formation continue, enseignement, e-learning… bref, l'apprentissage

Je voudrais donner une suite à ma question : Avis mortuaire sur le e-learning ? pour plusieurs raisons :

  • le débat a rebondi fin novembre sur les blogs d’origine (celui de Xavier et de Thierry, au passage au fil du temps, il continue de nous expliquer sa théorie de l’enseignement mobile)
  • La Ministre de l’Enseignement supérieur a cru bon d’inviter des « bloggers influents » pour parler des TIC « de manière informelle » (Chapeau bas Messieurs les bloggers) dont j’ai l’impression qu’il n’est pas sorti grand chose à la lecture des comptes-rendus…
  • La remarque dans la longue série de commentaires au sujet du blocage de Lille 3 (message 532. Le jeudi 6 décembre 2007 à 04:56)
  • Et surtout, depuis, j’ai réfléchi… notamment au commentaire de Xavier qui disait que je me concentrais sur le e-learning en milieu scolaire 🙂

Thierry a été le plus prolifique sur la question. Normal, c’est lui qui avait lancé le débat 🙂 Au passage, notez que Speechi a effectivement présenté lors d’Educatic une « mallette d’enseignement nomade » qui sera disponible vers le 15 janvier, mais Olivier lui tient la dragée haute dans les commentaires 🙂

La loi de Klein

On peut résumer la loi de Klein 😉 : plus le support de l’information est léger, petit, lisible, transportable, copiable, partageable, bref, plus le support est nomade, plus l’information et le savoir se répandent. L’exception de Klein 😉 nous apprends que l’hyper-réduction de l’information n’est plus aussi accessible ou lisible par l’être humain et il est complexe de repérer la « bonne » information, l’information utile. Thierry illustre sa loi et son exception par l’exemple de l’Ebook.

L’ebook

J’ajouterai juste à la description de Thierry que les Ebooks exploseront également le jour où l’on arrêtera de considérer l’Ebook comme un simple document au mieux mis en page et exporté à la va comme je te pousse en PDF. Ebook aura toute sa valeur lorsqu’il sera conçu réellement comme un Ebook et qu’il tirera profit de l’ensemble des technologies disponibles…

Je suis toujours surpris dans les formations Acrobat que je donne du manque d’imagination des participants à ce sujet ! Depuis longtemps je professe des formations Acrobat ou PDF pour le marketing, également envisageable pour le e-learning, sans grand succès !

Vers la définition de la formation

Pour Thierry, former quelqu’un (ou un groupe) revient à lui donner de l’information et à vérifier qu’elle a été bien comprise. Cette définition m’évoque un peu trop le schéma de la communication, proche de celui de Jakobson. En simplifiant, J’émets un message vers un récepteur qui me renvoie un feed-back. D’ailleurs, cela correspond à la Loi de Klein, puisqu’il y parle d’information.

Je ne pense pas que le fait d’informer soit suffisant pour définir la formation. Donner connaissance de quelque chose à quelqu’un fait partie du travail de formation, effectivement. Toutefois, la dimension de l’apprentissage disparaît : le but de la formation dans un sens large (depuis la maternelle jusqu’aux études supérieures en passant par la formation continue) est aussi d’apprendre quelque chose à quelqu’un, parfois simplement l’habituer, lui faire découvrir de nouveaux horizons, lui donner une éducation, etc.
Bref lui permettre d’acquérir et de développer ses capacités intellectuelles, morales ou manuelles, entre autres par un apprentissage approprié.

Selon les théories Delcroiziennes (Thierry crée bien sa propre loi 😉 la formation consisterait au sein d’une relation privilégie à développer les capacités intellectuelles, morales ou manuelles d’apprenants au travers d’un apprentissage approprié dans le but de leur apprendre ce dont ils ont besoin pour évoluer.

Je suis assez content de ma définition 🙂 On y retrouve le rapport enseignant (formateur)/éléve (stagiaire), cela concerne les groupes (classes et petits groupes) et l’individu…

TIC et e-learning

Cette définition me permet de rebondir sur les commentaires d’Olivier.
En effet, la transmission du savoir repose sur la qualité du formateur pas sur celle des outils, dont font partie le e-learning, les TIC ou NTIC… Et autre question en corollaire, le e-learning et les TIC tel que l’on l’entend d’une manière générale sont-ils adaptés à tous les types d’enseignements, à toutes les formations, à tous les apprenants ? C’est aussi à l’enseignant (formateur) à choisir ses outils ou à moduler leur emploi en fonction de ou des apprenants.

Olivier précise dans un de ces commentaires que certains abandonne le e-learning car ils n’ont pas su en tirer profit. Effectivement. Mais reconnaissons à leur décharge que pas grand monde que seulement quelques spécialistes (je parle des vrais, j’y reviendrais plus loin) savent utiliser et expliquer comment employer le elearning…

N’est-ce pas avant tout un problème de formation des « enseignants » ? de formations de nos enfants (je sais, je rabâche avec le B2i, mais il me semble complètement inadapté) ? D’une adaptation des moyens ? D’une remise en cause des enseignants et des formateurs, de leur démarche pédagogique ?

Des exemples

Dans les commentaires sur la grève de Lille 3, une étudiante me pose la question : pourquoi les enseignants n’utilisent pas Mooddle pour nous fournir des documents (au passage, on remarque que les étudiants demandent juste des PDF) et ne répondent pas aux e-mails ? Pourquoi selon vous ? J’ai répondu dans un commentaire suivant.

Autres exemples. Avec les étudiants d’IDEMM, nous avons deux projets d’années. Le premier vient de se terminer. Je leur laisse décembre pour le compléter et nous embrayerons sur le second en janvier. Dans le premier projet, ils ont pu créer et manipuler un blog, un wiki, approcher Facebook, Viadeo, Second Life… Dans le second, ils devront peut-être créer un CMS (ou un blog encore), peut-être du elearning et toute la gestion du projet devrait se faire sur Facebook.

Pourquoi cela est-il possible ? Je vous donne la réponse : parce que je connais ces environnements (enfin Second Life :-(( Cela fait une dizaine d’années que je suis sur Internet, que j’explore régulièrement les différents domaines d’activités qui m’intéressent… J’ai un vécu et une vision de ce qui se passe sur le net, sur ce que l’on peut faire et comment… Je peux donc donner l’impulsion, comme le fait également par exemple Adrien (Vieux briscard de l’informatique lui aussi).

TIC et e-learning, une affaire de spécialistes

Qu’est ce que cela signifie ? N’ayons pas peur des mots. Nous faisons partie d’une élite qui connaît l’informatique, Internet… Pour nous, faire de la formation à distance, cela paraît évident. Nous sommes régulièrement « dedans » même à l’époque où Internet n’existait pas, nous assurions déjà des « formations » par téléphone (cela continue d’ailleurs aujourd’hui). Les nouveaux outils n’ont pas de mystères pour nous (enfin, on le fait croire :-), nous avons des idées d’utilisations, nous savons employer elearning et TIC dans notre démarche pédagogique… Mais en réalité, combien sommes-nous ?

Très, très peu nombreux. Quand je vois que dans certaines universités, il est proposé en décembre 2007 des formations de 3 h au traitement de texte pour créer de façon automatisée une table de matière, utiliser le mode plan et transformer un fichier aux formats RTF, HTML et PDF : les styles dans un traitement de texte, quand je constate le faible niveau de connaissance des enseignants en école maternelle et primaire des professeurs des écoles (je n’ai pas encore pu juger des derniers sortis de l’IUFM mais ce n’est pas seulement une question d’âge et de formation), quand, lors d’une réunion de présentation de collège, on nous parle de l’ouverture d’une classe pupitre où les enseignants vont être « rapidement » formés mais que la maintenance sera assurée par un enseignant (cela me promet quelques montés d’adrénaline si l’une de mes filles se trouve dans cette classe pupitre), si je regarde autour de moi, la faible pour ne pas dire nulle, implication des formateurs à ces outils…

Pourtant, je reste persuadé que les enseignants font des TIC et du elearning sans s’en apercevoir, sans que nous le sachions…

Quand je regarde les devoirs et leçons des filles, je ne compte pas le nombre de pages issues d’Internet (par contre, je ferme les yeux sur les droits d’auteurs, toujours une histoire de formation). Seulement, ces enseignants font des TIC et du e-learning d’une autre façon que nous ou pour être plus exact comme nous faisions il y a 5 ans environ… Il découvre que la qualité de la relation dans le elearning et au moyen des TIC est différente qu’en présentiel (pas meilleure, ni pire).

On pourrait segmenter d’ailleurs ses enseignants (formateurs). Les pourcentages n’ont rien de scientifique, seulement une impression :

  • réfractaire à l’informatique et donc aux TIC et au e-elearning – 7 %
  • ceux qui voudraient bien mais qui ne savent pas utiliser les outils, ils n’ont jamais appris (y compris l’usage de l’ordinateur) – 7 %
  • ceux qui possèdent un ordinateur à la maison et qui l’emploient pour préparer ou non leur cours – 15 %
  • ceux qui utilisent l’informatique domestique pour faire des TIC et du elearning – 35 %
  • ceux qui utilisent les TIC et/ou le elearning mis à leur disposition avec leur groupe d’apprenants sans « trop se creuser » 15
  • ceux qui utilisent les TIC et/ou le elearning et qui cherchent à aller plus loin (qui l’intègre dans leur démarche pédagogique, qui font avec les outils dont ils disposent, qui cherchent d’autres outils…) – 5 %
  • ceux qui ont une vision plus large des TIC et/ou du elearning (moins de 1 %)

Des pseudos spécialistes du elearning

Plus haut dans ce billet, je parlais des vrais que j’oppose aux faux spécialistes. Quoi de mieux qu’une anecdote révélatrice. Un appel d’offre avait été lancé par une société du coin (une grosse :-). Assez copain avec pas mal de centres de formation du secteur géographique, j’ai été abasourdi.

Presque tous avait « pondu » une réponse ! Si, si, j’vous jure. Mais, la plupart n’avaient jamais fait de elearning 🙂 Pas un de leur membre ne connaît un iota dans le domaine. Je me suis toujours demandé où ils avaient « pompé » leur solution. Je me suis amusé à placer quelques termes techniques dans mes discussions de l’époque : grain, classe virtuelle… C’était évident qu’ils ne savaient pas de quoi je parlais.

Quand enfin je leur posais la question, la réponse était quasi invariable (j’exagère à peine) : «cela ne marche pas le elearning de toute façon, donc les mecs, ils vont se connecter une ou deux fois et puis c’est tout». Le pire a été un centre qui avait l’entreprise comme client en présentiel, qui n’a pas emporté l’appel d’offre et qui a ajouté : «ouais, j’comprends pas que ce soit untel qui a remporté le dossier. Et tu as vu le budget… »

Le Untel, je le connaissais évidemment. C’était un centre national qui possède une délégation dans la région et qui possédait un pseudo département d’enseignement en elearning 🙁

C’est vrai que nous ne sommes pas nombreux. Pour le gag, aucun n’avait fait appel à moi, puisque aucun ne lit mon blog et ne consulte mon site, car ils possèdent déjà tous ma fiche des compétences 🙁 je ne dis pas que j’aurais été meilleurs qu’eux, juste que j’aurais pu apporter une autre vision 😉

Notre rôle

On peut effectivement réfléchir sur notre fonction et notre rôle, nous spécialistes des TIC et du elearning. Est ce que nous ne favorisons pas l’agrandissement du fossé entre les différentes catégories d’utilisateurs. Je me pose de plus en plus fréquemment la question, pas seulement dans ces domaines d’ailleurs mais ils sont tous liés, si nous ne devrions pas revenir plus fréquemment sur les « basiques ».

Quand je dis basique, je parle de vraies bases… Mettre en place des formations, des sites, des billets, intégrer des revues et des journaux papier pour expliquer en termes simples le B A BA de l’Internet, peut-être même de l’informatique et des avantages en réexpliquant le pourquoi du comment, de différentes solutions de base.

Expliquer que l’on peut travailler de manière collaborative sur un outil de traitement de texte… cela veut dire que l’on sache manipuler un traitement de texte ! Partir sur un wiki, c’est bien joli, mais, nous en connaissons les usages, les avantages et les limites, pas le « néophyte ».

Regardez Facebook, exemple au hasard, non ! Mon assistante qui prépare un BTS en secrétariat de direction présentait, il y a peu une « APE ». Dans ce cadre, elle décrit différents blogs et sites qui m’appartiennent. La première réaction de son jury : cela ne dilue pas l’information ? Puis elle parle de ma présence sur Facebook. Un des deux membres du jury n’avait jamais entendu parler de Facebook.

Mon assistante était elle- surprise de cet état et me dit :«pourtant, on en parle partout.» Oui, effectivement, on en parle partout. Nous le remarquons car nous sommes confrontés quotidiennement à notre environnement informatique, c’est ce qui nous fait vivre ! Par contre, ce n’est pas le cas de ces deux personnes du jury qui font leur travail dans leur domaine au jour le jour !

C’est aussi notre rôle de ramener ses « brebis égarées » dans le droit chemin… À nous de leur expliquer TIC, elearning, FOAD… Je m’attends à avoir comme réponse : «Mais, ils peuvent facilement se renseigner si ils veulent, y’a Internet pour cela». Non, c’est faux. Les recherches de ce type ne les concernent pas. L’information est beaucoup trop disparate pour eux, ils ne savent pas utiliser Google comme nous le faisons…

Mettez vous à la place deux seconde d’un enseignant qui voudrait découvrir ce qu’il peut faire de manière simple avec les TIC. Il va saisir exercices simples en TIC et ne trouvera rien qui l’éclairera mis à part qu’il a besoin d’aide, que cela fonctionne sur PC…

Même avec les formateurs dans le domaine de l’informatique le problème existe. Ils font leur boulot. Ils sont super spécialistes dans leur domaine de compétence. Évidemment, si leur domaine est l’informatique ou le web, il y a une chance pour que cette personne soit plus sensible à nos arguments, car lui non plus ne comprend pas certaines décisions, certains comportements. Mais dans l’ensemble, grosso modo la réaction sera : «oui, mais qu’est ce que cela m’apporte ?» Ne vous lancez surtout pas dans de grandes théories sur l’apprenant et tutti quanti. Il n’en a que faire. Il attend vos informations sur ce que lui apporteront ces nouveautés au niveau du portefeuille 🙁

Cela n’empêche en rien que nous réfléchissions d’autres part à des solutions d’avenir, mais ne nous séparons pas de la base.

Et les tuteurs dans tout cela

Le grand oublié de nos discours est le tuteur. Jusqu’ici on parle d’apprenant, d’enseignants ou de formateur, mais on semble oublier également le rôle du tuteur… Ont-ils encore une place précise dans le e-learning, pardon la FOAD ? Plus que jamais. Mais, le métier de tuteur n’est-il pas un métier mort-né ? Je n’affirme rien, je pose juste la question. Si je poursuis mon raisonnement de l’enseignant qui fait des TIC et du e-learning sans le savoir, il remplit également un rôle de tuteur. Ce rôle de fait lui reviendrait naturellement… Je lance le débat.

La suite dans quelques jours car j’avais prévu de parler de quelques liens :-((

L'un des meilleurs spécialistes de la galaxie Internet, étudiant ?

ma carte d'entrée au congrès Net 2007

Contraste amusant lors de cette journée du congrès Net 2007 Lille Métropole|fr].

Ce matin, en arrivant tôt au congrès où les étudiants d’IDEMM devaient assurer l’animation du blog en cours de journée, une présence sur Second Life…, on m’a remis cette carte ce qui a évidemment beaucoup amusé mes étudiants. Lionel, n’était pas mieux loti.

Évidemment, nous comprenons tous le raccourcis employé lorsque nos noms ont été fournis pour établir les badges… «eux, ce sont les étudiants, je te donne la liste». L’année prochaine, je demande qu’il soit indiqué IDIST ou IDEMM à la place d’étudiant.

À la fin de cette journée, dont vous pouvez consulter les comptes rendus sous différentes formes : texte, vidéos… depuis le blog tenu par les futurs spécialistes du contenu multimédia, je regarde rapidement les commentaires de ce blog, les messages et Facebook. Un message : «Je ne sais pas si tu me connais, moi en tous cas j’ai déjà croisé ton nom à de nombreuses reprises sur le net. Je voulais te poser une petite question : est-ce que tu es prof à Lille 3 ? Si oui je viens de te voir dans La Voix du Nord 🙂»
(j’aime de plus en plus Facebook 😉 et l’auteur de ce message :-).

Qu’est-ce que vous pensez que j’ai fait ? Je me suis précipité sur le site de la Voix du Nord… &@$*$$@&@ Je dois payer pour lire la page… concernée (merci à Tom de m’avoir répondu aussi rapidement). Qu’importe, je dois bien cela aux étudiants, j’espère qu’ils seront heureux que l’on parle d’eux 🙂

Oui, oui, effectivement, je suis en « grand » devant les étudiants dans l’article intitulé : les webmasters de demain passent leur master à Lille 3 🙂 mais, l’encadré retient mon attention.

encadré article

Je ne peux résister au plaisir immense de vous l’écrire en toute lettre 🙂
Éric Delcroix n’est pas que professeur associé. Il s’occupe également de ses sociétés Ed Productions et Ed Formations. Il anime le réseau Blog en Nord et est l’un des meilleurs spécialistes de la galaxie Internet.

Waouhhhhh… J’ai les chevilles qui enflent… Vous avez bien lu : l’un des meilleurs spécialistes de la galaxie Internet. Qu’on se le dise. C’est écrit dans le journal 🙂 Maman, je t’apporte la coupure du journal ce dimanche 😉

Merci à Franck Bazin, qui s’occupe également des pages multimédia du journal, pour cet énorme compliment 🙂 et aussi d’avoir rétabli aussi rapidement la vérité.

Je ne suis pas étudiant, mais effectivement enseignant au statut spécifique : maître de conférence associé à temps partiel (PAST), responsable d’année de master pro Idemm au sein de l’UFR IDIST de Lille 3.

Mais pour obtenir ce statut, je dois avoir une activité principale et donc, je dirige Ed Productions qui inclue Ed Formations, etc., qui ont pour blog : les z’ed et dont l’une des émanations est le réseau Blog en Nord…

J’en profite au passage pour rappeler que je reste à votre disposition pour toutes interventions comme l’un des meilleurs spécialistes de la galaxie Internet, puisque c’est dit, si vous rechercher un intervenant, un conférencier ou un conseillé 😉 et bien entendu j’ouvre les portes à tous les journalistes qui veulent venir voir ce que nous faisons à l’IDIST en Idemm ou dans les autres formations (du DEUST aux Masters) 🙂

Délit d'initié virtuel pour le congrès Net2007 Lille Métropole

Je vais commettre un délit d’initié en effet, mais pour la bonne cause…

Vous savez tous 🙂 que Digiport organise chaque année son congrès Net (Net2007 cette année) Lille Métropole. Vous avez peut-être reçu le mailing qui l’annoncait ou vous avez juste pris connaissances du dossier en ligne  »Réel…Virtuel, les nouveaux enjeux » sur leur site !

En effet, vous avez tous eu connaissance du programme :

  • Les mondes virtuels : nouvelles opportunités économiques ?
  • Du réel… … au réel !!! ou l’évolution du lien matériel – virtuel
  • Faire du commerce dans un monde virtuel
  • Quels sont les modèles économiques des jeux on line ?
  • Réalité augmentée, virtualité augmentée, le meilleur des deux mondes ?
  • Pseudos, avatars… comment gérer les milliards d’identités virtuelles ?
  • Les enjeux du virtuel pour la formation
  • Quels usages des mondes virtuels par les acteurs publics des territoires réels ?
  • Géolocalisation, contextualisation et espaces de vie : vers quels territoires augmentés ?
  • PME, la virtualité au service de la compétitivité
  • Comment gérer sa marque et sa communication dans les mondes virtuels ?

Bon, jusqu’ici, je ne vous apprends rien.

Le fait que je serai présent toute la journé du 29 novembre 2007 à Lille Grand Palais, pas grand chose d’autre !

Mais, peut-être avez vous remarqé le logo de l’UFR Idist parmi les partenaires…

Oui, oui… C’est bien de nous (dans ces cas là, on dit toujours nous), comme je vous l’annoncais dans Net2007 à Lille, c’est parti, enfin presque ! 😉

Et donc, je pense être le premier qui puisse vous indiquer le lien vers le blog du congrès Net2007 Lille Métropole mis en ligne dans un version provisoire ce soir !

Déjà une vingtaine d’articles sont en ligne :

  • Second Life : 12 minutes par mois
  • Un milliard investi dans les mondes virtuels en 12 mois
  • Un monde virtuel made in Google
  • Metaplace : bientôt des mondes virtuels en 3D gratuits et ouverts
  • Les nouveaux riches des mondes virtuels
  • Demain les mondes virtuels
  • Second Life, la face cachée d’une utopie
  • La guerre des mondes virtuels
  • Synthetic worlds : the business and the culture of online games , Edward Castronova
  • Les identités virtuelles : l’ expression d’une identité réelle ?
  • Second Life et les présidentielles
  • Second Life : rentable pour ses créateurs ?
  • Qu’est ce qu’un MMORPG ?
  • L’économie des jeux de rôle en ligne massivement multi-joueurs (MMORPG)
  • Quand le virtuel se transforme en commerce réel…
  • Qu’est ce que le « Métalab 3D pour les cyberterritoires » ?
  • L’avatar pour qui, pour quoi ?
  • Réalité augmentée ? Virtualité augmentée ?
  • Qu’est-ce qu’un monde virtuel ?
  • Le Phénomène « No Life »
  • Manifestation sur Second Life

Je vous rappelle l’adresse du blog Net 2007 🙂

Si vous avez des suggestions, des idées d’articles… ou même si vous désirez publier un article sur l’un des ateliers, faites nous le savoir et lachez y vos com’ 😉

Des soutenances de Master 2 Pro variées

Comme chaque année, après l’accueil des nouveaux Master IDEMM (Ingénierie Documentaire Édition et Médiation Multimédia), en fin de semaine dernière, nous avions les soutenances des stages en entreprises qui clôturent la formation pour les futurs ex-étudiants de Master.

Les sujets étaient encore variés cette année. Pour preuve, voici quelques titres de soutenances…

  • Adaptation de l’informatisation informatisée pour un centre de ressources
  • Analyse de l’idée du e-learning pour un grand groupe éditorial
  • Créer et gérer une communauté web d’utilisateurs
  • La mise en ligne du patrimoine archivistique : les archives départementales et internet
  • Le marketing web et le rôle d’un webmaster dans une TPE
  • Le référencement à l’heure du web sémantique
  • Les moyens à disposition des producteurs de spectacles pour atteindre leur public cible
  • Optimisation de l’orientation pédagogique du site internet
  • Refonte d’un site web : présentation et valorisation des sites de fouilles archéologiques

Les étudiants ont ainsi travaillé pendant six mois dans l’animation de communauté, dans la communication, dans la conception, dans la e-formation (FOAD), en gestion de projet multimédia ou dans le référencement. Un bon aperçu des métiers du multimédia et du web auquel il est possible d’accéder à la fin de la formation en IDEMM, comme décrit sur le site des étudiants.

Près de 70 % des entreprises ayant accueilli un stagiaire a souhaité pérenniser leur travail soit par un contrat en CDI, soit par un contrat en CDD à la sortie du stage.

Merci à quelques entreprises : Altima, C2RP, Défifoo, Hachette, Linkyou, Théâtre Sébastopol, Vauban Humanis, V-Technologies.

 »Master IDEMM = diplôme de référenceur ?
Je ne résiste pas à reproduire quelques extraits de rapports de soutenance d’étudiants ayant obtenu une offre d’emploi à l’issue du stage :

  • C’est également pour toutes ces raisons que le Master Idemm est parfaitement cohérent dans le cadre d’un projet professionnel orienté référencement. Les enseignements techniques de base permettent d’appréhender et de comprendre les problématiques liées aux technologies web, les enseignements relatifs à la médiation et à l’écriture multimédia trouvent une résonance dans les problématiques éditoriales du référenceur et enfin les aspects conduite de projet peuvent prendre appui sur les fondements de la gestion de projets et les mises en situation de travail collaboratif éprouvés au cours de l’année.

Petite précision : cette année, des cours spécifiques au référencement seront assurés 🙂

  • Ce travail, c’est donc inscrit dans une continuité logique par rapport à mes travaux passés, et s’accorde tout à fait avec les thématiques abordées en cours d’IDEMM, notamment l’impact des NTIC sur la circulation de savoirs, le partage des informations et l’ouverture des ressources documentaires au public, dans la société de la connaissance et de la communication.

Pour la petite histoire sachez que dès le mois de juillet, nous recevions une demande d’information pour l’inscription en IDEMM pour l’année 2008-2009 ! Et voici quelques jours, une nouvelle demande… Il reste au Master 1 ICD (Information, communication, Documentation) Spécialité SID (Sciences de l’Information et du Document) à bien se tenir 😉

Net2007 à Lille, c'est parti, enfin presque !

Dans l’un de mes derniers billets : e-criture, blog en nord, édition et médiation multimédia…, j’indiquais que dans le cadre de leur projet d’années, les étudiants de Master Pro Idemm (Ingénierie Documentaire Édition et Médiation Multimédia) devront intervenir dans un événement régional transfrontalier de grande envergure avant la fin de l’année !

En effet, les étudiants de cette année auront la «chance» de participer à la communication on-line de la 7e édition du congrès Net 2007 Lille Métropole organisé par Digiport !

Avant le congrès Net2007, ils auront en charge le blog de Net2007, la mise en place et l’animation d’un wiki destiné aux intervenants et une présence sur Second Life… Pendant la journée du 29 novembre (oui, oui, vous pouvez d’ors et déjà noter la date du congrès Net2007 : le 29 novembre), ils seront présents sur tous les fronts : dans les ateliers pour alimenter les blogs en direct, derrière la caméra pour des interviews, sur Second Life (une retransmission en direct des conférences plénières sur second life est prévue), etc. Et il y aura également un après… Mais, je n’ai pas à tout dévoiler. Par contre, il est évident que je fournirais les informations pour accéder au blog, à Second Life… lorsque le tout sera en ligne.

Les thématiques qui seront abordées cette année concernent les mondes virtuels et ses opportunités économiques.

Pour ceux qui ne connaissent pas les congrès Net… de Digiport, un petit tour sur Congrès Net 2006 Lille Metropole vous donnera une idée de ce qu’est ce congrès, incontournable de l’Euro-région.

Comme le master pro Idemm de l’UFR IDIST est basé sur une pédagogie par projets, non content de ce projet avec Digiport, nous leur avons également proposé de reprendre la conception d’une journée sur l’écriture web, la suite logique et réclamée à la table-ronde de blog en Nord sur l’écriture multimédia de cette année. Elle devrait se dérouler au mois de mars 2008.

Les étudiants de master Gide (Gestion de l’Information et de la Documentation en Entreprise) ne seront certainement pas en reste… Il suffit de suivre les informations que ne manquera pas de diffuser Fabien.
De même pour le master Prisme (PRoduits d’Information Spécialisée et Médiation Electronique)

Si vous aussi, comme étudiants, vous désirez suivre des études où vous participez à de tels projets en Master 2, n’hésitez pas à vous rendre dans la partie sur le Master ICD (Information, communication, Documentation) et sa spécialité SID (Sciences de l’Information et du Document) depuis le Master 1 du site de l’UFR IDIST.

B2i : fantasme d’une génération Internet

Comme c’est la rentrée des classes et que nos chères têtes blondes vont être de nouveau être confrontées aux B2i, c’est le moment de rappeler au Ministre pour sa future réforme de l’éducation nationale (ben oui, chaque ministre à fait sa réforme) qu’il ne doit pas oublier de modifier le B2i 😉

Je ne comprends toujours pas d’ailleurs pourquoi les parents d’élèves ne montent pas au créneau sur le sujet… À croire qu’aucun d’entre eux ne pratique l’informatique et ne possède d’opinion sur le sujet !

Vous ne savez pas ce qu’est le B2i ? Ce n’est pas grave, je vous explique… car Je n’ai pas le niveau B2i école !

C’est la lecture sur creatif de l’article B2I : une certification qui bouscule les habitudes de Florent Lajous, animateur multimédia dans un Collège et Président de l’association des Epnologues qui m’a influé l’idée de ce billet.

J’adore ce passage : «Mais comment évaluer certains items, comme l’attitude citoyenne, quand le droit d’auteur n’est pas respecté par les professeurs eux-mêmes, que ce soit par le photocopillage ou l’absence des sources ? Et quel esprit critique vis-à-vis de l’information peut-on avoir en CM2 ? Sans parler des problèmes techniques que pose le courriel (…).»

Vous l’avez compris, j’approuve et applaudi à deux mains quand il écrit : «le fantasme d’une génération Internet, où les ados en sauraient plus que les adultes» et j’irais même plus loin que lui en disant y compris dans les milieux favorisés !

Le ton est donné…

C’est une extrait revue par l’auteur d’un billet de décembre 2006 : le B2I nouveau est arrivé !

Petits rappels très personnel pour compléter :

Au fait, si vous avez des témoignages sur le C2i, je suis preneur. Je prépare un billet sur le sujet !

Les nouveautés en librairies pendant l'été sur la communication, le web, la PAO…

J’ai pendant longtemps chercher à connaître les nouveaux livres au sujet des TIC, NTIC, TICE, Internet, pour la création des pages web, concernant le référencement et la gestion de projet web et multimédia et évidemment sur les blogs et la syndication RSS et autre.

Évidemment, mon champ d’intérêt étant large, les ouvrages de Pao et prépresse : typographie, mise en page, image, communication imprimée, ainsi que la photographie (n’oublions pas que c’était mon premier métier) et l’écriture (mon second métier d’origine 😉 sous toutes ses formes (écriture web, écriture multimédia, journalisme, écriture publicitaire…) entre dans cette recherche.

Bien vite, en dirigeant Ed Productions et m’intéressant de près à Internet, mes années d’études orientées commerce m’ont naturellement conduit à regarder du côté du marketing, du e-commerce, du e-marketing…

Le côté documentaliste rejoignait selon moi l’aspect journaliste que je n’ai jamais perdu. Je dois même avouer que j’ai commencé des études de documentaliste par correspondance, pour le fun, à 40 ans 🙂 Riez… J’étais convaincu avant d’intervenir à l’IDIST que les documentalistes ont l’avenir devant eux ! Evidemment de la documentation à la veille et la recherche d’informations (et c’est si proche du référencement) il n’y a qu’un pas que j’ai vite franchi.

Reste l’aspect éducation, formation, E-learning et foad. Difficile lorsque l’on dirige un centre de formation d’y échapper… surtout que je suis un autodidacte convaincu… Allez comprendre !

Mais je sens que je m’écarte, que vous ne comprenez pas où je veux en venir… Et bien, si vous avez lu tout depuis le début, vous devez vous douter que j’effectue une veille sur les nouveautés qui sortent en librairie 🙂

Et bien, c’est décidé, désormais, vous trouverez une nouvelle rubrique régulièrement dans les Zed concernant les derniers ouvrages parus dans le monde de l’édition sur les thèmes précédents ainsi que sur la communication et sur les logiciels auxquels nous formons…

Attention, cette liste n’est pas exhaustive. J’y exerce mon choix 😉

Voici la liste des ouvrages parus pendant l’été qui ont retenu mon attention.

  • Site web marchand en PHP/MySQL. 3e édition de Jean-Marc Herellier chez Micro Application. Isbn : 978-2-7429-8447-3
  • Ces mots qui vous trahissent de Joseph Messinger et Caroline Messinger chez Firts – Isbn : 978-2-7540-0463-3
  • Le Manuel du Knowledge Management. Mettre en réseau les hommes et les savoirs pour créer de la valeur, 2e édition de Jean-Yves Prax chez Dunod – Isbn : 978-2-10-051191-4
  • Des souris, des hommes et des femmes au village global. Parole, pratiques identitaires et lien social dans un espace de bavardage électronique de Madeleine Pastinelli aux PU Laval – Isbn : 978-2-7637-8478-6
  • Etudes marketing avec SPSS. 5e édition. Avec 1 CD-ROM de Naresh Malhotra, Jean-Marc Décaudin (Traducteur), Afifa Bouguerra (Traducteur) chez Pearson Education – Isbn : 978-2-7440-7261-1
  • Approches des questions culturelles en sciences de l’information et de la communication de Michèle Gellereau – Editeur : Université Charles de Gaulle- Isbn : 978-2-84467-093-9

les commentaires, si vous avez lu ces livres vous sont largement ouvert. De même, pour tout oubli, n’hésitez pas à laisser un message !

J’en profite pour finaliser une boutique Zlio (je la mets en ligne ce soir, mais elle n’est qu’à demi-complète :-(. Zlio Z’ed : le choix des livres pour vous z’eder ! dans laquelle vous retrouverez une rubrique des nouveautés du mois (s’ils sont disponibles dans la boutique :-), ainsi que les nouveauté du trimestre en plus des ouvrages au sujet du multimédia, de la PAO, des arts graphiques et d’internet dont je parle dans ce blogs ou des livres que nous recommandons en formation.

Au passage, si vous aussi vous souhaitez créer votre boutique Zlio, merci d’utiliser ce lien. Je ferais ainsi fortune en gagnant 10% de vos futures commissions + 5% des commissions de vos filleuls. Pour la vie !

Comment se comprendre entre geeks et entreprises ?

Comment se comprendre entre infographistes et webmasters est une question que posait Le blog de la blonde… peu avant les vacances.

Mais comment se comprendre entre geeks et entreprises en est une autre à laquelle je réfléchis depuis quelques années, car je côtoie les deux mondes, D’un côté, comme maître de conférence associé et en parcourant les blogs, de l’autre, comme responsable (également formateur) de Ed Productions et Ed formations. Pas facile d’être à mi-chemin entre les deux !

C’est ce que je dis en substance et en conclusion d’un mini débat du début juillet sur le site de BaPtiste qui se qualifie lui-même comme pure geek !

L’histoire à la base est significative. BaPtiste qui a reçu un courrier électronique pour un échange de lien d’un centre de formation concurrent à ed formations 😉 Mais voilà, le BaPtiste ne peut s’empêcher d’envoyer un message : «target= »_blanc » Mais ce n’est pas du tout valide ça…» à la personne qui l’avait contactée !

Quelques jours plus tard il reçoit la réponse :« j’ai pas compris ce que vous voulez dire, merci d’être plus explicite.»
La réaction de son contact me paraissait évidente, comme celle de BaPtiste qui est frustré : «libre à vous de vous faire « former », mais n’espérez pas apprendre à faire un site accessible bien comme il faut», car il pense que doit au moins «savoir ce qu’est une balise.» (Euh, chez Ed Productions, y’a des formateurs qui font cela très bien… Tu en connais au moins un ou deux, BaPtiste).

Évidemment, quelques geeks ont enfoncé le clou… Peu de personnes pour défendre le représentant de l’entreprise.

Ce billet montre bien la différence de raisonnement et la méconnaissance des structures des centres de formation (je ne parle pas des indépendants) : commerciale, marketing et la sous-traitance (la délégation). Je fournis un autre exemple que celui que j’ai laissé dans les commentaires sur le billet de BaPtiste où j’explique aussi comment se vendent les formations de création de site internet.

La semaine dernière, pour la première fois, le responsable d’un «gros» centre de formation de la région m’appelle pour une formation un peu spécifique sur les blogs… Et le dialogue s’engage et il ne comprend pas pourquoi les entreprises créent des blogs et ont besoin de formation… Mais il a cette demande. Grosso modo, je lui ai indiqué ce qu’il devait mettre dans sa proposition… Pour lui, la demande était du chinois… alors qu’elle était d’une simplicité déconcertante pour moi !

L’échange de BaPtiste avec son interlocuteur marque bien la différence qu’il y a dans le monde des TIC et les différents paliers qui existent entre les uns et les autres. Entre le néophyte jusqu’au geek en passant par l’utilisateur lambda et l’utilisateur averti : les niveaux de connaissance sont évidemment très différents.

Comment aller parler à un patron d’entreprise qui souhaite employer les vertus de l’informatique que des solutions plus adaptées en web 2 existent. Cela m’est arrivé avant les vacances… J’ai tenté d’orienter la personne sur une solution web 2 équivalente et selon moi mieux adaptée. Le non a été catégorique mais compréhensible vu les freins (réels ou imaginaires annoncés). Il n’est simplement pas prêt.Au passage d’ailleurs, je ne suis même pas certain que sa solution soit acceptée par ses employés… qui sont plus rétrogrades que lui et qui ne n’acceptent pas l’informatique car ils seraient ainsi fliqués 🙁 Euh, curieusement, ce sont les jeunes qui réagissent comme cela.

De même, ce n’est pas un hasard, je pense si j’ai été présenti pour animer dans une université d’été d’une grande entreprise un après-midi… Entre les désirs de la Direction et la connaissance effective des cadres, le fossé est énorme.

Je l’ai déjà écrit, mais s’il existe une fracture numérique (ceux qui sont équipés, qui utilisent…), un autre fossé plus pernicieux celui-là est entrain de se créer entre les « utilisateurs à la base » et un dessus du panier. Seulement, les évolutions et les directions à prendre vont de plus en plus vite aussi le panier au fil du temps se perce de plus en plus et un abîme s’ouvre entre les uns et les autres. Dommage et je ne jette pas la pierre à ceux qui sont dans le fond du gouffre mais rien n’est fait pour les aider à y voir plus clair ou si peu !

Et que l’on ne me dise pas que les jeunes qui arrivent sur le marché transformeront l’état d’esprit dans l’entreprise. Ils arriveront avec leur connaissance et les imposeront. Vaste utopie selon moi. Déjà, ces jeunes doivent souhaiter s’impliquer (ce qui ne semblait pas le cas dans l’entreprise présentée plus haut) et imposer leur point de vue.

Le temps d’imposer leurs idées… et déjà de nouveaux schémas, de nouvelles orientations se sont mis en place… et de nouveau l’entreprise à du retard…

La solution est ailleurs. Mais où ? Je trouve dommage que des formations qui se pratiquaient au début d’internet se sont plus mises en place. Des formations du genre : que faire avec Internet aujourd’hui, que faire avec l’informatique aujourd’hui. Ce peut-être aussi le rôle d’un conseiller externe.

Les dirigeants de l’entreprise possèdent à la fois un ordinateur et une connexion internet. Il pense peut-être savoir ce qu’est Internet et l’informatique (ils en ont une vision à travers leur propre usage et soi-disant que le service informatique les conseille)… Je serai curieux de voir si ces cadres dirigeants à la suite des formations mentionnées n’auraient pas une autre optique… Je connais par avance la réponse car j’ai la chance de tester régulièrement auprès de dirigeants leurs méconnaissances des possibilités offertes dans différents domaines.

Si cela vous intéresse à mettre en place, je connais une société et un conseil qui ferait cela très bien 😉

Des sondages et Web’ Trophées dans le Nord

Web’ Trophées de la Côte d’Opale

Les Chambres de Commerce de la Côte d’Opale organisent les Web’ Trophées de la Côte d’Opale. Un concours gratuit ouvert à toute entreprise ressortissante des CCI de Boulogne-sur-Mer Côte d’Opale, Calais et Dunkerque, ayant développé ou fait développer un site internet.

Inscriptions jusqu’au 18 octobre minuit.

Les PME facile

Oyez dirigeant de PME, PMI, TPE, commercants, artisans…
Dans le cadre d’une étude initiée par les acteurs de l’Eurorégion (Nord Pas de Calais, Wallonie, Flandre), l’ESC (école supérieure management et commerce Lille)réalise un sondage auprès des TPE-PME pour appréhender votre niveau d’information sur les marchés publics, identifier les problèmes rencontrés et recueillir vos attentes pour améliorer votre business avec les acheteurs publics.

Résultats le vendredi 5 octobre.

Et si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ?

Régulièrement, on dit que (je m’inclue dans les on) les TIC en France est une mauvaise élève dans le domaine. Internet Actu est là pour le rappeler : La France, avant-dernier de l’UE en matière d’usage des TIC à l’école ! On parle beaucoup de la formation des enseignants en question.

D’un autre côté, même si Les utilisateurs ne sont pas totalement séduits par l’e-learning, on nous offre des séquences vidéo (en six épisodes) pour un référentiel des bonnes pratiques en FOAD , ici, Le cas de l’éducation scolaire. Analyse de l’évolution liée à l’innovation de l’e-learning (l’introduction est en Français, le texte en Anglais).

Pourtant, aujourd’hui, ce sont les outils de la FOAD et l’article sur les limites du système E-learning attirent mon attention, car je pense que, sans le savoir, nos chers enseignants (je parle des profs de collège, de lycée, dans le supérieur…), nos enseignants pratiquent l’apprentissage mixte. Si, si, je vous assure… Mais personne ne le sait. C’est évident, puisque c’est à distance donc caché aux yeux de l’institution.

Ne me dites pas que les enseignants ne sont pas des personnes comme les autres. Le pourcentage d’enseignant qui possèdent une adresse électronique privée (et qui l’utilisent) doit être sensiblement le même que pour la population française, non ? Ne me dites pas que les enseignants possèdent moins de connexion internet que la plupart des Français. Ne me dites pas que les enseignants ne se baladent pas sur le net, dans les mêmes proportions que leurs concitoyens. Ne me dites pas que les enseignants ne pratiquent pas le MSN…

Oui, je sais… Je parle de l’enseignant, hors de ces fonctions dans la salle de classe. Et, c’est justement sur ce point que nous tous commettons une erreur. Nous jugeons constamment l’utilisation des TIC et du elearning en classe ou pendant les moments scolaires.

En fait, j’ai l’impression, lorsque je titille certains d’entre eux (des profs) qu’ils utilisent mettent en place sans s’en apercevoir de l’apprentissage mixte… (même parmi ceux qui clament haut et fort qu’ils sont opposés au elearning). Plus on monte dans les années d’étude, plus ce phénomène est vrai. Une simple adresse mail ou un simple compte MSN est le tour est joué… Enseignant et élèves (étudiants) entre en contact.

Adieu les limites du e-learning. L’absence d’échanges directs n’est plus un problème puisque régulièrement tuteur, pardon enseignant et élèves se rencontrent physiquement. Plus de problèmes d’organisation, parce que rien n’est organisé, prévu, aucun carcan institutionnel n’encadre les activités. Les freins du côté de l’apprenant sont balayés car il n’a pas l’impression d’apprendre. On ne lui a pas dit qu’il était en train d’apprendre…

Reste que les enseignants se posent quand même quelques questions : quelle est la légalité de ces échanges, qu’en est-il de l’égalité des chances, où mettre les limites du type : temps de réponse à une question, se contenter de son rôle d’enseignant ou se muer parfois en assistante sociale, grand-frère ou grande soeur, quel comportement avoir lorsque l’on s’aperçoit qu’un élève discute en ligne à une ou deux heures du matin et que le jour même il ne rend pas sa copie sous un prétexte fallacieux (il suffit de posséder le contact MSN dans ses favoris pour voir sans être vu une personne connectée).

En analysant un peu plus ces pratiques, je pense que d’autres points ou questions seraient à soulever (n’hésitez pas en commentaire si cela vous pose des problèmes, histoire de faire avancer le débat).

Bien sûr, on est loin des plateformes de téléformation et des classes virtuelles, mais le courrier électronique, les forums de discussion, le chat… sont d’un usage courant dans ce cas. Je soupçonne certains enseignant de travailler ensemble avec son apprenant, à distance, sur un même fichier même si aucun espace de travail commun spécifique n’est prévu. Les enseignants qui mettent en ligne sous une forme «top-secret-défense» leur cours n’est pas négligeable, éventuellement des FAQ. Je reprends seulement les outils cités dans l’article en début de billet.

Pas mal quand même pour quelqu’un qui, en général, est considéré comme n’utilisant pas les TIC, ni le elearning. Eux, ils nomment cela de l’accompagnement 🙂 mais je suis persuadé que si on leur donnait un questionnaire à remplir, ils ne diraient jamais qu’ils participent à ce genre d’activités de peur du jugement de leurs confrères (qui au passage font la même chose), de peur des syndicats (ils ne sont pas rémunérés pendant ces heures) et de peur d’enfreindre une loi quelconque.

Nous nous devons de reconnaître que les relations enseignants – mineurs, entre autres, n’est pas évidente. Nous sommes hors-cadre scolaire, rappelons le.

Peut-être faudrait-il se pencher davantage sur ces enseignants adeptes des NTCI et du elearning pour ne plus dire que nous sommes dans la queue du peloton. Et pourquoi pas, utiliser leurs compétences, leurs connaissances pour amener progressivement l’utilisation des TIC dans les classes et la mise en place de elearning en complément de cours. Peut-être pourraient-ils être consulté pour l’établissement du B2i. Ils connaissent bien mieux que d’autres l’utilisation de l’outil informatique dont sont capables leurs élèves.

Il est même selon moi urgent de s’occuper de ces enseignants précurseurs car le monde de l’éducation change. Nous le savons tous, même si certains ne l’admettent toujours pas, que l’enseignement unilatéral de l’enseignant à l’apprenant est révolu. Nous en arrivons à un apprentissage sous forme d’échange d’informations. L’enseignant ne détient plus la vérité absolue. Internet est bel et bien présent.

Parfois, une question de mes filles m’oblige à consulter l’encyclopédie car c’est une colle à laquelle je n’ai pas la réponse… La dernière venait de la cadette (7 ans) suite à quelque chose qu’elle avait lue dans un livre à la maison. Car les livres eux aussi changent. Je lui ai répondu que je ne savais pas, que je devais me renseigner. Et son réflexe a été de me dire : «sur Internet ?».

Il est temps de prendre en considération ces enseignants avant-gardistes. D’ici quelques années, le problème des NTIC en classe deviendra le souci des communications pendant et hors temps scolaire… Les enseignants devront fournir un complément d’information en étant disponible à distance pour donner un complément d’information à celui qui n’aurait pas compris, fournir les documents nécessaires à l’absent, indiquer des liens pour compléter son enseignement, diriger vers l’enregistrement de son TBI (Tableau Blanc Interactif), vers sa présentation mise en ligne comme accompagnement de son cours…