des brèves pour la fin de week-end

  • Le blog de l’emploi en documentation est né… Il a pour nom : Pôle documentation ! Ce site se veut un outil pour aider au recrutement des documentalistes et veilleurs. On va encore dire que je râle… mais c’est vrai que je n’accroche pas sur ce site, cela me donne une impression de blog pour faire un blog ! Je dois également être honnête, je ne suis pas concerné… ce sont plus mes étudiants qui le sont ! De plus, le site a le mérite d’exister… Si vous recrutez des documentalistes et des métiers apparentés, n’oubliez pas que sur le site de l’IDIST, vous pouvez également laisser vos annonces 🙂 Mise à jour le 10 avril : j’avais omis de mentionner l’association d’une liste de diffusion d’offres de stage et d’emplois qui semble pas mal active.
  • Cela fait par contre déjà pas mal de temps que je surveille de temps à autre Echolalie. Kesako ? Le site de toutes les listes. Jamais vous n’avez voulu obtenir une liste sur un thème ? Par exemple, une liste de proverbes ? Vous la trouverez sur ce site évidemment tout comme la « Liste de toutes les Listes ». On peut y découvrir pêle-mêle la Liste des dix stations de metro de la ligne 13 dont le nom comporte un ou plusieurs tirets ; la Liste de fleurs rouges, ainsi que leurs noms latins, pouvant etre offertes a l’unité ou par douzaines à l’être aimé ; la liste de onze mots inusites et precieux ; une liste de nombres parfaits pairs, la liste un homme une femme, une liste proustienne, une liste de syllogismes… Bon, j’arrête là ma liste.
  • Parfois, je recherche de quel endroit (région ou pays) provient un visiteur. J’ai son adresse IP. Ok, mais que faire de cette adresse ? Il existe déjà des outils pour connaître le pays d’origine… mais celui de Geo IP Tool est original, une fois l’adresse saisie, une carte de Google earth est associé… Plus de problème pour savoir qui se connecte. Enfin, presque, car dans mon cas, avec mon adresse dynamique, il a pris l’adresse de mon FAI distant de quelques kilomètres 🙂 Quand même, cela mérite réflexion sur l’avenir et la géolocalisation, non ?
  • Saviez vous que Word et autres produits Microsoft étaient des mouchards ? Pour s’en convaincre, il suffit de lire Quand les documents Word trahissent la confidentialité du Journal du net. Parfois, il y a même plus simple : regarder bêtement les propriétés (dans le menu fichier) et vous aurez parfois quelques « belles » surprises…
  • J’arrive un peu tard avec mon boot camp. Non, non, je ne parle pas d’un camp de redressement paramilitaire mais du nouveau logiciel proposé par Apple pour les ordinateur à la puce double-cœur d’Intel. Boot camp fait cohabiter Mac OSX et Windows XP sur un Mac. Il devrait être intégré à Leopard (futur système Apple). Révolution, quand tu nous tiens !
  • Le studio national des arts contemporains (centre de formation, de recherches et de production dans tous les domaines artistiques de l’image et du son) : Le Fresnoy à Tourcoing (Nord) recrute ses futurs étudiants sur présélection sur dossier. Dépéchez vous, le dossier est à retourner avant le 12 mai 2006. Si c’est le domaine de l’information, de la communication et de la documentation qui vous intéresse, c’est avant le 24 juin 2006 que vous devez faire parvenir par exemple vos dossier pour les Masters Information, communication, Documentation (ICD) de l’IDIST.
  • @rchiveSIC, le site des archives ouverte en sciences de l’information et de la communication du Centre pour la Communication Scientifique Directe (CCSD) est ouvert désormais :… Vous pouvez même en faire un fil RSS. @rchiveSIC est un site géré par les URFIST de Paris et de Nice, le GRESI de l’ENSSIB et le CCI/CRECI de l’université de Paris 7 en collaboration avec le CNRS.
  • SugarCRM dans sa version libre et gratuite (deux autres versions sont payantes) va se voir adjoindre Sugar Network : un SugarCRM et un ensemble de services de support (principalement l’intégration des fonctions de Sugar CRM avec Outlook et Word) et de formations en ligne. Sugar Network sera payant (une redevance par année et par utilisateur) 🙁
  • Deux publicités pour des voitures… on est dimanche, autant en profiter… Celle d’Honda (montez le son…) et celle d’Audi (attention aux illusions d’optiques). POur cette dernière séquence, un petit tour sur la boîte à images vous donnera toutes les réponses et plus encore.
  • Savez-vous enfin parler comme ceux du monde de la communication ? Si vous savez ce qu’est une créa border line, un gap, impacter, one shot, opt in, etc., vous pouvez passer à mon point suivant… Sinon, rien de grave, le Dialector est là pour vous aider…

Tabeau noir pour les TIC dans l'éducation

Éducarnaval est une revue de presse thématique et commentée de l’activité sur la blogosphère. Il est hébergé par la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING). Chaque mois, un blogueur est choisi pour éditer et héberger ce carnaval de blogue. Il publie alors un billet qui contient plusieurs liens vers d’autres billets traitant tous d’un même sujet. l’auteur ne juge généralement pas de la qualité des billets, mais les situe les uns par rapport aux autres.
Le numéro 4 traite de la formation des enseignants à l’égard des TIC. Les précédent numéros étaient consacrés pour ÉduCarnaval 3 aux logiciels sociaux en éducation, ÉduCarnaval 2 aux WikiEducation : pas de co-construction sans éducation aux médias! et ÉduCarnaval 1, à un bouquet de pratiques inspirantes au parfum de TIC.

Dans ce long article, je reprends quelques remarque qui s’applique également en France (Éducarnaval est Canadien) :

  • Le niveau de compétence des futurs enseignants à manier les outils de base que sont les texteurs, tableurs, courriels, logiciels de présentation et les outils de recherche sur le Web apparaît parfois encore trop faible
  • Selon le programme de formation, il n’y a souvent qu’un ou deux cours devant à la fois former ces futurs enseignants à l’utilisation des TIC et à leur intégration pédagogique. Cela semble peu…
  • Le niveau d’engagement des enseignants dans le processus d’intégration des TIC varie beaucoup et est parfois encore presque nul.
  • Les enseignants seraient-ils actuellement encore tellement dépassés par le développement des technologies qu’ils sont à la remorque des apprenants?
  • Nous avons aussi remarqué … le manque de coopération de certains acteurs.
  • Évidemment, la partie consacrée au blog a retenu encore plus mon attention. C’est celle où était cité mon billet Les enseignants, des non bloggers ? 🙂
  • Il est avantageux de présenter les TIC comme étant simplement d’autres médias susceptibles de supporter le processus d’enseignement/apprentissage.
  • L’intégration des TIC est un chemin que l’on peut emprunter pour atteindre un but, pas un but en soi
  • Elle mets donc aussi l’emphase sur le POURQUOI, le COMMENT et le QUAND du processus d’intégration des TIC… Sur lesquelles des caractéristiques de cet outil mise-t-on pour favoriser l’apprentissage ? Quelle sera sa fonction ?À quelle étape du scénario l’utilisera-t-on ?
  • Il nous apparaît effectivement essentiel de manipuler les TIC et d’expérimenter. C’est un bon moyen de développer des compétences techniques et de découvrir des usages potentiels des TIC. Par contre, un minimum de soutien est nécessaire.

Bien qu’ayant repéré l’article dès sa publication, j’avais volontairement fait l’impasse sur sa lecture afin de ne pas être influencé avant de participer à la table ronde de samedi sur les blogs et l’enseignement des langues, me doutant que le sujet déborderait sur les TIC… Et ce fut le cas.
Ce que j’ajouterai à ce tableau noir sur l’usage des TIC dans le monde de l’éducation, issus de nos débats de samedi :

  • Les enseignants ont peur du niveau de connaissance de leurs élèves (étudiants) qui connaissent mieux l’informatique qu’eux. Les rôles sont un inversés et certains enseignant le vivent mal !
  • L’illusion que les enseignants ont que les élèves savent utiliser l’outil informatique. En fait, les élèves et parfois les étudiants savent jouer, chatter, naviguer, effectuer des recherches simples et envoyer un mail… Ils ne savent pas pour autant « utiliser » un ordinateur, ni Internet. Petite remarque personnelle, je ne pense pas que la plupart de nos chères têtes blondes qui sont en maternelles ou en primaires actuellement soient mieux loties la plupart du temps. Posséder du matériel dans les classes (je parle aussi bien au niveau maternel, primaire que collège) ne fait pas des enfants des utilisateurs chevronnés. En plus, de nouvelles technologies, de nouvelles orientations informatiques verront le jour… donc, ce n’est pas pour demain, si nous suivons le même chemin, que nous aurons des enfants « formés » aux TIC et par les TIC, et ceux malgré le B2i (Brevet informatique et internet).
  • Le manque de formation, y compris dans les IUFM semble crucial. Les formations ne sont pas adaptées (les mélanges de personnes de différents niveaux par exemple fréquent). Il semble que la plupart des personnes qui utilisent les TIC s’auto-forment.
  • Le manque « d’explications » de manière générale est un frein.
  • On retrouve également le problème bien connu des secrétaires, pardon des assistantes, avec leurs services informatiques. L’enseignant est confronté aux mêmes soucis au niveau de son établissement.
  • Les enseignants se posent également des questions concernant les problèmes juridiques sur la correspondance par mail par exemple. Sans parler des autres problèmes de droits à l’image (certains le résolvent en empêchant par exemple la publication d’images).
  • Nous avons aussi évoqué la notion de : comment devient-on « spécialiste » dans l’éducation nationale ? Spécialiste multimédia ou hyper-spécialiste d’un domaine du multimédia sans en avoir les réelles compétences.
  • La différence discours-actes qui existe. J’aimerais d’ailleurs avoir plus de renseignement pour savoir qui juge de la qualité des activités TIC dans les écoles maternelles, primaires, en collèges, etc. Les directeurs des établissements ? Les inspecteurs ? Mais si ceux-ci n’en connaissent pas plus que leurs subordonnés, je ne vois pas comment ils peuvent juger ? Comment un inspecteur de français peut-il juger des compétences d’un enseignant en TIC, de la pédagogie par les TIC… s’il n’a fait que lire des textes officiels à ce sujet ? J’ai peut-être tout faux dans ce raisonnement ou dans la manière dont cela se déroule, mais j’attends avec impatience la réaction de l’un d’eux, pour savoir 😀

Mise à jour le 2 déc. : Le journal web de Cynthia fournit quelques remarques (forces et limittes) sur l’utilisation d’un TBI dans le cadre d’une expérimentation d’une année pour l’enseignement de l’éducation à la citoyenneté (Canada).

le site de l'UFR d'Information Documentation : l'IDIST

Au niveau Bac + 2 pro, le DEUST Métiers des bibliothèques et de la documentation répond à ceux qui souhaitent un diplôme permettant d’acquérir les compétences professionnelles définis par l’Euro-référentiel des compétences des professionnels de l’information, niveau technicien : maîtrise des outils et savoir-faire professionnels (traitement et recherche documentaire, posséder la culture professionnelle en matière d’économie et de sociologie en lien avec la documentation.)

Au formation de niveau Bac + 3, on retrouve les licences :

  • la Licence professionnelle : Chargé de valorisation des ressources documentaires, donne aux étudiants des compétences en termes de conception, de mise en place et de valorisation de ressources documentaires. Les étudiants pourront acquérir les compétences nécessaires pour pouvoir postuler sur les emplois de bibliothécaires. De plus cette licence pro donne les méthodes de travail nécessaires à la préparation des concours. La licence professionnelle donne le grade de licence et permet de ce fait aux étudiants de passer les concours de catégorie A.
  • Licence ICD (Information Communication Documentation) – Option Documentation (L3) qui offre une approche pluridisciplinaire des Sciences de l’Information et de la Communication. La licence Information-Communication-Documentation prépare à la poursuite d’études en Master. L’obtention du diplôme avec « option documentation » est conseillée aux étudiants qui se destinent au CAPES de documentation. Les étudiants qui désirent s’insérer professionnellement, immédiatement après l’obtention de leur diplôme, peuvent occuper des postes d’assistant de communication ou d’assistant de documentation dans le secteur privé, public ou parapublic.
  • Licence MIASHS – Mathématiques et Informatique Appliquées aux Sciences Humaines et SocialesLicence HSI (en partenariat).
  • Licence HSI (en partenariat)

Le Master ICD (Information, communication, Documentation) est de niveau Bac + 5. Il possède deux spécialités : une spécialité Recherche en Sciences de l’Information et de la Communication (notre master « recherche ») et une spécialté SID (Sciences de l’Information et du Document).
La spécialté SID (Sciences de l’Information et du Document) comprend 3 parcours — un quatrième M3S (Médiation, Sciences, Savoirs et Sociétés) ouvrira en 2007 :

  • parcours GIDE (Gestion de l’Information et de la Documentation en Entreprise). Dans les métiers visés on peut citer : Chef de projet, consultant en systèmes d’information, gestionnaire de l’information, concepteur de système informationnel, responsable du service d’information, knowledge manager, records manager, documentaliste, archiviste d’entreprise.
  • parcours IDEMM (Ingénierie Documentaire, Edition et Médiation Multimédia). Est-il encore nécessaire que je le présente 🙂 Comme débouché il vise les missions principales d’un ingénieur documentaliste et d’un professionnel de la communication technique : extraction de connaissances, édition de contenu, rédaction technique, structuration de l’information. Parmi les métiers occupés par les anciens étudiants, on trouve : chef de projet multimédia, web-rédacteur, web-éditeur multilingue, chargé d’édition spécialisée, responsable de plate-forme de e-learning, responsable de centre d’information, ect.
  • parcours PRISME (PRoduits d’Information Spécialisée et Médiation Electronique) qui offre des perspective de travail comme responsable de veille informationnelle, acteur dans un réseau d’intelligence économique, responsable d’un système d’information documentaire, spécialiste de la gestion des connaissances, notamment en contexte multilingue, animateur de réseau documentaire, de portails d’information ou d’Intranets d’entreprise, gestionnaire de services Web, développeur et responsable éditorial de produits d’information numérique, consultant en technologies et applications numériques…

Enfin, l’UFR IDIST propose une aide et préparation aux concours CAPES de documentation, une aide et préparation aux concours d’assistant bibliothécaire et une aide et préparation aux concours d’attaché territorial. L’option doc est également proposée en ligne pour la prochaine rentrée.

TIC choc TPE…

L’avenir du marché des TIC dans les TPE

L’institut d’études télécoms Idate prévoit une forte croissance du marché de l’informatique sur le segment des TPE (très petites entreprises). 72% d’entre elles disposent d’au moins un ordinateur (fixe ou portable) à usage professionnel, et ce pour trois raisons principales : absence de besoins dans certains secteurs, complexité perçue des outils et/ou le coût des équipements. Génial, je peux donc m’attendre à une croissance vis-à-vis des TPE… qui profitera à une TPE… Ben, oui, Ed Productions est en Profession Libéral, donc je fais partie de ces TPE tant convoités ces derniers temps.

Pour les logiciels (le résultat m’intéresse au plus haut point, car nous formons beaucoup sur les logiciels ;-), les logiciels de communication (messagerie, messagerie instantanée) et de gestion (groupware, gestion financière) se banalisent dans les très petites entreprises, de même que les solutions de bureautique, de graphisme et de PAO (publication assistée par ordinateur). Ah, je sursaute… Nous revoilà avec la sempiternelle théorie que tout le monde d’un seul claquement de doigts peut se transformer en graphiste, en maquettiste.

Je vous épargne les constatations et autres prévisions sur Internet à 2010…

Un rapport Objectif ? … Économie Numérique

Mais la parution de cette étude Idate est-elle si anodine que cela ? Pourquoi la sortir quelques jours après la parution du rapport Objectif économie numérique de la mission TIC et TPE du ministère des PME, du Commerce, de l’Artisanat et des Professions libérales dit Rapport Midière sur les TIC dans les TPE. (TIC : Technologies de l’information et de la communication) Au passage, j’aurai presque pu croiser Olivier Midière lors de mon passage à l’IEA de Paris.

Mais j’ai l’impression que nous sommes, nous les TPE devenus les sauveurs de la France. C’est nous qui devons vous proposer les emplois de demain… Si, si… Tenez lisez : « Il y a là un ensemble de facteurs positifs qui ne demandent qu’à se traduire en développement d’emplois et d’activité, dès lors que leur sera facilité l’accès aux différentes ressources productives : main-d’oeuvre qualifiée, accès au crédit, fiscalité moins pénalisante pour l’emploi et, surtout, accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.»

Je reprends comme base l’article d’Info PME

Les usages des TIC dans les PME :

  • 79 % des TPE sont informatisées, l’ordinateur est encore souvent « assimilé à une machine à écrire ». Je ne vois pas beaucoup d’autres usages de l’ordinateur pour un boulanger de quartier aujourd’hui…
  • 30 % des TPE utilisent des logiciels de gestion (commerciale, comptable, trésorerie, paie, devis, factures, fichiers clients, etc.) Je préfère détailler. Pour qui, pour quoi un logiciel de gestion commerciale est nécessaire… Je reprends le cas de mon boulanger précédent ? Pour saisir chaque soir le montant des tickets de caisse ? Pourquoi un logiciel de paie ? Je pense que beaucoup de TPE souhaitent privilégier les autres TPE (c’est mon cas) et préfère travailler avec des « indépendants » en portage. Un fichier client… Oui, lorsque l’on travaille avec un fichier client. Je suis à peu près certain que le couvreur n’a pas besoin d’un fichier client, le plombier ou l’électricien non plus, nous avons tellement de mal à en trouver un car son carnet de commande est déjà rempli à long terme…
  • 65 % des TPE disposent d’un accès à l’Internet. Certains (ceux qui sont dans leur bureau pour qui Internet est devenu indispensable ?) ajoutent seulement 65 %. En plus, il ne suffit pas de posséder un accès à l’Internet, encore faut-il savoir s’en servir correctement et efficacement.
  • 65 % des TPE non connectées « imputent cette situation à une absence de besoin » et 24% à « des difficultés » à maîtriser l’informatique. Et si c’était vrai aussi ! La non-connexion dans le cadre du travail n’est pas encore une tare.
  • 15 % des TPE profitent d’usages plus avancés que le mail et le web (dématérialisation des documents, téléphonie sur IP, web conference, e-procurement, emailing, etc.). Encore une fois qui en a besoin indispensable ?
  • 27 % des TPE disposent d’un site web et 50 % ne sont pas convaincues de l’intérêt d’un site
  • 10 % des TPE ayant un site web offrent la possibilité de commander en ligne… Oui, c’est mon cas actuellement. Je propose des prestations qui ne se vendent pas comme des boîtes d’allumettes. Je préfère personnaliser mes propositions si besoin en fonction de la demande des clients… Je suis donc fier d’appartenir à ces 10 %.

Pour faire évoluer la situation, le rapport propose une action de l’Etat sous la forme de publicité télévision (sensibilisation), d’équipements (facilité de financement) et de formation organisée 20 modules qui donneront lieu à la délivrance d’un « passeport numérique » ouvrant droit à des packages de matériels divers (ordinateurs, solutions de certification en ligne, etc.).

Pour assurer les formations à l’échelle de toute la France en 2 ans, la mission souhaite s’appuyer sur les différents réseaux qui l’ont aidée dans l’élaboration du rapport comme le Réseau racines, les Echangeurs, Entreprendre en France…).
À mince, moi qui pensais que justement pour aider les TPE ont allé faire appel aux TPE qui connaissent le travail de ce type de public, leurs contraintes… Et bien non, rien… Et comme de plus je ne fais pas partie du Réseau racines, des Echangeurs, d’Entreprendre en France, etc. car je suis indépendant et fier de l’être, je passerai donc à côté de la manne de l’état. Le pactole sera pour les PME ou les TGE (Très Grosse Entreprise).
Je rejoins Sylvain Tourriere, qui il y a neuf mois en juin 2005, se posait la question de savoir si ce sont bien les TPE qui bénéficieront du programme. Alain Lafon répond oui : « si elles participent au projet, ce qui est sans doute le cas pour un certain nombre des partenaires… et certainement si elles s’organisent elles-même pour le mettre en œuvre.» Je n’en suis pas certain et je ne me lancerai pas comme lui dans une vaste initiative sur le sujet…

La conf. de presse du Ministre

Et maintenant, j’écoute religieusement Renaud Dutreil, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et des Professions Libérales lors de sa conférence de presse pour annoncer l’un des 5 volets du « programme croissance PME » (tiens, on ne parle déjà plus de TPE !) et Olivier Midière, c’est-à-dire celui qui a trait à l’économie numérique… depuis le site de Jean-Michel Billaut qui fut le premier à la mettre en ligne.
Au passage, je note la remarque pertinente de M. Billaut : «50 % des Français de la France d’en bas se mettent à l’utilisation de l’Internet et font de plus en plus leurs achats en ligne.. Alors quid de nos patrons de TPE ? Sont-ils encore à la plume d’oie ?»
À l’écoute de Renaud Dutreil, alors que le ministre ne peut s’empêcher de parler des brevets et la propriété industrielle (euh, juste un détail, combien de TPE… cela concerne t-il mais c’est vrai, c’est M. Midière qui est spécialiste des TPE).
Il y aura même un passeport gratuit pour l’économie numérique (une initiation au e-commerce). Ce passeport devrait donne droit à des avantages commerciaux pour l’achat de produits TIC ou pour leur financement bancaire ! Une offre spécifique pour les TPE : des entreprise répondant à une charte d’engagement de service pour les petites entreprises et d’une offre type (configuration type de matériels et de logiciels), la mise en place de conseils-référents et une action de communication.
Une mallette numérique pour TPE et PME est également au goût du jour. Cette mallette est destinée à la mise en place d’une stratégie du zéro papier au sein de l’entreprise. Elle devrait permettre de :

  • utiliser l’ensemble des téléprocédures de la sphère publique ;
  • répondre à un appel d’offre de marché public dématérialisé ;
  • stocker et archiver l’ensemble des documents numériques de l’entreprise ;
  • renforcer la sécurité et échanger des mails, des propositions, des devis, des contrats, etc. signés électroniquement ;
  • générer et mettre à jour en temps réel son site web avec sa vitrine et son catalogue en ligne ;
  • émettre des factures, des fiches de paye et procéder à la gestion comptable de l’entreprise ;
  • externaliser la conservation de ces documents numériques grâce à un coffre-fort électronique

Ce plan nous coûtera sept millions d’euros sur deux ans. Pour qui, pour quoi ?

Une première remarque je n’aime pas être considéré comme une souris. je me demande quel chat me dévorera. Plus sérieusement, je ne gagnerai rien sur ces 7 millions €, pas un centime (enfin, mieux vaut ne jamais dire fontaine, je ne boirais pas de ton eau, donc, je gagnerai peut-être « quelques centimes » en délégation de formateurs…). Je pense que je ne bénéficierai d’aucun des services que prévoit ce plan. Par contre, je continuerai à payer mes impôts.
On ne peut me reprocher d’être un anti-tic. Mais arrêtons de nous seriner du TIC par ci, du TIC par là, du TIC pour ceci, du TIC pour cela… Depuis combien de temps entendons nous parler de TIC dans pour l’éducation nationale ? Adrien ne me contredira pas : le plan Informatique pour tous à plus de 15 ans maintenant, non ?
Si nous prenons le même chemin avec les TIC pour les TPE où en serons-nous dans les années 2020 ? Pour ma part, pas loin de la retraite… Tiens, encore un débat politique.

D’autres liens :

Mise à jour le 22 mars 2006 : L’une de mes craintes voit déjà le jour… Ainsi, l’Artesi IDF fait la promotion d’une entreprise. Je signele que Artesi signifie Agence Régionale des Technologie et de la société de l’information. Ce qui me gène c’est le : « nous » avons crée PME-PMI.org afin d’aider les PME PMI dans leurs transitions vers les nouvelles technologies. Nous ? l’Artesi IDF ? Mais PME-PMI appartient à PME MULTIMEDIA… Quand je vous disais que le marché des TPE est attractif.

Il bloggent à l'école et à l'université ?

Pour continuer le débat sur les blogs et l’enseignement, quelques autres pistes s’ouvrent…
Comme le disait en commentaire des enseignants, des non bloggers ? justement François : professeur, jardinier et bloggueur, ils bloguent… Qui ? les enseignants. La preuve : le blog des projets des espaces numériques de travail (ENT) de FING qui semblent pourtant eux aussi rencontrer des réticences de la part des professeurs.
Autre exemple, celui de l’école de mes filles, qui depuis peu utilise le blog… plus simple à mettre en place et à utiliser qu’un site sous SPIP visiblement (aie, j’vais me faire taper sur les doigts, j’ai le temps de blogger mais pas de m’occuper du site) et qui trouve ainsi sa place sur le web. Pourtant, je peux vous garantir que la personne qui a créé et anime ce blog manque de temps, etc. (la liste est là !).
Mais dans le fond arrêtons de chercher des excuses… Pourquoi des enseignants ne bloggent pas ? Pour certains d’entre eux (une majorité ?) tout simplement parce qu’ils n’en ont pas envie, comme dans chaque corps de métier. Le blog, je l’ai déjà dit dans un précédent billet, n’est pas la panacée. Le problème est-il identique pour le primaire, le secondaire, le supérieur ? Je ne le pense pas même si des freins identiques existent à tous les niveaux. Si des usages des blogs et des TIC peuvent être commun, chaque classe d’âge à ses propres utilisations des blogs.

Les blogs et l’école, c’est aussi les jeunes… Eux bloggent, on en est certains. Mal, peut-être, mais ils bloggent. L’initiative de Stéphanie Booth (auteur au passage de l’excellent site Pompage.net qui donne des conférences sur les weblogs (et l’internet social) dans les écoles ou associations d’une durée de 45 minutes à 1 heure est à souligner. Elle est en Suisse ! Dans le supérieur, je serais surpris du nombres de blogs, de qualité, parmi nos étudiants… Ce ne sont pas seulement des blogs individuels, ce peut-être aussi des blogs collectifs qui diffusent des informations administratives, d’échanges le plus souvent privé… Chut, je suis censé ne pas être au courant 😉 Je suis prof.

D’ailleurs, personnes jusque là dans la série d’articles que j’ai pu consulter suite à la publication de
l’AMUE ne s’intéressait aux étudiants : François Briatte, étudiants en master 2 Recherche (DEA) à l’Institut d’Études Politiques de Grenoble fait remarquer que « l’article » (c’est pas moi qui le dit !) ne présente les blogs d’étudiants que sous l’angle de travaux encadrés par un enseignant. Il replace également le problème au niveau international. Enfin, il devrait donner une suite à ce billet sur Le lent éveil de l’Université à l’égard des blogs.

François Briatte veut également relancer son ancienne liste de blogs universitaires. Avec la carte Frappr! francoblogsciences d’Olivier, et la liste du feu : Le blog de l’enseignement supérieur (sera t-il récréé un jour ?), voilà qui offrent la possibilité de découvrir d’autres universitaires bloggers…

Notons également l’intéressant remarque de Vagabondages dans les blog et enseignement : Est-ce à dire que les enseignants ne peuvent pas blogger ?

J’ai découvert le site de François Briatte grâce au billet des Actualités de la recherche en histoire visuelle.

Mise à jour 23 janvier :
Un commentaire dans le billet : Les enseignants, des non blogueurs ? m’a permis de découvrir le blog du Canadien Philippe Martin. Une excellent série de billets intitulés : Les différentes sortes de blogs concernent notre débat actuel.

outils TICE et enseignants

Algora, dans son espace (res)sources propose une cartographies et un guidage interactif pour faciliter l’accès des enseignants aux outils TICE ou traduit autrement : comment permettre à un enseignant de découvrir, comprendre et s’approprier un ou des outils TICE dans un temps très court ?
Consultable en ligne (dommage, qu’aucun sommaire ne permette la navigation parmi les pages) mais aussi sous la forme d’un PDF de 14 pages (236 Ko), l’étude de Philippe GAUTHIER et de Christian COLIN concerne principalement les enseignants de l’enseignement supérieur.

des fiches sur la recherche d'informations

Logis’TIC est un projet des équipes TICE de l’Inspection Académique et du CDDP avec le soutien du Conseil Général de la MOSELLE. Ils proposent au format PDF (poids max 193, 9 Ko) une série de fiches intéressant aussi bien les enseignants que les élèves mais aussi toutes les personnes qui débutent dans la recherche d’informations sur le web :

  • Fiabilité des informations présentes sur la Toile (Guide pour l’enseignant)
  • Les informations sur la Toile
  • Chercher pour trouver
  • Comment trouver une information sur Internet fiche enseignant
  • Comment trouver une information sur Internet fiche élève
  • La recherche documentaire sur Internet – Tutoriaux et liens
  • Validité de l’information (fiche élève)
  • Comment les moteurs de recherche rangent-ils les sites sur les pages de résultats ?
  • Quelle sont les différences entre les annuaires et les moteurs de recherche ?
  • Faciliter la consultation d’une sélection de sites.
  • En quoi internet est-il complémentaire des autres sources d’informations disponibles en classe ? Quels sont les spécificités d’internet par rapport au cédérom et aux autres ressources documentaires.

Tout est là.

Les ROUMICS 2005

Les ROUMICS 2005 : Rencontres OUvertes du Multimédia et de l’Internet Citoyen et Solidaire élaborées comme des moments de rencontres, d’échanges, d’information, de sensibilisation, aux usages citoyens et solidaires des TIC se dérouleront du 1er au 7 avril à Roubaix avec pour thème l’Accessibilité, handicap et TIC et du 2 au 16 juin à Lille pour les TIC, l’accompagnement socio-professionnel, l’emploi, la formation. La thématique globale est l’accessibilité des TIC pour les publics éloignés.

Cours en ligne

Le portail Cours en ligne du programme TIC et appropriation des savoirs de l’Agence universitaire de la Francophonie propose gratuitement de nombreux d’outils, répartis dans plusieurs rubriques dont : aide à la réalisation de cours en ligne, initiative « Micro-projet », un catalogue des cours en ligne, l’infothèque, comment concevoir un cours d’autoformation, des témoignages d’enseignants, etc.
Alléchant pour toutes personnes concernées par le sujet.