Voeux 2009 : version texte

Pour commencer, meilleurs vœux de bonheurs, de joie… bref, je vous souhaite une excellente année 2009.

En remarque préalable, ceci n’est pas la transcription de la vidéo, c’est un texte à part entière !

Voici donc la troisième version de mes vœux. L’idée de réaliser les vœux de cette manière est venue alors que je prenais un bain… enfin, la version vidéo et la version texte avec en arrière pensée la journée Idemmatic sur les contenus. L’idée de la carte heuristique des voeux est arrivée un peu plus tard.

Je n’aime pas prendre de résolutions pour le début de l’année, donc vous ne trouverez pas de résolutions dans les lignes qui suivent. De même, ayant trop peur de me tromper, pas de prédictions jusqu’à la fin du texte. Non, pour les vœux de cette année, quelques constatations qui me posent des questions et enfin un peu des décisions qui jalonneront la vie d’Ed Productions.

Révolution !

Je me pose de plus en plus souvent une question. Ne serions-nous pas en train de vivre une révolution sans nous en apercevoir ? Vous savez une révolution de la société comme celle de mai 68. Seulement, pour l’instant, cette révolution se manifeste mais pas dans la rue. Pourtant, des changements culturels profond naissent et une nouvelle société se construit.

Plus tard, nos enfants nous diront que nous avons vécu une expérience formidable : celle de ce changement. Seulement, nous nous apercevons de rien ou feignons de ne pas y prêter garde.

Certains chefs d’Etats veulent en finir avec Mai 68… Je pense qu’ils ont raison. Nous vivons une nouvelle révolution. Concentrons nous sur elle.

Cette révolution n’est pas née hier. On pourrait situer sa naissance à la fin des années 80 avec l’arrivée de l’outil informatique. La bureautique a été pour beaucoup une grande avancée, notamment vis-à-vis des secrétaires (à l’époque on ne disait pas encore assistante)… Par contre, déjà à l’époque, une transformation affectait notre quotidien. Qui s’en est aperçu ? Pas grand monde si l’on prend en compte l’ensemble de la population.

En effet, c’est à cette époque que la PAO (Publication Assistée par Ordinateur) est née. Je me rappelle les chamboulements dans le métier du print, de l’édition à l’époque, d’autant plus que je travaillais dans un journal « Mac » très orienté graphisme et print (Icônes)! Combien de personnes sont restés sur le carreau fin 80 – début 90 car elles n’avaient pas pris le virage de l’outil informatique. Il est impensable 20 ans plus tard qu’une entreprise se lance dans le print sans l’aide de l’outil informatique.

Nouvelle société

Nous quittons la société de consommation… Pour quelle société ? Certains disent que la société de l’information s’oriente vers les sociétés du savoir ! Peut-être. Je ne sais pas. Mais, ce dont je suis certain, c’est qu’une nouvelle forme de société se met en place à notre nez et à notre barbe !

Pourtant, de profonds changements de mentalité, une révolution culturelle, des mutations économiques sont en cours, mais nous les percevons de manière disparaître, flou… notamment si elle ne nous concerne pas directement.

Je prends souvent la comparaison du Minitel et du chat. On faisait déjà du chat sur le Minitel, mais celui-ci était systématiquement qualifié de rose, dans ce cas… Le fameux minitel rose avec ses 36-15 accompagné d’un nom de fille. Mais, en réalité que se passe-t’il d’autre dans les chats que sur le Minitel ? Rien.

L’outil a changé, les discussions sont identiques, les recherches sont les mêmes. Seuls, le nombre d’usagé est plus important, il est possible de brancher une webcam désormais… mais foncièrement, c’est le même usage qui est fait du chat que celui qui était dévolu au Minitel. La différence. Personne ne parle de chat rose !

D’ailleurs, lorsque j’évoquais l’existence des webcams vers 1998 (voici 10 ans), les stagiaires riaient sous cape ! Je me rappelle que je racontais que dans quelques années, ce sera comme dans les films de science fiction, bientôt, nous discuterons par visio-conférence… Nous y sommes, même si nous n’utilisons pas tous cette technologie.

Mais, même chez moi, nous tentons depuis un an maintenant de convaincre la grand-mère Alsacienne de s’équiper d’Internet afin de mettre en place des séances de visioconférences familiales 🙂

Là encore dans le secteur des webcams, même si le public semblait s’offusquer, à la fin des année 90, c’était les caméras personnelles d’une Australienne qui tenait le public en haleine…

Depuis, on trouve des caméras personnelles branchées toute la journée, y compris de jeunes filles de 16 ans à travers le monde et je n’ai pas l’impression que cela choque les uns et les autres.

La webcam est devenu un outil comme un autre. Le spectre de l’usage qui en est fait, comme pour le chat est très large… Cela peut aller de l’usage professionnel à l’usage familial en passant par ce que l’on pourrait qualifier de loisirs 😉

Idem pour les réseaux sociaux qui dans leurs versions primitives (grosso modo avant l’arrivée de Facebook) étaient d’un usage professionnel… Puis, Facebook est arrivé, et avec lui le réseau social auquel il était possible d’ajouter des applications. Rapidement, on a parlé de réseaux sociaux généralistes, c’est-à-dire à la fois outil professionnel, familial, de loisirs…

Ne nous berçons pas d’illusions. Nous le savons tous, le nombre de personnes présente sur Internet pour le sexe est important. Flickr avec sa face cachée est révélateur de cette suprématie. (Il n’est pas le seul, je mène l’enquête 🙂 Mais, rien ne sert de se voiler la face, cela n’a rien de surprenant à la réflexion. Les mœurs évoluent. Soyez en sur.

Peut-être vous rappelez vous, il y a quelques années, une revue féminine en kiosque avait offert un sex toy en cadeau. En quelques jours, la revue fut introuvable. La demande avait été plus forte que l’offre. Bon, c’est vrai, désormais cela ne s’appelle plus vibromasseur, mais sex toys…

Je ne pense pas que la seule différence soit là. D’ailleurs, qui aurait imaginé voici quelques années que des réunions Tuperwarre soient organisées pour la vente de ces gadgets ?

Quand je vous dis que nos références ne sont plus les mêmes. Nous jugeons trop souvent avec notre vision passéiste. Je ne porte pas de jugement de valeur, je constate simplement. Aussi, rien de surprenant lorsque l’on apprend qu’un adolescent américain sur cinq a testé le «sexe électronique».

Si l’on visite des sites de rencontres « hard », on s’aperçoit assez vite en consultant les archives (ou des vieux sites laissés à l’abandon) que là aussi le public évolue. Les jeunes (couple de 18 ans) sont présents dans ce type de site maintenant. Il était quasiment impossible de trouver ce genre de public quelques années en arrière.

Des pans d’économies basculent

La presse écrite et la télévision

La querelle entre blogueurs et journalistes est un bon exemple. En plus, dans ce conflit, le contre-pouvoir de l’information est en jeu. Jusqu’ici réservé à la presse le pouvoir de l’information se dissout dans la blogosphère ou plus exactement sur Internet.

La bataille pour la livraison de l’information brute (genre les communiqués AFP) est perdue pour les professionnels depuis longtemps. Ils ne pouvaient pas rivaliser avec la population présente sur le Web parce que les internautes sont partout présents et leurs informations sont diffusées avant celle des médias.

La Voix du Nord a bien compris cette évolution en créant son compte Twitter… Mais, n’est-ce-ce pas au détriment de la version papier… À terme, le twit ne va-t-il pas cannibaliser le journal papier ! J’ai un doute… et je me pose déjà la question de garder ou non mon abonnement à la version papier du journal !

La seule chance de survie du journaliste reste le commentaire.

La télévision commence elle aussi à se poser des questions sur leur avenir. Quid de la télévision traditionnelle face aux différentes formes de télévision en ligne ? L’écart risque de s’amplifier au fil des ans. À l’extrême on pourrait même trouver une dichotomie : la télévision traditionnelles pour les personnes âgées, les nouvelles télévisions pour les autres !

De la radio, de la musique

L’évolution du média radia est encore plus fulgurante… Pour les anciens, vous vous souvenez certainement de la libération des ondes au début 1980 et l’espoir que cela avait engendré… C’était quelques années avant l’arrivée de l’informatique ! Pendant moins de 20 ans, nous avons vécu cette période bande FM.

Depuis, l’arrivée de l’Internet la donne est différente, notamment avec l’essor des podcasts et désormais des sites de diffusion de musique…

Mis à part dans la voiture, j’écoute rarement la radio mais par contre, je consulte régulièrement des podcasts ou choisi mes musiques en fonction de mon humeur, de l’heure, du temps, de mon activité…

D’ailleurs le secteur du disque vacille lui aussi. Enfin, les majors vacillent. On découvre des « vedettes » directement sur Intenet désormais… Là encore, il est question de pouvoir. Les majors ont perdu le pouvoir qui était le leur ! Celui de faire un artiste ou non ! Désormais, c’est le public qui règne en maître.

De l’édition et des photos

L’avenir du livre papier n’est pas rose… Enfin, plus exactement, l’avenir des maisons d’édition. Comment vont-ils réussir à endiguer le compte d’auteur ?

Jusque maintennat quel est le rôle d’un éditeur ? Sélectionner et choisir des titres et des auteurs pour former une collection, surveiller la rédaction d’un livre (choix de manuscrits, correction…), faire connaître leurs livres et diffuser les ouvrages !

J’attends avec impatience le premier livre issu d’Internet qui sera prix Goncourt ! Car, il me paraît évident que, dans quelques années, cela sera le cas. Oui, oui, les éditeurs doivent rapidement évoluer s’ils veulent conserver une partie de leur main mise sur la production des livres !

Je ne suis pas en train de dire que l’édition disparaîtra (ni la télévision, ni la radio, ni les majors, ni les photographes…). Le métier d’éditeur va changer, il prendra de nouvelles formes. Par exemple, les livres papier des maisons d’édition existeront toujours… mais, soit l’habillage sera différent (le retour de la couverture en cuir et la reliure traditionnelle ?), soit la qualité sera un atout intrinsèque !

C’est d’ailleurs la lutte qui s’établit actuellement au niveau de la photo. Il y a quelques années, l’UPC (Union des photographe créateur) avait lancé des campagnes pour lutter contre les images libre de droit. Les photographes voyaient leur gagne-pain leur échapper.

Désormais, un jeune photographe qui embrasse ce métier doit faire avec Istockphoto, Flickr (dans la perspective de son accord avec…). Aux professionnels de l’image de trouver des moyens de se démarquer, d’être meilleur…

De la vente et d’autres secteurs d’activité

Le commerce traditionnel pour survivre doit apporter son plus ! Si je prends l’exemple des libraires, leur survie dépend avant tout de leur conseil. Mais un vrai conseil… Il doit être considéré comme une référence par le visiteur.

Désormais, il peut dire adieu à sa boutique s’il pense simplement pouvoir vivre de ce qu’il présente dans sa vitrine ! Le «vu à la télé» ne suffit plus, ni l’affichage des différents prix littéraires. Mais, même ce conseil ne sera peut-être plus suffisant car l’avis des internautes (des autres) est de plus en plus prégnant !

Les libraires ont du souci à ce faire… Cela me rappelle les photographes de quartier qui existait avant (l’arrivé de l’informatique). J’avais mis en garde l’un d’entre eux que je connaissais bien en lui disant qu’il devrait arrêter dans quelques années de vendre sa pellicule, ses produits photos… et investir dans une imprimante.

Pour seule défense, Il avait rigolé en me disant qu’il verrait bien ! Cela fait déjà quelques années que sa boutique a disparu !

La réaction de ce photographe est proche de celle que j’ai eu en retour lors d’une récente formation dans une société qui organise des salons. Je leur ai annoncé que les salons n’avaient plus d’avenir dans l’état actuel : le grand rassemblement de masse de personnes d’horizons différents. Je leur ai prédit l’arrivé des salons virtuels (en ligne) ! Non, ce n’est pas possible, les gens ont besoin de contact humain, de se rassembler…

Et bien, non, dans quelques années, le nombre de salon ou de grandes conférences sera presque nul. Mieux vaut pour eux se reconvertir dans l’organisation de rencontre autour d’une bonne table, en petit comité dans un très bon restaurant !

Notre rapport à l’autre

D’ailleurs, ce que caractérise cette nouvelle société c’est aussi l’évolution dans notre rapport à l’autre. On décrie souvent les réseaux sociaux en indiquant que les gens ne sortent plus de chez eux, qu’ils ne communiquent plus. J’ai pu le croire également.

La question que l’on peut se poser est : est ce qu’il vaut mieux aller taper à la porte du voisin pour demander du sel ou du poivre afin de faire connaissance ou se connaître sur un réseau ? En réalité, les deux approches peuvent être similaire. Le but final étant le même : découvrir et rencontrer son voisin.

De même, lorsque j’évoque le rôle du libraire, je parle de conseil. Là encore, notre système de prise en compte de l’avis des autres à été modifié. Dans le passé, on demandait conseil à sa famille, à ses amis et aux vendeurs. Aujourd’hui, on demande l’avis des internautes : soit ses amis virtuels (dans les réseaux sociaux), soit dans des sites commerciaux ou non dédiés pour donner son avis. Notre rapport à l’autre à donc changer également dans ce domaine.

Enfin, il est assez curieux de constater que toutes ces personnes sur les différents réseaux sociaux s’acharnent à vouloir se rencontre, parfois sans se connaître réellement d’ailleurs) dans la vraie vie. Les Flashmobs, les rencontres Blog en Nord en sont de bons exemples. Une nouvelle fois, le but final est la rencontre de l’autre (n’est ce pas souvent la conclusion que l’on veut donner à un chat ?).

Cette ouverture, grâce à ces médias sociaux n’est-elle pas plus grande que celle que nous connaissions par le passé ? Pour ma part, oui… mais est-ce le cas de tout le monde ?

De la question des modèles économiques… et de la législation

La question récurente par rapport au monde du Web actuel est : quel est le modèle économique de telle ou telle entreprise. Mais, qui se rappelle les soucis et les questions que posait le modèle d’Amazon lors de sa création. Combien on écrit qu’Amazon ne tiendrait pas le coup, ne serait jamais rentable…

La question du modèle économique, synonyme de viabilité est évidemment importante. Mais, une fois encore, ne sommes-nous pas en train de nous mettre le doigt dans l’œil lorsque nous jugeons Facebook ou d’autre. Peut-être que d’autres modèles économiques apparaissent ou vont naître. Ils m’échappent pour l’instant, c’est vrai. Toutefois, je pense que ce n’est pas pour autant que je dois restreindre mes réflexions sur l’avenir des structures, services…

De plus, le phénomène du gratuit et des licences libres qui ajoutent leurs grains de sel dans ces modèles perturbe complétement l’approche que nous avons de notre système économique, du travail…

Les droits d’auteurs et les licences qui l’accompagnent sont en plein dans la tourmente. La question que l’on peut se poser est : la législation actuelle est-elle adaptée à notre nouvelle vie ? En tout cas, le droit doit évoluer.

Prenons un exemple. Dans les années 70, j’étais membre d’un club photo. Nous prenions à l’époque toutes sortes d’images, dans le respect des règles de droit à l’image… Nous organisions même des prises de vue thématiques. J’ai en souvenir celle d’une bouteille d’eau pétillante à la forme bien spécifique. Nous avions tous réalisé nos clichés et nous avions discuté entre nous de la qualité des images. Seulement, lors de l’exposition annuelle aucunes de ces images n’avaient été exposées. Normal, nous respections le droit !

Je me mets à la place d’un photographe amateur actuel. Pas de changement dans le prise de vue… enfin, si les appareils et le support ne sont plus les mêmes. Mais l’important n’est pas là. Le photographe d’aujourd’hui a envie de diffuser ses images, comme il diffuse celle de sa famille… et lui ne comprend pas qu’il ne peut pas afficher les jolies images qu’il a réalisées car la bouteille est «protégée».

L’audience est différente. La vision de ces images est publique (dans le club photo, cela restait un usage privé). Privé, public ! Le débat est ouvert… La législation elle, reste ce qu’elle était !

Poussons un peu plus le raisonnement. En 1970, quelle que soit la qualité de mes images, mis à part dans des expositions, je ne pouvais pas vendre d’images. Quelques années plus tard, pour vendre des clichés, j’ai démarché des agences, des journaux… Mais, maintenant, j’expose mes images dans Flickr, dans mes blogs, sur Facebook…

Déjà, il est difficile pour moi de « surveiller » l’image, ce qui est fait des images et des illustrations qui sont ma propriété. J’ai ainsi retrouvé ma caricature par exemple comme avatar dans des forums ! Qu’est ce que je vais faire ? Attaqué en justice l’individu qui utilise l’une de mes photos ? Il en est peu probable si celui-ci n’est pas un professionnel et s’il n’utilise pas ma production à titre pro.


Il en est de même pour mes billets. Évidemment (dans quelques années, je ne sais pas si j’emploierai encore ce terme), je râle lorsque l’on reproduit l’un de mes articles sans m’en aviser… mais cela reste une question de courtoisie, pas de droit d’auteur.

Qui n’a pas un jour ou l’autre employé une image, un extrait de texte… d’un site Internet. Moi, le premier, même si je dis que ce n’est pas bien de le faire en formation, j’ai pratiqué cela ! J’ai enfreint la loi ! Nous enfreignons tous la loi. Ne serait-il pas temps de l’adapté ?

De l’identité numérique

Devant cette évolution de la société, des mœurs, de nos manières de vivre, je me pose régulièrement la question de savoir si nous devons nous inquiéter autant que nous le faisons pour notre identité numérique, pour sa partie : qu’est ce que les autres savent de moi ! quelle est l’image de moi sur Internet ?

Je ne reviens pas sur l’érotisme et la « pornographie » dont j’ai déjà parlé. Mais, quelle est notre réaction aux images de beuveries, aux délires de jeunes dans les blogs ? Une fois encore, nous jugeons avec nos critères du passé ! On m’a toujours appris que je ne devais pas exposer mes agapes à la vue de tous…

Pourtant, nous sommes nombreux à avoir participé à une soirée un peu délire, à avoir été pris en photo dans des situations ambiguës… Jusqu’ici, c’était « mal » de se dévoiler sous ce jour ! Est ce toujours vrai ? Celui qui a une vie sociale (la même que l’on reproche de ne pas avoir aux membres des réseaux sociaux) fait la fête de temps à autre. Maintenant, il la montre. Le système de valeur ne s’est-il pas inversé ? On peut commencer à se poser la question…

Tout fou le camp si nos valeurs partent en sucette. Non, je ne crois pas. Et après tout, qui a raison ? Celui qui cache sa vie ou celui qui l’expose. Mis à part la pudeur, qui est le plus honnête entre les deux ?

Mais, je pense que nous aurons l’occasion d’en reparler demain lors de la table ronde sur l’identité numérique organisé par Blog en Nord.

Juste un coup de gueule avant de clore le sujet de l’identité numérique. Méfiez vous des pseudos spécialistes de l’identité numérique, comme de nombreux autres pseudos spécialistes dans toutes ces nouvelles technologies. Par exemple, lors de mes « enquêtes », j’ai découvert que certains se disent experts en identité numérique et l’on découvre en deux temps, trois mouvement leur présence sur des sites « défendus », bref, leur double vie sur le net.

0ups, évidemment, un jour, cela me retombera dessus… car j’ai en effet une double vie dans le dessein de rechercher ce qui existe. En ayant dit cela, je connais des p’tits malins qui se sont déjà mis en quête 🙁

Une histoire d’âge ?

D’autres facteurs existentiels se modifient également. La notion temporelle par exemple. Tout devient urgent dans notre monde. On veut être informé de tout, dans l’instant et l’on s’organise en conséquence.

Quand j’étais jeune, d’une semaine sur l’autre nous prévoyons nos activités, nos sorties, nos loisirs. Pire, je me souviens de mon époque lycéenne alors que le téléphone n’était pas à la maison… Mais comment faisions-nous pour nous organiser doivent ce demander les geeks qui nous entourent ? Ceux là même qui organisent leur soirée en quelques heures à coup de « t’es où ».

Dans le domaine professionnel, la notion d’urgence a disparu. Elle se confond désormais avec l’immédiateté. Urgence et immédiateté sont devenus pour beaucoup d’entre nous synonyme.

Certains pensent que l’âge est le facteur discriminant dans l’adoption de ces nouveaux modes de vie. Selon eux les digitales natives seraient favorisés.

Je ne le pense pas même si les « vieux » comme moi semblent défavorisés. Déjà, nous sommes un certain nombre qui essayent de suivre, mais notre désavantage est un problème culturel. Par exemple, à l’école, on m’a toujours appris que je devais cacher mes résultats, ne pas donner la réponse aux autres… On privilégiait le moi au détriment du nous.

Dans les formations que je donne, qu’ils soient digitales natives ou non, il y a toujours des réfractaires à l’informatique ou à Internet. Je ne parle pas de ceux qui ont des craintes sur Big Brother et des autres… Non, juste des utilisateurs… Je ne parle pas non plus de « savoir utiliser » l’outil informatique. Les digitales natives dans leur majorité savent juste chatter et jouer sur l’ordinateur. Rien d’autre ou si peu.

L’école (elle aussi va subir une profonde mutation à n’en pas douter) est très en retard dans le domaine et n’apporte pas l’enseignement nécessaire aux jeunes d’aujourd’hui, encore moins à ceux qui sont en fin de parcours. Mais, le sujet de l’éducation aux nouveaux médias étant tellement vaste que je ne m’y aventurerai pas plus lors de ces vœux… Cherchez bien, j’en ai déjà parlé dans ce blog 🙂

Je ne m’étendrais pas plus sur le phénomène de la décroissance.qui pourrait être complémentaire à ce changement de mode de vie, de mode de penser, de société…

Et mes projets

Bon, il est difficile quand même de souhaiter ses vœux sans évoquer les projets que j’ai pour Ed Productions, Ed Formations… La aussi, une révolution de palais est mise en place.

Suite au billets sur la mort de la formation (eh oui, la formation aussi changera), exit la formation en présentiel. Enfin, non, plus exactement je diminue mes prestations dans ce domaine et je mets en place cette année des formations en présentiel réduit.

  • D’un côté des formations à l’aide d’un CD et accompagnement soit en présentiel ou/et par télé-enseignement (vidéoconférence avec prise en main de l’ordinateur à distance)
  • De l’autre, des formations entièrement en ligne. Pas du e-learning au sens propre du terme de l’enseignement à distance. La première se déroulera en février et sera un cours sur le web 2 et s’intitulera Pourquoi et comment utiliser le Web 2.0 (média sociaux). Promis, je donne des nouvelles rapidement sur le sujet ! Je dois modifier mes sites en conséquence 🙂

Côté éditorial, j’ai au moins deux livres en projet (sans parler d’un nouveau livre blanc Tic Ch’ti).

  • Le premier que j’écrirai entièrement seul, concernera les indépendants, TPE, PME et associations. Il expliquera ce que ces structures doivent faire sur Internet en 2009 pour exister 🙂
  • Le second ouvrage que j’envisage, je ne l’écrirai pas seul. J’aurais besoin de votre aide à tous. Ce sera un livre coopératif… que je veux évolutif. Ce n’est ni plus, ni moins qu’un cours que je donne à la Fac en Master 1 (Master SID). Un état des lieux en quelque sorte d’internet, ce que l’on y trouve : les blogs, les forums, les sites marchands, le xml, le format Flash, le PDF, l’accessibilité, les médias sociaux… en expliquant ce que sont ces différents outils, supports et pourquoi utiliser les uns plutôt que les autres. Donc, avis aux amateurs. Les personnes intéressées par le projet peuvent déjà me contacter 🙂

Autre projet, mais qui est déjà en cours en réalité, le transfert l’ensemble de mes activités informatiques sur Internet… bureautique, base de données, gestion… je mets tous sur le net car je pense que l’avenir est là. Seuls, pour l’instant, les logiciels de PAO resteront sur mon disque dur.

Encore une fois meilleurs vœux et bonne révolution 😉

PS. Je ne parle pas de nomadisme dans ce texte… car il n’est pas visible, même si j’ai saisi ce texte dans le train, chez moi, chez un client…

Pour vous aider dans votre propre réflexion, quelques liens et vidéos :

Vous pouvez consulter la version vidéo, la version Mind Mapping ou le version texte de ces voeux afin d’analyse une même information de base sous trois formes différentes

Voeux 2009 : version video

Meilleurs voeux à tous… mais cette année, pour aller un peu plus loin, je vous offre mes voeux sous trois formes : une carte heuristique, une vidéo et un billet… un prélude à la journée Idemmatic du 13 mars sur les contenus web. La même information sous trois formes différentes 😉

Voici la version vidéo. Je précise que je ne suis pas un spécialiste dans ce domaine…

Pour la réalisation, j’ai été à la simplicité. J’ai employé la webcam de mon MacBook, monté les séquences dans IMovie et utilisé les musiques disponibles dans GarageBand !

La preuve que je ne suis pas un pro dans le domaine, je ne savais pas que je devais limitter la vidéo à 20′ pour pouvoir la télécharger dans Dailymotion et la seconde partie, Youtube et le chapitre 2 ou Facebook (seconde mi-temps), et comme je suis un grand bavard… vous pouvez retrouver cette vidéo des voeux 2009 d’Eric Delcroix et d’Ed Productions en deux parties ici en dessous 🙂

Voeux2009 d’Eric delcroix partie 1
Vidéo envoyée par edfrench

VOEUX2009 D’ERIC DELCROIX PARTIE 2
Vidéo envoyée par edfrench

Vous pouvez consulter la version vidéo, la version Mind Mapping ou le version texte de ces voeux afin d’analyser une même information de base sous trois formes différentes

Le livre blanc TIC CH'TI Les gourous du grand Nord

Le teasing de Blog en Nord est terminé… C’est un livre blanc sous forme de compilation d’experts d’Internet, du web…

TIC CH’TI – Les gourous du grand Nord est disponble sur Scrib, Docstoc, Blog en Nord et chez Lulu (possibilité d’obtenir une version livre imprimé).

Voici la table des matières :

  • Du site vitrine au site service – Arnaud Meunier
  • Facebook ou le spam entre amis consentants – Aurélien Bardon
  • Avocat pour quoi faire ? – Blandine Poidevin
  • Du discours sur le futur – Bruno-Bernard Simon
  • Pédalant de bon matin – Bruno Richardot
  • Les cartes heuristiques et la navigation hyperbolique pour optimiser la quantité d’informations sur votre écran – Pierre Mongin
  • Le pôle Nord du numérique – Thierry Klein
  • C’est pas demain la veille – Xavier Delengaigne
  • Le tout digital – Yann Kervarec
  • Pas de classement sans présence, M. Toto – Eric Delcroix

Vous pouvez retrouver l’édito de TIC CH’TI Les gourous du grand Nord, sur Blog en Nord !

Bonne lecture… et bonnes fêtes de Noël !

Nous, maintenant, on attend juste vos réactions 😉

Vous pouvez également aider blog en nord en diffusant la bannière des influenceurs.


TIC CH'TI - Les gourous du grand Nord

Recommandé par des Influenceurs

J-1 pour TIC CH'TI

Bon, je sais que certains ont lancé quelques idées sur ce que pouvait être la surprise, pardon la cadeau de Blog en Nord pour Noël.

Blog en Nord d’ailleurs viens de mettre en ligne les derniers indices :

  • Une nouvelle image qui tend à faire penser que TIC Ch’ti semble être leur cri de guerre 😉

  • Il parait que c’est déjà en ligne
  • On connait certains noms : Arnaud Meunier, Aurélien Bardon, Blandine Poidevin, Bruno-Bernard Simon, Bruno Richardot, Pierre Mongin, Thierry Klein, Xavier Delengaigne, Yann Kervarec… Rien que du beau monde 😉

Alors, une idée plus précise ? Encore quelques heures… J’suis curieux de savoir qui le découvrira le premier ou la première. En tout cas, nous attendrons avec impatience vos réactions 🙂

Une adresse, à 0h0:1, le 25 décembre, le Père Noel sera passé. La preuve, chez les influenceurs 😉 à 0h0:1, je vous ais dit 😉

Noel ch'ti

Le teasing continue sur Blog en Nord…

  • Ils sont 10 !
  • Vous devez vous entrainer à prononcer Tic ch’ti, tic ch’ti, tic ch’ti…
  • Un indice visuel…

bannière tic ch'ti

Une rumeur… il paraît que les fans de web 2.0, de blogs, de nouvelles technologies… et bien sûr gens du Nord, de Lille et d’ailleurs seront ravis !

Vivement le 25 décembre sur Blog en Nord 😉

Flickr : la face cachee et des chiffres

contre la censure sur FlickrComme promis voici quelques jours, après les désagréments de Facebook, je vais vous donner quelques lumières sur les chiffres fournis par Flickr !

En rédigeant le livre Flickr, on s’y retrouve, dans les premières pages au sujet des chiffres de Flickr : Flickr conserve donc les faveurs d’une grande partie des amateurs de photographie. Reconnaissons également que ce qui fait certainement le succès de Flickr c’est la présence et le partage d’images pornographiques.

Je me devais de donner des explications sur cette petite phrase. La voici.

La genèse

Lorsque je me suis mis à travailler sérieusement sur Flickr, j’ai évidemment mis des photos diverses en ligne. À la fois des photos que pourrait mettre un père de famille en ligne ainsi que des images qui avaient déjà été publiées, des copies d’écran, des photos d’entreprise…

Je me suis amusé à placer des images dans les groupes, parfois avec excès (mea culpa, je testais 🙂 et aussi pour le référencement. Mon a priori était qu’un particulier ou une entreprise pouvait utiliser Flickr sans souci !

Bref, au fil du temps, je place des images dans ma galerie et dans les albums. Comme j’ai un compte pro, je peux surveiller les statistiques de visite ! Ce n’est pas le nombre de visiteur de ce blog, j’en conviens. Mais, ce sont des tests !

J’avais bien noté la possibilité de bloquer un visiteur (comme dans Facebook, il est possible d’interdire l’accès à nos informations diffusées) mais je m’étais dit que l’usage de cette commande devait être rare. De même, en tant que photographe, la déclinaison lors de l’ajout des images de la définition du niveau de sécurité : Sécurisé, Modéré ou Restreint me paraissait à peu près évidente, pensant notamment pour la dernière catégorie aux naturistes, aux spécialistes du nu artistique, aux images un brin violentes. Que voulez-vous je suis naïf malgré mon âge.

De la pédophilie ?

Ce sont deux photos des filles que j’avais réalisées lorsqu’elles avaient 5-7 ans qui m’ont mis la puce à l’oreille. Lors des vacances en effet, j’avais réalisé ces portraits torses nus, dont l’une sous une « douche » en extérieur. Des photos comme celles que vous pouvez réaliser si vous avez des enfants lorsqu’ils sont dans la piscine, sur la plage, etc. !

Rapidement, je m’aperçois que ces photos représentent un intérêt pour pas mal de visiteurs (mais cela pouvait s’expliquer car je les avais placés dans des groupes !).

Puis, un jour, je reçois un avertissement comme quoi ces images ont été mises en favori ! Par curiosité, je demande à voir les favoris de cette personne ! Gloups. Nous sommes à la limite de la pédophilie au vue des images dénudées des enfants mise en favoris, voir dans certains cas des images ambiguës mélangées au sein de la page : enfants bouche grande ouverte, enfants dénudés, enfants suçant une glace…

Je comprends d’office la raison de la fonction bloquer un visiteur. Et je l’applique. Alors que je n’ai jamais bloqué personne dans Facebook… depuis le début du mois de juillet, j’ai ainsi bloqué 11 personnes ! D’ailleurs, je ne suis pas le seul à appliquer cette méthode. J’ai laissé une fois s’écouler une journée. Le lendemain, la presque totalité des images présentes dans les favoris de cet utilisateur avait disparu !

Je viens de regarder aujourd’hui si ces personnes étaient toujours présentes sur Flickr depuis mon compte porno (j’en parlerai après). Hormis une personne, les autres ne sont plus en ligne ! La galerie de favoris de la personne présente est désormais très « propre ».

Pour certains contacts qui avaient choisi de mettre les images des filles en favoris la structure des noms me fait penser que ce sont des visiteurs « d’une soirée ». Je m’explique. Ils prennent un pseudo pour un court temps. Puis quelques jours plus tard, comme le compte a été soit supprimé par Flickr, soit par l’utilisateur, ils se recréent un nouveau compte modifiant simplement le chiffre final par exemple !

On peut également dénoncer ces visiteurs. Toutefois, dans notre bonne vieille Europe la notion de délation ne rappelle pas toujours de bons souvenirs. Pour ma part, j’hésite, n’étant certain de rien ! Le profil qui reste est un bon exemple : il ne semble pas appartenir à la catégorie des pédophiles aujourd’hui et l’on peut aimer les photos d’enfants sans être pédophile, mais la paranoïa gagne vite !

Suite à cette mésaventure, je dois l’avouer, j’ai hésité à laisser ou retirer les images des enfants ! Lorsque je vois encore aujourd’hui le nombre de visiteur de ces images, je me pose toujours la question. Mais, je mets en balance ma liberté d’exposé les photos de mes enfants sinon, cela devient grave…Vous imaginez qu’un photographe ne pourra même plus mettre de phots d’enfants en ligne, cela à cause de quelques « tarés » !

Et, suite à l’expérience des photos des filles, je me suis dit que l’accès restreint devait correspondre à autre chose que ce dont je m’étais imaginé…

La face cachée de Flickr : un site pornographique

En fait, lorsque nous pénétrons (sans jeu de mot) dans l’antre du domaine restreint… nous sommes dans le domaine exclusif du porno. Poussant le vice (toujours sans jeu de mot) jusqu’au bout j’ai tenté l’expérience de me créer ma galerie dans le domaine. J’ai donc fait comme beaucoup de personnes dans ce secteur de Flickr, j’ai été me balader sur Internet à la recherche d’images pornographiques que j’ai téléchargées. Une première salve de 57 images début juillet, puis une petite cinquantaine d’autres jusque fin août ! Et cette fois, j’ai compris l’origine des chiffres annoncés par Flickr ! Mais avant de vous livrer quelques chiffres qui vous éclaireront, voici quelques remarques préalables.

  • J’ai très rapidement été contacté à la suite de la publication des images par des personnes pour connaître mon intérêt pour les photos de jeunes filles (limite 18 ans). J’ai l’impression, mais cela demanderait à être confirmé, que la maréchaussée surveille avec des comptes spécifiques ! Cela reste une impression.
  • On trouve dans cette partie de Flickr beaucoup de photos en provenance de sites pornographiques, mais aussi pas mal de photos d’amateurs. Je n’ai rien à reprocher à ces dernières personnes, chacun vivant comme il le désire ! Toutefois, pour certaines de ses images d’amateurs, les droits de l’autre ne sont pas toujours respectés. Le « pire » que j’ai trouvé ayant été la personne à qui appartient le profil floutté sur les images, pas ces partenaires ou les personnes présents sur les lieux !
  • Autre catégorie qui m’a laissé perplexe sur la notion du droit à l’image… certaines personnes récupèrent ou diffusent des images qu’elles ont trouvées dans la partie que l’on appellera soft de Flickr ou sur d’autres sites dans le dessein de se masturber et d’éjaculer sur les images qu’elles diffusent ! Donc, Mesdames, vous êtes peut-être présentes sans le savoir dans la partie hard de Flickr !
  • Enfin, toujours concernant le droit à l’image, les photos de voyeur en pleine rue me posent toujours un problème. J’ai par exemple trouvé une personne dont c’est la spécialité dans les rues de Valenciennes 🙁
  • Puis, un détail qui rejoint l’identité numérique… Méfiez vous des images favorites. J’ai ainsi découvert le profil, je pense, d’un dirigeant d’entreprise aux photos de famille traditionnelles dans sa galerie et aux photos pornographiques dans ses favoris ! Je ne juge pas si c’est grave ou pas grave… Le propos n’est pas là, mais je ne suis pas certains que ce soit voulu ! Surveillez donc vos favoris 🙂 et surtout ne faites pas comme beaucoup, d’interdire l’accès à vos images favorites… car on aurait tendance à soupçonner que vous cachez certaines images au fur et à mesure de la fréquentation de la partie hard (beaucoup de mes contacts dans la partie hard possèdent des favoris inaccessibles).

Quelques explications sur les chiffres de Flickr

Bon, et les chiffres dans tout cela…


Les chiffres correspondent aux chiffres du 5 juin au 24 juillet 08 soit 50 jours pour la partie Flickr personnel, du 7 au 24 juillet soit 18 jours pour le Flickr pornographique. (Je mets en bout de chaque ligne les données au 19 octobre entre parenthèses).

  • Nombre de photos, nombre de visites :
    • Perso : 1 157 images / 3 458 vues soit 69 images vues par jour dont 1 747 (824 + 599 + 324) vues pour les images des filles qui posent problème. Si je retire ces trois photos, le nombre moyen d’images vues par jour est de 34 images vues par jour. Notons également qu’une vingtaine de photos illustrent un apéro blog en nord ce qui a généré 350 vues ! (1 487 images / 9 483 vues mais seulement 965 images ont été affichées)
    • Porno : 81 images / 7 285 vues soit 404 images vues par jour (103 images / 49 595 vues)
  • photos les plus vues :
    • (Une image vues plus de 3 000 fois (l’une de celle des filles), une autre approche les 2 000 vues et la troisième est à plus de 1 000 vues. Ensuite, cela chute à 500 vues par images.)
    • 3 images vues plus de 300 fois dans les images porno (une image vue plus de 3 000 fois, cinq au-dessus des 2 000, 25 au-dessus de 1 000 vues)
  • Favoris :
    • partie perso : 14 images sont dans des favoris dont une par 4 personne (41 images sont dans des favoris d’autres membres Flickr)
    • partie porno : 77 images sont dans des favoris au moins une fois. 34 personnes ont mis en favoris la 1er. (Toutes les images sont en favoris, dont la première par 181 personnes, et 12 images sont favoris au moins de cent personnes)
  • Commentaires :
    • 42 commentaires dont 27 pour l’une des photos dans les images personnelles (76 commentaires dont un certain nombre de commentaires en provenances de personnes que je connais physiquement).
    • 90 commentaires en 18 jours dans la partie porno soit et la première image à 6 commentaires. (230 commentaires d' »inconnus » sur 80 images)
  • Amis : 339 personnes se sont déclarés contacts pour la partie porno, 31 amis… dont 20 amis que j’ai contactés pour la partie personnelle ! (902 contacts pour la partie porno et 61 dans la partie personnelle)
  • Messages (au 19 octobre) :
    • Un message par semaine est le bout du monde à titre privé !
    • Une dizaine de messages par jour, presque exclusivement des messages de Flickr qui me présentent les personnes qui m’ont ajouté comme contact dans la partie porno.
  • Personne bloquée : 11 personnes dans la partie personnelle, aucune dans la partie porno.

Évidemment, on peut dire que ce n’est pas le nombre d’image qui fait le nombre de visite. Mais je n’oserai pas dire que la qualité fait le nombre de visiteurs non plus 🙂 Ceci vous explique un peu mieux peut-être le nombre de visiteurs présent dans Flickr, le nombre d’images…

Mais, je me suis fait une remarque… Tout cela n’est pas évident lorsque le « bon père de famille » visite Flickr. En effet, allez jeter un coup d’œil sur la page des tags les plus populaires ! Rien ne vous choque ?

Bon attendez, je vous affiche celui du jour :

les tags les plus populaire version Flickr Quel que soit la visibilité que vous vous êtes donnée : restreinte ou non à l’ensemble des images, aucun tag n’évoque l’érotisme ni la pornographie ! Génial, non ? Je comprends mieux pourquoi Flickr refuse de commenter ces chiffres… car la face cachée de Flickr est certainement plus importante que l’aspect politiquement correct qu’il nous affiche en permanence. Flickr est un iceberg : agréable à la vue et propre dans sa partie émergée mais immense dans les eaux troubles de l’érotisme et de la pornographie !

On comprend mieux également l’existence des logos comme celui qui fait l’introduction de ce billet !Il existe même des groupes dans Flickr qui traitent du sujet comme Adult Flickr Members: How NOT to get Deleted ! Je note que 16 492 personnes sont membres de ce groupe interdit au moins de 18 ans ! ce que je peux comprendre pour les personnes qui exposent leurs propres photos dans un but d’exhibition.

Je redis, pour éviter les malentendus et les commentaires incendiaires que je n’ai rien contre le droit à la pornographie, le droit de s’exposer… mais je pense aussi que comme consultant (ou expert…), lorsque je conseille une entreprise, je dois aussi lui expliquer que si je lui dis de se mettre pour une raison ou une autre sur Flickr, je dois la prévenir de ce qu’est véritablement Flickr. Je vais exagérer, mais Flickr sans le porno, c’est peanuts ! Je ne vais pas vendre du web 2.0 simplement par effet de mode !

Pour ceux que cela intéresse voici les statistiques de mon compte Flickr au 19 octobre :

les statistiques de mon compte Flickr

Le porno n’est pas web 2 ?

En parallèle à cette « étude », divers billets ou articles sont parus sur le net concernant la mode du porno «safe for work», le filtrage des sites pédopornographiques relancé par le gouvernement… Mais lorsque l’on me dit que les réseaux sociaux sont plus populaires que le porno ? Je dis non… Le porno se transfère sur les réseaux sociaux ! Les mentalités changent, évoluent… Lorsque Francis Pisani insiste sur le fait que le web 2.0 est celui des pratiques communautaires et de la participation, j’ai envie de lui répondre que le sexe est devenu une pratique communautaire et participative tout simplement, ce qui pose le problème de l’industrie du X autrement : vers le retour de la prostitution…

Je pense que Bill Tancer c’est tromper dans son postulat de base. Pour effectuer des recherches concernant le sexe, les amateurs du genre ne vont plus sur Google. Ils emploient les outils du web 2 et recherchent ce qu’ils désirent à l’intérieur de ces réseaux, forums et autres outils. Flickr n’est pas le seul dans son genre. Il existe des sites comme imagefap qui sont très orientés sexe.Ainsi, les requêtes que génèrent Flickr dans le domaine du sexe, celle d’Imagefap pour ne citer que ces deux outils, sans parler de l’apport des flux RSS changent la donne ! Bref, pas loin de l’avis d’emode.

On en revient à mon billet sur les classements des blogs… Il devient difficile aujourd’hui de mesurer l’impact réel de tel ou tel site… sans en connaître tous les tenants et les aboutissants… mais une chose est certaine, le sexe à encore de beau jours devant lui !

Tiens une question. Vous pourriez me dire ce que vous faites dans Flickr ? 😉

Mise à jour (merci Christophe) : au tour de Picassa ?

Je suis au salon des micro-entreprises, comme expert web 2.0

Comme prévu je suis au salon des micro-entreprises et comme certaines personnes ont du mal à trouver l’espace web 2.0, voici à quoi il ressemble.

espace web 2.0

Bon, au cas où vous en doutiez, je suis bien Expert Web 2.0 parmi mes diverses casquettes

expert web 2.0

Si je ne ne suis pas sur le stand, n’hésitez pas à sortir Lionel (avec un N) de sa réflexion sur les 7 stratégies e-marketing… pour lui laisser un message à mon attention ou lui demander où je suis 😉 Bon courage Lionel pour ce mercredi (je ne peux être présent pour ma part mercredi, mais je serai de retour jeudi 🙂

espace web 2.0-Lionel

Vous pouvez retrouver quelques images de l’espace web 2.0 sur ma galerie Flickr 😉

Réservé à Yann… Maintenant, tu as même la preuve que j’ai des MySpace… 🙁

95 % de chances de devenir une star du web 2.0 !

Mince, moi qui avait passé avec succès Mon master en web 2.0 et qui suis, consultant Web 2.0, je suis déçu d’obtenir seulement 95% de chance de devenir une star du web 2.0. Remarquez, c’est pas mal pour quelqu’un qui utilise le web 2.0 mais ne s’en vante pas !

En plus, j’apprends que je suis 54% exhib et 49% aventurier sur le net !

Certains l’auront déjà deviné, j’ai participé à l’enquête sociogeek. Une vraie enquête sociologique, conduite par faberNovel, Orange Labs et le programme “Identités actives” de la FING dans le cadre du séminaire public Les sciences sociales et le web 2.0.

Le but du jeu est de révéler votre profil 2.0 et de découvrir votre personnalité sur le web en deux étapes : êtes vous plutôt pudique ou plutôt impudique (exhib ou discret) ? et comment choisissez vous vos relations et amis sur le web (aventurier ou casanier) ?

L’expérience prend environ 20 minutes, sans plantage… oui, j’ai eu un p’tit soucis en cours de route 🙂

Wikipedia : une nouvelle exploration

l'écran de wikipedia-roll

Je ne connaissais pas voici quelques heures cette possibilité de naviger avec une vision dynamique et globale dans les pages de Wikipedia (est ce nécessaire que je présente Wikipedia ?).

Pour mon test, j’ai choisi le terme Flickr. Des petites soucoupes volantes (des rotonde du contenu selon les auteurs) se déploient à l’écran. On peut les déplacer pour organiser son espace de travail différement. Pour les plus grosses soucoupes (comme sur historique dans mon exemple), un système de rotation permet d’afficher les termes cachés. Évidemment, il est possible de cliquer sur les termes qui s’affichent ce qui renvoie l’article Wikipedia concerné et sa galerie de soucoupe…

Si nécessaire des fléches en bas à gauche et à droite de l’écran permettent d’afficher la totatlité du contenu.

Vous pouvez consulter l’image de l’écran de wikipedia-roll en taille réelle 🙂

Dévellopé par la Garage Team – BetaExplore, cette solution s’appelle wikipedia-roll

Livre sur Flickr en Français – sortie 12 septembre

la couverture du livre Flickr Bon, j’imagine que tout les habitués du blog sont déjà informés 🙂 Après le livre Facebook, on s’y retrouve, Pearson m’a demandé d’écrire le premier livre sur Flickr en français.

Les premiers envois presse sont en train de se faire ! Je dois encore dédicacer quelques livres avant leur expédition… et il sera disponible dès le vendredi 12 septembre dans presque toutes les librairies et aussi sur Amazon ou la FNAC (il y est déjà en pré-commande).

Cinq exemplaires du livre Flickr dédicassé sont à gagner comme pour Facebook 🙂 Les explications sont en fin de billet.


Le sommaire du livre Flickr

  1. Introduction et historique
  2. L’image et le droit
  3. Inscription et stockage des images
  4. L’organisation de la photothèque
  5. Flickr et vos amis
  6. A la recherche de photos
  7. Flickr et les autres applications
  8. Le compte Pro.

Avec plus de 200 captures illustrant tutoriels, fiches pratiques et explications pas à pas ! Sans compter de nombreux conseils des spécialistes du domaine et le cahier central en couleur.

le « pitch » du livre Flickr

Vous cherchez un moyen simple et économique pour stocker et archiver vos images, partager vos prises de vue des dernières vacances ou promouvoir vos créations ?
Que vous soyez photographe débutant, amateur ou professionnel, graphiste ou simplement amateur d’images, Flickr vous est consacré !

Plateforme d’échange et de découverte, Flickr est, avec plus de deux milliards de photographies hébergées, la plus importante photothèque au monde. Et désormais, Flickr accueille les courtes vidéos !
Mais, comment distinguer vos images au cœur de cette multitude ? Comment assurer à vos photographies la visibilité la plus large ou au contraire garantir qu’elles ne soient accessibles qu’à vos proches ?

Photographe indépendant et formateur multimédia, Éric Delcroix vous livre dans cet ouvrage toutes les astuces et les conseils pour mieux utiliser Flickr.

Vous organiserez vos images au sein d’albums et apprendrez comment leur ajouter des mots-clés ou les géotaguer. Vous découvrirez les différentes méthodes qui garantiront à vos photos une visibilité maximale et vous laisserez guider dans une exploration du travail des autres, à la recherche d’une image spécifique sur un lieu ou un événement.
Au fil de ces pages, vous pourrez également vous enrichir de témoignages de divers artistes disposant d’espaces sur Flickr et partager ainsi leur expérience.
Flickr est aussi une formidable communauté de passionnés, un incroyable espace d’échange et de découverte photographique et de vidéos courtes. Alors, on s’y retrouve ?

des groupes pour en discuter

Vous pouvez rejoindre le groupe que j’ai mis en place sur Flickr ou l’équivalent sur Facebook.

Ces groupes du livre Flickr dans la collection on s’y retrouve !, vous permettront de recevoir :

  • des infos régulières sur le guide de Flickr en français
  • des trucs et astuces pour vous faciliter la vie
  • des mises à jour du guide !

Ce sont aussi des moyens simples de suivre ma veille sur Flickr et l’image numérique donc des trucs, des astuces sur Flickr régulièrement… comme je l’indiquais dans un billet précédent.

Pour la presse

Pour les journalistes et blogueurs influents 🙂 le communiqué de presse est disponible en ligne.

Gagner un exemplaire dédicacé du livre Flickr

Un jeu-concours vous permet donc de gagner des exemplaires du guide de Flickr. Dès aujourd’hui grâce à la cause Facebook : Le livre Flickr – On s’y retrouve est indispensable… et je le fais savoir ! les cinq recruteurs les plus actifs au 30 septembre minuit gagneront chacun un exemplaire dédicacé du livre.

Le nombre de membres recrutés, ainsi que tous les membres recrutés par les membres que vous avez recrutés seront comptabilisés.

En supplément
Pour le fans de Facebook, n’oubliez pas le billet Facebook et Flickr et pour le référencement : référencer ses images dans Flickr ou Picasa. Enfin, méfiez vous, l’image est-elle vérité ? Des portraits pour le dire ! vous éclaireront.

Enfin, le même jour, le 12 septembre, un livre sur MySpace complètera la collection : On s’y retrouve ! Vous pouvez rejoindre le groupe MySpace on s’y retrouve sur Facebook pour plus d’informations 😉