Intégrer le Web 2.0 dans sa pratique journalistique

Début février, le donne une formation intitulé conception et projet multimédia pendant 3 jours, les 2, 4 et 5 février, au centre de compétence en technologies de l’information et de la communication Technofutur TIC à Charleroi (Belgique).

Le 11 février, c’est une nouvelle formation que nous avons mis en place : Intégrer le Web 2.0 dans sa pratique journalistique destinée à des professionnels de la presse (journalistes) ou de la communication, déjà habitués à rédiger pour le print. Cette formation se déroulera également à Technofutur TIC.

Ces formations sont ouvertes aux Belges, mais également au Français. Renseignez vous auprès de Technofutur.

Voici le programme de la formation Intégrer le Web 2.0 dans sa pratique journalistique.

Les flux de syndication

  • Qu’est ce que les flux RSS
  • Comment les utiliser et les agréger
  • Que peut-on faire avec les flux de syndication
  • Netvibes
  • Symbaloo
  • Pearltrees

Le partage des informations

  • signets (delicious, Diigo)
  • PDF (Scrib, Docstoc, Issuu, Calame)
  • PowerPoint (SlideShare)
  • Notes (Evernote)
  • Photo (Flickr)
  • Vidéos (Youtube, Daylimotion)
  • stockage/partage de fichiers en ligne (DropBox).

La collaboration en ligne

  • Wiki (Xwik, Google doc, Zoho)
  • Gestion de tâches (TodoIst)
  • Diagrammes (Gliffy)
  • MindMapping (Xmind)
  • Émission vidéo (Ustream)

Les évolutions de la recherche d’informations

  • Rappel de Google (fonctions avancées)
  • Twitter et la recherche en temps réel
  • Moteur de tendances
  • La recherche spécifiques : les forums, les paroles de films…

Les blogs et CMS

  • Approche d’un blog (WordPress)
  • Approche d’un CMS (Joomla)

Les réseaux sociaux

  • Facebook (Profil, groupes, pages fan, appplications)
  • Linkedin (Profil, groupes)
  • Viadeo (Profil, hub)
  • la gestion de ses communautés
  • l’identité numérique

Le web temps réel

  • twitter
  • les applications autour de Twitter
  • Google Wave

Lifestream

  • Friendfeed

Si vous aussi vous souhaitez suivre cette formation ou que nous mettions en place une formation spécifique pour votre personnel, n’hésitez pas à me contacter 🙂

savoir et pouvoir

Ce que je retiens de tout cela, c’est qu’en 2009, ceux qui réussissent sont ceux qui réorganisent et utilisent le savoir. Ce sont ceux qui “sélectionnent” les connaissances pertinentes en fonction de leur but et qui les utilisent intelligemment pour arriver à leurs fins. Ce sont aussi ceux qui créent à partir du savoir… et non plus ceux qui le possèdent bêtement et simplement.

C’est précisément ce genre de constat qui me réjouit : imaginez toutes les folies que nous pourrions imaginer si nous étions des centaines, des milliers, des millions à nous réseauter pour créer à partir du savoir que nous possédons !

Ces deux paragraphes ne sont pas de moi, mais du Québécois Martin Bélanger, dans Le savoir n’est plus un gage de pouvoir sur son blogue Cogito, ergo blogo.

Un essai d'utilisation de Twitter en classe

L’expérience Twitter avec les étudiants de Master SID de l’UFR IDIST a pris fin la semaine dernière… Pour mémoire, pendant un trimestre nous avons utilisé Twitter comme système de prise de notes, chaque semaine pendant des exposés. La contrainte pour ceux qui animaient l’exposé, outre la diffusion de leur présentation dans le blog Internet2010, ils devaient récupérer également les Twitts diffusés et les inclure dans le blog. L’ensemble du programme et de la démarche est précisé dans le making-off d’Internet2010.

Ainsi régulièrement, chaque mardi selon @twirus_fr, #Internet2010 était dans le Top5 des tags populaires.

Pourquoi un cours avec Twitter

J’ai voulu changer ma manière de faire par rapport aux sempiternels exposés, où trop souvent les étudiants écoutent mais restent relativement passifs et ressortent avec mon seul avis sur certaines problématiques.! De plus, cela permettait selon moi aux étudiants d’appréhender deux systèmes de communication dont il n’avait pas l’habitude : le micro-blogging et l’écriture dans un blog.

Seconde raison dans ce choix, j’espérais que des personnes extérieures se mêleraient aux débats… ce qui pouvait enrichir les connaissances à la fin de l’exposé.

Troisième raison, les étudiants qui écoutaient mais qui connaissaient déjà le sujet de l’exposé pouvaient fournir des informations complémentaires.

Et enfin, cela permettait d’apporter du sang neuf dans l’analyse, dans les réactions à ce qui était dit pendant l’exposé…

Comment organiser ce cours ?

La première décision à prendre concernait le choix de l’outil : faut-il ou non les plonger directement dans Twitter. J’ai choisi une application autre que twitter, car si beaucoup d’étudiants avaient entendu parler de Twitter, peu possédaient un compte et peu avait déjà utilisé cet outil.

Le choix perfectible de HootSuite, permettait à tous les participants de « se cacher » sous le nom Internet2010 pour communiquer et de faire du Twitter sans réellement en faire pour ceux qui étaient effrayés par l’outil. Le principal souci avec HootSuite est sa limite sur le nombre d’envois. Son avantage, il est facile de repérer les messages qui sortent de la salle.

La seconde décision pour l’organisation de ce cours était les explications à donner… Un cours sur l’usage du micro-blogging, sur Twitter… était-il ou non nécessaire pour commencer l’expérience ? Je fis un choix intermédiaire puisque j’avais la chance d’avoir deux groupes, le premier exposé pour l’un de ces groupes fut le micro blogging ! Pour l’autre, je me contentais d’expliquer succinctement ce qu’était le micro blogging avec ses 140 caractères. Les échanges dans le premier groupe furent plus riches que dans le second ! Un lien existe certainement… beaucoup d’étudiants réclamaient lors de l’évaluation finale, y compris dans le premier groupe, un cours où l’on explique comment fonctionnait Twitter, la prise en compte de l’autre (membres de la communauté), etc. L’apprentissage de l’utilisation de Twitter semble donc nécessaire.

À chaque séance de travail, un tag était défini en plus de celui qui marquait l’expérience (#internet2010).

Plus ou moins régulièrement je précisais aux étudiants qu’ils n’écrivaient pas seulement pour eux, mais aussi pour les membres qui n’assistaient pas dans la salle au débat ! Mais, cela ne semble pas suffisant. Là encore, un apprentissage est nécessaire. La mise en parallèle de l’expérience de Laurence avec Twitter en lycée professionnel est intéressante à ce sujet car le contexte est différent, l’usage de Twitter également et l’information tourne entre les élèves principalement.

Autre regret, le peu de traitement de la part des étudiants sur la récupération des Twitts et leurs ajouts dans le blog. La plupart du temps, lorsqu’ils ne s’y sont pas pris trop tard, les étudiants se sont contentés de copier-coller les Twitts marqués par le hastag de la session… Aucun travail de réécriture n’a été entrepris pour supprimer les messages personnels, les informations redondantes… C’est vrai que pour moi ce travail me semblait une évidence, pas pour les étudiants. J’en suis donc en parti responsable… car j’aurai du insister davantage sur ce point, mais des étudiants ont également noté qu’il y avait un manque d’initiative de leur part ! La vérité doit être entre les deux.

Par contre, est-ce l’effet Twitter ou non, certains étudiants ont choisi d’autres support que l’habituel «PowerPoint» comme projection de leur présentation. Ainsi, l’une était depuis une page Netvibes, une autre depuis Prezi, à l’aide d’un CMS…

Je remarquais parfois pendant les séances la présence d’étudiants de l’autre groupe qui suivaient ce qui se disait dans l’exposé ! Par contre, il semble que peu d’étudiants aient consulté les exposés une fois mis en ligne ou relus les prises de notes dans Twitter ! Mais, auraient-ils relus leurs notes… dans d’autres circonstances ? C’est peut-être aussi lié au mode d’évaluation, où seul l’exposé est soumis à note !

L’apport des «extérieurs» a joué… En effet, des personnes externes à l’université ont suivi et participé aux cours ! Certains ont même fait la police de temps à autre dans les discussions en ligne ! J’avais envisagé de demander à des spécialistes des domaines abordé de se joindre à nous selon les exposés, cependant, dans le cadre de cette première expérience, je pense que cela aurait ajouté un stress supplémentaire inutile aux étudiants. Pourtant, je pense que cette démarche est à creuser.

De plus, parmi les «extérieurs» un certain nombre de personnes étaient présentes simplement pour «suivre» l’expérience… Je ne suis toujours pas certains que la plupart des étudiants aient pris en compte la présence de ces suiveurs passifs ! En fait, j’ai l’impression que pour eux, ils n’existaient pas… D’ailleurs, c’est assez normal comme réaction puisque même si des personnes sont abonnées, elles ne suivent pas obligatoirement «en live» les débats !

Pour faire venir ces «extérieurs», une simple communication des cours (avec les heures des exposés) en avance dans Twitter et relayés, y compris dans le blog Internet2010 semble suffire.

Autre interaction que je n’avais pas prévue d’emblé, l’enseignant doit faire attention à ce qu’il dit :-). En effet, les étudiants twitter assez facilement des messages du type «Delcroix dit», «ED :»… alors que parfois vous voulez donner un exemple qui doit rester entre nous ou certains propos que l’on veut provocateur pour les faire réagir 🙂

Et la perception des étudiants

L’objectif n’était pas de convaincre les étudiants de twitter dans la vie de tous les jours, mais juste de leur faire découvrir de nouveaux types de communication. Toutefois quelques-uns utilisent désormais Twitter pour suivre l’information après cette découverte.

Pendant la période des exposés, je m’inquiétais régulièrement des réactions des étudiants au sujet de notre manière de procéder et en fin de parcours, j’ai posé aux étudiants 5 questions :

  • les points négatifs ?
  • les points positifs ?
  • utilisiez-vous Twitter avant le début des cours ?
  • utilisez-vous Twitter en dehors des cours désormais ?
  • l’expérience devait-elle être poursuivi et ce qu’il faudrait faire pour l’améliorer ?

Une distinction pourrait être mis en valeur dans les réponses selon deux groupes : ceux qui utilisaient régulièrement Twitter avant les exposés et ceux qui découvraient Twitter.

La face sombre du point de vue des étudiants

Outre que la nouveauté a un côté déstabilisant (il est noté dans les retours des étudiants : «difficulté d’adaptation au début, mais au fil des séances, plus d’interaction»), le gros reproche indiqué à plusieurs reprises par les étudiants est la difficulté de cumuler la prise de notes tout en écoutant et en suivant l’exposé (soucis de concentration). Ils ont l’impression de ne pas suivre le cours ! Surpris par cette remarque, il me disait qu’il était plus difficile pour eux de saisir le texte au clavier que d’écrire avec un stylo.

L’un d’entre eux résume bien cette difficulté : un problème d’attention à l’exposé en indiquant toutefois qu’il manque un temps d’adaptation.

L’autre reproche que je retrouve à plusieurs endroits : la difficulté des sujets abordés qui les empêchait de Twitter (en même temps, ils trouvaient que les thèmes abordés étaient un point positif). Un étudiant faisait même le parallèle avec les professionnels qui twittent pendant les conférences. Selon eux, les professionnels connaissent déjà le sujet 🙂

Sinon, voici en vrac les autres réactions négatives.
Celles qui apparaissent plusieurs fois :

  • 140 caractères est un peu court pour des exposés costauds (mais l’un d’entre eux trouve que cette contrainte apprend à être synthétique même si l’information est lacunaire)
  • sans grand intérêt par rapport à une prise de note classique, ni plus efficace

Les remarques suivantes sont isolées

  • certaines réactions sont fragmentaires
  • deux personnes ou plus peuvent envoyer le même message (répétitions et redondances)
  • difficulté de mémorisation
  • twitter freine la participation
  • on regarde peu les gens qui font l’exposé
  • bruit d’une salle informatique (crépitement des claviers)
  • tout n’est pas pris en compte, mais un autre étudiant a indiqué que si on n’a pas le temps de noter un point un autre le fait !

D’autres points négatifs sont beaucoup plus discutables comme «pas de notes» (je ne retourne pas lire le fil Twitter) sous-entendu, ni les tweets, ni le blog ! et le manque de pratique des sujets abordés.

Du côté positif de la balance pour les étudiants

La participation et les commentaires de personnes extérieures a été plébiscité (préparation à la vie professionnelle ?), surtout si je l’intègre dans les remarques positives sur l’interaction avec les autres à travers les tweets accessibles à tous.

Autres points mis en avant par plusieurs étudiants, la possibilité de suivre le cours à distance notamment en cas de maladie, de grève de train ou d’absence, l’aspect ludique (ce qui explique le «initiation à Twitter sans le côté ennuyeux des cours classiques»), la possibilité d’ajouter des liens (approfondissement du cours)

Voici les autres remarques :

  • expérience nouvelle dans la prise de note, ce qui rejoint ce que d’autres ont indiqué comme la découverte d’un nouvel outil.
  • Information accessible de partout
  • réactions en temps réel
  • possibilité de demander un renseignement sans interrompre l’exposé
  • rapidité de réaction à ce qui été dit dans l’exposé
  • différentes opinions aident à comprendre ce qui a été dit pendant l’exposé
  • tout le monde peut exprimer son opinion : les timides posent des questions
  • permet de partager les cours de l’ensemble de la classe
  • pour ceux qui font l’exposé, possibilité de suivre le feedback de la salle
  • co-construction possible des comptes-rendus
  • publication dans un blog

Ni positif, ni négatif, certains étudiants ont eu peur de ne pas être écouté pendant leur exposé ! Ce qui évidemment n’est pas le cas. Mais, au passage, mon ressenti d’enseignant : les étudiants avaient plus peur d’une manière globale de faire leur exposer que les années précédentes !

Une expérience à renouveler selon les étudiants ?

Globalement la réponse des étudiants est oui, mais avec quelques améliorations.
Pour la plupart des étudiants, l’étape Hootsuite n’est pas nécessaire, par contre, un vrai cours sur Twitter pour acquérir l’outil semble nécessaire. Toutefois, il est à noter que certains trouvent que «l’interface de Twitter n’est pas des plus faciles à aborder !»

La diffusion de l’exposé sur le net avant la présentation est réclamée à corps et à cri 🙂 Du moins, les grandes idées ce qui selon eux, faciliterait la compréhension de l’exposé, la prise de note et le partage d’informations. Seul bémol que j’émets, lorsque les présentations étaient en ligne en début de présentation, les échanges étaient réduits dans Twitter !

Ensuite, ils se répartiraient des rôles dans la prise de note avec la nomination d’une équipe de greffiers par exemple et une personne de l’exposé qui suit Twitter pour pouvoir réagir directement. Une autre proposition est de projeter en parallèle sur un autre écran le flux de Twitter !

Il semble nécessaire d’expliquer qu’il faut retravailler les tweets pour les publier sur le blog (un copier-coller ne suffit pas)…

Enfin, un « détail », orienter les postes de travail vers le tableau et les personnes qui exposent.

Pour conclure, une mise en garde sur un danger. Certains conflits peuvent éclater au sein de la classe suite à des remarques blessantes ou vexantes émises dans les commentaires. Cela rejoint une autre observation : trouver un moyen de mieux capter l’attention des gens dans la salle (sans faire le gendarme derrière les écrans).

Les rares qui ont répondu non privilégieraient le côté exceptionnel, lors de conférences par exemple, pour mettre en place ce type d’expérience.

Un public pour les exposés dans Twitter

Nous avions nos officionados… Chaque mardi matin, parmi les personnes qui suivaient @internet2010, Annie et Isabelle (l’une est DSI, l’autre chargée de mission TIC) étaient fidèles au poste. Mieux, Anne dans son blog a plusieurs fois « travaillé » en fonction de nos séances d’exposé auxquelles elle participait à distance. Aussi, il me semblait intéressant de recueillir leurs impressions dans ce débat.

En voici la synthèse.
Le côté positif des exposés dans twitter, outre l’interaction avec l’extérieur, est un contenu riche et perceptible à travers les tweets, la réactivité aux quelques questions posées et qui ne sont jamais restées sans réponse. Il est à noter que l’organisation c’est amélioré au fur et à mesure assez rapidement (idem pour le côté expérimental). Le site Internet2010 a également été apprécié, avec les présentations utilisant différents supports.

Par contre, nos interlocuteurs à distance regrettent en fonction des exposés la différence dans le niveau de « twittage », autrement dit : «les étudiants se sont-ils tous approprié l’outil Twitter ?» et le manque de visuel… le support des slides était le bienvenu.

Outre la présence d’un visuel, voir d’outils de visio, on retrouve la suggestion, pour nos deux « extérieures » d’un « rapporteur » pour Twitter appartenant au groupe d’exposants (la personne à suivre en priorité), ce qui n’empêcherait aucunement les autres twittos d’avoir une vie. Et pourquoi ne pas passer le relais : suivez maintenant @…

Autre détail, noter les actions sur Twitter pour suivre plus facilement à distance : début – pause – fin… car effectivement on ne peut pas deviner quand c’est fini (mais c’est peut être ça que je trouve le plus drôle finalement ! ajoute l’une d’entre elles)

Que les étudiants s’approprient plus l’outil twitter est une priorité. Il ne faut pas oublier que pour les étudiants, c’est plein de contraintes de twitter en direct : c’est déjà savoir prendre des notes rapidement avec clavier et en 140 caractères maximum sans oublier le #, cela ne doit pas être évident pour des étudiants, en plus si on veut répondre aux questions extérieures posées en direct…

Est ce que je recommencerais les exposés dans Twitter ?

Toutefois, malgré quelques anicroches, je suis assez satisfait du résultat de l’opération… et je suis prêt à renouveler l’opération, moyennant quelques aménagements. De plus, l’effet expérimental disparaitra et d’ici là, d’autres personnes tenteront eux aussi d’employer Twitter pendant leurs cours comme l’a déjà fait depuis David Cordina. Utiliser Twitter et les autres outils du Web Temps Réel deviendront une évidence pour tous dans quelques temps et les étudiants de cette année aurons juste été les précurseurs 🙂

Peut-être comme certaines personnes me l’ont précisé en privé : Twitter n’est peut-être pas l’outil idéal… bien que, à la réflexion, il n’est pas si mal que cela 🙂 Le côté 140 caractères permet de synthétiser l’information et j’avais imaginé qu’il y aurait une réécriture pour le site. Au passage, un autre support que Twitter pour garder les traces de ces messages est nécessaire (tout au moins le temps que l’archivage des Twitts n’est plus assuré).

Les réactions d’Annie et Isabelle et celle des étudiants me conforte dans l’idée qu’il est nécessaire de s’approprier les outils et dans le cas présent : Twitter. Twitter n’est peut-être pas si intuitif que l’on veut bien le penser !

C’est d’ailleurs l’objet d’un débat au sein de la formation au niveau des enseignants. Pour les uns, l’ensemble des étudiants ou presque connaissait Twitter et n’avait pas besoin de se l’approprier. Ce n’est évidemment pas mon avis. Avec l’ensemble des nouveaux outils du web 2.0 et maintenant de Web Temps Réel, il y a différents niveaux d’utilisation de ces outils. On peut le connaître de nom sans avoir ouvert un compte, on peut consulter ce qui s’y dit, on peut s’inscrire et discuter avec quelques personnes. Est ce pour autant que l’on s’approprie l’usage de Twitter ? Je ne le pense pas ! Et c’est le rôle de l’éducation nationale de former les élèves et les étudiants à ces nouveaux modes de communication.

Cette expérience dans Twitter, je pourrais la renouveler, si les conditions s’y prêtent. En effet, je ne pense pas que l’on puisse utiliser Twitter à toutes les sauces et surtout utiliser Twitter pour faire du Twitter. Mais, attention toutefois à surveiller la demande des étudiants. Ainsi, en master 2, les étudiants m’ont demandé de communiquer certaines informations dans Twitter plutôt que sur Facebook ou d’autres services de groupes… Je pense que dans d’autres cas, les étudiants seraient complétement réfractaires !

Quelques modifications sont à apporter effectivement par rapport à l’approche que j’avais entreprise, notamment celle du « Twitter officiel » parmi les personnes qui sont sur l’estrade qui fasse le relais dans les deux sens : depuis la salle vers l’extérieur et de l’extérieur vers ceux qui font l’exposé. Cependant, cela implique que l’ensemble des exposés soit réalisé par plusieurs personnes et non par une seule ! C’est à prendre en compte dans l’organisation extra-twitter 🙂

Le côté double écran me tente également beaucoup, cependant, là, je suis confronté à des problèmes matériels. Mais, rien d’insurmontable.

La diffusion de la présentation en ligne au préalable me semble aussi un incontournable dans le cas d’exposés… C’est aussi un bon moyen d’apprendre par la même occasion les solutions de partage sur Internet.

Me reste le soucis de l’apprentissage de Twitter. Je pense qu’il faut adapter cet apprentissage en fonction des étudiants et certainement se dire que même s’ils connaissent Twitter, ils n’en possèdent certainement pas l’usage !

Par contre, je ne partage pas l’avis des étudiants sur le niveau de complexité des exposés… Ils sont en Master 1, mais c’est un autre débat 🙂

Si vous voulez aller plus loin, différents participants ont réagit dans leurs blog

Quelques articles de Anne :

et du côté des étudiants :

La Voix du Nord était aussi passé nous voir 🙂 Julien Licourt en a tiré une vidéo intitulé Twitter à la fac : une expérience à Lille III 🙂

Mise à jour le 26 dec. :

Le fosse enseignants – eleves se creuse de jour en jour sur Internet

Je n’avais pas prévu d’écrire ce billet aujourd’hui car j’ai toujours un billet intitulé Sans présence t’es mort ou mes devoirs de vacances depuis début juillet sur le feu (maintenant les vacances sont terminées et je dois aussi changer mon titre 😉 et l’on m’a demandé d’écrire un billet pour expliquer ma veille à l’aide de Twitter ou plus largement comment organiser et gérer l’ensemble des informations que je reçois et partage dans les médias sociaux…

Mais, il y a toujours un mais dans ces cas-là, ce lundi était assez singulier au niveau de ce qui se passe à la maison entre mes filles, ma femme et moi au niveau de l’utilisation de l’outil informatique et Internet, donc entre un enseignant, des élèves et un spécialiste du web !

Du côté des parents

Bon, ce n’est pas poli, mais je ne reviens pas sur l’utilisation à outrance que je fais d’Internet dans ma vie de tous les jours 😉 Je pense qu’il suffit de lire ce blog pour se rendre compte de mes pratiques, de mes usages… Je fais partie des pro « usages des nouvelles technologies en classe » (mais pas à n’importe quelle condition) 😉

Passons plutôt les membres de la famille en revue 😉 Premier pilier : ma femme. Enseignante en langue. Un pur produit de l’Éducation Nationale après ses études à Normale Sup. Après avoir été enseignante en lycée, elle intervient en cours « traditionnel » à la fac mais aussi en formation continue toujours dans le cadre de la fac. Elle travailla aussi dans le domaine de l’enseignement à distance (elearning). Vous vous dites. Normal… Ce sont deux accrocs à Internet.
Détrompez vous 😉 Ce midi, elle me demande de regarder sur son ordinateur, car elle a un problème dans Word ! Et là, devant l’écran que je me fais la réflexion qu’un jour je devrais planter son système 9 (oui, oui.. elle est sur Mac avec un système datant des années… J’vous laisse chercher !) qui ne peut plus rien lire d’actuel (dans ce cas, elle me demande de regarder sur l’un de mes ordinateurs après m’avoir dit qu’elle ne comprenait pas pourquoi cela ne fonctionnait pas sur le sien).

Ne la cherchez pas dans Facebook, dans Twitter… le web 2.0, les médias sociaux, les réseaux sociaux n’évoque pour elle que des technologies qui sont sur Internet mais elle ne sait toujours pas (ou presque) à quoi cela sert ! D’ailleurs, cet été, j’ai eu la surprise de l’entendre me dire qu’il faudrait que je passe une heure pour lui montrer ce que l’on peut faire avec ces outils-là !!!! Il est temps 😉 Mais depuis, j’attends que l’on se fixe un rendez-vous sur le sujet… Et puis, son ordinateur (un peu vieux lui aussi) ne supporterait pas ces nouveaux services (enfin, dans l’état actuel).

N’oublions pas que c’est une personne qui a quand même travaillé dans le domaine de l’elearning dans le cadre de l’éducation Nationale, au début des années 2000. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet puisque j’observais ce qui se passait. Petit détail qui a son importance, elle savait avant l’an 2000 rechercher une information dans les moteurs de recherche en indiquant un +, un – ou des «  » pour affiner sa recherche ! C’est pour cela qu’elle a été considérée pendant un temps par ces collègues comme une bête en internet :-))

Et depuis, son usage d’Excel pour calculer ses moyennes et remplir les tableaux qu’on lui fait parvenir, de Word pour préparer ses cours… ses connaissances de l’époque de la préhistoire de l’Internet lui suffise, selon ce qu’elle me dit ! J’ai beau lui expliquer les projets auquel je participe… Rien ne lui fait tilt ! Ah, si, depuis qu’elle est dans le monde Universitaire, elle échange avec ses étudiants par courrier électronique ! Mais, peut-être l’aurait-elle, elle si elle était resté en lycée ?

Bref, vous l’avez compris, j’ai un exemple typique à la maison d’un enseignant d’un certain âge (50 ans, c’est un certain âge, non) qui a évolué avec l’arrivé d’Internet mais qui a juste franchi ce cap et qui ne va pas plus loin.

Elle a dû lire moins d’une dizaine de billets dans ce blog. C’est déjà un exploit, car elle ne suit aucun blog… Comme quoi, l’adhésion aux nouvelles technologies n’est pas seulement une histoire d’entourage et puis, c’est bien connu, nul n’est prophète dans son pays 😉

Et les enfants

Passons aux énergumènes que certains nomment élèves, mes filles. Régulièrement, je vous parle d’elle et de leurs aventures sur la toile. Au passage, leurs exposés sur le Tour de France par deux enfants, en complément de notre voyage de cet été est au point mort car dès notre retour, les ordinateurs qu’elles utilisaient à la maison sont tombés en panne 🙁 et j’ai besoin du mien. Je ne parle pas de celui de leur mère 😉

Vous le savez certainement, j’encadre « l’éducation » au multimédia de mes filles :-)) On pourra y revenir une autre fois. Mais, ce qui est arrivé ce soir est révélateur du comportement des élèves d’aujourd’hui et de demain. Celle qui est en 5e avait terminé ses devoirs de mathématique, mais pour un exercice, nous ne trouvions pas de réponse. Sa mère avait cherché, j’avais tenté de trouver la solution… sans résultat. Je pensais : «pourquoi, ne pas poser la question dans Twitter !».

Par expérience, j’ai appris que parfois certains exercices sont un peu tarabiscotés, et j’étais peut-être passé à côté de la plaque. En plus, comme dirait l’autre, je ne me souviens pas de la leçon que j’ai peut-être eue sur les priorités de calcul sous cette forme. Enfin, les nouvelles calculettes reconnaissances les parenthèses et puis j’ai (re)appris comment cela fonctionnait en ce début d’année.

Bref, alors que j’allais saisir dans la barre d’url l’adresse de Twitter, j’entends une voix à côté de moi qui me dit :«Et pourquoi tu ne cherche pas par Twitter la solution ?» J’dois avouer que je venais de rechercher avec elle une éventuelle solution dans Google 😉

C’est ce que nous avons fait… Nous avons publié l’exercice dans Twitter et comme un buzz c’est rapidement propagé ! Ma fille riait aux éclats de cette recherche d’inconnus pour l’un de ses problèmes… et était joyeuse de voir que eux comme elle ne trouvait pas de solution 🙂 Je donnerai la solution que l’enseignant donnera demain (une erreur d’énoncé ?).

Maintenant, je m’attends dans les prochains jours à avoir une augmentation dans les demandes de ma fille pour poser la question dans Twitter dès le moindre problème 🙁

Le résultat

Tout était dit… En une seule journée, j’avais un résumé de la situation de l’école à la maison, le fossé qui sépare les enseignant des élèves. D’un côté un prof. qui évolue encore à l’époque du web des origines, en face, une élève qui connaît déjà l’intérêt des réseaux sociaux pour travailler, collaborer… !

Et que l’on ne vienne pas me dire que ma fille est plus douée dans ce domaine qu’une autre, je peux vous affirmer le contraire… même si, désormais, parfois elle explique à sa mère quelques manipulations ce qui pourrait donner l’illusion de sa connaissance d’Internet 🙂

Ce fossé, bien évidemment, n’ira qu’en s’agrandissant. Même si ma conjointe s’inscrit à Facebook, Twitter… le temps qu’elle s’habitue à ces outils, à ce nouveau mode de pensé… les jeunes seront déjà sur d’autres technologies : la réalité augmenté ou je ne sais quelle technologie de l’avenir qui remplacera ce que nous connaissons aujourd’hui. Et je ne peux que rejoindre l’analyse de Thierry Klein lorsqu’il dit dans La continuité pédagogique, la grippe, les grèves que «les barrières ne sont plus technologiques, mais se situent dans la force des habitudes, des usages établis. Il faut que les professeurs les intègrent dans leur quotidien.»

Un cours avec les medias sociaux : twitter, blog… en classe pour #Internet2010

De plus en plus d’expériences de cours en liaison avec Twitter sont mises en place… Je ne voulais pas rester à la traîne, seulement, je devais trouver comment utiliser cet outil pendant mes cours et surtout rester en adéquation avec ce que j’écrivais dans Vivre et apprendre avec les médias sociaux y compris et surtout à l’université.

Donc, c’est décidé… Cette année les Masters 1 de l’UFR IDIST (on doit refaire le site) vont travailler avec moi autour de Twitter. Ils ne le savent pas encore (enfin, ceux d’entre eux qui ne me lisent pas apprendront la nouvelle dans quelques jours 🙂

Comme je le dis dans Internet 2010, l’état du net, ce projet avait pour origine un cours sur l’état des lieux d’Internet que je traite sous forme d’exposé.

Donc, comme chaque année dans quelques jours, je vais distribuer les sujets… :

Autour du HTML

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  • CSS
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  • XHTML
  • XML

Les outils

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Autres langages du web

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  • Flash
  • Ajax
  • Flex

Les autres thèmes

  • Accessibilité
  • Identité numérique
  • Nomadisme
  • Interfaces riches
  • Web 3

Comme à chaque fois, les étudiants effectueront leur présentation « PowerPoint » en classe que je commenterais… Ainsi, dans le site dédié à Internet 2010, chaque semaine, vous aurez deux versions des présentations et de l’exposé mis en ligne. Peut-être même que vous aurez droit à des versions en rapid elearning. Normalement, l’université est équipé d’un TBI (Tableau Blanc Interactif), reste à convaincre les étudiants de le mettre en place, de l’utiliser…

Mais, jusque-là, il n’y a pas beaucoup de différence avec ce que je pratiquais les autres années. Alors, pendant la conférence de nos amis Canadiens (et confirmé pendant Ludovia), je pense qu’il est possible d’utiliser Twitter pendant ce cours. Cela offrira en plus l’avantage que les autres élèves soient moins passifs à l’écoute de leur camarade. En effet, pendant ces cours, je vais interdire le papier et le crayon. La prise de note s’effectuera dans Twitter.

Chaque semaine ou presque d’ici la fin de l’année civile, chaque mardi de 8 h 30 à 12 h 30, je ferais sortir la fac de ses murs… En effet, vous pourrez suivre deux exposés des étudiants par semaine en direct (ou en différé) car nous utiliserons #Internet2010 pour marquer nos billets (enfin, non, ils utiliseront #Internet2010 pour marquer leurs billets) accompagné d’un autre hashtags pour la thématique du jour. Mais, vous pourrez aussi intervenir, pour commenter, annoter… !

Normalement, nous devrions avoir deux exposés sur chacune des thématiques (désolé, j’ai deux groupes !).

Un résumé de cette prose de Twitter sera également réinjecté dans le blog Internet2010 où les débats pourront également continuer.

Une fois ce matériel accumulé, je propose aux quelques personnes qui m’ont rejointes dans ce projet de mettre en forme, d’harmoniser les textes, les illustrations… afin de mettre tout ce contenu sous la forme d’un livre…

Si vous pensez que ce projet est une bonne idée, digne d’intérêt, n’hésitez pas à en parler autour de vous. Nous parlons tous (enfin, tous, ceux qui sont concernés par les réseaux et les médias sociaux, l’ex. web 2) de la nécessité de partager, de collaborer… c’est l’occasion ou jamais de prouver l’efficacité de ce que nous prêchons…

J’ai mis également en place un compte Twitter spécifique :@Internet2010 afin de répondre en ligne sur Twitter à vos questions, vous avertir du thème des prochaines séances… J’ai encore une hésitation… faire utiliser ou non ce compte par les étudiants pour publier leurs infos dans le cadre de cet exercice.

D’autres personnes autour de moi enseignent déjà avec Twitter comme David, François Jourde…

Pour aller plus loin dans l’usage de Twitter en cours, voici quelques liens :

Ludovia 2009, c'est fini… enfin presque !

Difficile d’écrire, malgré les attentes, un compte-rendu de la semaine qui vient de se dérouler à l’université d’été de la e-éducation et du multimédia ludo-éducatif : Ludovia….

Cet exercice est d’autant plus difficile que Mario Asselin et Caroline, mes co-animateurs du barcamp et principaux commentateurs dans Twitter durant l’événement ont déjà réagi. Mario dans : C’est reparti à Ludovia, Animer pour apprendre à Ludovia et Le lieu en tant que capital de traces et Caroline avec son bilan subjectif de ce que j’ai vu, lu et entendu à Ludovia (et aussi un peu dit, d’ailleurs). Même Ludovia a déjà publié la conclusion de ces rencontres.

Pour commencer, je voudrais remercier Ludovia de m’avoir invité pendant cette semaine à Ax les Termes 🙂

Les rencontres…

En préalable, je vous conseille de lire le suivi que nous avons tenté (avec Caroline et Mario) de mettre en place dans Twitter #ludovia09. Toutefois, certains entretiens m’ont échappé, dû à la multiplicité des événements ouverts ou non à tous. C’est aussi sans parler des rencontres informelles, parfois plus enrichissante sur la vraie vérité que les débats officiels, mais j’y reviendrais.

Précision également de suite les raisons de ma présence : je devais co-animer une soirée Barcamp sur le thème des réseaux sociaux et de l’éducation. Donc, j’étais un peu un électron libre dans cette foule (500 participants) ce qui explique peut-être mon point de vue !

Si je devais résumer cette édition de Ludovia, un mot me viendrait à la bouche : ENT (Espace Numérique de Travail)… Les ENT étaient partout présents ou presque…

Second fait majeur qui bruissa pendant la semaine : l’enquête sur le programme «un collégien, un portable» dans les Landes, diversement interprété. Je pense que c’est une piste à poursuivre quel que soit le côté sombre des résultats.

Les « familles » et l’implication des familles (le cahier de texte numérique n’est peut-être pas la seule attente des parents) étaient une thématique également récurrente.

Bref, ces sujets correspondaient exactement au profil et aux préoccupations de nombreux présents : collectivités territoriales, ministère… Pour ma part, j’ai trouvé les enseignants peu représentés et notez l’absence des chefs d’établissements ! Caroline remarque elle l’absence des femmes (bien que 😉 Les parents et les enfants (ou adolescents) étaient quasi inexistant… Un seul enfant, quelques membres représentatifs des parents par ci, par là (en fait, j’en ai surtout repéré un seul, deux avec moi !).

J’ai été déçu par le niveau de certaines présentations. Par exemple, celle des TBI… mais je pense que cela n’est pas propre à Ludovia. J’y reviendrais certainement lors de la publication des résultats du concours de Speechi : Speech’ards, dans quelques jours. En tant que membre du jury, j’ai découvert les propositions en avant-première 😉

Mais revenons-en à quelque réflexions que je pense plus constructives pour ma part… Je ne suis pas intervenu lors des débats et pour cause, je me serais peut-être faits lynché ! 😉 Comment dire à une population visiblement tout acquise aux ENT que c’est fini des ENT, il est déjà trop tard ! Enfin, en apparence !

Lors d’une présentation des ENT le mardi après-midi, donc en début de l’université, une slide m’a fait réagir dans Twitter et poser la question sur l’avenir des ENT… Il était indiqué que les ENT avait été créé en 2003, en 2006 un plan de poursuite avait été engagé par le Ministère. Seulement, la plupart des ENT sont des coquilles vides. On est donc reparti pour 3 ans… 2009 – 2012 pour remplir ces ENT dont l’instigation remonte à 2003… 10 ans dans le monde d’Internet : combien de génération à l’échelle du net. Remplir avec quoi et pour quoi faire ? Certaines régions, dont celle du Nord-Pas de Calais, ont agi différemment… Je suis curieux de voir 😉

Au passage, je ne sais pas si le représentant de l’Académie du Nord a pris conscience de l’importance de l’apprentissage des dangers d’Internet, de l’identité numérique… dans les collèges (j’avais brièvement résumé les mésaventures relatées dans ce blog). Sa seule réponse a été : «on va donner une vidéo conférence au chef d’établissement à la rentrée pour les alerter sur le sujet». On est loin de ce que réalise l’académie de Versailles sur le sujet depuis plusieurs années !

Mais revenons à ces ENT… Il est amusant de constater dans un commentaire chez Mario qu’à la fin de l’université, on parlait des ENT au passé ! J’avais déjà eu vent de cela sur place 😉 Moi-même, j’en avais discuté, dès le premier soir, et le responsable me disait que la question pouvait effectivement se poser.D’ailleurs, lors d’une autre conférence, il fit référence à nos entretiens, si j’ai bien tout compris ;-))

Surprenant ce décalage entre le discours officiel en présentation et les à-côtés…

Et puis, l’autre aspect des ENT qui me donne des « boutons », c’est cette impression de concentration ! Tout chez nous, rien à l’extérieur (ceci explique en parti le débat sur l’intégration des familles !) Cela me rappelait les discours de l’université lors de l’université Vivaldi où les productions des étudiants devaient rester dans Moodle (j’vous expliquerai bientôt ce que j’ai prévu de faire avec les étudiants cette année au premier trimestre en mêlant Twitter, SlideShare, blog…).

D’ailleurs, les médias sociaux, le web 2… (attention, j’vais exagérer), j’attends toujours que l’on en parle à Ludovia ! Ah, si le représentant de la Catalogne l’a évoqué officiellement à plusieurs reprises.

Sinon, j’ai presque la confirmation que la fracture numérique telle qu’on l’entend avec le taux d’équipement, de connexion… est presque résorbée.

Je persiste et signe pour dire qu’une autre fracture numérique existe désormais : savoir ou non utiliser efficacement l’outil informatique et Internet en particulier.

Lorsque j’entendais les statistiques sur les parents, jamais je n’ai su ce qu’il faisait sur leur ordinateur ! Il joue ? ils sont sur le web pourquoi faire ? je constate ce que font les gens autour de moi ! Je suis entouré de « béotiens » en Internet et parfois en informatique. Cela me permet de relativiser certaines choses !

Bref, vous l’avez compris nous étions dans un dialogue état – région qui connu son summum lors de la prestation d’Henri Emmanuelli, le président du Conseil Général des Landes qui réjouit tant de personnes dans l’assistance ! Mais, dans ce dialogue, on pouvait remarquer également que les bonnes volontés étaient également une question d’homme ! Si la bonne personne se trouvait au bon moment en relation avec les personnes adéquates : les projets avançaient, sinon… Une situation qui semble équivalente dans les établissements. Sans « meneurs », il n’y a pas de résultat.

J’en reviens à ma pauv’ région, je ne pense pas que les problématiques d’éducation et de nouvelles technologies devraient beaucoup avancer dans la région avec la non-impulsion de l’Académie par exemple !

Du côté des enseignants

Mais ce danger de «consanguinité» risque de contaminer également le corps enseignant.

À la réflexion, il existe un microcosme d’enseignants. Si vous prenez les enseignants qui interviennent dans les différentes associations ou regroupement d’enseignants, on s’aperçoit assez vite que ce son toujours les mêmes qui sont présents quelle que soit la structure.

Et dire que quelques jours avant lors d’un rendez-vous, on discutait avec mon interlocuteur (un site de référence dans le domaine de la communication) sur le plan marketing du danger de trop vouloir focaliser et se restreindre à une cible communautaire de plus en plus affinée… C’est de lui que vient le terme consanguinité 😉

D’ailleurs, encore aujourd’hui, dans le cadre d’une autre manifestation, on me demandait si je connaissais des noms d’enseignants utilisateurs de nouvelles technologies dans la région (en simplifiant) ! Évidemment, les noms que je fournissais étaient toutes des personnes que tout le monde connaît et il existe un gouffre entre ces enseignants à la pointe du progrès (groupe dans lequel je me situe au niveau de l’enseignement universitaire, je pense) et le reste de la population des enseignants ! Comme le qualifiait mon interlocuteur, on trouve beaucoup de formateurs de formateurs, mais peu d' »élus » pour l’instant.

Ceci explique peut-être aussi le décalage dans les résultats de l’enquête dans les Landes, en ce qui concerne les enseignants et les enseignements. J’avais écrit en son temps que les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir… Seulement, comment l’avouer publiquement !

De plus, l’adhésion à un groupe n’est peut-être pas significative… J’en suis l’exemple type, même si je suis plusieurs regroupements d’enseignant, je n’accepte plus depuis longtemps de rejoindre une « unité » de ce type. Et cela, pas seulement dans le domaine de l’éducation (certain dans le Nord le savent dans d’autres domaines ;-). Ce n’est pas pour autant que je ne peux pas être une force de proposition ou de critique par ci ou par là…

D’ailleurs, c’était assez amusant de voir qui suivaient nos tweets… J’suis pas certains que c’était des enseignants. Loin de là vus les échos que j’ai eus. On trouvait des formateurs de formateurs, quelques parents, des anciens enseignants, des pro-am… mais peu voir pas d’enseignants « standard ».

Je ne pense pas que le C2I dans les IUFM transforme comme par magie cet état de fait…

Autre réflexion que je me faisais pendant ces journées à Ax les thermes… les tentatives de rencontres blog en Nord qui abordaient le sujet de l’éducation ont été des bides… et de là à penser que l’enseignant n’est pas concerné, il n’y a qu’un pas que je franchi allégrement. En réalité, non… Nous n’avons pas trouvé avec Blog en Nord le moyen d’impliquer l’enseignant dans cette démarche. Mais n’est-ce pas le même soucis à Ludovia ? Est ce que nous ne « volons » pas trop haut par rapport à ce public ? Est ce que leurs préoccupations au niveau numérique n’est pas ailleurs ?

D’ailleurs, cette implication dans l’emploi d’Internet à son revers. Je me demande si certains enseignants pensant bien faire demandent aux élèves des choses incongrues à faire sur Internet. Simplement dans le dessein de pouvoir dire : «j’ai fait ou j’ai utilisé Internet pendant mes cours !».

Le débat, hors conférence, sur les formations à l’outil ou à l’usage était d’ailleurs assez révélateur de cela. Pour moi, c’est un compromis avec les deux. Sans connaître l’outil, je ne peux pas en voir l’usage… et sans avoir d’idée sur l’usage, je ne peux pas savoir de quel outil j’ai besoin !

J’irais même plus loin (on me le reproche parfois car je diffuse dans Twitter beaucoup d’outils), il faut multiplier l’offre des outils, en présenter un maximum afin que l’enseignant trouve l’outil le plus adapté à l’usage qu’il veut en faire… En parallèle, il faut multiplier les présentations d’usage tout azimut… Les deux vont de pair et l’un ne va pas sans l’autre…

Quand je dois choisir un outil pour travailler dans un domaine, j’explore une multitude d’outils pour trouver celui qui me convient pour le type de travaux que je réalise. L’exemple typique dans mon cas est le MindMapping… où aucun outil n’est l’outil idéal, et donc, j’en emploie plusieurs.

Seulement, j’ai une très bonne connaissance de mon environnement informatique et d’Internet qui a été acquis au cours des années… Ainsi, lors des conférences sur les médias sociaux on me dit souvent que j’ai l’avantage de connaître « parfaitement » tous ces outils et donc de gagner du temps…

C’est identique dans d’autres secteurs. Je raconte souvent une expérience que j’avais menée à Sup Info Com… J’avais demandé à des étudiants combien de temps ils mettraient pour réaliser un travail spécifique sur Photoshop et de m’expliquer comment il procéderait. Résultat, j’avais deux réponses : quelques heures ou une semaine ! Question de connaissance de l’outil simplement ! C’est toujours vrai plus de dix ans plus tard.

et les familles…

Lors d’une conférence, Caroline lança : «on devrait créer un syndicat des parents !». Je glissais que j’avais déjà pensé créer un site où les parents pourraient s’exprimer sur le sujet de l’école ! C’est vrai… Pourtant, je ne l’ai jamais mis en place et ne le mettrai jamais en place.

Pourquoi, je ne créerai jamais ce site ? Pour deux raisons. La première, par manque de temps. C’est déjà une bonne excuse 🙂 Ce type de site demande une modération démoniaque… et quel est le juste milieu à obtenir pour une communication claire… je m’explique. J’ai l’impression que chaque parent vit le système éducatif différemment… Tout parent aimerait que son enfant soit éduqué selon ses principes…

Appartenant depuis 10 ans aux sphères des parents d’élèves, j’ai pu m’apercevoir de ces attentes différentes. Qui plus est, cela ne concerne principalement que les représentant des parents qui siègent dans les différentes assemblées…

Les points de vue et les attentes de ces représentants sont parfois complètement divergents (et je ne parle pas de point de vue de fédérations de parents d’élèves…) sur des sujets primordiaux. Certains sont adeptes de la nouvelle politique du « moins pire », d’autres visent l’excellence… sans parler des considérations dues aux orientations politiques, religieuses des uns et des autres, ou encore selon le cursus éducatif qu’ils ont suivi pour leur part. Bref, chacun voit midi à sa porte.

Et puis, second effet, révélateur également dans les différentes instances éducatives… il y a les parents non enseignants et les parents enseignants ! C’est là que l’affaire se corse… Jusqu’ici, j’ai eu l’impression que le corps professoral dans ces cas-là se ressoudait ! Nous, parents non enseignants (dans ces cas-là, je me considère comme non-enseignant 😉 avons devant nous souvent un bloc : enseignants de l’établissement et parents d’élèves enseignants. Si, si, j’vous assure, parfois, on m’a fait avaler des couleuvres comme cela ! Tiens, faudrait que les parents enseignants ne soient pas admis comme représentant des parents d’élèves 😉 (je précise, c’est pour rire !!!)

Donc, je veux bien créer un site pour que les parents puissent s’exprimer à plusieurs conditions : qu’ils soient du même avis que moi sur tout ce qui touche l’éducation… On ne serait pas nombreux, je vous rassure ! Et puis, si j’interdisais l’accès aux parents qui sont enseignants, il n’y aurait personne. Car le problème est également là ! Qui dans les parents se soucie de l’éducation de ses enfants concrètement ? Tous les parents ! C’est évident, non ? La réalité est tout autre !

Dans les instances auprès des établissements scolaires, heureusement que les parents enseignants sont présents pour représenter les parents, sinon, nous n’attendrions que rarement le nombre de représentants nécessaires.

Si je prends le sujet d’Internet… Ne parle t-on pas en général de démission des parents dans ce domaine ! Je persiste à dire que si la formation des jeunes est nécessaire, la formation des parents à leur rôle d’éducateur dans ce domaine l’est aussi ! Donc, pour moi, les chiffres annoncés dans l’étude sur les Landes n’ont rien de surprenant, ni d’effrayant…

Par contre, dans le cadre de Ludovia, j’aurais aimé trouvé un groupe de « vrais » parents (non-profs. quoi), intéressé par la thématique de l’éducation et des nouvelles technologies. Je serai curieux de connaître leur réaction… C’est certainement mon côté « web 2.0 » qui veut cela 😉

Donc, un groupe de parents, mais aussi un groupe d’enseignants non-spécialistes afin de pouvoir prendre le pouls de l’ensemble de ce mixage 😉

Le colloque scientifique

Quand je dis que Ludovia était riche, ce n’est pas une expression vaine… Ludovia depuis l’origine est organisé en parallèle avec un colloque scientifique. En parallèle semble le terme adéquat car je n’ai pas l’impression que beaucoup de monde passe d’un milieu à l’autre hormis lors des repas !

Pourtant, comme Mario (Le lieu en tant que capital de traces), j’ai été bluffé par Daniel Poitras, un historien, qui a relu Michel de Certeau dans le texte et qui réactualise cette lecture au travers du numérique ! Les traces de notre histoire sur net… Comme l’écrit Mario qui était mon voisin, réflexion à poursuivre…

Il était également question de traces lors de l’ouverture de ce colloque scientifique avec Alain Mille. Mais, cette fois, les traces que nous laissons pouvaient êtres retravaillés… afin de fournir un moyen d’échange d’information dans le but de formation, de mémorisation d’enchaînement de séquence… Une fois encore, la réflexion est à poursuivre…

Et Twitter dans tout cela

Fort de l’expérience lors de la conférence de Michelle, Philippe et Claude à Lille (rappelez vous mon compte-rendu simplement avec les twitters des personnes dans la salle), il me semblait naturel de faire la même chose à Ludovia…

Après avoir fixé avec Caroline le hashtag nécessaire #ludovia09, au fil du temps nous avons twitté pendant les interventions des uns et des autres. Mario évidemment nous a rejoint…

Très vite, quelques personnes ont relayé l’information comme quoi l’on pouvait suivre l’événement sur Twitter… et c’est avec un brin de fierté que l’on c’est retrouvé plusieurs jours dans les 5 hashtag du jour en français ! Je me demande d’ailleurs, à vous de me confirmer ou de m’infirmer, si ce ne serait pas le premier événement hors conférence Internet relayé pendant plusieurs jours par Twitter en France ?

Bref, au fil des jours, nous avions nos habitués… parfois même certains « râler » gentiment car nous n’alimentions pas de commentaires 🙂 Nos habitués ? Des « formateurs de formateurs », des pro-am…

Rares étaient les présents à Ludovia qui suivaient nos propos. Pourtant, ils étaient nombreux à utiliser un portable lors des conférences ! De notre côté, j’ai remarqué que plusieurs questions venaient directement de Twitter 🙂 Ah, je rêve d’une conférence avec les tweets en projections en arrière-plan 🙂

C’est ce soutien les jours précédents qui nous a donné l’idée d’ajouter les personnes de l’extérieur (de Twitter) à l’organisation de notre Barcamp. Mario raconte tellement bien le déroulement que je ne reviens pas sur le sujet et Florence (qui justement était de l’autre côté de la barrière) revient sur le sujet !


Autre satisfaction personnelle, j’suis content d’avoir « converti » François à Twitter pour ce genre d’événement. Seul, son droit de réserve l’a empêché d’utiliser en toute liberté cet outil auquel il était inscrit, mais qui restait sans usage ou presque jusque-là !

Attendons maintenant les photos de cette année (des images de notre soirée Barcamp sont déjà en ligne) et la prochaine version de Ludovia, en 2010… J’pense que je saurais me libérer si les organisateurs m’invitent à nouveau 😉

Ludovia 2009, j'y serai

La 6ème édition de Ludovia (l’université d’été de l’e-éducation et des applications multimédia ludiques et pédagogiques) qui se déroulera à Ax-les-Thermes du 25 au 28 août est placé sous le signe des réseaux sociaux et des coopérations cette année.

Initié, par Ariège Expansion, agence de développement économique de l’Ariège et le Conseil Général de l’Ariège, Ludovia a pour vocation la rencontre et l’échange de quatre mondes qui ont rarement le temps ni l’occasion de se retrouver : l’industrie (éditeurs et constructeurs), la recherche, les collectivités locales et l’enseignement.

Chaque journée sera ponctuée en soirée de BarCamps thématiques organisés par les partenaires VIP de ludovia (les réseaux sociaux dans l’éducation, iTunes, le Podcast, …) C’est dans ce cadre que j’interviendrais. N’hésitez pas à me faire signe dans ce blog, sur Twitter (@erdelcroix) ou sur Facebook notamment, si vous aussi êtes présent durant ces quatre jours 🙂

Mais je ne suis pas seul, à intervenir, loin de là, lors de ces quatre jours en perspective bien remplis (le programme est en ligne ainsi que l’inscription). Mais, voici la longue liste des intervenants :

  • Ahmed KSIBI
  • Alain Séré
  • Alexandre Pajon
  • Alexandre Titin-Sneider
  • Armelle BERTRAND
  • Augustin Bonrepaux
  • Benoit Godart
  • Benoit LAFON
  • Birgitta DRESP-LANGLEY
  • Caroline Jouneau-Sion
  • Catherine Novel
  • Céline BRYON-PORTET
  • Chantal PARPETTE
  • Claudy Lebreton
  • Cyril voidey
  • Daniel POITRAS
  • Daniel Subervielle
  • David MORIN ULMANN
  • Eric Delcroix
  • Eric Sanchez
  • Etienne Armand AMATO
  • Fabien Crégut
  • Fanny GEORGES
  • Franck Tarpin-Bernard
  • Gérard Borios
  • Gilles Braun
  • Grégory MIURA
  • Hélène Ormière
  • Henri Emmanuelli
  • Jacques BRUNET-GEORGET
  • Jamila BOUSSAA
  • Jean Bayet
  • Jean-Christophe PLANTIN
  • Jean-Louis Attané
  • Jean-Marc Patru
  • Jean-Pierre Bel
  • Jean-Pierre Quignaux
  • Jean-Yves Capul
  • Jérémie VALENTIN
  • Joël Boissière
  • Julien Llanas
  • Laurence Barthe
  • Lucile Donnat
  • Manuel SIABATO
  • Marielle CHAUVIN
  • Mario Asselin
  • Martin Malvy
  • Michael Stora
  • Michel Hagnerelle
  • Michel LAVIGNE
  • Michèle Drechsler
  • Miguel Angel TORRES
  • Nicole PIGNIER
  • Olivier Cappelle
  • Olivier Dugrip
  • Pere Marquès
  • Pierre Garnier
  • Pierre-Louis Ghavam
  • René SAINT-PIERRE
  • Richard Ramos
  • Robert Bouchard
  • Serge Bergamelli
  • Sophie Bachmann
  • Stephane Leroy-Therville
  • Sylvain GENEVOIS
  • Thibaud HULIN
  • Thierry GOBERT
  • Thierry SERDANE
  • Thierry Serdane
  • Yasmine BOUMENIR
  • Yves-Armel Martin

formation professionnelle en 2009

Cadremploi et Kelformation ont réalisé une enquêtes par questionnaire sur la formation professionnelle des cadres.

  • les cadres pensent «carrière»et les RH répondent «compétitivité».
  • les cadres sont 56% à envisager de financer eux-mêmes leur formation
  • 80% des cadres considérent la formation professionnelle comme un moyen d’accroître leur employabilité et de passer plus facilement la crise
  • plus de 60% des moins de 40 ans considèrent la formation professionnelle comme un investissement rentable pour leur carrière professionnelle
  • les responsables formation sont 84% à souhaiter ne pas augmenter leurs budgets en 2009, 1/3 souhaitent le réduire

Le résultat de la synthèse de l’enquête est en ligne.

Je ne pense pas contrairement à ce qu’indique Kelformation que la vente directe de formations aux salariés arrive. Le DIF devrait être d’abord mieux employé et le prix des formations est rédhibitoire pour un particulier. Par contre, pourquoi pas un nouveau mode de commercialisation sur le marché de la formation en perspective, mais lequel ?

En tout cas, si vous recherchez un intervenant lors de vos séminaires internes ou pour une formation PAO, une formation Photoshop, une formation Indesign, une formation Illustrator, une formation aux CMS (Joomla, Drupal…), une formation web 2.0, une formation aux réseaux sociaux, une formation aux médias sociaux, une formation à la rédaction web, une formation au contenu web, une formation à Facebook, une formation à l’e-reputation… n’hésitez pas à me contacter 🙂

Je n’ai pas encore mis mes sites à jour concernant la formation : ed productions, ed formations… car, je ne me déplace plus guère que sur la région Nord, la belgique et sur Paris !

Les communautés virtuelles et leurs applications en pédagogie

l'affiche de la conférenceLes communautés virtuelles et leurs applications en pédagogie, c’est le théme de la conférence à laquelle je participerai en compagnie de Jean-Paul Pinte lors de la journée de la délégation régionale (Nord-Picardie) de l’ADBS. L’ADBS pour mémoire est l’Association des professionnels de l’information et de la documentation.

Cette journée se déroulera le 9 avril et la conférence débutera à 17 h (fin prévue 19 h) à dans la salle du conseil de l’Université Catholique de Lille (60 boulevard Vauban)

Les bras m'en tombent

Ce soir, je participais comme membre des parents d’élèves au Conseil d’Administration du collège de ma fille.

Comme de coutume, nous devions poser nos questions au préalable. Et moi, j’avais un problème depuis pas mal de temps. En effet, une enseignante avait créé un blog, pas celui du collège, non, un blog perso qui ne devait pas être connu des parents, que l’enseignante faisait « en cachette » avec ses élèves… Ce qui me gênait également dans cette démarche, les photos prisent à l’intérieur de l’établissement sans autorisation selon moi.

J’évoque le sujet avec l’enseignante lors d’une rencontre parents-profs et elle me dit avoir fait signer une autorisation en début d’année. Depuis, j’ai relu ce que j’avais signé et je pensais que cela concernait le blog ou le site (mais là aussi c’est flou) du collège, mais je n’ai jamais eu l’impression de signer quelque chose pour que des images de mes enfants soient diffusées sur Internet comme cela. D’ailleurs, est ce que tous les parents autorisaient ou non la publication des images ? Je n’ai vu dans le site aucun visage flouté, caché…

Les personnes (complètement externe au problème) qui ont vu le site lors des formations que je donnais dans le domaine de l’identité numérique, du droit sur Internet, sur des exemples de dérives du web 2… me disaient toute que je devais dénoncer le site (police, rectorat…) ! Mais, j’n’aime pas dénoncer… C’est aussi le boulot d’autres personnes me semble t-il et après tout, on est adulte, on peut en discuter entre gens sages, trouver une solution…

Avant le CA, voici une quinzaine de jours, un vendredi soir, nous avons eu une réunion des parents d’élèves. Pendant cette réunion, j’ai exposé le problème que j’avais. Par miracle, le blog a fermé le lundi ou mardi suivant ! Mais j’ai toujours les pages en archive dans mon lecteur de flux RSS et puis, mon ami Google possède des archives… Merci Google 😉

Mais j’avais toujours ma question à poser… je n’ai pas encore dit laquelle 😉 Le blog étant fermé, la situation était compromise.Mais, un autre événement eut lieu : des gamins ont pris des photos avec leur appareil en classe pour les mettre sur leur blog. Je pouvais donc légitimement poser ma question : Quelle est la position du CA sur les sites et blogs d’enseignants et d’élèves ! Qu’est ce qui est mis en place pour expliquer les « dangers » et droits d’auteur sur Internet !

Ce soir, au CA, vient le moment des questions. La principale fait remarquer qu’elle ne comprend pas la question.J’explique pour commencer l’existence du blog de l’enseignante. La direction n’est absolument pas informée. Surpris mais possible. Elle ne sait pas. Puis la discussion vire. On essaye de noyer le poisson dans l’eau. J’apprends, attention lecteurs fidèles, vous risquez un soucis de santé, j’apprends que ce que je cherche, c’est à interdire le blog et le site du collège ! Gloups…

Au passage, le blog de l’enseignante me paraissait beaucoup plus spontané que le blog « officiel » de l’établissement où tout est filtré ! On m’a encore bien dit ce soir, que l’on ne laisserait pas diffuser « n’importe quoi » dessus (au passage, les parents n’ont pas la possibilité d’écrire des articles, mais ils peuvent juste laisser un commentaire 🙂

Et tiens, il faudra que la prochaine fois qu’un journaliste m’interview sur l’éducation et le web 2, je lui précise que je cherche à interdire le blog et le site d’un collège. Un comble. Cela ne m’empêche pas de travailler sur le site des parents d’élèves de l’établissement qui lui sera ouvert à tous : parents, enfants, enseignants et même direction, j’suis pas sectaire 🙂 Dommage, ce sont des journalistes dans le domaine de l’entreprise et dans celui de l’info doc qui doivent m’interviewer dans les jours qui suivent 🙂

Ensuite, la principale est parti dans une dérive qu’elle n’avait pas à surveiller le blog des élèves, que c’était leur vie privée… C’est un fait. Mais, ce n’est pas la question que je posais… Qu’est ce qui est fait pour prévenir les élèves des problèmes on va dire d’identité numérique pour simplifier et être à la mode (euh, si le personnel du collège lit ce billet, qu’il sache que j’interviens également dans cette thématique et que malgré les apparences et mes discours, j’y suis très pointilleux concernant les jeunes… Oui, je sais, je cumule les casquettes 😉

À ce moment, j’ai commencé à entendre des voix d’enseignants qui disaient que pour elles aussi une information serait nécessaire :-)) Et puis d’autres parents ont dit : pour les parents aussi !

Et là, comme réponse, la direction m’a dit que ce n’était pas le rôle du collège ! Glups… C’est exclusivement le rôle des parents. Monsieur le Ministre, vous en pensez quoi ? Madame la secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, auprès du Premier ministre, vous en pensez quoi ?

Ce que j’attendais est arrivé. Le mot B2i a été laché ! Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le B2i et comment il se déroule, Je n’ai pas le niveau B2i école devrait vous éclairer, même si l’exemple date du primaire 🙂 La principale pris le mot au vol… et je n’ai même pas écouté les louanges du B2i.

Seul écho positif, lorsque j’ai dit que l’on pouvait faire intervenir un spécialiste de l’extérieur… (mais je crois avoir entendu, la principale dire qu’il y avait aussi des spécialistes dans le domaine au sein de l’éducation nationale !).

Avec le ton qui ne me plaisait pas (on ne m’impose rien, on me demande gentiment :-), elle m’a dit que si j’avais des noms je pouvais lui fournir (certainement comme mes cartes de visite qu’elle a perdu à la suite du premier CA…).

Un peu énervé, car je dois lui faire un compte-rendu grosso modo de l’état des lieux par écrit et qu’elle me répondra lors du prochain CA (et puis quoi encore, j’peux lui faire un audit à l’œil si elle veut ! alors qu’il aurait été si simple d’en discuter calmement) donc, un peu énervé par cette première demande, je lui ai répondu qu’elle pouvait m’envoyer un mail pour me poser la question…

Comme on le voit, l’ambiance est tendue… et désormais, méfiez vous si vous parlez d’éducation et d’Internet avec moi, je suis un « dangereux terroriste », limite technophobe… Faudra également que certains sites, blogs, journaux, etc. revoient leur jugement sur moi…

Bon, c’est pas tout cela, j’m’en vais voir où en sont les inscriptions au débat en ligne sur Twitter et l’enseignement (la nouvelle séance) que j’organise (pardon que Blog en Nord avec les IDEMM organisent). Mais, je viens de comprendre, effectivement, je ne veux pas d’un blog et d’un site pour le collège, je rêve que les élèves aient tout accès depuis leur salle de classe à Twitter, à Facebook… Voilà l’explication 🙂

Cet événement illustre bien l’un des freins à l’évolution des mentalités sur Internet. Merci la direction… Mes enfants sont informés, pas les autres et je trouve cela dommage, très dommage 🙁