Jean-Christophe Courte sur le blog de MacDigit, reprend l’annonce du retour probable du livre électronique faite par Bruno Rives dans Livres Hebdo. Bruno Rives est également l’organisateur en France des 20 ans du Mac où JP fut l’un des cinq nominés. Mais revenons à Jean-Christophe Courte qui se pose la question de l’intérêt du livre électronique, à quoi cela sert ? Comme j’ai déjà commis quelques billets au sujet des livres électroniques ou des ebooks, je devais répondre.
De nombreux commentaires tentent de répondre à cette question, d’autres contestent les analyses dans le billet initial…
Alors, dans l’état actuel à qui pourrait être utiles ces livres électroniques :
- les malvoyants ou non-voyants
- à ceux qui veulent se constituer une facilement une bibliothèque à domicile (cela peut aller de pair avec un centre de documentation personnel sur son ordinateur)
- à ceux qui ont besoin d’une collection de livres en permanence pour leur travail
- les bibliothèques (universitaire ou autres)
- les maisons de retraite
- les documentations et les modes d’emplois
- ceux intéressés par la littérature érotique qu’ils n’osent pas aller acheter ailleurs
- la fin des ouvrages épuisés
- pour avoir des livres "de travail"
- des ouvrages à mise à jour permanente
- des livres à bas prix
- simplement pour avoir le texte ou les images
- pour se créer ses propres livres à partir des autres livres
- … et toutes les applications auxquelles aujourd’hui nous ne pensons pas : peut-être l’éclosion de nouveaux types de lectures (interactive ou autre), peut-être qu’aujourd’hui justement avec la mise en page, l’imprimerie, les maisons d’éditions et tous les corollaires du livre, des auteurs n’osent pas ou ne sont pas publiés par de grandes maisons
- … ce à quoi je n’ai pas pensé… mais que vous indiquerez certainement en commentaires
Quelques exemples de mes utilisations réeelles ou que je pourrais avoir des livres électroniques (parfois critique) :
- il y a quelques jours, j’ai trouvé, par hasard, le grand dictionnaire de la cuisine d’Alexandre Dumas. J’ai depuis longtemps envie de jeter un œil sur ce livre, voir ce qu’il écrit… Je ne l’ai pas encore lu, mais juste téléchargé…
- Je donne une formation en ce moment où je dois m’accompagner de pas mal de livres… Une quinzaine envrion. Plutôt que de me trinquebaler ce poids pendant 6 jours, je préférerai un portale que je brancherai sur le vidéoprojecteur. Je retrouverais plus facilement mes pages d’exemples et tous les participants à la formation pourrait voir à l’instant T ce que je leur montre !
- Qui n’a pas râler un jour de ne pas retrouver un mode d’emploi égaré ? Par contre, c’est vrai aussi, que la documentation électronique n’est pas suffisante. Si elle peut rendre service dans certains cas, pour certaines fonctionnalités, la référence au papier est préférable dans d’autres cas.
- Je ne compte plus le nombre de livres que j’ai eu un jour envie d’acheter mais qui n’était plus disponible et non réédité. J’aurais bien aimé en trouver même une version électronique.
- Combien de fois ais-je hésité à annoter un livre pour ne pas l’abîmer… Ah, si j’avais eu un livre dont je pouvais éditer les pages comme je le souhaitais ! Établir le plan d’un texte par copier-coller.
- Pour certains livres qui ne me servent que pour le travail, je me contrefiche de son aspect, de sa mise en forme… je veux simplement accéder à son contenu. Pourquoi alors payer un livre papier plus cher que sa version électronique ?
Je ne suis pas anti-livre, je suis pro livre… aussi bien traditionnel (papier) que numérique. Je pense que les livres papier coexisteront encore pas mal de temps avec les livres électroniques… Ils sont indubitablement complémentaires… Ils deviendront au fil du temps indissociables. Lorsque l’on parlera d’un livre, il aura souvent les deux formes : papier et électronique, y compris pour les livres d’art. Reste à connaître la forme du livre électronique ? Plutôt que de parler de cyberbook, je ne crois pas à cette notion de support dédié aux livres électroniques, je penche vers une évolution de l’ordinateur dans ce sens.
Allez, j’vous laisse la parole.
Heu… où sont les inconvénients de la version électronique ? Si tu dis "Ils sont indubitablement complémentaires…" je m’attendais à trouver le pour et le contre.
– Personnelement, rien ne remplace la plaisir du papier, le toucher, le parfum de la reliure.
– Quand je vais au bord de la plage, je ne prends pas toujours mon portable alors qu’un livre c’est tellement pratique.
– A l’école où je travaille, j’aime lire des histoires aux enfants, ils se mettent sur mes genoux et certains s’amusent à tourner les pages.
– Avec un livre, je peux également feuilleter rapidement en faisant défiler les pages et si je repère une illustration intéressante je peux m’attarder et lire le contexte.
– Les soirs pluvieux, je peux me balader dans ma bibliothèque et me laisser séduire par un livre en particulier.
– On fait parfois de formidables rencontres dans les bibliothèques publiques 🙂
Je n’ai repris que quelques avantages du livre papier par rapport à sa version numérique mais il me semblait important de le défendre car ils sont à mes yeux bien plus précieux que ceux qui s’exprient en octet.
Je partage ton avis également sur le livre papier… je possède d’ailleurs avec ma femme une "belle" bibliothèque… quelques milliers de livres que nous conservons. Mais le but de ce billet n’était pas de déféndre le livre papier tel qu’il existe… je l’aime et continuerai de l’aimer… Je voulais juste montrer qu’il existait des situations où le livre électronique est supérieur en "utilisabilité" que les usages ques nous avons du livre traditionnel… Si je reprend ton exemple de l’école, je fais la même choses avec mes filles, nous lisons des livres papier et quasiment jamais sur l’ordinateur (cependant, je ne sais pas ce que eux feront avec leurs enfants) !
Mais je persiste à croire que les uns sont aussi importants que les autres.
Et le livre n’a qu’à bien se tenir avec le projet pharaonique Google Print ou encore les versions audio qui commencent à arriver sur le marché.
Le livre a des prorpiétés irremplacables et il cohabitera avec la clique numérique pendant longtemps.
http://www.gutenberg.org/
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Moi qui suis fan depuis toujours de nouvelles technologies, je n’ai jamais accroché sur les livres électroniques.
Ca manque le côté pratique du livre papier (je le met dans ma poche pour le lire dans le métro, le laisse trainer sur la plage sans qu’on me le pique…) et puis la lecture est encore trop difficile. Quoi que certains logiciels font des progrès. Je pense néanmoins qu’il y a un intérêt si le logiciel de lecture fournit est bien, comme par exemple sur le sites de magazines Zinio.com
David
Tout d’abord, surpris d’être ainsi repris et d’en prendre seulement connaissance trois mois plus tard ! Votre papier est sympa.
Les deux premiers commentaires ainsi que celui de David sont dans un état d’esprit proche du mien.
Ce que je repoche au livre électronique, c’est sa consultation sans "accident de lecture". J’y reviendrais dans quelque temps dans Macdigit car c’est un truc qui m’amuse maintenant que je l’analyse au fil de mes expériences. Or, ce que j’aime ans un livre, c’est d’arriver parfois au milieu d’une page, d’un sujet et hop, démarrer une lecture inattendue… Avec une lecture à la google, c’est-à-dire avec un but précis, j’ai réellement peur que nos enfants s’emmerdent.
Ce qui me rassure c’est de les voir lire à donf’…
Désolé également de ne pas vous avoir personnellement contacté pour vous informer de cette publication, mais si mes souvenirs sont exacts, il n’y avait pas possibilité de tracking dans votre page (ou il ne fonctionnait pas…) et à "l’époque", je crois que j’étais intervenu dans les commentaires… (toujours si je ne me trompe pas !). Dommage d’ailleurs que les commentaires de l’époque soient supprimés car ils étaient eux aussi enrichissants…
J’attends avec impatience votre publication sur l’absence des accidents de lectures.
Je suis une utilisatrice et consommatrice d’Ebooks.
Les autres avantages non negligeables sont:
Ils sauvent des arbres;
Ils sont facilement recherchables grace aux mots-clefs;
Ils sont facilement échangeables (je parle des textes du domaine public);
Ils peuvent atteindre des régions isolés;
Accéssibles aux expatriés qui veulent lire les auteurs contemporains ou les classiques de leur pays.
Je garde cependant un attachement spécial à la version papier. J’ai mes livres préférés dans les deux versions. Un livre que l’on aime est aussi une expérience sensuelle.