Images et photos dans tous leurs états aux journées du contenu web

En plus de la coordination de l’ensemble de la manifestation, je m’étais réservé la partie sur l’image qui  fera l’ouverture des journées des contenus web, le jeudi 4 mars au matin.

9 h à 10 h 30

Quelle image acheter ? Comment l’acheter ? Du travail de professionnel ou des images libres de droit ? L’UPC (Union des photographes créateurs) notamment au travers du travail d’Eric Lebrun a mis en place une charte de la photographie équitable, qui se veut un moyen de rééquilibrer la relation entre les photographes et leurs clients.

Vous choisissez une image pour illustrer un article dans votre blog ou pour une page de site web ? Si l’on vous pose la question en général, vous répondez : «parce que je la trouve belle, adaptée…». Mais, en réalité une lecture et un décryptage de l’image est nécessaire avant de l’employer. Cette conférence d’Hervé Bernard vous apportera l’éclairage nécessaire à une « lecture des l’image » qui vous aidera à employer une image ou une photo à bon escient.

10 h 30 – 12 h

On dit souvent une image vaut 1 000 mots. Mais, est-il toujours nécessaire de placer une image ? Et quel type d’images doivent être employées ? Un schéma, une photographie, une carte heuristique… Le panel des intervenant : un responsable communication, un spécialiste du Mind mapping, un créatif et un ancien photographe répondra à cette question une image vaut t’elle mieux qu’un long discours mais aussi à quel type d’images et les raisons de ces choix.

Des images toutes les entreprises en possèdent. Alors, que faire de ces images, de ces photos… Dans l’entreprise déjà comment est-il possible de structurer ou d’organiser sa photothèque ? Est un travail seulement réserver à l’iconographe ? Et puis, il faut pense à l’emploi des images sur le web ! Et d’ailleurs, est ce que le web ne serait pas un moyen de communication, de référencement… par ou pour les images, notamment avec la redocumentation des fonds d’images.

Même si les entrées sont gratuites, n’oubliez pas de vous inscrire à la matinée sur  Image des journées contenu web

Enfin un bareme en ligne de tarifs de cessions pour les photos

Depuis le temps, c’est inespéré, l’UPC (Union des Photographes Créateurs) vient de mettre en ligne les barèmes de cessions de droits photographiques qu’elle préconise à titre indicatif. En effet, c’est une base de négociation… certains vendent à la moitié des prix indiqués. C’est un choix 🙂

Voici la liste des cessions de droits à l’image (« prix de vente ») de ce barèmes, la table des matière en réalité :

  • Tarifs pour les photographies pour le domaine de l’édition
    • Accord avec le Syndicat National de l’Édition : livres illustrés, scolaires, guides, livres de poche, livres d’auteurs
    • Autre que le livre : affiches, calendriers, cartes postales, édition de diapositives, puzzles, timbres et enveloppes pré-timbrées
  • Tarifs pour les photographies pour de l’illustration
    • Œuvres préexistantes faisant l’objet d’une cession de droits pour la presse
  • Tarifs pour les photographies pour le multimédia
    • Sociétés d’Éditions Musicales (CD et DVD)
    • Édition de CD Rom et DVD
    • Projection d’images
  • Tarifs pour les photographies pour utiliser sur Internet
    • Sites des sociétés commerciales sans vente en ligne et intranet
    • Sites des sociétés commerciales avec recettes d’exploitation
    • Sites des organismes à but non lucratif
  • Tarifs pour les photographies pour des expositions
    • Droits de représentation pour les expositions culturelles de photographies
  • Tarifs pour les photographies pour la publicité et la communication
    • Informations
    • Affiches, magazines, affichettes culturelles, PLV, éditions publicitaires, éditions culturelles, calendriers et objets publicitaires, étiquettes, dossiers de presse, prière d’insérer, encarts, droits d’interprétation, d’inspiration, expositions dans les entreprises commerciales
  • Tarifs pour les photographies pour la télévision et le cinéma
    • Journaux télévisés, programmes audiovisuels, films publicitaires,
    • décors, générique, banc-titre, etc.
  • Tarifs pour les photo de presse – Photographie pour la presse
    • Conditions particulières applicables à la presse
    • Photographes journalistes relevant du régime général des salariés, leur collaboration avec la presse étant régulière / Barème établi par l’association FreeLens
  • Tarifs pour les droits d’auteur pour les œuvres de commande
    • Barème à points
    • Barème des œuvres de commande en publicité

Profitons de l’occasion pour signaler que l’UPC qui a lancé son « Sauvons la photographie » (le lien dirige sur ce que j’en pense 🙁 propose par sa délégation régionale du Nord une « Charte de la photographie équitable » pour les photographes et utilisateurs d’images (agences, etc.) notamment défendue par Éric Lebrun (vice-président de l’UPC).

Pour ceux que ces débats intéressent, un compte-rendu de la Table ronde sur le devenir du métier de photographe du 16 juin est en ligne sur le site du club de la presse. Finalement, j’ai participé à cette rencontre… On me voit d’ailleurs sur l’une des photos 😉

Sauvons la photographie

Le titre de ce billet reprend l’accroche de la campagne notamment de l’UPC (Union des photographes créateurs) : sauvons la photographie… FreeLens et La Saif sont également dans le coup !

C’était un peu le coeur du débat lors de la journée Idemmatic (dommage, le compte-rendu n’est pas encore en ligne 🙁

Oui, le métier de photographe est en danger. Enfin, plus exactement du photographe d’illustration. D’autres pans du métier le sont aussi. Par exemple, il est désormais assez simple de s’équiper d’un studio portable pour pas trop cher (je parle par rapport à mes débuts dans la photo… dans les années 70 🙂 et de réaliser les clichés nécessaires à l’illustration de son catalogue…

Seulement, il restera malgré tout des photographes dans l’avenir. Des vrais ! Si, si… Ceux qui ont du talent ou utilisant des techniques spécifiques ! Par exemple, je viens de me faire tirer le portrait par un photographe qui travaille pour un magazine… Il existera toujours des photographes de cette race là 🙂

Je ne comprends pas le sens de l’appel lancé par l’UPC ! Nous avons tous compris, mais pas les photographes me sembe t-il, que le monde évolue. L’histoire n’est qu’un éternel recommencement. Les peintres à l’apparition de la photo ont du dire la même chose !

Je souhaiterai revenir sur leur déclaration, un tantinet présomptueuse…

«Pour que la création visuelle continue d’exister». Pour moi, c’est une grande découverte. Si les photographes de métier disparaissent, la création visuelle cesse ! Boum ! Y’en a qui vont être heureux d’entendre cela dans les agences de communication et autres agences publicitaires. Messieurs les photographes (je pense que la profession est largement masculine) vous n’êtes pas les seuls !

«que les Auteurs Photographes puissent continuer à produire des photographies» Là, cela prouve que vous n’avez rien compris. Désormais, tout utilisateur d’appareil photo numérique est potentiellement un « auteur photographe », et ce dès le plus jeune âge ! Là encore, vous n’avez plus le monopole, même si cela vous déplait. Vous n’avez pas semble t-il pris en compte l’apparition des « pro-am » (professionnels amateurs). Je suis d’autant plus surpris que dans les année 70 déjà, Kodak fournissait un guide pour « amateurs avertis » destiné à ceux qui travaillaient au labo.

J’y vais de ma petite histoire pour vous narrer l’évolution et la fin annoncé des photographes ! Remontons l’histoire pour nous arrêter au début des années 1980 ! C’est simple à l’époque, pour devenir photographe d’illustration par exemple vous aviez pour simplifier deux choix ! Passer par une agence d’illustration (elle ponctionnait 50 % de vos droits d’auteur au passage) ou vendre en direct au revues, organisme divers et variés…

Oui, mais pour proposer des images (en général de la diapos), vous deviez posséder un stock conséquent d’images. Je ne sais plus si c’est à Géo ou à Grand Reportage, mais pour proposer un article, le minimum était de 700 clichés ! Pour réaliser ces 700 images publiables, combien de films, de temps… Je vous laisse faire le calcul ! Pour une évaluation… 700 image c’est environ 20 films 36 vues. Mais, en réalité pour obtenir ces images, nous devions prendre beaucoup plus de photos. Deux, trois, quatre fois plus ! Cela représentait un coût que nous n’étions pas tous prêt à payer ! En plus, nous devions nous équiper en matériel de prise de vue : appareil, objectifs, filtres… Je n’ai jamais osé compter 🙂

Autre dépense à prendre en compte, les déplacements. Rappelez vous qu’à l’époque le prix des billets d’avion n’est pas celui d’aujourd’hui !

Enfin, reconnaissons le, c’était aussi la loi du milieu. Le copain du copain qui est dans le métier et qui fait connaître le petit dernier aux autres ! Euh, sur ce point là, pas grand chose de nouveau… c’est toujours le copain du copain 😉

Venons en à la situation actuelle. Le coût de l’équipement ? Un appareil photo ! Et pas besoin du dernier hyper sophistiqué ! Il suffit d’obtenir une image en 300 dpi dans un format A4 ! Je ne parle même pas des images pour Internet où 72 dpi pour une taille plus faible suffit ! Un ordinateur est également nécessaire. Mais qui ne possède pas un ordinateur de nos jours 😉

J’ai beau cherché… nous n’avons pas besoin de beaucoup d’autres choses puisque avec un peu de chance vous avez acheté votre appareil avec deux zooms qui couvrent 99 % de vos besoins ! L’investissement est donc « minime » et beaucoup de familles sont désormais équipées.

De plus, les latitudes techniques dans les prises de vues, les différentes possibilités offertes par les programmes et la visualisation immédiate du résultat ce qui permet de « refaire » son shoot dans l’instant… offre une gamme de possibilité très large à tout possesseur d’appareil photo numérique.

Les « professionnels amateurs » se régalent ! Ils peuvent prendre la photo qu’ils souhaitent. L’amateur tout court également.

Mais ce n’est pas tout. Désormais, à la grande différence de ce qui se pratiquait dans le passé, n’importe qui peut exposer ses images à la vue de tous (ce qui explique également les réactions vis à vis des droits en photo) !

Évidemment, actuellement, la plupart du temps, la personne qui expose ses images n’est pas un pro. mais un amateur. Il faut cela pour le plaisir. Son but n’est pas de « gagner des millions » avec ses images. Il cherche juste une reconnaissance. Sa photo acheté un euro lui suffit amplement. C’est un peu l’euro symbolique de la justice. Il a eu son euro… Il a réussi à vendre son image.

Comment fonctionnait les revues consacré à la photo dans les années 70-80 ? L’argument était que l’on ne vous payait pas vos images (sauf rares exceptions) car leurs diffusions vous faisaient de la pub. Vous pouviez ensuite frimer que vos images étaient parues dans telle ou telle revue !

Raisonnons simplement sur le plan économique. Je suis une entreprise. Je veux la vue du célébre pont d’Heidelberg ! Je ne pense pas qu’il y ait des millions de choix sur la vue à choisir ! Tout le monde ou presque fait la même ! Pourquoi payer plus qu’un Euro pour la même image ? Je serai même près à payer moins cher une image de moins bonne qualité car mon public n’attend pas obligatoirement une image de haute volée.

Reste aux photographes à prouver leur utilité réelle, leur apport… Si ils veulent combattre le photographe du dimanche, c’est qu’ils fournissent le même travail. Aux photographe de montrer qu’il existe une différence entre leurs images et celles des CD libre de droits, que l’emploi de leur image correspond à un style particulier, qu’on ne retrouvera pas leurs images partout…

Bref, moi je propose de sauver le métier de créateur de site web ! Ils ont en effet de graves problèmes : la sous-traitance dans les pays à faible coût salariaux, le cousin de la voisine qui fait des sites web, l’affichage comme spécialiste de beaucoup trop de gens, l’arrivée des réseaux sociaux, l’existence des flux RSS qui fait que l’on ne va plus sur les sites, les incessants changements de l’HTML et des feuilles de style (pour les plus vieux, sans feuilles de style, puis CSS 1, CSS 2 et désormais CSS 3).

Dans le même esprit que les photographes, il est urgent d’intervenir « Pour qu’Internet continue d’exister » et « que les créateurs de sites web puissent continuer à produire des sites ».

Il y a aussi le journalistes dans ce cas, et vous, vous avez d’autres idées de métier à sauver ?

Vous l’avez compris, cessons les jérémiades. J’aurai tendance à dire : «Agissez au lieu de voir le train passer, évoluez et pour les photographes, si je peux me permettre la vidéo n’est pas obigatoirement votre reconversion :-)»

Mise à jour le 31 mars : j’aime bien ce qu’écrit Za Blog dans Pelerinage des photographes contre la mondialisation 😉

Droits et images

Comme je remarquais vendredi dernier au cours de l’atelier sur l’image de la journée Idemmatic l’intérêt du public sur les droits concernants les images et que dans le même temps, sur Facebook quelqu’un m’a demandé des explications sur le sujet, je pense qu’il est opportun que je publie un extrait du chapitre L’image et le droit du livre Flickr, on s’y retrouve…

Et puis, l’image est du domaine de l’identité numérique dont on parle beaucoup (trop ?) en ce moment 🙂

Commencons par un petit test…
Voici une image. Saurez-vous trouver les autorisations nécessaire à sa publication ?

montage affiche pour droits d'auteur & droits à l'image

la solution est en fin de billet 😉

J’ai réalisé la prise de vue

Vous vous dites : «Génial, il n’y a pas de souci ! Je peux diffuser mes productions puisque j’en suis l’auteur.»

Eh bien, non, ce n’est pas si sûr… En effet, selon la nature du sujet représenté, il est possible que vous deviez obtenir une autorisation de diffuser l’image. Quand il s’agit d’un portrait, d’un édifice architectural, d’une marque, d’un personnage de fiction ou d’un objet industriel, vous devez vous montrer prudent, y compris pour une utilisation dans les milieux scolaires ou pour une association à but non lucratif…

Distinguez, d’ailleurs, les autorisations données pour être photographié de celles qui sont données pour la diffusion. L’une n’entraîne pas l’autre !

Prise de vue d’une personne

Toute personne possède un droit absolu à s’opposer à l’utilisation de son image, même en dehors du cadre privé, si elle est le sujet principal de l’œuvre. La publication de l’image ne doit pas excéder les limites du droit à l’information. Un exemple typique est la photo d’une manifestation de rue ou d’une plage dans son ensemble : vous pouvez publier, sauf si l’une des personnes est trop mise en valeur.

Informez la personne que vous photographiez de la prise de vue et de l’utilisation que vous comptez en faire et soumettez-lui un formulaire dans lequel elle autorise la photographie et son utilisation, et qui lui permet également d’exiger, à tout instant, le retrait des photographies. Par exemple, dans les photos suivantes, la femme visible au travers de la vitre ne manifeste pas d’opposition. On peut la photographier, mais il faudra son accord pour diffuser l’image. Sur la seconde photo, difficile de prétendre qu’elle ne s’oppose pas à la prise de vue.

Illustration droit image
Illustration droit image

«Dès lors qu’une personne physique est photographiée dans un groupe ou une scène de rue, la reproduction de son image est considérée comme implicitement autorisée», précise maître Murielle Cahen, du site Avocat-online. J’ajouterai une restriction : sauf si l’une des personnes refuse et demande la destruction du cliché. Cela renvoie à l’article 9 du Code civil sur le droit de tout individu au respect de la vie privée et à l’article 226-1 du Code pénal.

La notion de lieu privé est à prendre au sens large : maison, édifice, théâtre, musée, restaurant, terrasse d’un café, automobile, salles de concert ou de spectacle. Vous devez également obtenir des autorisations pour réaliser des prises de vue (et parfois payer une taxe) dans les enceintes sportives, les cimetières, les lieux de culte, les commerces. La photographie aérienne possède aussi ses propres règles et organismes auprès desquels il faut demander les autorisations.

Cette restriction ne s’applique pas aux images des personnalités publiques dans le cadre de leurs activités professionnelles. Cela relève du droit à l’information, lequel, évidemment, ne s’applique pas à leur vie privée ! Par contre, il est interdit de photographier des agents du service public dans l’exercice de leurs fonctions (les CRS par exemple).

Pour photographier une personne puis diffuser l’image, vous devez apporter la preuve de l’autorisation expresse ou tacite du modèle concerné (ou de ses deux parents lorsqu’il s’agit d’un mineur). Sinon, il ne vous reste plus qu’à flouter le visage du sujet pour le rendre méconnaissable.

Attention aux légendes

Une légende dévalorisante, diffamatoire, qui détourne le sens de l’image ou qui porte préjudice aux personnes figurant sur la photo peut également entraîner des poursuites. Contrôlez avec soin le texte des légendes de vos images.

Les photos à l’école

Quid des photos de classe, des fêtes d’école, etc. ? Si les autorisations préalables pour la prise de vue photo ou vidéo sont de mise, il faudra demander aussi l’accord de l’ensemble des personnes présentes sur les images ou la vidéo.

Concrètement, si vous publiez la photo de classe de votre enfant, théoriquement, vous devez avoir une autorisation écrite des deux parents de l’ensemble des enfants présents ainsi que celle des adultes qui apparaissent sur l’image. Idem pour les classes de nature. C’est encore pire pour les fêtes de fin d’année… Vous devriez posséder les autorisations pour toutes les personnes présentes sur les images !

Si vous désirez absolument montrer au grand public les exploits du petit dernier, la seule solution consiste à flouter les autres personnes.

Photographie d’un bien

Les architectes sont des créateurs, dont les œuvres relèvent du droit d’auteur. Il en est ainsi de l’Arche de la Défense, d’Euralille, de la tour Eiffel éclairée la nuit, de la pyramide du Louvre… Ces œuvres sont protégées si elles sont le sujet principal d’une image… Leurs créateurs ont le droit de poursuivre toute reproduction ou représentation sans autorisation préalable. Toutefois, il semble que dans un cadre non commercial, la prise de vue soit libre. Attention, les feux d’artifice et autres sons et lumières sont également protégés !

La question se pose différemment pour les monuments (dont les statues), les tableaux, parfois les paysages faisant partie du patrimoine. Les communes, départements et établissements publics (comme les musées) se considèrent souvent comme propriétaires de l’image des biens dont ils ont la responsabilité. Dans ce cas, les prises de vue peuvent être taxées. À vous de vous renseigner !

Le livre Photographier dans les lieux publics : Paris et Île-de-France (malheureusement plus disponible à la vente) était d’un grand secours pour trouver les autorisations nécessaires aux prises de vue dans la capitale et sa région.

Outre les droits de l’architecte, celui du propriétaire de l’édifice intervient. Un certain nombre de décisions de justice sanctionnent l’utilisation de l’image d’une propriété ou d’un bien quelconque sans l’autorisation du propriétaire. Principalement lorsque le bien photographié et son propriétaire sont identifiables et que la diffusion de l’image porte atteinte à la vie privée de celui-ci et à son intimité.

Toutefois, suite à de nombreux procès abusifs, la jurisprudence estime que «le droit de propriété d’un bien situé sur le domaine public et exposé à la vue de tous n’autorise pas son titulaire à s’opposer à l’exploitation de l’image de ce bien mais permet seulement d’agir contre l’exploitation abusive et préjudiciable de cette image». Pour éviter tout problème, je vous recommande de faire signer une décharge aux propriétaires ou de flouter leurs biens.

Dans les lieux privés, et lorsqu’il s’agit de prises de vue en intérieur dont les établissements scolaires, l’autorisation du propriétaire des lieux et des personnes photographiées est évidemment nécessaire, par exemple, dans un supermarché, dans le métro et les gares (surtout en période de plan Vigipirate), au théâtre, au musée, etc.

Image d’un personnage de fiction

Les créateurs des personnages de bande dessinée par exemple ou de roman détiennent un droit d’auteur sur le nom du personnage. L’illustrateur, dans le cas de la BD, est propriétaire du dessin. L’accord préalable de toutes les personnes créatrices de l’œuvre est nécessaire pour les reproductions représentant ces personnages.

Une marque apparaît dans la photo

Pour reproduire un nom ou un logo déposé d’un produit ou d’un service, l’autorisation du titulaire de la marque est nécessaire. Pour le trouver, vous pouvez vous renseigner auprès de l’Institut national de la propriété industrielle.

Reproduction d’un objet industriel, de dessins et de modèles

Un objet industriel peut être déposé comme dessin et modèle. C’est le cas de certaines bouteilles d’eau gazeuse facilement identifiables. C’est également le cas pour les voitures (une plaque d’immatriculation doit être floutée), y compris pour les plus petits détails pour peu qu’ils soient identifiables : pommeau de levier de vitesses, système d’ouverture des portes… sans parler des bouteilles d’huile alimentaire, des briquets…

Si l’on souhaite inclure ces éléments dans une image, l’autorisation du responsable du dépôt (Institut national de la propriété industrielle) est requise.

Je ne suis pas l’auteur

Soyons bref : vous n’avez pas beaucoup de possibilités pour diffuser une œuvre. En France et dans les autres pays, les œuvres sont protégées par le droit d’auteur régi par le Code de la propriété intellectuelle (CPI) du 1er juillet 1992.

Photocopier ce livre est interdit par la loi, vous le savez. Il en est de même des images, vidéos, textes… que vous trouverez sur Internet. Par défaut, surtout lorsque rien n’est indiqué, les œuvres sont protégées (article L. 112-2 du CPI), et vous ne pouvez pas les utiliser comme bon vous semble.

La seule solution consiste à obtenir de l’auteur ou de son ayant droit l’autorisation de reproduire l’œuvre (une photo par exemple) et/ou de la représenter.

Bien entendu, des droits financiers peuvent être demandés par l’auteur pour la représentation de son image. À vous de le contacter, afin d’établir une note de cession de droits.

Le montant des droits patrimoniaux est calculé à partir de barèmes qui prennent en compte quatre critères : le support, le tirage, la zone géographique et la durée. La rémunération est en effet proportionnelle à l’utilisation qui est faite des images. Le barème officiel des œuvres de commande en publicité donne une idée des tarifs. L’UPC (Union des photographes créateurs) propose également des barèmes indicatifs à condition d’adhérer pour d’autres activités : l’édition, l’édition en ligne… (Nous avons appris vendredi lors de la journée Idemmatic que ces tarifs seraient accessibles à tous prochainement). Toutefois, expliquez toujours à l’auteur le contexte ainsi que la raison de votre demande, il vous autorisera peut-être à publier l’image gracieusement.

Pour chaque utilisation de l’image, nouvelle utilisation, réédition…, vous devez refaire un contrat, que l’image ait déjà été diffusée ou non. Les droits patrimoniaux sont toujours cédés pour une seule utilisation qui est définie lors de la négociation tarifaire.

La durée des droits d’auteur

Les droits d’auteur courent pendant soixante-dix ans à compter du 1er janvier de l’année civile suivant la mort de l’auteur, avec une prorogation dans quelques cas :

  • la mort de l’auteur (L. 123-1, al. 2 CPI) avec une prolongation supplémentaire de trente ans pour les auteurs morts pour la France ;
  • la mort du dernier coauteur pour les œuvres en collaboration (L. 123-2, al. 1 CPI) ;
  • le jour de leur publication pour les œuvres anonymes, pseudonymes et collectives.

La protection des œuvres d’auteurs est complétée par le droit moral, inaliénable et incessible.

Les droits moraux se décomposent ainsi :

  • Droit de divulgation. L’auteur décide s’il diffuse ou non son œuvre et sous quelle forme.
  • Droit au respect de la paternité. Présence de la signature de l’auteur à côté de l’œuvre.
  • Droit au respect de l’œuvre. Suppression, modification, adjonction sont interdites. Il est donc impossible de déformer ou d’adapter (recadrer, détourer, etc.) une œuvre sans l’autorisation de son auteur ou de ses ayants droit.
  • Droit de repentir ou de retrait. L’auteur après avoir cédé ses droits patrimoniaux peut vouloir soit modifier son œuvre (droit de repentir), soit retirer son œuvre de la circulation (droit de retrait).
  • Droit de suite. Lors de la vente des œuvres aux enchères publiques ou par l’intermédiaire d’un commerçant.

Des images volées surveillées

Souvent, vous vous dites qu’il sera difficile de retrouver cette copie d’image que vous exposez sur Internet. Erreur, des sociétés sont spécialisées dans le tatouage et la recherche des images volées sur Internet (par exemple Digimarc) . Il est assez facile d’inscrire des données indestructibles au cœur du codage des images, de manière tout à fait invisible. Le contrôle des images (renommées, recadrées ou retouchées, complètes ou partielles) sur Internet, y compris dans Flickr, est aisé. Les responsables de ces utilisations frauduleuses sont ensuite contactés afin de payer les droits dont ils auraient déjà dû s’acquitter parfois depuis plusieurs années.

Ne pensez pas que cela n’arrive qu’aux autres. Je connais des personnes qui ont reçu une facture assez salée !

Copie privée et représentation gratuite dans le cadre du cercle familial

La loi autorise la reproduction d’une œuvre uniquement destinée à l’usage privé du copiste (L. 122-5. 2° du CPI). Évidemment, il faut que la source de la copie soit licite. Si vous avez acheté un DVD du dernier film à la mode, vous pouvez en faire une copie privée. En revanche, il est illégal de stocker et plus encore de diffuser sans l’autorisation de l’auteur le même film téléchargé sur Internet. De plus, pour être valide, cette copie doit être réalisée par vous-même ou avec un matériel de reproduction vous appartenant (les fichiers peer to peer sont donc exclus).

Selon l’article L. 122-5. 1, l’auteur d’une œuvre ne peut interdire les représentations privées et gratuites (pas de droits d’entrée ni de participation aux frais) effectuées exclusivement dans un cercle de famille (famille et amis proches). Sont donc exclus de cette représentation gratuite les membres de clubs ou d’associations, les élèves d’une classe, un site Internet (les internautes sont un public potentiel).

La solution

Pas facile de publier cette image…

  • Le logo en haut à gauche est celui de la société Ed Productions. S’il a été dessiné par un graphiste ou une agence, leur autorisation peut être nécessaire également (mais Ed Productions, dont l’accord est indispensable, devrait pouvoir vous renseigner;-).
  • La caricature appartient également à Ed Productions ! Nous sommes dans un cas analogue au précédent.
  • Le modèle qui tient le livre et son photographe doivent tous les deux donner leur autorisation.
  • Sur la couverture du livre, on retrouve le logo Pearson. Qui l’a créé ? A-t-on le droit de le reproduire en dehors des couvertures de livre ?
  • Pour réaliser la couverture, une série de portraits a été utilisée. Pour chaque image, l’autorisation de la personne est nécessaire, ainsi que celle des photographes.
  • Peut-être la typographie de « On s’y retrouve » est-elle spécifique ?
  • Le graphiste qui a créé la couverture peut également être un intervenant.
  • Avez-vous pensé au fond ? En fait, c’est un tableau ! Donc, l’autorisation de l’artiste est nécessaire, de même que celle du photographe qui a réalisé la prise de vue.
  • Enfin, une personne a créé l’affiche, son autorisation est également à fournir !
  • Certains pensent même au gilet (une fabrication manuelle), aux boutons, aux lunettes… 🙁

Flickr – Getty Images, c'est partie

L’accord Getty Images – Flickr qui était annoncé depuis septrembre 2008 est désormais actif.

Getty Images a réuni des images Flickr dans une collection de photos : la collection Flickr qui s’enrichira de semaine en semaine.

Une nouvelle icônes fait donc son apparition dans Flickr.

Plus d’information dans le groupe Flickr Getty Images ou dans les FAQs Getty Images dans Flickr.

Pola polaroid

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Encore une nouvelle application qui permet de réaliser facilement des images « Polaroïd ». Pola est une aplication multilingue qui fonctionne à la fois sur PC, Mac, bientôt Linux, qui propose une impression « high quality images », etc.

Pour mémoire, il existe également d’autres application dans le genre : Polaroid poladroid

Mise à jour le 12 mars : j’suis fier 😉 «i’ve choosen this pola at the flickr session in my site» m’a écrit Pola Roid.

La sumum du succes

Est le sumum du succès ? J’en doute. En tout cas, cela fait bizzare de retrouver son livre Flickr, on s’y retrouve sur Ebay à 5 euros 😉

Promis, si c’est quelqu’un du Nord (enfin, de Lille) qui l’achète… je lui dédicace 😉

N’oubliez pas de compléter la lecture du livre avec la face cachée de Flickr 🙁

Retrospective visuelle pour 2008

Bon évidemment, je vais commencer par Flickr, qui a proposé une discussion des meilleures prises de vues de l’année. Déjà plus de 3 260 images s’opposent depuis le 10 décembre !

Mais ce sont les trois parties de l’année en photographie (The year 2008 in photographs) proposé par The Big Picture du Boston Globe qui m’ont donné l’idée de ce billet. 40 images par parties (soit 120 images) qui résument l’actualité de cette année, au travers de la vision américaine. Voici les liens pour 2008 en photos : partie 1, partie 2 et partie 3.

Autre pays, autre journal… La Voix du Nord, enfin plus exactement la Voix des Sports propose de revivre les grands événements régionaux de l’année 2008 en photos en 12 articles (une centaine d’images). Voici le lien vers le mois de décembre. Les autres mois sont accessibles depuis la page des actualités en images pour le sport.

Autre registre, celui du buzz marketing, enfin ceux étudiés par Most Contagious!

Most Contagious 2008

View SlideShare presentation or Upload your own. (tags: magazine contagious)

Pour rester dans le domaine du marketing, enfin presque, conseilsmarketing a réuni les 300 meilleures publicités de l’année 2008 !

Comme nous sommes dans le domaine d’Internet et sur un blog, difficile d’oublier les « 50 Best Premium WordPress Themes of 2008 » (50 meilleurs thèmes pour WordPress).

Bonne lecture d’images 🙂 et à l’année prochaine.
Ah oui, si vous avez besoin d’aide, voici 32 sites pour envoyer des cartes de voeux !
Pour ma part, je n’en aurais pas besoin mais vous recevrez mes voeux dans quelques jours… Surprise sur prise !

LIFE sur Google

L’accord entre Life et Google pour la diffusion des archives du célébre magazine d’images LIFE n’est-il pas la réponse de Google au projet Commons de Flickr ? (Dans Flickr, mode d’emploi également 😉 La question est posée.

Life est une référence, sinon la référence en reportage photo (pas seulement US contrairement à une idée reçue) depuis les années 1750. Google qui numérise les archives (environ dix millions d’images) de ce vénérable magazine a déjà mis en ligne 20% de la photothèque de Life.

Dans une interface à la Google ;-), les images sont classées par décennies, de 1860 à 1970 dans la page dédié : LIFE photo archive hosted by Google, mais l’ensemble des images est intégré à Google image. D’ailleurs, si vous ajoutez « source:life » à vos recherche, seules les images de LIFE seront visibles. Un exemple avec la requête : computer source:life

Il est également possible d’acquérir des reproductions encadrées. Le tarif n’est pas donné : $79,99 pour une image 20 x 30 cm et environ $110 pour du 38 x 50 cm.

La totalité de la collection (y compris des gravures) sera intégralement mise en ligne dans les prochains mois.

Images de livres d'une flaneuse

Un exemple d'image de Copyright depuis 1965 - La flâneuseVoici une galerie d’images qui devrait attirer pas mal de passionnés de lecture et également de bibliothècaires et documentalistes (je dois assurer de tout les côtés vis à vis de mon lectorat 😉 Sont concernés également les photographes, les graphistes, les amateurs d’art… (j’assure un max, concernant mon lectorat :-))

Si l’objet livre vous passionne ou simplement si vous aimez les belles images, allez d’urgence visionner la page ‘les livres’ by copyright depuis 1965. Elle est un peu longue à charger dans sa totalité, mais elle vaut le détour.

Bon, je vous évite les recherches complémentaires 😉 pour découvrir un peu plus celle qui se décrit comme n’étant pas photographe, mais qui aime capturer le temps et les choses dans son appareil. Elle n’est pas graphiste, mais adore s’amuser avec les images et les mots selon sa présentation.

Ces images sont l’oeuvre d’une Québecquoise, dont je vous conseille également le projet « histoire d’une vie – le livre » ou la collection – papier journal pour rester dans la thématique 🙂

Copyright depuis 1965 (dans Flickr) alias La flâneuse (dans Deviantart) possède également son blog : entre les mots et l’image.