Deux conceptions marketing des blogs s'affrontent

Comme je rattrape mon retard dans la lecture de mes messages et de mes fils RSS, je voulais répondre à Vanina Delobelle dont j’aime certains questionnements sur deux de ses derniers articles : Blog et fidélité (Rediffusion d’un billet du 30 juillet 2006) et Le blogging, après la tempête sur son blog sous-titré : Vers un nouveau marketing.

Toutefois, comme je commençais à rédiger ma première réponse, je m’aperçus rapidement que si je devais citer l’ensemble des billets qui nous opposent cela aurait pu être considéré comme de la pub, alors je préfère lui répondre, sur mes terres 🙂

Avant de continuer, voici la liste des liens que j’aurais dû placer dans ma réponse :

C’est vrai que ce genre de billet a le don de m’exaspérer… surtout affublé de l’étiquette «nouveau marketing». Et personne pour porter la contradiction. Opposer son point de vue. Dire, non, ce n’est pas vrai. À croire que tous les bloggers acquiescent. J’ai l’impression de relire les billets que je lisais lorsque je débutais mon blog, remixés au goût du jour. Ce n’est pas comme cela que les choses avances et je trouve dangereux de faire croire de pareilles choses aux nouveaux arrivants du monde des blogs dit professionnels.

Avant de commenter les billets, je rappelle que je m’occupe de blog en nord et des rencontres blog en nord, mais cela ne m’empêche pas d’avoir un point de vue «original» sur la vie des blogs et la blogospère 🙂

Je commence par la lecture du «blogging, après la tempête !» J’approuve un seul point : «des blogs se créent chaque jour mais beaucoup meurent aussi» et suis en total désaccord sur le reste. Mais si je prends ce paragraphe, lorsque je lis «ces vétérans du blogging commencent à organiser les choses et à donner un mouvement nouveau à la tendance», je décrypte : «je suis un vieux con qui a encore quelques idées et qui devrait rebondir sur la fabuleuse émergence du web 2.0 s’il veut s’en sortir…»

En fait, le vénérable vétéran que je suis, se dit : «bon, les blogs en tant que tel sont morts… Ils vont êtres inclus dans d’autres outils. Quels sont ces outils ?» ou encore «bon, les blogs ont fait leur temps… quels sont les supports de communication ou de marketing qui vont m’aider dans la vie de tous les jours au niveau de mon entreprise ?»

Je passe sur «le blogging d’aujourd’hui ne ressemble pas à celui d’hier et ne sera pas non plus celui de demain» qui me semble une évidence, pour m’arrêter après une critique de ceux (dont je fais partie) qui ont osé annoncer la fin des blogs : «Les blogs ne sont pas une mode, ils ne sont pas un gadget, ils sont un nouvel outil qui est là et bien là et qui comme toute nouveauté de poids vient de trouver son nouveau souffle.» Laissez-moi rire… euhhh, je n’ai pas senti le moindre zéphyr sur ma joue et j’ai l’impression que je ne suis pas prêt de le sentir ! (je sais, j’ai une barbe, mais je la rase bientôt comme chaque année pour quelques semaines).

Je ne peux que m’inscrire en faux lorsque je lis : «je pense même que l’on va parler d’eux de plus en plus.» J’ai l’impression de consulter une plaquette publicitaire d’une agence de communication qui vante les vertus des blogs pour en placer un chez son client, car l’agence ne sait faire que des blogs !

Seul le commentaire de Frenchmat me rassure : «les pratiques et les usages qui y (au blog) correspondent resteront» et je ne pense pas que les blogs aient été prépondérants dans la prise en compte du contenu dans les sites internet…

Dans son billet, elle aborde la notion de communauté et de blogs qui m’est chère. «Ce n’est pas le nombre de visiteurs qui compte mais la fidélité au blog et le temps que chaque lecteur passe sur le blog.» Gloups ! Un peu plus loin, Vanina Delobelle pose la question qui tue : Qu’est-ce qui est le plus important pour vous ? Le choix des réponses est bien entendu limitatif : être vu ou être lu. Tout le monde répondra naturellement être lu… Nous sommes tellement nombrilistes, nous les bloggers. Mais la réalité est autre.

Pour ma part, j’opterais pour des solutions que Mme Delobelle n’a pas indiquées : 50 visiteurs qui viennent une fois sur mon blog, y restent quelques secondes et n’y reviennent plus tard lorsqu’ils recherchent une information, mais pas régulièrement ou encore 50 visiteurs qui viennent une fois sur mon blog et qui se dirigent vers les formations que nous proposons pour me demander un devis 🙂

Les 50 visiteurs qui viennent une fois sur votre blog, y restent quelques secondes et n’y reviennent plus font effectivement gonfler les statistiques et peuvent aussi développer la renommée s’ils demandent à d’autres visiteurs de passer… Cela s’appelle le buzz.

Ensuite, je trouve la fin du texte un peu trop brossage de poils pour ces lecteurs. Je vous rassure, je m’intéresse aussi aux blocs de mes lecteurs et les échanges par e-mail ou téléphone vont bon train !

Quand je vous dis que ce sont deux conceptions des blogs qui s’affrontent : d’un côté, vers un nouveau marketing ; de l’autre, le zed marketing 😉 Et vous, vous êtes plutôt nouveau ou zed ?

Marketing tabou : sexe et porno sur le net

Souvent précurseurs, toujours à la pointe du progrès marketing, l’industrie du sexe sur internet est à suivre…

Je connais un enseignant en marketing qui conseille à ses étudiants de surveiller les sites « interdits aux moins de 18 ans » afin d’être à la pointe du progrès. J’ai hésité à maintes reprises de faire de même dans mes cours… mais, certainement, une pudibonderie mal placée m’en empêche 🙁

Installez-vous confortablement, une bière à la main pour consulter la petite vidéo (2′ 35 ») – Elle est ici désormais – dont j’adore la musique, découverte sur net-marketing et InfoTechArt, qui fournit les raisons, chiffres à l’appui, de l’importance du marketing pour se faire remarquer dans le domaine à la concurrence effrénée de l’industrie érotique et pornographique.

La communication de ces quelques statistiques, présentées par Kellemarie est l’oeuvre d’un de ces sites porno. Car même dans la diffusion des stats, les entreprises pornographiques innovent. Je ne sais pas si l’on retient mieux les chiffres et autres informations, mais en tout cas, ce qui est certain, c’est que l’on n’oublie pas la présentation et que l’on n’hésite pas à revenir voir si l’information que l’on cherche s’y trouve !

Sans parler du buzz.

La tribune de Genève parle aussi de moi

Après être passé à France 3 Nord Pas de Calais, sur Yahoo, c’est au tour de la Tribune de Genève de prendre le relais.

Pardon à ceux qui ne savaient pas que je déménageais.

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Si vous désirez également devenir célèbre ou pour faire apparaître un de vos amis à la une des médias suisses, allez jeter un coup d’oeil sur la page mise en place par la Tribune de Genève.

Du buzz avec vos recettes de cuisine en marketing

Conseilsmarketing.fr que j’avais mentionné dans Le marketing du web à travers les livres fête sa première année d’existence d’une manière originale…

En effet, Frederic Canevet organise un concours sur les meilleurs conseils marketing : packaging, distribution, prix, internet, publicité, communication, animation des ventes…

Les récompenses : 500 € de cadeaux (il donne en fait ses revenus Adsense de l’année), plus une citation dans le prochain ebook « Les 150 meilleurs Conseils en Marketing de ConseilsMarketing.fr ».

tous les détails du concours

J'ai découvert qui était réellement Sven !

Amies lectrices, vous vous rappelez certainement de Sven, l’homme de ménage proposé par O2, le jour de la journée des femmes 2007… Oui, oui, j’ai fait attention, j’ai bien mis des femmes et non de la femme.

Ce que vous ne saviez certainement pas concernant Sven, le héros de cette journée, Ed Productions vous l’offre… Sven en réalité à plusieurs bras et si j’en crois le mail que j’ai reçu par l’entreprise.com, il était au top de son efficacité au mois d’octobre 2006 😉

Bref, Sven est vraiment l’homme idéal : Au bureau : soyez E-FFI-CACE ! (c’est le titre du mail) et homme de ménage à la maison. Une vraie perle je vous dis. Il a seulement une tendance à ouvrir sa chemise un peu souvent !

Cela rappelle aux plus anciens internautes, ceux de l’époque où Wanadoo s’appelait encore Wanadoo, une étrange similitude entre ces deux publicités au niveau de l’image.

Aucune recherche n’existe sur la perception des images libres de droits publiées sur plusieurs supports de communication… ? Je me pose la question (le temps me manque pour effectuer cette recherche en ce moment) car le sujet m’intrigue… Ne risquons nous pas de nous diriger vers l’uniformisation de la publicité ? Les photographes de l’UPC doivent boire du p’tit lait 😉

PS. J’aurais bien mis en place un montage avec le Sven d’O2 et celui de l’entreprise, mais je n’ai pas l’accord de ce dernier… Je ne leur ai pas demandé, car je pense que le samedi soir, ils ne travaillent pas 😉 Mais, s’il me donne l’autorisation, ce billet sera illustré…

Le marketing du web à travers les livres

Comme je suis trop universitaire ;-), régulièrement, je suis l’évolution de l’édition en ce qui concerne le marketing et internet…

J’ai commencé mes lectures dans ce domaine par la deuxième édition du livre de Jean-Jacques Rechenmann (consultant en marketing international pour les nouvelles technologies) : Internet & Marketing (ISBN : 2-7081-2573-7). C’était en 2001… Il y a un siècle dans le monde d’Internet. Pourtant, cet ouvrage qui est toujours disponible au format numérique, reste pour moi d’actualité même si Internet c’est transformé durant ces années (certains passages commence à dater). Mais, ce livre de vulgarisation sur l’e-marketing et l’e-business permet de remettre en place des basiques de la création d’un site web… dont certains tentent un peu trop de nous faire sortir parfois.

En 2004, comme beaucoup, je me suis intéressé au petit livre rouge du marketing interactif (1e édition) de Electronic Business Group (EBG) dont Béatrice Oger est l’auteur (ISBN : 2-914901-09-7). Il permettait de mesurer la révolution cybernétique en analysant des stratégies au travers des études de cas d’entreprises qui ont réussis des opérations de marketing en ligne : pour réduire leurs coûts, augmenter le ROI, gagner en efficacité, améliorer leur notoriété…
Depuis peu, Le petit livre rouge du marketing interactif est devenu avec 1 155 pages Internet média cannibale (ISBN : 2-914901-11-9). Je n’ai pas lu ce dernier, mais il semble de la même trempe que son prédécesseur et reste recommandé à un public averti.

Puis lors des dernières vacances à Mijoux, je me suis ingurgité quatre ouvrages récents : E-marketing & E-commerce ; Le e-marketing ; Blog marketing (en version française) et un ebook (pour l’instant) : Promote

Le e-marketing (ISBN : 2297000871) de Catherine Viot pose les problématiques nécessaires à la connaissance du marketing adapté à internet : la connaissance du marché et du cyberconsommateur, le positionnement et le marketing mix d’un site de vente en ligne. Ce mémentos LMD (Licence – Master – Doctorat) est idéal pour un usage universitaire… Je l’ai par contre trouvé inadapté pour l’utilisateur lambda de terrain.

Le contraste était d’autant plus saisissant que je venais de finir E-marketing & E-commerce (ISBN : 2711791742) de Pascal Lannoo et Corinne Ankri que je recommande à tous à la condition que l’on accepte l’adaptation du merchandisign au site internet. Là encore, la collection Lire et Agir porte bien son nom. Vive le merchandisign on-line ou e-merchandisign vu au travers de l’ergonomie, des moyens de paiements, de la disposition de la page d’accueil, etc. 🙂 Seul regret à mon retour, le blog e-marketing & e-commerce semble mort-né 🙁

Blog marketing (ISBN : 2744062332) de Jeremy Wright explique comment les blogs devraient être intégrés en entreprise et par les entreprises : la mise en œuvre de blogs ; les techniques de suivi ; les commentaires ; la stratégie marketing ; la transformation des pratiques commerciales.…
Blog et entreprise un domaine qui me tient à coeur car je pense que c’est un moyen idéal pour beaucoup de PME et TPE, entre autres, de se mettre au e-marketing… Au passage, marketing et convergence pense que le e.marketing au secours des PME !
Donc, Blog marketing est une lecture indispensable ;-), même si, je n’approuve pas l’ensemble des arguments avancés. On connaît mes réticences dans le domaine. À la lecture du livre, j’approuve pourtant que l’un des éléments du succès d’une telle entreprise (le blog outil marketing en entreprise) est de mettre en place une stratégie de blogging claire… ce livre est a rapproché de ma lecture sur livres parlant des blogs…

Promote, le livre sur la promotion interactive de Stéphane Brossard (directeur conseil interactive de B&B Communication) préfacé par Michael Carpentier offre une réflexion intéressante sur la création de sites web (très accès utilisateur) dans l’optique de faire venir les visiteurs en première partie, puis 25 leviers répartis en six axes, un travail sur le plan de promotion et quelques pages sur l’étude de la mesure des visiteurs (y compris la veille)… Promote est disponible au format papier ou PDF (12,9 Mo).

Si ces lectures ne vous suffisent pas ou pour les compléter la dernière livraison gratuite de « Marketing Wisdom 2007 » par Marketing Sherpades offre 110 conseils gratuits. Ils sont traduits en grande majorité sur Conseils marketing.
Plus spécifique au PME et TPE (Très Petites Entreprises), un dossier : «comment adapter l’e-business aux PME ?» de Franck Adjagba… mais qui date de 2002 !

Sinon, allez jeté un coup d’oeil vers la sélection de l’incontournable Sébastien… C’était pour Noël. Mais, mieux vaut tard que jamais 🙂

Mise à jour le 26 avril : Pendant que je lisais les livres, aux éditions De Boeck, sortait un autre ouvrage dans le domaine : M@rketing : E-business, e-marketing, cyber-marketing (ISBN : 2804152707) de Martine Janssens-Umflat et Alain Ejzyn. Je viens de le recevoir aujourd’hui. Il n’est pas disponible chez Amazon, mais chez Chapitre… Promis, je le lis aux prochaines vacances 😉 mais d’ici là, sachez qu’il semble destiné aux PME et TPE (Très Petites Entreprises). En quatrième de couv, il est dit : «Peu importe que l’on soit une multinationale ou au contraire une PME/TPE, l’important n’est pas là.

Métro et le bus(e) pour la journée de la femme

Comme dans Blog en nord j’ai annoncé que j’avais loupé encore cette année la journée de la femme pour l’organisation d’une rencontre…, je me sens contraint de relayer le teasing de club métro (le club du journal gratuit du même nom). Une opération sur quatre jours… accompagné d’un jeu-concours qui se terminera le 8 mars : journée de la femme oblige 😉

Donc, jeudi 8 mars, aux aurores, vous découvrirez ce qu’ils ont osé faire pour vous (les femmes) émoustiller (on m’a interdit de dévoiler même une infime partie du mystère) ;-))

Je vous livrerai, moi aussi, dès jeudi, les informations sur Sven, l’homme aux bons abdos, l’homme qui a toujours aimé les femmes… ici même par une mise à jour !

Au fait, vous avez une idée vous de ce qui se prépare ? Si oui, n’hésitez pas à laisser un commentaire… vous avez une journée pour trouver. Pour les petits malins qui l’aurais remarqué, les commentaires sont à l’heure américaine, donc ne trichez pas 😉

Mise à jour le 7 vers 13 h : je viens de voir que le blog marketing alternatif suit l’affaire de prés, tout comme celui de Vanina Delobelle ou encore marketing-etudiant 🙂

mise à jour le 8 mars date de la journée de la femme : Comme promis, vous saurez tout sur ce buzz de la journée de la femme ici

Pareto, 80-20

Depuis quelques mois je pense souvent à me replonger un peu dans cette loi de Pareto. Plus exactement depuis le billet de Christophe : Questions sur le traitement de l’information provenant du web…
Comme je n’ai pas eu le temps courage de regarder dans mes anciens cours de marketing, ni de feuilleter l’un de mes livres de chevet en étant étudiant : le Kotler-Dubois, etc. Pourtant, je souhaitais me rappeler cette loi empirique des 80-20 que nul ne peut expliquer.

De Pareto à la loi de Pareto

Vilfredo Pareto était un sociologue et économiste italien du début du XXe siècle. Parmi ces nombreuses activités (sociologie, politique, économie, statistiques), celle qui nous intéresse et qui le rend célèbre est son observation que 20% de la population possédaient 80% des richesses en Italie (On peut aujourd’hui élargir à d’autres pays ou à la Terre entière. Ainsi donc 80% des richesses sur la planète sont détenues par 20% des individus). Cette observation est généralisée par la suite, notamment par Joseph Juran (1954), sous le nom de «distribution de Pareto», puis étendue à d’autres domaines sous le terme de «loi de Pareto».

Principe des 80-20

De nombreux phénomènes obéissent à la loi des 80-20 (certains le considère comme quasi universel), et généralement 20% des causes produisent 80% des effets (ou si 20 % des facteurs influencent la plus grande partie de l’objectif), la loi de Pareto se transforme en outil d’aide à la décision. Voici l’énoncer de cette loi : «dans tout groupe de choses contribuant à un effet commun, la majeure partie de l’effet est attribuable à un nombre relativement faible de ces choses.»

Ce principe des 80-20 s’applique à la sociologie, à l’électronique, dans le trafic Internet (routeurs, taille des fichiers échangés, durée des sessions FTP ou HTTP). La distribution de Pareto est utilisée au niveau de l’entreprise, en marketing, dans le domaine de la gestion de stock, en gestion de la qualité, aux ressources humaines, etc. et dans bien d’autres domaines encore.

Des exemples

  • 20 % des clients représentent 80 % du chiffre d’affaires
  • 20% des produits représentent 80% du chiffre d’affaires
  • 20% des ventes représentent environ 80% de la marge bénéficiaire
  • 20% des indicateurs fournissent 80% de l’information de gestion
  • 20% du personnel total est concerné par 80% des accidents du travail
  • 20% des causes peuvent être à l’origine de 80% des défauts
  • 20% des clients sont à l’origine de 80% des réclamations
  • 20% des pièces stockées dans une entreprise représentent 80% de la valeur du stock
  • 20% des fournisseurs représentent 80% du volume d’achat total
  • 20% du personnel assurerait 80% du travail
  • 20% de l’effectif d’une entreprise représente 80% de la masse salariale
  • 20% des automobilistes causent 80% des accidents
  • 20% de vos vêtements seront portés 80% du temps
  • 20 % de l’effort à l’entraînement permet d’atteindre 80% de la performance pour un sportif
  • 20% de votre activité fournit 80% de vos résultats
  • 20% des élèves produisent 80% des dégradations
  • 20 % des étudiants demandent 80% de l’énergie d’un enseignant
  • 20% de la population mondiale a accès à 80% de l’eau potable
  • 20% de la population paie 80% des impôts
  • 20% des hommes ou femmes politiques détiennent 80% de l’espace débat
  • 20% des délinquants génèrent 80% des délits
  • 20% des joueurs de foot marquent 80% des buts
  • 20% des entreprises réalisent 80% du PIB
  • 20% des problèmes représentent 80% des préoccupations
  • 20% des pays sont émettent 80% des gaz à effet de serre
  • 80% de votre temps pour 20% de résultats
  • 80 % d’accomplissement d’une mise au point nécessite 20 % de l’effort en gestion de projets

quelques liens pour compléter

Certain érige quasiment la loi de Pareto en principe de vie pendant que d’autres pensent que la longue traîne d’Internet met à bas le principe de Pareto.

Autre exception au tableau, les intervenants sur le web (sur un site ou sur Wikipédia) où la répartition est plutôt de type 90/9/1 (loi de Zipf) !
Bon, allez, je vous laisse chercher des exemples que vous pouvez noter en commentaires… Moi, je réfléchis déjà à Murphy… Oui, oui la loi de Murphy, cela vous dit quelques chose ? Je vous promet d’en parler un de ces jours 😉

TIC et PME, TIC et TPE : préface, intro et méthodologie

La préface de Louis Raymond, professeur à l’Université de Quebec à Trois-Rivière est certainement l’un des déclencheurs primordiaux de cette série…
Les TIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) complète en effet les avantages de la TPE ou des PME vis-à-vis des « grosses entreprises » : proximité mais aussi possibilité de toucher des marchés éloignés que ces petites entreprises auparavant, la flexibilité, la rapidité de réaction et la capacité d’innovation. J’ajouterai aussi la possibilité de communiquer facilement et à moindre frais. Les TPE et PME sont certainement grâce aux TIC plus encore plus proches de leurs clients que les entreprises mastodontes…
Lorsque je lis le paragraphe sur les modes passagères, les simplifications outrancières, les solutions miracles… particulièrement dans le cas d’Internet et du commerce électronique, je ne peux m’empêcher de penser au projet de notre Ministre 🙁
Voici le conseil de L. Raymond : « les actions de conseils, d’aide et de soutien au développement de ces entreprises en matière de TIC doivent être fondées sur une connaissance plus approfondie de ces phénomènes, et ce, à trois niveaux : »

  • Niveau organisationnel
  • Niveau individuel (rôle de l’entrepreneur)
  • Niveau technologique (l’usage des TIC)

En plus, il est écrit que « tout lecteur (du livre), qu’il soit chercheur, manager ou intervenant, pourra en profiter autant que moi pour approfondir ses connaissances et parfaire ses interventions dans un domaine qui est devenu critique pour le développement des PME dans la nouvelle économie mondialisée ».
Ah, je doute en lisant cette préface qu’Olivier Midière soit lecteur de ce livre… Dommage pour nous.

Introduction

Cela commence par un rappel : l’implantation des TIC dans les PME prend des formes très variables selon les entreprises. Une évidence qu’il est bon de rappeler. Nous pouvons le constater tous les jours. Dans le cas des TPE, par exemple, suffit de prendre l’exemple des médecins. Il y a ceux qui possèdent un ordinateur sur leur bureau, ceux qui possèdent un ordinateur éteint dans le bureau et ceux où aucun ordinateur n’est présent ni sur leur bureau, ni dans leur bureau…
Parmi les problèmes rencontrés, des outils de qualité destinées entre autres aux PME et TPE existent mais sont méconnus de ces entreprises ce qui peut expliquer parfois le sous-équipement… Les tentatives d’aide financières se sont soldées par des résultats décevants. (Au passage, c’est en partie ce qui est reproduit dans le plan proposé par le ministère). À ce sujet, je trouve que le rôle des commerciaux des entreprises informatiques est primordial. La plupart de ces vendeurs de boîtes (parfois, en me baladant, c’est la remarque que je me fais) ne sait vendre que son produit à la plus haute marge. Quizz du client ? En y réfléchissant bien, c’est certainement l’une des raisons de la désaffection des acheteurs chez les concessionnaires et le succès de l’achat en ligne du matériel informatique dès que nous avons un peu de connaissance. Autre secteur responsable, les agences web, designer web… Combien sont-ils à adapter ou à créer une solution réellement en fonction des besoins du client c’est-à-dire sans fournir leur solution miracle qui s’adapte si bien de la même manière à toutes les entreprises ?

De nombreux travaux universitaires existent sur la gestion de l’information et du développement des TIC dans les entreprises. La conclusion générale : l’influence sur la construction stratégique et il existe un lien entre appropriation technologique et structuration d’un système d’information stratégique !
Les outils s’améliorent, leur puissance augmente, les prix baissent : « tout » devient accessible, facile à stocker et à diffuser. Cependant, l’amélioration des performances des entreprises liée à cette aisance des outils, s’appuyant même sur le besoin des PME et TPE n’est peut-être pas suffisante. (Même pour des spécialistes ou considéré comme tel, la connaissance et le choix des outils est complexe et jamais définitive). La question que l’on peut également se poser est de savoir si les TIC peuvent dans le contexte des PME et TPE compenser le manque d’hommes, de temps et de moyens. Je pense que les TIC peuvent aider dans ce domaine mais ne sont pas suffisantes si j’en crois ma propre expérience.
« L’adoption des TIC est souvent motivée par la peur de rester en dehors du contexte général des affaires’ L’usage des TIC pour faire comme tout le monde me semble une erreur et n’est pas une solution, ni une approche des TIC cohérente, utile ou profitable. Ce n’est même pas une approche des TIC… Je préfère l’utilisation des TIC de manière parcellaire, très localisée et centré sur la résolution de problèmes et de court terme. La conception stratégique et dans le cadre global des activités de l’entreprise.
D’autres recherches TIC – performance de l’entreprise s’orientent vers une piste organisationnelle : l’influence des caractéristiques des PME sur leur mode de fonctionnement, tant opérationnelle que stratégique. C’est le point de départ de la recherche présenté dans ce livre. La qualité des outils n’implique pas la qualité du système d’information mis en place, non plus que la performance de l’entreprise équipée.

Méthodologie

Qui dit recherche implique une méthodologie. Je le précise pour les non-universitaires qui liraient ce texte… Donc, la technique retenue est celle de la recherche qualitative, inductive, privilégiant la description et la compréhension des phénomènes à l’aide d’études de cas, partant de fait pour faire émerger des tendances sur les usages des TIC.
18 mois de recherche, des enquêtes de décembre 1999 à décembre 2000, 21 entreprises, trois guides d’entretien, selon l’interlocuteur pour 42 entretiens (dirigeants, commerciaux, responsables informatique).
Le résultat de la recherche présenté dans le livre poursuit trois directions :
• les pratiques de l’outil et de l’information
• les liens existant entre internet et les systèmes d’information
• l’intégration des TIC dans la stratégie (commerciale notamment)

En attendant vos commentaires, je prépare le chapitre 1 : le dirigeant confronté à la décision d’investissement en TIC.