Apero référenceur à Lille

Je relais avec grand plaisir la nouvelle… Damien et Renaud reprennent le flambeau des apéros référencements à Lille (comme si ils avaient cessés ;-).
Normal que je sois présent à 19h30 à La Taverne flamande, 15, Place de la Gare à Lille… contrairement à ma première réaction car effectivement le 7 décembre est un jeudi.
Ce pourra être en partie une suite de la rencontre blog en nord sur le référencement… car déjà je peux vous annoncer la présence de Sébastien Billard ;-)) Il a posté un commentaire pour signaler sa venue comme il est demandé sur le site par les deux compères organisateurs.
Ce sera peut-être l’occasion de parler de Ziki, un site qui permet de regrouper les informations sur vous ou votre entreprise en un seul et même espace (blogs, podcasts, photos, videos…) afin de promouvoir compétences, contenus et d’optimiser sa visibilité sur Internet. J’ai tenté l’expérience… donc vous pouvez consulter mon Mon ziki perso et celui d’Ed Productions.

accessibilité, le cul entre deux chaises…

Oups… pas facile d’expliquer ma position…
Remettons nous dans le contexte… la salle de cours. Parfois, lors de mes précédentes interventions avec les étudiants, je donne des limites sur l’accessibilité… car en effet mon avis est partagé. Évidement, un étudiant un peu taquin dirons nous n’a pas hésité à souligné en forçant un peu le trait ma position… Je me suis donc expliqué en cours comme je vais tenter de le faire ici…

Première remarque, ce site n’est pas accessible (cela évitera les commentaires habituels du type, vous parler d’accessibilité mais votre site n’y est pas, commentaires qui ne font pas beaucoup avancer le débat)… mais le prochain site ed productions devrait l’être ainsi que le prochain site ed formations. Je n’y crois pas mais je pratique 🙂 Pourtant, ce problème d’accessibilité, de conception de site en CSS, etc. me chagrine depuis pas mal de temps et me fait encore et toujours me poser quelques questions que j’ai pu évoquer ici ou là…

Ces questions, je me la pose depuis quasiment l’origine de ce blog. En octobre 2004, je posais déjà la question suite à un billet sur Alsacreations : Arrêtez d’enseigner le HTML en classe !. J’ai pris des décisions depuis… Je tente d’enseigner la méthode des tableaux et celle des CSS car de nombreux sites sont encore réalisés selon l’ancienne méthode. Les étudiants ne seront pas tous des chefs de projets pour de nouveaux sites, ni des référenceurs 100% nouvelles générations… Ils doivent encore connaître la création des sites par les tableaux (d’ailleurs, beaucoup d’enseignants leur expliquent encore cette méthode).

Je dis souvent que je serais complètement d’accord avec la création des sites accessibles le jour où Dreamweaver proposera une solution aussi simple que la création des pages web à l’aide de tableau pour la réalisation des sites en CSS… Ce n’est pas vrai au jour d’aujourd’hui pour le commun des mortels. Je ne parle pas ici des Geeks que nous sommes.

Même après la lecture de la FAQ standards pour les décideurs, je ne suis pas convaincu. À la mi 2005, j’écrivais : «découvrir ce qui monopolise l’attention d’une communauté de concepteurs (mais j’aimerais connaître le véritable pourcentage des membres de cette communauté par rapport aux anti-accessibilités, à ceux qui s’en fichent, à ceux qui sont en position d’attente par rapport à l’accessibilité, etc. ?)». J’aimerais toujours obtenir cette répartition.

je pense que l’on confond parfois accessibilité et ergonomie. Pour moi, prendre en compte les navigateurs différents, le daltonisme, la navigation aisée, etc. c’est de l’ergonomie pas de l’accessibilité. je m’oppose en cela à Michel Beche qui dit dans Accessibilité ou le double visage de l’ergonomie : «l’accessibilité permet de ne pas refuser l’entrée dans votre site … quand l’utilisateur est entré, c’est l’ergonomie qui déterminera la facilité d’utilisation». Pour moi, l’ergonomie forme un tout. Si l’on simplifie l’accessibilité à deux niveaux : handicap et navigation sur toutes les plates-formes et navigateurs. Je connais bien le second problème étant depuis toujours sur Mac 🙁

Pour ce qui concerne le handicap, je préfère pour ma part des sites spécialement conçus pour les personnes handicapés… Peut-être pas pour toutes les personnes handicapés, mais j’y reviendrais. Par exemple, La libre Belgique en version basse vision ! si elle est réellement adapté aux mal-voyants est pour moi de loin une meilleure solution que les sites dit accessibles qui permettent à chacun de trouver plus ou moins son bonheur… le site doit apporter une plus value pour le handicapé que le possède pas l’accessibilité. Je ne connais aucun site quel qu’il soit universel. Les handicaps sont trop variés pour vouloir ou pouvoir y répondre systématiquement.

De plus, est-il nécessaire que l’ensemble des handicapés puissent accéder à un site donné ? Personnellement, je ne pense pas que cela soit toujours nécessaire. Je comprends et suis favorable pour dire qu’il est indispensable que les sites des administrations soient accessibles aux handicapés. Mais un site commercial ? Je n’en suis pas certains. Prenons un exemple concret. Le site ed formations qui propose des formations en pao, graphisme, multimédia et internet (au passage, nous proposons des formations à l’accessibilité… mais soyons honnête nous avons rarement de demande à l’image des autres centres de formations. Nous, nous l’introduisons quand même dans nos formations standards).

Mais revenons sur le site. Combien avons nous de personnes handicapés qui choisissent directement depuis le site leur formation ? Je vous laisse deviner ! Les daltoniens n’osent pas dire qu’ils sont daltoniens… y compris dans des formations photoshop 🙁 Pour organiser une formation à des personnes sourdes et muettes, l’organisation que cela demande est énorme. Les formations que nous proposons ne sont pas prévus pour des handicapés lourds… Pourquoi dans l’absolu vouloir faire un site qu’elle peuvent lire, consulter ? Ce peut-être différent pour ce blog… je le conçois. Mais d’un point de vue strictement marketing cela n’a pas beaucoup d’intérêts. D’ailleurs, même les accrocs de l’accessibilité ont eu beaucoup de mal à répondre à la simple question de Michaël Carpentier : expliquez ce que vous dites à un client pour lui « vendre » l’accessibilité et la conformité aux standards du W3C.

Et comme Michaël Carpentier l’a trouvé lui-même, Les standards Web pour l’entreprise sur Openweb peuvent être un début de réponse… Un certain Sébastien avait également diffusé une traduction partielle des 10 raisons principales pour lesquelles l’accessibilité ne prends pas de Christian Heilmann 🙂 repris également sur le blog accessibilite. C’est toujours d’actualité.
Par contre, Blog Accessibilité et ses Avantages concrets de l’accessibilité ne font pas pencher la balance du bon côté. Ce type d’argumentaire ne tiens pas beaucoup face à une entreprise.

Mais la question que l’on peut se poser également concernant l’accessibilité est : l’accessibilité n’est-elle pas une reprise en main par les services informatique de la création des sites web ? C’était la question sous-jacente de mon billet qui c’est le chef ? où je me demandais de qui devaient dépendre les sites internet. D’ailleurs l’assimilation des règles de création des sites accessible acquises, n’est ce pas le chemin ouvert vers le détournement des balises afin d’améliorer son référencement par exemple ? Deux cours permettent de se former en ligne. Celui pour l’évaluation de l’accessibilité du Web du Support-EAM (Supporting the creation of an eAccessibilityMark) est gratuit, mais pas celui de Temesis que j’ai également suivi 😉

De plus, la loi, qui impose les sites accessibles dans les administration française sera difficilement applicable à l’ensemble de la planète internet… d’autant plus que la plupart des visiteurs de nos sites emploie Internet Explorer et que nous devons bien reconnaître que ce n’est pas le grand amour entre l’accessibilité et le navigateur de Microsoft.
Dernier détail qui me gêne, pourquoi prévoir une mise en page de site particulière si le « premier venu » peut tout modifié car il applique ces feuilles de style ? Que fait-on des graphistes dans les agences ?

En résumé, même si 30 jours sont nécessaires pour rendre un site web plus accessible je suis entièrement d’accord Pour l’accessibilité des sites web publics, maintenant, pas obligatoirement pour le privé (n’est il pas possible pour eux de répondre seulement au 36 critères d’accessibilité qui comptent pour le référencement  ? Mais au fait, comme le note Fred Cavazza De quelle accessibilité doit-on parler ?.
Donc, dans le cadre de l’exposé, c’est à peu près ce que je leur ai dit en complément, tout en sachant que je crée plutôt des sites accessibles maintenant mais que je dois aussi dans mon rôle d’éducateur montrer toute la diversité qui concerne ce mode de développement des sites web.

Mise à jour le 29 nov : J’attendais d’autres réactions avant de répondre à Delphine… mais j’ai bien fait d’attendre car dans son blog, à son tour après avoir laissé un commentaire sur ce blog, elle répond en détail à mon billet… Bien assis confortablement, ce qui ne l’empêche pas de hurler par moments ;-). Ma réponse prochainement.
Mise à jour le 7 déc. : ma réponse sur l’accessibilité aux réponses de Delphine, Sébastien et Aymeric

JavaScript, Ajax et le web 2.0 avant le week-end

Une présentation des étudiants de Master 1 ICD (Information, Communication, Documentation) de plus. Je la diffuse dès ce vendredi ainsi vous aurez le week-end pour la consulter, l’analyser, la décortiquer, la commenter…

Le thèmes ou plutôt les thèmes : JavaScript, Ajax, le web 2.0. Le tout dans un présentation PowerPoint de 336 ko. Le second exposé sur JavaScript, Ajax et le web 2.0 mais cette fois au format odp (24 ko)

Facile de retrouver l’ensemble des liens vers les autres présentation des étudiants outre celle sur JavaScript, Ajax et le web 2.0 : Html, Xml, XHtml, web sémantique, accessibilité, PHP-MySql, wiki, liste de diffusion, groupe de news, forum, Flash, CMS, SPIP et PDF

Comme d’habitude, cette version est la première des étudiants, qu’elle n’a pas été retouché après présentation et que dans le cadre du cours, j’ai complété, annoté… 🙂

Mise à jour le 24 novembre : mise en ligne du second exposé sur le JavaScript, Ajax et le web 2.0

écriture typographique

Cela fait un bail que je n’ai pas abordé le sujet de la typographie… Deux « découvertes » ces derniers jours me permettent d’y revenir et de mentionner les informations recueillies entre temps.

Typographie & Civilisation est un site consacré à l’histoire de l’écriture, de l’imprimerie et des caractères typographiques. J’avais parlé de ce lien dans un précédent billet au sujet de la typographie. Ce site a été réorganisé et remis à jour. Il reste une référence. Sans y préter attention, j’avais d’aileurs garder la page de George Auriol & l’écriture typographique afin de vous la présenter. Elle fait partie de ce site.

Changeons de thématique, toujours dans le domaine de la typographie. Quand une ville s’achète sa police, cela peut donner un résultat comme celui obtenu par Vitalis à Millau. Mais pendant ce temps, Étape: nous a prévenu avant l’été que la poste n’aime pas la typo. Surprenant, non ? Les polices que l’on peut employé ne sont pas nombreuses 🙁

Du côté des codes typographiques ou ce que l’on pourrait assimiler comme tel, les huit fiches typographie de Karine PETIT extraites du guide pédagogique pour l’écriture et la disposition des textes édité par le CERPET (Centre d’Etudes sur la Rénovation Pédagogique de l’Enseignement Technique) sont à rapprocher de la FAQ Typographie dite orthotypographie dont seul la partie sur le guillemettage est disponible. Ou encore des règles de ponctuation et de typographie selon Jean-François Billaud.

Parmi les liens Les ressources pour bien écrire sur le web de Sébastien, on trouve quelques liens sur la typographie : université de Paris 5, le petit guide typographique à l’usage de l’internet d’Uzine ou le Manuel de typographie en lignehttp://www.synapse-fr.com/typographie/TTM_0.htm de Synapse. Je pense que tu pourrais ajouter à ta sélection la typographie sur le web.

Parce qu'un Master ne s'obtient pas seul

Je reprends la « devise » du forum des Masters 1 ICD (Information, communication, Documentation) qui permet de postuler aux master spécialité RSIC (Recherches en Sciences de l’Information et de la Communication) et aux masters spécialité SID (Sciences de l’Information et du Document) comme titre de ce billet car cela me semble vrai et j’en profite pour vous faire un rapide tour d’horizon de mes activités dans le cadre des enseignements que je donne à l’IDIST (Information, Documentation, Information scientifique et technique) cette année.

Mon quota d’heure a augmenté en Master 1 professionnel (au détriment entre autres des Licences 3). Généralement, je ne vous parle pas trop de mes activités dans ce niveau d’enseignement, mais cette année, j’ai l’ensemble des étudiants pour deux EC (European Credit ; deux cours en fait). Petit gag, dans le guide des études, je suis mentionné comme Professeur Associé à Temps Plein (à la place de plein devrait se trouver Partiel…).
Mais c’est l’une de ces EC qui fera régulièrement l’actualité pendant ce premier semestre. En effet, je vous livre la description qui en est donné : «Découverte de ce qui se cache sous le terme générique de site Internet : sites en html, XML, en flash, en Php-MySql, sous forme de blog, de CMS, de Wiki, de forums, etc. et quelques notions fondamentales de la création de sites : accessibilité, web sémantique…». Donc, je diffuserai les présentations réalisées par les étudiants (brutes d’utilisation, sans correction) dont voici les grands thèmes :

Je devrais diffuser en général, deux présentations… L’ensemble des étudiants est réparti en deux groupes 🙂 Donc, ce billet sera mis régulièrement à jour jusqu’en décembre en direction d’autres billets afin que vous puissiez vous aussi compléter, analyser et commenter ces productions. J’espère pouvoir mettre en place également des sessions de rapid elearning au sein de ce projet.
Tiens, personne n’a choisit les blogs… Ils m’ont laisser faire l’exposé. On se demande pourquoi ?

Passons au plus grand, les masters 2 IDEMM… Là, rien n’a changé. Enfin, si.

Et pour commencer, une excellente nouvelle pour laquelle je suis ravi… Vous connaissez mon admiration (je ne suis pas le seul sous le charme) pour l’un des papes du rapid elearning, qui a pour cheval de bataille actuel le web 2.0 ? Et bien, oui. Adrien Ferro, en personne donnera des cours aux étudiants d’IDEMM cette année. Je pense qu’ils vont faire des envieux 😉 Merci Adrien d’avoir accepté (au passage, merci pour les compliments sur ce blog dans la lettre Noventura).

Autre nouveauté cette année, ce n’est pas un projet d’année commun, mais plusieurs projets qui devrait voir le jour. Un projet devrait être consacré au référencement. Ce projet fait suite à la conférence organisée en début d’année universitaire par Blog en Nord dont Ed Productions est partenaire. De plus, comme nous le remarquions avec les différents participants hors conférences, aucune école n’est spécialisé en référencement actuellement. Les IDEMM fournissent déjà des référenceurs car justement leur formation qui associe technique et rédaction correspond parfaitement au profil du référencement.
Un autre projet devrait tourner autour de la cartographie et le dernier projet serait plus axés sur les métiers de la médiatisation multimédia… Sans oublier le rapid elearning qui ne sera plus projet d’année mais qui resterait intégré dans l’un des cours.

Mise à jour le 3 nov. : Mise en ligne des exposés sur les Wikis, listes de diffusion, groupes de news et forums
Mise à jour le 8 nov. : Mise en ligne des exposés sur le html, XML, XHtml ; Php-MySQL et de celui sur les CMS et SPIP
Mise à jour le 15 nov. : Mise en ligne de l’exposé sur Flash
Mise à jour le 17 nov. : Mise en ligne vers les exposés sur JavaScript, Ajax et le web 2.0
Mise à jour le 24 nov. : Mise en ligne vers les exposés sur le Pdf, le web sémantique et l’accessibilité

Vers le référencement 2.0

Vendredi c’était la table ronde organisé par Blog en Nord avec le soutien d’Ed Productions.

Cette manifestation tournait autour du référencement naturel opposé au référencement payant, de l’influence de la conception et la rédaction des sites web par rapport au référencement (les sites accessibles), des problèmes du référencement : détournement de PageRank, Cloaking, Pagejacking, spamdexing et blacklistage, des blogs (l’influence des blogs sur le référencement, les moteurs de recherche des blogs, les tags) et sur l’avenir du référencement : le web 2.0, les bookmarks sociaux, les digg like, etc.

Les comptes-rendus sur cette table ronde dédiée au référencement qui réunissait Olivier Andrieu, Sébastien Billard et David Degrelle sont recensés sur une page de Blog en Nord.

Pour compléter cette table ronde, n’hésitez pas à vous procurer le nouveau livre référencement 2.0 d’Olivier Andrieu disponible uniquement par téléchargement en ligne. Il donne toutes les explication sur le titre sur son blog.

Choisir ou établir un programme de formation

Je viens de vous parler d’une demande de la personne qui doit suivre une formation avec moi dans les prochains jours. Mais j’aimerais revenir quelques peu en arrière, sur la manière dont nous sommes arrivés à cette formation…

Cette stagiaire qui travaille dans le milieu du textile m’a contacté par téléphone pour me demander des renseignements pour une formation à Illustrator et une formation à Photoshop. Bien sûr, nous réalisons ce type de prestations. Mais, en dialoguant un peu avec elle, nous avons peaufiner sa demande… Elle ne cherchait pas à connaître Photoshop, ni Illustrator car elle connaissait déjà ces deux logiciels. Elle recherchait un formation genre perfectionnement afin de régler les problèmes qu’elle pouvait rencontrer avec son imprimeur… Plutôt que de mettre en place une formation Photoshop et Illustrator de 2 à 3 jours chacune, nous avons préféré lui proposer une formation qui semble plus adaptée, issue de notre formation à la chaîne graphique sur 2 jours.

Gentiment, cette personne m’a envoyé ce que proposait certains de mes confrères centres de formations… :

  • Mise à niveau et perfectionnement à Adobe Illustrator pour la réalisation des documents « papier » et pour la préparation des documents à l’impression. + Mise à niveau et perfectionnement à Adobe Photoshop pour la réalisation des documents « papier », pour la préparation des documents à l’impression et pour les réglages de chromie.
  • Initiation à Adobe Acrobat et à Enfocus PitStop pour la création de fichiers PDF. Formation accompagnant l’achat de ces logiciels.

Je ne sais pas qui lui a proposé ces formations… Dans le premier cas, je trouve que l’on est pas loin du vendeur de formation « pré-packeté ». Si je décrypte, depuis chez moi : je lui vends un perf. Photoshop et Illustrator standards auxquels j’ajoute réalisation papier… Je serais un peu moins sévère… C’est quand même un centre qui connaît le domaine car il propose la chromie dans Photoshop et pas dans Illustrator… Éventuellement, si cette personne avait le budget, elle pouvait prendre cette formation. Attention toutefois à ces formations fourre-tout dans de nombreux centres de formation où le formateur pour seule compétence en PAO, en graphisme… a seulement suivi un jour l’une de nos formations (quand je dis nos formations, je parle de formateurs qui continue à produire ou qui ont exercé le métier comme ceux d’ED Productions). Je connais des centres qui pratique cette technique de formation de formateur… Hein, Yann, tu connais aussi ;-))

La seconde formation peut également se justifier mais elle implique l’achat d’un logiciel supplémentaire. Quand on sait, qu’en plus la société utilise des versions précédents les versions CS des produits (trois générations en arrière au moins), je comprends mal l’achat de ce nouveau soft sinon de remettre tout à plat. Ce n’est pas l’objectif de l’entreprise. Dans ce cas, la solution me semble inapproprié… J’espère que ce n’est pas toi Manu qui a proposé cela :-))) Le monde de la formation est petit !

Bref, on le voit le choix d’un programme de formation n’est pas simple.
Autre exemple dans un autre sens… Hier, j’avais un appel d’une personne dans une société qui souhaitait une formation à Acrobat Reader ! Je fais semblant dans un premier temps de ne pas comprendre… Non, non, elle veut se former au Reader d’Acrobat. Je n’ai jamais eu cette demande mais pourquoi pas. Pourtant, elle me dit qu’elle a trouvé une formation sur mon site, même deux formations Acrobat. Je me lance dans de grandes explications. Ce sont des formations pour la version d' »Acrobat complète »…. Une formation découverte et une formation « standard » sont proposées…
Aie aie aie… Que n’avais je pas dit ! Les deux programmes sont identiques sur le papier. En réalité dans l’un certains fonctions son survolées, dans d’autres elles sont étudiées. En plus, il y a même une formation adapté au marketing (je ne me rappelle plus le programme complètement de mémoire, mais il risque d’être également quasiment identique), et pire une formation Acrobat destinée au Prépresse… Comme on le voit, il y a le choix. Mais ma petite Dame d’hier s’énervait au téléphone entre ces problématiques de Reader, de Writer, de découverte, de marketing…
Bref, on se met d’accord que ce qu’elle souhaite. Ce dont elle a besoin, c’est d’une formation de découverte d’Acrobat en vue d’utiliser le reader… Même moi, parfois j’en ai perdu mon latin. Puis naturellement on en vient à discuter de l’endroit où s’effectuera la formation, sous quelle forme. Je lui explique la différence entre intra, inter, sur site, en centre et c’est normal. Je dois trouver une solution plus simple car si les responsable formations ou RH connaissent la différence entre inter, intra, etc., les autres personnes ne connaissent pas ce jargon.
Et je lui explique que nous ne mettons en place que très rarement des inter-entreprises (regroupement de plusieurs entreprises) sur Acrobat… Déjà que je ne suis pas chaud pour les inter-entreprises car les demandes sont trop différentes d’une entreprise à l’autre (je pense qu’elle serait la seule par exemple dans un groupe inter à vouloir se former sur le reader) sur le type de logiciels sur lesquels nous formons. Et je lui explique que nous pouvons former dans sa ville de Normandie, éventuellement sur site. Oui, je sais, nos tarifs sont moins cher sur le site du client que chez nous en centre de formation. Je vous expliquerais un jour pourquoi !
Non, non, Madame préfère absolument la formation intra à Paris ou ailleurs en France qui est moins chère et là je commence à me faire « allumer » car il est anormal que nous ne réalisions pas d’inter sur Acrobat… Résultat, j’ai passé un quart d’heure à lui fournir des explications pour finir par me faire engueuler 🙂 J’ai appris par la suite qu’elle avait déjà appelé en cours d’après midi pour avoir des explications…
En résumé, nul n’est tenu à l’impossible. Je revendique.

Parfois, cette écoute et cette tentative de définition de contenu de formation est compliqué pour nous, centres de formation. Si nous rencontrons ce soucis en PAO ou en prépresse, dans le monde des formations internet ce besoin de définition est encore plus grand.
Très souvent, la solution vient au bout de plusieurs entretiens téléphonique (je ne parle pas là d’audit des futurs stagiaires) au fur et à mesure que le projet que nous soumet le demandeur évolue. C’est le cas notamment lorsque j’entend au téléphone : «Je voudrais une formation pour créer des sites internet». En général, la première question que je pose est :«Quel type de sites voulez-vous créer ?» et là, le blanc… Je suis obligé de commencer à expliquer qu’il est possible de créer des sites au moyens de pages en html, en Php-MySql, de CMS, de blogs… ou de proposer l’une de nos formations qui peuvent aider le client à concevoir un site internet.
Je ne saurais pas vendre une formation Dreamweaver toute simple dans ce cas là, je préfère adapter à nouveau mon offre à la demande.

Ce qui m’énerve un peu dans ces situations, c’est ceux qui répondent en final : «Bonjour, nous vous remercions de toutes les précisions apportées. Toutefois nous avons trouvé un formateur très prés de chez nous, et avons décidez de travailler avec lui pour des raisons pratiques de rapprochement. Encore merci pour le temps que vous avez pu nous consacrer.» Je haïs ma position de commercial dans ce cas là. C’est un peu comme pour les graphiste à qui l’on demande des projet gratuit mais la réalisation est confié à quelqu’un d’autre.
Cette réponse réelle que je viens de recevoir ces derniers jours correspond à environ 3-4 h d’explications aux téléphone en plusieurs fois, la création de programmes de cours spécifiques car c’est une imprimerie qui voulait se diversifier et proposer la création de sites web à ses clients !
Enfin, leur remarque sur la proximité du formateur m’amuse beaucoup puisque j’avais un formateur proche de chez eux… N’est ce pas Aymeric ! Mais que voulez-vous, c’est le métier qui veut cela…

Certaines personnes se sentent également parfois agressées, par nos questions. Mais comment voulez-vous que nous puissions répondre à une demande comme celle-ci :«nous recherchons une formation aux outils de communication en réseaux pour du e-learning». Ca, je ne sais pas faire. Pourtant, je connais le elearning, je connais la communication en réseaux, etc. Mais là, je ne comprends même pas la demande. J’ai demandé à auditer la personne qui avait fait la demande. On m’a répondu, ce n’est pas possible. Nous ne pratiquons pas comme cela chez nous. J’attends toujours le complément d’information pour enfin savoir ce que souhaitait cette personne !

Comme on le voit, la démarche de chercher une formation adaptée de la part du demandeur n’est pas simple. Qui est l’interlocuteur, quel est ce centre que je ne connais pas, qu’est ce qui me prouve qu’ils sont qualifiés, n’essayent-ils pas de me fourguer une formation de pacotille, quel sera le niveau de compétence du formateur… Cela me rappelle une formation que j’avais donné voici quelques années pour le compte d’un centre de formation. Quand je suis arrivé sur le site du client, celui-ci fut surpris par mes compétences et m’avoua qu’il ne pensait pas avoir un formateur « qualifié » pour cette formation. Il pensait avoir un formateur « simple manipulateur du logiciel » 🙂

Mais la réciproque est vrai. Parfois, nous devons trouver ce que recherche concrètement le client, ce que cache la demande exposée par rapport au besoin réel de la formation, comment adapter au mieux la formation, sommes nous capable de répondre à cette demande (j’ai encore refuser une formation à Mind Manager ; je n’avais pas de formateur immédiatement sous la main connaissant ce produit ; car même si je connais un peu Mind Manager et les cartes euristiques, je ne suis pas capable d’assurer la formation aujourd’hui… En septembre, ce devrait être bon ;-)).
Nous aussi, enfin, je parle pour moi, parfois j’ai peur de me tromper. Je n’ai pas la science infuse. Cette solution de site web proposée est-elle effectivement la mieux adaptée ?
De plus, je dois réussir l’alchimie d’un formateur aux stagiaire, un formateur pour une situation donnée. Untel passera certainement mieux que tel autre en fonction du contexte, de son niveau de compétences, des logiciels qu’il connaît… C’est déjà arrivé que nous devions réaliser une journée de « rattrapage » avec un autre formateur, soit parce que le feeling ne passait pas entre formateur et stagiaires (cela m’est déjà arrivé et si c’était pénible pour les stagiaires, ce l’était également pour moi) ou pour une cause d’inadaptation d’une origine diverses… Un exemple, je refuse maintenant d’effectuer des formations dans une grande enseigne de chaîne commerciale. Nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde.

Comme quoi côté client (stagiaire), comme côté fournisseur (centre de formation), le choix et la rédaction des programmes des contenus de formation n’est pas une chose simple.

TIC et PME, TIC et TPE : La saga de l'été selon ed

Vous connaissez, je pense mes positions et mon attachement à l’usage des TIC ou TICE dans les TPE (Très Petites Entreprises) ou les PME…
Non, alors, je vous conseille les lectures des billets suivants 😉

Aussi, même si cela « date » de 2003, j’ai découvert dernièrement le livre TIC et PME : des usages aux stratégies. (édition l’Harmattan – Isnb : 2 -7475-4971-2). Un ouvrage collectif sous la direction de Martine Boutary. Les auteurs outre Martine Boutary sont Catherine Madrid, Marie-Christine Monnoyer, Dorsaf Omrane, Angélique Roix et Béatrice Vacher. Toutes des universitaires !

Voici la présentation de l’éditeur de cet ouvrage :
L’insuffisante intégration des Technologies de l’Information et de la Communication dans les PME et la faible appropriation de ces technologies par les acteurs de ces entreprises sont-elles inéluctables ?
A partir d’un travail de terrain et d’un fort ancrage sur les spécificités des PME, six chercheurs ont croisé leurs regards pour identifier les variables stratégiques, organisationnelles ou environnementales pouvant expliquer des situations très diverses et parfois paradoxales.
Il n’y a pas de modèle de  » PME branchée « . En revanche, les auteurs mettent en lumière des profils plus prometteurs que d’autres, et attirent l’attention sur le fait que les PME ne sont pas des acteurs économiques  » désargentés  » ni des opérateurs ayant toujours  » le nez sur le guidon « .

J’ai commencé la lecture du livre : la préface de Louis Raymond puis l’introduction et ma méthodologie. J’ai aussi survolé la table des matières :

  • Le dirigeant confronté à lé décision d’investissement en TIC
  • La proximité, facteur d’influence sur l’intégration et l’appropriation des TIC
  • Scénarios d’évolution : entre adaptation et mutation
  • À quoi servent les TIC ? Ce qu’en disent les PME
  • Les problématiques marketing associées aux usages commerciaux des TIC dans les PME
  • Regards croisés pour une analyse systématique des sites web
  • Des adaptations organisationnelles à l’organisation stratégique.

Rapidement, je me suis dit : qu’est ce que je dois faire… Lire le livre et en dire ce que j’en pense ? l’annoter au fur et à mesure et livrer mes remarques ? traiter un chapitre à la fois ? m’appuyer sur cette lecture commenté pour fournir mes positions, mes points de vue, mes exemples ? J’ai hésité… puis j’ai décidé de mélanger ces différentes approches pour en faire une saga des TPE et des PME face aux TIC. Ce qui m’a poussé à employer cette façon de faire ? La fabuleuse aventure de l’ami Adrien (pensez à lui pour vos formations, vos conférences… sur le elearning, le web 2.0 et bien d’autres sujets) et sa fable : Le lièvre et la tortue gagneront ensemble. Autre facteur déterminant, la possibilité que l’ensemble des auteurs puissent réagir à mes propos et à vos points de vue. En effet, les adresses mail des auteurs sont dans le livre, et une fois terminé la rédaction de ce billet, je les préviendrais de mon projet. Je pense que ce peut-être un usage du blog d' »éplucher » un livre de référence.

Donc, à vos clavier à toutes et tous, afin d’enrichir au maximum cette réflexion commune que je vous propose sur l’usage des TIC ou des TICE (selon son origine) dans les TPE ou les PME…

A bientôt pour le premier billet (la diffusion ne sera pas régulière, ne vous attendez donc pas à la diffusion d’un billet chaque dimanche :-)).

Non pas de GandiBlog pour les zed, mais la V2 de Dotclear

Logo DotClear 2Bien sûr si vous passez prendre la température sur le bar de Gandi|fr] régulièrement vous le savez. De toute façon l’information c’est diffusée comme une trainée de poudre : padawan, Olivier Martineau, urbanbike, Mitternacht, standblog, etc.

Mais je m’aperçois que je ne vous ai pas encore donné l’information : l’ouverture de GandiBlog. Tout domaine enregistré chez Gandi donne droit à l’ouverture d’un blog. Jusque là, ce n’est peut-être pas la peine de faire un billet (bien que !). Oui, mais quelques lignes plus loin on apprend que Gandiblog est une plate-forme de blogs basée sur le logiciel libre DotClear 2 !
La version béta de DotClear 2 est donc disponible ? Un petit tour sur le site Neokraft Blog est là en première ligne Olivier Meunier himselft nous apprend que DotClear 2 beta 1 sortira le 27 juin 2006.

Conclusion : je connais le travail de mes vacances. Basculer mes sites sous DotClear, dont les zed en version 2.

Mise à jour le 27 juin : La beta1 de DotClear2 est dispo sur Neokraft

typographie interactive

Connaissez-vous la typographie interactive ? Pour ma part, j’ai été agréablement surpris de découvrir dans Ink, la revue participative autour de la typographie et du design graphique un billet : Interactivité & typographie ce qu’il est possible de faire. A compléter par typographies interactives d’Etienne Mineur qui m’a permis de découvrir l’ensemble des liens.