Internet 2 à notre porte

Je n’ai pas pour habitude de parler de l’avenir, de mentionner des éventuelles possibilités… pourtant, c’est au lendemain de mon anniversaire que je commence la rédaction de cet article.

C’est peut-être l’âge qui veut cela (47 ans, cela me donne le droit à une certaine respectabilité :-), mais j’ai envie de vous livrer mes impressions sur ce qui nous attend sur la toile.

Peut-être aussi car je perçois pas mal de billets dans cette direction, alors ce sera simplement pour rester dans l’air du temps.

De plus, je vous dois une explication sur mon revirement concernant les « réseaux sociaux ».

Internet 2

Un faisceau de sensations (je suis désolé, c’est comme cela que je fonctionne, donc n’attendez rien de scientifique) me font dire que la révolution (et non l’évolution) du web est en marche.

Le web 2 (sans le zéro) est peut-être à nos portes. D’autres le nome : internet 2.

Nous vivons peut-être une révolution sans nous en rendre compte comme ce fut le cas à l’arrivée du Minitel (j’aime à rappeler cet outil magique en son temps, précurseur de ce que nous connaissons aujourd’hui) et bien évidemment l’arrivée d’Internet.

Certains prédisent l’arrivée de la bulle 2, certainement. Cela ne change rien à l’affaire et si j’en crois les spécialistes, car le monde de la toile sera épargné.

Tous les composants à quelques exceptions prêtes sont présents pour basculer.

Une fois ces exceptions, non indispensables, arrivées tel l’eBook, ce sera le grand saut. Je donne moins d’un an à cet internet 2 pour s’imposer ! Pourquoi, parce que cette révolution sera éclair.

En corollaire à ce changement brutal de la toile, une flopé de métiers vont disparaître, se transformer, se consolider, émerger, se créer.

Prenons un exemple : le référencement. Les sites n’auront plus la même importance qu’aujourd’hui. Ce qu’il faudra référencer ? Les fils de syndication mais plus les pages web !

L’ergonomie des sites, l’habillage des sites… Leur usage ayant été modifié, nous ne naviguerons plus de la même manière sur l’interface qui nous est chère. Le métier de webmaster est appelé à régresser.

Comme le craint Eric Dupin de Presse citron, seul les syndications (les flux RSS auront de l’importance). Nous ne visiterons même plus les sites ou si peu.

Prenons l’exemple des journaux. À une époque, pas si lointaine soit dit en passant, la structure des journaux en simplifiant était : une rédaction d’un côté, un secrétariat de rédaction qui faisait l’interface entre journaliste et la maquette, les services techniques (maquettiste, linotypiste, relecteur…).

Aujourd’hui, les rédacteurs mettent parfois eux-mêmes en page leurs articles (vous imaginez les raccourcis). Ce sera identique sur le web pour les sites Internet.

Autre exemple, le e-learning et la FOAD, dont régulièrement on nous apprend l’émergence prochaine, vivra de plein fouet cette révolution et en tirera profit.

Pour le marketing, ce n’est pas moi qui le dit, je laisse le soin à l’Atelier de le faire à ma place.

Je pourrais multiplier les exemples à l’infini.

État des lieux

Bon, assez de bla-bla, du concret. OK, j’y viens. Mais encore deux-trois postulats :

  • Je pense que ce qui fonctionne doit être d’une simplicité enfantine à toute épreuve. Simple, cela veut dire pas compliqué (rappel utile à certains), évident, pas prise de tête quoi! Regardez le succès de l’Instamatic Kodak en son temps (même Gaston a dû craquer :-). Le slogan à lui tout seul suffisait : clic-clac, Kodak. L’homme par nature est fainéant… donc partisan du moindre effort 🙂
  • Je suis désolé, mais je n’ai jamais retrouvé la vidéo que nous avait présentée Apple à la fin des années 80. Apple avait tout compris ou presque de ce qui allait arriver 20 ans plus tard. Apple’s 1987 Knowledge Navigator Video, malheureusement en anglais pour certains, m’a toujours fasciné et je sais que l’avenir de l’informatique et de l’Internet est là. Thierry, tu remarqueras à n’en pas douter que cela ressemble à un livre, un e-book ? 🙂

En guise de concret, je vous livre donc mes sensations et je commence par ce qui est disponible de manière disparaître :

  • Internet, le réseau, sa base d’informations…
  • les technologies de syndication
  • les applications en ligne communautaires chères au web 2
  • les téléphones portables d’une nouvelle génération (Iphone)
  • la géolocalisation
  • le wifi (mais j’attends toujours avec impatience l’explosion de la connexion par les câbles électriques) qui offrira une place de choix à la domotique, le parent pauvre depuis l’origine d’Internet
  • la virtualité (mais là, je pense que nous passerons à l’Internet 3). Second Life et consorts, ce n’est pas pour maintenant.
  • l’émergence de l’identité numérique
  • les réseaux sociaux de nouvelle génération du type Facebook (d’ailleurs étaient ce réellement des réseaux sociaux au préalable ou est-ce encore du réseau social ?)

L’application maîtresse

Arrêtons nous un instant sur Facebook pour simplifier. En fait, ce que je qualifie de nouvelle génération de réseaux sociaux mais par commodité, j’emploierai le terme de Facebook par la suite pour simplifier.

Mon contre-pied en a surpris plus d’un 🙂 Il est vrai que depuis plusieurs années je tire régulièrement à boulets rouges sur les réseaux sociaux. Je n’en voyais pas l’utilité tel qu’ils étaient présentés, ce qu’ils représentaient, leur utilité… Au passage, on notera que certains d’entre eux maintenant se revendiquent moteur de recherche 🙂

Alors, pourquoi ce revirement. Faisons abstraction du côté publicitaire, des données stockées… bref, le côté sombre de Facebook.

On reproche le même type de comportement, moins palpable peut-être à Google et je pense que la plupart de ceux qui crient au loup ont confié sans discernement et depuis longtemps leurs données à Google.

Allez, faites un effort. Juste dix minutes. Facebook sans pub (on peut rêver 🙂 On ne peut même plus lui reprocher que les sphères de connaissances soient mélangées… leur gestion devrait être pour bientôt si j’ai bien tout compris.

Quel que soit l’endroit où vous vous trouvez à condition de posséder au moins un téléphone portable des dernières générations, sans avoir de double ou triple gestion à mettre en place (c’est-à-dire synchroniser un matériel par rapport à un autre) mais l’internet 2 sera mobile à n’en pas douter.

Vous avez devant vous un outil qui remplace, intègre ou permet (dans quelques jours de manière efficace) dans le désordre :

  • un logiciel de messagerie,
  • de créer, de gérer des groupes de discussion, ou des groupes de contacts
  • votre agenda,
  • votre carnet d’adresses (Je lis souvent les limites à ne pas dépasser dans un réseau… en nombre d' »amis ». Combien de contact comporte votre carnet d’adresse personnel, je ne parle pas de fichier client. Pas loin de 1 000 chez moi.)
  • un chat
  • du micro-blogging (moi qui me refusais à faire du micro blogging, je me surprends à en faire aujourd’hui)
  • un lecteur de flux Rss
  • l’archivage de vos signets et liens internet
  • le partage de vos images et celle des autres
  • le partage de vos vidéos et celle des autres
  • le partage de vos sons et ceux des autres (notez la relation privilégiée avec Itunes par exemple)
  • de découvrir vos voisins (leurs passions par exemple)
  • un gestionnaire de projet
  • l’accès à des applications de bureautique en ligne (traitement de texte, tableur…)
  • un système de recommandation (qui n’a pas voulu un jour informer ces amis de tel ou tel événement, de tel ou tel article…)
  • d’organiser des conférences téléphoniques
  • de poser vos questions à la cantonade (tiens, aucun logiciel n’existait à ce jour dans le domaine)
  • de mettre en scène votre identité numérique
  • de créer votre portfolio, ou porte-folio

Jusque-là, nous étions au niveau de l’individu… Maintenant, toujours depuis la même application, passons au cadre professionnel, toujours depuis la même application (et toujours sans parler de pub), elle offre en supplément :

  • un CRM (Customer Relationship Management) ou un gestionnaire de relation client
  • des possibilités de recrutement et les possibilités de consultation de Portfolio
  • une présence de l’entreprise (la création des « sites internet vitrine » est inclue dans le lot
  • des relations presse simplifiés

Évidemment, si l’on ajoute le monde du marketing et de la publicité en ligne… Ah non, c’est vrai, j’ai dit 10′ sans pub…

Ceci n’est qu’un aperçu de ce que l’on peut faire avec Facebook à très court terme. Les listes seraient trop longues. D’autres nombreux usages sont encore à inventer ou en sont à leur balbutiement (le e-learning par exemple ou le monde de l’enseignement).

Facebook et assimilé

Sans en avoir l’air, Facebook regroupe toutes les technologies émergentes de ces dernières années, celles dont on nous rebat les oreilles régulièrement sans jamais les voir concrètement émerger, c’est-à-dire employé par le commun des mortels…

Autre surprise « agréable » d’un point de vue professionnel. Les enfants n’ont pas envahi Facebook comme dans d’autres réseaux sociaux. La preuve, le plus important groupe Diddl ne contient que 70 membres. Cela ne saurait tarder, car j’imagine bien dans le futur que nous devrons décliner notre progéniture 🙂

Et, pour ma part, mais je me trompe peut-être, je n’ai rien trouvé de très pornographique dans Facebook. Je pense que les réfractaires se feront un plaisir de me fournir les liens :-p

Donc, on se résume… On a une application à disposition constamment depuis l’ordinateur et je le répète depuis les téléphones (n’oublions pas que nous serons nomades) qui fait tout ou presque. Le seul « manque », la sauvegarde en dehors du réseau !

Oui, oui, c’est bien beau tout cela… Mais le contenu de où provient-il ? Toujours du réseau aurais-je tendance à dire. En effet, un blog ou un CMS (Content Management Systems autrement dit un Système de gestion de contenu) apporteront les données nécessaires aux flux d’informations qui apparaîtront dans Facebook.

Le second usage de ces CMS sera de stocker les informations plus lourde que l’on veut diffuser.

Certains se disent certainement que l’ensemble de ces propriétés réunies en un seul outil ne doit pas être simple à gérer, à apprendre, à utiliser. Erreur, Facebook est un moyen d’accès intuitif à l’ensemble des applicatifs, même s’ils sont encore en anglais actuellement.

J’ai été surpris de la rapidité de prise en main de Facebook par les étudiants de l’université de Lille 3. Ils sont encore plus à l’aise que moi dans ce qui semble être leur milieu naturel 🙁 Pour jouer, bien sûr, mais aussi pour communiquer.

Cependant, pour aller plus loin y compris pour les défricheurs, nous devons apprendre à nous servir de ce nouveau type d’outils. Nous situer par rapport à lui, à utiliser ses possibilités, à le contrôler.

Ainsi, le reproche par exemple qui est fait des innombrables amis que l’on ne connaît pas disparaît. On a appris « rapidement » à dire non ou à demander « pourquoi » la personne désire être notre ami.

J’ai déjà reçu des demandes où les personnes ont appris vite, car elles m’expliquent pourquoi elles veulent devenir une connaissance numérique.

En effet, le terme ami, tradition littérale de friend est trompeur. Si les amis peuvent être présent, ce peut plus facilement vouloir dire connaissance réelle, virtuelle ou numérique !

De même, pour l’apprentissage de la gestion et le filtrage des flux reçus en permanence depuis Facebook.

L’autre face de l’apprentissage sera celle de la gestion de notre identité numérique. Et là, curieusement, je crains le pire.

Délaissée pour l’instant, la formation à l’apprentissage de l’identité numérique me fait d’avantage peur que les problèmes de diffusion d’informations personnelle dans Facebook.

Marché porteur d’ici quelque temps, on trouvera tous les charlatans possibles et inimaginables en train de pseudo former des personnes à gérer leur identité numérique !

Ceci explique mon virage à 180° par rapport aux réseaux sociaux, mais ce n’est plus pour moi du réseau social. C’est déjà devenu l’internet que nous connaîtrons demain.

Reste juste à intégrer la liaison comme répondeur téléphonique et nous atteindrons ce que nous proposait la conférence d’Apple, il y a 20 ans quasiment jour pour jour 🙂

Adieu Pointblog, vive LeMondeDuBlog

Tristesse et déception, Gilles Klein dans la catégorie dommage nous explique l’historique du blog et les raisons de l’arrêt de Pointblog. Le site est vide mis à part ce dernier billet. Ce blog, monstre sacré de la blogoshpère française dès son origine, occupait régulièrement les premières places des classements de blog. Il contenait : 3 849 billets, 76 podcasts, 14 769 commentaires de lecteurs.

Depuis deux ans maintenant, c’est Gilles seul qui assurait la survie de Pointblog gracieusement, mais cela ne se savait pas assez. Nous en sommes responsable.

Enfin, tout n’est pas perdu. Vous retrouver Pointblog sous le vocable lemondedublog qui au passage c’est enrichi d’un sous-titre : le quotidien du blog, des réseaux sociaux et du web 2.0. Pensez à changer vos liens de syndication, voici le nouveau lien. Gilles Klein reste toujours aux manettes.

Signe du destin (ou peut-être est-ce pour se rappeler plus facilement la date de création de ce blog :-)), lemondedublog.com a vu le jour à la date de l’anniversaire de Gilles. Bon anniversaire de nouveau Gilles 🙂

Mise à jour : juste pour mémoire ou information : Pointblog émoi
« mise à jour le 23 » chryde réveille son blog pour nous conseiller d’allez lire le billet de Christophe Ginisty, gérant de PointBlog qui promet de dire toute la vérité le lendemain (z’yeutez les commentaires). Effectivement, il publie sa petite histoire de Pointblog, en choisissant délibérément de ne pas ouvrir les commentaires… Affaire à suivre 🙂
Mise à jour le 25, pour ceux que cela intéresse, les protagonistes se retrouvent dans les commentaires chez Embruns
Mise à jour le 30 : Le « fumiste » Chryde répond depuis son blog

Avis mortuaire sur le e-learning ?

Xavier en posant sa question : Le e-learning est mort ? se disait intéressé par mon «commentaire, généralement sage, sur le sujet» (je lui ai juste répondu que c’était un flatteur 😉 et que je répondrai.

Je fourni d’autant plus facilement ma réponse puisqu’il réagit au billet de Thierry Klein L’e-learning est mort, vive l’enseignement nomade ! (1er partie) que je souhaitais également commenter 🙂

J’attendais de voir ce que proposerait concrètement Thierry avant de fournir un avis plus avant, en écrivant un billet, et qu’il nous livre plus de détails sur les concepts que regroupe sa vision du nomadisme « scolaire » (ce qui est prévu. Vite Thierry, plus vite ;-).

Xavier parle concept marketing au sujet de l’enseignement nomade, je pense que le coup de buzz est réussi en vue d’Educatice :-).

Au sujet de l’enseignement nomade

Je commenterai d’ailleurs en premier le billet de Thierry puisque c’est lui qui a mis le feu aux poudres 🙂

Thierry Klein est le fondateur de Speechy, une société et une solution éponyme de Rapid e-learning qu’il est possible de coupler à un tableau blanc interactif (TBI). Tableau blanc interactif dont il est un ardent défenseur.

Thierry m’a toujours dit qu’il ne croyait pas au e-learning. Je pense ne rien dévoiler si je dis qu’il considérait Speechy comme un moyen de révision, de complément à un enseignement donné… et non comme un système de elearning.

Je connais également son attirance pour le livre « électronique » qui devient l’équivalent ergonomiquement parlant au livre papier grâce aux e-books, au téléphone portable et toujours ses lunettes «écran» lorsqu’il se projette dans l’avenir.

Son intérêt pour le nomadisme ne me surprend pas. Pas plus que son jugement sur le Web 2.0 ou 3.0, le Web social : «un concept marketing fumeux». J’ai bien écrit que j’utilise le web 2.0 mais je ne m’en vante pas.

Et difficile de ne pas être de son avis lorsqu’il écrit : «L’e-learning, tel qu’on l’envisageait depuis le début des années 2000 est bien mort.» Les temps changent.

Depuis ces postulats et, connaissant un peu Thierry, après une longue réflexion (un an si j’en crois ses propos et à l’arrivée, une solution à n’en pas douter chez Speechy), il nous propose l’enseignement nomade. L’idée en tant que telle n’est pas idiote, mais j’y reviendrais…

Pour ma part, si vous cherchez bien dans ce blog, vous verrez que j’ai écrit au cours de ces six derniers mois que je n’utilise pas les téléphones mobiles actuels mais que je parie sur leur évolution et que je les emploierais ce jour-là.

Le point de vue de Xavier

«Thierry ne serait-il pas en train de réinventer l’eau tiède ?» dit d’emblé Xavier de Mazenod, de l’agence de communication Adverbe, spécialisée en contenu web (concurrent mais « ami »).

Effectivement, comme l’écrit Xavier pour beaucoup trop de personnes, e-learning signifiait et signifie toujours absence d’enseignant. Pourtant, l’acte d’enseigner consiste bien à tenter d’individualiser la formation et le suivi de chaque élève (je n’aime pas le terme de coaching en enseignement).

Pouvoir être mobile, pouvoir être distant, comme le dit fort justement Adrien Ferro en commentaire : «les choses deviennent vraies en fonction d’où on les regarde». Normal, il répond à un Normand 😉

Plutôt que la tendance, je dirai la mode du e-learning est à la simplicité des outils (blogs, wiki, Skype…) et le discours qui va avec à un réinvestissement dans la valeur ajoutée des professeurs : le suivi individualisé, la pédagogie, la réorientation permanente de l’apprenant dans son parcours.

Mais dans le concret qu’en est-il du suivi individualisé (j’entends souvent dire des enseignants : pourquoi il se plaint, c’est déjà pas mal qu’on lui propose ce cours en ligne), de la pédagogie (où est la pédagogie lorsque j’assiste à des séances où l’on se demande ce que l’on va mettre dans le site afin que cela tienne la route et que le principal est qu’il y ait quelque chose), de la réorientation permanente de l’apprenant dans son parcours (à condition que l' »encadrant » soit formé à cela).
Je ne parle évidemment pas de la vraie formation en « e-learning », mais de celle que l’on trouve le plus communément.

Vue avec sagesse 😉

Je me demande si l’évolution de ce que l’on appelait le e-elearning ne va pas justement dans le pis-aller que propose Xavier : «un moche fichier Word, un blog et un professeur derrière», évidemment mâtiné des nouveaux outils mis à notre disposition.

Nous vivons comme le signale en commentaire Marc Tirel dans une période de «changements de modèles, des ruptures de paradigmes qui ouvrent de nouvelles perspectives de nouveaux possibles ou notre créativité sera de plus en plus sollicitée. Les mots “formation”, “enseigner”, “élèves” commencent déjà à ne plus avoir de sens dans certains cas. Il faut être capable de désapprendre pour tout réapprendre, tout repenser…»

L’enseignant à n’en pas douter restera le pivot de la formation. Mais son métier se transforme depuis quelques années. Les élèves (les apprenants) évoluent eux aussi.

Des exemples comme ceux décrits dans Diffusion des savoirs sous différentes formes n’ont pas d’équivalent me semble t-il en France…

Dans Les enseignants, des non bloggers ? en janvier 2006, je reprenais les propos de Mario Asselin : « Pour certains, le premier pas à faire consiste à accepter l’idée de se voir faire; accepter de recevoir un feed-back de ses élèves, des parents de ses élèves ou de ses collègues ou d’un accompagnateur (C.P.) ou d’un superviseur (membre de la direction). Je suis encore stupéfait du nombre de personnes qui oeuvrent dans les écoles depuis longtemps tout en «ayant appris» comment contourner la moindre occasion de recevoir un feed-back. L’écoute sélective, les stratégies de fuite et d’évitement ainsi que la paresse intellectuelle et le laisser-aller font malheureusement partie «des armes» qui composent un genre de coffre à outils occulte de bon nombre de professionnels.»

J’ajoutais à l’époque : arrêtons le «maître dans sa classe» ! Hier, grand possesseur du savoir, il le distribuait à ces élèves, aujourd’hui, il l’échange avec ses élèves.

Depuis presque deux années se sont écoulés et l’on est en droit de se poser la question de savoir si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ?

Même si je n’aime pas la terminologie, les outils web 2.0, bientôt web 3 entrent de plain-pied dans ce e-learning sans nom. Les enseignants « nouvelle génération » intègrent progressivement ces outils plus ou moins bien, mais ils les intègrent.

L’enseignement à distance progresse sous cette forme et sous la forme du télé-enseignement, dont on entend peu parler en parallèle du e-learning (pour cause, un enseignant doit être présent). Si l’enseignement nomade de Thierry se conjugue télé-enseignement, je crois qu’il a décroché une timbale 🙂

Dernier en date, la possibilité de jongler avec les réseaux sociaux, de type Facebook (des réseaux sociaux dotés d’outils) pour le e-learning, sans tomber dans l’excès du micro e-learning. Il est d’ailleurs amusant de noter que la remarquer de Cyril Slucki : «Après il est vrai qu’il faut quelque chose pour faire le suivi» correspond à la question à laquelle je dois répondre dans le groupe de Facebook Formation et formateurs (oups, erreur c’est dans le groupe Foad & elearning (goup en Français – in French)

Je vais tenter une réponse car pour selon moi les systèmes de suivi actuels ne sont plus adaptés et c’est d’ailleurs l’un des avantages que je vois dans des outils de type Facebook. Je pencherai vers une solution proche du Portfolio qui permettrait de suivre ce qu’à appris et réalisé l’étudiant, en autodidacte ou en « cours » depuis sa plus tendre enfance, de voir le contenu des enseignements…

Des éléments utiles à chaque enseignants y compris en formation continue afin d’aider aux mieux les apprenants sous sa responsabilité du moment, en présentiel (pour moi, la formation en télé-enseignement est du vrai présentiel) ou à distance, en rattachant éventuellement ses formations à ce qu’à appris l’apprenant. De nouvelles applications certifiées Scorm par exemple permettrait d’évaluer les étudiants sur leurs compétences…

L’enseignement nomade que tente de décrire Thierry y trouverait justement tout son sens. De toute façon de nouveaux outils doivent apparaître afin de faire évoluer le concept du e-learning que nous connaissons aujourd’hui pour aller vers ce que notre monde sera demain. C’est juste un outil qui se cache derrière le vocable de formation nomade.

Entendons nous bien sur le terme nomade au passage. Je pense que dans l’esprit de Thierry, nomade veut dire visiblement (c’est dans les commentaires) que l’enseignant dispose de sa propre salle multimédia en une petite mallette (il nous annonce une nouvelle révolution dans le TBI, dans les connexions et les diffusions, de nouvelles possibilités en transformant les écrans d’une salle informatique en tablet PC, que les apprenant puisse enregistrer le « cour » Speechy (présentation+voix+TBI) sur un téléphone portable comme sur un magnétophone ?). Visiblement l’enseignant peut emporter partout avec lui cette mystérieuse mallette.

Déjà, c’est un progrès car nul besoin que l’enseignant attende de posséder une salle spécifique, déjà équipé pour pouvoir enseigner façon Speechy. Plus besoin d’équipement spécifique pour mettre en place le cours dans tous les types de salles sans se préoccuper des connexions à Internet (tout passe par le téléphone ?).

Il est possible de préparer son « Speechy » en studio (à la maison ou ailleurs) ou en direct, de le diffuser depuis l’endroit où l’on se situe (depuis une chambre d’hôtel, pourquoi pas) à des étudiants à des milliers (des centaines suffiront) de kilomètres en ayant avec eux une interactivité on-line (comme si on était en salle de cours) et que le tout se retrouve sur Internet après diffusion en direct. Un mixte entre le télé-enseignement et l’enseignement à la Speechi tel qu’il est envisagé par Thierry ? La question est là. Que nous a préparé Speechy ? Allez, je parie sans trop de risque que cela nous sera dévoilé avant la fin de l’année.

Dites Monsieur Xavier, j’ai répondu avec sagesse 😉

Mise à jour le 18 novembre :

  • Olivier Ertzscheid dans Blogging académique revient sur les rapports profs-élèves modifiés par les blogs en particulier et les NTIC en général.
  • « L’affaire du e-learning » d’Aïl un peu hérissé qui a «peur que le débat contourne une question essentielle qui est celle de l’enseignement individuel et/ou collectif».

N’oubliez pas les groupes Facebook : Foad & elearning et/ou Formation et formateurs où les débats continueront peut-être !


	

La Croix Rouge Française recrute des Webbénévole

logo webbénévolePas difficile de devenir Webbénévole pour la Croix Rouge Française. Il sufit de s’inscrire.

Ils sont déjà 1 288 au moment où je tape ce billet. J’en connais un. C’est lui qui m’a fait découvrir l’existence des Webbénévoles de la Croix Rouge Française.

Les missions du webbénévole sont multiples et chaque membre les conjugue à sa manière. Il doit relayer les actions de la Croix Rouge en faveur des plus démunis, relayer les appels aux dons en cas d’urgence en France et à l’étranger, mais aussi aider à informer sur les gestes qui sauvent…

Concrétement, le webbénévole doit :

  • parrainer ses amis (laisser juste un commentaire en indiquant que vous souhaitez que je vous parraine) et les invite à rejoindre la communauté des webbénévoles
  • diffuser l’adresse du site Sans vous, comment ferions-nous ?
  • afficher les bannières sur son site/blog
  • diffuser les films réalisés pour la campagne « Sans vous comment ferions-nous ? » sur son site/blog
  • relayer les prises de paroles et les différentes actions de la Croix-Rouge française sur le web

Une fois votre inscription terminée, vous recevez un « kit du webbénévole » qui vous permettra de mener à bien vos missions.

Je suis maintenant membre de la 1er communauté de Webbénévole. Normal, pour un « ancien » secouriste 🙂

Seul regret dans cette campagne… Le site en flash n’est pas accessible 🙁

Trouver le Beep

Pour une fois, j’organise un petit jeu…

Dans le train qui me conduisait à Paris, j’ai mis à profit comme de coutume mon temps libre pour lire un des nombreux livres qui m’attendent.

L’introduction de ce livre m’a interpellé… Allez savoir pourquoi 🙂 Je la reproduis sans citer le domaine dont il est question. À vous de me dire quel mot vous mettriez à la place des Beeps (Beep remplace à la fois le terme et l’article) ! Le texte d’origine comporte quelques oublis qui vous mettraient sur la voix trop facilement et les pronoms personnels sont remplacés par il systématiquement (il au lieu de il, elle, ils ou elles) 🙂

La réponse : titre du livre, etc. dans une semaine, même lieu, même heure (peut-être pas pour l’heure) 🙂

Introduction

L’Internet est devenu un média à part entière. L’ordinateur est aujourd’hui son support unique, mais ce ne sera plus le cas de demain. Les objets personnels comme ceux appartenant à l’univers du foyer (réseau local, TV, four…) en seront le relais. L’Internet ne sera alors que pur service.

Digne du rêve d’un concepteur de jeu dont le fantasme consisterait à voir ses créations se connecter directement aux nerfs oculaires et sensitifs du joueur sans transiter par les boucliers que sont les yeux et les mains, l’Internet va se connecter à nous, et non plus à lui.

Que restera-t-il de l’Internet que nous connaissons aujourd’hui ? Les pages web perdront sans doute de l’importance pour laisser la place aux traitements informatiques dynamiques qu’elles matérialisaient, traitement qui seront transmis à l’homme ou aux supports réseaux sous forme de messages. Aussi, il y a fort à parier que Beep tel que nous les connaissons aujourd’hui restent encore longtemps d’actualité. Nous l’observerons tout au long de cet ouvrage, Beep aura une place à tenir, même s’il évoluera au gré des protocoles, des bandes passantes et des technologies.

Cet ouvrage se donne pour projet de dresser l’état des lieux de l’usage commercial de Beep dans le cadre de son exploitation par l’entreprise. Il n’a pas vocation à synthétiser tous les spectres de connaissances auquel Beep fait appel : la communication de la marque, le datawarehouse, le marketing direct… Au contraire, il se fait l’écho d’un support de communication novateur et changeant à travers lequel chaque lecteur pourra parfaire le savoir qu’il détient déjà dans ces disciplines.

Que feront les hommes de cet instrument économique et social ? Si ce livre vient donner des éléments de réponse pour ce qui concerne le seul usage de Beep à des fins économiques, reste effectivement le social. Une personne déclarait que notre société n’a jamais eu autant d’occasions de communication et si peu de choses intéressantes à dire. C’est sans doute vrai… À chacun d’y remédier !

Vous avez trouvé ce dont on vante les mérites dans ce texte 😉

Sept stratégies e-marketing illustrées

Le guide des 7 stratégies e-marketing illustrées est un document PDF de 4,1 Mo de 80 pages destiné aux dirigeants de PME. Expliquées et « vulgarisées » les concepts est le but de ce guide. Chaque partie de guide est illustrées par des exemples, à la fois nationaux mais surtout régionaux avec une approche « ils l’ont fait et ca marche ! ».

Voici les 7 stratégies e-marketing traitées :

  • Le buzz marketing, avec L’affaire Twingo et Bodart et Gonay
  • Le search engine marketing, avec Pierre & Vacances et Saveur Bière (notez au passage que Saveur Bière organise la 1ère soirée dégustation Saveur Bière le 22 novembre à Lille)
  • La co-création, avec Threadless et Kezako
  • Les blogs d’entreprise, avec Ben & Jerry’s, L’envers de l’endroit, Discounteo et Goto Software
  • Le présence marketing, avec Ebay, Skype et monabanq.
  • Les réseaux sociaux, avec Viadeo, La Mondial et Join 2 Grow
  • L’ubiquate marketing, avec Vauban Collections

Ce guide a été réalisé dans le cadre du Projet Etoile porté par l’ESC Lille.

Lionnel, j’ai fait ce qu’il fallait 😉

Les nouveaux livres d'octobre

Cette fois, je suis dans les temps avec mon billet mensuel sur les nouvelles parutions en librairie 🙂

Mais, ce mois d’octobre aura été marqué par l’apparition des fils RSS de la Fnac sur les nouveautés. Evidemment, je me suis inscrit à deux fils 🙂 Mais, l’information fournit est tellement mal fichue, que je me suis désabonné de l’un d’entre eux aujourd’hui et conserve le second encore quelques jours, au cas z’ou. Je préfére encore mon ancienne méthode.

En tout cas, cela n’enlève rien à ma sélection d’ouvrages principalement orienté SIC, Information, communication, journalisme, web et PAO ce mois ci.

En préambule, je voudrais signaler Pourquoi blogueur dans un contexte d’affaires de Michel Leblanc, Martin Lessard, Mario Asselin, Sylvain Carle, etc. est toujours en pré-vente avec un rabais 🙂 et Science, on blogue ! de Pascal Lapointe et Josée Nadia Drouin aux Éditions MultiMondes ISBN : 978-2-89544-121-2 qui ne semble pas distribué en France.

Voici la liste par ordre alphabéitique des titres nouvellement disponible en France.

  • 101 tableaux de bord pour mieux communiquer dans l’entreprise d’Alain Labruffe chez AFNOR. Isbn : 978-2-12-475573-8
  • Internet, donne-moi ce que je veux 60 modèles de navigation pour satisfaire vos internautesde Patricia Gallot-Lavallée ISBN : 978-2-9528507-0-4 (version papier ou à télécharger)
  • Introduction à la recherche en SIC de Stéphane Olivesi aux PUG. Isbn : 978-2-7061-1407-6
  • L’Empire des signes de Roland Barthes aux éditions Points. Isbn : 978-2-7578-0645-6
  • L’information électronique professionnelle en France: le marché en 2006 et les tendances. Edition 2007 de Virginie Boillet chez Serda-Archimag. Mieux vaut le consulter en bibliothèque au regard du prix : 667,37 euro.
  • Le business guide : audiovisuel, web, entertainment. Edition 2007-2008 de François de Saint-Exupéry chez Mass Media. Isbn : 978-2-9519609-7-8 – Attention au prix, pas loin de 70 euro.
  • Le guide de l’éco-communication. Pour une communication plus responsable Collectif de l’ADEME, chez Eyrolles. Isbn : 978-2-212-53909-7
  • Le journalisme à l’ère électronique d’Alain Joannès chez Vuibert. Isbn : 978-2-7117-8710-4
  • Les industries de la culture et de la communication en mutation de Philippe Bouquillion et Yolande Combès chez L’Harmattan. Isbn : 978-2-296-03772-4
  • Maquetter les documents d’entreprise. 2e édition d’Agnès Taupin chez Nathan. Isbn : 978-2-09-160500-5
  • Médias, votre public n’est plus dans la salle de Marie-Laure Sauty de Chalon chez Nouveaux Debats Publics. Isbn : 978-2-916962-02-3
  • Une presse sans Gutenberg. Pourquoi Internet a bouleversé le journalisme de Jean-François Fogel et Bruno Patino aux éditions Points. Isbn : 978-2-7578-0393-6

L'usage des flux rss

Après l’enquête de Jdey Aref sur les blogs en avril, Frédéric de Villamil a réalisé une enquête sur l’usage des flux RSS et publie les résultats.

Si cette étude a le mérite d’exister, elle est à relativiser notamment en effectuant une mise en parallèle avec l’étude de Jdey.

Premier constat, nous ne connaissons pas le nombre de réponses… donc difficile pour moi de commenter sérieusement les résultats.
Deuxième constat : les réponses viennent d’utilisateurs « hyper spécialistes »… et donc ces résultats ne s’appliquent pas au grand public. Seulement 50 % des personnes qui ont répondu à l’enquête de VTech consultent des blogs via les flux RSS. Donc l’absence de lycéens et autres ne me surprend pas.
Troisième constat : les documentalistes semblent avoir répondu  »en masse ». Mais là encore aucun chiffre, seulement une impression.
Quatrième constat : le site de Frédéric de Villamil est estampillé web 2.0 donc la répartition des lecteurs me semble peu significative car la plupart des répondants devaient être des adeptes ou apparentés du web 2.0.

En résumé : des informaticiens hommes de 18 à 34 ans qui s’abonnent de 2 à 600 flux (76 % de 10 à 300 flux) et qui passent 1 à 2 h par jour à la lecture de leur fil (près de la moitié des répondants). Les 30 % de lecteurs à la maison et les 42 % de lecteurs à la fois au bureau et à la maison confirment la surprise d’Aref que les internautes lisent le soir 🙂

Les flux sont classés par thématique dans les lecteurs, mais ne restent pas figés car 79 % renouvellent les sources d’informations, dont 58 % régulièrement. Difficile pour moi de comprendre pourquoi 33 % notent qu’à partir d’un certain niveau, ils n’ajoutent plus de liens car ils possèdent les flux de référence ? 79 + 33 = 112 % ? À moins qu’une partie des répondants ne retirent régulièrement des flux de leur agrégateur. Bref, ce n’est pas parce que l’on a décroché l’abonnement d’un internaute qu’il est conservé.

Une comparaison entre les deux enquêtes :

  • Professionnel
    • 23 % dans l’étude des blogs considèrent l’usage professionnel
    • 77 % indiquent que leurs lectures ont principalement un rapport avec leur activité professionnelle
  • Lecture de blogs et des fils
    • 13 % qui suivent régulièrement plus de 100 blogs
    • 49 % sont abonnés à plus de 100 flux.

E-parents

Il y a peu je mentionnais les résultats d’une enquête auprès de nos jeunes dans le billet éducation 2.0. Dans cette enquête, le comportement des parents était abordé. Il est grand temps de devenir e-Parent.

E-Parent au Canada

Je tiens ce terme de E-Parent des Canadiens. Merci à l’incontournable Infobourg (L’agence de presse pédagogique) pour le relais au sujet de la Semaine nationale de l’éducation aux médias au Canada, organisé par le Réseau Éducation-Médias et la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants qui aura lieu du 5 au 9 novembre. Cette année, le thème de la semaine : Devenir e-Parent. Tout un programme.

Effectivement, comme il est dit, je pense que la responsabilité d’assumer notre rôle de e-parent en tentant de comprendre la cyberculture des jeunes et en s’engageant activement dans l’utilisation que ceux-ci font d’Internet est devenu indispensable.

Petit exemple en passant, l’une de mes filles se prénomme Clara. Et hier, elle et sa soeur voulaient lancer la recherche de leur prénom sur Google… sur un poste que je savais non sécurisé. Heureusement, je les ai entendues râler car toutes les places de la première page étaient prises par une certaine Clara M. :-((

Mais revenons au Canada où un tutoriel : Devenir e-Parent pour suivre vos enfants en ligne est déjà disponible en ligne. Ce sont cinq sujets-clés d’environ cinq minutes: la recherche et les devoirs, les relations en ligne, les contenus inappropriés, le cybermarketing, et la cyberdépendance. Certains regretteront la non-accessibilité 🙁

Initiation des parents aux ENT

En France, @ Brest dans le guide « Les espaces publics numériques & l’Ecole », un article de Jérôme Jagoury de la Communauté de communes de Ploërmel propose : L’initiation des parents aux Espaces numériques de travail.

En effet, rappelons nous que les ENT (Espaces Numérique de Travail) doivent faciliter les échanges entre l’école, les parents et les enfants à l’aide d’un outil de communication.

La collectivité de Ploërmel a donc mis en œuvre un dispositif d’accompagnement des classes de CM2 pour l’équipement et la formation des familles :

  • micro-crédit social pour les équipements, composés d’ordinateurs neufs, d’une connexion à Internet haut débit et si besoin, de services d’assistance à domicile (pour l’installation, le paramétrage, et la formation initiale), sont fournis par des partenaires agréés « Internet accompagné » et les foyers connaissant de fortes difficultés financières sont dotés gratuitement.
  • Deux animateurs proposent gratuitement, pour chaque école des formations à l’attention des parents pour la découverte de l’ENT mais aussi, en fonction du niveau de connaissance, l’initiation à l’outil informatique et à Internet.

Je suis curieux de connaître les résultats. Mais que se passera t-il l’année prochaine quand Internet aura pris de nouvelles directions ? Que se passera t-il dans quelques années pour les familles les plus démunis à l’ordinateur obsolète ?

De la documentation… au plagiat sur Internet : enquête sur Internet à l'Université

L’enquête sur les usages d’Internet réalisée à l’Université de Lyon a pour objectif d’observer le comportement de documentation sur Internet dans l’enseignement supérieur. Elle est intitulé : de la documentation au plagiat et dresse des typologies d’étudiants ainsi qu’un comparatif des résultats de l’enquête menée en 2006 avec les résultats de cette année.
L’ensemble des informations sur cette enquête, celle de l’année dernière ainsi que des liens au sujet du plagiat sur Internet sont disponible sur le site Compilatio.

Une mise en parallèle entre cette enquête sur le plagiat et l’enquête européenne en éducation aux médias serait intéressante. Qui s’y colle ? 🙂

Voici les principaux indicateurs des usages d’Internet dans l’enseignement supérieur :

  • Les étudiants favorables à une « formation à la documentation » plagient plus que les autres.
  • Les formations méthodologiques menées seules (sans contrôle) ne font que faiblement baisser le recours au « copier-coller ».
  • 4 étudiants sur 5 (79,7 %) déclarent avoir recours au “copier-coller” !
  • 9 enseignants sur 10 ont déjà été confrontés au “copier-coller”.
  • 3 professeurs sur 5 estiment que les citations sont mal identifiées dans les travaux des étudiants.
  • Plus de 4 élèves sur 5 ont été formés à la « recherche documentaire ».
  • 4 travaux rendus sur 5 existent sous forme numérique, mais 3 travaux sur 5 sont rendus sur papier.
  • Les E.N.T. (Environnements Numériques de Travail) sont utilisés de manière privilégiée pour collecter les travaux par seulement 6% des enseignants.

Cette étude (Pdf de 42 pages – 555 ko) de septembre 2007 a été menée entre avril et juillet 2007 auprès de 1 100 étudiants et 120 enseignants, au sein de trois établissements de l’Université de Lyon.

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