Dyslexie : le brevet, la triple peine et sans iPad

J’attendais d’avoir les résultats du brevet pour vous donner quelques nouvelles de l’usage de ma fille et de son iPad en cours (voir Elle va en cours sans cahier mais avec un iPad !).

L’année d’Yseult a été compliquée niveau santé, car elle a été absente environ 1 trimestre et demi… pour des raisons médicales autres que sa dyslexie !

De l’iPad en cours

Cette absence prolongée n’a pas empêché d’observer le comportement de ma fille et de son appareil, le comportement des enseignants…

Tout au long de l’année, elle a utilisé sa tablette en cours et à la maison. Pour rien au monde, elle ne s’en séparerait ! Des situations paradoxales sont même apparues pendant les cours car à certaines occasions, avec son iPad, elle allait plus vite que les autres élèves pour saisir le texte et les voisins lui demandaient de montrer sa tablette pour recopier !

L’ensemble de ces cours étaient remis dans Evernote.

En cours d’années, nous avons acquis une imprimante WiFi à la maison ce qui a permis de résoudre facilement les problèmes d’impression depuis l’iPad. Elle pouvait imprimer en direct.

Côté enseignement, après avoir résolu les problèmes avec l’enseignante de mathématique pour l’écriture propre à sa matière, c’est elle qui a été la plus « progressée » dans l’usage de la diffusion des documents… Puisqu’une grande partie de la classe demandait à recevoir par mail, les DM. En effet, les élèves ont vite appris que c’était le cas pour ma fille… et l’une des raisons invoqué pour obtenir « ce privilège » a été de ne pas perdre le DM.

C’est aussi en mathématique que c’est posé la question de la calculatrice… Évidemment, il a été assez facile de trouver les correspondances : écarts type, cosinus, sinus, tangente… sur les calculettes de l’iPad ! Et ma fille toute fière de me dire : «T’as vu, grâce à mon iPad on n’a pas besoin d’acheter de calculatrice !»

En parallèle, cette année, le cahier de texte électronique a été mis en place dans l’établissement. Normalement, les DM et autres documents devraient s’y trouver… Mais, ce cahier de texte selon les enseignants n’était pas rempli de manière « rigoureuse » ! Dommage. On n’a même pas essayé de consulter le cahier de texte depuis l’iPad pour voir s’il était possible de copier-coller ou de récupérer facilement des fichiers !

Les autres enseignants n’ont pas fait d’effort particulier… Il y en a même qui ont corrigé son exercice en réécrivant l’exercice de ma fille à la main sur une feuille ! Je n’ai pas encore compris l’intérêt de cette manipulation.

De l’utilisation de l’iPad à la maison pour l’école

La plupart du temps pour réviser, faire ces exercices… elle utilisait son iPad et parfois l’un des portables pour finaliser des mises en page ! Cependant, même dans ce cas, elle effectuait la saisie principalement sur la tablette.

Ce n’est qu’en fin d’année scolaire que nous avons pris également conscience d’un problème… Enfin, de ce qui, pour nous, était un problème. Évidemment, elle se sert de sa tablette pour d’autres choses que faire ses devoirs. Facebook a une place de choix, ainsi que Pinterest 😉 Et, parfois, ce fut le cas lors des révisions du brevet, nous avons l’impression qu’elle « joue » alors qu’elle révise ou travaille… L’attitude devant la tablette est la même… C’est à nous parents à vérifier son activité réelle ou passée (un tour dans les dernières applications utilisées est un bon moyen de vérifier les dires 🙂

Aussi, nous parents devons-nous adapter à cette nouvelle forme de travail !

La tablette est donc devenu pour elle un outil indispensable au quotidien. Il y a fort à parier que l’iPad deviendra son instrument de travail exclusivement dans l’avenir car elle vient de recevoir un smartphone ! Une partie des activités de l’iPad transitera désormais sur le téléphone et il y a fort à parier que ce sera principalement toutes ses activités ludiques, récréatives…

De la dyslexie au collège

Peu avant d’établir le PPS (Plan Personnalisé de scolarisation), ma fille qui semblait avoir des problèmes pour expliquer ce qu’était sa dyslexie et ses différences par rapport aux autres élèves, avait fait la demande auprès de son professeur principal pour qu’il explique ce qu’était la dyslexie, ce que cela impliquait au sein des enseignements… lors d’une séance de vie de classe !

En préparant le PPS, l’enseignant en question alors que nous évoquions le problème nous a dit son embarras car il ne savait pas exactement ce qu’était la dyslexie, ce qu’il fallait mettre en place pour aider ce type d’élèves… Et c’est là que nous nous sommes aperçus que la plupart des enseignants ne connaissaient pas cette perturbation !

C’était d’ailleurs flagrant avec les enseignants de langues vivantes… Allez faire apprendre par cœur, orthographe y compris la liste des verbes irréguliers d’anglais à un dyslexique, dysorthographique qui plus est ! Impossible comme on le fait avec d’autres élèves ! Nous avons dû intervenir auprès des enseignants pour leur signaler l’incapacité de notre fille à le faire !

La présentation en classe n’a jamais eu lieu (Yseult assume très bien sa dyslexie et aurait facilement supporté cette présentation), mais c’est plutôt son environnement scolaire et extrascolaire qui s’est renvoyé la balle entre son orthophoniste, l’infirmière du collège…

S’il semble que le sujet a été évoqué au niveau des enseignants du collège, la présentation plus importante a été reportée à la prochaine année scolaire ! À voir pour les prochains élèves atteint de dyslexie dans l’établissement…

Le brevet et la dyslexie : 1er peine, dispositions particulières

En parallèle à la mise en place du PPS, nous avons demandé un aménagement de l’examen comme il est possible de le faire pour les candidats handicapés (la dyslexie est considérée comme un handicap. Au passage, certains élèves ne doivent pas très bien le vivre !).

Donc, pendant l’année scolaire, et c’est repris dans le PPS, comme l’année de 3e est « orientée » vers le brevet, Yseult, utilisait son iPad, c’est entraîné à la dictée fautive et bénéficiait d’un tiers-temps pour les épreuves ! Comme nous (les parents) connaissons les retards de certaines Académies (on va dire cela comme ça) pour l’aménagement de l’examen, nous avions demandé qu’elle puisse bénéficier d’un ordinateur ou mieux d’un iPad (sachant que cette dernière solution était bien improbable !).

Pour tous cela paraissait une évidence… mais visiblement pas pour l’Académie de Lille qui, par un courrier du 7 juin, nous annonce que notre enfant bénéficiera de la dictée fautive et du tiers-temps… mais pas d’ordinateur, ni d’iPad ! Aucune explication n’est fournie aussi bien auprès de nous, malgré nos appels téléphoniques que de la Principale du collège ! On ne sait pas pourquoi !

Le recours peut se faire dans un délai de 2 mois ! L’examen à la réception du courrier était moins de 15 jours plus tard !

Bref, Yseult ira passer ses épreuves avec un crayon, une calculatrice qu’elle n’a jamais utilisée de l’année…

Pendant l’examen, il semble aux échos recueillis que ce genre de décisions était assez général au niveau des dyslexiques de l’Académie… (Une note de service en provenance de l’Académie avait d’ailleurs demandé établissement de réduire le nombre d’aides pour les élèves handicapés. Ils sont peut-être trop nombreux dans le Nord ?) Ainsi, certains élèves n’ont pas bénéficié de la dictée fautive alors qu’ils l’avaient pratiqué toute l’année ou d’un tiers-temps !

Le brevet et la dyslexie : 2e peine, le soin et l’orthographe

Vous ne le savez peut-être pas, mais, le soin et l’orthographe sont comptabilisés dans les épreuves (c’est ce que nous en avons déduit lors des brevets blancs, à la lecture des copies). Quelques points par copie !

Vous avez déjà vu le soin d’une copie à la main d’un élève dyslexique ? Avec le stress de l’examen en supplément !Bref, ce sont quelques points qu’ils sont assurés de perdre car par exemple dyslexique et dysorthographique ne font pas bon ménage avec l’orthographe !

J’en profite également pour râler sur les examens blancs… Nous avons réagi comme tout parent le ferait lorsque notre fille nous a apporté ses résultats de brevet blanc. Elle avait échoué à quelques points ! Nous savions également que c’était sans la décision du jury…

Par contre, il faut savoir qu’il est parfois tenu compte lors du conseil de classe de ce résultat aux épreuves à blanc… pour l’orientation des jeunes ! A eut ou n’a pas eut son examen à blanc, sans se soucier justement de l’écart…

À la relecture des documents après l’épreuve finale, nous avons relativisé notre réaction… La note de stage et celle de l’épreuve d’histoire de l’art ne sont pas intégrées dans ce résultat… donc, notre fille avec ses notes avait réussi l’épreuve ! Pas facile pour les parents de reconnaître leur erreur de jugement sur l’instant, surtout si on est dans une dynamique de valorisation (et non de toujours montrer les erreurs !)

Le brevet et la dyslexie : 3e peine, le livret personnel de compétence

L’étape importante de la 3e, chacun le sait… est de clôturer un cycle ! Le brevet est important pour certains (mais que représente t-il aujourd’hui ?) Toutefois, il est toujours gênant pour les jeunes de ne pas l’avoir, j’ai l’impression qu’ils sont ainsi dévalorisés !

Bien sûr, le brevet n’est plus ce qu’il était à l’époque où moi je l’ai passé ! Maintenant, y’a le contrôle continue, le stage, l’épreuve d’art plastique… et l’obtention de certains certificats (l’informatique m’amuse doucement…). Dans ces documents nécessaires à l’obtention du brevet, il y a l’indispensable livret personnel de compétences ! Je n’ai rien contre ce livret de compétences à condition que l’égalité des chances soit respectée et qu’il soit rempli de façon réaliste !

Comment évaluer et valider les acquis d’un élève dyslexique notamment pour la maîtrise de la langue française (Reproduire un document sans erreur et avec une présentation adaptée, Écrire lisiblement un texte, spontanément ou sous la dictée, en respectant l’orthographe et la grammaire, Rédiger un texte bref, cohérent et ponctué, en réponse à une question ou à partir de consignes données, Utiliser ses capacités de raisonnement, ses connaissances sur la langue, savoir faire appel à des outils variés pour améliorer son texte) ou pour la pratique d’une langue étrangère (Copier, écrire sous la dictée, Renseigner un questionnaire, Écrire un message simple, Rendre compte de faits, Écrire un court récit, une description) comme vous pouvez le constater en téléchargeant le livret en pdf !

Pour la qualité des jugements, je m’explique difficilement que notre fille n’ait pas obtenu sont item : Fonctionnement et rôle de différents médias ! D’autant plus surprenant quand on connaît leur relation aux différents médias : presse écrite, TV, radio, internet… qu’elle côtoie certainement plus que les enseignants qui ont jugé cela !

Bref, nous avions bien compris depuis longtemps qu’il serait impossible à notre fille d’obtenir ce livret de compétences et nous l’avons donc préparé à cet échec !

De plus, tout au long de l’année, on nous a répété et c’est d’ailleurs ce qui est inscrit partout sur la toile, site officiel ou non, que sans ce livret de compétences, il était impossible d’obtenir son brevet ! Donc, nous nous sommes exécutés dans notre tâche de parents de prévenir notre enfant qu’elle risquait à coup sûr l’échec. À tel point que nous avons refusé l’affichage du résultat, couru pour nous d’avance, dans les listes diffusées sur le net !

Et bien non, je vous rassure parents et collégiens dyslexique, vous pouvez obtenir votre brevet des collèges sans la validation du carnet du livret personnel de compétences, nous en avons une preuve vivante, notre fille…

Yseult malgré les obstacles a obtenu son brevet… toutes nos félicitations 😉 Cela mérite bien que vous alliez faire un tour sur son Pinterest(oui, elle possède déjà plus de 130 followers gagnés principalement grâce à son board sur les ongles vernis : vernis dans tout ces états ! 😉

Ce n’est pas à cause de sa dyslexie… mais de ses problèmes de santé en cours d’année que nous l’avons orienté vers une 2e passerelle. Ce type de seconde reconnue par l’Éducation Nationale n’existe que dans les écoles privées ! Allez savoir pourquoi ! Encore un mystère de l’Éducation Nationale.

Je sens les demandes de renseignement sur cette voie… La seconde passerelle est une classe de seconde destinée aux élèves n’ayant pas atteint le niveau nécessaire pour passer en seconde générale, mais recommandé par les chefs d’établissement d’où ils viennent. Elle habitue les élèves au lycée (plus d’arts plastiques, ni de musique, etc.). Il n’y a pas de programme défini. Les professeurs s’adaptent à la classe en effectif réduit.C’est une sorte de mixte entre une remise à niveau et une seconde générale. Il semble d’ailleurs y avoir des possibilités d’intégrer directement en classe de 1e !

Université et monde pro : mauvaise idée d'adosser les formations au laboratoire de recherche

Je suis libre maintenant de parler comme je l’entends de l’université… puisque mon contrat de Past (Maître de conf. associé) n’est pas renouvelé à l’UFR Idist. Ne voyez pas une vengeance quelconque dans ce texte, je cherche juste à faire un état des lieux et enfin, dire librement de ce que j’ai vécu cette décennie ! j’en ai des choses à dire… 10 ans de retard, vous imaginez !

Je ferais donc cet état des lieux en 4 étapes, 4 billets… que je publie pendant ces 2 jours :

Comme PAST, lors de mon premier contrat, on m’a indiqué que je devais signer un papier comme quoi j’appartenais à un laboratoire de recherche. Et l’on s’est empressé de me dire que c’était une simple formalité et que cela ne m’engageait en rien ! Ok, bon, ben, je signe où alors !

Au final, je n’ai après 9 ans de contrat jamais mis les pieds dans ce laboratoire. C’est à peine si je sais où il se trouve ! Toutefois, j’ai réussi l’exploit de publier un article scientifique (je ne m’étendrais pas sur la question… Mais là aussi il y a certainement des choses à dire) où mon nom est associé à ce labo 🙂

Et puis, des publications et des conférences, en faisant un tour sur Eric-Delcroix.com, il commence à y’en avoir un paquet… Je vous laisse démêler ce qui peut être considéré comme travail universitaire de ce qui ne l’est pas ! Je n’ai jamais compris la différence, hormis que très souvent, les revues dites Universitaires n’ont pas de diffusion, les autres, oui ! On retrouve les conférences librement sur le net, mais on achète les annales des conférences universitaires… J’exagère à peine.

Bref, j’étais dans un labo sans y être. D’ailleurs ce n’est que quelques années après mon recrutement que j’ai compris que j’étais passé par un « jury » du labo ! Oui, le laboratoire est membre du jury à peu près partout. C’est d’ailleurs lui qui recrute les maîtres de conférence.

Et c’est là que, dans l’aventure, que l’on peut revenir sur la présence ou non de cours sur le web 2.0 et le non enthousiasme pour les réseaux sociaux de notre UFR… Les personnes qui se présentaient pour devenir maître de conférence chez nous pouvaient prendre la direction de la sortie directe si elles étaient pro web 2.0 ! Bien sûr, on me dira que cela ne correspondait pas au profil de poste recherché… Je sais… Mais certaines remarques de postulant me font dire que je ne suis peut-être pas complètement dans le faux, y compris si elle correspondait au profil du poste !

Surtout, le problème de ces laboratoires, ce sont les mandarins à la peau dure… On comprend qu’ils ne veulent pas que les médias sociaux pénètrent d’un poil dans leur univers. Leur pouvoir serait certainement remis en cause dans les minutes qui suivent ! L’effet mandarin va beaucoup plus loin, puisqu’il influe également les enseignements… Il faut plaire au mandarin, avoir un discours qui va dans son sens… Je ne vise personne en particulier ne sachant pas qui dirige officiellement ce laboratoire auquel j’appartenais !

Et puis, lors des conseils d’UFR… Y’a les querelles entre les chiffres. En effet, chaque « club » à son chiffre… Par exemple, le domaine des Sciences de l’information et de la communication (SIC) c’est la 71e section. La 27e pour l’informatique, la 19e pour les sociologues… Je peux vous dire le débat est âpre… Vive ma section… J’y crois dur comme fer ! Mais les enjeux me dépassent malgré les coups bas et les manipulations des uns contre les autres.

Ce qui m’amusait c’était lorsqu’une affiche était faite à destination d’un chiffre… L’autre fulminait que le sien ne soit pas affiché.

Pour clore sur les laboratoires, j’ai des difficultés à comprendre la suppression des masters Recherche. Au moins, à l’époque, c’était facilement identifiable. On savait que l’on avait les masters recherche d’un côté, les master Pro d’un autre…

Maintenant, avec la disparition du master Recherche, il a été introduit une dose de recherche dans les Master Pro… L’idée en tant que telle n’est certainement pas mauvaise. Seulement, ce que l’on oublie, c’est que ce sont les membres du laboratoire sur lequel est adossé la formation qui établissent les programmes des différents cursus… Ainsi, on se retrouve par exemple avec un Master 1 complètement orienté recherche (alors que la fin du Master 1 ne correspond à aucun diplôme mais est une passerelle nécessaire pour entrer dans le master 2)… sans que cela soit officiellement affiché, et en Master Pro, le but du jeu consiste à faire faire de la recherche au final aux étudiants, et donc à rejoindre le laboratoire (je pense que l’un des critères d’évaluation pas le Ministère des laboratoires doit être le nombre de participants). Le but des master pro n’est pas la formation à des visées professionnelles…

On peut ainsi comprendre que les master Pro soient de moins en moins professionnels. Professionnel et théorie pure ne font pas toujours bon ménage dans les sciences dites « molles » (les sciences humaines) en opposition aux sciences expérimentales, dites « dures ».

Je n’ai mis en avant que les problèmes que pose pour moi cet adossement à la recherche dans le cadre des formations et du statut de Past.

Je ne sais si cela reflète ou pas ce qui se passe dans l’université Française… À vous de me le dire, sans corporatisme, s’il vous plait 😉 Ceci n’est que le regard que je porte sur l’UFR dans lequel j’étais…

Retrouvez les autres parties de ce billet :

Université et monde pro : La désignation des enseignants et le choix des partenaires

Je suis libre maintenant de parler comme je l’entends de l’université… puisque mon contrat de Past (Maître de conf. associé) n’est pas renouvelé à l’UFR Idist. Ne voyez pas une vengeance quelconque dans ce texte, je cherche juste à faire un état des lieux et enfin, dire librement de ce que j’ai vécu cette décennie ! j’en ai des choses à dire… 10 ans de retard, vous imaginez !

Je ferais donc cet état des lieux en 4 étapes, 4 billets… que je publie pendant ces 2 jours :

J’ai dit plus avant que, comme partout, le copain du copain est roi… Moi-même, j’ai fait intervenir des personnes de mon entourage… Je l’avoue sans complexe. Je pense qu’ils correspondaient à la situation et aux besoins donnés… et qu’il y avait pénurie de compétences dans ce domaine dans la maison

Est ce le cas pour toutes les personnes « recrutées », j’en suis moins certains !

Prenons un exemple… Vous le savez peut-être je possède une certification Adobe Illustrator. Et bien, pour l’une des formations de l’UFR, on ne m’a même pas proposé le cours d’Illustrator alors que j’intervenais dans la formation. Plus exactement on m’a retiré le cours ! La raison, une des personnes qui « dirigeait » cette formation connaissait une amie « super graphiste » qui pouvait tout faire de chez Adobe.

Ce qui me rassure sur mes compétences, c’est que cette même personne toute fière m’annonce le nouveau partenariat que va signer l’UFR avec une société locale. À l’annonce du nom, j’ai manqué de tomber à la renverse… C’est l’une des entreprises que je déconseille aux étudiants pour leur stage et l’UFR devient partenaire. Ce qui m’a fait sourire, c’est la réaction des étudiants à qui l’on dit d’aller faire leur stage dans cette entreprise. Ils me racontaient que naturellement il avait effectué une recherche sur l’e-réputation de l’entreprise avant de postuler… et aux vues des nombreux bad buzz sur l’entreprise, ils n’ont même pas contacté l’entreprise. Je les comprends… Le choix m’a été justifié par un «Ils font des choses intéressantes !». Gloups !

Il faut, à la décharge de cette personne, reconnaître qu’elle n’est pas dans le milieu d’Internet ni des SIC… D’aucune manière ! Mais, elle a un pouvoir de décision.

Après, il y a le cas des PAST… Le cas des castes devrais-je dire ! Oui, si vous ne le savez pas, à l’université, on mélange rarement torchons et serviettes. Donc, il y a les professeurs d’université, les maîtres de conf, les ATER, les PAST, les PRCE… ça en fait des catégories et surtout que chacun reste à sa place.

Je me souviens de discussion autour d’une personne qui pour des problèmes de statuts demandait à devenir PAST. Au lieu d’expliquer simplement que c’était impossible visiblement en fonction justement de son statut de l’époque, j’ai entendu dire : «Mais attend, il faut que chacun reste à sa place… J’crois rêver… C’est du n’importe quoi ! Il n’a pas le niveau pour être PAST» (sic). Je peux vous dire qu’au vu les responsabilités et les compétences de cet ingénieur, elle a largement le niveau, pire, elle est certainement meilleure que pas mal de maître de conférence sur des thématiques communes !

Donc, le principal rôle du PAST est d’apporter une caution à la mention Pro des licences et des Masters. Alors, je ne vous raconte pas la guerre entre les responsables lorsque des postes de PAST sont mis au mouvement ! En plus, la tradition voudrait que l’on choisisse la personne et que l’on établisse le profil du PAST recherché en fonction de cette personne. Les dés sont donc parfois pipés lors de l’annonce de ces postes…

Dommage, car le contrat PAST est intéressant, financièrement parlant. Les vacataires vont se tirer les cheveux, je le sens ! Pour 96 h de cours par mois, mon salaire mensuel net pour chaque mois de l’année était de 1 270 €.  Il est possible de doubler ce nombre d’heures. Dans ce cas, à Noël, vous recevez les heures supplémentaires 😉 On comprend que beaucoup de personnes sont à la recherche de tels postes…

Juste une remarque… Quand je dis 96 h, ce n’est pas 96 h de cours effectives… Par exemple, le « suivi » d’un étudiant en stage, c’est 3 h… Vous pouvez obtenir des décharges pour telle ou telle chose (par exemple, ma fonction de community manager) et 1 h de cours compte selon les endroits parfois pour 2 h !

Autres rôles du PAST, enfin c’est ce qui devrait être, le PAST doit apporter son côté pro, ses relations professionnelles, des partenariats… Mais il faut savoir, que le bruit courait dans l’UFR que j’organisais, pour mon plaisir très certainement, des conférences volontairement pour que les étudiants n’aillent pas en cours ! Il faut dire que l’électron libre (ce ne serait pas un surnom que l’on m’avait également donné ?) que je suis, préférais organiser seul dans son coin ses conférences, sans mêler les autres enseignants car nous n’aurions pas fait beaucoup de conférences avec Blog en Nord et dans l’esprit Blog en Nord !

Je me rappelle d’un projet en partenariat avec une autre université Lilloise. Nous avions prévu que la conférence que nous envisagions devait se tenir dans les 2-3 mois qui suivaient… La réponse cinglante a été : «Il faut au moins un an pour préparer cela». L’exception a été le Web Master Week et les premières rencontres Idemmatic (Je ne pense pas que les actuels étudiants d’Idemm sachent que le site existe et j’informe, car il me semble que beaucoup d’enseignants ne le savent toujours pas, la journée Idemmatic est devenu les journées du contenu web et n’ont plus de lien avec l’UFR !

C’est du même tabac lorsque j’entends dire que l’on ne peut pas ouvrir un nouveau master car, on passe à la possibilité d’alternance  pour un autre master ! C’est le genre de choses qui me font bondir !

J’ai l’impression que pour beaucoup d’enseignants, il ne faudrait pas qu’ils se retrouvent en entreprise… Ils auraient du mal à suivre le rythme !

Question rythme, le sujet de l’organisation de stage de formations continue était à l’ordre du jour à une époque ! Et je me souviens de l’une des justifications sur la manière d’organiser la formation continue. Il s’agissait d’une formation pour apprendre à digitaliser des documents ! De mon côté, je propose des formations au scanner d’une journée maximale ! Le personnel encadrants (des enseignants) avec lequel j’étais voulait proposer des formations continues d’une semaine ! C’est qu’il y a de la réflexion à avoir autour du document à digitaliser pour la secrétaire… Je n’en disconviens pas… mais, cela me semble un tantinet inadapté au monde de l’entreprise.

Si vous avez le malheur de faire une remarque, on vous dit aussitôt : «Mais, nous ne sommes pas une école d’application !» Sous entendu, ici on réfléchit, les autres non. Pour exemple, l’École Supérieur de Journalisme est une école d’application… 🙂

Réfléchir, on réfléchit beaucoup pour sûr à l’université, car chaque formation est adossé à un laboratoire… et les PAST sont rattachés à un laboratoire de recherche ! Ce sera l’objet de mon dernier billet sur le sujet.

Je ne sais si cela reflète ou pas ce qui se passe dans l’université Française… À vous de me le dire, sans corporatisme, s’il vous plait 😉 Ceci n’est que le regard que je porte sur l’UFR dans lequel j’étais…

Université et monde pro : des cursus et des programmes selon les enseignants qui dirigent la mention

Je suis libre maintenant de parler comme je l’entends de l’université… puisque mon contrat de Past n’est pas renouvelé. Ne voyez pas une vengeance quelconque dans ce texte, je cherche juste à faire un état des lieux et enfin, dire librement de ce que j’ai vécu cette décennie ! j’en ai des choses à dire… 10 ans de retard, vous imaginez !

Je ferais donc cet état des lieux en 4 étapes, 4 billets… que je publie pendant ces 2 jours :

Les enseignants boudeurs de l’épisode précédent m’ont reparlé le jour où j’ai eu le titre officiel de community manager de l’UFR… Ils avaient parfois besoin de moi pour leur communication ! Il faut dire qu’entre temps, j’avais été viré de mon poste de responsable du Master IDEMM… L’explication était simple. Un PAST donc un professionnel ne peut pas être responsable d’un Master 🙂 Enfin, cela a varié dans le temps… Quand cela arrangeait l’UFR c’était possible, que cela ne lui convînt plus… ce n’est pas possible ! Un mystère de l’université de plus !

Bref, après quelques années comme seul responsable du master, on m’a ajouté un maître de conf. (enfin quelqu’un du sérail) qui selon les termes du courrier que j’ai toujours en trace devait être «une simple potiche ! » La potiche n’a pas dû aimer… et dès l’année en cours a voulu prendre les rênes du master… Évidemment, j’ai mis en jeu ma responsabilité… Réunion avec la direction de l’époque… Elle choisit de me débarquer… Je n’ai retenu qu’une seule phrase de cet entretien… Car pour moi cela indiquait bien l’état d’esprit de l’UFR : ‘ Tu peux parler du web-2.0 mais tu dois en expliquer surtout les limites et les contraintes… !» Autrement dit, car c’est cette formulation qui était sous-entendue : «Tu peux parler en mal du web 2.0 et des réseaux sociaux, mais surtout tu ne dois pas les utiliser en cours !» (Difficile selon mon point de vue pour un cursus entre autre qui conduit au community management ! Notre Dieu Moodle est là (au passage, la fac n’est toujours pas passée au dernier Moodle car il y a trop de bogues… selon moi, car il est trop ouvert !)

C’était amusant navrant d’assister à la pré-rentrée suivante du master IDEMM lorsque l’on a dit aux étudiants : «La communication officielle pour ce qui concerne le master se fera sur le tableau en bois à côté du bureau des secrétaires !» J’ai vu l’ensemble de la classe se tourner vers moi avec un regard d’incompréhension ! C’était un master qui était vendu pour devenir Community manager…

Au lieu de cela, nous nous dirigions vers ce qu’était l’ancien DESS à mon arrivée à l’université, il y a 10 ans… Un mélange entre le webmaster avec une couche de e-learning (version, je fais des sites clos et propriétaires) et une formation au référencement, au web analytics et de retour depuis l’an dernier à l’écriture web (toutefois, les cours de marketing, d’initiation au référencement… ont disparu du master 1). C’est vrai, la raison d’être du master est depuis toujours la médiatisation des contenus ! Médiatisez, médiatisez dans le web 1 surtout… 🙂

Phénomène bizarre, ce master découle de ce qui s’appelle le quadriennal. Voici ce qu’en dit par exemple l’université de Lorraine : «Minutieusement préparé et négocié depuis des mois, le nouveau contrat quadriennal liant l’université Paul Verlaine-Metz et le ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche…» donc, vous comprenez bien que ce document est un document officiel qui concerne les enseignements. Effectivement, au vue du nombre de réunions, il est minutieusement préparé et négocié ! J’ai participé à la rédaction du quadriennal pour l’UFR Idist, plus particulièrement du Master Idemm. Et comme je l’ai déjà mentionné, j’avais orienté le master vers la communication on-line ayant pressenti l’arrivée et l’importance des appareils mobiles.

À ce sujet, je m’étais permis d’objecter que nous n’avions pas en Master 1 et en master 2 le moindre espace pour parler de l’arrivée de la mobilité ! On m’avait répondu que ce n’était pas grave, qu’on réussirait bien à l’intégrer dans d’autres cours ! Depuis, je n’ai pas eu connaissance sur l’ensemble de l’UFR au niveau Master de cours qui évoquaient de près ou de loin la mobilité ! Curieux, non… La mobilité n’est toujours pas de mise… Allez lire le livre de Luke Wroblewski : Mobile first !

En résumé, on s’est assis sur le quadriennal… Les intitulés sont suffisamment flous pour y mettre ce que l’on veut dedans ! Je le vois bien avec ce qu’est devenu à ma grande tristesse le master Idemm. Comme quoi, en fonction de qui dirige une mention, un UFR… Tout peut changer !

Concernant le contenu de ces intitulés, je vous rassure, ils sont assurés en fonction des enseignants qui sont disponibles dans la structure… et aussi, selon le copain du copain… Enfin, enseigné, il faudrait parfois qu’on nous explique clairement ce que l’on attend de nous, du type de formation que l’on doit donner, du thème précis… et que l’on ne se retrouve pas à 4 enseignants voulant expliquer la même chose pendant plusieurs heures devant les étudiants…

Mais réfléchir à ce qui est important dans un cursus, c’est un sujet que l’on aime bien à l’UFR… Une mémorable réunion d’une journée, repas inclus dans la salle pour gagner du temps concernait la refonte du contenu du Master 1. Je peux vous dire que pour une fois on avait bien bossé… Il y avait un résultat mais cette journée a duré 1/4 h de trop. J’ai été stupéfait… J’ai vu les enseignants commencer à regarder le nombre d’heures qu’ils avaient, ce qui avait disparu… et ope, celui-ci fait rechanger cela, cet autre indique qu’il manque tel cours… Au final, vous savez quoi ? Nous sommes ressorti avec le même programme à proposer que les années précédentes, donc avec les mêmes erreurs, les mêmes manques qui nous avaient fait réunir ! À croire que certains enseignants délivrent le même cours chaque année (une raison pour laquelle il ne fait pas parler du web 2 ? Une raison du refus de faire de la formation à distance, de mettre les cours en lignes… Allez savoir ! Ce n’est pas la seule, j’en connais d’autres 😉

La transition est toute faite avec l’une des dernières réunions à laquelle je participais sur l’avenir du l’UFR à moyen terme (4-5 ans). Bizarre, les enseignants n’ont pas de vision à cette échelle, seuls les problèmes immédiats les intéressent et encore, leur petit problème. Parmi eux, j’ai eu le malheur en donnant une réponse de parler d’enregistrer en vidéo les cours ! J’aurais pas dû, c’était un scandale, c’est inimaginable !

Je ne sais si cela reflète ou pas ce qui se passe dans l’université Française… À vous de me le dire, sans corporatisme, s’il vous plait 😉 Ceci n’est que le regard que je porte sur l’UFR dans lequel j’étais…

Retrouvez les autres parties de ce billet :

Université et monde pro : des enseignants bloqués dans leur théorie, en marge de la réalité

Je suis libre maintenant de parler comme je l’entends de l’université… puisque mon contrat de Past (Maître de conf. associé) n’est pas renouvelé à l’UFR Idist. Ne voyez pas une vengeance quelconque dans ce texte, je cherche juste à faire un état des lieux et enfin, dire librement de ce que j’ai vécu cette décennie ! j’en ai des choses à dire… 10 ans de retard, vous imaginez !

Je ferais donc cet état des lieux en 4 étapes, 4 billets… que je publie pendant ces 2 jours :

J’en profite également pour vous signaler que je ne suis plus responsable des contenus et de la tenue de la présence dans les médias sociaux de l’UFR Idist, qui j’ai appris n’aurait visiblement plus de communication 2.0 à la rentrée !

Avant que je ne continue, il est bon de savoir que depuis l’origine de ce blog, le seul article que j’ai retiré de la circulation est un billet sur la fac. C’était à la demande du directeur de l’UFR de l’époque ! Sur les 1 831 billets de ce blog, on m’a demandé d’en retirer un seul ! Il parlait de l’UFR… et de mon souvenir, rien de transcendantal que personne ne sache déjà ! Mais, pour leur image de marque, cela ne le faisait pas…

Les enseignants bloqués dans leur théorie, en marge de la réalité

Ce devait être peu après que l’on se soit un peu moqué de moi lors d’une réunion parce que je maintenais ce blog… J’avais soi-disant du temps à perdre ! Ne cherchez pas les blogs des enseignants de l’UFR, j’ai l’impression qu’ils sont inexistants encore aujourd’hui. Les principes archaïques fonctionnent bien mieux certainement !

D’ailleurs, j’avais noté à l’époque des «débuts» des blogs la méconnaissance des enseignants (ce devait être vers 2006-2007) car lors d’une nouvelle réunion… (On aime bien les réunions à la fac !) un professeur (j’utilise le terme professeur pour ne pas distingué entre maître de conf., professeurs d’université, ATER… et aussi le terme enseignant pour ne pas indiquer le sexe de la personne), sur de son fait, m’avait expliqué que pour la publicité, c’était simple… Il suffisait de contacter les bloggers influents de l’époque et de leur dire : «parler de ceci ! » et hop, comme par enchantement…Le blogger bien gentiment relayait l’information pour les beaux yeux de l’université.

Pas de chance, cet enseignant « très important » et très sûr de lui dans cette UFR ne c’est pas arrêté en si bon chemin… Ce chercheur en SIC (Science de l’Information et de la Communication) les a cumulés. Quelques exemples : «Pour référencer un site internet et le faire monter dans Google, c’est simple, il suffit de mettre des mots en blanc sur le fond blanc» — c’était en 2006… et cela faisait quelques années que Google n’acceptait évidemment plus cette pratique ! Lors d’une soutenance d’un étudiant… j’ai dû lui montrer que l’annuaire Google avait disparu… Je passe d’autres exemples… Je ne les ai pas tous notés ! C’est ce « type » de personnes qui juge le travail de création de site ou autre en liaison avec la veille ou le référencement des étudiants lors des soutenances.

Bon, un autre maintenant, tout aussi important… qui découvre voici 3 ans si ma mémoire est bonne que le référencement est un vrai métier. Texto : «que cela ne consiste pas seulement à mettre des mots-clefs dans les métas !» Gag… Si vous saviez qui c’est, son domaine de compétence et son influence ! je pourrais vous en raconter beaucoup plus sur lui, seulement, on risquerait de l’identifier trop facilement !

Autre exemple… On explique aux étudiants que pour trouver les images, il n’y a pas d’autres solutions que le texte qui l’accompagne ou l’environne… C’était vrai, il y a quelques années. Surprenant, lorsque l’on sait un peu ce qui se passe dans le domaine de la reconnaissance faciale ou des dernières possibilités de recherches au sein de Google Image. Est-ce évoqué par quelqu’un en cours ?Peut-être un autre Past ?

Allez une dernière pour la fin… Lors du conseil d’UFR de la dernière rentrée, alors que depuis l’élaboration du quadriennal en cours et même avant je parlais d’orientation vers la communication on-line… (donc, on va dire 4 ans), un enseignant prend la parole en disant : «il serait temps que l’on forme des Community Manager à l’UFR !» Non, non… Il ne venait pas de débarquer… C’est une pure souche 🙂 Là encore si vous saviez qui c’était… La surprise serait de taille. Il faut dire qu’entre temps, je n’étais plus responsable du master IDEMM… qui sous ma responsabilité formait à l’écriture web, au référencement et au community management… et que j’aurais fait évoluer ver la fonction de strategic community manager (normal me semble t-il pour des bac +5). Mais rassurez vous, ils n’ont plus de cours en master qui évoque le web 2 ou alors de si loin ! Et puis, pourquoi former au community management puisque l’UFR le raye de sa communication !

D’ailleurs, les « connaissances » parfois des enseignants font fuir les élèves… J’ai l’exemple en tête, d’une personne qui a quitté en Master 1 trouvant trop important l’écart entre le monde réel et les théories d’un temps passé qu’on lui enseignait, sans esprit d’ouverture sur le monde actuel. Évidemment, cet ex-étudiant n’est pas « n’importe qui » dans le monde d’Internet actuel. Il se reconnaîtra 😉 Le souvenir me revient également de jugements par des enseignants sur l’un des auteurs du « The social network mosaic » et donc l’un des fondateurs d’Hobbynote, une des rares agences Française accréditées du label Facebook Preferred Marketing Developer (PMD) ! Passons le sujet !

Je ne vous ai jamais « tout » raconté concernant mon cours fait avec Twitter. Si je pouvais tout vous dire… Mais résumons ce qui apparaît pour moi l’essentiel… Vers la fin du semestre, j’ai dû prévenir que la presse risquait de passer… Branle-bas de combat… Je suis convoqué par des « supérieurs » car ce n’était pas le cours que je devais donner, ce qui était prévu (en réalité, je faisais ce même cours depuis 3 ans… mais sans Twitter !), on m’explique gentiment que pour apprendre Twitter, une séance de 2 h suffit… Pourquoi l’utiliser à chaque cours. Le pompon c’est quand ces enseignants bien intentionnés ont indiqué aux étudiants que leur identité numérique allait être mise en cause ! La plupart des étudiants ne sont pas venus en cours le jour que les journalistes venaient (j’ai décommandé également certains médias ayant eu mèche du « complot »…) ou pour ceux qui étaient présents ils refusaient d’être filmé !

Je crois que c’est à partir de ce moment-là que certains enseignants ne me disaient même plus bonjour quand je les croisais dans les couloirs !

Je ne sais si cela reflète ou pas ce qui se passe dans l’université Française… À vous de me le dire, sans corporatisme, s’il vous plait 😉 Ceci n’est que le regard que je porte sur l’UFR dans lequel j’étais…

Retrouvez les autres parties de ce billet :

la génération Y has been, la génération Z arrive…

J’ai toujours plaint les personnes de la génération Y, ceux que l’on a surnommés à tort les digitals natives… Coincés entre les vieux à la culture Print et leurs petits frères et sœurs de la génération Z aussi appelée génération C (Communication, Collaboration, Connexion et Création), les 18-35 ans n’ont vraiment pas de chance ! Par contre, les suivants…

C’est foutu pour la génération Y

En effet, la génération Y est la génération perdue qui était nécessaire à l’épanouissement du web auquel nous aspirons pour certains, auquel inéluctablement nous nous dirigeons qu’on le veuille ou non.

Ce n’est pas aujourd’hui que je fais cette remarque… Nous l’avions déjà évoqué avec d’autres spécialistes du Web 2 voici quelques années.

En effet, leur premier problème est d’être des défricheurs… Personne avant eu n’avait la possibilité de communiquer de la manière que l’on connaît sur le net, d’avoir une vie sociale sur la toile… L’apprentissage a été rude. D’ailleurs, le terme d’identité numérique, d’e-reputation, de personal branding est né avec eux. Ce n’est pas un hasard !

Certains se disaient qu’ils avaient des facilités par rapport aux adultes… car ils étaient nés en même temps qu’internet ! Cela a toujours été pour moi une erreur. On confondait trop souvent leur connaissance (chatter, jouer et savoir écrire un mail ou un texte simple) avec la connaissance d’Internet. Même chercher une information de qualité, je ne suis pas certain que tous sachent le faire ou prendre le recul nécessaire vis-à-vis des réseaux…

Autre souci rencontré : les vieux en face d’eux. Vous savez les freins à l’évolution, ceux qui ne comprennent rien au net, aux évolutions d’Internet, à l’arrivée des réseaux et médias sociaux, ceux qui ont la culture papier et de la rencontre en face à face dans la vraie vie…

Les cadres et dirigeants des entreprises d’aujourd’hui sont encore de ces générations passées ! Pas facile de leur faire comprendre que la société évolue (vite, très vite, trop vite…) et donc, on se retrouve face à des incompréhensions entre ces générations d’internautes qui se répercutent aussi bien dans les façons d’enseigner que dans le cadre des entreprises.

Même si je ne fais pas partie de cette génération Y, mais plutôt des vieux, j’ai toujours connu cette dichotomie (faudrait un jour trouvez un terme pour désigner les vieux de la génération  X et même pour les Y qui partagent les visions et les usages de la génération Z ;-).

Par exemple au début de ce blog, des enseignants à l’université s’étaient gentiment moqués de moi en me demandant si j’avais du temps à perdre ! Ne les cherchez pas sur le net, ils n’y sont toujours pas ou si peu, et dans ce dernier cas, d’une manière inadéquate car ils vivent souvent dans un monde qui a plus de 10 ans de retard.

Bref, pour les 18-35 ans, la vie n’est pas rose tous les jours… dans ce monde qui se refuse à eux !

Pourtant, ils essayent par petites touches de se positionner ici ou là dans ce monde du numérique, dans ce monde moderne autour de la vitesse, de la vitalité, du réseautage… mais, car j’y ajoute un mais, ils s’y prennent comme des pieds (excusez l’expression 🙂

Un exemple. Certains d’entre eux râlent, à juste titre ou non, sur les influenceurs, sur l’impossibilité de les déloger. Ils voudraient être calife à la place du calife… mais se sont de véritables Iznogoud ! Ils en sont incapables.

Leur principale incapacité est certainement celle de l’imagination. Ils copient ce que font leurs prédécesseurs qui ont et qui continueront d’avoir ainsi constamment une longueur d’avance. Pas la peine de revendiquer tel ou tel nom qui a réussi. Des exceptions existent… elles sont rares !

La révolution de la génération Z
la génération Z - infogaphie
génération Z ou génération C

La génération Z ou C, ce sont les jeunes qui naissent en ce moment jusqu’au ceux qui sortent du collège actuellement ! Et là, ça va déménager lorsqu’ils vont arriver sur le marché de travail !

Déjà à l’école, ils contournent allégrement devoirs et autres « facéties » des enseignants un peu vieux jeu (autrement dit ceux qui ne sont pas connectés) sans que ceux-ci s’en rendent compte toujours très bien !

Je possède 2 spécimens à la maison que je vois fonctionner, ainsi que leurs amis, donc, je parle d’expérience 😉

Mais, au-delà de cela, comme je l’expliquais en 2010 dans un article Vers une évolution du concept de vie privée, cette génération ne croit pas à la carrière et aux études traditionnelles ! Et j’ai bien l’impression que c’est vrai !

De même leur créativité et leur volonté de grandir plus vite, dans le sens d’arriver rapidement à l’âge d’adulte ne sont pas de vains mots !

Est ce un hasard si un phénomène se dévellope aux État-Unis, mais aussi en France, je peux vous l’assurer : ils veulent avoir une activité professionnelle ou créer leur entreprise dès l’adolescence !

Heureusement que les lois Françaises ont pris le devant puisque désormais un jeune de 16 ans peut créer et gérer son entreprise !

Je peux vous dire que dans mon cas je dois freiner des 4 fers pour les faire patienter jusqu’à 16 ans… Et pas une entreprise, mais plusieurs ! Je ne sais pas comment elles vont pouvoir à la fois poursuivre leurs études et s’impliquer dans ce qu’elles ont envie de faire, de créer…

Vous êtes en train de vous dire, pas grave, c’est des élucubrations d’un père…

Et bien, non… car il n’y a pas qu’elles qui ont ce type de projets… J’en connais d’autres qui se positionnent depuis quelques années pour être photographe par exemple !

Bon, je vous entends… vous vous dites… Elles ne possèdent pas la culture nécessaire pour créer, réfléchir à la création d’une entreprise… Elles n’ont rien appris du marketing et des autres sciences nécessaires ! Détrompez vous ! Leurs concepts sont déjà bien au point, leur stratégie marketing ébauchée… Quelque part c’est bluffant à observer…

J’vous livre même le nom d’un de leurs concepts : Cucu-cocone… pour lequel, elles ont déjà demandé à réserver noms de domaines, page Facebook, compte Twitter et même Pinterest !

Bien sûr, si vous êtes un peu vieux… vous vous posez la question : où est l’étude de marché, où sont les stratégies, quel est le modèle économique…

C’est mal connaître les jeunes de la fin de la génération Y et de la génération Z. Venez faire un tour à l’Open Coffee de Lille… Vous n’allez rien comprendre ! Ils réinventent régulièrement le marketing et la création d’entreprise.

Ils viennent tous avec des projets qui semblent leur être tombé dessus par hasard mais qui fonctionnent…

À la différence des personnes plus agées, ils ont une idée, cela leur fait plaisir (j’insiste sur cette notion de plaisir, ils ne travaillent pas pour le fric mais pour se faire plaisir avant tout !), etc. et ils ont envie de la proposer cette idée, ce concept… au plus grand nombre…

C’est presque de l’aussitôt pensé, aussitôt tenté. Alors la monétisation, le modèle économique qui sera choisi, la démarche marketing… on verra plus tard ! Et pourtant, ça marche ! Pire, certain abandonne car cela ne les intéresse plus (là, je n’arrive plus à suivre leur raisonnement… j’suis trop vieux).

Pas mal de monde a été surpris de l’organisation et de la communication par exemple de mes 2 ouailles pour la journée citoyenneté dans les médias sociaux ! L’un de ces éléments était : «mais comment avez-vous fait pour inviter ces personnes (pour mémoire, elles avaient invité Émilie Ogez, Yann Kervarec d’Euratechnologies, Marc Vasseur —Blogueur politique, Bruno du Blog2Roubaix, Charles Bricman, ancien journaliste politique du journal Le Soir ! excusez du peu :-)». Elles ont simplement répondu : «nous les avions dans nos réseaux sociaux !» et c’est vrai 😉

Mais, là encore, avec nos craintes nous ne faisons pas attention à leur manière de fonctionner dans les médias sociaux. Les cercles d’amis ne représentent rien pour elles ! Elles sont en contact avec les personnes qui les intéressent en dehors de leur cercle proche ! (voir l’illustration contact en étoile au travers des cercles de connaissances)

Je ne sais plus si je vous ai déjà raconté dans un précédent billet cette histoire.

Un jour, l’une d’entre elles revient du collège avec un devoir d’histoire de l’art ! Elle découvre que le peintre en question, un vieux monsieur de 80 ans possède un site web. Et la question a été : Pourquoi je ne lui poserai pas les questions qui me sont demandées ! Je crois me souvenir avoir mis un droit de veto.

Mais la situation, c’est représentée avec un autre artiste… et cette fois, elle a envoyé ces réponses pour que l’artiste lui corrige 😉 Vous auriez osez y penser ?

Et puis, l’Internet, les médias sociaux, le numérique… C’est leur univers de chaque jour et au fait des dernières nouveautés ! Je suis souvent surpris du décalage du monde adulte par rapport à ce que font les jeunes sur le net ! Il m’arrive encore d’avoir l’impression que pour certains adultes, le monde Internet des jeunes est le blog 🙁 À peine est-il sur Facebook !

En réalité pour une partie d’entre eux, ils ont déjà investi l’ensemble des médias sociaux selon ce qu’ils ressentent comme besoin !

Je donne d’ailleurs en exemple dans le cadre des conférences sur l’e-reputation le cas de la plus jeune de mes filles.

L’une de ses passions (mais ses passions sont nombreuses et changeantes même si elle revient sur toute régulièrement) donc, qui a pour loisir le tricot, le crochet… Je n’ai pas eu besoin de lui expliquer Pealtrees ! Elle a vu le service sur un ordinateur de la maison, c’est créée un compte, à tout de suite compris l’intérêt et elle fait ses perles plus ou moins régulièrement. Toute fière, elle vient me dire : «t’as vu, y’a encore quelqu’un qui m’a pris mes perles !» Dans un autre domaine, une équipe de Pealtrees lui a demandé de les rejoindre !

Vous savez son âge ? 13 ans… Dans 5 ans, vous imaginez sa présence sur le net ?

Sa sœur n’est pas en reste… On lui demande d’écrire des articles via son compte Twitter ! Et, une fois découvert Pinterest elle y fait un carton avec ses ongles vernis ! Là encore, je n’ai pas eu besoin de lui expliquer beaucoup de choses…

contact en étoile au travers des cercles de connaissances
contact en étoile au travers des cercles de connaissances

Pour ne rien gâcher, ces jeunes de la génération Z ont une approche et un usage d’Internet qui est différent du mien, de celui de la génération Y… Je ne parle même pas des vieux 😉 Ces jeunes trouvent des moyens de fonctionner avec Internet qui sont différents des nôtres… et je suis certains que dans quelques années, eux arriveront à détrôner les influenceurs actuels ! On ne les verra même pas arriver… et pourtant ils seront bien là, présent entrain de prendre la place qui leur est due !

Plus zappeurs que fidèles, plus acteurs à leur manière du Net que simples spectateurs, les services marketing ont du pain sur la planche… (Marketing, la génération Z) car par leur navigation ils en démontent les mécanismes !

Dans l’entreprise, je ne m’inquiètes pas pour eux… La génération Y sera plus ou moins en place, avec des positions hiérarchiques qui permettront aux Z de s’exprimer, de mettre en application leur façon de voir, de travailler… et ils passent haut la main l’examen des 10 compétences-clefs pour l’avenir 🙂

Pour marketer la génération Z, « les entreprises doivent être en veille technologique quant aux nouveaux moyens de communication et s’adapter à cette génération qui évolue rapidement » et comme j’ai l’impression que nous connaissons encore mal cette génération, le prochain Open Coffee de Lille, le 13 juin à partir de 19 h 30 sera consacré à cette génération Z avec comme invité des jeunes et leurs parents qui présenteront ce qu’ils font de « notre » web et répondront à vos questions 😉

Allez, je vous donne un autre exemple qui pourrait faire rougir de jalousie certains… Un « lycéen de 15 ans shooté à l’info, grand dévoreur de presse et passionné de politique. Reporter au cœur du duel entre Mélenchon et Le Pen à Hénin-Beaumont » aux 1750 abonnées. Son compte : @Octave_N

Bref, que du bonheur pour eux…

Pour aller plus loin pour découvrir cette génération Z

et si le prof piégeur d'élèves avait aussi pourri les médias ? — suite 2

Depuis la fin de la semaine dernière et notamment le passage éclair à Europe 1 pour exprimer mon opposition au « prof piégeur », trop occupé à mes activités professionnelles, je me pose à 3 h du mat. C’est parce que je n’ai pas besoin de contacter les deux sociétés mises en cause dans l’article d’origine pour leur demander des informations sur les statistiques de visite et de téléchargement sur les commentaires mis en ligne par notre éminent spécialiste.

Un commentaire dans l’un des deux billets précédents m’informe qu’ils ont publié l’information (sur Oboulo et Oodoc). Aucune consultation de la part des élèves et de quiconque sur les 2 sites :-(.

Donc, contrairement à ce que dit Loys, permettez moi de vous appeler Loys puisque nous avons participé à la même émission, donc contrairement à ce que vous insinuez dans comment j’ai pourri le web, votre 3ème étape a été un échec. Je me gausse (pas mal de connaître ce mot pour quelqu’un qui n’en possède que 300 selon certains commentaires à mon propos) lorsque je lis votre second article : Retour sur un petit maelström médiatique. À vouloir trop en faire parfois on s’y perd. Et, je ne pense pas que les 2 sociétés aient donné cette information à la légère.

En effet, sous votre plume (enfin, j’espère que c’est la vôtre car après tout, pourquoi ne seriez-vous pas plusieurs à avoir orchestré cette communication d’envergure suite à votre expérience que je juge désastreuse ? Je note que lors de votre passage à « notre » émission radio, à la question pourquoi l’avoir publié 1 an et demi plus tard, il n’y a pas de réponses…). Mais, c’est vrai lecteur, vous attendez les raisons de mes ricanements… Rappelez vous… Pas une consultation, pas un téléchargement et je lis : «Les sites de corrigés en ligne payants, ma vraie cible, ont promptement retiré mon corrigé qui sommeillait sur leurs pages depuis un an et demi. Ils avaient pourtant été validés par des « comités de lecture »… » C’est un gag ? Rassurez moi mon cher Loys… Vous nous l’avez fait exprès pour voir si nous savons lire ce que vous écrivez ?

Au passage, pour vos aficionados (mince, je connais aussi ce mot), je n’ai pas dit que j’approuvais ou non ce type de service, le débat n’est pas là. Vous avez juste insinué que les élèves avaient utilisé votre corrigé. Aucun ne l’a fait.

La baudruche se dégonfle ? Oui, je connais d’avance vos commentaires… : la preuve. Il suffit de se référer (encore un mot en dehors des 300… dites donc, vos supporters ne sont pas très perspicaces ou ne savent peut-être pas consulter et analyser l’environnement d’un article dans un blog, il faudra leur apprendre un de ces jours !) il suffit donc de regarder ce que vous écrivez pour tenter de nous faire croire que le témoignage de Camille Tête-David (elle a aussi diffusé ces informations dans Le plagiat, le professeur et la documentaliste sur son blog) rapporte «des témoignages d’élèves « humiliés », sans un commencement de preuve». La balance de mon côté pencherait naturellement vers cette dame que je ne connais pas personnellement.

Fort astucieusement, vous ne citez pas mon blog en parlant «Des « blogs » assez peu sympathiques, voire diffamatoires, ont cherché à surfer sur le succès de cet article». J’assume complément mes propos sous la colère… car je dois faire partie de l’un des types de blog. Et, je vous rassure ma petite notoriété me sied (encore un ! J’espère que votre « amie » n’est pas enseignante de français et ne note pas ses élèves comme elle émet des jugements sur mes productions) ma petite notoriété me sied très bien et je n’ai pas besoin de répondre à vos articles pour cela, mais si vous souhaitez réellement qu’il y ait débat, il est peut-être normal que la contradiction se fasse entendre. Je réitère mon invitation à débattre publiquement de nos points de vue dans un débat équitable en durée…

Je ne résiste d’ailleurs pas au plaisir de vous conseiller de rechercher ainsi qu’à vos amis qui mettent en exergue un titre de journal de la presse locale —mince, encore une fois, les personnes de votre entourage, au sens large du terme, n’ont jamais appris à contextualiser un auteur… c’est grave, selon moi, pour des enseignants de Français classique ou moderne selon moi ! Il est urgent de faire une formation aux enseignants, qu’ils apprennent à lire une page web ! — donc de compulser mon blog, parmi les 1 800 articles (1 800 trolls selon certains de vos amis) à plusieurs occasions, j’évoque le succès d’un site, d’un article de blog, du rôle et des responsabilités, de l’influence des blogueurs avec un nombre d’abonnés conséquent, audience qui peut maintenant s’étendre sur les médias sociaux, etc. Cela vous (vous-même et vos amis) permettrait de relativiser certains de vos jugements.

D’ailleurs, j’espère que vous n’avez pas commis l’erreur de m’inclure dans les «personnes qui ne sont ni professeurs de lettres, ni même professeurs tout court, ont vilipendé mon « manque de respect pour mes élèves » ou mon « absence de pédagogie ».» C’est vrai que depuis l’émission, au pire des cas, vous savez que l’on ne peut pas me mettre dans ce même paquet. Je note au passage que les parents chez vous n’ont pas le droit de posséder un jugement s’ils ne sont pas enseignants professeurs.

Je vais même aller dans votre sens… Merci aux seuls certifiés de s’exprimer sur le sujet. Les agrégés en fac, vous n’avez pas le titre de professeur, ni les maîtres de conférence… (pour ceux qui ne sont pas dans le domaine, Professeur est un titre à l’université) Et puis, seuls, les certifiés de français d’ailleurs peuvent s’exprimer. Ceux qui travaillent dans le domaine des sciences de l’information dont les documentalistes n’ont rien à dire.

Ce qui m’a amusé au début de l’émission, c’est que vous avez tout de suite annoncé le chiffre des visites sur votre site 🙂 Cela vous tiens vraiment à coeur de cartonner… Je ne dois pas m’être trompé tant que cela lorsque je juge votre comportement par rapport à vos élèves et au lycée, car c’est comme cela que vous introduisez également votre maelström médiatique. Dommage que l’on ne puisse faire le décompte de ceux qui l’ont jugé positif et de ceux qui ont été scandalisé à la lecture de votre prose. Mais, nous le savons vous et moi, cela est impossible…

Je remarque que de jour en jour de nombreuses voix, toujours plus nombreuses, s’élèvent en opposition à vos méthodes pédagogiques… le scoop-it L’affaire du « pourrisseur du web ».Points de vue critiques en recense quelques-uns. C’est sans parler des réactions sur Twitter ou autres réseaux sociaux. Aussi, attention de ne pas « manipuler » les lecteurs lorsque vous parlez de vos collègues (vous parlez de quels enseignants ? la plupart de ceux de Neoprofs ? c’est sûr que cela leur a donné un bon coup de projecteur).

Donc, nullement besoin de revenir sur vos faits pédagogiques, il suffit de consulter le web pour se rendre compte qu’il existe des dizaines de solutions où il n’est pas besoin de « pourrir » le web… Mais, je ne pense pas que vous ayez pris la peine de répondre un tantinet sur le fond… comme vous avez évité de le faire en commentaire. Je pense que votre objectif n’est pas de faire avancer le dialogue sur le sujet !

Juste une remarque. Malgré la virulence de mes propos, je n’ai jamais demandé l’intervention des instances d’inspection à votre encontre et je ne la demanderai jamais pour cette opération. Par contre, ce n’est pas la remise en question du dogme sacré du numérique venant pallier les défaillances de l’école, mais plus simplement l’évolution de l’école que vous remettez en question. C’était mieux avant… avant quand d’ailleurs ? J’ai vécu comme écolier et comme collégien, pas vous en raison de l’âge, l’arrivée des math modernes dans les années 70 et bien, je peux vous assurer, ce n’était plus la même chose !

Mais revenons quelque instants à l’article qui a tout déclenché. Si je comprends bien :

  • 1ère étape : Wikipédia… Je reste persuadé que l’on aurait exclu de l’établissement un élève si c’était lui qui l’avait commis le vandalisme, même si pour vous il n’est pas grave de détériorer le travail d’autrui (il suffit d’écouter votre réaction à ce propos à « notre » émission) est pour moi impardonnable, même si je ne produis pas sur ce site. Il été évoqué pendant l’émission une réaction officielle de Wikipédia,
    Ce qui a fait monter ma colère c’est que lors de votre coup d’essai Wikipédia, vous avez averti ! la copie d’écran est plus parlante. Donc, étape 1 nulle. Je ne sais pas si les médias le savaient, si vous leur avez expliqué.
wikipédia annulation de la 1er tentative d'ajout erroné volontaire
wikipédia annulation de la 1er tentative d'ajout erroné volontaire
  • 2ème étape : dans les forums, difficile de vérifier vos dires puisque comme vous le mentionnez la plupart de ces pages ont depuis malheureusement disparu dans les abysses du web ou ne sont plus référencées (mais si vous donnez quelques indications, nous pourrons avec joie nous faire un plaisir de rechercher leurs traces, contacter les forums concernés pour leur demander les statistiques de visites…)
  • 3ème étape : le fiasco… pour ceux qui ne s’en rappellent pas, le nouvel objectif était de montrer que les élèves copiaient les sites de devoirs corrigés (il faudra qu’un jour vous nous donniez enfin le véritable objectif de tous vos efforts pour cette manipulation car il change d’un article à l’autre). Aucun élève ne les a utilisés.
  • 4ème étape : Pour celle-là, je vous reconnais un grand talent… mais en l’occurrence il ne servait pas à grand chose car seuls vos éléments en parlaient sur le web ! À moins que vous ayez des doutes 🙂 Cela remettrait tout en cause alors… Non, je redeviens sérieux. Vous avez perdu un temps précieux pour la préparation de vos cours. Je suis sérieux, je vous assure… c’était inutile !
  • 5ème étape : qui n’est pas à votre honneur si j’en crois les résultats à vos étapes précédentes. Ah oui, vos marqueurs n’ont pas été d’une grande utilité… Pour nous aider à réfléchir, j’aimerais bien obtenir le décompte… Ce serait profitable. Allez dites nous précisément combien d’élèves ont employé Wikipédia, combien les forums… Connaissant le comportement des étudiants (je n’ai jamais écrit qu’il n’y avait pas un souci sur les citations !) le taux doit être proche de 95 % pour Wikipédia et 5 % pour le reste ?

Alors, pris au piège de qui et de quoi dans une ambiance chaleureuse ? D’un malfaiteur intellectuel (Source cnrtl —on a les références dont on est capable) au niveau de Wikipédia ?

Et puis, je ne vais pas défendre la triche, loin de moi, mais étiez-vous un étudiant modèle lors de vos études au point de nous jurer sur la bible que jamais vous ne vous êtes servi d’un document de référence pour vous inspirer dans un exercice de réflexion personnelle ? Y compris dans vos études dans le supérieur ? Curieux… autour de moi pas mal d’enseignants du supérieur me glissent à l’oreille l’inverse.

Donc, si je résume, en attendant vos chiffres de façon que l’on puisse vérifier, c’est-à-dire au moins avec les copies (dans le supérieur, nous devons conserver les copies plusieurs années, je pense qu’il en est de même pour les lycées), vous avez falsifié Wikipédia et les élèves se sont inspirés de ce texte… Nous savons qu’ils n’ont pas tous été heureux de vos procédés.

Aussi, pourriez-vous nous indiquer également la longueur de la copie de vos élèves ! Si, j’insiste… J’ai du mal à imaginer la longueur du texte : une phrase de modifié dans Wikipédia dans une copie d’élève, en pourcentage… Ça donne quoi ? Sans la possibilité de vérifier vos informations dans les forums… Comment pouvons-nous être sûr pour le reste ? Au fur et à mesure votre parole est de plus en plus mise en doute.

Précepte 1 du web 2, tu parleras vrai… ou alors tu en assumeras les conséquences.

Donc, après avoir manoeuvré, vous nous jetez en pâture une morale… Difficile d’y adhérer après tous les sous-entendus erronés et incohérences mentionnées dans les points précédents.

Et donc, la remise en cause des différents points de vos articles laisse un goût amer sur la médiatisation de vos articles. Je vous arrête, ce n’est pas de la jalousie de ma part ! J’aurai d’autres occasions d’intervenir dans les médias… même si ce n’est pas un objectif en soi dans mon existence.

Ah oui, désolé encore une fois de vous contredire, mais le « tourbillon roüant » contrairement à ce que vous pensez ne commence pas à s’évanouir aussi vite qu’il s’est formé (je note que vous avez modifié le texte de votre page, car comment prévoir ce qui allait se dérouler lors de « notre émission » puisque le billet est publié la veille ? une manipulation ? Si c’est le cas, ce n’est pas bien… Sinon, félicitation pour vos dons de voyance), au contraire, il ne fait que commencer. Sans parler des effets de la longue traîne.

Et, je me demande si la morale de cette histoire de la montagne qui accouche d’une souris ne sera pas celle de l’arroseur arrosé suite à la réflexion de ce qui pour moi ressemble plus à un baroud d’honneur qu’a autre chose.

le prof. saboteur de Wikipédia qui s'offusque du plagiat – suite

En rédigeant l’article précédent et si un enseignant n’avait pas la maturité pour tirer profit du numérique, je m’attendais à la volée de commentaires que cela générerait… heureusement, la plupart des commentaires ou des retweets dans Twitter ne sont pas du même type 🙂

J’avais passé sous silence un autre élèment qui me dérangeait… le témoignage direct ou indirect d’un élève ! Bingo… mon précédent billet a succité un témoignage complémentaire dans le groupe Infodoc.pro sur Linkedin !

Une documentaliste, Camille Tête-David a cotoyé des élèves de notre enseignant saboteur. Avec son autorisation, je reproduit son commentaire et vous laisse juge 🙂

Il se trouve que visiblement, cette personne l’a fait durant l’année scolaire 2010-2011, car j’ai rencontré plusieurs élèves de la classe qu’il a piégé au printemps 2011. Contrairement à ce qu’il dit, cela ne les avait pas du tout amusé et ils se sentaient humiliés. Ce n’était pas des élèves médiocres et l’un d’eux avait cherché dans une encyclopédie des auteurs littéraires avant de se rabattre sur Internet, car il n’avait rien trouvé lui permettant de développer son introduction et sa conclusion.
Je ne pense pas que des élèves qui ne sont pas formés à la recherche d’information puissent tirer une conclusion pédagogique de ce qui s’est passé. Il aurait été bien plus pertinent à mon sens de monter une séance pédagogique avec le documentaliste, par exemple, où justement le but était de trouver des réponses justes aux questions qui leur étaient proposées. Il n’est pas très difficile de trouver des erreurs, voire des bêtises sur Wikipedia, par exemple, et sans falsifier quoi que ce soit, il aurait pu être aisé de leur démontrer le manque de fiabilité que peut avoir ce site.

Néanmoins plus que l’absence de pédagogie de cet enseignant, je m’inquiète bien plus sur l’image qui est renvoyée d’Internet, comme un espace peu fiable et dangereux, au final, à des jeunes qui ont grandi avec, qui ne sont pas prêt à croire cette image et qui peuvent avoir une meilleure utilisation que certains adultes de cet outil. Je ne pense pas que ce soit ainsi, en niant des aptitudes, que nous permettrons à ces futurs adultes d’affiner leurs compétences et à avoir confiance en nos propres compétences. Je m’interroge par contre, si cet enseignant aurait osé agir ainsi avec un auditoire adulte. Je ne pense pas et cela soulève de réelles questions à mes yeux sur son positionnement par rapport à ces futurs adultes.

Voilà qui relativise de nouveau les propos de notre prof. saboteur !

et si un enseignant n'avait pas la maturité pour tirer profit du numérique

Je suis en droit de me poser la question suite à la lecture que l’on m’a conseillé d’un article qui me surprend beaucoup intitulé Comment j’ai pourri le web (ça c’est déjà pas malin pour un enseignant) d’un certain Loys , 36 ans (enfin si cela a été mis à jour), professeur certifié de lettres classiques dans un lycée parisien. Vaguement dessinateur à ses moments perdus (j’allais ajouter vaguement prof. la plupart du temps).

Je suis remonté car désolé Monsieur, mais à la première lecture, je mets en doute vos objectifs et leurs buts réels…

scandale : il se fiche du travail des autres

J’ai commencé par Wikipédia ! Excusez, j’ai aussi un compte contributeur.

Donc, premier réflexe trouver votre modification. C’est un gag ! Elle a tenu moins d’une demi-heure. Faut dire qu’il ne faut pas être très malin pour ajouter en commentaire dans Wikipédia : Erreur temporaire à caractère pédagogique : sensibiliser des lycéens en début d’année scolaire à la vérification des informations. Rectification prévue courant septembre ! Wikipédia n’est pas un terrain de jeu.

Votre modification mise en ligne le 18 août 2010 à 09:14 a été supprimé dès 09:49. Je doute donc que vos élèves aient pu faire référence à votre texte de ce premier essai… Excusez- moi, mais cela m’amuse… Comment un expert du numérique de votre trempe a pu ainsi se faire piéger ? Même chose, pour montrer patte blanche, vous dites avoir apporté plusieurs contributions utiles sur quelques articles littéraires. Pas pour Doleros en tout cas ! Une seule contribution.

Pas bien mieux avec Justin Delapierre avec 2 participations précédentes votre méfait qui est resté en ligne du 4 au 18 septembre !

Merci pour les bienfaits de votre contribution dans une « oeuvre collective ». C’est toujours sympathique pour les autres auteurs et rehausse certainement votre honneur. J’espère qu’aucun étudiant ou thésard n’a trouvé votre information et qu’il perd du temps à recherche une information fausse.

Je me doute, vous vous en fichez éperdument, le web et Wikipédia c’est nul… Ce n’est qu’un ramassis de connerie… Vite, reprenons les bonnes vieilles encyclopédies. J’aurais compris que l’on mette en place une information fausse dans un site « local »… Vous savez le genre d’ENT que vous aimez tant, où vous pouvez magouiller vos informations comme bon vous semble mais qui parfois n’ont rien à voir avec la vraie vie.

Eric, calme toi… Tu as encore du boulot pour répondre !

Votre pièce de théâtre : sont nuls les élèves

Donc, acte 1 de votre manipulation… que vous avez oublié de préciser, vous avez dû vous y prendre à 2 fois avant de tromper Wikipédia ! Mais, c’est noté, nous avons compris, vous n’avez pas le respect du travail communautaire et vous aviez envie d' »emmerder » votre monde !

Votre acte 2… posté sur différents forums des questions relatives à ce poème en se faisant passer pour un élève puis vous reconnectant en me faisant passer pour un érudit (ah bon, vous n’êtes pas un érudit… Merde, moi qui pensais que les enseignants l’étaient a minima dans leur matière), j’ai donné des réponses en apparence savantes et bien renseignées.

Je confirme d’ailleurs, votre vocabulaire me laisse pantois. Je commence à comprendre vos élèves qui recherchent sur Internet ! Ça veut dire quoi du type interprétation christique ? Excusez mon inculture littéraire ou/philosophique, mais je n’ai pas le temps de consulter l’encyclopédie Universalis, ni l’une des 2 autres que nous possédons à la maison, j’irai plus vite quand j’aurais le temps en posant la question à Google !

Heureusement que le net fait bien les choses à votre place, «la plupart de ces pages ont depuis malheureusement disparu dans les abysses du web ou ne sont plus référencées.» (j’adore le malheureusement). Tout compte fait, Internet ce n’est pas si mal que cela, les conneries heureusement disparaissent semblez vous dire !

L’acte 3 est héroïque de votre part ! J’ai rédigé un pseudo-commentaire, le plus lamentable possible, avec toutes les erreurs imaginables pour un élève de Première, et même quelques fautes d’orthographe discrètes, tout en prenant garde à ce que ce commentaire ait l’air convaincant pour quelqu’un de pas très regardant ou de pas très compétent.» Cela a dû être difficile pour vous, on vous remercie de votre effort…

Et j’apprécie à sa juste valeur votre phrase bateau de la fin ! «J’avoue avoir même pris un certain plaisir à le rédiger.» et mon œil pour rester poli… Ce n’est pas cela qui vous a fait saliver… mais le piège que vous tendiez sournoisement à vos élèves ! Bref, je me demande si le Bonnet d’âne que vous évoquez pour Anne de Beaunais ne vous revient pas !

Ma pièce de théâtre : sont nuls les professeurs

À mon tour de partager une pièce en quelques actes également…

  • 1e étape : un enseignant travaille, prépare un cours avec le DM ou le DS adéquat
  • 2e étape : l’enseignant au fait des pratiques modernes et dans l’esprit du Web 2.0 partage sa production
  • 3e étape : à l’identique des corrigés mis en ligne pour les élèves par des sociétés (je n’aime pas ces sociétés, mais c’est un autre débat et si les enseignants donnaient des cours de façon différente certainement qu’elles n’existeraient plus !), une société qui vend des cours tout faits pour les enseignants récupère ce travail !
  • 4e étape : un enseignant qui trouve ce cours génial (une partie évidemment est en accès libre) débourse un montant dérisoire… Vous pensez un cours tout fait pour presque rien, y compris le corrigé !
  • 5e étape : l’enseignant sur de son fait effectue le cours et donne un DM à ces élèves !
  • 6e étape : surprise de l’élève et des parents qui surveillent le travail de leur enfant ! La question se pose. J’achète le cours et le corrigé ?

Ceci aussi est une histoire vraie… mais à la différence de vous, je n’ai pas eu à transformer quoi que ce soit… Et, vous connaissez la réaction que j’ai eue ? J’ai pesté en disant que cela était anormal… Je peux encore comprendre que la diffusion s’arrête à l’étape 2, pas que cela devienne commercial. (Au passage, comme vos corrigés ont été téléchargés semble t-il qu’avez-, vous fait de vos revenus ?).

Ma décision finale ? Évidemment, je n’ai pas autorisé ma fille à payer et télécharger les documents… mais pour le gag, je dois avouer avoir hésité… Vous pensez que le prof. aurait mis 20/20 en retrouvant le texte mot pour mot !

C’est bien de voir la paille dans l’œil du voisin, mais… la poutre… On oublie toujours la poutre !

Pourquoi ce serait bien pour les enseignants et pas pour les élèves ! Lorsque l’on veut pourrir Internet, il faut aller jusqu’au bout de sa mission.

J’attends avec impatience quelques années… 2 ans max. puisqu’il semble que c’est le délai que vous préconisez, vous nous raconterez vos expériences « trompeuses » pour les enseignant. Quand on fait un travail, il faut le faire jusqu’au bout ! Et puis, ce sera encore mieux. Vous pourrez prouver que les enseignants et les élèves sont des imbéciles !

Suggestion : et si vous faisiez des cours autrement ?

Bref, ces 2 histoires sont la meilleure illustration possible que les cours tels que vous les donnez, les cours « ancienne formule » sont complètement dépassés !

Rassurez- moi (mais je crois pas que vous saurez le faire) vous prévoyez de changer de système d’enseignement prochainement ?

65 -36 = 29 ! Vous imaginez encore au moins 29 ans à tirer ! Et ce que vous avez remarqué là n’est qu’un début… J’pourrais vous en raconter d’avantage si on avait la chance de se côtoyer ! Allez, un bon geste… Dites nous où se cache le blog que vous entretenez avec vos élèves… Si, j’insiste… Avec un peu de recherche, cela me permettra d’aller voir les productions de ceux à qui vous enseignez sur leur blog ou ailleurs… Je pense qu’il y en a quelques-uns qui ne sont pas mauvais !

Ah bon, ce que font les élèves dans leur vie privée n’est pas ce que l’on doit faire à l’école, ce n’est pas un travail digne de l’école ! Moi, j’ai des exemples vivants à la maison et ils ne sont pas encore en Première ! Mais, c’est vrai que parfois pour certains travaux cela devient difficile de leur expliquer que le prof. a trouvé cela nul, alors que des pros. (y’a juste une lettre d’écart entre prof et pro, je n’avais jamais remarqué) trouve cela génial, sans flagornerie…

Faut dire qu’ils ne savent pas qui est l’auteur. Parlant d’auteur, cela me rappelle une petite histoire que j’ai vécue. Nous étions dans un établissement d’enseignement en pleine discussion pour un cours d’enseignement à distance et un vieux prof. (pas vous donc Loys) alors que l’on proposait des contenus d’élèves c’est insurgé…

«Comment, des travaux d’élèves dans le site qui nous représente, vous n’y pensez pas» et d’ajouter, «en plus c’est plein d’erreurs». Les contenus étaient d’un enseignant de l’établissement qui avaient donné les textes aux élèves et que ceux-ci, avec son accord, avaient publié sous leur signature ! Pour le gag, l’enseignant en question était présent lorsque le vieux prof. a dicté sa sentence 🙂 Vous n’êtes pas vieux mais vous, Loys, me faites pensé à ce vieux prof.

La morale de l’histoire

Ceci n’était que le hors-d’œuvre… Plus intéressant selon moi le monceau de populisme que je peux lire dans votre conclusion et votre pseudo morale.

Oui, on recommande aux professeurs d’initier les élèves aux NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) mais trop souvent le problème est que les enseignants digèrent mal cette recommandation…

Je ne m’étendrais pas les recherches demandées aux élèves qui me hérissent. Ils doivent, selon les conseils de l’enseignant, les faire sur Internet alors que l’enseignant lui-même n’a jamais effectué la requête ! Je leur conseillerai plutôt des recherches du type : dans le site, trouvez… Mais, bref, ce n’est pas l’objet de cette réflexion.

Je veux bien que l’on demande aux profs. d’initier les élèves, mais les professeurs sont-ils formés à cela ? Eux-mêmes utilisent-ils correctement le numérique ? J’en doute fort pour la plupart d’entre eux lorsque je les entends parler du droit d’auteur sur Internet ou que je constate l’utilisation des images par exemple… Même l’exception pédagogique ils ne la maîtrisent pas. Je ne dis pas que c’est de leur faute… juste qu’ils ne savent pas.

Souvent, je me demande s’ils en ressentent aussi le besoin. De même l’importance pour eux de l’initiation aux NTIC ! Par exemple, que revêt pour l’enseignant qui arrive en retard à la conférence sur l’identité numérique et qui ne pense qu’à remettre ses élèves dans un « vrai cours » (exemple mentionné dans le billet identité numérique et citoyenneté dans les médias sociaux au collège).

Un prof.qui se la pète plus qu’un élève : minable

C’est vrai, j’en ai un peu marre que l’on méprise toujours les élèves sur ces sujets… et je ne pense pas que contrairement à ce que vous écrivez améliore la situation. Je lis : Avec cette pseudo expérience, «j’ai voulu démontrer aux élèves que les professeurs peuvent parfois maîtriser les nouvelles technologies aussi bien qu’eux, voire mieux qu’eux».

C’est dingue… vous n’évoquez même pas vouloir montrer aux élèves les principes de base des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Y’a que votre petit égo surdimensionné qui compte ! On est en plein délire… le prof qui se vante d’être meilleur que ses élèves ! Et dans Facebook… vous avez combien d’amis ? Plus que vos élèves j’espère ! Ah, non, Facebook c’est privé ! Z’êtes aussi sur Twitter… Faites gaffes, les jeunes l’investissent… Alors, combien de followers ?

Je crois celui qui m’a dit un jour que les enseignants n’étaient jamais sortis de la cours d’école ne se trompait pas, en ce qui vous concerne… Vous êtes un grand gamin… qui fait la nique à ses élèves ! Pour moi, c’est déplorable…

Au passage, l’homme de la rue jusqu’à certains universitaires seraient également tombés dans votre piège… moi, le premier… je sais, je suis stupide !

Et au lieu de dire «les élèves au lycée n’ont pas la maturité nécessaire pour tirer un quelconque profit du numérique en lettres» et leur servitude à l’égard d’internet… j’aurais préféré que vous écriviez : «les élèves au lycée et dans les classes de niveaux inférieurs ne sont pas formés à l’utilisation d’Internet». La servitude que vous évoquez deviendrait alors un atout… mais, vous risqueriez d’être dépassé. Oh excusez- moi, cela c’est écrit tout seul !

Ce qui m’amuse dans la phrase : «en voulant faire entrer le numérique à l’école, on oublie qu’il y est déjà entré depuis longtemps et que, sous sa forme sauvage, il creuse la tombe de l’école républicaine.» Je me demande qui est le sauvage de votre histoire… Celui qui détruit le travail d’autres personnes dans Wikipédia et qui s’en vante me semble le plus sauvage de tous… Devrait même y avoir un droit de police pour saccage volontaire ou destruction d’œuvres collectives à mettre en place. Et, je ne pense pas que dans ce cas ce serait les élèves qui seraient condamnés.

si c’était l’élève qui avait raison ?

Et si après tout, les enseignants n’avait pas la maturité nécessaire pour tirer un quelconque profit du numérique… On peut se poser la question à  la vue de votre exemple. Je ne comprends pas comment un expert du numérique de votre niveau s’abaisse encore à donner du travail de cette manière… Pourquoi l’expert que vous êtes n’a pas encore transformé ses cours pour mettre à profit l’usage d’Internet dans ses cours de lettre ? C’est incompréhensible pour moi !

Mais, non, c’est vrai… vous cherchez à avoir la « plus grosse », c’est vous qui le dite : le prof qui se vante d’être meilleur que ces élèves…

Alors celle-là, elle est facile ! On vous sera reconnaissant à tout jamais d’avoir voulu faire la démonstration que tout contenu publié sur le web n’est pas nécessairement un contenu validé, ou qu’il peut être validé pour des raisons qui relèvent de l’imposture intellectuelle. Vous avez fait quoi comme étude pour démontrer cela !

Doit y avoir au bas mot quelques milliers de pages, voire centaines de milliers de pages que Google nous présentent qui sont de ce type ! Et, je vous rassure — mais, t’es bête Eric, Monsieur le sait, c’est un expert ! il le dit lui-même — enfin, je l’écris quand même, vous n’êtes pas le premier à avoir tenté l’expérience (même dans mon blog, il doit y avoir des exemples… j’pense au faux profil d’Alain Juppé) et ce depuis, le début du net (donc, depuis le début des années 90 pour ma part).

Ce qui nous différencie d’ailleurs dans l’expertise, je viens de le trouver… Si vous avez besoin de tenter de prouver que les professeurs peuvent parfois maîtriser les nouvelles technologies aussi bien qu’eux, voire mieux qu’eux, moi j’aime parfois que les jeunes me prouvent qu’ils sont meilleurs que moi dans les nouvelles technologies. Et je peux vous assurer que les générations Z de la maison le font régulièrement, que je demande parfois à mes étudiants de m’expliquer…

Ce n’est pas un hasard si je me présente de plus en plus souvent comme un vieux débutant… et oui, pourtant, j’ai l’impression que beaucoup de monde me considère comme un expert ! Cherchez l’erreur M. l’expert (c’est moi qui vous décerne le titre…)

Le laïus sur l’endossement de la pensée des autres m’afflige… Vous savez mon bon Monsieur, c’était vachement mieux avant. Et puis à la Renaissance y’avait les humanistes… Ça c’était une vraie époque, avec de la réflexion, de la culture… Oui, j’ai mis un lien vers Wikipédia pour vos lycéens 🙂 Désolé, mes encyclopédies sont 2 étages au-dessus et je n’ai pas le droit de faire un scan, droit d’auteur oblige !

C’est vrai à l’époque c’était des hommes, des vrais… d’ailleurs ils pensaient tellement « bien », que par exemple la guerre n’existait même pas chez eux, que, pour les duels, ils ont inventé un code d’honneur (ça c’était exister par soi-même de se battre en duel)…

Désolé, j’emploie le même populisme que vous ! D’ailleurs, je peux vous dire que vos études, votre statut, votre démarche, c’est de la roupie de sansonnet à côté de ce que je faisais pendant mes études… Pour moi, je trouve que ceux de votre génération n’exister plus par eux-mêmes. Oui, 20 ans d’écart environ entre vos études et les miennes…

36 ans aujourd’hui… la vingtaine dans les années 90… ah oui, années 80 : « les années fric » suivi des années sida à l’époque dont on écrit sur les ados : «Suicide, dépression, violence, conduites à risques… dans les années 90, on prend conscience d’un mal-être chez les adolescents.» C’est vrai que c’était moins no-life à l’époque…

Mais, cela m’inquiète… oublier après quelques années et juger les jeunes d’aujourd’hui ? Me demande s’il n’y a pas un fond de jalousie dans tout cela !

Ah, vous êtes réellement incorrigible… «Cette expérience me vaut aujourd’hui une belle réputation dans mon lycée.» Qu’est ce qu’on s’en fout ! Non content d’avoir la plus grosse avec vos élèves, c’est avec vos collègues que vous vous comparez… Oui, vous avez fait la plus grosse connerie dans tout le lycée… On aurait viré un élève pour avoir modifié volontairement une fiche Wikipédia de façon erroné… Vous en tirez un titre de gloire… Pour moi, c’est le monde à l’envers.

Et pour conclure sur vos phrases : pour ma part je ne crois pas du tout à une moralisation possible d’enseignant comme vous et j’espère que mes enfants n’auront jamais un professeur tel que vous semblez vous décrire !

Et, je vous conseille afin de confronter vos dires de venir faire un p’tit tout par exemple à Ludovia… On ne sait jamais, vous pourriez nous convaincre 🙁

Comme il semble impossible de commenter l’article à l’origine de cette réponse, je vous propose de le faire ici !

Mise à jour le 23 à 17 h : Une suite sur le prof. saboteur de Wikipédia qui s’offusque du plagiat : le témoignage de quelqu’un qui a rencontré les élèves.

printemps international du contenu web – journées du contenu web

JCW - journées du contenu web
JCW - journées du contenu web

La saison des journées internationales du contenu web est arrivée et cette année, elles prendront fin le jour du printemps le 21 mars. Je ne vais quand même pas me laisser voler la vedette par les filles en mars 😉

En effet, le 20 et le 21 mars 2012, nous nous retrouverons comme l’année dernière pour les journées gratuites du contenu web à Euratechnologies (je remercie au passage Chehih Raouti et Yann Kervarec pour leur soutien) dans 2 salles de conférence en parallèle.

Cette année, le panel de professionnels et d’experts qui prendront la parole donne un véritable aura international à ces rencontres puisque nous aurons des intervenants de la proche Belgique, du Luxembourg mais également de Grande-Bretagne 🙂

La première journée, le 20 mars, concernera la réalisation des contenus : écriture, rédaction, image pour les sites de e-commerce ou non, les réseaux sociaux, les médias sociaux, le monde des relations presse, les appareils mobiles…

La seconde journée, le 21 mars, pour ne pas changer les bonnes habitudes, sera animée par l’association des référenceurs : SEO Camp avec un cycle découverte et un cycle avancé sur le référencement, tandis que l’après-midi, Nicolas Malo et le WALille nous proposera son WACamp autour de 12 experts du web analytics.

Comme il se doit, un apéro Blog en Nord clôturera ces journées 🙂

Histoire de vous mettre l’eau à la bouche… vous pourrez croiser, discuter, aborder… (la liste n’est pas complète 😉 :

  • Akim Demora – 3 Suisses Benelux
  • Cis Scherpereel – Indie Group
  • Eric Delcroix – Ed Productions
  • Eve Demange – Plume Interactive
  • Florian Guidicelli – Boulanger
  • Geoffrey Laloux – Synaptic
  • Isabelle Canivet – Action Rédaction
  • Jean-Marc Hardy – 60questions.net
  • Marina Aubert – CommunicationWeb
  • Michael Notté – Kaizen Analytics
  • Muriel Vandermeulen – We Are The Words sprl
  • Nadia Salmane – Castorama
  • Nicolas Malo – Optimal Ways
  • Peter Coopmans – The Uptimizers
  • Peter O’Neill – L3 Analytics
  • Roland Debrabant – Open-linking
  • Sébastien Monnier – Ancien membre de l’équipe qualité de recherche de Google
  • Siegert Dierickx – These Days
  • Sylvain Duthilleul – Décathlon,
  • Yann Lemort – indépendant

et l’on me dit dans l’oreillette qu’une représentation du portail aufeminin (Marmiton ?) devrait être présente 🙂

Vous pouvez suivre dès à présent la mise en place de ces rencontres internationales dans une ambiance studieuse mais décontractée et amicale dans le groupe Facebook : Journées du contenu web mais aussi sur le site de Blog en Nord dans la partie sur les Journées du contenu web.

Si votre participation est gratuite, le nombre de place est  compté. Aussi, n’oubliez pas de vous inscrire au plus tôt sur Amandio, car les inscriptions seront arrêtés dès que nous atteindrons la capacité maximale de nos salles !

Et bien entendu, pour l’apéro Blog en Nord.

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