joli moi de mai pour la FOAD et le elearning

Profitons de ce 1er mai pluvieux pour nous étendre sur l’actualité dans les secteurs du elearning, de la FOAD… qui a été très riche en découvertes pendant la période de vacances qui vient de s’écouler.

  • Relativisons cet enthousiasme avec l’avis d’un expert. Jean-Luc Faure pilote trois campus numériques du Cned. Il livre ses conseils pour bien se former à distance. En résumé, il faut être mûr pour se pour se téléformer : être autonome, avoir une bonne connexion Internet, oser intervenir, utiliser La messagerie, le chat, le forum et éventuellement le tableau blanc et la messagerie vocale via Internet.
  • Les participants au Certificat en Stratégie Marketing, Communication & e-business de l’Université de Genève (HEC) publient un dossier sur e-Learning titré : les recettes du succès qui se compose de plusieurs interviews, d’un exemple chez Swissair, de sous-dossiers : un sur le e-Learning et PME, un autre sur les tendances, normes et mise en place de e-Learning e-Learning, solution efficace ou gadget ? dont les grands thèmes sont :
    • Le e-Learning : comment ça marche?
    • les facteurs clés du succès de l’e-learning
    • Les points forts et limites
    • Le coût et retour sur investissement
    • Pourquoi l’e-Learning plutôt que le présentiel ?
    • Perspectives d’évolution
  • Pour ceux qui débutent en elearning, FOAD, etc., savez-vous qu’il existe un blog qui s’intitule e-learning pour les nuls. Cependant, je ne trouve pas que ce blog de Dominic Villiard (soit à la porté du néophyte en la matière.
  • Le Guide de formation FOAD du Refad (Réseau d’enseignement francophone à distance du Canada). Ce document Pdf de 2,4 Mo (79 pages) réalisé par Lucie Audet est un guide de formation et de soutien aux enseignants et formateurs en formation à distance. Il expose entre autre les différences et similitudes entre les formations en présentielles et à distance.
  • Sandra Bellier (Directrice de CAPIO — Veille en Ressources Humaines du groupe ADECCO) dans une vidéo de 6 minutes pour l’AFPA livre son approche des TIC en formation professionnelle : comment et pourquoi utiliser les TIC en formation, les modification du métier de formateur, etc.
  • Obtenir un diplôme avec l’e-learning ?. Le journal du net c’est penché sur la question. Fonctionnement, retours d’expérience, formations concernées… Ce qu’il faut savoir avant de se lancer. J’en profite pour rappeler que le cours sur le module de documentation en ligne peut comporter un examen.
  • Je pense que vous n’avez pas oublié de compléter le questionnaire annuel proposé par le Préau : le baromètre du e-Learning qui évalue les modalités d’utilisation et les pratiques des entreprises qui ont recours aux technologies de l’information et de la communication (TIC) pour la formation et le développement de leur capital humain. Résultats le 8 juin 2006.
  • Comme je le signalais hier, n’oubliez pas qu’Adrien Ferro avec Pascal Saunier, directeur de PSCI propose un petit déjeuner de sensibilisation « De la gestion des compétences à la mise à distance de la formation » pour les directeurs de ressources humaines, les responsables de formation, les OPCA et les branches professionnelles au Procope (Paris) le 31 mai. Petite remarque, ce petit déjeuné n’est pas destinée aux organismes de formation (j’en vois qui font déjà la grimace). Une demi-journée de sensibilisation spécifique pour eux est en préparation. Vous aurez nettement plus d’information sur novantura !

L'Idist envahie la blogsphère

Bon, c’est vrai en général je vous bassine avec mes histoires de Master IDEMM… et de leurs projets d’années : rapid elearning, (un cours sur) l’objet livre, l’ébauche d’un cours en ligne d’apprentissage du Grec Moderne.

Parfois, je vous signale les rencontres organisées ou co-organisées par des étudiants de l’UFR Idist : conférence CAPSID (Masters Gide), deuxième édition du Congrès TELMI (oragnisé par le Master Prisme), rencontre sur le rapid elearning (Master Idemm)…

Et là, Internet bruisse déjà au sujet du site relzone dédié au rapid e-learning dans des blogs ou des sites (les autres liens étaient indiqués dans le billet Rel Zone à Lille3) :

C’est au tour du glossaire sur les concepts concernant la gestion de l’information, réalisé par des étudiants de Masters Gide de s’afficher : Martin Lessard semble être le premier à avoir découvert le pot au rose alors que le site n’est pas encore terminé et ne possède pas son hébergeur définitif… cela me rappelle une histoire ; Geoffroi Garon et totem-consult sous la plume de Christian Vanden Berghen diffusent de ce fait l’information…
Notez que ce glossaire est collaboratif. Toutes les participations de professionnels au développement de son contenu sont les bienvenues.

En plus, maintenant, l’ufr Idist propose des cours en elearning avec pour commencer le module de doc. en ligne !

Où s’arrêteront-ils ? Quand je dis que les Idist sont partout 🙂

Speechi et Relzone dans le giron de Microsoft

La société Wouaf qui édite le logiciel Speechi vient d’être acquise par Microsoft afin d’introduire la technologie de Speechi dans PowerPoint. Au passage, le site RelZone, dédié au rapid elearning, projet d’année des étudiants de Master Idemm de Lille3 de l’UFR IDIST qui a été réalisé en partenariat avec Speechi est lui aussi acquis par la société de Redmond. Nous nous dirigeons vers un partenariat Microsoft-IDEMM… Et dire que les étudiants nous avais soumis lors de la soutenance la possibilité de créer une version anglaise du site. Ils n’étaient pas au courant des négociations.

Thierry Klein, directeur de Speechi, devrait confirmer lui même l’information au plus tôt dans la journée de dimanche. Il a peur que l’on prenne l’information pour un 1er avril…

Comme quoi, les idées françaises peuvent faire leur chemin jusque États-Unis.

Rel Zone à Lille3

Excusez moi, mais je n’ai pas pu m’empêcher ce titre…

La mise en ligne du site relzone consacré au rapid elearning ou rapid e-learning ne pouvait pas mieux tomber en cette période trouble d’occupation des locaux. Je suis certains que les étudiants, grévistes ou non, soutenants les uns et les autres… (pour ceux qui ne comprennent pas ce qui se passe, allez jetez un coup d’oeil sur le billet Lille3 en grève; bref, que les étudiants de Master Idemm (de l’ufr Idist de Lille3), n’avaient pas songé un seul instant que leur projet d’année sur le rapid e-learning serait diffusé à une période où il pourrait être utile pour certains. Le rapid elearning comme briseur de grève… Qui oserait y penser. Je rappelle que l’une des fonctions du rapid elearning est la diffusion par le net de présentations PowerPoint en Flash tout en intégrant la présentation orale, bref, des cours en ligne réalisés facilement.

C’était devenu un peu un secret de polichinelle (n’est ce pas Adrien chez lui ou sur Azimut, les gens de chez Emob, Claire Garcin, etc.), mais maintenant le site possède son « vrai » nom : Rel-zone ou Relzone (au choix) après d’âpres débats ! Seul, Thierry Klein (partenaire avec Speechi dans cette réalisation) et moi (co-responsable universitaire avec Brigitte Juanals du projet) avons attendus avant d’officialiser le site…

Ce projet ne s’arrêtera pas le jour de la soutenance (prévu fin mars et publique, ceux qui seraient intéressés pour y participer peuvent me laisser un message :-)), car certaines étudiantes souhaitent poursuivre l’animation (la rédaction d’articles) sur le site au moins jusqu’au mois de septembre-octobre, période d’arrivée de la prochaine promotion.

Des explications…

Comme vous le savez, les étudiants du Master IDEMM de l’UFR IDIST réalisent un site internet sur le rapid elearning… L’existence de ce site est devenu un secret de polichinelle mais je garde l’embargo sur l’adresse du site en question pour l’instant. Relzone est maintenant connu de tous.

Dans le cadre de ce projet sur le rapid elearning, et non pas parce que je suis l’un des enseignants responsable de ce projet (biens que…), mais pour mes points de vue sur le rapid elearning, j’ai moi aussi en décembre subit l’assaut de leurs questions… équipé d’un pull-over resplendissant, avec de jolies roses 😉

Mais ce n’est pas de cela que je voulais vous prévenir. Comme à mon habitude, j’ai fait un peu de provo… Si je me souviens bien, je n’ai pas revu la vidéo, ni entendu le son depuis fin décembre, à la question sur le elearning et le rapid elearning, j’ai répondu que je ne « croyais » pas du tout à ces technologies. Un comble pour quelqu’un qui gère un projet sur le rapid elearning, vous en conviendrez !
Il est donc temps que je m’explique sur ces propos et avant que cela ne soit diffusé, cela vous donnera un avant goût.

Pourquoi ais-je dit que je ne pensais pas que le elearning ne fonctionnait pas. En fait, je prenais le elearning dans le sens : tout elearning. C’est vrai que je ne crois pas à ce type d’enseignement. Quelle est la différence majeure entre un cours par correspondance et un cours en « pur » elearning ? Un peu plus de gadgets et de soi-disant interactivité de la part de l’apprenant. Ok. Je ne pense pas que la notion de communauté soit très réelle dans ce cas. Chacun apprend de son côté, et éventuellement une personne tente de contacter une autre personne… mais en résultat, rien de bien folichon. De plus, se retrouver seul devant un écran d’ordinateur ou devant une feuille de papier, c’est toujours être seul. Je parle, bien entendu, des formations « traditionnelles » comme le suivi d’un cours à distance tel que pourrait le proposer la CNED (c’est n’est pas eu que je vise en l’occurrence) : devenez gestionnaire en x jours…
Cela demande en plus la même énergie de la part de l’apprenant de suivre un cours à distance par correspondance que de suivre un cours en elearning ! Vous avez déjà) tenté de reprendre des études par exemple par ces moyens ou de suivre des modules de formation à tel ou tel domaine qui vous intéresse ou pire pour votre carrière ? Moi, oui.Et je dois avouer que j’ai toujours laissé tombé quelle que soit la forme d’enseignement soit par manque de temps, soit pas désintérêt au fur et à mesure, soit par ceci ou par cela… Bref, j’avais toujours une bonne excuse. Jusque-là, c’était plutôt le point de vue de l’apprenant.
Passons à celui du créateur, du concepteur, du réalisateur, de l’enseignant, etc. Au choix, comme vous voudrez l’appeler. Le gros, l’énorme problème de cette mise en place de formations : le coût.On peut dire ce que l’on veut mais la mise en ligne de cours, qui ne soit pas du simple Pdf mise en ligne, représente un coût. Je ne reviendrais pas sur des sujets qui me sont cher : la phase de réflexion, de médiatisation de contenus… n’est pas à la porté du premier venu, cela s’apprend ainsi que la mise en place du projet.
Prenons un autre exemple (Adrien et Nicolas, on ne rigole pas. Eux savent pourquoi je suis au courant de cette affaire). Prenons un campus numérique (non, je ne dirais pas lequel). Voici quatre ans, peut-être cinq ans, le projet d’un campus numérique est lancé. Grand branle bas de combat, les chiffres volent haut, les idées les plus farfelus fusent de tous les côtés. J’entends de tout et du n’importe quoi… Tout est permis. Seulement dans l’ombre, une bagarre s’engage… Le choix de la plate-forme… Je pense qu’ils ont changé environ 4, 5 voir 6 fois de plate-forme… Je tairais le choix des outils et les pressions pour l’utilisation ou pour faire effectuer l’achat de logiciels du copain par certains… Une partie des participants réalisait seulement la partie rédactionnelle, certains effectuaient la mise en forme, d’autres assumaient les deux fonctions, sans avoir de connaissance spécifique dans la médiation ou la création de pages web… 4 – 5 ans… Entre le début de ce projet et maintenant, les techniques évoluent. Qui se rappelle encore de l’état des connexion internet voici quatre ans. Aviez-vous l’Adsl par exemple ? en 4-5 ans, les programmes (contenu des enseignements qui devrait être fourni).
Bon certain diront : il y a un cahier des charges. Il suffit de s’y référer ? Le mot cahier des charges ne doit pas avoir la même signification pour tous. Il y a eu du papier, des centaines de feuilles mêmes. La raison ? Régulièrement, le pseudo cahier des charges à évoluer selon l’humeur des uns ou des autres. D’ailleurs, y a-il un véritable chef de projet ? Pas à ma connaissance.
Dernièrement, une réunion pour ce projet m’a beaucoup amusé : on ajoute de nouvelles personnes pour créer de nouveaux modules. Des participants assurent que c’est très simple d’utiliser un logo existant :«tu lui change un peu sa couleur et les droits d’auteur disparaissent». Une autre dans le même genre : «bien sûr que tu peux utiliser une photo trouvée sur Internet, il suffit de changer quelques détails et quelques couleurs». Les bras m’en tombent.On parle même dans ces réunions du Pdf «euhhhh, tu crois pas que je vais faire du elearning avec du Pdf» et de Speechi (Je ne peux pas dire Thierry ce qui a été dit sur Speechi, j’aurais pourtant le savoir). Certains ne veulent pas signer le module de leur nom considérant que c’est de la m… D’autres continus toujours leur module même s’il est inadapté afin de finir le travail commandé qui sera inutilisable (il ne fallait pas être un grand spécialiste de la question pour le savoir depuis 2 ans au moins !). Je ne parle pas de question des compétences techniques que certains réclament, de la gestion des droits d’auteur (dans le sens du paiement du travail effectué) où rien n’est clairement défini.Abordant la question financière, je réagis à ce gouffre financier car ce sont mes impôts qui sont investis là-dedans. Après tout ce que je viens de dire, vous êtes en droit de dire : «Pourrions nous voir le résultat ?» Que nenni. Le « site » n’est toujours pas en ligne 🙂 Il est quasiment vide. Je prends le pari que ce projet sera un fiasco que l’on passera aux oubliettes.

Voilà pourquoi je ne crois pas aux elearning. Plus exactement, je ne crois pas à ce type d’elearning appliqué ici dans le cadre du public mais que l’on retrouve également parfois dans le privé. Mais certains grands groupes travaillent avec du elearning, et cela fonctionne. Pourquoi ? la structure, la gestion du projet, l’organisation… tend vers un ensemble d’éléments qui conduit à l’emploi et à l’acceptation du elearning. Oui, dans ces conditions, je dis : banco, allons-y, faisons du elearning. Les PME ont du mal à s’y mettre… Normal, l’investissement du elearning est difficile à rentabiliser pour une telle structure. Encore que cela dépend beaucoup de la taille réelle de cette organisation (son effectif) et la répartition spatiale de cet effectif. Reste encore à savoir ce que l’on définit par elearning… Une vidéoconférence est-elle du elearning ?

Ma réaction sur le rapid elearning est d’un tout autre ordre. En réalité, comme beaucoup je pense que le terme rapid elearning n’est pas le nom adéquat. J’ai déjà soulevé la question de savoir pourquoi vouloir faire du elearning avec les outils de rapid elearning. Son usage, à de rares exceptions, ne doit pas être celui-là (reste à savoir si l’on considère le elearning comme un cours « magistral » où j’apprends tout ou un moyen de formation de type informationnelle. L’exemple typique est l’autodidacte qui va piocher ici et là des informations pour se former).
Le plein emploi du rapid elearning, puisqu’il faut l’appeler comme cela, je ne le vois pas dans le elearning. Je suis persuadé qu’il peut avoir d’autres applications où il n’est pas encore utilisé aujourd’hui. Certains diront que c’est du elearning, mais je ne crois pas. Prenons un exemple. Vous êtes réparateur dans un domaine spécifique. Vous devez réparer une machine qui sort de l’ordinaire. Plutôt que de rechercher le mode opératoire de la réparation de cette machine, pourquoi ne lanceriez-vous pas la projection… tout en effectuant la réparation, guidé par la voix et de temps à autre regardant le schéma proposé à l’écran ? Dans de nombreuses situations d’urgences, le rapid elearning peut également avoir un grand intérêt. On peut aussi imaginer des solutions de mise en place de tutoriaux de cette façon : vous écoutez en effectuant les manipulations et jetez un coup d’oeil de temps à autre à l’écran.
Autre exemple dans le domaine marketing. Votre structure à l’habitude d’effectuer des rencontres commerciale où le commercial projette un diaporama en le commentant.Certains remettent ce diaporama à l’issue de la rencontre soit sous la forme d’une projection PowerPoint, soit sous la forme d’un Pdf… Seulement, le discours que vous avez tenu ? Où est-il ? Passé aux oubliettes. Moi, je propose de vous présenter ma société, ce qu’elle peut faire de mieux pour votre entreprise… et je vous laisse en partant : les diapositives, les commentaires (éventuellement, les questions et les réponses), éventuellement ce que j’ai écrit sur le tableau. Et puis tout compte fait, ne serait-il pas judicieux de publier sur le net cette présentation avant que je rende visite à mon client, ainsi cette rencontre éventuelle sera plus fructueuse… Nous parlerons déjà le même langage et des mêmes choses. Qui dit aussi que si je laisse ce type de présentation sur le net, ouverte à tous, au niveau communication, cela ne serait pas intéressant pour un large public de prospects que je n’aurais jamais imaginé. Mais là je quitte déjà le domaine du marketing pour celui de la communication. Le rapid elearning est un moyen de dire stop aux vidéos interminables. Chacun pouvant aisément choisir la séquence qui lui convient ou consulter la présentation dans son intégralité. À quand le premier communiqué de presse selon la technique du rapid elearning…
Communication… Communiquer… diffuser… Quel est le but d’une communication ? Prenons, vraiment au hasard, une conférence. Encore plus au hasard, la conférence sur le rapid elearning que nous avons organisé en janvier (j’attends toujours les présentations de Thierry et de Nicolas, ainsi que le compte-rendu vidéo au passage). Et bien, nous aurions pu réaliser une « petite » conférence dans notre lointain nord, entre nous. Mais, il suffit de regarder sur Internet, le but de la plupart des conférences est d’exposer les points de vue des intervenants au plus grand nombre. L’usage du rapid elearning dans notre cas fut un succès déjà le jour de la conférence. Nous ne sommes pas les seuls. Le Comité Régional Olympique et Sportif d’Ile de France enregistre ses conférences en rapid elearning. Je suis convaincu que d’ici quelques années une conférence sans rapid elearning ne sera pas une vraie conférence. Et je ne fais même pas d’hypothèse sur le jour où le rapid elearning intégrera la présentation effectuée à distance par un intervenant qui ne peut pas se déplacer et qui effectue son intervention, confortablement installé dans son fauteuil chez lui.D’ailleurs, une réflexion, ne verrions-nous pas se développer les tables rondes sous formes de débat car les conférences n’aurait quelque part plus lieu d’être puisque tout un chacun pourrait créer sa propre conférence depuis chez lui.
Dans le domaine de l’enseignement, je pense que le rapid elearning a son rôle à jouer également, mais pas dans le elearning comme dit plus haut. Bien sûr après ce que je viens de dire, le cours à distance peut avoir lieu. Il peut avoir son intérêt surtout dans les pays à la population éloignée, mais dans ce cas, pour moi, ce n’est qu’un élément du elearning. Non, je pense plutôt à l’étudiant, en université par exemple, qui suit un cours en amphi. Il va être le premier à vous dire : «le problème c’est que je ne peux pas suivre ce que dit le prof, regarder son PowerPoint, ce qu’il écrit au tableau et prendre des notes». Le rapid elearning peut venir à son secours de cet étudiant. En effet, imaginons que l’enseignant enregistre sa « prestation » et la rende disponible. Une fois de retour chez lui, l’étudiant peut consulter tout à loisirs le cours qu’il vient de suivre… et donc compenser les « absences » qu’il a eut.
Voici quelques exemples. On pourrait, je pense en ajouter une multitude d’autres.
Donc, en effet, je dis non au rapid elearning que l’on confond avec du elearning mais par contre j’attends énormément du rapid elearning quand il sera utilisé par les entreprises pour autre chose que du elearning. Vivement qu’il change de nom.

Ce billet est diffusé conjointement ici et sur le blog azimut… et également en commentaire si les étudiants utilisent le passage concerné dans leur site 😉

rencontre sur le rapid elearning

Le premier compte rendu des rencontres Blog en nord qui comprenaient trois conférences (quatre en réalité car Adrien nous gratifia de deux conférences) sur le rapid elearning a été mis en ligne. Les étudiants de Master Idemm de Lille3 préparent le compte rendu vidéo et/ou sonores de cette série de conférences sur le rapid elearning.

Plus d’une centaines de personnes : soixante-dix environ dans la salle du C2RP et plus de quarante grâce à Speechi Live sur le net (avec la possibilité d’intervenir dans le débat, ce qui fut fait) participaient à cette manifestation. L’après-midi parue bien courte à l’écoute d’Adrien Ferro, Nicolas Lozancic et Thierry Klein qui nous firent dans un premier temps un rappel sur le elearning, pour arriver au rapid elearning et pour finir sur PowerPoint, axe central, semble t-il de ces technologies.

Les conférenciers ont promis de mettre en ligne leur présentation.
Déjà, Adrien Ferro à mis en ligne, sur son blog de Novantura, ses présentations PowerPoint :

Dès que les présentations de Nicolas Lozanzic et de Thierry Klein seront en lignes, je l’indiquerai.

Pour chacune de ces présentations un billet sera ouvert sur Blog en nord afin que chacun puisse apporter sa contribution et que le débat continue.

Diffusion des savoirs sous différentes formes

Je suis « en plein » dans la diffusion des savoirs aussi je retiens la possibilité de l’école normale supérieure qui diffuse une multitude de séminaires, conférences, etc. en ligne sous forme de fichiers audio et sous forme de vidéos (de l’extrait à l’enregistrement complet), accompagné parfois de quelques PDF…

Mais la présentation d’un cours auquel à assister Jean-baptiste Soufron et qu’il décrit dans une démonstration de l’utilisation d’un wiki et d’une connexion wifi pour une présentation a retenu mon attention. En présentiel, un mélange d’utilisation spécifique de Powerpoint, de connexion Internet par Wifi par les étudiants équipés de leur ordinateur et tous reliés au Wiki de leur groupe de recherche… Cela pourra paraître effrayer des enseignants (ce fut mon premier réflexe, je me suis dit : «je ne me vois pas donner un cours comme celui là». Puis quelques heures plus tard, je me dis : «Pourquoi pas !»

Cette « expérience » est à rapprocher du backchannel que nous présente L2M (nouveau nom de Loïc Le Meur), dans son livre Blogs pour les pros (la preuve que je suis toujours entrain de le lire 🙂 ) et qui mélange également de Wiki et de Wifi.

Mais comment oublier en ces temps, le e-learning, qui possède un nouveau portail sur le e-learning et la e-formation : formalize. Ce portail sera-t-il éphémère ? (en effet, dans leur dossier de presse, il est indiqué que la durée du projet est de 8 mois ?). D’ailleurs, est-il déjà « mort » puisque les informations s’arrête en fin d’année 2005, quelques jours après son apparition sur la toile… Au passage, est-ce une structure indépendante ? une émergence de l’IUT Toulon Var ?

Le blog d’Alexandre Mauric spécialisé en e-formation est également nouveau… D’ailleurs, on y apprend au détours d’un commentaire que Formalize est en fait un projet étudiant de l’université de Toulon mais on ne sait toujours pas si le projet survivra aux étudiants.

Le blog de Claire Garcin n’est pas nouveau… mais, Comment humaniser l’apprentissage synchrone à distance ? reprend une traduction synthétique de la thèse de Kat Barclay Humanizing Learning at Distance intéressante.

Une rencontre internationale !

Vous le savez certainement vendredi 20 janvier, une rencontre sur le rapid elearning se déroule à Lille !
Vous avez peut-être remarqué que l’on pouvait suivre les conférences en direct sur le net.
Premiers résultat, la conférence de régionale passe le cadre national pour s’ouvrir à l’international : sur le blog de Thierry, Cheikh Sykka, directeur d’une école pilote au Sénégal et Adelina Moura du Portugal par exemple souhaitent suivre la conférence en direct, l’infobourg (L’agence de presse pédagogique Canadienne) a inscrit l’information sur son webabillard…, quelques voisins belges seront certainement présents…
Pour être franc, lorsque j’ai mis en place cette conférence je n’avais pas pensé que cela arriverait. Comme quoi, parfois il suffit de pas grand chose pour internationaliser des rencontres… Enfin, pas grand chose, un Speechi Live… Merci, Thierry 🙂

conférences sur le Rapid elearning à Lille

la bannièreLe 20 janvier prochain aura lieu à Lille une conférence sur le Rapid Elearning. Pour ceux qui ne le connaissent pas le Rapid E-learning (Retirez la connotation e-learning et vous obtenez de puissants outils de marketing donc le nom est mal choisi), bientôt un site réalisé par les étudiants de Master IDEMM (Les étudiants seront présents lors de cette rencontre) vous expliquera tout sur le sujet. Sinon, le Rapid e-learning par exemple intègre la possibilité de transformer des présentations PowerPoint en Flash tout en intégrant la présentation orale.

Les intervenants seront :

** Adrien Ferro —Novantura

** Nicolas Lozancic — Azimut et elearnactu.

** Thierry Klein — Speechi et lors de la conférence blog en nord sur les blogs et l’entreprise .

Les conférences se dérouleront au C2RP, Immeuble Le Vendôme – 50, rue Gustave Delory 59800 LILLE, FRANCE que je remercie au passage.

Attention, ces conférences sont gratuites mais vous devez réserver dès à présent en laissant un commentaire sur Blog en Nord par exemple ou en écrivant à Blog en Nord.

Nous tenterons certainement de nouveau grâce à Speechi live de diffuser ces conférences en direct en MP3 et surtout de diffuser les présentations PowerPoint, couplées avec l’utilisation d’un tableau blanc interactif du style eBeam, le tout accompagné des commentaires des animateurs en live avec une possibilité d’interrogation à distance (plus d’infos dans nos rencontres de septembre).

Comme ces conférences sont intégrés aux rencontres Blog en nord, elles se poursuivront par une soirée dès 19 h au Pain Quotidien
3, place Rihour (Lille) où chacun pourra manger, boire un verre… discuter, continuer les débats…

Le combat du e-learning et du rapid e-learning

Merci Romain…
D’ailleurs je rebondis sur ton commentaire… « Pensez donc, notre formateur : non content d’être un expert dans sa matière, d’être un bon pédagogue pour savoir transmettre son savoir, on lui demande maintenant d’être un bon Rapid-concepteur, de savoir scénariser, mettre en image, animer, sonoriser, intégrer, exporter et mettre en ligne son cours… » et évidemment, je ne partage pas la comparaison d’Adrien lorsqu’il indique qu’il a connu « certains formateurs du GRETA qui « filaient » leur leçon manuscrite à leur secrétaire pour qu’elle la numérise sur… Word. » Même si cela est vrai ce que j’aurais tendance à croire, les problèmes sont autres dans le e-learning ou le rapid e-learning.

Pour ma part, c’est vrai que je défends plutôt la version « chacun son métier », même si celui-ci doit évoluer…
Et quelque part, j’ai toujours en mémoire une conférence de presse d’un constructeur informatique qui nous annonçait la révolution du montage vidéo sur sa machine… C’était fin 80 – début 90… en affirmant aux journalistes que ce serait le même que pour la PAO (Publication Assistée par Ordinateur) –on ne parle pas de Word–…Le cadre maquettait son document, et dorénavant, il monterait lui-même son film… Gloups. Plus d’un d’entre nous a réagi à l’époque en faisant remarquer que ce n’était pas le cadre qui effectuait la mise en page du journal, mais sa secrétaire comme elle pouvait sinon cela était sous-traité aux services communication par exemple (donc à des pros).
La démocratisation du montage vidéo est arrivé bien plus tard… et à ma connaissance, peu de cadres montent eux-mêmes leur film d’entreprise… Ils se contentent de leurs films de vacances et l’on peut même difficilement dire « montent », car il s’agit là encore plutôt de chargement de film du caméscope directement sur l’ordinateur, parfois avec un léger montage en « cut » ou en fondu enchaîné car les logiciels le permettent facilement… Mais on est quand même loin du montage pro, avec ses plans de coupe, ses minutages de séquences… Je n’aborde même pas le son… Pour avoir travaillé un peu dans le domaine de la radio, je peux vous dire que l’on ne s’improvise pas preneur de son, ni ingénieur du son sur un claquement de doigt…
Si on part, dans les logiciels d’animation, c’est idem…

Si je prends mon cas, (c’est pas beau, je sais) issu du monde de la photo, je n’ai aucun problème avec l’image fixe… Je m’en sors relativement bien en prise de vue vidéo… Je ne suis pas mauvais en montage audio-visuel (l’ancêtre de PowerPoint et dans les projections PowerPoint, je vois très souvent des énormités, mais c’est encore un autre débat). Par contre, même si je sais monter une vidéo… Je suis loin d’être un spécialiste et je n’ai pas le réflexe du pro. En animation, bien sur, je connais Flash que j’emploie… Je sais faire tourner 3 boules, faire suivre une trajectoire à un objet… mais je suis vite restreint par mon côté « non-dessinateur » et par ma méconnaissance des techniques d’animation…Je ne parle pas du son, j’ai une oreille pitoyable…
Pourtant, je sais me servir de la plupart des outils que je viens de décrire… Ce n’est pas pour cela que je sais tout faire…
_Ajout dans le texte de mon blog_ ‘: je vous rassure, c’est aussi pour cela que Ed Productions et Ed Formations rassemble des spécialistes avec chacun leurs compétences…’

Pour le rapid e-learning, c’est un peu le même cas… Les outils sont intéressants comme outils… Je prends souvent l’exemple de la conversion du PowerPoint en Flash qui est un outil qui remplace des heures de travail… mais cela ne change rien dans la création des cours. La confusion vient peut-être de là… L’outil est simple à utiliser (là, je partage l’avis d’Adrien et son histoire Greta – Word, tout le monde peut faire du rapid e-learning sous la forme : j’utilise l’outil) et donc on peut faire un peu n’importe quoi avec…


Un parallèle, au début de la PAO, on a vu fleurir des mises en pages avec des rectangles arrondis partout… Pourquoi ? je pose encore souvent la question dans certaines formations ? Ben, c’est simple, on ne les voyait pas avant… me répondent en général les stagiaires. Et bien, non. La réalité est autre. Les logiciels de mise en page permettaient de créer des rectangles aux coins arrondis…destinés aux formulaires (pour regrouper des infos de même nature dans un formulaire) et l’usage des rectangles à coin arrondi est en général une manière de détecter rapidement si la mise en page a été réalisée par un pro ou un amateur car cela influence la mise en page, gêne la lecture, etc.

Je retrouve la même sensation gênante lorsque l’on transforme le PowerPoint d’un cours créé et donné pour un certain contexte, et que l’on tente systématiquement de le réutiliser dans d’autres circonstances… et c’est là que je ne suis plus d’accord…