blogues à caractère éducatif, spécialiste elearning

Le blog les z’ed apparait dans quelques listes, blogrolls, etc. consacrées au monde de la documentation et des bibliothèques, dans celles dédiées au marketing, parfois comme blog généraliste, ou spécialisé dans les blogs, d’autres y voit un blog orienté mise en page et typographie (même si cela fait longtemps que je n’en ai pas parlé), internet… dont le référencement, etc.

Je suis également mentionné dans la liste de Thot parmi les blogues à caractère éducatif permettent de discuter des sujets chauds en éducation…

Voilà que ce soir, j’ai l’agréable surprise d’appartenir au 21 blogs de la scène elearning française qui ont fait du elearning et des NTIC appliquées à la formation ou à l’éducation le l’un des sujet(s) principal de leurs discussions et qui actualisent – plus ou moins, mais plutôt plus que moins – régulièrement leur blog. (Bienvenue au passage aux lecteurs de e-learning bretagne).
Pour être éligible dans cette liste il ne fallait pas être un blog éducatif – disons, pas exclusivement – , mais être surtout un blog d’infos dans un des domaines d’application du elearning.
Je note également que dans le Nord, à Lille, plusieurs blogs appartiennent à cette scène… et qu’il n’est pas toujours nécessaire de faire venir les spécialistes elearning de loin. «J’ai rien dit, Adrien» 😉

J’adore la description :«Le blog d’un formateur multimédia engagé et très prolifique.» C’est amusant, c’est dans le même ton que le travail d’un étudiant (on m’avait demandé l’autorisation d’utiliser un texte les blogs sont morts, vive les blogs pour une comparaison sur le style d’écriture, la forme… entre différents supports dont Le Monde. Christian me corrigera, mais je crois que les mots étaient : humour, provoquant 😉

Et vous, comment percevez-vous ce blog ? Son ton, la description que vous en feriez, dans quelle catégorie le placeriez vous ?

Mise à jour le 3 avril : Je fais parti des quelques incontournables du elearning, dixit le web pédagogique ! Merci encore une fois 😉 Là, je vais commencer à rougir…

une affaire de spécialistes web

À plusieurs occasions, j’ai déjà mentionné Rézoting ou les résoteurs 🙂

Avec le fil du temps les contacts se sont noués… Régulièrement, les échanges au sein du groupe de discussions ont lieu mais également au niveau du travail… Ah, tu es spécialisé dans tel domaine, ben justement j’ai une demande. Tu peux faire. Amusant, lorsque l’on sait que certains sont concurrents entre eux (je ne citerai pas de nom mais…). Tout se passe bien dans le meilleur des mondes. Bref, du réseau social qui n’en porte pas le nom, du web 2.0 bien avant l’heure puisque créé en 2003.

La présentation en page d’accueil du groupe est toujours d’actualité même s’il semble que l’on pourrait changer le terme d’indépendant par celui de TPE (Très Petites Entreprises). Voici cette présentation :
Rezoting est un projet de regroupement d’indépendants ayant envie/besoin de partager leurs idées, leurs outils, leurs envies.
L’idée est de permettre à chacun des indépendants membre de cette communauté de garder ses clients et compétences mais de pouvoir offrir de nouveaux services à ses prospects en travaillant en réseau avec d’autres free-lances.
L’inscription à cette communauté est libre mais n’oubliez pas que tout le monde a à y gagner si chaque membre joue le jeu et partage ses expériences, répond aux questions des autres, en pose qui n’ont pas déjà été abordées, fait avancer les projets communs..

Bref, un groupe de discussion comme un autre vous dites vous. Oui dans un sens. Toutefois, après quatre année de vie commune, quelques uns d’entre eux s’associent sans s’associer… et deviennent partenaires les uns des autres officiellement. Si la prose des blogs de cette collégialité orienté « web » vous intéresse (Stratégie éditoriale webdesign, formation, elearning, sécurité, développement, graphisme, PAO, rédaction et traduction… la palette est large), il existe même un fil Rss auquel il est possible de souscrire. La plupart de leurs blogs y sont présents.

Ah oui, vous trouverez également les zed dans ce fil… Ce blog appartient à ce regroupement… Je vous avais annoncé qu’il y aurait pas mal de changements cette année, mais celui là n’était pas prévu… Cherchez bien, vous trouverez facilement les bandeaux. Vous pouvez d’ailleurs y chercher l’intrus. Mais là, c’est le 1er avril que vous aurez la réponse au pourquoi 🙂

les formateurs parlent aux formateurs

Depuis pas mal de temps déjà, nous réfléchissons à la création de ce lieu d’échanges.

Il y eu pour commencer le billet Le métier de formateur qui totalise à ce jour plus de 13 000 lectures ; Les autres articles suite à des réactions en ligne ou non : Les tarifs dans le monde de la formation, Rôle et compétence du formateur, De la déontologie des formateurs en délégation, Choisir ou établir un programme de formation dans les mois précédent. Le dernier : Le coût des formations a été l’élément qui a fait basculer la décision… Nous devons mettre en place une liste de discussion qui concerne les formateurs.

Quand nous disons formateurs, nous pensons aussi bien aux formateur vacataires, en portage salarial, les salariés, les entrepreneurs individuels… Cela concerne aussi bien le formateur débutant que le vieux formateur chevronné, et aussi ceux qui souhaitent des informations sur «comment devenir formateur».

Le terme formateur recouvre pour nous l’ensemble des activités de formation, donc, aussi bien les formateurs en présentiel que ceux plus spécialisés en FOAD (formation à distance), les intervenants dans le monde professionnel que dans celui de l’éducation nationale (je pense principalement aux vacataires et PAST —Professeur associés— mais pourquoi pas les autres enseignants car les expériences des uns et des autres permettrait un enrichissement mutuel), etc.

Des listes comme Foademplois, t@d, la communauté de pratiques des tuteurs à distance ou encore Rezoting (des indépendants) peuvent apporter des échanges enrichissants pour les formateur, mais à la réflexion, elles sont trop spécialisées et n’apportent qu’une partie des réponses que peut se poser un formateur.

Il y a quelques années je connaissais une liste spécifique à la formation mais elle a complètement disparue du jour au lendemain… Depuis plus rien… Pourtant, nous restons persuadés que les formateurs souhaitent partager leurs idées, leurs outils, leurs envies..
Créé par des Formateurs pour des Formateurs, nous voulons faire de cette liste de discussions un lieu d’échanges, d’idées, de conseils, mutualiser des expériences, parler de l’organisation de la vie du formateur ; d’auto-formation sur la meilleure façon d’animer une formation en présentiel ou à distance ; et parler de tout ce qui touche la vie des formateurs de près ou de loin : l’évolution du métier, les démarches, les échanges d’adresses afin d’offrir de nouveaux services à ses prospects en travaillant en réseau. Le réseau est déjà le fondement du fonctionnement d’Ed formations.

Bref, nous voulons créer une communauté d’échanges, d’entraide, débattre au sujet des pratiques et des ressources de la formation, spécifiquement liés aux formateurs. Mais aussi, parler de pédagogique, informer sur les statuts : salarié, free-lance, portage salarial, etc.

L’inscription à cette communauté est ouverte à tous, aussi, n’hésitez pas à nous rejoindre. On vous demande juste de vous présenter rapidement dans un premier message afin que nous puissions mieux nous connaître les uns les autres et de participer à nos discussions quand vous le voulez ou le pouvez.

Les archives de la liste sont réservées aux abonnés. La liste sera modérée dans un premier temps. D’ailleurs, nous recherchons des modérateurs. Que ceux qui sont intéressés nous contactent en privée.

Si vous n’êtes pas inscrit à la liste mais que vous souhaitez y diffuser un message, vous pouvez tenter votre chance en envoyant un mail à formateurs, nous déciderons de l’opportunité de le diffuser ou non au sein de la liste.

Merci d’avance à tous de diffuser cette information le plus largement possible, car plus nous serons nombreux, plus…

Le coût des formations

Alors que je lisais mon courrier en retard, un message attire mon attention par son titre : «Il faut baisser le prix des formations».

Je ne résiste pas… Je lis le contenu du mail. Le voici :
Les demandes de formation croissent, les budgets des entreprises n’augmentent pas
En ce début d’année les DRH voient le nombre de demandes de DIF croître alors que leur budget formation n’augmente pas. Cette tension sur les entreprises va induire une refonte en profondeur du marché de la formation : Alors que de nombreuses entreprises dépassent les contributions obligatoires pour le développement de la formation, elles arrivent tout juste à réaliser leur plan de formation. Avant la création du DIF, les plans de formation représentaient 200 millions d’heures stagiaires pour 9 milliards d’euros de dépenses. En théorie le DIF est susceptible de générer 320 millions d’heures de formation supplémentaires chaque année. Il n’est pas cependant imaginable que les entreprises voient leur budget augmenter de 14,4 milliards d’euro pour faire face à ces nouvelles dépenses.

Un lien m’invite à lire la suite sur le blog de savoirs pour tous où se trouve le billet de Bruno Fajnzilberg, directeur de Savoirs pour tous. Donc, jusque là vous avez compris, c’est la faute au DIF.

À la lecture de la suite, je ne peux qu’approuver la constatation que subsiste et se développe de nombreux organismes peu performants qui n’ont jamais investi dans l’amélioration de la qualité du service et la productivité.
C’est l’une des raisons principale du passage de mon activité de vacataire en centre de formations. Les centres qui font de tout n’importe comment, dans le seul but de vendre sont en effet légion. Par contre, ce qui me dérange d’avantage, ce sont les explications qui suivent : avec force catalogues, locations de salles, polycopiés et intervenants vacataires… Bruno Fajnzilberg parle des leaders du marché en ces termes.

Pourtant, nous pratiquons dans le cadre d’Ed Productions : la location de salles et les intervenants vacataires (pas les polycopiés). Nous avons en effet choisi ce modèle économique allié à Internet. Nous ne vendons que par ce biais. Est-il idiot ? Sommes nous un mauvais centre pour autant ? Comment sans vacation pouvons nous faire intervenir des personnes qui possèdent une double compétence : production et formation (nos formateurs), afin qu’ils soient confrontés aux problèmes réels rencontrés par le stagiaire ?

Pour ce qui est des catalogues, certains clients ralent car justement plus personne quasiment n’en délivre. Devons nous répondre à la demande du client ? Nous sommes avant tout des entreprises sur un marché concurentiel… et nous avons notre libre arbitre pour choisir ce qui semble être la meilleure démarche commerciale possible. Cela ne me gène nullement que des centres de formation possédent de gros catalogue si elles expliquent ou peuvent adapter le contenu des formations types aux différents clients. Dans notre proposition, si c’est un programme standard qui est proposé, il est toujours indiqué que ces programmes sont des cours standards qui peuvent être aménagés lors des formations intra.

La phrase suivante est contradictoire. Si l’on ne veut pas que les frais de déplacement, d’hébergement et de restauration représentent jusqu’à 40% des dépenses de formation, nous devons trouver des formateurs sur les différentes régions où nous intervenons. Donc, nous devons utiliser des vacataires. Sinon, cela reviendrait à dire que nous n’avons le droit de former seulement dans notre région 🙂
Oups, à la lecture de la fin de son article, il parlait du déplacement des stagiaires. Excusez moi, cela ne m’était même pas venu à l’esprit. Chez Ed Productions, c’est le formateur qui se déplace, y compris en outre-mer parfois.

Même si je suis d’accord, je ne comprends pas ce que viennent faire les remarques concernant les 3 jours au lieu des deux suffisants (pour notre part, nous essayons d’adapter la durée en général à la demande), ni le travail administratif nécessaire à l’organisation des formations.

Enfin, l’article se termine par les propositions d’amélioration de M. Fajnzilberg, auxquelles je n’adhère pas.

Les portfolio n’empêcheront pas de réaliser seulement la partie de formation qui est soit disant nécessaire. Comment devons nous réagir à une personne qui aura appris sur le terrain tel ou tel aspect de la formation ?

Prenons un exemple concret, nombreuses sont les personnes qui souhaite une formation Photoshop mais qui ont, selon leurs propres termes « bidouillés » au préalable sur l’outil ? Que veut dire nécessaire ? Je me rappelle que dans un passé pas si lointain, une formation d’initiation à Word ou Excel durait quatre jours… Maintenant qui pratique encore cette durée qui était pourtant nécessaire pour de l’initiation correcte ?

Qu’appelle-t-on initiation ? deux jours de formation à Photoshop ? Pour info, une agence de lille a suivi vingt et un jours de formation sur ce même produit. D’accord, ce n’était pas de l’initiation. Mais, pourquoi la formation Photoshop est passé de quatre jours dans les années 90 à deux jours dans les années 2000 ? Simplement, parce que les centres de formations « qui ne pensent qu’à l’argent, aux marges, etc. » (et avec eux les services de formation des entreprises qui voyait la réduction de la durée de la formation d’un bon oeil, car moins chère), les centres ont pensé « Marketing »… Si je vends deux jours. Je sais que c’est insuffisant pour une initiation sur ce produit. Mais, ce n’est pas grave. Nous avons l’arme secrète : le perfectionnement… De plus, certains ont poussé le vice jusqu’à organiser des initiations en inter, et les perfectionnements en intra… Seul petit problème. Nombreux sont les salariés dans ce type de situation qui disent : «j’ai déjà eu du mal à obtenir les deux jours, alors vous pensez bien un perfectionnement, je ne l’aurais jamais». Que l’on ne me dise pas que je force à la vente :-)) nombreux sont ceux étonné que notre formation Dreamweaver se déroule en deux jours.

Autre élément de réflexion : les formations inter-entreprises. Je reprend mon exemple de Photoshop. Comment peut-on dans une inter entreprise donner la même formation à des personnes qui travaillent sur le Web et à celles qui travaillent en prépresse ?

J’ai déjà réagi à la proposition sur les formations proche de chez le client. Notez que Bruno Fajnzilberg ne propose pas la solution de la formations sur site client. C’est celle que nous préférons car nous pouvons plus facilement travailler sur les documents finaux, le matériel… de nos stagiaires et notre politique de prix va dans ce sens : nous sommes moins cher chez le client qu’en centre. Ceci est lié à notre choix de modèle économique 🙂

Ouvrir l’accès à la formation aux heures et jours qui conviennent à l’entreprise me semble ambigu. Je préfère notre formule, que pratique à mon sens de nombreux centres : les dates sont définies d’un commun accord entre vos disponibilités, celles de nos formateurs et éventuellement notre salle de formation.

Arrêtons de donner l’illusion, comme de plus en plus d’entreprise le pense, que nous pouvons organiser, des formations de tout type, à l’heure… De plus en plus souvent, nous avons des demandes dans ce sens : demi-journée (que fait le formateur l’autre demi-journée), ou même, on nous demande parfois d’éclater la formation en 7 séances de 2 h, à prendre du jour au lendemain… pour information, comme beaucoup de centre, nos tarifs sont plus élevé lors des demi-journées de formations (environ 75 % du prix de la journée), donc l’effet escompter de réduire le coût tombe à l’eau.

Pour la proposition, homogénéiser les processus pédagogiques, les contenus et la formation des formateurs pour assurer la constance de la qualité tout en réalisant des économies d’échelle pourriez vous m’expliquer Monsieur le directeur car je ne la comprends pas… C’est vrai que je dois avoir un frein à ce sujet, car je suis opposé à la formation des formateurs…

Je ne sais pas si c’est le chèque formation pour le DIF qui résoudrait le problème. Un autre aspect de la question concernant ce DIF est que la recherche est bien souvent effectuée par la personne qui souhaite ce DIF, et je proposerais que ces personnes reçoivent une formation qui leur explique les subtilités de l’organisation des centres de formation… et qu’il ne sert à rien pour un DIF de 60 h de faire des demandes qui représentent 150 h incompressible de formation. J’ai encore eu le cas ces derniers jours.

Par contre, un grand regret… Pas une seule ligne sur le elearning 🙁

De plus, comme le fait fort justement remarquer Etienne Roger d’Exogene, bruno Fajnzilberg semble incriminer les centres de formation. Mais dans un premier temps ces formations devrait être considérées comme un investissement dans l’avenir pour les entreprises.

D’autres problèmes liés à ces coûts de formation proviennent peut-être aussi de certaines entreprises qui préfèrent utiliser des grands noms de la formation (pour qu’elle raison ?) plutôt que des « petits » centres. Par exemple, un jour on m’a demandé quelle était la différence de formation entre mon tarif de 4 à 5 000 F (excusez moi, c’est l’époque qui voulait cela) la journée et celle d’autres centres qui proposaient la même formation à 10 – 12 000 F par jour. J’ai eu beau expliquer à mon interlocuteur que c’était la même formation (j’ai déjà travailler pour le centre cité), son choix se porta sur les formations au prix plus élevé.

Je n’aborde même pas la notion de copinage, de réseaux… dans le choix du prestataire. Pour autant, la solution de l’appel d’offre n’est pas la meilleure non plus si l’on souhaite adapter la formation réellement au besoin du (des) stagiaires. Pourtant le prix aura baissé.

Ce qui m’inquiète également avec le titre provocateur du billet, c’est l’ouverture aux centres « qui ne pense qu’à l’argent » de faire chuter encore un peu plus les coûts des sous-traitants… Bientôt la sous-traitance en formation va devenir un véritable esclavagisme moderne…

Je ne crois pas M. Fajnzilberg que vos propositions soient les meilleures pour le libre accès au savoir et à la connaissance pour tous… Mieux vaudrait se pencher sur le cas des personnes hors entreprises : le particulier par exemple, car aucune structure n’existe pour eux ; de même, pour les personnes du 3e âge dans le domaine de l’informatique, et regarder du côté des stages « officiels » qui propose des prix bas (nous refusons les tarifs proposés) qui sont d’un tarif si bas qu’une formation normalement de 4 jours occupent 15 jours sinon un mois dans ces structures, etc.

TBI = tableau blanc interactif

Qu’est ce qu’un tableau blanc interactif ?

Selon wikipedia, le tableau blanc interactif ou TBI est «un écran blanc tactile relié à un ordinateur via un câble (généralement USB). Il est capable de lui transmettre diverses informations, dont la nouvelle position du curseur de la souris, par toucher. Un vidéoprojecteur se charge d’afficher l’écran de l’ordinateur, sur le tableau blanc.»
Je le définirais de manière différente… C’est une surface blanche (tableau, feuille de papier, mur) identifiée comme tableau par un ordinateur (avec ou sans fils) à l’aide d’un vidéoprojecteur. Comme sur un tableau traditionnel, il est possible d’écrire, de dessiner, etc. à l’aide de stylets ou de « crayons » ou de « feutres » virtuels. L’ordinateur peut enregistrer l’évolution de ce qui est inscrit à l’écran, l’imprimer mais aussi de manipuler les textes et images tracés (redimensionnement, rotation). Il est aussi possible d’afficher une image, une photo ou une animation. Résumons nous en simplifiant : c’est à la fois un tableau traditionnel que l’on sauvegarde, et un écran de projection permettant de conserver les annotations réalisées sur les éléments projetés qui sert éventuellement d’interface avec l’ordinateur.
En complément, Juliette a fait le point sur les types de tableaux blancs interactifs existent et Christine propose une présentation interactive de ce qu’est un tableau blanc interactif.

Quel usage pour les TBI ?

Les tableaux blanc interactifs sont principalement employé dans le système scolaire (surtout en primaire) mais en entreprises pour des conférences et des réunions les TBI devraient se développer, surtout en relation avec les applications de rapid elearning. Pensez-vous que Bill Gates utilise le tableau blanc pour être à la mode ? Mais en entreprise, l’usage du TBI ne fait que commencer. Un exemple, à la SNCF.
Si peu de ressources sur internet concernent l’usage en entreprise, par contre, en milieux scolaire, l’usages des tableaux interactifs et des activités réalisables avec un tableau interactif sont largement disponibles.

Les avantages des TBI ?

Des études semblent prouver l’intérêt de ce matériel en milieux scolaire (à quand les même études pour le monde de l’entreprise ?). Ainsi, les conclusions de l‘Expertise relative aux usages du tableau blanc interactif en école primaire (pdf de 44 pages pour 679 Ko), du laboratoire de recherche ERT34 – Hypermédias et apprentissages – à la demande de la SDTICE (Sous-direction des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation du ministère de l’Éducation nationale) confirme les apports du tableau blanc interactif dans les classes. « un bon moyen de promouvoir non seulement l’utilisation de l’outil informatique mais également de nouvelles approches pédagogiques, voire l’acquisition et le développement de nouveaux savoirs.

Quelques avantages en bref
  • Plus besoin de prendre des notes de ce qui est inscrit au tableau, celui-ci peut être sauvegarder et imprimé
  • Pas de perte d’informations.
  • La diffusion et la communication de l’information est facilité (copies imprimées, par mail ou sous format HTML)
  • Rembobiner, feuilleter, visualiser, retravailler, corriger, comme un film
  • Incorporer dans une présentation de type PowerPoint la session ou quelques pages.
  • Éventuellement, se servir du TBI comme d’une télécommande de votre ordinateur.
  • Éventuellement travailler ensemble en temps réel sur le tableau y compris par intranet et internet.

Les freins

  • Vous devez remettre en cause votre travail au tableau…
  • La présence de points chauds (reflet de la lampe du vidéoprojecteur sur la surface de projection) surtout sur les TBI de poche sur les projections sur les surfaces brillantes
  • Certains craignent pour la fatigue visuelle des auditeurs

L’avenir

De nouveaux tableaux blancs interactifs devraient voir le jour. Cette vidéo sur YouTube présente un exemple de tableau blanc interactif «intelligent». Attention toutefois, Pierre Vandeginste relativise et rend à César ce qui lui appartient… pardon, à Christine Alvarado ce qui lui appartient depuis 2000 :-)…
Certains, comme Thierry Klein se pose également la question de savoir si des tablettes sans fil complètent ou remplacent l’usage d’un tableau interactif ? Le TBI de poche à l’avenir devant lui.

Le retour du e-learning et de la FOAD

Comme je le disais dans les jours précédents, cela foisonne dans le domaine de la FOAD et du e-learning. Des TIC ou TICE également mais d’un autre manière (cela s’appelle du teasing, vous connaissez déjà le sujet d’un prochain article).

En mai, on sentait les premiers frémissements… N’avais-je pas écrit joli moi de mai pour la FOAD et le elearning. Une carte du elearning Web 2.0 fait son apparition… Tiens, c’est la première fois que j’en parle de celui-là !

Les rencontres du elearning du Puy en Velay : Technologies, Formation et Territoires, le Insertion et TIC en 2005 ouvrait la voix au retour du elearning. C’était l’époque ou le jounal du net titrait : Le temps de la maturité s’amorce enfin pour l’e-learning et ajoutait directement derrière, en première ligne du châpo : «Seulement 2% des entreprises françaises auraient opté pour l’e-learning» Je vous laisse juge. Sur le Le blog de Speechi, Thierry Klein indiquait que pour survivre, l’e-learning doit industrialiser la création de ses contenus.
L’annuel » baromètre du e-Learning du PREAU (centre de veille et d’accompagnement en e-formation de la CCI de Paris) dont le thème cette année était « Nouvelles tendances, nouvelles pratiques au sein des entreprises » est paru. Dans cette étude de 12 pages on trouve la confirmation que c’est en bureautique et en langue que le e-elearning est le plus fréquent, la perception d’un tendance à la création de contenu métiers, la moitié des entreprises connaissent ou utilise des outils de rapid elearning mais visioconférence et classes virtuelles restent à la traîne. Mais, surtout 6 tendances correspondant à 6 tribus sont repérées :

  • les pionniers sont depuis longtemps concernés par les TIC en formation et cherchent à lier KM (Knowledge Management).
  • les engagés pratiquent le elearning depuis 2 à 5 ans et privilégie la démarche de KM.
  • les concernés font du e-learning mais ne semble pas concernés (parfois considéré comme négatif) par le Knowledge Management
  • les néophytes engagé dans le domaine du e-learning et de la FAOD intègre le présentiel dans leur formation.
  • les malthusiens réalise du e-learning qu’un nombre de collaborateur restreint, peu concernés.
  • les réservés adepte du ni-ni. Ni e-learning, ni KM… même si pour certains d’entre eux prépare des e-formations.

Reste le cas de l’éducation nationale qui a tout prévu pour enseigner à distance nous (r)assure le Figaro «au cas où les élèves seraient obligés de rester chez eux, France 5 et France Culture se transformeraient en «maîtres d’école». Des heures de programmes sont déjà prêtes.» Le virus H5N1 fait des « ravages » où on ne penserait pas. Attention d’ailleurs à ne pas confondre France 5 et TV5

Le grand retour du elearning

Alors qu’Inffolor pose succinctement la question : Qu’est-ce que la FOAD ? , le dossier des Suisses d’@-sens : E-Learning – Les recettes du succès parcoure aux travers de différents articles le monde du elearning et de la FOAD. Et le premier texte, repose à nouveau la sempiternelle question : E-Learning – Solution efficace ou gadget ? (Quand le lis le châpo : « L’e-Learning est aujourd’hui une réalité pour grand nombre d’entreprises. Cet article présente un aperçu de son fonctionnement et des raisons qui motivent les entreprises à investir dans ce mode de formation. » devant l’énormité mise en gras, je n’ai pas envie de continuer). E-Learning et PME est basé sur une étude menée par la Commission Européenne qui reflète les points de vue souvent confus et contradictoires des PME ! L’interview de Nicolas Meyer, Directeur d’InfoLearn (leader du conseil en formation technologique en Suisse qui offre des solutions e-Learning) est excellent (j’dois avouer que j’avais peur d’un coup de pub) suivi de l‘interview de John May, Responsable des projets e-Learning chez CapGemini. SWISSAIR fait figure de précurseur de l’e-Learning en Suisse, aussi l’historique de la mise en place d’un véritable programme global e-Learning au sein de la défunte Swissair est intéressant. Pour clore se dossier, manquait juste des informations sur tendances du elearning, les normes et la mise en place.

Des outils et services se mettent en place

Par exemple, OASIF, (Outil d’Aide à la Scénarisation pour l’Ingénierie de la Formation) sous licence libre, fonctionne sur Windows XP, 2000, Linux, Mac OS X. Vous accéderez à la page du téléchargement d’OASIF depuis un sous-domaine d’éducagri.
Éducagri, parlons en justement. Dernièrement, j’ai acquis le guide méthodologique : Ressources pédagogiques en ligne – De la conception à la mise en ligne sous la coordination de Sonia Rougier. (ISBN 2-84444-392-3). Surprise, dans leur catalogue, plusieurs ouvrages concernent le e-leaerning, la FOAD et les TIC (TICE).
Autre outil, Click TV permet dans des vidéos au format Flash d’ajouter des commentaires et des liens sur des images clefs, de partager de tout ou partie de cette vidéo avec une autre page web, d’afficher en transparence de pistes, sur la vidéo, correspondant à chaque commentateur, et représentant les images clefs commentées, de se rendre à l’image clef commentée en cliquant soit sur le commentaire, soit sur les points représentant ces images. l’information provient d’Emob.
Dans une moindre mesure l’apparition des applications bureautique équivalent à la suite bureautique de Microsoft : Word, Excel, PowerPoint sous la forme d’application en ligne bouleverse également le paysage, mais pas seulement du e-learning… Un exemple : Thumbstacks pour des présentation à la PowerPoint en ligne.

De nouveaux sites

De nouveaux sites internet fleurissent dans le domaine. TIC et FOAD : « un outil rassemblant les repères de base, véritable viatique pour formateurs souhaitant découvrir ou approfondir leurs connaissances en ce domaine. » Ce domaine, c’est bien sûr la FOAD, le e-learning, de l’usage des technologies en formation (TIC) autour de quatre thèmes : Les enjeux sociaux de la FOAD ; L’ingénierie de formation ; L’ingénierie pédagogique ; et Les nouveaux rôles des acteurs. Notons au passage dans la partie dossier, la Bibliographie Tic & Foad (pdf de 260 Ko) mais dommage quelle s’arrête en 2005, quelques liens vers la législation, des adresses de lexique…
Des concours sont même organisé sur les ressources d’Elearning préférées (Elearning Europa). Le gagnant est un site communautaire, permettant l’échange en Tandem d’une langue : SharedTalk ! SharedTalk fait partie des outils que je présentais dans Apprendre gratuitement l’anglais, l’allemand, l’arabe, etc. par Internet dont on connaît le succès.
L’Europe, toujours l’Europe est de la partie. Le projet Européen EQUAL a mis en ligne le site apprendre à apprendre destine essentiellement aux formateurs ou aux formateurs de formateurs intéressés par la problématique « Apprendre à apprendre ». Eric Goyard, sur le site d’Algora complète l’information.

Une multitude de guides, colloques et rencontres

Le très dynamique Inffolor (CARIF – Centre d’Animation et de Ressources de l’Information sur la Formation Lorrain) a réalisé, avec ses partenaires du réseau lorrain FOAD et grâce au soutien financier de la DRTEFP Lorraine, un guide pratique sur la formation ouverte à distance. Destiné principalement aux professionnels de l’information sur la formation, ce document, aux nombreux cas concrets et retours d’expériences aborde les questions de financement et de contrôle de la FOAD (Pdf 1,4 mo 17 pages). Très orienté lorraine (c’est normal), il pourra être utile à d’autres !

Autre région, autres moeurs 😉 Sur le site Les TIC pour la formation de la mission POSYTIF (PrOgramme régional de développement en SYstèmes et Technologies de l’Information pour la Formation professionnelle et l’apprentissage) de Basse-Normandie, vous trouverez un Document de capitalisation de l »expérience collective acquise sur le développement des dispositifs de FOAD : Développement de dispositifs FOAD en Basse-Normandie dans le cadre du programme POSYTIF ( Pdf de 84 pages – 802 Ko. Ce document s’adresse aux professionnels de la formation qui s’intéressent aux problématiques d’intégration des technologies en formation…

Sortons des régions mais restons dans les guides. Connaissez vous le guide réalisé dans le cadre d’un projet Leonardo sur les différentes étapes à parcourir pour monter un projet en e-learning : E-learning, Comment commencer ? (pdf de 38 pages de 1,1 Mo) présenté par le GEM (Groupe des Écoles des Mines). Leur page de guide S’orienter dans les Technologies Educatives propose également un lien vers le guide de conception d’un produit pédagogique basé sur l’utilisation des TIC de l’INT-Evry, etc. En remontant un peu plus haut dans la hiérarchie du site, vous arriverez sur le portail des technologies éducatives de la GEV (Grande Ecole Virtuelle)…

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin… Voici le guide en ligne de conception d’un site web éducatif de l’université Laval (Canada), à moins que vous ne préfériez le Guide d’animation d’un forum de discussion ou un modèle de rédaction du guide d’étude pour les cours à distance (pdf de 48,8 ko de 13 pages).

Changeons de type de supports avec les actes du colloque TICE 2004 qui avait pour thème Les TICE ou les Technologies de l’Information et de la Connaissance dans l’Enseignement Supérieur et dans l’Industrie en 2004… donc cela concernait également e-learning et FOAD.

Et voici le Forum Européen du E-learning pour les services publics chez mes voisins Belges (à Mons) découvert grâce à Forminfo qui vient de se dérouler. la liste de quelques présentations disponibles donne une idée de ce qui s’y est dit… (au format pdf) :

La multiplication des articles

Prenons l’exemple de Claire Garcin qui fournit régulièrement des liens, des articles excellents soit sur le site du GRECO (Jacques Rodet y intervient également Le journal d’enseignement :

ou sur sont site e-TIC ET(te) FOAD :

  • Elle nous rappelle l’existence du guide Réaliser des ressources d’enseignement et d’apprentissage informatisées (80 pages en pdf – 7,8 Mo) du CCDMD (Centre Collégial de Développement de Matériel Didactique);
  • déniche un lien vers une traduction des 20 recommandations pour humaniser l’apprentissage synchrone à distance de Kat Barclay ;
  • elle pointe du doigt La formation est-elle bien au service du développement des compétences ?, une synthèse (Pdf de 21 pages – 4,1 Mo) des pratiques d’entreprises face à l’évolution de leurs besoins en compétences et/ou performances de leurs collaborateurs.
  • présente un dossier sur la scénarisation en FOAD.

Mais si le e-learning est vu et commenté par un concepteur multimédia, voilà que l’on Tue le QCM ou que l’on se pose la question de l’imagination au service de la e-formation ; que la formation-action et e-learning est une union possible et pour finir qu’après la désillusion, c’est le réalisme et structuration !

Mais, car il y a des mais…

Sandra Bellier, directrice de CAPIO (Veille en Ressources Humaines du groupe ADECCO), fournit dans un vidéo (en Real Player ?) de six minutes son approche des TIC en formation professionnelle. Axé sur les évolutions nécessaires du formateur, son propos répond à quelques grandes questions : pourquoi les TIC ? les limites des ressources à produire, le degré d’interactivité des outils d’apprentissage. Elle revient aussi sur les avantages des Technologies de l’Information et de la Communication tout en insistant sur les freins possibles qui peuvent apparaître chez les formateurs.

Quant à David Touvet, il repose la même question qu’Emob qui réagissait à l’article de Thierry Klein… : Pourquoi un grand nombre d’écoles et d’universités françaises suivent une stratégie e-learning vouée à l’échec. Pourquoi, mais pourquoi donc ? J’ai un droit de réserve, non ? 😉

Bloggy-foad avec son Mythes et logiques du multimédia en formation… va à contre-courant de l’ambiance actuelle du retour de la e-formation. Selon lui, les mythes et les logiques de diffusion et d’intégration des NTE repose sur une « mythologie programmée ». Cet article est issu de la thèse de Pascal Guillain (l’auteur de Bloggy-foad), Entre mythe et réalité, comment évolue la société éducative à l’aune des nouvelles technologies de l’information et de la communication : analyse critique. (au passage, les 472 pages de la thèse ne sont plus disponibles sur Grisemine)… Dommage !

Bon, c’est pas tout cela, mais moi, je m’inscrit aux parcours initiation et « choix stratégiques » de la formation en ligne à l’accessibilité proposées par Temesis 🙂

Mise à jour le 12 juillet : Merci à Pascal Guillain qui m’a communiqué une adresse pour télécharger sa thèse.

services et entraides aux étudiants de la FOAD

Chantal Dumont sur le liste de diffusion de foademplois.org vient de dresser un rapide panorama des quatre années d’existence du site (1 233 membres actuellement).
Elle profite de l’occasion pour mettre en place une nouvelle rubrique : services et entraides aux étudiants en LMD.
Les différents chapitres sont :

  • Ressources d’aides à l’apprentissage (apprendre à apprendre, apprendre en groupe, méthodes de détente, méthodes permettant de développer ses capacités d’apprentissage).
  • Sources de financement (liste d’organismes d’aide au financement, annonces de demandes de financement, de partenariats etc…)
  • Terrains de recherche (offres et demandes)

Encore à ces balbutiement, cette partie de site est en cours de construction y compris pour le forum. Gageons qu’elle se remplira rapidement.

le e-learning ou les e-learnings

Cela fait quelques temps qu’il me semblait precevoir un bouillonnement du coté du e-learning (j’avais prévu un billet sur cela. Dans sa dernière livraison de juin 2006, KnowledgeNews (lors de la mise en ligne de cet article, la newsletter n’avait pas encore été mise en ligne chez knowledgeconsult) me le confirme en évoquant dès l’édito que le elearning redevient d’actualité dans les entreprises ! Voilà qui commence bien «même si e-learning n’est pas un outil miracle pour le monde de la formation, il a une réelle valeur ajoutée lorsque les populations à former sont très nombreuses et dispersées.»

Suivent un article de Pierre Prevel (coordinateur des projets e-learning et KM au Crédit Agricole) qui décrit comment ils ont réussi à former 50 000 personnes à la «Conformité». Bof, moi j’reste sur ma fin à cette ode à la structure bancaire. Il suffit de lire la fin : «Au delà d’une forte implication de la Direction générale, les éléments et savoir-faire qui ont fait que cette opération a été un succès sont : • La qualité du dispositif organisationnel et notamment de son animation, • La pertinence de l’ingénierie et de la coordination pédagogique et multimédia, • L’efficacité du travail collaboratif multifonctionnel (interne et externe au Groupe).» Je n’apprends pas grand chose dans cet article sur l’elearning et je n’ai pas grand chose à dire.

Ensuite François Duport expose sa réflexion sur l’évolution de l’e-learning et des plateformes associées. L’article est nettement plus intéressant.
Son point de vue sur l’intégration des LMS (Learning Management System) ou plate-formes d’enseignement aux systèmes d’information se défend, surtout vu le lectorat. Un passage par la mode du moment : les environnements personnels d’apprentissage. Ce sont les ENT (Espace Numérique de Travail) au niveau de l’Éducation Nationale.

Et là, alors que tout se passait bien dans ma lecture : «D’ici 2010, chaque élève, professeur, personnel administratif aura son ENT.» Nous sommes en 2006. Dans quatre ans ! Laissez-moi rire. L’auteur continue en nous prédisant un bureau virtuel pour les employés en entreprise. «Un seul identifiant permettra d’accéder à ses informations personnelles et à un Learning Management System. Sans compter les ePortfolios, ou les blogs, qui potentiellement fonctionnent comme des portefeuilles de compétences ou de savoirs, indispensable pré requis à la formation.»
Nous revoilà dans l’utopie. Combien sommes nous, en France, si j’exclue les personnes impliquées dans le domaine du e-learning ou de la FOAD à connaître l’existence de ces ePortfolios ? Et dans quatre ans nous posséderons tous notre ePortfolios !
Les blogs, idemm. J’ai la prétention de connaître les blogs. Mais même si la plupart des français connaissent les blogs de nom, possèdent-ils pour autant un blog ? Vont-ils s’en servir comme d’ePortfolios ? Je pense qu’il n’est pas bon de mélanger les usages à moins de créer de nouveaux termes et de dire qu’une nouvelle possibilité (et non certitude) sous la forme de blogs pourrait voir le jour. Les CV « complets » sous forme de blog existent mais ne sont pas si nombreux pour l’instant. Ca y est mon adrénaline peut redescendre.

Elle redescent d’autant plus vite lorsque je lis : «La frontière entre formation formelle et informelle s’amenuise. Pourquoi ? La formation informelle représente 80% des apprentissages.» Je ne discuterais pas sur ce pourcentage. Mais, je pense que c’est sur ce point que l’on se plante tous, les uns et les autres sur l’elearning de masse (c’est à dire celui qui s’adresse à Monsieur tout le monde et non pas aux salariés du Crédit Agricole pour reprendre l’exemple précédent.

Arrêtons de vouloir mettre en place des cours en ligne à tout prix sur tous les sujets. En fait, je crois que pour le elearning, nous devrions nous rapprocher beaucoup plus des autodidactes ancienne école. Comment faisions nous avant Internet pour nous former, nous informer dans le monde de l’autididactie ? On piochait des choses çà et là, on cherchait des pistes pour découvrir tel aspect qui nous intéressait, tel autre ailleurs… Parfois il se passait 3 mois, 6 mois, un an voir deux avant de trouver les éléments qui nous intéressaient… Je parle à la première personne car je suis autodidacte sur la plupart des choses que je connais actuellement.
Prenons l’exemple des photographes, ceux qui font de la prise de vue… Les « vrais », pas les marchands du coin de la rue… (enfin, ceux qui existent encore sont souvent des vrais justements). Si nous remontons 30 ans en arrière. Croyez vous qu’il y avait des écoles pour apprendre la prise de vue ? la photo ? Pensez-vous qu’un Lartigue, Jean-loup Sieff ou Cartier Bresson a suivi des cours de photo ? Non, ils étaient tous autodidactes… J’aurais pu prendre l’exemple des journalistes ancienne mouture.

Pour continuer dans le positif de l’article (je ne commenterais pas la fin de l’article très intéressante qui revient sur les fonctionnalités des plateformes de e-learning et sur l’écosystème de la e-formation, avant de conclure en parlant de Moodle ;-)) donc je suis du même avis que François Duport concernant les outils d’agrégation (hors réseaux sociaux). J’ai toujours dit que je croyais plus à l’agrégation qu’aux blogs par exemple !

J’aime aussi cette notion de passerelle jetée par les utilisateurs entre e-formation et gestion des connaissances.
J’irais même plus loin en disant passerelle jetée par les utilisateurs entre formation et gestion des connaissances. L’un des problèmes des enseignants actuellement qui doivent se situer dans cette mouvance entre l’enseignement traditionnel et la gestion des connaissances des uns et des autres. C’est ce qui fera la richesse de l’enseignement de demain et comme il est dit plus loin, on pourrait dire que les futurs enseignants deviendront des animateurs de savoirs. Là encore on est bien loin des TIC, trop souvent application des types d’enseignements traditionnel mis sur informatique.

Par contre que l’on ne me parle pas de communauté d’apprenants en e-learning. Elles sont rares. Chacun reste dans son coin. Enfin, je ne peux cautionner :«Nous sommes tous désormais des apprenants permanents dans une posture d’apprenance continue.». Cela sera le cas des personnes qui souhaite se former… Je connais des gens qui ne souhaitent pas progresser dans le domaine des connaissances 🙁

Comme on le voit… le e-learning est de retour. Les utopies aussi. Moins que lors des vagues précédentes, mais il reste encore pas mal de chemin à parcourir. D’ailleurs en terminants ces quelques lignes, je me pose la question. Devons nous encore parler de e-learning ou des e-learning ?

Moodle de Brest à Lille

E-learning Bretagne ne pouvait pas savoir en publiant aujourd’hui L’après MoodleMoot Française que cet après-midi se déroulait un atelier Moodle à l’université de Lille3…
Cet atelier d’échanges de pratiques sur Moodle s’appuyait sur trois exposés : utilisation de Moodle pour l’expression écrite en anglais (Annick Rivens), intégration de devoirs et questionnaires en ligne en formation continue (Vinca Rivière) et utilisation des fonctions affichages par un secrétariat (Laurent Madelin) ou selon moi un site d’UFR dans Moodle.

Contrairement à Brest, la foule n’est pas venu… 7 enseignants en dehors des intervenants. Je devais être le seul enseignant qui ne soit pas prof. de langue 🙂 Toutefois, j’ai noté que l’IDIST était bien représenté puisque nous étions deux. Autre remarque, quand je dis langue, je devrais dire d’anglais car une enseignante (je vous laisse devinner qui était ce) préférait la langue de Goethe.
Sept personnes sur l’ensemble des enseignants de Lille3 et des responsables administratifs, cela fait peu :(( On est loin des «nombreux visiteurs se sont retrouvés dans la pointe bretonne pour échanger et s’informer des utilisations pédagogiques et techniques de la plateforme Moodle» de Brest. Alors que Moodle, bien que toujours en test, devrait-être la plate-forme de l’université prochainement.
Au passage, cette « petite » rencontre à permis de soulever un problème : la diffusion et l’échange de notes de cours entre étudiants. Tout le monde ne semble pas d’accord. Pour ma part, dans le site que je prépare pour les étudiants de Lille3 (voir dans les suites au billet concernant la grêve du CPE), c’est une fonctionnalité qui sera intégré.

Bien entendu, il n’y a ni compte rendu, ni vidéo, ni podcast… de cette rencontre Lilloise. Il en va autrement pour la seconde rencontre MoodleMoot française qui a eu lieu début juin à Brest.


Les actes du colloque 2006 seront mis en ligne prochainement. Par contre, ceux du colloque 2005 sont disponibles. Les présentations (supports des présentations), elles sont en ligne. Voici la liste des documents disponible principalement en PDF.

  • Arnaud Saint-Georges – L’inte?gration de Moodle a? l’Universite? Rennes 2 1.1 Mo – 14 pages
  • Christelle Lapperoussaz – Expe?rience d’inte?gration d’un outil de suivi d’activite? collective dans Moodle 503.7 Ko 30 pages
  • Christian_COLIN – Un retour d’expe?rience de migration et de de?ploiement de plates-formes d’enseignement 330Ko 15 pages
  • David Benmahdi et Thierry Baffoy – Synergie ALICE 1 – Moodle. Apports re?ciproques et nouvelles perspectives fonctionnelles 61.1Ko 7 pages
  • Erik Gebers – Moodle et le standard SCORM 1.6Mo 25 pages
  • Ge?rald Ouvradou – Formats et droit d’auteur des documents pe?dagogiques : quelques repe?res 191.6Ko 20 pages
  • JC Siegel – Projet Skolelinux Cristeel 4.8Mo en OpenOffice
  • Jean-Marie Gilliot – Moodle en support de l’enseignement par projets en école d’ingénieurs 8.6Ko en open office
  • Jean-Marc Loisil – Licence CIAN, innovations technologiques et bilan pe?dagogique 2.7Mo 7 pages
  • Jean-Yves Chambrin – Moodle sur clef USB 584Ko 6 pages et Utilisation de Moodle dans le suivi de projet tuteure? 1.8Mo 8 pages
  • Joelle Bacha – Projets en re?seau de?veloppe?s sur Moodle 3.7Mo 10 pages
  • Martin Dougiamas (créateur de Moodle) – Anatomy of an Open Source LMS 1.7Mo 28 pages
  • Mohammed_KARIM – Modélisation de l’apprenant dans un système tutoriel intelligent 191.5Ko 6 pages en .doc
  • Nicolas Martignoni (coordinateur de la version Française Moodle) – Communaute? francophone de Moodle, Documentation de Moodle, Traduction de Moodle, Moodle 1.6 900.1Ko 34 pages
  • Olivier Catteau – Les vues: un bloc permettant d’avoir une vision personnalise?e des espaces de cours 431Ko 6 pages
  • Raymonde Gomanger – Conception d’un sce?nario d’encadrement et investissemement des prescriptions par le tuteur 108.6Ko 16 pages
  • Rudy Potdevin – Intégration de Moodle au système d’information et à l’ENT de la Faculté Polytecnique de Mons 143.9Ko 17 pages
  • Saâd Aït Omar Utilisation de Moodle dans l’acade?mie de Rennes 1.6Mo 48 pages
  • Tracy Plowman (Edulang) – Le contenu de Packlang accessible via la plate-forme Moodle 201.2Ko 14 pages
  • Ve?ronique Van Renterghem – Moodle : une pie?ce principale dans notre projet pe?dagogique 1.9Mo 25 pages
  • Xavier Lagrange – Utilisation de moodle en contro?le continu 553.2Ko 30 pages

De retour à Lille… Demain mercredi, une formation Prise en main de la plate-forme Moodle a lieu. Espérons qu’ils seront un peu plus nombreux 😉 Ce n’est pas Ed Productions qui réalise cette formation Moodle, mais nous pouvons bien sur assurer ce type de formations.

Information Management Resource Kit, plus qu'un cours en ligne sur la gestion des documents électroniques

Il n’y a pas que l’Idist avec son option documentation en ligne qui propose des enseignements en Foad dans le monde de l’info-doc. Par exemple, IMARK|fr] (Information Management Resource Kit), initiative de formation à distance en gestion de l’information agricole, mise en place principalement par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) propose des modules de formation gratuits dans le domaine.

Le module de gestion des documents électroniques est une série de leçons sur la collecte, l’archivage, la gestion et de la diffusion des documents électroniques et des images. Il introduit les concepts de base de la gestion de l’information et décrit les tâches associées. Les leçons sont fournies dans un environnement interactif d’autoformation.
Le module est composé de 27 leçons, de 30 à 45 minutes chacune (soit 13 à 20 heures d’autoformation soutenue), regroupées en six unités :

  • Généralités : fournir une vue d’ensemble des mécanismes de création, d’acquisition et de stockage de documents électroniques.
  • Formats des documents électroniques et des images : les différents formats utilisés pour créer, stocker et diffuser des documents électroniques et des images. Elle explique également comment convertir différents formats et comment traiter des documents en caractères non latins.
  • Standards de métadonnées et indexation : le rôle et l’utilisation des métadonnées en insistant sur les standards utilisés pour la description des documents électroniques, dont le Dublin Core. L’unité présente également les principes et les procédures d’indexation pour permettre la recherche de documents.
  • Production et traitement des documents électroniques : comment élaborer un circuit de production et de traitement de documents électroniques. Elle aborde plus particulièrement la conversion de documents imprimés au format électronique, ainsi que les méthodes utilisées pour créer, traiter, stocker et diffuser des documents électroniques.
  • Systèmes de gestion des bases de données : introduction aux systèmes de gestion de bases de données. Elle montre comment et dans quelle situation ceux-ci peuvent être utilisés pour stocker, gérer et rendre accessibles des documents électroniques. Une comparaison est faite entre bases de données relationnelles et bases de données textuelles, avec des exemples pour chacun des types (SQL et CDS/ISIS).
  • Documents et bases de données en réseau : différentes méthodes d’accès à des documents dans un environnement web, avec ou sans base de données. Elle décrit les sites web statiques et dynamiques et explique ce que sont les CGI, ASP et JSP.

Chaque leçon propose une liste de ressources pertinentes et des lectures complémentaires. Ce module s’adresse à un large public concerné par la collecte, l’archivage, la gestion et la diffusion des documents électroniques et des images.

Dommage que les autres modules : Création de communautés et de réseaux électroniques, Investir dans l’information pour le développement et Numérisation et création de bibliothèques numériques soit en phase de traduction en français et en espagnol.