Vers des supports de cours numériques

J’ai commencé en me disant : »je vais lui laisser un commentaire ». Alors que je l’avais presque terminé, je me suis dit : »non, je dois en faire un billet, c’est trop long pour un commentaire ».
Donc, reprenons l’histoire depuis le début. Dans un billet intitulé : Ressources pédagogiques sur blog, Bruno Richardot nous dit utiliser son blog comme point d’accès à ces supports de cours.

Moi aussi je ne donne plus de photocopies… mais des liens, des documents en ligne par l’intermédiaire de ce blog ou dans les groupes de diffusion propre à mes étudiants à l’université…
Autre exemple, une prof. de langue est entrain de basculer pour remettre une partie de ces documents directement par envoie de PDF plutôt que de passer par les traditionnels photocopies et services de reprographie des établissements scolaires ou universitaires… Elle ne peut que le faire partiellement pour l’instant. Dans quelques années, ce sera peut-être différents. Possédant l’ensemble des adresses de courrier électronique de ces étudiants, elle a du juste apprendre à créer un groupe pour effectuer un seul envoie. De plus, cette solution évite l’ensemble des problèmes de délais, de prévision sur le nombre d’exemplaires dans la reprogrpahie et il est possible d’intervenir sur ces documents jusqu’à la dernière minute (c’est l’une des raisons pour lesquelles les manuels des logiciels sont désormais sous cette forme eux aussi).

Je parle d’enseignants qui travaille en présentiel, pas de e-learning.
C’est peut-être aussi simple que cela l’utilisation des TIC ou TICE. Certain cherche à savoir comment débuter ? Peut-être par cette démarche : arrêter de fournir des supports papier mais donner des supports numériques.

Curieusement, pour une fois diront certains, je trouve que le monde des enseignants universitaires (les enfants du primaire et des collèges ne possédent pas tous d’une connexion à internet chez eux, ni d’une adresse de courrier électronique) est sur ce point en avance par rapport au monde de l’entreprise. À priori, la solution des supports numérique comme support de formation surprend le monde de l’entreprise. C’est une solution qui a beaucoup de difficulté à être accepté par les stagiaires qui préférent encore, dans leur grande majorité, le bon vieux supports papier.
Au passage, les supports de cours ont pris beaucoup d’embompoint ces dernieres années. On ne compte plus le nombre de centres de formation qui jugent un support de cours au poids (et au prix). J’ai toujours été opposé aux supports qui remplacent les manuels. Support de cours n’est pas égal à manuels, l’usage de l’un n’est pas l’usage de l’autre. Et quelque part souvent pour les formations en entreprise, le support de cours a pour simple effet de rassurer les stagiaires. Rares sont ceux qui le consulte pendant ou après une formation (je parle bien de formation en entreprise). Et combien de fois, revenu sur les lieux d’une formation 6 mois ou un an plus, je demande à consulter le support remis lors d’une précédente prestation pour une raison quelconque… Les stagiaires sont bien embêtés… Ils ne savent plus où il se trouve ? Ils reconnaissent l’avoir déposé quelque part en prévision de le lire un jour… Parfois, j’ai eu la surprise de trouver le support qui servait à coincer un écran d’ordinateur…Mais, je dois reconnaitre que j’ai un stagaire en entreprise sur trente à quarante environ, qui consulte ce support. Cela m’est arrivé la semaine dernière. Ils sont rares mais ne le savent pas…

C’est pour eux que dans le cadre des formations ED Productions, nous donnons toujours des supports de cours, un par stagaire 😉 en complément des liens qui se trouvent dans ce blog ou que les formateurs communiquent par mail…

Mais revenons-en justement aux supports de cours en PDF, je connais des centres de formation qui utilisent ce genre de procédé. Un CD est remis en fin de formation aux stagiaires. Et là encore, j’ai déjà assisté à des discussions car les stagiaires revenaient pour une autre formation et râlaient car ils n’avaient justement pas eu cette fabuleuse preuve qu’ils avaient suivi la formation : un support de cours en bonne et dûe forme. Petit problème, il n’avait jamais ouvert le CD et ne c’était pas posé la question de ce qu’il pouvait contenir. Je pense notamment à un centre où l’on précise en remettant le CD qu’il contient le ou les supports.
Allez, encore un p’tit effort et l’on avancera vers le zéro papier…

Publié par

eric delcroix

Eric Delcroix est spécialisé en conseil, contenu, communication digitale, formation, internet, réseaux et médias sociaux, picture marketing, Facebook, Pinterest, Linkedin, Twitter et désormais sur la génération Z

0 réflexion au sujet de « Vers des supports de cours numériques »

  1. Un commentaire d’une formatrice qui s’est lancée en 1993 (12 ans déjà) dans la diffusion des supports de formation (un cours sur la GEIDE).

    Cette question est plus complexe et plusieurs problèmes liés au support numérique sont à aborder:
    – en premier lieu, la lisibilité des supports … sur écran (et non sur papier) ! Bien souvent, c’est le même contenu produit avec une approche papier qui est diffusée (et seulement diffusée) électroniquement. Une seule solution pour les lecteurs : imprimer pour pouvoir lire.
    – puis si vous diffusez au format pdf, les lecteurs ne peuvent pas annoter et "stabiloter" pendant leur lecture, bref ils ne peuvent pas travailler sur le document ! Encore une belle occasion d’imprimer pour pouvoir travailler.

    De façon générale, tant que les docs seront édités selon les règles classiques du papier (par exemple le coup des communicants qui produisent toujours leurs bulletins sur trois colonnes !) et que les outils d’annotation n’existeront pas (les commentaires sur word pouvant être utilisés à cet usage, mais on est en direct sur le texte original !), les personnes imprimeront et/ou demanderont une version papier.

    Il y a 10 ans dans les entreprises et plus particulièrement dans les centres de docs déployant des systèmes de GED, toutes ces questions s’étaient posées. Et on avait alors bien noté – comme vous le suggérez, que les motifs étaient deux deux ordres : d’abord économiques et puis (raisons moins souvent avouées) le "bien être de l’auteur" qui remanie son texte dans avoir les contraintes éditoriales.
    Car avant que les pratiques de lecture à l’écran se deploient franchement, de fait on reporte sur l’utilisateur (les étudiants sans ordinateur?), la copie papier des documents électroniques, copie qui se fait alors de façon artisanale à un coût bien supérieur à celui d’une copie professionnelle dans un service de reprographie.

    Mais la situation bouge et j’ai pu noter depuis 2-3 ans, que les stagiaires (documentalistes en situation professionnelle) me demandaient systématiquement la version électronique des supports alors que la version papier était fournie. Je pense pour l’exploiter à l’écran (et jeter la version papier 😉

    SD

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