La saison des journées internationales du contenu web est arrivée et cette année, elles prendront fin le jour du printemps le 21 mars. Je ne vais quand même pas me laisser voler la vedette par les filles en mars 😉
En effet, le 20 et le 21 mars 2012, nous nous retrouverons comme l’année dernière pour les journées gratuites du contenu web à Euratechnologies (je remercie au passage Chehih Raouti et Yann Kervarec pour leur soutien) dans 2 salles de conférence en parallèle.
Cette année, le panel de professionnels et d’experts qui prendront la parole donne un véritable aura international à ces rencontres puisque nous aurons des intervenants de la proche Belgique, du Luxembourg mais également de Grande-Bretagne 🙂
La première journée, le 20 mars, concernera la réalisation des contenus : écriture, rédaction, image pour les sites de e-commerce ou non, les réseaux sociaux, les médias sociaux, le monde des relations presse, les appareils mobiles…
La seconde journée, le 21 mars, pour ne pas changer les bonnes habitudes, sera animée par l’association des référenceurs : SEO Camp avec un cycle découverte et un cycle avancé sur le référencement, tandis que l’après-midi, Nicolas Malo et le WALille nous proposera son WACamp autour de 12 experts du web analytics.
Si votre participation est gratuite, le nombre de place est compté. Aussi, n’oubliez pas de vous inscrire au plus tôt sur Amandio, car les inscriptions seront arrêtés dès que nous atteindrons la capacité maximale de nos salles !
J’avais promis en fin de semaine de donner la programme concernant l’écriture et la rédaction des journées du contenu web, les 17 et 18 mars prochain à Euratechnologies.
La journée du 17 est réservée à la rédaction de contenu web et à l’image est parmi les intervenants, vous pouvez retrouver pour l’écriture web :
Notez que Jean-Marc Hardy (auteur de Réussir son site web en 60 fiches) qui ne peut être présent dans la journée nous rejoindra en soirée. Je propose donc un repas tous ensemble dans un restaurant Lillois qui reste à définir 😉
De 9 h à 17 h, voici ce qui devrait se passer 😉
Du texte pour le référencement (Isabelle Canivet) de 9 h à 10 h 30
La stratégie du contenu Web (Muriel Vandermeulen) de 10 h 30 à 12 h
Table ronde : 1 image vaut 1 000 mots (quand et pourquoi utilisé des images ou la confrontation des graphistes, des photographes et des rédacteurs) de 13 h 30 à 15 h
Table ronde : le texte pour les nouveaux supports (réseaux sociaux, portable…) de de 15 h à 16 h 30
Le programme pour la partie image (17 mars) et pour la matinée SEO du 18 mars seront publiés dans quelques jours.
Même si l’accès à ces journées est gratuit, il est impératif de s’inscrire en laissant un commentaire à ce billet ici ou sur Blog en Nord ou sur Facebook..
N’oubliez pas de vous inscrire également à la partie web analytics déjà en ligne, à la matinée du 18 mars sur le référencement, SEO, SMO… 😉
Pour les inscriptions à la journée des 17 et 18 dans leur totalité, ou pour les 2 journées, laisser un commentaire à l’un des billets annonçant ces journées contenu web suffisent !
Si vous souhaitez mentionner les journées du contenu web sur Twitter, on vous propose de hastag #JCW
La semaine dernière, Caroline m’avait demandé si je connaissais des documents, des liens… à destination des lycéens, qui cherchent à donner leur avis sur les « dangers » d’internet, les usages…
Comme cela faisait longtemps que je voulais faire le point sur le sujet, sans tomber dans l’alarmisme à tout va… Je m’y colle !
J’ai recherché dans mes agrégateurs de liens en ligne et hors ligne (ceux du passé car rien n’a vraiment changé dans le domaine), dans Evernote, sur mon disque dur !
Commençons par blog notes – jeunes réalisé en septembre 2005, le Clemi, avec le CRDP de Versailles. C’est un dépliant destiné aux élèves de cycle 3 et de collège, pour les aider à s’exprimer sur les nouveaux supports de communication, notamment les blogs.
Le Forum des droits sur l’internet avait publié également un documente PDF : Je blogue tranquille. Édité en 2005, il a été remis à jour en 2009.
De façon plus générique, Ma vie en numérique du CRDP de versailles, propose aux jeunes de maîtriser leur identité numérique en ligne et de prendre des précautions indispensables notamment en matière d’utilisation des réseaux sociaux. Le Manuel de maîtrise de l’internet du Conseil de l’Europe
D’autres pistes comme le copyright expliqué aux enfants permettront certainement à des enseignants de proposer des activités sur le sujet d’Internet, son usage et les jeunes.
Je reprends en grande partie le titre de l’article d’Eric Tiertant dans un hub de Viadeo car si le titre provocateur a retenu mon attention, il est vrai que son contenu concernant le elearning m’interpelle…
En bref, Eric Tiertant, en recherche de prestataires pour monter d’importants projets elearning et après avoir rencontrer une grande partie des prestataires sur le sujet met en exergue quelques réflexions sur le monde du elearning Français.
Par exemple, son attente ludo-pédagogique est déçue et il précise que l’ensemble des prestataires propose sensiblement les mêmes activités : Quizz, QCM et drag & drop répétés à l’envi. Au final, les activités sont répétitives, l’intérêt pédagogique peu évident tant les réponses à trouver sont d’un faible niveau.
Le elearning semble être un sujet issu du monde de la formation dont se sont accaparés les techniciens informaticiens. Il note également un manque de DA (Directeur Artistique).
En parallèle, je lisais également L‘e-learning en manque d’imagination, et de collaboratif. J’en retiens : les TICE sont des outils à disposition de l’enseignant, mais pas à l’exclusion des autres : à juste titre. Ensuite, les intégrer facilement à l’enseignement nécessite qu’elles soient pertinentes par rapport aux objectifs de formation, mais aussi que soit mise en œuvre une stratégie de formation en adéquation avec elles.
Cela m’inspire quelques réflexions à mon tour…
Je suis souvent déçu moi aussi par ce que je rencontre dans le domaine du e-learning… et la question à laquelle je me confronte régulièrement est : pour quel usage ont-il fait du elearning. J’ai plus souvent l’impression de découvrir un moyen de compléter un cours… une aide à un cours en présentiel en quelque sorte… mais, pas du elearning dans le but réel d’apprentissage à distance.
Ceci explique certainement l’aspect PowerPoint, l’utilisation à outrance des Quizz, QCM et drag & drop…
On pourrait pousser la réflexion plus avant… Cette situation ne reflète-t-elle pas outre l’immaturité du marché (le sera-il un jour ?) le manque d’implication des enseignants.
Pour ma part, je pense que nous en sommes encore beaucoup trop souvent à une situation où les enseignants en général font plus « mumuse » avec les outils qui leurs sont offerts qu’une profonde réflexion nécessaire à l’emploi d’outils, de technologies, de comportements… dans le but de tirer pleinement profit de ces nouveautés mis à leur disposition… L’un des exemples les plus aberrants pour moi est l’utilisation qui est faite la plupart du temps des TBI, les tableaux Blancs Interactifs !
Quoi qu’on en dise, les enseignants qui sont au cœur du dispositif ou pour lesquels on travaille sont tous issus du même moule… Ils ont, pour la plupart connu qu’une seule manière d’enseigner et s’ils sont devenus enseignants, c’est aussi parce que le cursus scolaire leur était adapté. Donc, en général, la seule manière de penser leurs enseignements, y compris à distance, est de reproduire plus ou moins la manière dont ils ont appris, qu’ils enseignent… en ajoutant par ci, par là des fonctionnalités qui donne l’impression de faire avancer la pédagogie mais qui ne sont en réalité qu’un saupoudrage de technologie.
Combien de cours à distance sont encore de simples PDF mis à disposition des étudiants ? On aurait même tendance à penser dans ces cas-là-là que l’enseignant ne sert à rien… puisque c’est une reproduction de ce qu’ils ont dit en cours, donc on pourrait considérer que le rôle de l’enseignant se limite à « lire » un discours qu’il a écrit à l’avance. Ce n’est évidemment pas ce que je pense. Alors, pourquoi le faire de cette manière à distance ?
Maintenant, changeons la donne. Prenons des enseignants hors normes ! Imaginons que nous employons des autodidactes ou des réfractaires aux systèmes scolaires traditionnels… Bref, nous apportons du sens neuf à l’enseignement et nous sortons du vase clos 🙂
Je pense que là, nous aurions du vrai elearning, de la vraie utilisation des nouvelles technologies dans l’enseignement…
Avez-vous déjà réfléchi comme se forme un autodidacte ? Cela n’a rien à voir avec un enseignement traditionnel, même si, parfois certaines formes d’enseignements traditionnels combles l’autodidacte… allez savoir pourquoi 😉 Donc, pas question non plus de vouloir faire table rase du passé… Certaines méthodes traditionnelles ont du bon 🙂 Il faut juste un bon équilibre entre tout cela !
La question que l’on pourrait se poser à juste titre est : «Quand arriverons-nous à maturité par rapport à cette thématique ?» J’aurais tendance à répondre quand les enseignants auront compris l’utilisation de l’informatique et d’Internet (et de ces dernières technologies), qu’ils l’utiliseront chaque jour dans sa diversité, qu’ils seront prêts à se remettre en cause au niveau de leur pédagogie…
Et puis, les structures environnent le monde éducatif doit évoluer lui aussi… Il ne doit pas rester à la traine. Un exemple. Sans le citer, alors. Une structure dans le monde de l’enseignenment que je connais (j’ai pas dit national, régional ou local, vous avez remarqué 😉 est en pleine réfléxion sur leur nouveau site…
Seulement, lorsque le site verra le jour, il y a fort à parier que les solutions ne seront pas présentes. Elles lui ont fait peur. Je peux vous prédire la disparition de cette entité à court terme (Moins de 5 ans) et j’entends déjà leurs remarques. On ne comprend pas, on a pourtant fait tout ce qui était possible ! Possible, oui… mais avec une vision passéiste, en prenant en compte l’avis d' »experts » orientés web comme au début des années 2000 (ceux qui entre autre diffuse des PDF en ligne 😉 ou, peut-être pire, dans certains cas des experts « acoquinés » avec des marques (je ne cite personne et aucune structure 😉 !
Alors, oui, ils ajouteront : «On ne savait pas !» Maintenant, ils savent !
Comme certains s’en souviennent, j’étais dans l’organisation du Barcamp Lillois en 2008 et l’année dernière, en compagnie notamment de Mario, lors de Ludovia 2009, nous avons même tenté l’expérimentation d’un Barcamp en plein air, sous les tonnelles d’un restaurant, en fin de repas, le tout en liaison avec Twitter…
Bref, cela ressemblait à de vrais Barcamps 🙂 Et puis, au cours des années, parfois j’entends parler de barcamp par-ci, barcamp par là… mais, à mon sens, ce ne sont pas de véritables barcamps. Je ne citerai pas de nom 🙂
Ces derniers jours, pour l’organisation de plusieurs interventions du type séminaires en entreprise concernant les médias sociaux et la communication, les médias sociaux et le commerce, les médias sociaux et le marketing…, nous (les demandeurs et moi-même) avons mis en place des programmes incluant des barcamps… Des vrais 🙂
Grosso modo, la structure des journées est la suivante : le matin, c’est conférence et l’après-midi : Barcamp 🙂
Mais, on me demande souvent que j’explique ce qu’est un Barcamp, comment on l’organise… je vais tenter de vous expliquer tout cela 🙂
C’est quoi un Barcamp ?
Évidemment, si vous êtes dans la mouvance des passionnés d’Internet et d’informatique, spécialiste du web, à n’en pas douter vous avez déjà entendu parler des barcamps.
Mais, la plupart d’entre nous ne connaissent pas ce que cache cette contraction : Barcamp.
Les BarCamps sont des « non conférences » dont le programme est déterminé par tous au début de l’événement. Le principe est « pas de spectateur, tous participants ». C’est une forme d’ateliers participatifs ou de tables d’échanges à grande échelle… où rien n’est planifié, sans invitation ni d’orateurs prévu à l’avance.
Cette forme de rencontres outre la masse d’information que l’on partage permet de favoriser le dialogue ouvert, de créer de l’échange, libre, sans a priori, d’apprendre des autres, de jouer sur la complémentarité…
Le concept des BarCamps a pris naissance dans la Silicon Valley sous l’impulsion du monde des logiciels libres et des geeks.
Comment se déroule un BarCamp
En théorie, un BarCamp se déroule dans la forme suivante :
Présentation des participants sous la forme d’un tour de table où chacun donne son nom, son appartenance (entreprise, association), et trois mots-clés qui le représentent le mieux.
Inscription des thèmes et questions que les participants souhaitent traiter ou voir traitées soit sur une grande feuille de papier, soit sur des post-it (je préfère cette solution plus facile pour la suite 🙂
Lors de gros barcamps, après un vote des sessions, cela prend la forme d’un tableau matriciel avec d’un côté les salles ou tables disponibles (en général, il a autant de sessions en simultané qu’il y a de salles à disposition), de l’autre les créneaux horaires. Pour les petits barcamps, le rapprochement des questions et thématiques se fait en commun afin d’établir quelques « groupes de travail ».
Pour préparer certains Barcamp et permettre d’en assurer suivi et organisation, il est conseillé d’inscrire à l’avance les sujets que l’on voudrait discuter sur la page wiki du BarCamp et il est demandé à chacun de partager les informations et les expériences reçues lors de l’événement, tant pendant celui-ci qu’après, grâce notamment aux canaux internet publics, aux blogs, au partage de photos, aux wikis, aux blogrolls et aux logiciels de messagerie instantanée.
La phase suivante est la discussion dans les ateliers ou tables (20 max/salle) proprement dit qui durent entre une trentaine de minutes et 1 h.
Une personne est chargée de répartir la parole (tous les participants prennent part à la discussion, qu’il soit débutant ou expérimenté) et de prendre des notes sur la discussion dans le dessein d’un faire un rapport aux autres participants du Barcamp.
À la fin des ateliers, il est demandé à une personne de faire un rapide compte-rendu de celui-ci de manière très informelle. L’idéal étant que ces contenus soient mis à la disposition de tous, en ligne et sous une licence de libre diffusion.
Des règles plus officielles existent… Elles ont été créées à l’origine en parodiant les règles du film « Fight Club ».
Parlez du BarCamp autour de vous
Parlez du BarCamp sur votre blog
Si vous voulez animer une présentation, écrivez son sujet ainsi que votre nom sur le tableau, à l’entrée du BarCamp
Présentez-vous en 3 mots-clef
Autant de présentations simultanément que possible
Aucune présentation programmée à l’avance, pas de touriste
Les présentations ne dure aussi longtemps que nécessaire sauf si une autre présentation est prévue dans la même salle
Si c’est votre premier BarCamp, vous devez faire une présentation
Mais, et tout état de cause, comme le dit Philippe Couzon, pour paraphraser un illustre politicien : «ne te demande pas ce que le barcamp peut faire pour toi mais demande-toi ce que tu peux faire pour le barcamp.»
Comme annoncé à la suite de l’émission Terres d’élection, France Télévisions poursuit sa politique sur le web et de création d’une communauté des webcamers.
Le prochain évènement web de France Télévisions aura lieu le 15 juin de 20 heures à 22 heures. Il est annoncé que la soirée sera encore plus interactive et participative que les précédentes ! Mais, je n’en sais pas plus. Surprises !
Le thème retenu : « Le temps libre, les loisirs et les vacances ». Comment s’organise-t-on ? Pour soi, pour les autres (tutorat, encadrement sportif ou culturel). Combien de temps ? Avec la crise, change-t-on ses projets de vacances ou de loisirs, etc.
Si ce thème vous intéresse, si vous avez des idées ou des réflexions à ce sujet, que vous souhaitez partager vos expériences, en France comme à l’étranger… je vous propose de laisser un commentaire à ce billet (avec votre adresse mail) 🙂
Mon petit doigt me dit que les responsables du projet viendront consulter vos messages… avis aux amateurs 🙂
Et, comme en parallèle, je lis : Blogs territoriaux, réseaux sociaux et nouveaux enjeux du web 2.0 pour les collectivités (voir en fin de billet), reçu en services de presse suite à ma participation, ma réflexion continue…
Je me pose cette question : «la politique n’intéressait pas pour les dernières élections au profit de la citoyenneté…». Autrement dit, est ce que la démocratie n’est pas en train de se diviser en deux axes : politique et citoyenneté, un peu comme se sont séparés syndicalisme et politique de gauche à une époque.
Aux dernières élections régionales
Pour en revenir sur cette dernière élection, nous avons été tous surpris (les pro médias sociaux) sur l’absence des politiques sur les réseaux sociaux. Nous avions pensé que l’exemple de l’élection d’Obama allait donner des ailes à nos politiques, même si les systèmes électoraux sont différents entre les deux pays.
D’ailleurs, si l’on se rappelle ce qui se déroulait avant les élections régionales, où étaient nos politiques ? Est-ce les médias traditionnels qui n’ont pas fait leur boulot ? Je ne le pense pas ! Bien que, la focalisation sur la région Parisienne et le cas Georges Frêche n’a pas rendu compte de ce qui se déroulait en région. Aussi incompréhensible que cela puisse paraître les politiques n’ont pas été sur le média internet, terrain privilégié me semble t-il d’une approche locale désormais.
Et puis, à la fin des élections, lorsque l’on entend sur les radios et les écrans de télévision les réactions des abstentionnistes, on entend dire pour nombre d’eux que les personnes qui se présentaient ne correspondaient pas à leurs souhaits. Mais, était-ce là personne, ce qu’elle représentait…
Et si, au lieu de cela, la politique ne les intéressait pas, mais qu’ils privilégiaient les problèmes de citoyenneté et non de politique politicienne ? Je serais curieux de voir les réactions des abstentionnistes et autres votes nuls et blanc sur un support de communication où ils peuvent se faire entendre par leurs pairs…
Politique ou citoyenneté
Politique qui vient du grec politikè qui signifie science des affaires de la Cité a comme définition dans le Littré : la science du gouvernement des États, et citoyen : habitant d’une cité, d’un pays… La nuance est présente 🙂
Ainsi, lors des élections présidentielles, les Français font de la politique, mais lors d’autres élections, c’est la citoyenneté seule qui est en marche : pour le référendum sur l’Europe, pour les élections régionales…
Effectivement, il y a eu un engouement pour les élections présidentielles… des élections politiques ! Mais, lors du référendum, le débat s’est déroulé en grande partie également sur internet et le clivage des parties politique traditionnels a explosé entre les partisans du oui et du non… Nous étions dans un débat citoyen, pas dans un débat politique.
Lors de ces dernières élections régionales, où était le débat qui intéresse tant le citoyen Français… Pas le débat politique de tel ou tel parti. Non, le débat citoyen (qui concerne ma cité, ma région…) ? Absent !
Une fracture entre élu et citoyen
D’ailleurs, lors du premier tour, le discours tenu par les représentants de l’UMP qui niaient avoir perdu presque la totalité des régions était affligeant pour nous pauvres citoyens. Par contre, il pouvait être cohérent au niveau d’un discours politique traditionnel (même si d’autres interférences : texte dicté à répéter à l’envi…) pourrait troubler cette analyse.
Au plan régional, une fracture existe entre élu et citoyen. Nous ne parlons pas de la même chose. Nous ne pratiquons pas le même langage. Alors qu’explosent les comportements citoyens dans les médias sociaux, l’ARTESI (Agence régionale des technologies de l’information) organise un atelier : Les élus, fracturés du numérique ?
Oui, Messieurs les élus, oui, Messieurs les politiques… nous attendions un échange citoyen et non un discours politique. Mais, il est vrai que si je repense à la façon dont les représentants de l’UMP niaient l’évidence, il paraît peu probable que ces hommes et ces femmes politiques soient prêts à confronter leurs idées sur les médias sociaux, là où seul le parlé vrai compte !
Rien ne sert de faire croire que l’on est présent dans ces réseaux sociaux, que l’on utilise les outils du web 2.0 pour échanger alors que l’on a gardé la vision de la communication passée…
Oui, désormais, il faudra compter sur la possibilité de chaque citoyen à s’exprimer sans censure hiérarchique, financière ou idéologique (on le garde pour le politique). La démocratie électronique directe est à notre porte…
La fragilité du blog ou de la présence citoyenne sur le net réside peut-être dans sa propension à se transformer en moyen de communication militant ou politique. On l’a vu avec le blog Monputeaux !
Cela n’empêche pas les politiques d’employer les outils du web 2.0. Certaines circonstances feront que nous aurons également besoin de ces supports… mais, attention de ne plus mélanger désormais citoyenneté et politique…
Et puis, il est urgent d’investir ce paysage numérique, ne vous en déplaisent, Messieurs et Mesdames les politiques. Avez-vous réfléchi à vos électeurs de 2012 ? Certains ont 15-16 ans aujourd’hui. Vous savez comment ils communiquent ?
Il est urgent d’être présent sur Facebook, Twitter… car comme le montre la République des blogs à Lille, il y a peu de monde intéressé par la politique ! Mais, d’ailleurs, la République des blogs ne fait-elle pas une erreur ? Le segment de la politique est trop étroit. Ne faudrait-il pas mieux parler de politique et citoyenneté ? Ou même de citoyenneté… Je serai curieux d’avoir l’avis de Bruno du Blog de Roubaix sur le sujet 🙂
Blogs territoriaux, réseaux sociaux et nouveaux enjeux du web 2.0 pour les collectivités
livre blog territoriaux réseaux sociaux
Cette refonte complète de la première édition du Blog territorial, nouvel enjeu de la communication locale est intéressant pour ceux qui sont concernés par les problématiques de communication dans tous les types de collectivités (j’en conseille la lecture également à tous les élus :-).
Déjà, l’approche de la création de Blogs territoriaux, réseaux sociaux et nouveaux enjeux du web 2.0 pour les collectivités est à retenir. Franck Confino (l’auteur) explique que pour coller à l’esprit «web 2.0» et à la dimension collaborative qui caractérise ce support (une cinquantaine de contributeurs dont je fais partie), les internautes ont participé à la mise à jour du livre.
Ainsi ces spécialistes de la communication publique, des blogs ou des réseaux sociaux permettent d’élargir la réflexion à la communication web par les médias sociaux. Mais ce livre est aussi un guide sur les chemins du web 2.0, les médias sociaux aux nombreux conseils pratiques et retours d’expériences.
Seul reproche que je fais à ce livre, cet ouvrage de près de 200 pages, est format A4. On a l’impression de lire un rapport, pas un livre 🙁
Voici les principales parties du sommaire :
blog territorial dans la perspective du « web social »
Une nouvelle mouture du livre blanc des gourous du grand Nord : le TIC CHTI est en cours de préparation. Experts ou spécialistes du web et d’Internet du grand nord de la France planchent désormais sur les mythes et réalités sur le web et les promesses et illusions d’internet pour le prochain livre blanc de Blog en Nord.
Prévu pour le début juillet, vous aurez ainsi de la lecture pour vos vacances 🙂
Si vous ne connaissez pas l’origine, le pourquoi et comment sont construits les livres blanc TIC CH’TI, la lecture de l’édito du premier de nos livres blanc apporte toutes les réponses. Vous pouvez également (re)lire les contributions de nos experts et spécialistes du Nord dans le TIC CHTI 1 ou le TIC CHTI 2 (Identité numérique).
Évidement, si vous êtes expert et résidant dans le grand nord, vous pouvez nous rejoindre pour ce projet d’écriture, de débat d’idées… Contactez nous et envoyez nous votre prose. Cependant, nous nous réservons le droit de ne pas publier les éventuels textes que nous recevrons car nous jugerons en notre âme et conscience de la qualité des auteurs et de leur texte. Aucune contrainte de longueur !
C’est vrai que je ne suis plus officiellement responsable du master IDEMM de Lille3 (UFR IDIST) depuis un an, mais j’aime toujours autant le travail des étudiants de cette formation qui je le rappelle est l’une des seules formations universitaire sur la communication par le web !
En général, je me sens un peu comme un poisson dans l’eau en compagnie des étudiants de ce master 🙂 Ça, faut pas leur répéter 😉 Mais, maintenant, ils sont en stage… donc, pas de problème, je peux le dire 🙂
Comme je ne suis plus responsable d’année, je pense que ce n’est pas mon rôle de faire la publicité à outrance pour ce master auquel pourtant je crois dur comme fer, le temps qu’il conservera le même cap. Mais, cette année encore, je dois le reconnaitre, les étudiants ont fait fort !
Les étudiants d’IDEMM on débuté l’année en assurant la communication on-line des rencontres net 2009. Digiport, notre commanditaire est ravi du résultat, au point que nous mettons en place un partenariat.
D’ailleurs, un peu tardivement (mais, mieux vaut tard que jamais, j’suis bien placé pour le dire, avec la vidéo de la rencontre sur l’identité numérique que j’ai en stock depuis octobre et qui n’est toujours pas en ligne :-(, donc, oui, désormais, le film des rencontres net 2009 sur le net en 2015 est en ligne.
Mais, ce n’est pas tout. Ils ont également réalisé une vidéo de présentation du Master ICD IDEMM (Lille 3) sans qu’on leur demande rien 🙂 IDEMM Backstage – dont je mentionnais la présence hier dans Idemm, une formation hors du commun.
Et puis, ayant relayé dans Twitter le travail d’un étudiant : conception et ergonomie des interfaces : Netvibes cela c’est très vite transformé en «Netvibes félicite un étudiant lillois pour ses reco en ergonomie». Aurélie en fait un billet et j’ai même reçu des messages du type : «preuve de la qualité de votre Master !». Cela fait toujours plaisir, même si ce n’est plus « mon » master 😉 Bref, un article relayé et c’est un p’tit buzz qui se met en place 🙂
Vous l’avez compris, mais vous le saviez certainement, j’encourage les étudiants à utiliser tous les artifices du web communautaire… avec ou sans moi 😉 Sinon, y’en a qui vont encore dire que je tire la couverture pour moi 🙂
Ajouté à cela l’expérience Internet2010, où les étudiants de master 1 ont travaillé pendant plusieurs mois lors des exposés dans twitter et la boucle est presque terminée (le site qui accompagne cette expérience est dans les choux, j’y travaille !)
Presque, car, d’un autre côté, sur le blog de mes filles (à « l’abandon » depuis septembre à cause de soucis informatiques, mais nous avons prévus des vacances d’été studieuses avec pour objectif de terminer les recette de la cuisine de mémé ainsi que de finaliser le « tour de France par 2 enfants », les commentaires sur l’exposé des dauphins, sur Remus et Romulus, etc. succitent pas mal de commentaires de la part de jeunes à la recherche de ces informations… 🙂 Comme quoi, l’usage du blog n’est pas réservé aux universitaires.
Autre remarque. Lors du passage de l’ancienne version de ce blog à la nouvelle (j’espère maintenant résoudre la question de l’erreur 403), l’un des premiers courriers que j’ai reçu concernait les cartes heuristiques (cartes mentales ou mind map) que je fais avec les enfants de leurs cours. En effet, par le jeu des changements d’adresse, elles n’étaient plus disponibles. Encore un aspect éducatif qui est à mettre en exergue… l’utilisation du mind mapping en cours 🙂 Nous publierons l’ensemble des cartes heuristiques des cours de cette année vers le mois de juin, même si je n’ai pas résisté à la publication à déjà mettre en ligne Mind Mapping à dix ans 🙂
Tout ceci pour dire qu’il y a du travail à faire dans l’éducation nationale, à quelques degré que ce soit de l’école « primaire » à l’université pour prendre en compte tous ces nouveaux supports de communication 🙂 Et encore, je pense que je me limite : pas de TBI (Tableau Blanc Interactif), pas de mise en place réelle de travail collaboratif à distance… Ce sera peut-être pour l’année prochaine 🙂 Thierry Klein m’a dit que Speechi avait des annonces à faire 🙂