Regard sur l'image

Regard sur l'image, le livre d'Hervé Bernard Regard sur l’image est un essai illustré d’Hervé Bernard, préfacé par Peter Knapp sur  la lecture de l’image, notamment la per­cep­tion visuelle et cultu­relle d’une image. Ceux qui étaient présents à la matinée consacrées aux images lors des journées du contenu web ont découvert Hervé Bernard : photographe, journaliste et enseignant.

La première partie de Regard sur l’image est consacrée à la technique photographique : cadrage et le format, angle de vue, focale, la lumière, la couleur, etc. La seconde parle de l’oeil, l’organe de  la perception visuelle. La troisième de la perception culturelle de l’image.

Ce livre permet de décrypter les images et de comprendre comment fonctionne notre regard… Regard sur l’image rend caduc l’objectivité de la photographie et met en relief la subjectivité de la représentation de l’image suite aux choix lors de la prise de vue et lors des transformation selon l’exploitation de l’image.

En complément, rien ne vous empêche de suivre le blog éponyme : Regard sur l’image.

Ce livre de 350 pages comprenant  150 illus­tra­tions (Format : 21 x 28 cm – ISBN : 9782953665901 – 50 €) est disponible sur le site de l’auteur.

Licence pro gestion et édition de fonds photographiques et audiovisuels

Une nouvelle licence professionnelle dans le monde de la documentation est au programme de la prochaine rentrée à l’UFR IDIST de Lille 3. Son titre ? Licence pro de gestion et édition de fonds photographiques et audiovisuels.

L’image et à l’audiovisuel que ce soit d’un point de vue historique, artistique, culturel ou documentaire vous intéresse ? Cette licence devrait vous convenir 😉 Elle permet de mieux appréhender la spécificité de ces types de média et d’approfondir les questions liées au traitement documentaire et à la mise en ligne d’un support visuel ou audiovisuel.

Afin de vous faire une idée de cette licence, en voici la plaquette.
licence Photo Et Audiovisuel (Gestion Et Edition de Fonds)

Le dossier de candidature est en ligne…

Pour vos questions… vous pouvez contacter Damien ou laisser un message, je transmettrais 🙂

Merci à vous d’avance si vous le faites connaitre cette licence 😉

Images et photos dans tous leurs états aux journées du contenu web

En plus de la coordination de l’ensemble de la manifestation, je m’étais réservé la partie sur l’image qui  fera l’ouverture des journées des contenus web, le jeudi 4 mars au matin.

9 h à 10 h 30

Quelle image acheter ? Comment l’acheter ? Du travail de professionnel ou des images libres de droit ? L’UPC (Union des photographes créateurs) notamment au travers du travail d’Eric Lebrun a mis en place une charte de la photographie équitable, qui se veut un moyen de rééquilibrer la relation entre les photographes et leurs clients.

Vous choisissez une image pour illustrer un article dans votre blog ou pour une page de site web ? Si l’on vous pose la question en général, vous répondez : «parce que je la trouve belle, adaptée…». Mais, en réalité une lecture et un décryptage de l’image est nécessaire avant de l’employer. Cette conférence d’Hervé Bernard vous apportera l’éclairage nécessaire à une « lecture des l’image » qui vous aidera à employer une image ou une photo à bon escient.

10 h 30 – 12 h

On dit souvent une image vaut 1 000 mots. Mais, est-il toujours nécessaire de placer une image ? Et quel type d’images doivent être employées ? Un schéma, une photographie, une carte heuristique… Le panel des intervenant : un responsable communication, un spécialiste du Mind mapping, un créatif et un ancien photographe répondra à cette question une image vaut t’elle mieux qu’un long discours mais aussi à quel type d’images et les raisons de ces choix.

Des images toutes les entreprises en possèdent. Alors, que faire de ces images, de ces photos… Dans l’entreprise déjà comment est-il possible de structurer ou d’organiser sa photothèque ? Est un travail seulement réserver à l’iconographe ? Et puis, il faut pense à l’emploi des images sur le web ! Et d’ailleurs, est ce que le web ne serait pas un moyen de communication, de référencement… par ou pour les images, notamment avec la redocumentation des fonds d’images.

Même si les entrées sont gratuites, n’oubliez pas de vous inscrire à la matinée sur  Image des journées contenu web

Le pré-programme des journées du contenu web

Attention, ce programme est celui de 2010. Celui de 2011 est sur Blog en Nord.

La journée Idemmatic évolue dans les journées du contenu web (voir explications sur Blog en Nord, journées du contenu web : nouvelles journées Idemmatic)

Voici le programme dans les grandes lignes de ce qui devrait se dérouler, à Lille, les 4 et 5 mars 2010.

Vous pouvez vous inscrire à ces demi-journées gratuites ou pour les journées (jeudi 4 mars — vendredi 5 mars)

L’image dans le web

Jeudi 4 mars – 9 h – 12 h à Euratechnologies – Inscription – Le programme complet pour l’image et la photo dans le web

  • Photographe pro vs images libres de droit
  • L’image dans les sites web et dans l’entreprise
  • Une image plutôt qu’un long discour ?
  • La lecture de l’image

L’écriture web

Jeudi 4 mars – 14 h – 17 h à Euratechnologies – Inscription – le programme complet pour l’écriture web

  • Stratégie éditoriale
  • Ghost blogueur vs Community Management
  • Backlinks & SEO vs Buzz & Réseaux sociaux
  • L’impact du contenu virtuel dans les besoins du réel

Journalisme web

Jeudi 4 mars – en soirée – ESJ Lille –  (annulé par manque d’inscriptions)

  • Le journalisme face au web ou avec le web

Référencement

Vendredi 5 mars – 9 h – 12 h à Euratechnologies – Inscription – programme complet pour le référencement

  • SEO pour les nuls
  • Clinique SEO
  • SEO Expert, quoi de neuf ?
  • Le SEO dans tout ses états

Web analytics

Vendredi 5 mars – 14 h – 17 h à Euratechnologies – Inscription

  • Pour plus d’information au sujet du barcamp sur le web analytics, voir le wiki mis en place spécialement pour l’occasion : Web analytics camp

Attention inscription …

Apéro Blog en Nord

Vendredi 5 mars – soirée – Inscription

  • Apéro Blog en Nord pour clôturer ces journées

Enfin un bareme en ligne de tarifs de cessions pour les photos

Depuis le temps, c’est inespéré, l’UPC (Union des Photographes Créateurs) vient de mettre en ligne les barèmes de cessions de droits photographiques qu’elle préconise à titre indicatif. En effet, c’est une base de négociation… certains vendent à la moitié des prix indiqués. C’est un choix 🙂

Voici la liste des cessions de droits à l’image (« prix de vente ») de ce barèmes, la table des matière en réalité :

  • Tarifs pour les photographies pour le domaine de l’édition
    • Accord avec le Syndicat National de l’Édition : livres illustrés, scolaires, guides, livres de poche, livres d’auteurs
    • Autre que le livre : affiches, calendriers, cartes postales, édition de diapositives, puzzles, timbres et enveloppes pré-timbrées
  • Tarifs pour les photographies pour de l’illustration
    • Œuvres préexistantes faisant l’objet d’une cession de droits pour la presse
  • Tarifs pour les photographies pour le multimédia
    • Sociétés d’Éditions Musicales (CD et DVD)
    • Édition de CD Rom et DVD
    • Projection d’images
  • Tarifs pour les photographies pour utiliser sur Internet
    • Sites des sociétés commerciales sans vente en ligne et intranet
    • Sites des sociétés commerciales avec recettes d’exploitation
    • Sites des organismes à but non lucratif
  • Tarifs pour les photographies pour des expositions
    • Droits de représentation pour les expositions culturelles de photographies
  • Tarifs pour les photographies pour la publicité et la communication
    • Informations
    • Affiches, magazines, affichettes culturelles, PLV, éditions publicitaires, éditions culturelles, calendriers et objets publicitaires, étiquettes, dossiers de presse, prière d’insérer, encarts, droits d’interprétation, d’inspiration, expositions dans les entreprises commerciales
  • Tarifs pour les photographies pour la télévision et le cinéma
    • Journaux télévisés, programmes audiovisuels, films publicitaires,
    • décors, générique, banc-titre, etc.
  • Tarifs pour les photo de presse – Photographie pour la presse
    • Conditions particulières applicables à la presse
    • Photographes journalistes relevant du régime général des salariés, leur collaboration avec la presse étant régulière / Barème établi par l’association FreeLens
  • Tarifs pour les droits d’auteur pour les œuvres de commande
    • Barème à points
    • Barème des œuvres de commande en publicité

Profitons de l’occasion pour signaler que l’UPC qui a lancé son « Sauvons la photographie » (le lien dirige sur ce que j’en pense 🙁 propose par sa délégation régionale du Nord une « Charte de la photographie équitable » pour les photographes et utilisateurs d’images (agences, etc.) notamment défendue par Éric Lebrun (vice-président de l’UPC).

Pour ceux que ces débats intéressent, un compte-rendu de la Table ronde sur le devenir du métier de photographe du 16 juin est en ligne sur le site du club de la presse. Finalement, j’ai participé à cette rencontre… On me voit d’ailleurs sur l’une des photos 😉

Table ronde sur le devenir du métier de photographe

Lors de la parution de l’appel lancé par l’UPC (Union des Photographes Créateurs) Sauvons la photographie, j’avais emis un coup de geule ! D’ailleurs, j’ai promis une réponse à Laurent Mayeux dans les commentaires que je n’ai toujours pas écrit ! Ce n’est pas bien, je sais.

Le débat, engagé lors de la journée Idemmatic, poursuivi dans ce blog, peut continuer lors de la table ronde au Club de la Presse Nord Pas de Calais le mardi 16 juin à 19 H.

Voici un extrait de la lettre de l’UPC Nord :

En effet, suite à la pétition lancée par l’Upc, Freelens et la Saif, sur le devenir de notre métier, nous organiserons en juin une table ronde au Club de la Presse Nord Pas de Calais le MARDI 16 JUIN A 19H (17, rue de Courtrai à Lille). L’objectif est de réunir des photographes bien évidemment, mais aussi des journalistes et communicants de la région. C’est une bonne occasion de débattre ensemble de nos contraintes mutuelles et surtout de notre devenir à un échelon régional. Attention, il ne s’agit pas d’une problématique purement presse… … Bien évidemment, il n’est pas nécessaire d’être adhérent au Club de la Presse pour assister à cette réunion. Ce débat vient à point nommé avec l’actualité et le projet de loi Hadopi. Sans prendre parti sur le sujet, ce projet de loi a au moins le mérite de poser la question très sensible de la rémunération des auteurs et de la nécessité de trouver des moyens de financer la création artistique.

Je ne sais pas si je dois aller porter la contradiction ou non ! À votre avis ? En tout cas, je pense que la présence d' »amateurs » ou d’utilisateurs de photos « amateurs » seraient les bienvenus dans ce débat 🙂

Droits et images

Comme je remarquais vendredi dernier au cours de l’atelier sur l’image de la journée Idemmatic l’intérêt du public sur les droits concernants les images et que dans le même temps, sur Facebook quelqu’un m’a demandé des explications sur le sujet, je pense qu’il est opportun que je publie un extrait du chapitre L’image et le droit du livre Flickr, on s’y retrouve…

Et puis, l’image est du domaine de l’identité numérique dont on parle beaucoup (trop ?) en ce moment 🙂

Commencons par un petit test…
Voici une image. Saurez-vous trouver les autorisations nécessaire à sa publication ?

montage affiche pour droits d'auteur & droits à l'image

la solution est en fin de billet 😉

J’ai réalisé la prise de vue

Vous vous dites : «Génial, il n’y a pas de souci ! Je peux diffuser mes productions puisque j’en suis l’auteur.»

Eh bien, non, ce n’est pas si sûr… En effet, selon la nature du sujet représenté, il est possible que vous deviez obtenir une autorisation de diffuser l’image. Quand il s’agit d’un portrait, d’un édifice architectural, d’une marque, d’un personnage de fiction ou d’un objet industriel, vous devez vous montrer prudent, y compris pour une utilisation dans les milieux scolaires ou pour une association à but non lucratif…

Distinguez, d’ailleurs, les autorisations données pour être photographié de celles qui sont données pour la diffusion. L’une n’entraîne pas l’autre !

Prise de vue d’une personne

Toute personne possède un droit absolu à s’opposer à l’utilisation de son image, même en dehors du cadre privé, si elle est le sujet principal de l’œuvre. La publication de l’image ne doit pas excéder les limites du droit à l’information. Un exemple typique est la photo d’une manifestation de rue ou d’une plage dans son ensemble : vous pouvez publier, sauf si l’une des personnes est trop mise en valeur.

Informez la personne que vous photographiez de la prise de vue et de l’utilisation que vous comptez en faire et soumettez-lui un formulaire dans lequel elle autorise la photographie et son utilisation, et qui lui permet également d’exiger, à tout instant, le retrait des photographies. Par exemple, dans les photos suivantes, la femme visible au travers de la vitre ne manifeste pas d’opposition. On peut la photographier, mais il faudra son accord pour diffuser l’image. Sur la seconde photo, difficile de prétendre qu’elle ne s’oppose pas à la prise de vue.

Illustration droit image
Illustration droit image

«Dès lors qu’une personne physique est photographiée dans un groupe ou une scène de rue, la reproduction de son image est considérée comme implicitement autorisée», précise maître Murielle Cahen, du site Avocat-online. J’ajouterai une restriction : sauf si l’une des personnes refuse et demande la destruction du cliché. Cela renvoie à l’article 9 du Code civil sur le droit de tout individu au respect de la vie privée et à l’article 226-1 du Code pénal.

La notion de lieu privé est à prendre au sens large : maison, édifice, théâtre, musée, restaurant, terrasse d’un café, automobile, salles de concert ou de spectacle. Vous devez également obtenir des autorisations pour réaliser des prises de vue (et parfois payer une taxe) dans les enceintes sportives, les cimetières, les lieux de culte, les commerces. La photographie aérienne possède aussi ses propres règles et organismes auprès desquels il faut demander les autorisations.

Cette restriction ne s’applique pas aux images des personnalités publiques dans le cadre de leurs activités professionnelles. Cela relève du droit à l’information, lequel, évidemment, ne s’applique pas à leur vie privée ! Par contre, il est interdit de photographier des agents du service public dans l’exercice de leurs fonctions (les CRS par exemple).

Pour photographier une personne puis diffuser l’image, vous devez apporter la preuve de l’autorisation expresse ou tacite du modèle concerné (ou de ses deux parents lorsqu’il s’agit d’un mineur). Sinon, il ne vous reste plus qu’à flouter le visage du sujet pour le rendre méconnaissable.

Attention aux légendes

Une légende dévalorisante, diffamatoire, qui détourne le sens de l’image ou qui porte préjudice aux personnes figurant sur la photo peut également entraîner des poursuites. Contrôlez avec soin le texte des légendes de vos images.

Les photos à l’école

Quid des photos de classe, des fêtes d’école, etc. ? Si les autorisations préalables pour la prise de vue photo ou vidéo sont de mise, il faudra demander aussi l’accord de l’ensemble des personnes présentes sur les images ou la vidéo.

Concrètement, si vous publiez la photo de classe de votre enfant, théoriquement, vous devez avoir une autorisation écrite des deux parents de l’ensemble des enfants présents ainsi que celle des adultes qui apparaissent sur l’image. Idem pour les classes de nature. C’est encore pire pour les fêtes de fin d’année… Vous devriez posséder les autorisations pour toutes les personnes présentes sur les images !

Si vous désirez absolument montrer au grand public les exploits du petit dernier, la seule solution consiste à flouter les autres personnes.

Photographie d’un bien

Les architectes sont des créateurs, dont les œuvres relèvent du droit d’auteur. Il en est ainsi de l’Arche de la Défense, d’Euralille, de la tour Eiffel éclairée la nuit, de la pyramide du Louvre… Ces œuvres sont protégées si elles sont le sujet principal d’une image… Leurs créateurs ont le droit de poursuivre toute reproduction ou représentation sans autorisation préalable. Toutefois, il semble que dans un cadre non commercial, la prise de vue soit libre. Attention, les feux d’artifice et autres sons et lumières sont également protégés !

La question se pose différemment pour les monuments (dont les statues), les tableaux, parfois les paysages faisant partie du patrimoine. Les communes, départements et établissements publics (comme les musées) se considèrent souvent comme propriétaires de l’image des biens dont ils ont la responsabilité. Dans ce cas, les prises de vue peuvent être taxées. À vous de vous renseigner !

Le livre Photographier dans les lieux publics : Paris et Île-de-France (malheureusement plus disponible à la vente) était d’un grand secours pour trouver les autorisations nécessaires aux prises de vue dans la capitale et sa région.

Outre les droits de l’architecte, celui du propriétaire de l’édifice intervient. Un certain nombre de décisions de justice sanctionnent l’utilisation de l’image d’une propriété ou d’un bien quelconque sans l’autorisation du propriétaire. Principalement lorsque le bien photographié et son propriétaire sont identifiables et que la diffusion de l’image porte atteinte à la vie privée de celui-ci et à son intimité.

Toutefois, suite à de nombreux procès abusifs, la jurisprudence estime que «le droit de propriété d’un bien situé sur le domaine public et exposé à la vue de tous n’autorise pas son titulaire à s’opposer à l’exploitation de l’image de ce bien mais permet seulement d’agir contre l’exploitation abusive et préjudiciable de cette image». Pour éviter tout problème, je vous recommande de faire signer une décharge aux propriétaires ou de flouter leurs biens.

Dans les lieux privés, et lorsqu’il s’agit de prises de vue en intérieur dont les établissements scolaires, l’autorisation du propriétaire des lieux et des personnes photographiées est évidemment nécessaire, par exemple, dans un supermarché, dans le métro et les gares (surtout en période de plan Vigipirate), au théâtre, au musée, etc.

Image d’un personnage de fiction

Les créateurs des personnages de bande dessinée par exemple ou de roman détiennent un droit d’auteur sur le nom du personnage. L’illustrateur, dans le cas de la BD, est propriétaire du dessin. L’accord préalable de toutes les personnes créatrices de l’œuvre est nécessaire pour les reproductions représentant ces personnages.

Une marque apparaît dans la photo

Pour reproduire un nom ou un logo déposé d’un produit ou d’un service, l’autorisation du titulaire de la marque est nécessaire. Pour le trouver, vous pouvez vous renseigner auprès de l’Institut national de la propriété industrielle.

Reproduction d’un objet industriel, de dessins et de modèles

Un objet industriel peut être déposé comme dessin et modèle. C’est le cas de certaines bouteilles d’eau gazeuse facilement identifiables. C’est également le cas pour les voitures (une plaque d’immatriculation doit être floutée), y compris pour les plus petits détails pour peu qu’ils soient identifiables : pommeau de levier de vitesses, système d’ouverture des portes… sans parler des bouteilles d’huile alimentaire, des briquets…

Si l’on souhaite inclure ces éléments dans une image, l’autorisation du responsable du dépôt (Institut national de la propriété industrielle) est requise.

Je ne suis pas l’auteur

Soyons bref : vous n’avez pas beaucoup de possibilités pour diffuser une œuvre. En France et dans les autres pays, les œuvres sont protégées par le droit d’auteur régi par le Code de la propriété intellectuelle (CPI) du 1er juillet 1992.

Photocopier ce livre est interdit par la loi, vous le savez. Il en est de même des images, vidéos, textes… que vous trouverez sur Internet. Par défaut, surtout lorsque rien n’est indiqué, les œuvres sont protégées (article L. 112-2 du CPI), et vous ne pouvez pas les utiliser comme bon vous semble.

La seule solution consiste à obtenir de l’auteur ou de son ayant droit l’autorisation de reproduire l’œuvre (une photo par exemple) et/ou de la représenter.

Bien entendu, des droits financiers peuvent être demandés par l’auteur pour la représentation de son image. À vous de le contacter, afin d’établir une note de cession de droits.

Le montant des droits patrimoniaux est calculé à partir de barèmes qui prennent en compte quatre critères : le support, le tirage, la zone géographique et la durée. La rémunération est en effet proportionnelle à l’utilisation qui est faite des images. Le barème officiel des œuvres de commande en publicité donne une idée des tarifs. L’UPC (Union des photographes créateurs) propose également des barèmes indicatifs à condition d’adhérer pour d’autres activités : l’édition, l’édition en ligne… (Nous avons appris vendredi lors de la journée Idemmatic que ces tarifs seraient accessibles à tous prochainement). Toutefois, expliquez toujours à l’auteur le contexte ainsi que la raison de votre demande, il vous autorisera peut-être à publier l’image gracieusement.

Pour chaque utilisation de l’image, nouvelle utilisation, réédition…, vous devez refaire un contrat, que l’image ait déjà été diffusée ou non. Les droits patrimoniaux sont toujours cédés pour une seule utilisation qui est définie lors de la négociation tarifaire.

La durée des droits d’auteur

Les droits d’auteur courent pendant soixante-dix ans à compter du 1er janvier de l’année civile suivant la mort de l’auteur, avec une prorogation dans quelques cas :

  • la mort de l’auteur (L. 123-1, al. 2 CPI) avec une prolongation supplémentaire de trente ans pour les auteurs morts pour la France ;
  • la mort du dernier coauteur pour les œuvres en collaboration (L. 123-2, al. 1 CPI) ;
  • le jour de leur publication pour les œuvres anonymes, pseudonymes et collectives.

La protection des œuvres d’auteurs est complétée par le droit moral, inaliénable et incessible.

Les droits moraux se décomposent ainsi :

  • Droit de divulgation. L’auteur décide s’il diffuse ou non son œuvre et sous quelle forme.
  • Droit au respect de la paternité. Présence de la signature de l’auteur à côté de l’œuvre.
  • Droit au respect de l’œuvre. Suppression, modification, adjonction sont interdites. Il est donc impossible de déformer ou d’adapter (recadrer, détourer, etc.) une œuvre sans l’autorisation de son auteur ou de ses ayants droit.
  • Droit de repentir ou de retrait. L’auteur après avoir cédé ses droits patrimoniaux peut vouloir soit modifier son œuvre (droit de repentir), soit retirer son œuvre de la circulation (droit de retrait).
  • Droit de suite. Lors de la vente des œuvres aux enchères publiques ou par l’intermédiaire d’un commerçant.

Des images volées surveillées

Souvent, vous vous dites qu’il sera difficile de retrouver cette copie d’image que vous exposez sur Internet. Erreur, des sociétés sont spécialisées dans le tatouage et la recherche des images volées sur Internet (par exemple Digimarc) . Il est assez facile d’inscrire des données indestructibles au cœur du codage des images, de manière tout à fait invisible. Le contrôle des images (renommées, recadrées ou retouchées, complètes ou partielles) sur Internet, y compris dans Flickr, est aisé. Les responsables de ces utilisations frauduleuses sont ensuite contactés afin de payer les droits dont ils auraient déjà dû s’acquitter parfois depuis plusieurs années.

Ne pensez pas que cela n’arrive qu’aux autres. Je connais des personnes qui ont reçu une facture assez salée !

Copie privée et représentation gratuite dans le cadre du cercle familial

La loi autorise la reproduction d’une œuvre uniquement destinée à l’usage privé du copiste (L. 122-5. 2° du CPI). Évidemment, il faut que la source de la copie soit licite. Si vous avez acheté un DVD du dernier film à la mode, vous pouvez en faire une copie privée. En revanche, il est illégal de stocker et plus encore de diffuser sans l’autorisation de l’auteur le même film téléchargé sur Internet. De plus, pour être valide, cette copie doit être réalisée par vous-même ou avec un matériel de reproduction vous appartenant (les fichiers peer to peer sont donc exclus).

Selon l’article L. 122-5. 1, l’auteur d’une œuvre ne peut interdire les représentations privées et gratuites (pas de droits d’entrée ni de participation aux frais) effectuées exclusivement dans un cercle de famille (famille et amis proches). Sont donc exclus de cette représentation gratuite les membres de clubs ou d’associations, les élèves d’une classe, un site Internet (les internautes sont un public potentiel).

La solution

Pas facile de publier cette image…

  • Le logo en haut à gauche est celui de la société Ed Productions. S’il a été dessiné par un graphiste ou une agence, leur autorisation peut être nécessaire également (mais Ed Productions, dont l’accord est indispensable, devrait pouvoir vous renseigner;-).
  • La caricature appartient également à Ed Productions ! Nous sommes dans un cas analogue au précédent.
  • Le modèle qui tient le livre et son photographe doivent tous les deux donner leur autorisation.
  • Sur la couverture du livre, on retrouve le logo Pearson. Qui l’a créé ? A-t-on le droit de le reproduire en dehors des couvertures de livre ?
  • Pour réaliser la couverture, une série de portraits a été utilisée. Pour chaque image, l’autorisation de la personne est nécessaire, ainsi que celle des photographes.
  • Peut-être la typographie de « On s’y retrouve » est-elle spécifique ?
  • Le graphiste qui a créé la couverture peut également être un intervenant.
  • Avez-vous pensé au fond ? En fait, c’est un tableau ! Donc, l’autorisation de l’artiste est nécessaire, de même que celle du photographe qui a réalisé la prise de vue.
  • Enfin, une personne a créé l’affiche, son autorisation est également à fournir !
  • Certains pensent même au gilet (une fabrication manuelle), aux boutons, aux lunettes… 🙁

Flickr – Getty Images, c'est partie

L’accord Getty Images – Flickr qui était annoncé depuis septrembre 2008 est désormais actif.

Getty Images a réuni des images Flickr dans une collection de photos : la collection Flickr qui s’enrichira de semaine en semaine.

Une nouvelle icônes fait donc son apparition dans Flickr.

Plus d’information dans le groupe Flickr Getty Images ou dans les FAQs Getty Images dans Flickr.

Pola polaroid

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Encore une nouvelle application qui permet de réaliser facilement des images « Polaroïd ». Pola est une aplication multilingue qui fonctionne à la fois sur PC, Mac, bientôt Linux, qui propose une impression « high quality images », etc.

Pour mémoire, il existe également d’autres application dans le genre : Polaroid poladroid

Mise à jour le 12 mars : j’suis fier 😉 «i’ve choosen this pola at the flickr session in my site» m’a écrit Pola Roid.

On se rencontre à Lille

Le mois de mars est chargé en rencontre et manifestations à Lille et dans la région Nord (Je pense à Bergues ;-). Et j’espère être présent à pas mal d’endroits 🙂

  • Le 12 mars : journée Egide sur les intranets à Lille.
  • Le 13 mars : journée Idemmatic sur les contenus web (référencement, écriture, presse et journalisme, image, entreprise, blogs…) avec son apéro Blog en Nord le soir 😉 Plus d’informations sur Blog en Nord prochainement et sachez que les inscriptions (mais cela reste gratuit) sont ouvertes ou dans Facebook et Viadeo 🙂
  • Le 21 mars, c’est à Bergues (Bienvenue 😉 que les ch’tis se retrouvent pour un atelier de sensibilisation Zénon3000, sur la veille informationnelle, outils et stratégies utiles au développement touristique et à la valorisation du patrimoine. Cette rencontre a le soutien de Blog en Nord et en plus, j’y interviens 😉

La fin de semaine suivante est la plus chargé. Déjà, « le » Master Marketing Communication Culture de l’IAE de Lille organise une soirée privée pour « ses » 20 ans à laquelle il m’a invité 🙂 pour parler des médias sociaux, de Facebook, Flickr, Twitter, des blogs, etc.

Privé également, la soirée VIP de l’inauguration d’EuraTechnologies. Il faut être VIP 🙂 La journée porte ouverte d’EuraTechnologies, par principe ouverte à tous, c’est samedi 28 mars… Je peux même prédire qu’il y aura un événement en fin d’après-midi organisé où je devrais intervenir 🙂 Blog en Nord soutient également cette manifestation, ne serait ce que pour découvrir le site et d’ailleurs, je vous en avais déjà touché un mot, en parlant d’un événement Lillois Top Secret 😉

D’ailleurs, nous lançons un appel auprès des passionnés geeks ou blogueur qui veulent défendre leur projet, présenter leur blog, pourquoi pas parler de Mind Mapping, de capital altruiste, le libre… (voir 28 mars – Lille – geek – blogueur – Help)

Les gimmicks m’ont prévenu un peu tard (la semaine dernière alors que j’étais en vacances) de leur YOUontheWEB. Dommage, car le sujet de l’identité numérique, l’e-réputation et le personal branding & entreprise m’intéresse (ainsi que Blog en Nord, il suffit de consulter le billet précédent sur l’identité numérique. Et rendez-vous en octobre ;-). J’y ferais un tour certainement le samedi matin 🙂 Au passage, je regrette que nous n’ayons pas plus d’interactivité entre nos organisations 🙁 C’est un appel du pied à ceux qui veulent « fonctionner » avec Blog en Nord, pour des manifestations du même esprit 😉

C’est encore plus complexe ce week-end du 27-28, car ce sont les dates du rendez-vous annuel et national du Forum des enseignants innovants et de l’innovation éducative ! J’aimerai bien y passer le vendredi, mais je ne sais pas encore s’il est ouvert à tous 🙂 Le verdict vient de tomber : « C’est un événement privé. Désolé. » Pourquoi créer un groupe ouvert dans Facebook dans ce cas ?

Enfin, pour rappel, encore un événement soutenu par Blog en Nord, le premier mercredi des Web Analytics à Lille, le 1er avril.