, réseau social des formateurs, le réseau Mac Francophone… !

Autres incontournable des réponses des services 2.0 que vous avez utilisé, un bookmark social (Del.Icio.us en général ou Blogmarks), Technocrati (encore un outil destiné aux blogs, un moteur de recherche dédié), et les sempiternels Flickr, DailyMotion et les digg likes.

Curieux, je viens de retrouver un billet Social par ci, social par là… qui traitait du sujet en janvier 2006. La situation a-t-elle réellement évolué ? Oui, pour les cartes Frapp dont on entend de moins en moins parler et qui sont de moins en moins alimentés. Qui se souvient qu’une carte Frapp existe pour les zed ?

Une exception peut-être Skype.

Donc, si je résume, pour moi le web 2.0 qui ne cherche pas à vous «espionner» mais bien à échanger selon «les services 2.0 que vous avez utilisés», sont : Skype et les flux RSS ! Maigre comme résultat.

On comprend mieux que les étudiants d’Adrien n’ont pas utilisé le web 2.0 durant leur stage. Le wiki (qui était disponible, bien avant le web 2.0), par exemple, si cher à Adrien, ne se trouve que rarement dans les blogs que j’ai lus.

Normal, car qui sont les personnes qui ont été chaînés, des «mono» utilisateurs. L’intérêt du wiki est de travailler à plusieurs sur les mêmes documents. Les autres outils collaboratifs sont passés sous silence ou n’apparaissent que rarement…

C’est à se demander si le web 2.0 est un outil de travail ou un jeu de grands ados qui se font plaisir avec leur joujou et qui se vantent d’employer le web 2.0 pour être dans le coup. C’est vrai aussi que pour ces outils (les outils autres que ceux qui sont mentionnés dans la chaîne), les conditions d’utilisation doivent être réunis ce qui n’est pas forcément le cas…

Tout le monde n’a pas la gestion d’un projet de site web à partager ou à mettre sa gestion CRM ou autre en ligne… D’ailleurs, savent-ils que des Highrise, MyQuire, OpenPlaning, Thinkature, Yantaa, Gliffy, etc. ou leurs équivalents existent ? Alors, de là, à penser que les utilisateurs du monde réel : mon secondo, en connaissent l’existence et en comprennent l’intérêt la marge est de taille !

Sortons de notre bulle virtuelle 2.0 ! Voilà quelques raisons pour lesquelles j’emploie ou découvre régulièrement ce que d’autres considèrent comme du web 2.0 et j’en parle autour de moi lors des formations, quand cela est possible, sans mentionner le web 2.0 ce qui ne ferait qu’ajouter à la confusion.

Mise à jour le 18 juillet :

  • Id Blog pose la question Ras le bol des réseaux sociaux ? !
  • Participant aux étés TIC à Rennes, Mathieu Collet note : «Alors le Web 2.0 est-il un moyen de faire évoluer l’entreprise ? Oui, car il offre tout ce qui est nécessaire pour y parvenir. Mais, il faut faire évoluer les mentalités à tous les niveaux de la hiérarchie.»

Mise à jour le 23 juillet : Le Web2.0 illustré en une seule image où l’on voit encore la prédominance du flux RSS (via le blog de Ollie)

Big Brother, pardon Facebook vous surveille. Il n'est pas le seul.

Merci à Michel Leblanc de me remémorer cette vidéo concernant la face caché de Facebook ! Je l’avais complétement oubliée…

Vite, je dois aller vérifier si machinalement je ne suis pas inscrit !

Remarquez Facebook n’est pas seul… sinon, pourquoi WordPress Tutu expliquerait Comment éviter de laisser sa trace dans MyBlogRoll à l’aide de Firefox ? Différent encore de la solution de Guillaume Goyette que je citais dans Adieux les blogrolls… Mybloglog et Ziki sont là mais pas sans dangers.

Mise à jour le 22 juillet : Trop tard, Jean-François Ruiz vient de m’ajouter dans ses amis de Facebook… Je continue l’expérience :-))

walk2web pour une ballade sur votre réseau web

La toile cela vous dit quelque chose ? Eh bien, walk2web grâce à son interface Flash vous permet de tisser la toile qui vous entoure sur le web.

En arrivant sur le site, je m’attendais à trouver un nouveau Kartoo, mais rien à voir ! Il s’agit plutôt des prémices de la cartographie de votre réseaux ou de tout site dont vous saisissez l’URL.

Dans la multitude des connexions entre sites web, chaque lien offre un aperçu miniature et permet de rebondir. Facile de voir qui est en contact avec qui ou qui parle qui. Une nouvelle forme de réseau social.

Un autre mode d’affichage est beaucoup plus textuel 😉 mais pas moins intéressant.

Voici un exemple sur ed productions, version carto et les Zed version texte.

Notez qu’il est possible de s’enregistrer ce qui permet d’inscrire les sites dans les bookmarks publics… et de voter pour le site, inscrit ou pas !