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De quelle génération êtes-vous ?
Je vois passer beaucoup de choses sur les générations depuis que je m’occupe du blog génération Z 😉
L’une des principales question qui revient fréquemment est : qu’est ce qu’il y aura derrière la génération Z ! La réponse est connue : la génération A (Alpha) suit. Elle est présente depuis 2010.
Comme je remarque pas mal d’erreurs sur les âges concernant les autres générations : baby boomers, génération X, génération Y, génération Z… je pense qu’il est temps de faire le point.
Assez des longs discours, une ligne du temps sur les différentes générations sera plus simple à lire.
Vous pouvez également accéder à la frise chronologique des générations en ligne
Attention toutefois, les valeurs ne sont pas aussi tranché. On ne bascule pas d’une année sur l’autre dans telle ou telle génération 😉 D’ailleurs, selon les sources, il existe toujours quelques années de flottement.
J’en suis l’exemple typique… Né en 60, je suis selon les études génération X ou baby boomer 😉 Au choix 🙂 Un mélange des deux en réalité !
Et vous, vous êtes de quelle génération ?
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ne m’appelez plus expert pour les réseaux et médias sociaux, génération Z, e-marketing, e-éducation…

Cela fait quelque temps que j’ai des soucis avec le terme d’expert, de spécialiste, de gourou, d’évangélisateur… aussi bien sur sa signification réelle que sur les effets collatéraux ! N’ayez crainte je m’explique !
Souvenirs sur mes positions sur les dangers et responsabilité des « influenceurs » et le nombre de « followers »
Avant tout, je m’explique. En 2004, je mettais en garde sur les blogueurs !
«Ce qui m’effraie d’avantage, c’est le poids dont bénéficient certaines personnes… J’ai toujours lutté contre les leaders d’opinions qui détenaient le pouvoir, s’appropriait le pouvoir même en s’en défendant. Ainsi, je pense que cette « blague » comme le dit Cyril Fiévet, montre le pouvoir que possèdent déjà les leaders d’opinions dans le domaine du Blog…
C’est aussi ces leaders d’opinions qui influent, qui font la blogsphère, qui disent ce qu’il doit être, comment il faut se comporter, comment on doit juger les blogs… Les blogs sont des espaces de liberté mais pour combien de temps encore si quelques personnes (je ne parle pas de Loïc Le Meur, ni de Cyril Fiévet) dictent leurs lois, car elles, elles savent… la communauté risque de suivre sans que l’on s’en rendre compte, c’est tellement facile de suivre. Soyons juste vigilants.
Pendant longtemps j’ai été entourés de personnes qui « savaient », qui classifiaient avec des étiquettes lorsque l’on n’était pas du même avis qu’elle, que l’on n’a pas la même vie qu’elle… À mon avis, elles « savent » toujours, elles mettent toujours des étiquettes sur les personnes, les idées et ont toujours la même vie…
J’aurais préféré des conseils à leur « savoir » ou un partage de leur « savoir ». Quant aux étiquettes que l’on me collait, c’est certainement l’un de mes moteurs dans la vie !»
En 2006, dans Danger, blog influent je parlais de responsabilité :
«En vérité, je me moque, mais de temps à autre ces statistiques m’effraient… J’en suis fier… mais elles me font peur pour ma responsabilité et je peux vous dire que parfois je commence à hésiter si oui ou non, je parle d’un sujet. De plus, j’écrivais que «j’ai toujours lutté contre les leaders d’opinions qui détenaient le pouvoir» dès le début desZed. …
… Moi qui rabâche que la notion de communauté n’existent pas dans les blogs. J’espère que populaire n’est pas synonyme d’influent et que la popularité effectivement est le fruit d’un hasard heureux provenant des moteurs de recherche ! Bien que…»
L’arrivée des experts et des spécialistes et de la e-réputation
Par contre, c’est vrai que depuis plusieurs années je me pose de nombreuses questions sur les experts et autres termes comme spécialistes qui sont chaque jour de plus en plus galvaudés !
C’est quoi un expert ou un spécialiste aujourd’hui ?
Si j’en crois mon dictionnaire favori le spécialiste a des connaissances approfondies dans une branche particulière d’un métier, d’une science, d’un sujet.
Pour moi, le spécialiste reste avant tout un technicien, le professionnel alors que l’expert. C’est une personne qui peut se prévaloir d’une compétence particulière dans un domaine déterminé !
L’expert lui est quelqu’un qui a acquis une grande habileté, un grand savoir-faire dans une profession, une discipline, grâce à une longue expérience !
Si je tente d’appliquer à moi-même ces fonctions de spécialiste ou d’expert, on peut dire (si j’en crois ce qui ressort en général) que je suis spécialiste de Facebook, Linkedin, Twitter, Pinterest, etc. vous l’avez compris je suis spécialiste dans l’usage de certains outils et je suis expert dans le monde des réseaux sociaux, des médias sociaux, de la communication on line, de stratégie sociale et digitale, du média digital, en e-marketing, e-communication, e-éducation…
Hormis que vous trouvez peut-être, à juste raison certainement, que cela me fait beaucoup de domaines d’expertise, vous êtes je pense d’accord avec moi jusqu’ici. Donc tout va bien… enfin presque.
Bon, maintenant, réfléchissons un peu comment je suis devenu ce spécialiste et cet expert ? Jamais je n’ai déclaré, sauf, parfois par dérision comme lorsque j’ai dit que j’étais le 1er curateur en France que j’occupais ces titres. Titres au passage non protégés !
C‘est le public qui au fil du temps m’a ajouté des étiquettes… vous savez les étiquettes dont je parle dès 2004 !
Désormais, on appelle cela l’e-réputation ! Le « truc » qui vous poursuit, vous devance… j’ai même agi c’est vrai pour modifier cette e-réputation pou pouvoir passer de formateur dans le monde de la PAO, du graphisme, d’Internet (on disait comme cela à l’époque 😉 pour un rôle et des activités qui conviennent mieux à mon domaine d’activité actuel : du conseil, des séminaires, l’écriture de livres, des conférences…
Évidemment, même si cela m’effraie toujours un peu, je ne rechigne pas aux presque 14 000 abonnés Twitter, aux 19 000 abonnés Pinterest… et j’aime toujours autant recevoir des compétences et recommandations dans mon compte LInkedin !
Pour moi, je prends cela comme une forme de reconnaissance de mon travail ! Toutefois, je n’aime pas être qualifié d’expert ou de spécialiste dans ce monde des médias sociaux. Il est trop mouvant. Je lui préfère de loin, ce qui fait souvent sourire, mon « vieux débutant » !
Mais, cela est vrai pour moi ! Est-ce vrai pour tout les experts et les spécialistes notamment dans le monde du web, d’Internet, du digital, des réseaux et médias sociaux ?
Y’a expert et expert, spécialiste et spécialiste

Je ne suis pas le seul à faire état de l’évolution du concept d’expert et de spécialiste. Au cours des derniers jours encore je lisais Halte aux charlatans du web et aux pratiques abusives et irrespectueuses des agences de créations de sites ! (il n’y pas que dans les médias sociaux, c’est le même tabac à mon sens dans le SEO, le web analytics…).
Même aux US on en parle puisque l’article How to Spot True Social Media Talent Amongst the ‘Experts’ explique comment repérer parmi les experts en social média les vrais talents ! Bref, comment trouver la perle dans la brousse des consultants ou gourou des médias sociaux !
Donc, il existe bel et bien un problème actuellement sur ce que sont les experts, les spécialistes, et autres titres dont les uns et les autres s’affublent !
Même pas besoin d’aller jusqu’à ces titres d’ailleurs… effectuez une recherche sur Community manager dans Linkedin et Viadeo. Il doit en exister plus que d’entreprises en France !
D’ailleurs, il est assez symptomatique également de voir les nouveaux titres de postes qui fleurissent justement pour ce démarque de ces « noms communs » ! Moi-même parfois j’ai du mal à m’y retrouver dans cette hiérarchie qui a mon sens ne représente pas grand chose ! Enfin, cela doit faire plaisir à certains 😉
Je ne vous donnerais pas de recette miracle pour détecter les vrais des faux. Chacun se reconnaîtra…
Enfin, moi, souvent je les reconnais. Ainsi, j’en connais un (je n’ai pas en mémoire le titre qu’il se donne) qui lors d’une de mes conférences à soutenu des choses fausses, qu’il vend à ces clients… Même en lui expliquant qu’il faisait erreur, pas moyen de lui faire entendre raison ! Bon, je m’étais dit à l’époque que c’était peut-être moi qui était dans l’erreur !
Seulement, lors d’une conférence de Matt Bailey j’ai vu et entendu la même personne affirmer avec force son point de vue. Évidemment diamétralement opposé à l’Américain (Matt avairt raison me semble t-il) et mon « expert-consultant-dirigeant d’une agence » courroucé que Matt ne lui donne pas raison, car c’est ce qu’il applique auprès de ces clients (il devait y en avoir quelques uns dans la salle !)
Les dangers de cette confusion du genre sont assez surprenants… mais là, on va s’attaquer à l’autre versant, les entreprises, j’y reviendrai pas la suite, qui sont autant, sinon plus responsables de cette situation.
Je prends là encore un exemple ! En début d’année, une agence me demande de préparer avec elle un programme pour un séminaire chez eux ! OK… pas de soucis.. en plus ils voulaient voir des outils « inconnues » 😉 Pas très difficile pour moi !
Nous échangeons donc et arrive comme dans toute négociation le coût de la formation ! Comme la demande venait d’une amie, j’avais fait une fleur sur le prix (pour tout dire j’avais proposé 1 000 €/jour donc largement en dessous des tarifs qui se pratiquent fréquemment dans le domaine).
La patron de l’entreprise commence à mégoter, à vouloir jouer au marchand de tapis, toutefois nous nous mettons d’accord sur le principe !
La semaine suivante, je reçois un mail qui me dit que c’est un centre de formation que je connais, avec qui je travaille parfois qui récupère l’organisation de la formation mais qu’ils passe par moi ! Je souris.. j’ai compris ! En effet, le centre m’appelle… et me dit que je peux faire la formation mais au tarif de 600 € ! Ma réponse a été non !
J’avais bien compris que le centre voulait placer son formateur, pseudo spécialiste, expert qui demande 300 € de la journée (j’en connais qui sont encore payé moins cher que cela !). Je doute qu’il puisse répondre aux outils inconnus 🙂 Et le gag de la situation est que l’amie qui travaille là-bas est capable d’effectuer cette formation à 300 € !
J’ai en partie une explication à cette situation. Pendant longtemps, les centres de formation, qui souvent ne font que de la formation outil rémunéraient leurs formateurs indépendants autour de 300 € pour du PhotoShop, de l’Illustrator, du Dreamweaver… Et pour eux, un formateur doit toujours être payé cela (je parle de moyenne…).
D’ailleurs à l’époque où je dirigeais Ed Formations, quelqu’un un jour m’avait posé la question sur la différence de prix entre une formation de ce type et celle qui était donné par les grands groupes « prestigieux » Parisiens où le même programme coûtait le double ! Ma réponse avait : «aucune». En effet, les mêmes formateurs donnaient les formations dans les 2 types de structures. C’était possible ! Il suffisait de connaître l’outil, les techniques d’impression..
Au début du web, on pouvait encore fonctionner comme cela. Ce n’est plus vrai aujourd’hui ! Ce ne sont pas des formations outils ! Y’a pas que Facebook ou Twitter. C’est un état d’esprit par rapport aux médias sociaux qui est nécessaire d’inculquer, apprendre qu’il y a de la stratégie derrière…
Cerise sur la gâteau pour cette entreprise, des personnes de chez eux se sont inscrits aux journées du contenu web ! Normal, c’était gratuit ! Ils pensent que la présence à des conférences va les former !
Donc, oui, c’est un fait, il y a expert et expert, spécialiste et spécialiste et les uns et les autres ont des connaissances (c’est aussi pour cela que les termes existent) et un coût. Je serais tenté de dire qu’on en a pour son argent !
C2B : Candid-to-Business ou comment se passer des vrais experts
Pour cette partie je reprends une partie du titre de l’article C2B : Candid-to-Business. Le pouvoir des naïfs consacré par le Web dont je vous recommande la lecture évidemment 😉
La situation qui est expliqué semble en effet correspondre, elle oppose bien les spécialistes professionnels contre les généralistes amateurs et les entreprises à ce jeu de miroir aux alouettes semblent trop souvent préférer les seconds aux premiers !
Vous voulez des exemples ? J’en ai un paquet ! J’allais vous en donner un, je l’ai même écrit, mais je l’efface. On pourrait reconnaître de qui il s’agit !
Mais, je note souvent l’incompétence de nombreuses entreprises dans mon domaine. Quelqu’un un jour à même affirmer devant moi :«Tu as 5 ans d’avances… c’est trop pour nous !» La personne le pensait réellement. Personnellement, je trouve que c’est un avantage… mais cela ne semble pas être le cas des entreprises de tous poils !
Je peux comprendre qu’une entreprise soit incompétente dans le secteur des médias sociaux. Ce n’est pas pour autant qu’elle doit avoir une politique du moins disant financier ! C’est vraiment trop souvent le cas. Pourtant, la réalisation des sites web dans les années 2000 devraient laisser des souvenir dans ce domaine !
Le grand écart entre notoriété et gagne pain
Si je regarde ce qui se passe autour de moi, je vois des personnes à la très forte notoriété, très « influentes » sur les réseaux sociaux. La plupart sont des experts en puissance et souvent reconnu comme tel !
Seulement, si j’analyse un peu plus précisément je m’aperçois vite que la plupart de ces experts à la notoriété ou l’e-réputation « hors norme » si vous préférez travaillent tous au sein de grandes entreprises très souvent, de plus petites parfois.
Quel est l’état réel des autres : indépendant, TPE, etc.
Si vous leur posez la question, il y a fort à parier qu’ils vous diront que tout va bien. Je n’en suis pas si certain que cela.
D’ailleurs, au fil des ans, je me suis aperçu que certains « experts » de renom on progressivement disparu de la toile ! Vous ne vous êtes jamais posé la question de savoir pourquoi ? Et quand, ils ont donné leurs raisons de façon publique c’était, à mon sens, très souvent pour masquer la réalité.
À moins que l’état de la notoriété descende comme cela par l’air du temps (ce que je ne crois pas), la notoriété diminue quand la personne ne publie plus, n’est plus « présente » sur les médias sociaux... Donc, à part cette perte de notoriété, quasiment impossible sans décision de la part de l’individu lui-même (la génération Z n’est pas encore au pouvoir et il nous reste quelques années) comment expliquer leur disparition.
Ils en ont eu marre de leur situation d' »influenceur », d’expertise sans contre partie.
La notoriété, c’est bon pour la reconnaissance, mais ça ne fait pas vivre son homme.
C’est un peu comme le leurre que nous lancent certains organisateurs d’événements en nous disant : «Venez faire une conférence, vous aurez des adresses, des contacts…» sous-entendu, vous pourrez vendre après la conférence ! Non, nous vendons du rêve en quelque sorte, nous ne sommes jamais commercial dans ce type de prestations.
D’ailleurs, trop souvent en France, nombre de personnes confondent conférence (qui sont largement gratuite la plupart du temps) et formation ou séminaire. En conférence, nous donnons des généralités. En séminaire ou formation, nous nous penchons sur les préoccupations propres à l’entreprise.
La conférence permet de prendre le pouls d’un sujet, la formation de diagnostiqué la maladie et d’établir le traitement ! Chacun peut prendre le pouls de quelqu’un, seul le médecin pose son diagnostique et délivre l’ordonnance.
Vers la disparition des véritables experts indépendants
La situation actuelle de l’expert et du spécialiste (je parle des vrais) est à mon sens en train de se casser la figure au profit des pseudos.
C’est vrai que nous ne sommes pas aux États-Unis ou au Canada où l’expert est encore reconnu à sa juste valeur. En France, c’est un peu comme si nous faisions peur. Je ne parle seulement en mon nom. Je connais d’autres personnes dans la situation similaire.
Cela nous surprend toujours quand nous en discutons entre nous. On n’arrive pas à se l’expliquer.
J’ai l’impression que trop souvent on nous prend pour des évangélisateurs… et certainement, comme pour les évangiles, on compte sur nous pour annoncer la bonne parole en terre de mission ! Alors pourquoi les payer ces évangélisateurs ? Cela ne sert à rien.. c’est bien connu un évangélisateur ça vie d’air pur et d’eau fraîche !
Je pense que je réagis d’autant plus vivement à cette situation que depuis 2007 environ, j’ai connu de gros problèmes d’ordre privé (je n’en parle pour ainsi dire jamais… pourtant, je peux vous dire qu’ils ne sont pas facile à gérer au quotidien, qu’ils impactent pas mal de choses… mais, j’suis pas là pour me faire plaindre… juste pour réagir à ce que deviennent les experts !
Nous constations également que dans la région, peu d’entreprises faisaient appel à nos services… c’est plutôt le reste de la France ou l’étranger qui le fait ! Vous ne trouvez pas cela curieux ? Moi, si !
On se pose la question de savoir si nos interventions et nos présences régulières en conférences n’ont pas un effet négatif, surtout, qu’à la différence de nombres de conférences commerciales, l’évangéliste ne prêche pas pour sa paroisse, il évangélise.
Si cela pouvait, on en rigolerait. Mais, savez-vous que pour beaucoup de personnes autour de moi, qui se targue de me connaitre, je suis toujours un maître de conf. à l’Université ! Risible, quand on sait que j’étais PAST pendant ces 10 ans et que je devais avoir des revenus, de mon activité en profession libérale, supérieurs à ce que je gagnais à la fac.
Nous sommes tellement présent (les experts) qu’on ne pense même plus à nous… Parfois, certains me disent : «ah, mince, j’ai même pas pensé à toi pour ce boulot là !» Je ne sais pas si je l’aurais accepté ce boulot, mais il aurait peut-être mis du beurre dans les épinards.
Et puis, en France tout au moins, nous avons ce côté consumériste des experts. On les écoutes, on les lit quand c’est gratuit. Pas questions de payer pour de l’information en France, c’est bien connu.
Le meilleur exemple en est peut-être les journées du contenu web que j’organise en mars chaque année depuis… j’ose plus compter ! 2 journées qui réunissent des experts (des vrais) et qui sont gratuites (toute l’organisation est bénévole, aucune subvention ou aide d’aucune sorte). Comme on voulait faire évoluer les choses, cette année, nous avons tenté Crowdfunding et dons !
Au final, nous (Nicolas Malo et moi) sommes très amers. Nous avons l’impression d’êtres les dindons de la farce. Les « bons cons » qui organisent un truc génial qui est gratuit. On ne voit même pas pourquoi on donnerait 10 € pour leur truc.
Une très faible partie du public a donné, mais la plupart des présents souhaitent que nous recommencions l’année prochaine. Ils n’ont qu’à se débrouiller comme ils veulent… j’inclus dans ces réactions celles des structures de la région qui pour la plupart connaissent ce que nous organisons mais n’ont jamais bougé le petit doigt pour nous aider !
Et puis, après tout, ce sont des experts qui viennent.. pas besoin de les payer… c’est bien connu, ils font cela pour le plaisir !
Sans parler des personnes inscrites qui ne viennent pas sans prévenir ! Nicolas pense que c’est un manque de respect pour les « personalités » qui prennent de leur temps, qui viennent souvent à leurs frais… je ne suis pas loin de penser la même chose. Pourquoi on devrait respecter un expert après tout ?
Nous sommes effarés et nous décideront en septembre si nous poursuivons ou non les journées du contenu web en 2015 ! En tout cas, si elles se font, ce ne sera pas gratuit… au contraire…
À terme, les véritables experts, gourous, spécialiste et autres vont être une catégorie en voie d’extinction, une espèce en danger de disparition. Et, à mon avis, cette disparition est certainement prochaine. Seuls les experts Américains auront encore une valeur à nos yeux, les français se tairont. Je vous laisse chercher la faute à qui. À moins que vous ne pensiez que ce soit un bien !
En tout cas, merci de ne plus m’appeler expert ou spécialiste, vieux débutant me convient mieux !
éphémère, SnapChat and Co

Vous avez certainement noté l’apparition dans l’univers des outils d’Internet des applications dites éphémères : SnapChat en est le fleuron.
En effet, depuis 2012, SnapChat a lancé le mouvement via l’image et la vidéo éphémère. Désormais, les services d’échange de messages, de photos et de vidéos qui disparaissent au bout de quelques secondes prolifèrent.
Faisons tout de suite le point sur SnapChat (mais c’est assez similaire pour les autres outils) souvent « vendu » comme le lieu des sextos (textos et images sexy) !
Laissons donc à ceux orientés « Internet n’est que du sexe » le soin de parler de SnapChat comme application uniquement à des fins sexuelles pour revenir à une utilisation plus « normale » de cet outil ajouté de plus en plus par les jeunes y compris en France à leur panoplie sur les mobiles !
Pour ma part, je ne trouve pas qu’il y ait beaucoup de sexe pour ce que j’ai pu voir (Normal me direz-vous :-)… et des échanges avec les jeunes que je côtoie… J’ai plutôt l’impression que ce sont surtout des selfies que l’on trouve dans Snapchat et je ne suis pas le seul à le penser si j’en crois mes lectures sur le net !
Pour le sexe, il me semble beaucoup plus simple d’aller sur Twitter ou Tumblr pour ne citer que deux exemples pour en trouver !
Des raisons fausses ou qui ne sont pas les seules sur l’adoption de l’éphémère
Que les jeunes dont nous parlons sont des adolescents ne fait pas de doute et il faut bien qu’adolescence se passe ! Qu’il y ait quelques dérives ne me surprend donc pas ! Toutefois, j’ai souvent remarqué la maturité dans l’usage de ces outils surtout des jeunes ! Pas la peine de venir me dire (leur dire) que l’image peut-être enregistrée, ils le savent et généralement, c’est selon le degré de connaissance de l’autre que sont envoyé tel ou tel SnapChat par exemple ! Donc, l’argument de dire que ces outils rencontrent le succès, car ils permettent un contrôle très simple sur les données n’a pas lieu d’être !
Et puis désormais, sur SnapChat, il existe une fonction replay 🙂 Pas si fugace que cela la photo ou la vidéo !
Alors, oui, on pourrait penser que Snapchat et autres applications éphémères permettent de retrouver un semblant d’intimité (au sens où les « vieux » l’entendent !). Cela leur permet certainement de se laisser aller un peu plus en image…
Par contre, je n’ai pas l’impression que cela leur permet d’envoyer des messages plus personnels, secrets ou intimes que ceux qu’ils envoyaient auparavant par SMS… c’est juste un transfert d’outils ! N’oublions pas que ces outils de communication éphémère permettent aussi l’envoie multiple ! On avertit sa tribu ! On est loin du secret, de l’intime… C’est d’ailleurs ce qui intéresse les entreprises dans ces outils !
Comment souvent, dès qu’apparaissent de nouveaux outils, le refrain du rejet du partage de nos vies sur les réseaux sociaux réapparaît ! L’éternelle menace des réseaux sociaux et l’évocation de leur fin dans un futur proche !
Ce qui m’amuse, c’est que ces outils éphémères sont avant tout des réseaux sociaux par nature ! C’est aller un peu vite en besogne, hormis les doutes sur les données conservées ou non par les systèmes qui les gère, l’utilisation qui peut en être faite… On ne va pas refaire le coup de l’Internet où tout le monde est beau, tout le monde est gentil régulièrement ! Juste pour informations à ceux qui ne le sauraient pas, il y a des entreprises qui doivent vivre derrière ces nouvelles applications !
L’autre piste que l’on peut creuser est celle de la valorisation de l’instant ! Le web éphémère correspond certainement mieux à l’immédiateté, si chère à notre monde actuel ! Cela donne l’impression de plus de spontanéité ! En effet, dans l’esprit de plus d’une personne, fugace doit être assimilé à immédiat, instant, instantanéité… et, je dois avouer, je pense que ce n’est pas très faux !
Cette notion d’instantané permet d’aller plus loin : on peut diffuser une image où l’on se moque de soi, on peut faire du second degré, il sera compris… Le risque n’est pas grand car une autre notion qui existait dans le web traditionnel : l’asynchronicité de lecture est mis à mal curieusement grâce à l’outil employé… Celui qui reçoit l’information a l’impression que cela vient d’arriver et réagit comme si c’était le cas ! Et souvent d’ailleurs, il y a peu de temps entre réalisation et lecture !
Ceux qui voient dans ces outils une solution au droit à l’oublie se trompent, même si dans la réalité des faits, ce qui est publié dans ces solutions éphémères par principe disparaît ! Le danger n’est pas là, si danger il y a, mais dans l’utilisation des autres outils qui ne disparaîtront pas au profit de l’éphémère. Nous nous dirigeons vers une cohabitation entre les systèmes à durée de vie limitée et ceux aux informations pérennes ! En parallèle à ces nouveaux outils les jeunes, par exemple, continuent à utiliser Facebook et Twitter en parallèle. Et c’est certainement dans ces usages justement, dans ce qu’ils veulent montrer au monde entier que réside l’importance pour sa e-réputation de ce que l’on dit, de ce que l’on fait !
Et si simplement, on n’avait pas besoin de tout conserver ?
Étant moi-même utilisateur de SnapChat (notamment avec mes filles), la semaine dernière alors que je l’utilisais, il m’est revenu en mémoire une discussion de quelques années en arrière avec un ami qui créait son entreprise. Le sujet concernaient le cloud computing (je ne sais même pas si il s’appelait comme cela à l’époque 🙂
La personne en face de moi avait peur de ne plus pouvoir retrouver ses informations si elle les confiait aux nuages ! De là, nous avons eu un entretien sur les documents que nous stockons ?
Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai toujours des documents sur mon ordinateur qui traînent qui datent de l’an 2000 (j’ose pas dire qu’il y en a même de bien plus vieux ;-). J’étais parti à l’époque de ce constat pour me dire : est-ce que nous consultons ce que nous avons créé il y a 10 ans ? Allez-vous encore souvent regarder certaines photos prises il y a plus d’un an ? Qui parmi vous à redescendu dans son profil Facebook au delà d’un an ? Avez-vous été consulter le contenu d’un Facebook d’une personne en dehors du dernier trimestre ?
Ce sont comme les boîtes à souvenir ou les albums de famille de nos grands-parents… Ils sont dans un tiroir et personne n’y va jamais !
La question que l’on devrait se poser depuis longtemps est de savoir si l’information, le document, la photo, etc. que je diffuse doit être archivé ou stocké (et dans quel but), a-t-elle une importance capitale ou non (au sens de je dois la conserver)…
Je suis certain qu’en regardant votre boite mail ou l’endroit où vous conservez les messages mails importants, vous ne vous rappelez même pas que vous en avez reçu certain ! Mais cela rassure d’avoir la possibilité d’éventuellement les retrouver !
L’éphémère, c’est avant tout cela… Offrir la possibilité en un clin d’œil de diffuser autour de nous une information qui a un sens dans le contexte actuel, qui n’est pas fait pour durer… Les informations qui sont importantes à conserver ne sont pas diffusées par les mêmes outils !
Je crois que les jeunes qui « ont tout compris du digital » utilisent l’éphémère simplement parce qu’il n’y a pas de raison de conserver ces informations textuelles ou iconographiques et qu’il n’y a pas de limite à en envoyer maintenant en très grand nombre !
Mais prenons deux exemples concrets. Le 1er… l’une des traces qui me concerne sur le net (avant l’an 2000) est la vente d’une voiture, une autre la recherche de recettes pour un ingrédient particulier ! Ces 2 informations n’ont aucun intérêt à être toujours présente sur la toile ! J’aurais eu la possibilité de les publier de façon éphémère, cela aurait été parfait !
Maintenant, prenons le cas de mes filles (14 et 16 ans) qui font un stage ou un séjour dans un pays étranger ! Il y a fort à parier qu’elles le mentionneront dans leur Facebook, sur leur blog, etc. Mais, ce qui se passera au quotidien (mis à part si elles veulent tenir un carnet de voyages par exemple), l’essentiel de la communication passera par des outils éphémères ! Yseult par exemple chaque matin depuis l’Australie nous envoyait un SnapChat à son réveil ! En une photo, nous savions qu’elle était en vie (je le mets pour ceux qui m’ont qualifié à l’époque de Papa Poule 2.0), qu’elle était ou non-malade, etc. Quel est l’intérêt de garder ces images ? Aucun ! Cela pouvait aussi être pour montrer à l’un d’entre nous un cadeau qu’elle voulait faire à l’autre…
Coût des moyens de communication et l’anonymat ont leur mot à dire
Un autre aspect non-négligeable dans l’utilisation de ses outils basés sur l’utilisation du réseau Internet est le coût. Je soutiens la thèse que nous utilisons avant tout les outils qui sont les moins coûteux pour nous ! En cela, je crois au retour de l’appel téléphonique via Internet comme avec Viber !
Prenons un forfait pour un mobile. Vous avez une quantité d’appels téléphoniques limités. Maintenant, vous vous dites, par un simple Wifi, je peux communiquer par téléphone. À votre avis… que pensent les jeunes ? Idem sur les envois d’image par 3 ou 4 G ! Le coût du forfait limite… Donc, l’ensemble des outils qui démocratisent ces diminutions de coûts expliquent aussi en parti l’adoption de ces outils éphémères (ainsi que « l’absence » de place de stockage sur les appareils mobiles) et pas besoin de passer par des stockages intermédiaires comme des DropBox ou sur Flickr pour les images ! Nous sommes dans l’ère de l’immédiateté : aussitôt pris, aussitôt envoyé !
Dernier aspect lié à ce phénomène du passager, l’anonymat dont on reparle de plus en plus aujourd’hui. Il faut dire que Secret même s’il n’est pas éphémère y est pour quelque chose 😉
Depuis l’origine d’Internet l’anonymat à de tout temps eu ses défenseurs ! Même si je ne suis pas un adepte de ces pratiques, je pense que cela est nécessaire à l’équilibre d’Internet ! D’ailleurs, en consultant des articles pour la rédaction de ce billet, j’ai souri lorsqu’il était écrit : «Comme au bon vieux temps des Internet, oui, tout à fait : vous pouvez échanger anonymement avec vos proches, en créant un pseudo que vous ne communiquez qu’à ceux-ci.»
Au delà de cette remarque, pour moi, c’est aussi au niveau créativité que j’ai pu m’apercevoir de l’intérêt de ces pratiques anonymes ! D’autres aspects, comme des effets de contre-cultures sont également importants…
Mais, j’ai souvent eu des doutes sur le véritable anonymat hormis à quelques endroits ! Comment savoir si les systèmes qui sont derrière sont réellement anonymes ! Mais c’est un autre débat !
L’avenir de l’éphémère
Attendons maintenant, les évolutions et l’extensions à d’autres domaines de ces applications éphémères !
D’ailleurs, le mouvement de l’éphémére ne s’arrête pas aux applications disponibles sur les mobiles (et il encore nécessaire de parler du web ?) car désormais on trouve (même si le concept depuis longtemps) des galeries d’art éphémères ; Google ouvre des magasins éphémères pour Noël ; des concepts éphémères renforcent l’offre d’Elior sur le réseau autoroutier pendant les vacances. C’est le concept de mypopcorner que nous avons reçu dernièrement à l’Open Coffee de Lille, etc.
Bref, l’éphémère est partout.. même quand vous relayerez ce billet dans Twitter, sur Linkedin ou sur Facebook.. Quelle sera la durée de vie réelle de l’information que vous diffuserez ? Par contre, ce billet s’inscrit dans la durée… il restera en ligne le temps que ce blog existera 😉
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Médias sociaux : médias ou social ?

L’article La fin des médias sociaux ? (un article en anglais The end of social media? du Belge Antoine Fournier) m’a interpelé… car moi aussi je me pose des questions sur ce que recouvrent les médias sociaux actuellement !
En effet, il me semble que désormais, il faut prendre chacun des termes de l’expression médias sociaux séparément, les analyser différemment !
C’est selon les définitions de mon « dico » l’étude des processus d’interaction : interactions entre les individus, entre l’individu et les groupes, entre les groupes eux-mêmes au sens de la psychologie sociale mais aussi social, s’emploie pour ce qui est Relatif à la vie mondaine. Nous parlons bien de l’individu.
Pour l’option « Qui favorise le développement culturel, l’amélioration des conditions matérielles du plus grand nombre », on repassera. On est très loin dans les médias sociaux de favoriser une meilleure adaptation des plus défavorisés à la société ! Pire, cela crée des fractures numériques entre ceux qui y sont présents et ceux qui n’y sont pas, ceux qui connaissent et ceux qui ne connaissent pas ! On retrouve là mon goût pour la formation, l’explication 😉
Quand je relie ces définitions, je me retrouve au début de Facebook, le réseau social par excellence ! Nous avions de relation entre Hommes !
Mais, depuis, le monde a bien changé (Tiens, cela me rappelle un enregistrement de Julos Beaucarne qui n’a rien à voir ;-). Les entreprises sont passées par là !
Et des médias ?
Qui se rappelle que média vient de mass(-)media ? Et en effet, nous sommes dans ce monde également ! Regarder ceux qui donnent le nom d’article à leurs billets dans les blogs, la chaîne YouTube à l’image des télévisions… Désormais, nous sommes tous des patrons de presse en puissance, aussi bien au niveau de l’individu que de l’entreprise (ou organisation à but ou non-lucratif).
Or l’analyse de l’article en référence rejoint mon point de vue… Les messages dans les médias sociaux d’aujourd’hui sont de plus en plus conçus uniquement pour de nouvelles relations commerciales, principalement dûs aux entreprises, une forme de réduction de social média simplement comme un simple média parmi d’autres ! Le social est exclu ou reste le prétexte. On n’est pas loin d’une nouvelle forme de spams par l’envoie de messages marketing dans ces médias dit sociaux !
On est loin, très loin, souvent du discours habituel qui nous parle de communauté autour des marques ! Cela fait longtemps que je dis pour ma part que les communautés de marque n’existe pas ! Par contre, la base de données de leads ou de prospects… Oui ! La communauté est sociale, le lead ou le prospect, marketing !
Réseaux sociaux, médias sociaux, site de partages
Les réseaux sociaux sont les premiers touchés par ce phénomène. Évidemment, on peut toujours tenter de s’exclure du monde commercial dans ces réseaux, mais la tendance est pourtant là, la « pub » devient omniprésente !
D’ailleurs la tendance actuelle est de quitter ces réseaux sociaux pour de pures applications sociales où le média publicitaire n’est pas encore arrivé. Pourquoi pensez-vous que Facebook a racheté Whatsapp par exemple ? Pourquoi pensez-vous que Viber ait un tel succès (Au passage, je reste persuadé du retour de l’appel téléphonique chez les jeunes… Le seul souci étant le prix des abonnements jusque-là ce qui a impliqué une moindre utilisation de ce média 😉
Ce n’est pas, contrairement à une idée répandue, la présence des parents qui fait que les jeunes quittent par exemple Facebook ! Il existe une multitude de raisons… Le côté média non-social en est une ! L’apparition d’autres outils, une autre !
Pour l’instant, si on l’on regarde la situation les réseaux sociaux et les sites de partage sociaux sont inclues dans ce que l’on appelle communément les médias sociaux !
On s’aperçoit qu’il faudrait redéfinir avec beaucoup plus de finesses le rôle de chacune de ces catégories d’outils… réseaux sociaux à décliner en 2 modes : purement social et rattaché aux médias sociaux, redéfinir ce que sont les médias sociaux : médias, média social (dans l’esprit communautaire), médias promotionnels (pour les leads, clients et prospects).
J’ai l’impression que pour l’instant, seul, les sites de partage sociaux tirent leur épingle du jeu dans cette situation ! Mais, cela ne reste qu’une impression… À vous de me dire 😉
Dernière remarque, il est évident pour moi que les réseaux et médias sociaux comme Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest, etc. ont encore de beaux jours devant eux quitte à nous surprendre en séparant social de médias (l’exemple du rachat de Whatsapp par Facebook s’il est suivi par d’autres rachats pourrait le confirmer) ! Mais, n’est-ce pas à ce prix que nous arriverons à la maturité des réseaux et médias sociaux ?
J’ai l’impression que pour l’instant, seul, les sites de partage sociaux tirent leur épingle du jeu dans cette situation ! Mais, cela ne reste qu’une impression… à vous de me dire 😉
Dernière remarque, il est évident pour moi que les réseaux et médias sociaux comme Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest… ont encore de beaux jours devant eux quitte à nous surprendre en séparant social de médias (l’exemple du rachat de Whatsapp par Facebook s’il est suivi par d’autres rachats pourrait le confirmer) et je ne crois toujours pas aux réseaux dit de niche qui n’auront jamais la « surface » suffisante pour durer mais bien aux « généralistes » ! Mais, n’est ce pas à ce prix que nous arriverons à la maturité des réseaux et médias sociaux ?
Au delà de la Turquie et Twitter

Je ne sais pas si cela se fait, mais, comme je sais que cette interview ne sera pas publié (le rédac-chef a choisi un autre axe ensuite), je pense que je peux vous la diffuser 😉 Notez que depuis c’est YouTube qui tente d’être muselé en Turquie.
Selon cet article, le gouvernement turc est parfaitement au fait que la censure de Twitter n’est pas possible et cette interdiction vise plutôt à amalgamer le réseau social à de mauvaises choses (comme le porno, le manque de valeurs familiales etc..), êtes-vous d’accord avec ça ?
Effectivement, la censure de Twitter n’est plus possible désormais (comme pour les autres médias sociaux d’ailleurs) et « fermer » l’un ne ferait que profiter aux autres, voir au réseau que l’on cherche à fermer !
Il est bon de se rappeler que, dans les réseaux sociaux, nous sommes sur Internet et ce réseau, basé sur un ancien projet militaire Arpanet, tisse une toile dans les moyens de communication. Pour la petite histoire, lors de la guerre du Koweït, les Etats-Unis avaient tenté de couper toutes les communications dans ce pays. Peine perdue, il existe désormais toujours un canal de diffusion disponible pour internet !
Mais revenons à l’amalgame. Je pense que cet état de fait : associer un ou des réseaux sociaux à de « mauvaises choses » n’est pas le propre de la Turquie. En France, nous rencontrons souvent ce phénomène dans les discours politiquement corrects.
Il suffit de regarder du côté des médias et de l’alarmisme sur les dangers d’Internet (y compris le parti-pris dans les débats en général) ! Si l’on devait faire la balance entre les émissions, articles… sur les dangers d’internet existants et ceux qui vantent les bienfaits d’Internet et des réseaux sociaux, le plateau dangers serait exceptionnellement lourd !
Nos hommes politiques ne font pas mieux ! On parle moins de la loi Hadopi et autres projets de loi, mais régulièrement, on s’aperçoit que Twitter et les médias sociaux en général posent des problèmes aux politiques ne serait-ce que par la transparence que leurs utilisations imposent (la question n’est souvent pas de tout dire, mais de parler « vrai », de ne pas cacher la vérité aux autres !)
Et puis, cela me rappelle cruellement ce que nous sommes en train de vivre actuellement dans nos écoles où plutôt que d’expliquer les usages « cohérents » (avantages et inconvénients en expliquant simplement qu’il existe des règles de droit par exemple, y compris les conséquences que cela peut avoir), on livre aux jeunes des séances : les dangers d’Internet basées uniquement sur la cybercriminalité !
Extrait de ce qui a pu y être entendu : «Il n’y a que de la pornographie sur SnapChat» sans parler des dangers de la pédophilie qui guettent chacune de nos têtes blondes à chaque passage sur la toile ! Heureusement, la réaction des jeunes est souvent de dire à la sortie de la séance : «Nous avons tout compris. Il est dangereux d’aller sur Internet» en se précipitant sur leur Twitter, Facebook, etc. Juste pour mémoire, des études montrent que les jeunes (surtout à 16 ans) sont matures au niveau d’Internet et donc on peut difficilement leur raconter « n’importe quoi » !
La thèse de l’article est que, en discréditant Twitter, Erdogan cherche aussi à discréditer les éléments qui circulent dessus au sujet de ses affaires de corruption. Qu’en pensez-vous ?
En effet, cela pourrait être un moyen de tenter de « cacher » une information en rendant la source comme « inutilisable » puisque non-crédible. Cependant, on s’aperçoit vite qu’il ne faut désormais plus prendre l’internaute pour une personne à qui l’on fait avaler des couleuvres. D’ailleurs, en Turquie, il semble y avoir davantage de tweets depuis la tentative de blocage comme l’explique Alain Gerlache dans Matin Première (RTBF). C’est la réponse du berger à la bergère !
La leçon à retenir pour tous est que vouloir cacher une information la met désormais bien plus en lumière. L’affaire Cahuzac en France en est également un bon exemple !
Il est notamment question de la comparaison avec l’interdiction de Twitter en Égypte. Dans le cas égyptien, le gouvernement interdit Twitter, car il est extrêmement menacé, dans le cas turc, cela s’inscrit davantage dans un programme d’encadrement de la population plus général…qu’en pensez-vous ?
En effet, les 2 contextes sont différents, mais au final, je retiens, dans les 2 cas, les « interdictions » dépassées.
Les gouvernements et les hommes politiques de tout pays et de toutes obédiences doivent désormais se faire une raison. Un nouveau pouvoir (ou contre pouvoir) existe : il s’appelle Internet ! Il est loin le temps où Internet était considéré comme un gentil village où tout le monde est beau, tout le monde est gentil !
Maintenant, l’homme de la rue, via les réseaux et médias sociaux, trouve des moyens de s’exprimer, exprimer sa colère, son mécontentement aussi bien qu’exprimer son émerveillement, son approbation.
Pire ou mieux, avant l’individu se sentait seul à avoir cette sensation, ce ressenti… et les mondes sociaux du net lui montrent qu’il n’est pas seul à penser cela !
Nos parents utilisaient les manifestations dans la rue, pour en revenir à notre territoire, désormais les Hommes d’aujourd’hui manifestent d’abord par les médias sociaux ! Reste aux pouvoirs à les écouter, mieux, les entendre !
On parle souvent de la séparation ou de l’écart entre les gouvernants et la « peuple ». Pourtant, ils ont un moyen facile de se rattacher au peuple en étant présent (Pas leurs attachés ou conseillers en communication, non eux même) sur ces réseaux ! On aura vite le pouls de l’état dans lequel on est !.
Cependant, et c’est là le cœur du problème, de leur problème, les médias sociaux ne peuvent être encadrés, raisonnés, bâillonnés, muselés… De plus, le discours politique habituel ne fonctionne pas… c’est le langage de la rue qui y trouve toute sa place !