La mode des enquetes sur la vie privee

C’est Monique qui a dégainé la plus vite sur le sujet en laissant un commentaire sur le billet de Blog en Nord au sujet du débriefing de la table ronde sur l’identité numérique.

Elle mentionnait l’article du Tigre qui fait le portrait d’un inconnu sur le net repris par Presse Océan.

Cette fois, Mediapart fait le portrait d’un journaliste spécialiste de la vie privée auquel répond «bugbrother», le journaliste concerné.

Tiens, je devrais mettre en ligne les informations sous le titre M. X ou Mme XX dans un prochain billet… puisque, dans mes enquêtes dans les faces cachées de Flickr, Facebook, sur les sites de rencontres… j’ai découvert quelques perles 🙂

Non, je vous rassure. Je ne le ferais pas ! Par contre, halte là également à l’hypocrisie… Sur certains de ces réseaux, sites… où je vais sous de faux profil, je suis pourtant facilement identifiable 🙂 J’ai même été jusqu’à mettre en avatar une image bien connue 🙂 Pourtant, depuis 6 mois environ, aucune remonté «officielle». Personne ne m’a jamais dit qu’il avait trouvé une trace de ma présence sur ces réseaux et sites… La peur de me déplaire ? La peur de montrer que l’on est passé sur ces sites ?

Mais, j’en reviens aux conclusions du journaliste en point de mire de Mediapart. Les informations découvertes sont les informations que le journaliste (personne publique s’il en est) a bien voulu diffuser. Effectivement, pour moi aussi, il est facile de trouver adresse, téléphone (par contre, je vous mets au défi de trouver mon numéro de portable), quelques images ou lieux de vacances, mes amis « virtuels » (là encore, difficile pour vous de trouver les amis qui étaient conviés à mon anniversaire par exemple), mon (mes) activité professionnelle… Bref, des informations que je veux bien communiquer, des informations que je n’ai pas de raison de cacher pour garder mon intimité.

De plus, comme mes faux-profils pour les besoins d’enquêtes, par essence, ne correspondent à rien… ils peuvent juste tromper les internautes qui pourraient ainsi se faire une fausse idée de moi. Mais, après tout, je ne les connais pas ! Donc, quelle importance.

Et, si j’y réfléchis bien, qu’est ce que j’ai à cacher ? Rien ! Donc, pas grand-chose à me reprocher 🙂 Ah si, quelques photos prises dans mes années de jeunesse (mais je ne les aie jamais vues sur Internet…). Rien de transcendantal… mais, pour le principe je n’aimerais pas que l’on me voit sous la douche 😉

D’autre part, toute la complexité du problème est dans le billet précédent : nous devons avoir une présence sur Internet mais «ne rien dire» ou diffuser !

Mise à jour quelques heures plus tard :

  • cela me semble complémentaire, j’ai réagi sur le cas de Yoan Demarq directement en commentaires chez Fadhila Brahimi et sur le site Doppelganger.
  • SecondeInfo n’a pas apprécié la démarche de Raphael Meltz du Tigre !

Facebook, l'enquête sur les usages et les attentes

Comme vous le savez peut-être (certainement pour d’autres), parmi mes activités professionnelles je suis maître de conférence associé à l’université de Lille3 à l’UFR IDIST.

Comme PAST (Professeur Associé), on m’a demandé d’effectuer de la « recherche » !

J’interviendrais à ce titre certainement dans certaines conférences au cours de l’année 🙂 Je vous préviendrai en temps et en heure 😉 Au passage, je peux étudier vos propositions 😉

Mais la recherche ne se limite pas aux conférences. Les « publications » sont nécessaires.

Aussi, en vue d’une publication, avec Lionel, dans le cadre du laboratoire de recherche GERIICO (laboratoire SIC – Sciences de l’Information et de la Communication) de Lille 3 auquel nous sommes rattachés, nous avons besoin de votre aide pour réaliser une enquête « universitaire » digne de ce nom sur les usages et les attentes de Facebook.

Pour obtenir un échantillon représentatif, nous avons besoin de votre participation anonyme. Merci de répondre à cette enquête sur les usages et les attentes de Facebook et de diffuser son adresse « http://nguilhau.free.fr/spiptest/spip.php?article4 » un maximum autour de vous. Merci d’avance 😉

Ceux qui le souhaite pourront obtenir les résultats de l’enquête s’ils laissent leurs coordonnées 🙂

Mise à jour le 21 mai : les premiers résultats de l’enquête sur Facebook.

L'usage des flux rss

Après l’enquête de Jdey Aref sur les blogs en avril, Frédéric de Villamil a réalisé une enquête sur l’usage des flux RSS et publie les résultats.

Si cette étude a le mérite d’exister, elle est à relativiser notamment en effectuant une mise en parallèle avec l’étude de Jdey.

Premier constat, nous ne connaissons pas le nombre de réponses… donc difficile pour moi de commenter sérieusement les résultats.
Deuxième constat : les réponses viennent d’utilisateurs « hyper spécialistes »… et donc ces résultats ne s’appliquent pas au grand public. Seulement 50 % des personnes qui ont répondu à l’enquête de VTech consultent des blogs via les flux RSS. Donc l’absence de lycéens et autres ne me surprend pas.
Troisième constat : les documentalistes semblent avoir répondu  »en masse ». Mais là encore aucun chiffre, seulement une impression.
Quatrième constat : le site de Frédéric de Villamil est estampillé web 2.0 donc la répartition des lecteurs me semble peu significative car la plupart des répondants devaient être des adeptes ou apparentés du web 2.0.

En résumé : des informaticiens hommes de 18 à 34 ans qui s’abonnent de 2 à 600 flux (76 % de 10 à 300 flux) et qui passent 1 à 2 h par jour à la lecture de leur fil (près de la moitié des répondants). Les 30 % de lecteurs à la maison et les 42 % de lecteurs à la fois au bureau et à la maison confirment la surprise d’Aref que les internautes lisent le soir 🙂

Les flux sont classés par thématique dans les lecteurs, mais ne restent pas figés car 79 % renouvellent les sources d’informations, dont 58 % régulièrement. Difficile pour moi de comprendre pourquoi 33 % notent qu’à partir d’un certain niveau, ils n’ajoutent plus de liens car ils possèdent les flux de référence ? 79 + 33 = 112 % ? À moins qu’une partie des répondants ne retirent régulièrement des flux de leur agrégateur. Bref, ce n’est pas parce que l’on a décroché l’abonnement d’un internaute qu’il est conservé.

Une comparaison entre les deux enquêtes :

  • Professionnel
    • 23 % dans l’étude des blogs considèrent l’usage professionnel
    • 77 % indiquent que leurs lectures ont principalement un rapport avec leur activité professionnelle
  • Lecture de blogs et des fils
    • 13 % qui suivent régulièrement plus de 100 blogs
    • 49 % sont abonnés à plus de 100 flux.