Charte de la photographie équitable

Lors des journées du contenu web (les premiers comptes rendus sont sur le blog Idemmatic), j’avais invité l’UPP (Union des Photographes Professionnels, ex. UPC) au sujet de la Charte de la photographie équitable, un cadre de référence pour viabiliser la création photographique.

En effet, c’est à l’initiative de l’UPP-Nord, en 2007, qu’a été mis en place un groupe de réflexion associant photographes et communicants sur la réalité des relations entre créateurs et utilisateurs d’images. C’est ce qui a donné naissance à la Charte de la photographie équitable.

Un site dédié à cette charte va être activé d’ici quelques jours. On y trouvera notamment une présentation de la démarche, la liste des adhérents, et des outils pratiques pour les auteurs et les utilisateurs d’images (chapitres de vulgarisation sur le Code de la Propriété Intelectuelle, la tarification, des contrats-types, etc.) qui seront progressivement mis en ligne.

Enfin, un rendez-vous, le 18 mars à 17 h à l’Espace Le Carré (angle des rues de la Halle et des Archives dans le Vieux-Lille), Vincent Gaveriaux et Eric Le Brun, photographes et rédacteurs de la Charte, assistés de Me Blandine Poidevin, avocat, pourront répondre à toutes vos questions sur l’adoption de la charte dans votre pratique photographique. Quels en sont les avantages, qui y adhère, comment participer à sa diffusion…?

En vous demandant de confirmer votre venue par retour de mail.

Table ronde sur le devenir du métier de photographe

Lors de la parution de l’appel lancé par l’UPC (Union des Photographes Créateurs) Sauvons la photographie, j’avais emis un coup de geule ! D’ailleurs, j’ai promis une réponse à Laurent Mayeux dans les commentaires que je n’ai toujours pas écrit ! Ce n’est pas bien, je sais.

Le débat, engagé lors de la journée Idemmatic, poursuivi dans ce blog, peut continuer lors de la table ronde au Club de la Presse Nord Pas de Calais le mardi 16 juin à 19 H.

Voici un extrait de la lettre de l’UPC Nord :

En effet, suite à la pétition lancée par l’Upc, Freelens et la Saif, sur le devenir de notre métier, nous organiserons en juin une table ronde au Club de la Presse Nord Pas de Calais le MARDI 16 JUIN A 19H (17, rue de Courtrai à Lille). L’objectif est de réunir des photographes bien évidemment, mais aussi des journalistes et communicants de la région. C’est une bonne occasion de débattre ensemble de nos contraintes mutuelles et surtout de notre devenir à un échelon régional. Attention, il ne s’agit pas d’une problématique purement presse… … Bien évidemment, il n’est pas nécessaire d’être adhérent au Club de la Presse pour assister à cette réunion. Ce débat vient à point nommé avec l’actualité et le projet de loi Hadopi. Sans prendre parti sur le sujet, ce projet de loi a au moins le mérite de poser la question très sensible de la rémunération des auteurs et de la nécessité de trouver des moyens de financer la création artistique.

Je ne sais pas si je dois aller porter la contradiction ou non ! À votre avis ? En tout cas, je pense que la présence d' »amateurs » ou d’utilisateurs de photos « amateurs » seraient les bienvenus dans ce débat 🙂

Sauvons la photographie

Le titre de ce billet reprend l’accroche de la campagne notamment de l’UPC (Union des photographes créateurs) : sauvons la photographie… FreeLens et La Saif sont également dans le coup !

C’était un peu le coeur du débat lors de la journée Idemmatic (dommage, le compte-rendu n’est pas encore en ligne 🙁

Oui, le métier de photographe est en danger. Enfin, plus exactement du photographe d’illustration. D’autres pans du métier le sont aussi. Par exemple, il est désormais assez simple de s’équiper d’un studio portable pour pas trop cher (je parle par rapport à mes débuts dans la photo… dans les années 70 🙂 et de réaliser les clichés nécessaires à l’illustration de son catalogue…

Seulement, il restera malgré tout des photographes dans l’avenir. Des vrais ! Si, si… Ceux qui ont du talent ou utilisant des techniques spécifiques ! Par exemple, je viens de me faire tirer le portrait par un photographe qui travaille pour un magazine… Il existera toujours des photographes de cette race là 🙂

Je ne comprends pas le sens de l’appel lancé par l’UPC ! Nous avons tous compris, mais pas les photographes me sembe t-il, que le monde évolue. L’histoire n’est qu’un éternel recommencement. Les peintres à l’apparition de la photo ont du dire la même chose !

Je souhaiterai revenir sur leur déclaration, un tantinet présomptueuse…

«Pour que la création visuelle continue d’exister». Pour moi, c’est une grande découverte. Si les photographes de métier disparaissent, la création visuelle cesse ! Boum ! Y’en a qui vont être heureux d’entendre cela dans les agences de communication et autres agences publicitaires. Messieurs les photographes (je pense que la profession est largement masculine) vous n’êtes pas les seuls !

«que les Auteurs Photographes puissent continuer à produire des photographies» Là, cela prouve que vous n’avez rien compris. Désormais, tout utilisateur d’appareil photo numérique est potentiellement un « auteur photographe », et ce dès le plus jeune âge ! Là encore, vous n’avez plus le monopole, même si cela vous déplait. Vous n’avez pas semble t-il pris en compte l’apparition des « pro-am » (professionnels amateurs). Je suis d’autant plus surpris que dans les année 70 déjà, Kodak fournissait un guide pour « amateurs avertis » destiné à ceux qui travaillaient au labo.

J’y vais de ma petite histoire pour vous narrer l’évolution et la fin annoncé des photographes ! Remontons l’histoire pour nous arrêter au début des années 1980 ! C’est simple à l’époque, pour devenir photographe d’illustration par exemple vous aviez pour simplifier deux choix ! Passer par une agence d’illustration (elle ponctionnait 50 % de vos droits d’auteur au passage) ou vendre en direct au revues, organisme divers et variés…

Oui, mais pour proposer des images (en général de la diapos), vous deviez posséder un stock conséquent d’images. Je ne sais plus si c’est à Géo ou à Grand Reportage, mais pour proposer un article, le minimum était de 700 clichés ! Pour réaliser ces 700 images publiables, combien de films, de temps… Je vous laisse faire le calcul ! Pour une évaluation… 700 image c’est environ 20 films 36 vues. Mais, en réalité pour obtenir ces images, nous devions prendre beaucoup plus de photos. Deux, trois, quatre fois plus ! Cela représentait un coût que nous n’étions pas tous prêt à payer ! En plus, nous devions nous équiper en matériel de prise de vue : appareil, objectifs, filtres… Je n’ai jamais osé compter 🙂

Autre dépense à prendre en compte, les déplacements. Rappelez vous qu’à l’époque le prix des billets d’avion n’est pas celui d’aujourd’hui !

Enfin, reconnaissons le, c’était aussi la loi du milieu. Le copain du copain qui est dans le métier et qui fait connaître le petit dernier aux autres ! Euh, sur ce point là, pas grand chose de nouveau… c’est toujours le copain du copain 😉

Venons en à la situation actuelle. Le coût de l’équipement ? Un appareil photo ! Et pas besoin du dernier hyper sophistiqué ! Il suffit d’obtenir une image en 300 dpi dans un format A4 ! Je ne parle même pas des images pour Internet où 72 dpi pour une taille plus faible suffit ! Un ordinateur est également nécessaire. Mais qui ne possède pas un ordinateur de nos jours 😉

J’ai beau cherché… nous n’avons pas besoin de beaucoup d’autres choses puisque avec un peu de chance vous avez acheté votre appareil avec deux zooms qui couvrent 99 % de vos besoins ! L’investissement est donc « minime » et beaucoup de familles sont désormais équipées.

De plus, les latitudes techniques dans les prises de vues, les différentes possibilités offertes par les programmes et la visualisation immédiate du résultat ce qui permet de « refaire » son shoot dans l’instant… offre une gamme de possibilité très large à tout possesseur d’appareil photo numérique.

Les « professionnels amateurs » se régalent ! Ils peuvent prendre la photo qu’ils souhaitent. L’amateur tout court également.

Mais ce n’est pas tout. Désormais, à la grande différence de ce qui se pratiquait dans le passé, n’importe qui peut exposer ses images à la vue de tous (ce qui explique également les réactions vis à vis des droits en photo) !

Évidemment, actuellement, la plupart du temps, la personne qui expose ses images n’est pas un pro. mais un amateur. Il faut cela pour le plaisir. Son but n’est pas de « gagner des millions » avec ses images. Il cherche juste une reconnaissance. Sa photo acheté un euro lui suffit amplement. C’est un peu l’euro symbolique de la justice. Il a eu son euro… Il a réussi à vendre son image.

Comment fonctionnait les revues consacré à la photo dans les années 70-80 ? L’argument était que l’on ne vous payait pas vos images (sauf rares exceptions) car leurs diffusions vous faisaient de la pub. Vous pouviez ensuite frimer que vos images étaient parues dans telle ou telle revue !

Raisonnons simplement sur le plan économique. Je suis une entreprise. Je veux la vue du célébre pont d’Heidelberg ! Je ne pense pas qu’il y ait des millions de choix sur la vue à choisir ! Tout le monde ou presque fait la même ! Pourquoi payer plus qu’un Euro pour la même image ? Je serai même près à payer moins cher une image de moins bonne qualité car mon public n’attend pas obligatoirement une image de haute volée.

Reste aux photographes à prouver leur utilité réelle, leur apport… Si ils veulent combattre le photographe du dimanche, c’est qu’ils fournissent le même travail. Aux photographe de montrer qu’il existe une différence entre leurs images et celles des CD libre de droits, que l’emploi de leur image correspond à un style particulier, qu’on ne retrouvera pas leurs images partout…

Bref, moi je propose de sauver le métier de créateur de site web ! Ils ont en effet de graves problèmes : la sous-traitance dans les pays à faible coût salariaux, le cousin de la voisine qui fait des sites web, l’affichage comme spécialiste de beaucoup trop de gens, l’arrivée des réseaux sociaux, l’existence des flux RSS qui fait que l’on ne va plus sur les sites, les incessants changements de l’HTML et des feuilles de style (pour les plus vieux, sans feuilles de style, puis CSS 1, CSS 2 et désormais CSS 3).

Dans le même esprit que les photographes, il est urgent d’intervenir « Pour qu’Internet continue d’exister » et « que les créateurs de sites web puissent continuer à produire des sites ».

Il y a aussi le journalistes dans ce cas, et vous, vous avez d’autres idées de métier à sauver ?

Vous l’avez compris, cessons les jérémiades. J’aurai tendance à dire : «Agissez au lieu de voir le train passer, évoluez et pour les photographes, si je peux me permettre la vidéo n’est pas obigatoirement votre reconversion :-)»

Mise à jour le 31 mars : j’aime bien ce qu’écrit Za Blog dans Pelerinage des photographes contre la mondialisation 😉

La sumum du succes

Est le sumum du succès ? J’en doute. En tout cas, cela fait bizzare de retrouver son livre Flickr, on s’y retrouve sur Ebay à 5 euros 😉

Promis, si c’est quelqu’un du Nord (enfin, de Lille) qui l’achète… je lui dédicace 😉

N’oubliez pas de compléter la lecture du livre avec la face cachée de Flickr 🙁

Images de livres d'une flaneuse

Un exemple d'image de Copyright depuis 1965 - La flâneuseVoici une galerie d’images qui devrait attirer pas mal de passionnés de lecture et également de bibliothècaires et documentalistes (je dois assurer de tout les côtés vis à vis de mon lectorat 😉 Sont concernés également les photographes, les graphistes, les amateurs d’art… (j’assure un max, concernant mon lectorat :-))

Si l’objet livre vous passionne ou simplement si vous aimez les belles images, allez d’urgence visionner la page ‘les livres’ by copyright depuis 1965. Elle est un peu longue à charger dans sa totalité, mais elle vaut le détour.

Bon, je vous évite les recherches complémentaires 😉 pour découvrir un peu plus celle qui se décrit comme n’étant pas photographe, mais qui aime capturer le temps et les choses dans son appareil. Elle n’est pas graphiste, mais adore s’amuser avec les images et les mots selon sa présentation.

Ces images sont l’oeuvre d’une Québecquoise, dont je vous conseille également le projet « histoire d’une vie – le livre » ou la collection – papier journal pour rester dans la thématique 🙂

Copyright depuis 1965 (dans Flickr) alias La flâneuse (dans Deviantart) possède également son blog : entre les mots et l’image.

Flickr, qu'est ce que vous en dites ?

Bon, je pensais pouvoir dégager du temps libre dans les prochaines semaines.

Mais, j’ai pris goût à l’écriture des livres depuis mon expérience du livre Facebook, on s’y retrouve.En réalité, c’est depuis bien plus longtemps car j’avais plusieurs projets dans ma besace à différents stades d’avancement :-). Et puis, à une époque, j’éditais des supports de cours et, dans le passé, j’ai écrit ou traduit des manuels ou mode d’emploi. Facebook, on s’y retrouve !, étant une commande, c’était « juste » plus sérieux.

Aussi, lorsque l’on m’a proposé d’écrire le livre sur Flickr, je n’ai pas hésité longtemps pour accepter. Je boucle la boucle. Alors que l’expérience de l’agence de presse et d’illustration photo Tour du monde avait capoté (j’étais dirigeant fondateur), au milieu des années 80, je m’étais dit à l’époque qu’il me manquait deux qualifications.

La première dans le monde de la vidéo (je n’ai pas encore assumé cette partie, mais je me forme quand j’ai le temps, c’est-à-dire quasiment jamais) et reste donc un piètre vidéaste.

La seconde, et c’est celle-là qui nous intéresse, l’informatique. En ce moment, je commence à en faire le tour (façon de parler !) 😉 Mais plus précisément, je souhaitais créer à l’époque une base d’image, où je pourrais inscrire facilement les légendes et qui me permettrait d’archiver correctement mes images. Nous ne parlions pas de diffusion, de partage dans ces temps ancestraux, mais comme certains me considèrent comme un spécialiste des réseaux sociaux, le pas est vite franchi 😉

Mais je vous réserve d’autres surprises prochainement qui permettront de me coller d’autres étiquettes 😉

Pour ceux qui le souhaitent, j’ai créé un groupe dans Flickr : livre-flickr.

Voici ce qui est inscrit comme description pour ce groupe : j’espère que vous m’apporterez vos idées, vos réflexions, vos pistes, vos usages, vos joies et vos déceptions suite à l’emploi de ce réseau de partage d’images et une source d’information sur les liens sur Flickr que vous découvrez qui peuvent intéresser la communauté.
Il peut être également une sorte de FAQ sur l’utilisation de Flickr.

La même description a été utilisée pour un groupe Facebook Flickr ouvert pour l’occasion.

Alors, vous de votre côté, pourquoi vous êtes sur Flickr ? Que faites-vous dans Flickr ? Quels sont vos groupes et albums favoris ? Quelles sont vos applications préférées et pourquoi ? Qu’est ce qui vous manque dans cet outil ? allez-y, j’vous écoute 😉