TPE' Blogs : J-8

Juste un rappel pour certains, une découverte pour d’autres. Dans huit jours se dérouleront les prochaines rencontres Blog en nord sur les TPE (Très Petites Entreprises), avec la table-ronde et la soirée co-organisée avec les référenceurs du Nord-Pas de Calais…

Le billet sur la rencontre Blog en nord du 26 juin permettra de vous inscrire et d’obtenir toutes les informations nécessaires.

Pour les plus curieux, dans le réseau social de blog en nord, les prochains sujets ont déjà été annoncés 😉

26 juin, blog en nord autour des Très Petites Entreprises

Le 26 juin, Blog en Nord organise l’après-midi de 14 h à 17 h, une table ronde sur les TPE ouverte à tous chez Digiport.

Les invités devraient être :

  • Nord People (Fabienne Lemaitre)
  • Vendido (Thibaut Bayart)
  • Immo carré
  • Speechi (Thierry Klein)
  • Yaka-solutions (Alain Lafon)
  • Blogspro (Julien Lemarchand)
  • Experts-web (Aymeric Jacquet 😉 ou Eric Delcroix) (le site Experts-web est en cours de création, voir le billet sur la naissance des Experts-web)

L’animateur sera M. Stéphane Nau de Nau Consultants.

Cette table ronde sera suivi d’un apéro organisé par Blog en Nord et par les référenceurs du Nord à partir de 19 h 30…

Toutes les informations nécessaires, les inscriptions (les places sont comptées), etc. sont bien entendu sur Blog en Nord.

Au passage, si vous possédez une TPE et un blog, inscrivez vous dans l’annuaire des blogs de TPE…

Aux TPE qui possèdent un blog

Dans le billet précédent, TPE’ blogs, chez Blog en Nord, c’est parti j’ai annoncé la table ronde sur les Trés Petites Entreprise et les blogs.

Mais combien sommes nous dans ce cas ? Nombreux, je pense…

Aussi, si vous possédez un blog et que vous êtes une Très Petite Entreprise, laisser un commentaire, en indiquant votre statut : EURL, SARL, artisant, commercant, profession libéral, artiste…, votre domaine d’activité et bien sûr l’adresse de votre (vos) blog(s). J’essayerais de mettre J’ai mis en place un annuaire national avec ces données qui recense les TPE qui possèdent un blog : TPE’ Blogs…

J’ai profité de la création de cet annuaire pour installer également un annuaire des blogs du Nord…

Merci de le faire savoir autour de vous 😉

Mise à jour le 13 avril : L’annuaire TPE’ Blogs est mis en place. L’annuaire des blogs du nord est également mis en ligne.

TPE' blogs, chez Blog en Nord, c'est parti

J’avais annoncé que l’une des prochaines rencontres de Blog en Nord serait une table-ronde sur les TPE (Très Petites Entreprises) et les blogs.

J’avais prévu qu’elle se déroulerait en juin !

Hier après-midi, j’ai reçu un appel d’un commercial de mapetiteentreprise.net pour me vendre un espace dans le salon qu’ils organisent les 4-5 et 6 juin à Lille.

Je lui dis ne pas être intéressé comme exposant, mais lui explique ce qu’est Blog en nord, que nous organisons des conférences régulièrement et… et que nous avions prévu une table ronde sur les Très Petites Entreprises : Créateurs et dirigeants de TPE/PME, artisans, commerçants, professionnels libéraux…
Cela me semblait idéal puisque leur tour2007 invite à venir «découvrir toutes les solutions informatiques, télécoms et Internet adaptées à votre entreprise».

La réponse est cinglante… «Nous réservons les conférences aux exposants…» Puis le commercial raccroche. Moi, j’aime pas… D’ailleurs, il ne me semble pas avoir reçu la documentation par mail promise (cela devait être dans le synopsis de sa présentation, par contre, pas ma proposition 🙂

Donc, venons en aux faits… La rencontre Blog en Nord sur les TPE se déroulera le 4, 5 ou 6 juin. L’idéal serait effectivement de l’effectuer dans le cadre de ce salon.
Si un exposant de ce salon accepte de nous prêter associer son nom pour l’organisation de la conférence (compte 3 h 😉 je suis preneur…

Surveillez Blog en nord et la catégorie TPE’ blogs les prochains temps, du nouveau devrait rapidement être diffusé !

Messieurs, mesdames, à vos claviers ou à vos téléphonne…

Au passage, un p’tit clin d’oeil, Ed Productions, puisqu’il est labellisé centre de compétence TPE et conseiller informatique et Télécom dans le cadre du programme Passeport pour l’économie numérique peut vous apporter son aide sans vous déplacer au salon, nous nous rendons dans votre entreprise et nous sommes particulièrement performant dans les blogs et les CMS Modulaires 😉

Mise à jour le 13 avril : L’annuaire TPE’ Blogs et l’annuaire des blogs du nord sont disponibles.

Le marketing du web à travers les livres

Comme je suis trop universitaire ;-), régulièrement, je suis l’évolution de l’édition en ce qui concerne le marketing et internet…

J’ai commencé mes lectures dans ce domaine par la deuxième édition du livre de Jean-Jacques Rechenmann (consultant en marketing international pour les nouvelles technologies) : Internet & Marketing (ISBN : 2-7081-2573-7). C’était en 2001… Il y a un siècle dans le monde d’Internet. Pourtant, cet ouvrage qui est toujours disponible au format numérique, reste pour moi d’actualité même si Internet c’est transformé durant ces années (certains passages commence à dater). Mais, ce livre de vulgarisation sur l’e-marketing et l’e-business permet de remettre en place des basiques de la création d’un site web… dont certains tentent un peu trop de nous faire sortir parfois.

En 2004, comme beaucoup, je me suis intéressé au petit livre rouge du marketing interactif (1e édition) de Electronic Business Group (EBG) dont Béatrice Oger est l’auteur (ISBN : 2-914901-09-7). Il permettait de mesurer la révolution cybernétique en analysant des stratégies au travers des études de cas d’entreprises qui ont réussis des opérations de marketing en ligne : pour réduire leurs coûts, augmenter le ROI, gagner en efficacité, améliorer leur notoriété…
Depuis peu, Le petit livre rouge du marketing interactif est devenu avec 1 155 pages Internet média cannibale (ISBN : 2-914901-11-9). Je n’ai pas lu ce dernier, mais il semble de la même trempe que son prédécesseur et reste recommandé à un public averti.

Puis lors des dernières vacances à Mijoux, je me suis ingurgité quatre ouvrages récents : E-marketing & E-commerce ; Le e-marketing ; Blog marketing (en version française) et un ebook (pour l’instant) : Promote

Le e-marketing (ISBN : 2297000871) de Catherine Viot pose les problématiques nécessaires à la connaissance du marketing adapté à internet : la connaissance du marché et du cyberconsommateur, le positionnement et le marketing mix d’un site de vente en ligne. Ce mémentos LMD (Licence – Master – Doctorat) est idéal pour un usage universitaire… Je l’ai par contre trouvé inadapté pour l’utilisateur lambda de terrain.

Le contraste était d’autant plus saisissant que je venais de finir E-marketing & E-commerce (ISBN : 2711791742) de Pascal Lannoo et Corinne Ankri que je recommande à tous à la condition que l’on accepte l’adaptation du merchandisign au site internet. Là encore, la collection Lire et Agir porte bien son nom. Vive le merchandisign on-line ou e-merchandisign vu au travers de l’ergonomie, des moyens de paiements, de la disposition de la page d’accueil, etc. 🙂 Seul regret à mon retour, le blog e-marketing & e-commerce semble mort-né 🙁

Blog marketing (ISBN : 2744062332) de Jeremy Wright explique comment les blogs devraient être intégrés en entreprise et par les entreprises : la mise en œuvre de blogs ; les techniques de suivi ; les commentaires ; la stratégie marketing ; la transformation des pratiques commerciales.…
Blog et entreprise un domaine qui me tient à coeur car je pense que c’est un moyen idéal pour beaucoup de PME et TPE, entre autres, de se mettre au e-marketing… Au passage, marketing et convergence pense que le e.marketing au secours des PME !
Donc, Blog marketing est une lecture indispensable ;-), même si, je n’approuve pas l’ensemble des arguments avancés. On connaît mes réticences dans le domaine. À la lecture du livre, j’approuve pourtant que l’un des éléments du succès d’une telle entreprise (le blog outil marketing en entreprise) est de mettre en place une stratégie de blogging claire… ce livre est a rapproché de ma lecture sur livres parlant des blogs…

Promote, le livre sur la promotion interactive de Stéphane Brossard (directeur conseil interactive de B&B Communication) préfacé par Michael Carpentier offre une réflexion intéressante sur la création de sites web (très accès utilisateur) dans l’optique de faire venir les visiteurs en première partie, puis 25 leviers répartis en six axes, un travail sur le plan de promotion et quelques pages sur l’étude de la mesure des visiteurs (y compris la veille)… Promote est disponible au format papier ou PDF (12,9 Mo).

Si ces lectures ne vous suffisent pas ou pour les compléter la dernière livraison gratuite de « Marketing Wisdom 2007 » par Marketing Sherpades offre 110 conseils gratuits. Ils sont traduits en grande majorité sur Conseils marketing.
Plus spécifique au PME et TPE (Très Petites Entreprises), un dossier : «comment adapter l’e-business aux PME ?» de Franck Adjagba… mais qui date de 2002 !

Sinon, allez jeté un coup d’oeil vers la sélection de l’incontournable Sébastien… C’était pour Noël. Mais, mieux vaut tard que jamais 🙂

Mise à jour le 26 avril : Pendant que je lisais les livres, aux éditions De Boeck, sortait un autre ouvrage dans le domaine : M@rketing : E-business, e-marketing, cyber-marketing (ISBN : 2804152707) de Martine Janssens-Umflat et Alain Ejzyn. Je viens de le recevoir aujourd’hui. Il n’est pas disponible chez Amazon, mais chez Chapitre… Promis, je le lis aux prochaines vacances 😉 mais d’ici là, sachez qu’il semble destiné aux PME et TPE (Très Petites Entreprises). En quatrième de couv, il est dit : «Peu importe que l’on soit une multinationale ou au contraire une PME/TPE, l’important n’est pas là.

une affaire de spécialistes web

À plusieurs occasions, j’ai déjà mentionné Rézoting ou les résoteurs 🙂

Avec le fil du temps les contacts se sont noués… Régulièrement, les échanges au sein du groupe de discussions ont lieu mais également au niveau du travail… Ah, tu es spécialisé dans tel domaine, ben justement j’ai une demande. Tu peux faire. Amusant, lorsque l’on sait que certains sont concurrents entre eux (je ne citerai pas de nom mais…). Tout se passe bien dans le meilleur des mondes. Bref, du réseau social qui n’en porte pas le nom, du web 2.0 bien avant l’heure puisque créé en 2003.

La présentation en page d’accueil du groupe est toujours d’actualité même s’il semble que l’on pourrait changer le terme d’indépendant par celui de TPE (Très Petites Entreprises). Voici cette présentation :
Rezoting est un projet de regroupement d’indépendants ayant envie/besoin de partager leurs idées, leurs outils, leurs envies.
L’idée est de permettre à chacun des indépendants membre de cette communauté de garder ses clients et compétences mais de pouvoir offrir de nouveaux services à ses prospects en travaillant en réseau avec d’autres free-lances.
L’inscription à cette communauté est libre mais n’oubliez pas que tout le monde a à y gagner si chaque membre joue le jeu et partage ses expériences, répond aux questions des autres, en pose qui n’ont pas déjà été abordées, fait avancer les projets communs..

Bref, un groupe de discussion comme un autre vous dites vous. Oui dans un sens. Toutefois, après quatre année de vie commune, quelques uns d’entre eux s’associent sans s’associer… et deviennent partenaires les uns des autres officiellement. Si la prose des blogs de cette collégialité orienté « web » vous intéresse (Stratégie éditoriale webdesign, formation, elearning, sécurité, développement, graphisme, PAO, rédaction et traduction… la palette est large), il existe même un fil Rss auquel il est possible de souscrire. La plupart de leurs blogs y sont présents.

Ah oui, vous trouverez également les zed dans ce fil… Ce blog appartient à ce regroupement… Je vous avais annoncé qu’il y aurait pas mal de changements cette année, mais celui là n’était pas prévu… Cherchez bien, vous trouverez facilement les bandeaux. Vous pouvez d’ailleurs y chercher l’intrus. Mais là, c’est le 1er avril que vous aurez la réponse au pourquoi 🙂

travailler autrement dans les TPE : travail collaboratif ou le travail en web 2.0 ?

Depuis le mois de septembre, nous mettons en place une nouvelle structure. Du travail en quasi solitaire (indépendant pur et dur), la structure d’Ed Productions passera prochainement en SARL avec trois personnes dans les bureaux (ou à la direction), une centaine de formateurs qui gravitent autour de nous, etc. Cette évolution est l’occasion de mettre en place des procédures diverses et variées où nous tentons d’utiliser au mieux les possibilités offertes par les NTIC.

En parallèle, suite à un billet de Sylvie, j’avais demandé le Petit précis de l’efficacité collective – Travailler autrement. Ce livre blanc (bleu en réalité) de 130 pages rassemble des analyses, témoignages et réflexions sur l’efficacité du travail collaboratif… Le travail web 2.0 en fait 😉
Vous pourrez recevoir gratuitement cet ouvrage (je sais, c’est Microsoft qui est derrière, mais… après tout pourquoi pas, ne soyons pas sectaires).
Le débat proposé sur le blog EC 2006 (efficacité collective 2006) a semblé tourner court. Aucune mise à jour depuis la parution du livre et peu de commentaires dans les derniers billets… Dommage. Les limites du social promis sont-elles atteintes ?

Une lecture du livre en parallèle avec les mises en place d’outils dans notre TPE (Très Petite Entreprise) me semblait intéressante. Une TPE a-t-elle besoin ou non d’utiliser ce modèle de travail ? Première remarque, notre structure est éclatée. Même si nous avons un siège social comme toute entreprise, la gestion et l’organisation n’ont rien de traditionnel.

Plantons le décor. Les fondateurs de la SARL sont deux solos pur jus, qui veulent garder leur indépendance, aux méthodes de vente similaires (nous vendons nos prestations tous les deux seulement à l’aide d’internet). Qui plus est, nous sommes deux spécialistes du web (plutôt orienté avec la vision d’une agence de publicité pour l’un, plutôt orienté marketing pour l’autre, et une volonté de veille et de KM commune). Enfin, autonome, nous souhaitons le rester, ne serait ce que par nos lieux de résidence éloigné l’un de l’autre et par le choix de notre structure mobilière. Nous sommes de véritable «enfants» du monde du travail de l’internet, professionnels de l’information (sans le savoir notre assistante et nos formateurs sont également des pros de l’info car ils nous remontent tous des informations :-)))

Les questions rapidement évoquées pour notre organisation étaient : «quelle forme d’organisation» allions-nous prendre ? Un élément important dans cette décision était la confiance que nous nous accordions les uns aux autres, car le partage de l’information et le partage de connaissances n’est pas si simple… Nous devons passer d’un schéma : je cherche et garde l’information pour moi à je cherche et diffuse l’information à tous…

Personnellement, je connaissais le problème suite à des audits réalisés dans différentes organisations. L’une des constance a toujours été la multiplication des bases de données sur des sujets identiques et les querelles qui consistaient à dire : «je ne veux pas qu’untel sache qui je contacte, etc.» En corollaire, les bases de données aux informations identiques se multipliaient dans l’entreprise et aucune base commune, complète n’existaient.

Cela ne m’empêche pas d’avoir un mal fou à me séparer de mon système de gestion d’agenda actuel pour le basculer sur un agenda collaboratif… et je me trouve une tonne d’excuses pour ne pas m’en séparer complètement. Comportement stupide mais humain… Quelle information doit rester privée, quelle information est publique ? Jusque-là je pouvais allégrement marier les deux, car certains rendez-vous correspondaient aux deux… C’est la même chose avec le carnet d’adresse… La culture du collaboratif n’est pas innée. Loin de là.

Pourtant, dans le monde actuel, une adaptation permanente et continue de chacun est nécessaire. Déjà, les technologies évoluent chaque jour, de manière rapide et parfois de façon radicalement différentes. Ceci nous oblige à trouver des solutions souples d’adéquation entre technologie et organisation de l’entreprise. Par exemple, nous voulons garder la souplesse, la réactivité des indépendants (structure d’une personne) au sein de la SARL (structure de plusieurs personnes)…

Pour nous, le travail collaboratif efficace doit être un avantage concurrentiel en termes de vitesse, d’innovation… Mais pour cela nous devons penser le management autrement, bien loin des structures en pyramides ou autres apprises à l’école… Les modèles restent d’ailleurs à inventer. Mais d’ailleurs y aura-t-il un modèle ou des modèles tel qu’on nous l’enseigne encore aujourd’hui ? Les usages de ces outils de collaboration n’en sont qu’à leur balbutiement, même si, lorsque je travaillais pour le journal Icônes à la fin des années 80, je me rappelle avoir été attiré par le logiciel CAT, prémisse du collaboratif au niveau commercial (un CRM avant l’heure 🙂

La mise en place d’un système collaboratif doit résulter d’une réflexion globale sur les objectifs à atteindre. La tentation est forte de supprimer les anciennes méthodes et les anciens outils. Est ce raisonnable ? faut-il le faire ? Je ne le pense pas. C’est cette alliance entre ce passé récent et les nouveaux outils et méthodes qui doit être optimisé.

Après tout, si les outils n’existent pas, il n’y a pas de méthode.Donc, ne laissons pas les outils NTIC prendre le pouvoir. C’est nous qui devons décider de ce que nous apporte l’outil et non l’outil qui doit nous imposer une façon de voir. De plus, les possibilités des outils collaboratifs proposés sont tellement riches que constamment nous devons penser à mesurer l’évolution de leurs usages dans la qualité de notre travail.

L’utilisation du mail est un bon exemple… Combien sont débordés par la gestion de leur courrier électronique ? Passer moins de temps à lire ses emails, Email consideration. Là encore après l’appropriation de nouveaux usages sont à créer, voir même à disparaître : Et si l’e-mail disparaissait ?. J’avais l’impression qu’Adrien Ferro avait également mis un billet à ce sujet mais je ne le retrouve pas 🙁

Le choix de mentionner l’usage du courrier électronique n’est pas anodin.La collaboration est souvent réduite à l’email et l’usage des autres outils est quasi nul, surtout pour l’organisation des réunions, parmi les personnes qui ont répondu à l’enquête d’EC 2006…

Mais revenons à notre situation. Nous n’avons pas eu le problème que doivent rencontrer les structures existantes et qui veulent évoluer : la mise en place d’un processus pour les applications informatiques plaquées sur des processus fonctionnels existants. Chez nous, le terrain était quasiment vierge. Si nous devions faire l’analyse de l’existant, il était pour ainsi dire presque nul. Bien que, chacun de son côté, nous eussions nos propres outils et nos propres démarches.

Le choix des outils de NTIC ou de coopération est lié à notre niveau dans la configuration de ces outils (nous avons abandonné certains outils qui nous semblaient intéressants car nous n’avons même pas su les installer) et des ressources dont nous avons les capacités à mettre en oeuvre (au niveau matériel notamment, d’autant plus que nous travaillons tous sur Macintosh).

Nous réalisons l’ensemble des installations, la maintenance, la gestion de ces outils… en prenant notre temps. Un nouveau module est ajouté si nous avons suffisamment exploré les possibilités des modules précédents. Ce sont pour la plupart des outils libres ou/et gratuits que nous paramétrons pour notre usage car aucune solution ne semble prévue pour les TPE dans ces domaines !

Autres critères pris en compte dans nos décisions : l’outil doit permettre de travailler facilement avec nos partenaires et/ou nos clients en tenant compte de l’arrivée des systèmes nomades. Enfin, l’ergonomie est également l’un des éléments du choix (peu de ces outils sont réellement ergonomiques et ils sont pour certains d’entre eux d’une lenteur, mais d’une lenteur…) ainsi que la préservation voir le développement des relations humaines. Nous sommes d’autant plus attachés à ce dernier point qu’un freelance travaille seul et a appris à se créer un réseau autour de lui : sa bulle de «connaissances humaines». De plus, par différentes expériences (blog en nord, la liste de discussion des étudiants…), nous connaissons le potentiel de ces outils pour des relations humaines, sociales…

Parmi les outils que nous souhaitons mettre en place, on trouve des outils de messageries interne, des portails, des blogs, de cartographie sémantique, de gestion de tâches, d’emplois du temps et de carnet d’adresses partagés, de gestion, de gestion de documentations (sans aller jusqu’à la numérisation de tous les documents, des infos, des données), de gestion de liens, de gestion de fils RSS, de gestions de projets, de gestion de clientèles, de base de connaissances… tel que l’on peut les trouver en partie dans egroupware, Mindmanager, SugarCRM, de Joomla ou Drupal, de WordPress ou Dotclear, et d’applications de gestion plus classique que nous avons développé et mis en ligne… Il est, bien entendu, que nous n’oublions pas les bonnes vieilles technologies comme le courrier électronique, le téléphone, le papier et le stylo, y compris les rencontres physiques formelles et informelles.

Allez, histoire de râler comme à l’accoutumer, j’ai deux reproches à formuler à ce Petit précis de l’efficacité collective. Dans la classification peu enthousiaste, on trouve comme critère : «jamais d’utilisation de la messagerie instantanée ou de chat» et dans la classe des meilleurs, les motivés et bien impliqués : «utilisateurs en permanence de réseaux sociaux». Difficile pour moi de respecter cette classification. Ne jamais utiliser de messagerie instantanée n’est pas une preuve de non-travail collaboratif. J’appartiens à ceux qui refusent l’emploie du téléphone portable et du chat pour une seule et même raison, nous (dans le sens de la population des personnes qui travaillent) n’avons pas encore compris la différence entre urgence, prioritaire et standard… Avez-vous déjà remarqué comme les personnes vous demandent tout, tout de suite… Pardon, pour hier ? Ne me dite pas que c’est le monde qui s’accélère qui veut cela… je n’en crois rien !

L’autre aspect du livre blanc qui me procure quelques soucis concerne la description du futur diplômé qui pratique et s’est approprié : «le téléphone portable, l’ordinateur portable équipé de wifi, qui possède un blog, qui a collaboré à des wiki, qui reçoit ces relevés par SMS, qui téléphone via skype, qui chat»… J’arrête là. Oui, bien sur qu’ils possèdent le matériel, qu’ils pratiquent certaines de ces activités (certaines, car ils ne savent pas tous ce qu’est un wiki par exemple ; alors de là à savoir collaborer la marge est grande).

Je relativiserai beaucoup ces propos et je suis beaucoup moins optimiste que cette version utopique de la chose. D’ailleurs je me méfie beaucoup des discours que l’on entend dans les écoles : vous êtes les meilleurs (dans toutes les écoles que j’ai fréquentées et dans celle de mes amis, nous avons entendu cette phrase), vous imposerez (désolé, vous m’n’imposerez rien du tout. Tout au plus vous suggérerez dans le meilleur des cas).

Pour la plupart des jeunes que je connais, le blog c’est pour des pages persos. Les entreprises n’en font pas 🙂 Donc pourquoi voudraient-ils créer un blog en entreprise et pourquoi y participeraient-ils ? Le chat est réservé à des discussions entre amis, voir à la drague… Comment peut-on utiliser un outil de drague dans l’entreprise ? Que dire de la recherche d’informations ?

Pour pratiquer la gestion de projet de manière collaborative avec les étudiants depuis plusieurs années, je peux vous dire que ce n’est pas gagné d’avance… Que d’efforts même à déployer pour essayer de faire adopter un CMS ! Que d’efforts pour leur faire dire «ah oui, on pourrait prévoir une zone collaborative dans le site» ! Que d’efforts pour qu’ils essaient de garder un blog actif !

Ah oui, pour la petite histoire, j’ai téléchargé (pdf – 781 ko – 19 p.) et tenté de remplir (36 questions) le questionnaire de base (30 à 40 minutes prévues) mais le pdf n’est pas interactif et n’espérez pas obtenir une synthèse immédiate de vos réponses sous forme d’un profil graphique (sic), cela n’est plus possible… Le collaboratif dans la circonstance a une durée de vie inférieure à un an 🙁

Pour compléter mes propos, certains seront peut-être curieux de savoir comment d’autres réagissent :

blogs et entreprises

Aujourd’hui, j’ai participé à la sympathique journée du blog à Marquette lez Lille. Je devais y donner une conférence sur les blogs et entreprises.

J’avais préparé une carte heuristique pour cette intervention. Les possesseurs de MindMap peuvent consulter la carte dans son format natif (60 Ko), mais ceux qui ne possèdent pas cet outil peuvent visualiser le résultat au format pdf (45 Ko).

Je reprends l’enchaînement des principaux points ici :

  • J’ai commencé par une présentation de mon parcours. Il peut expliquer certaines choses concernant mes positions sur les blogs 🙂
  • Puis j’ai décrit ma découverte des blogs et des fils RSS (avant de posséder un blog) qui dura environ un an 🙁
  • Ensuite, j’ai indiqué pourquoi j’avais ouvert mon premier blog
    • utilisation de la veille que j’effectuais régulièrement
    • permettre à mes étudiants d’être informés un peu plus que ce que je leur indiquais
    • une envie d’écrire de nouveau
    • «humaniser» le site ed productions en permettant des échanges avec les clients et des formateurs
    • tirer profit de la puissance de référencement des blogs
  • Mais au fil du temps, j’ai pris conscience que le blog apportait d’autre choses… En voici quelques exemples :
    • il permettait de tester des thèmes de formation que l’on peut retrouver chez ed formations
    • le positionnement des futures formations étaient facilités
    • j’ai découvert des besoins de formation, par exemple pour les documentalistes et l’image alors qu’ils n’étaient pas notre cible au préalable
    • l’usage du blog facilitait le recrutement de formateur. Au passage, nous recherchons continuellement des formateurs sur toute la France en PAO, graphisme, multimédia, internet (d’autres sujets : cartographie, CAO, etc. peuvent également nous intéresser).
    • l’outil blog jouait le rôle d’attaché de presse 🙂
  • Une fois passé en revue les points concernant mon histoire, j’ai présenté quelques blogs, que je voulais représentatifs tout en sortant des sentiers battus (Pas toujours la primauté au même 😉 sur : qui bloggue et pourquoi, les choix de séparer ou non blog perso et blog d’entreprise… Pêle-mêle on trouve les indépendants, les patrons d’entreprise, les salariés (oups, je n’ai pas donné d’exemples), les commerciaux, les hommes de marketing, les ressources humaines et certains qui utilisent le blog à seul fin de référencement des sites qu’ils créent… On peut rapprocher ce point avec celui évoqué plus tard dans la conférence sur « quel type de blogs » : blogs d’experts, de dirigeant d’entreprise, blogs interne (je n’en connais pas qui fonctionne, je l’ai seulement lu dans les livres pour l’instant), les blogs de marque dont vichy est le célèbre contre exemple, pour l’organisation de manifestation (blog en nord), pour le recrutement, comme « SAV », dans un but marketing, pour les collectivités locales, etc.
  • Arriva la grosse partie sur comment ouvrir son blog…
    • Je conseille de s’immerger dans le monde des blogs (il n’est pas encore trop grand 🙂 La blogosphère «professionnelle» n’est pas immense. Donc, commencez par lire et commenter les blogs que vous croisez, recherchez des blogs sur les thématiques qui vous intéresse…
    • Viendra rapidement ou non, le choix de la plate-forme. Un blog ne coûte rien si l’on emploie des outils comme Dotclear ou WordPress. Ceci explique certainement la prise de possession de cet outil par de nombreux indépendants.
    • Et puis un jour, il faut se lancer 🙂 Mieux vaut commencer «petit» en réfléchissant au préalable au copyright que l’on donne à ce blog…
    • Le thème ou les thèmes au début ? C’est à vous de voir… On peut conseiller de se fixer un seul thème. C’est plus facile pour le référencement, mais rien n’empêche de parler de différents sujets dans un même blog. Cela dépend de ce que vous avez imaginé faire de votre blog. Je pense qu’il ne faut pas penser au départ à votre lectorat… Dans un premier temps, faites vous plaisir. Ecrivez ce que vous auriez envie de lire ailleurs mais que vous ne trouvez pas.
    • toujours au sujet de l’écriture, mais on en reparlera certainement dans le cadre de la table ronde sur l’écriture multimédia du 9 février, je ne pense pas qu’il faille écrire chaque jour dans un blog. Ce n’est pas une obligation. Mieux vaut être régulier, mais je connais des blogs qui cessent toutes publications pendant un certain temps (parfois 6 mois, voir plus) pour réapparaître et diffuser de nouveau une information régulière. Ma position pour l’écriture… aye, je donne des arguments aux autres pour le 9 🙁 une écriture instinctive, comme l’on pense, sans relecture, une écriture de parler vrai… Rien ne sert de mentir sur un blog sinon cela se retourne contre vous.
    • Si vous écrivez des billets, vous aurez certainement des commentaires. La gestion de ceux ci est importante. Contrairement à ce que j’ai pu entendre à différents endroits, les commentaires sont modérés sur quasiment tous les blogs. Sinon, je ne comprends pas que les messages que nous recevons tous du type : «j’adore ton site je veut faire l’amour avec toi allez baise baise ho oui !» (dernier commentaire de ce type reçu sur les zed) ne figure pas dans les sites ? Soyons encore une fois honnête. Nous modérons.
    • Reste le cas des critiques. Si je prends mon cas, je n’ai pour l’instant jamais censuré la critique. Je tente d’y répondre… Mais, je ne dis pas que si la critique me semblait inadaptée, je ne la censurerai pas ! D’ailleurs, à la réflexion, j’ai peut-être certainement censuré des commentaires sur le billet des grèves concernant le CPE. Autre remarque importante, répondre aux questions dans les commentaires et par mail… me semble être le rôle du blogueur (quelqu’un doit me maudire, car je dois répondre à son mail d’avant noël 🙂 . Enfin dans notre blog, nous devons gérer le spam 🙁
    • lorsque l’on crée un blog, il est nécessaire de penser au référencement, même si la plupart des blogs s’auto-référence. Mais n’est ce pas aussi le but premier de nombreux blogs professionnels ? Ensuite, que l’on soit d’accord ou non, que l’on pense que ce soit efficace ou non, il peut être intéressant de s’investir à différents niveaux dans les outils sociaux : Delicious, Blogmarks, Technorati et les digg likes. Aussi, pensez à mettre en place vos étiquettes de tags pour vos billets dés la création de votre blog 🙂 La recherche en texte intégral ou par tag n’est pas l’objet du débat d’aujourd’hui.
    • Il faut également laisser des commentaires sur les autres blogs. Attention de ne pas inonder la blogosphère de vos commentaires. Ce n’est pas ce que l’on vous demande. Commentez à bon escient, si vous avez une information pertinente à ajouter… Pas pour dire simplement : «génial l’article» sans avoir oublié de mettre son adresse de blog. Il m’est arrivé de demander des explications à certaines personnes sur l’intérêt de leurs commentaires. Généralement, elles sont furieuses, ne comprennent pas ma demande, crois que les commentaire sont des surfaces publicitaires gratuitre mais je ne diffuse pas leur texte. D’autres doivent agir comme moi 🙂 Idem pour les trackbacks
    • dernier détail, ne négligeais pas les statistiques de visite de votre blog et de vos fils RSS.
    • Enfin, n’espérez pas gagner votre vie grâce à votre blog. Quelques exceptions existent, mais elles sont tellement rares 🙂
  • Les freins aux blogs existent.
    • L’outil blog n’est pas utilisable par tous. Déjà, il ne faut pas confondre aujourd’hui blog et site institutionnel par exemple. Ce ne sera peut-être plus le cas demain.
    • Mais avant tout pour travailler sur un blog, il est nécessaire d’aimer écrire, de savoir écrire et avoir régulièrement des idées de billets… Malgré ce que j’entends souvent, ce n’est pas le cas de 100 % de la population.
    • Second écueil, le temps. Ne le cachons pas, les blogs sont chronophages.
    • Nous pouvons également reprocher aux blogs ce qui fait leur intérêt ailleurs la hiérarchie de l’information qui y est pratiqué, même si la longue traîne peut avoir des effets positifs. Il est assez difficile de rédiger un dossier chapitré dans un blog. D’autres outils sont nécessaires en général.
    • Enfin, le blog reste un outil de «solitaires». Peu de blogs communautaires perdurent. En général, un blog égal un homme (ou une femme).
  • Le pas, depuis ces freins, est vite franchi pour aller vers l’avenir des blogs. Peu de solutions semble aussi «révolutionnaire» que le blog. Pourtant, le blog en tant que tel est appelé à disparaître sous peu…
    • Les photos blogs ? Quel est leur intérêt ? Mis à part pour des blogs personnelles, pour diffuser les photos de famille à la qualité parfois redoutable, je vois mal comment les entreprises pourraient l’employer exception faite du secteur de l’immobilier. On ne s’improvise pas photographe… (j’dois défendre mon premier métier là 🙂
    • Le podcasting jusqu’à aujourd’hui n’a rien changer, sinon, la mode. Fin des années 70, tout le monde possédait son walkman. Il s’appelle Ipod maintenant. Le podcasting remplace jusqu’à maintenant les K7 d’antan. Rien de plus ou quasiment. Il est encore cher et réclame une technique : prise de son, montage… qui n’est pas à la porté du premier venu. Dans l’avenir, cela pourrait changer par des utilisations qui ne sont pas encore entrées dans nos moeurs, si les médias traditionnels ne mettent pas la main dessus au préalable.
    • Pour les vidéo blog, mes critiques sont un mélange de celles sur les photos blogs et le podcasting.
    • Alors qu’est ce qui va fonctionner… Je parie sur les flux RSS ou Atom, et l’émergence du XML. Une grande partie de la prochaine révolution est là, accompagné par les avancés de la téléphonie et de la géolocalisation. Donc, pourquoi pas un avenir pour le moblogging… L’autre aspect de l’évolution et de la disparition des blogs, ils seront au fil du temps de plus en plus intégrés au sein de sites eux-même avec la confirmation des espoirs mis dans les CMS voici quelques années… Des outils comme Drupal, Joomla sont promis à un bel avenir 🙂

Difficile de réduire en quelques ligne une heure trente de conférence… mais le principal y est. Je peux bien entendu redonner cette conférence dans d’autres endroits 😉

Ah, si, j’allais oublier : un blog est un système d’information, pas de communication 😉

Par ci, par là… ou des conférences à la formation pour les TPE et PME

Comme je l’indiquais dans le précédent billet sur la table ronde sur l’écriture multimédia, je me suis en quelque sorte auto-proclamé intervenant 😉

Mais, par contre, ce samedi 20, vers 16 h, je suis invité à intervenir à la journée du blog de Marquette lez Lille. J’interviendrais pour un « atelier » sur les blogs et l’entreprise (tiens, cela me rappelle quelque chose 🙂

Le prestigieux centre pour le e-Learning et l’innovation pédagogique de la CCI de Paris : le Préau, par l’intermédiaire d’Anne-Marie Husson m’avait inviter à participer à leur prochain jeudi du Préau le 25 janvier 2007 de 17h à 19h sur le thème des TIC et la formation dans les TPE. Malheureusement, je ne pourrais me libérer… Dommage… je pense que j’aurais pu dire tout haut l’inadaptation de l’offre de formation en général vis à vis des TPE et PME, sans parler des actions gouvernementales mise en place à l’intention des TPE et PME 🙁
Dans le cadre de nos formations, nous tentons d’adapter nos formations aux TPE et PME car nous sommes nous même une TPE 🙂
D’ailleurs, vous avez pu voir apparaître le label centre de compétence TPE et le label Conseiller Informatique et Télécoms. (plus d’infos sur le site Passeport pour l’économie numérique)

Nous sommes centre de compétences TPE
Le centre de compétences TPE fournit une prestation de conseil et d’assistance, de vente, d’installation, de mise en service, de paramétrage, de maintenance et d’évolution des équipements et systèmes informatiques et télécoms et réseaux de la TPE et dans ce cadre veille plus particulièrement à :

  • Aider la TPE à identifier les « bons » outils en fonction des spécificités de son organisation et de ses activités ;
  • Transformer l’informatique comme un véritable levier de performance ;
  • Garantir une éthique, un référentiel de services et de solutions spécifiques à cette cible (coût des prestations, qualité des intervenants…) ;
  • L’aider à maîtriser ses coûts et ses investissements ;
  • Assurer la montée en compétence de ses utilisateurs

Nous sommes Conseiller Informatique et Télécoms
Le conseiller informatique et Télécoms fournit une prestation de conseil et d’assistance à la TPE, et dans ce cadre veille plus particulièrement à :

  • Aider la TPE à disposer des « bons » outils ;
  • Transformer l’informatique et les Télécoms en un véritable levier de performance ;
  • Garantir une éthique, un référentiel de services et de solutions spécifiques à cette cible (coût des prestations, qualité des intervenants…) ;
  • L’aider à maîtriser ses coûts et ses investissements ;
  • Assurer la montée en compétence de ses utilisateurs ;
  • « Éduquer » sur l’apport et le rôle d’un Référent informatique et Télécoms (une dimension qui dépasse la simple prestation de dépannage).

Il doit en conséquence savoir assurer directement les services et être en mesure d’identifier et de proposer les bons intervenants pour offrir les services tels que définis dans le tableau figurant dans le document « services proposés par les conseillers I&T ».

un contrôle fiscal

Comme je suis seul à diriger Ed Productions et que depuis l’origine de la création de l’entreprise je fais la comptabilité, il est arrivé ce qui devait arriver… Je n’ai pas rendu mes déclarations d’impôts en temps et en heure (on peut même dire que j’avais beaucoup de retard) ce qui entre autres avec l’explosion du chiffre d’affaires ces dernières années a déclenché un contrôle fiscal.

L’une des difficulté lorsque l’on est en profession libérale, c’est-à-dire seul au point de départ, est de savoir déléguer certaines tâches à d’autres. Depuis 3 ans, je sentais qu’il devenait difficile d’assurer le suivi comptable d’Ed Productions, d’autant plus qu’étant données que je dépasse un certain montant de chiffre d’affaires et que la formation n’est pas la seule activité d’Ed Productions, je dois tenir une comptabilité débit-crédit que je dois convertir en dépense-recette dans le cadre de la déclaration 2035. Donc, pour ceux qui seraient dans la même situation que celle que j’ai connue ces dernières années… Restez attentifs à ne pas vous laisser envahir par vos activités… L’une des difficultés d’être indépendant : savoir à la fois s’occuper de l’administratif (dont les conventions de formation dans mon cas), de l’encaissement des factures, de la comptabilité et de la gestion de la structure, de la publicité et de la communication, de la vente, du marketing et continuer à travailler, se former, recruter…

Je ne me plains pas. C’est un choix que j’ai effectué depuis longtemps et qui me convient. Je n’ai jamais été parmi ceux qui dès que la possibilité se présente fonce dans cette direction. L’âge peut-être, ou les échecs passés, m’ont appris à prendre du recul. L’embauche de la secrétaire en septembre correspond à cette démarche… Cela faisait deux ans environ que j’y songeais. Mais dans un premier temps, il m’était impossible, déontologiquement parlant de passer à l’acte : utiliser les services d’un salarié. Le principal frein : est ce que je n’emploierais pas une personne que je devrais licencier deux ou trois mois plus tard ?
Il en est de même pour la décision de prendre ou non un comptable. En même temps que la décision de prendre une assistante (secrétaire), j’avais pris la décision de choisir un comptable… En décembre, nous avons sélectionné quelques comptables et notre choix est entrain de se finaliser. Vous verrez rapidement que d’autres décisions et d’autres orientations pour Ed Productions ont été prises ce qui explique en partie mon absence sur le réseau et sur les blogs. 2007, l’année des bouleversements pour Ed Productions.

Mais revenons au contrôle fiscal. Lorsque j’ai reçu la notification, je n’en menais pas large. Vous vous dites quoi vous lorsque l’expression contrôle fiscal est évoqué ? Si cela vous arrive, vous pensez : « est ce que j’ai correctement établi mes bilans…« , « qu’est ce qu’ils peuvent me reprocher« , etc. et là, très rapidement vous entendez remonter à votre mémoire toutes les histoires que vous avez pu entendre au sujet de l’administration concernée. Cherchez bien, toutes sont négatives. Pour mon cas, je ne connais personne dans mon entourage qui m’a dit avoir eut une vérification sans souci. D’ailleurs, pendant le contrôle, lorsque j’informais les personnes de cette situation, certaines me plaignaient ! Si vous jetez également un oeil sur internet, ce genre de site n’est pas fait pour vous rassurer.

La pression au fil des jours montait et je cherchais la position que je devais prendre vis-à-vis du contrôleur. Au fil des jours, je me forgeais une idée : les agents du fisc sont des hommes comme vous et moi, ni pire, ni meilleurs. Ils font juste leur travail (c’était la réponse que je me donnais à ceux qui m’avaient dit qu’ils étaient commissionnés sur le montant des redressements. Tiens, d’ailleurs j’ai oublié de poser la question à « mon contrôleur ».) Bien sûr, c’est un travail qui doit être également ingrat. La situation de fait est conflictuelle. Qui d’entre nous aime « donner » de l’argent et c’est bien le risque qui existe en final.

C’est sur cette base que j’ai reçu vers la mi-décembre le contrôleur. Enfin, des contrôleurs, car ils étaient deux. Un « vieux briscard » et un « jeune débutant » qui était là pour apprendre le métier. Dès le premier jour, j’ai trouvé que le contact était bien passé. J’avais pris également la décision de jouer franc-jeu. Pas de langue de bois. Pourquoi faire ? Elle est inutile, non ? Je me rappelle qu’à la fin de leur premier passage, j’ai hésité à leur proposer de boire quelque chose… C’est vrai que le rapport avec les contrôleurs n’est pas évident aux premiers contacts. Nous devons nous situer les uns par rapport aux autres. Par la suite, je les recevais un peu comme si je recevais le comptable.

Justement, les comptables. Puisque je les recevais alors que le contrôle avait débuté, je leur ai évidemment annoncé. Leur réaction était amusante à étudier entre celui qui corroborait mon analyse, celui qui c’est empressé de me demander le nom du contrôleur (comme par hasard, il connaissait un contrôleur du même prénom), celui qui disait aie, aie, aie… bref, on retrouvait tous les stéréotypes de ce qui fait craindre les contrôles dans la plupart de leur discours.

Et voilà, cet après-midi, ils sont passés pour la dernière fois pour me remettre les conséquences financières du contrôle. Ed productions survivra, je vous rassure. Sur les trois années examinées, il y avait peu d’erreurs : quatre que j’aurais pu du éviter. Pas de problème comme on l’entend souvent sur les frais kilométriques et autres frais de déplacement… Les contrôleurs ont effectivement fait leur travail… Quelque part, je suis content car ce sont mes propres impôts qui les rémunèrent 🙂 Ils n’ont pas été désagréables comme je l’ai entendu dire, ne m’ont pas demandé d’explications impossibles, etc. Bref, maintenant je pourrais dire que j’ai eu un contrôle fiscal qui c’est bien déroulé… cela évitera peut-être à certaines personnes de paniquer si elles reçoivent un avis de vérification de comptabilité.

Concrétement, comment se déroule le contrôle fiscal. Tout commence par la réception d’un recommandé en provenance du centre des impôts, dans lequel se trouve l’avis de vérification de comptabilité, avec le nom du contrôleur. Il vous annonce la date du début du contrôle. Une quinzaine de jours plus tard. Dans ce courrier, vous recevez également la charte des droits et obligations du contribuable vérifié.
Il est possible de se faire assister par un conseil. Personnellement, comme je tenais moi-même la comptabilité, je ne voyais pas l’intérêt, même si, sur internet, on trouve des officines spécialisées.
Le premier jour, le rendez-vous a duré une heure à peine. Les contrôleurs se sont assurés que les comptabilités y compris les pièces justificatives de dépenses et recettes, les relevés de comptes bancaires étaient présents… J’ai été contrôlé sur 3 ans : 2003, 2004 et 2005. Les rendez-vous suivant duraient environ 2 h. Il y en eut quatre plus celui des conclusions qui dure un quart d’heure.
Je leur ai posé la question de savoir si je devais ou non rester à côté d’eux lors de la vérification. Ce qu’ils ont conseillé et que j’ai fait. Il est plus aisé ainsi de répondre aux questions qui pourraient survenir, ou apporter un document qui justifie tel ou tel élément de votre comptabilité.

Que dire d’autre ? Vous pouvez leur offrir une boisson. Eux aussi on le droit à une pause 😉 et maintenant, promis juré, je n’aurais plus de retard dans le dépôt de mes déclarations.