De la mobilité et de l'ouverture dans l'éducation (et pas seulement) à Ludovia 2011

t-shirt-ludovia 2011
t-shirt-ludovia 2011

Je suis impardonnable… je n’ai pas encore parlé de « ma » très chère université d’été dans le domaine de l’e-éducation : Ludovia.

Pour excuses, j’ai celle de l’animation autour de VAD, la gestion d’un projet de présence sur les médias sociaux pour des restaurants, ma nouvelle coopération avec ZeVillage (d’ailleurs, je parlerai de Ludovia dès jeudi dans l’article De l’école au travail à distance), la réflexion sur un nouveau livre avec un concept « amusant » sur les réseaux sociaux – euh, non, faut pas exagérer Éric, le projet d’écriture c’est pour un peu plus tard et tu dois commencer par finir le livre sur la PRéAO que les éditions de l’Alambic attendent depuis 3 ans ! etc.

Pour me faire pardonner, je vous propose un petit jeu en fin de billet… Mais, pour cela, vous devez tout lire 😉

Bon, mais Ludovia, qui se déroule du 29 août au 1er septembre, à Ax les Thermes en Ariège, c’est quoi exactement doivent se demander ceux qui ne connaissent pas (c’est possible ? 🙂

Fort de mes 2 participations précédentes, je vais tenter de vous le décrire… Avant tout, Ludovia, c’est une ambiance ! Difficile de vous faire une idée sans y avoir mis les pieds… Dans les parages du Casino d’Ax les thermes en Ariège, s’articulant autour d’un colloque scientifique et d’un « congrès » se retrouvent des acteurs de renoms du monde de l’éducation Francophone qui se croisent, discutent du bout de gras… éducatif… dans un état d’esprit et un cadre détendu, informel  et d’ouverture. Bref, une invitation aux rencontres…

Anne que je croisais en juin dernier et qui était présente parmi les universitaire en 2010 me confiait en tentant de convaincre une personne de venir : «Ludovia, c’est génial. On a pas l’impression de travailler mais une fois rentrée, on met 3 mois à analyser tout ce que l’on a appris ! C’est pas seulement dans les parties officielles que c’est riches, mais dans le mélanges des rencontres et les soirées hétéroclites.»

Je reproduit les paroles de Jean-Marie Gilliot qui a libéré sa semaine pour nous rejoindre et qui est impatient de retrouver des gens qu’il apprécie (tous actifs et passionnés), rencontrer des pointures qu’il suit avec intérêt depuis longtemps sur la toile et profiter de l’ambiance conviviale si bien décrite par les bloggeurs de l’année dernière 😉

Oui, ce que décrivent les bloggeurs, ce qui est rapporté sur Twitter… donne une bonne image de ce qui se déroule… Mais, le vivre est encore différent. Cela deviendrait vite une drogue 🙂

Notons que l’une des originalités de Ludovia est la présence d' »influenceurs » invités qui sont là à la fois pour blogguer, twitter…, pour faire des comptes rendus de table ronde ou de séminaires, pour animer des barcamps…

Cette année, pour ma part, outre Twitter, quelques articles certainement dans ce blog en parallèle (désolé, y’a les ENT qui sont là ;-), j’animerai le mardi soir un #ClavZe en direct de Ludovia et je leur ai promis des interviews vidéo 🙂

les bloggeurs et influenceurs de Ludovia
bloggeurs et influenceurs de Ludovia

Mais parmi les influenceurs invités vous y retrouvez une belle brochettes de célébrité dans le domaine de l’e-éducation que je serais pour ma part heureux de recroiser  😉

Sinon, cette année en supplément des très agréables bains au Centre Thermoludique du Couloubret, la possibilité d’équitation au Haras des Bésines, de faire de l’Akrobranch, de visiter l’observatoire de la Montagne ou de profiter d’une initiation au Trail en Montagne sont au programme. Autre nouveauté, le 1er Biathlon Numérique et des t-shirts collectors 😉 (c’est vrai, j’dois encore acheté le mien… Eric, pas taper 😉

Bon, alors, cette année le thème de Ludovia 2011 est la mobilité et de l’ouverture. Thème on ne peut plus d’actualité 🙂 Pour VAD par exemple, l’une des thématiques est le m-commerce 😉

Je dis souvent que ce sont les mêmes problématiques que nous rencontrons partout, seule l’analyse et le but final change…

Comment allez vous expliqué à un gamin que l’école ne suit pas les évolutions. Il sera confronté dans sa vie de chaque jour au nomadisme, à la mobilité… à la télévision, sur son écran (ordinateur, téléphone ou tablette), dans les commerces, en prenant le bus… mais pas à l’école ? Impensable !

Aussi, pour traiter de mobilité et d’ouverture dans l’éducation, le maitre à penser de cette organisation (coup de chapeau au passage à Eric Fourcaud et à son équipe qui organisent cette manifestation de main de maitre et sans qui cet événement ne serait pas possible), voici un extrait de l’avant-programme (je le remplacerai pas le programme définitif une fois celui-ci en ligne) batit autour de 3 journées :

  • Journée Premier Degré « Ouverture de l’école primaire au numérique »
  • Journée Second Degré « Mobilité dans l’établissement et de l’enseignant à l’ère du numérique »
  • Journée Supérieur et formation continue « de l’Université Numérique à l’enseignement à distance, pour les apprenants et les enseignants»
Des séminaires et des tables rondes interactives sur la mobilité et l’ouverture dans l’éducation
  • Établissements du XXIème et numérique  2nde édition
    Introduction et cadrage des objectifs du séminaire se déroulant lors de  l’université d’été sur les 3 jours : Robert ZONCH, vice-président chargé  de l’éducation Transport – Conseil Général de l’Ariège (ou Marie France Villaplana présidente de la commission éducation transport du Conseil Général de l’Ariège),Monsieur le représentant de l’ADF.
  • Espace Numérique de Travail… et le premier degré ?
    Les ENT sont aujourd’hui déployés et généralisés dans bon nombre d’établissements du second degré, quelques écoles communales testent et sont actives en ayant déployées un espace collaboratif des écoles. Quel pilotage de ce type de projet sur la plan académique, coordination, financement, retour d’expériences et projets pilotes, Rôle d’ouverture de ces projets ENT.
  • Mobilité et ouverture
    «Les politiques e-éducatives à mettre en place face aux enjeux de la mobilité »
    Mobilité : retour rapide sur opération OrdiLib de la région Midi-Pyrénées / Expérience retour Académie de Créteil. Présentation du contexte de la mobilité au niveau national, point de vue de chacun des intervenants sur les politiques d’avenir pour réussir l’ouverture et l’intégration de la mobilité dans l’établissement aujourd’hui. Premiers retours ENT et ouverture sur les parents d’élèves,,..
  • Les tablettes numériques, le futur cartable numérique ?
    Retours d’expériences sur les premières expérimentations sur Tablettes et Netbooks au sein des établissements : Fiabilité des matériels, adaptation au contexte de l’établissement, évolutions envisagées, le point sur le contenu et les ressources disponibles
  • Ressources Numériques Libres
    les catalogues, le contexte des ressources numériques face à la multiplication des systèmes nomades et mobiles. Où en est’ on sur les usages des ressources numériques en France ? Face au contexte des usages, qu’en est-il sur les ressources utilisése en mobilité, les ressources sur Tablettes ? quid des adaptations techniques ? Les catalogues et portails ?
  • Etablissement du XXième siècle — Politique d’investissements des Collectivités Territoriales
    Présentation de l’étude : « politiques d’investissements en matière de TICE dans les collectivités territoriales » menée par Ludovia Magazine et l’ADF avec le concours des partenaires Smart Technologies, IT’S LEARNING, FRONTER, PROMETHEAN, FOCUS particulier sur les équipements permettant la mobilité, place de la mobilité dans l’établissements, impact sur l’organisation des infrastructures, impact sur l’organisation des enseignants, des élèves, investissements prévus, avis des collectivités locales, …
  • Université Numérique vs Campus Numérique
    L’Université Numérique a t’elle transformé la façon d’enseigner ? Répertoire des actions et outils mis en place, éléments de progrès qui font l’ouverture de l’Université aujourd’hui : le campus numérique, l’Université à distance, FOAD, l’internationalisation des publics et des enseignements. La place de l’E.N.T. , le numérique et l’attractivité de l’Université.
  • Formation à distance, Serious Games, les nouveaux outils numériques pour la formation continue et le supérieur
    Les apprenants utilisent de plus en plus des technologies numériques au quotidien, les formateurs et enseignants
    Et après la formation initiale ? La formation continue est-elle plus en avance d’un point de vue technologique, est-ce parce qu’elle est plus proche du monde l’entreprise ? Retours d’expériences sur des actions emblématiques. Les projets de formation à distance pour permettre un meilleur accès sur tout le territoire, Utilisation des boitiers de vote en cours, le Serious Game. Les innovations et les pistes de progrès / plusieurs exemples dans l’éducation nationale ou dans d’autres secteurs
Des Barcamps sur la mobilité et l’ouverture dans l’éducation
  • Formation tout au long de la vie
    Premier degré, Second degré, supérieur et formation continue et TIC ; « y a t’il des passerelles de réflexions entre ces différents niveaux d’éducation : la formation tout au long de la vie, la place des TIC, du Multimédia, des Serious Games, les échanges sont-ils possibles ?  Sommes nous dans des mondes véritablement « à part » ?
  • Comment gérer le paradoxe de la mobilité dans l’établissement en partenariat avec Samsung
    Les tablettes et portables proposent de coller avec la réalité de l’informatique nomade d’aujourd’hui, plus simple d’utilisation, d’une mise en œuvre en classe facilitée par rapport à une salle informatique dédiée, pour autant les matériels sont encore à éprouver en milieu scolaire. Comment gérer les vols, la sécurité, la dureté des matériels ? Quels niveaux de responsabilité donner à l’élève ? Faut-il créer des campus numériques au sein de l’établissement, comment gérer le WI-FI et les précautions d’usage ? Faut-il câbler les tablettes, autoriser les élèves à se connecter ? Les réseaux sont-ils adaptés ? Les constructeurs ont-ils des réponses ?
  • Mobilité pour l’école
    pouvoir enseigner, accompagner et apprendre hors les murs de la classe, pour ancrer l’enseignement dans le réel, pour assouplir le rapport à l’école et le rendre plus spontané. De ce fait, les outils doivent pouvoir passer d’un lieu à l’autre, les productions et ressources aussi…
  • Classe mobile, élève mobile ou enseignant mobile, faut il faire un choix ?
    Un portable/ une tablette pour chacun ? Des équipements en classes mobiles ? Des dotations pour chaque enseignant ? Comment permettre la fluidité et la continuité des politiques ? Les équipements évoluent trop vite, les dotations vieillissent également, etc.
  • Ouverture de l’établissement sur la vie locale avec un E.N.T. ?
    Avec la généralisation des E.N.T. dans bon nombre d’académies et la place importante qu’on pris les collectivités dans leur financement, comment faire de l’E.N.T. non seulement un outil de gestion de la vie scolaire, mais également un outil en prise avec la vie locale et de proximité. Expériences, avis, idées, comment faciliter l’ouverture non seulement au Monde, mais avec le quotidien des élèves et des parents d’élèves, etc.
  •  Création d’une ressource interactive mobile par un enseignant ou un élève, limites technologiques, limites pédagogiques
  • Les référents TICE de l’établissement, les hommes clés pour le développement des TICE 3
    Proposés à plusieurs reprises pour l’organisation et le développement des usages TICE dans les établissements. Le référent TICE est l’homme clé, l’homme ressource pour mener à bien les projets TICE du collège ou du Lycée. Comment sont-ils choisis, quelle est leur pérennité ? Comment en faire de véritable point relais établis pour favoriser les actions pérennes et les collaborations à moyen terme  avec les partenaires collectivités territoriales et constructeurs. Attentes des collectivités, attentes des constructeurs, attentes des enseignants…
  • Serious Game et 3D : retour d’expériences et solutions pour un développement en salle de classe, Expérience dans l’académie de Créteil : premiers constats

L’interaction avec la salle lors des tables rondes, séminaires et barcamp se faira par les questions de la salle, des boitiers de vote mais aussi via Twitter avec les Followers Ludovia à travers le Monde .

Des ateliers découverte, des ExplorCamps ou sur les stands des partenaires sur la mobilité et l’ouverture dans l’éducation

Séances de découverte et de partage d’expériences animée par l’Académie de Créteil, l’Académie de Toulouse, le CRDP Midi-Pyrénées et les partenaires de Ludovia, mais aussi les TBI en salle de cours, les tablettes ou ardoise numérique, l’utilisation de portable ou de lecteur portable pour créer un cours interactif en science naturelle, des ardoise numérique : mobilité de l’étudiant et de l’enseignant en salle de classe, etc.

Pour le colloque scientifique, voici quelques communications retenues (le descriptif des communication est en ligne :

  • Mobilité, marketing et communication: nouveaux outils, nouvelles pratiques,
  • Apprentissage de l’anglais sur mobile et/ou PC : équipements technologiques et pratiques d’étudiants
  • Serious Game Session : l’intégration du jeu et de la mobilité au sein d’un parcours mixte de formation
  • Le nomadisme numérique communautaire, nouvel art de vivre,
  • L’expression identitaire « mobile » des jeunes : vers une autre narration de soi,
  • Quand les murs de la classe disparaissent…
  • Créer pour le web mobile, nouvelles interactions, nouvelles contraintes ergonomiques, nouvelles conventions de création
  • Mobile learning: experiences and reflections,
  • Du SMS à la réalité augmentée : différentes approches de l’art et de la mobilité
  • La mobilité numérique dans le contexte de l’accélération sociale
  • Mobilité, portabilité, transfert, migrations et navigation numériques : un nomadisme ?

Résultat, si vous arrivez en bas de cette page, c’est que Ludovia vous intéresse. Deux solutions. Vous êtes déjà inscrits. Dans ce cas, Invitez un collègue à vous rejoindre sur Ludovia sinon, il est urgent de vous inscrire 🙂

Ah oui, mon jeu 😉 Vous pouvez utilisez des e-cartes pour inviter vos collègues à venir vous rejoindre sur les Universités d’été de l’e-éducation en 2011 ! Et si vous regardez bien… je suis sur l’une d’elle… Je vous aide, c’est dans celle-ci 🙂

e-carte Ludovia
e-carte Ludovia

Ludovia, tout le monde y va

 

Université d'été Ludovia 2011
L'université d'été de l'e-éducation : Ludovia 2011

Je profite de la parution voici quelques jours de l’avant programme de l’université d’été de l’e-éducation : Ludovia 2011. Ludovia cette année, ce sera du 29 août au 1er septembre, à Ax les termes, au cœur des Pyrénées, dans l’Ariège.

Le thème : Mobilité et ouverture, comme d’habitude recevra un double traitement : colloque scientifique et la partie réunissant enseignants, parents, institutions… Le passage de l’un à l’autre étant recommandé 🙂

Le projet de collaboration au programme via le Wiki Ludovia a fait un peu « pschitt » comme le dirait Eric Fourcaud (mais vous pouvez toujours vous y exprimer !).
Toutefois, cela n’a pas empéché Eric de nous préparer un avant programme  riche et de qualité avec un biathlon numérique, une séance sur les nouveautés de la rentrée 2011-2012 en matière de numérique et les grandes tendances en matière de TICE pour 2011 sous la forme d’échanges avec les personnalités élus et constructeurs. Les principaux thèmes discutés : les ENT en 1er degré / le chèque ressources numérique/ le référent TICE des établissements / Les outils mobiles et nomades tendance actuelle et à venir.
Dans cette annonce, on peut noter que cette université d’été n’est pas réservé seulement aux enseignants du premier degré, mais aussi aux enseignants du supérieur, aux spécialistes de la FOAD ou du e-learning, aux universitaires (côté enseignants ou campus numérique)… et bien entendu, les instances territoriales et politiques concernées par l’éducation au sens large du thème…
Il est implicite que les parents, mais aussi les syndicats d’enseignants… sont les bienvenus dans ces échanges ! Pour ma part, j’aimerai beaucoup entendre, en live, lors de cette université d’été de l’e-éducation la réaction des syndicats de parents d’élèves ou des enseignants… Et aussi débattre de leur point de vue sur la question !
Voici le programme annoncé. 

  • Colloque Scientifique : Mobilités numériques (le programme sera disponible en juin)
  • Séminaire + Bar Camp : Établissements du XXIème et numérique
  • Journée premier degré : Ouverture de l’école primaire au numérique
  • Table ronde interactive : Espace Numérique de Travail… et le premier degré ?
  • Ateliers découverte et ExplorCamps : séances de découverte et de partage d’expériences animée par l’Académie de Créteil, l’Académie de Toulouse, le CRDP Midi-Pyrénées et les partenaires de Ludovia.
  • Table ronde interactive : Comment gérer le paradoxe de la mobilité dans l’établissement
  • BarCamp Ludovia (LudoCamp) « Mobilité & Ouverture »
    • Mobilité pour l’école : pouvoir enseigner, accompagner et apprendre hors les murs de la classe, pour ancrer l’enseignement dans le réel, pour assouplir le rapport à l’école et le rendre plus spontané. De ce fait, les outils doivent pouvoir passer d’un lieu à l’autre, les productions et ressources aussi…
    • Classe mobile, élève mobile ou enseignant mobile, faut il faire un choix ? Un portable/ une tablette pour chacun ? Des équipements en classes mobiles ? Des dotations pour chaque enseignant ? Comment permettre la fluidité et la continuité des politiques ? Les équipements évoluent trop vite, les dotations vieillissent également…
    • Ouverture de l’établissement sur la vie locale avec un E.N.T. ? Avec la généralisation des E.N.T. dans bon nombre d’académies et la place importante qu’on pris les collectivités dans leur financement, comment faire de l’E.N.T. non seulement un outil de gestion de la vie scolaire, mais également un outil en prise avec la vie locale et de proximité. Expériences, avis, idées, comment faciliter l’ouverture non seulement au Monde, mais avec le quotidien des élèves et des parents d’élèves…
  • Table Ronde Interactive : Les politiques e-éducatives à mettre en place face aux enjeux de la mobilité
  • Présentation de l’étude politiques d’investissements en matière de TICE dans les collectivités territoriales menée par Ludovia Magazine et l’ADF avec le concours des partenaires Smart Technologies, IT’S LEARNING, FRONTER, PROMETHEAN, FOCUS particulier sur les équipements permettant la mobilité, place de la mobilité dans l’établissements, impact sur l’organisation des infrastructures, impact sur l’organisation des enseignants, des élèves, investissements prévus, avis des collectivités locales, …
  • SéminaireLes tablettes numériques le futur cartable numérique ? : Retours d’expériences sur les premières expérimentations sur Tablettes et Netbooks au sein des établissements : Fiabilité des matériels, adaptation au contexte de l’établissement, évolutions envisagées, le point sur le contenu et les ressources disponibles
  • Séminaire : Les référents TICE de l’établissement, les hommes clés pour le développement des TICE 3. Proposés à plusieurs reprises pour l’organisation et le développement des usages TICE dans les établissements. Le référent TICE est l’homme clé, l’homme ressource pour mener à bien les projets TICE du collège ou du Lycée. Comment sont-ils choisis, quelle est leur pérennité ? Comment en faire de véritable point relais établis pour favoriser les actions pérennes et les collaborations à moyen terme  avec les partenaires collectivités territoriales et constructeurs. Attentes des collectivités, attentes des constructeurs, attentes des enseignants…
  • BarCamp Ludovia (LudoCamp)
    • Création d’une ressource interactive mobile par un enseignant ou un élève, limites technologiques, limites pédagogiques,
    • Le smartphone outil pédagogique à l’école ?
  • Journée Supérieur et formation continue : de l’Université Numérique à l’enseignement à distance, pour les apprenants et les enseignants
  • Symposium et Colloque ScientifiqueMobilité et santé
  • Table Ronde Interactive : Espace Numérique de Travail et le Campus Numérique ? L’Université Numérique a t’elle transformé la façon d’enseigner ? Répertoire des actions et outils mis en place, éléments de progrès qui font l’ouverture de l’Université aujourd’hui : le campus numérique, l’Université à distance, FOAD, l’internationalisation des publics et des enseignements. La place de l’E.N.T.
  • Table ronde Interactive : Formation à distance, Serious Games, les nouveaux outils numériques pour la formation continue et le supérieur Et après la formation initiale ? La formation continue est-elle plus en avance d’un point de vue technologique, est-ce parce qu’elle est plus proche du monde l’entreprise ? Retours d’expériences sur des actions emblématiques. Les projets de formation à distance pour permettre un meilleur accès sur tout le territoire, Utilisation des boitiers de vote en cours, le Serious Game, les TNI. Les innovations et les pistes de progrès / plusieurs exemples dans l’éducation nationale,.. ou dans d’autres secteurs
  • Table Ronde : La formation des ATTEE de l’éducation (Collèges et Lycées) dans les collectivités locales, le Multimédia, les Serious Games facilitateurs, publics, diplôme, équipements…
  • BarCamp Ludovia (LudoCamp) « Mobiité & Ouverture » : Premier degré, Second degré, supérieur et formation continue et TIC ; « y a t’il des passerelles de réflexions entre ces différents niveaux d’éducation : la formation tout au long de la vie, la place des TIC, du Multimédia, des Serious Games, les échanges sont-ils possibles ? Sommes nous dans des mondes véritablement « à part » ?

Fort de l’expérience de ces dernières années, des « influenceurs » notamment dans le monde de l’éducation  seront également présents pour relayer l’information lors de ces journées, mais aussi s’entretenir avec les uns et les autres… Quelques noms sont déjà confirmés :

  • Caroline Jouneau-Sion, l’incontournable aux multiples implications dans le domaine des TICE
  • Laurence juin, qui utilise Twitter en cours
  • Christophe Batier, M. Spiral 😉 
  • Francois BOCQUET, la force tranquille de l’e-éducation 😉
  • Julien Llanas, si vous vous intéressé aux Serious Game, vous le connaissez par la force des choses
  • Lyonel Kaufman, notre ami Suisse, référence de TIC pour l’enseignement au delà des frontières Helvétique
  • Mario Asselin, notre maitre Canadien à tous !

Pardon pour ceux que je ne cite pas… mais, ils peuvent laisser un commentaire 😉

Bref, vous l’avez compris, quelques jours avant la pré-rentrée scolaire, il est presque indispensable de se retrouver à Ludovia pour bien démarrer l’année 2011-2012 🙂 Alors, un conseil, filez vite vous pré-inscrire à Ludovia 2011

Avis mortuaire sur le e-learning ?

Xavier en posant sa question : Le e-learning est mort ? se disait intéressé par mon «commentaire, généralement sage, sur le sujet» (je lui ai juste répondu que c’était un flatteur 😉 et que je répondrai.

Je fourni d’autant plus facilement ma réponse puisqu’il réagit au billet de Thierry Klein L’e-learning est mort, vive l’enseignement nomade ! (1er partie) que je souhaitais également commenter 🙂

J’attendais de voir ce que proposerait concrètement Thierry avant de fournir un avis plus avant, en écrivant un billet, et qu’il nous livre plus de détails sur les concepts que regroupe sa vision du nomadisme « scolaire » (ce qui est prévu. Vite Thierry, plus vite ;-).

Xavier parle concept marketing au sujet de l’enseignement nomade, je pense que le coup de buzz est réussi en vue d’Educatice :-).

Au sujet de l’enseignement nomade

Je commenterai d’ailleurs en premier le billet de Thierry puisque c’est lui qui a mis le feu aux poudres 🙂

Thierry Klein est le fondateur de Speechy, une société et une solution éponyme de Rapid e-learning qu’il est possible de coupler à un tableau blanc interactif (TBI). Tableau blanc interactif dont il est un ardent défenseur.

Thierry m’a toujours dit qu’il ne croyait pas au e-learning. Je pense ne rien dévoiler si je dis qu’il considérait Speechy comme un moyen de révision, de complément à un enseignement donné… et non comme un système de elearning.

Je connais également son attirance pour le livre « électronique » qui devient l’équivalent ergonomiquement parlant au livre papier grâce aux e-books, au téléphone portable et toujours ses lunettes «écran» lorsqu’il se projette dans l’avenir.

Son intérêt pour le nomadisme ne me surprend pas. Pas plus que son jugement sur le Web 2.0 ou 3.0, le Web social : «un concept marketing fumeux». J’ai bien écrit que j’utilise le web 2.0 mais je ne m’en vante pas.

Et difficile de ne pas être de son avis lorsqu’il écrit : «L’e-learning, tel qu’on l’envisageait depuis le début des années 2000 est bien mort.» Les temps changent.

Depuis ces postulats et, connaissant un peu Thierry, après une longue réflexion (un an si j’en crois ses propos et à l’arrivée, une solution à n’en pas douter chez Speechy), il nous propose l’enseignement nomade. L’idée en tant que telle n’est pas idiote, mais j’y reviendrais…

Pour ma part, si vous cherchez bien dans ce blog, vous verrez que j’ai écrit au cours de ces six derniers mois que je n’utilise pas les téléphones mobiles actuels mais que je parie sur leur évolution et que je les emploierais ce jour-là.

Le point de vue de Xavier

«Thierry ne serait-il pas en train de réinventer l’eau tiède ?» dit d’emblé Xavier de Mazenod, de l’agence de communication Adverbe, spécialisée en contenu web (concurrent mais « ami »).

Effectivement, comme l’écrit Xavier pour beaucoup trop de personnes, e-learning signifiait et signifie toujours absence d’enseignant. Pourtant, l’acte d’enseigner consiste bien à tenter d’individualiser la formation et le suivi de chaque élève (je n’aime pas le terme de coaching en enseignement).

Pouvoir être mobile, pouvoir être distant, comme le dit fort justement Adrien Ferro en commentaire : «les choses deviennent vraies en fonction d’où on les regarde». Normal, il répond à un Normand 😉

Plutôt que la tendance, je dirai la mode du e-learning est à la simplicité des outils (blogs, wiki, Skype…) et le discours qui va avec à un réinvestissement dans la valeur ajoutée des professeurs : le suivi individualisé, la pédagogie, la réorientation permanente de l’apprenant dans son parcours.

Mais dans le concret qu’en est-il du suivi individualisé (j’entends souvent dire des enseignants : pourquoi il se plaint, c’est déjà pas mal qu’on lui propose ce cours en ligne), de la pédagogie (où est la pédagogie lorsque j’assiste à des séances où l’on se demande ce que l’on va mettre dans le site afin que cela tienne la route et que le principal est qu’il y ait quelque chose), de la réorientation permanente de l’apprenant dans son parcours (à condition que l' »encadrant » soit formé à cela).
Je ne parle évidemment pas de la vraie formation en « e-learning », mais de celle que l’on trouve le plus communément.

Vue avec sagesse 😉

Je me demande si l’évolution de ce que l’on appelait le e-elearning ne va pas justement dans le pis-aller que propose Xavier : «un moche fichier Word, un blog et un professeur derrière», évidemment mâtiné des nouveaux outils mis à notre disposition.

Nous vivons comme le signale en commentaire Marc Tirel dans une période de «changements de modèles, des ruptures de paradigmes qui ouvrent de nouvelles perspectives de nouveaux possibles ou notre créativité sera de plus en plus sollicitée. Les mots “formation”, “enseigner”, “élèves” commencent déjà à ne plus avoir de sens dans certains cas. Il faut être capable de désapprendre pour tout réapprendre, tout repenser…»

L’enseignant à n’en pas douter restera le pivot de la formation. Mais son métier se transforme depuis quelques années. Les élèves (les apprenants) évoluent eux aussi.

Des exemples comme ceux décrits dans Diffusion des savoirs sous différentes formes n’ont pas d’équivalent me semble t-il en France…

Dans Les enseignants, des non bloggers ? en janvier 2006, je reprenais les propos de Mario Asselin : « Pour certains, le premier pas à faire consiste à accepter l’idée de se voir faire; accepter de recevoir un feed-back de ses élèves, des parents de ses élèves ou de ses collègues ou d’un accompagnateur (C.P.) ou d’un superviseur (membre de la direction). Je suis encore stupéfait du nombre de personnes qui oeuvrent dans les écoles depuis longtemps tout en «ayant appris» comment contourner la moindre occasion de recevoir un feed-back. L’écoute sélective, les stratégies de fuite et d’évitement ainsi que la paresse intellectuelle et le laisser-aller font malheureusement partie «des armes» qui composent un genre de coffre à outils occulte de bon nombre de professionnels.»

J’ajoutais à l’époque : arrêtons le «maître dans sa classe» ! Hier, grand possesseur du savoir, il le distribuait à ces élèves, aujourd’hui, il l’échange avec ses élèves.

Depuis presque deux années se sont écoulés et l’on est en droit de se poser la question de savoir si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ?

Même si je n’aime pas la terminologie, les outils web 2.0, bientôt web 3 entrent de plain-pied dans ce e-learning sans nom. Les enseignants « nouvelle génération » intègrent progressivement ces outils plus ou moins bien, mais ils les intègrent.

L’enseignement à distance progresse sous cette forme et sous la forme du télé-enseignement, dont on entend peu parler en parallèle du e-learning (pour cause, un enseignant doit être présent). Si l’enseignement nomade de Thierry se conjugue télé-enseignement, je crois qu’il a décroché une timbale 🙂

Dernier en date, la possibilité de jongler avec les réseaux sociaux, de type Facebook (des réseaux sociaux dotés d’outils) pour le e-learning, sans tomber dans l’excès du micro e-learning. Il est d’ailleurs amusant de noter que la remarquer de Cyril Slucki : «Après il est vrai qu’il faut quelque chose pour faire le suivi» correspond à la question à laquelle je dois répondre dans le groupe de Facebook Formation et formateurs (oups, erreur c’est dans le groupe Foad & elearning (goup en Français – in French)

Je vais tenter une réponse car pour selon moi les systèmes de suivi actuels ne sont plus adaptés et c’est d’ailleurs l’un des avantages que je vois dans des outils de type Facebook. Je pencherai vers une solution proche du Portfolio qui permettrait de suivre ce qu’à appris et réalisé l’étudiant, en autodidacte ou en « cours » depuis sa plus tendre enfance, de voir le contenu des enseignements…

Des éléments utiles à chaque enseignants y compris en formation continue afin d’aider aux mieux les apprenants sous sa responsabilité du moment, en présentiel (pour moi, la formation en télé-enseignement est du vrai présentiel) ou à distance, en rattachant éventuellement ses formations à ce qu’à appris l’apprenant. De nouvelles applications certifiées Scorm par exemple permettrait d’évaluer les étudiants sur leurs compétences…

L’enseignement nomade que tente de décrire Thierry y trouverait justement tout son sens. De toute façon de nouveaux outils doivent apparaître afin de faire évoluer le concept du e-learning que nous connaissons aujourd’hui pour aller vers ce que notre monde sera demain. C’est juste un outil qui se cache derrière le vocable de formation nomade.

Entendons nous bien sur le terme nomade au passage. Je pense que dans l’esprit de Thierry, nomade veut dire visiblement (c’est dans les commentaires) que l’enseignant dispose de sa propre salle multimédia en une petite mallette (il nous annonce une nouvelle révolution dans le TBI, dans les connexions et les diffusions, de nouvelles possibilités en transformant les écrans d’une salle informatique en tablet PC, que les apprenant puisse enregistrer le « cour » Speechy (présentation+voix+TBI) sur un téléphone portable comme sur un magnétophone ?). Visiblement l’enseignant peut emporter partout avec lui cette mystérieuse mallette.

Déjà, c’est un progrès car nul besoin que l’enseignant attende de posséder une salle spécifique, déjà équipé pour pouvoir enseigner façon Speechy. Plus besoin d’équipement spécifique pour mettre en place le cours dans tous les types de salles sans se préoccuper des connexions à Internet (tout passe par le téléphone ?).

Il est possible de préparer son « Speechy » en studio (à la maison ou ailleurs) ou en direct, de le diffuser depuis l’endroit où l’on se situe (depuis une chambre d’hôtel, pourquoi pas) à des étudiants à des milliers (des centaines suffiront) de kilomètres en ayant avec eux une interactivité on-line (comme si on était en salle de cours) et que le tout se retrouve sur Internet après diffusion en direct. Un mixte entre le télé-enseignement et l’enseignement à la Speechi tel qu’il est envisagé par Thierry ? La question est là. Que nous a préparé Speechy ? Allez, je parie sans trop de risque que cela nous sera dévoilé avant la fin de l’année.

Dites Monsieur Xavier, j’ai répondu avec sagesse 😉

Mise à jour le 18 novembre :

  • Olivier Ertzscheid dans Blogging académique revient sur les rapports profs-élèves modifiés par les blogs en particulier et les NTIC en général.
  • « L’affaire du e-learning » d’Aïl un peu hérissé qui a «peur que le débat contourne une question essentielle qui est celle de l’enseignement individuel et/ou collectif».

N’oubliez pas les groupes Facebook : Foad & elearning et/ou Formation et formateurs où les débats continueront peut-être !


	

Formation au Rapid elearning

Ce n’est pas mon habitude de faire de la publicité pour un concurent, mais Adrien Ferro est-il un concurent ? Je ne le pense pas 😉 De plus, il traite de rapid e-learning… Vous savez le projet d’année que nous avions fait avec les étudiants 😉

Comme Adrien propose une journée de formation intitulé : Le rapid e.learning, un atout pour la FOAD, le 25 octobre et que le nombre de place est limité à douze, je me suis dis que je pouvais en faire profiter mes lecteurs.

Le public concerné est principalement les responsables de formation, ingénieurs pédagogiques, formateurs et responsables FOAD !

Pour moins de 460 € HT, repas compris, avec possibilité de convention de formation, vous y trouverez entre autes des démonstration de Speechi, de Captivate et d’Easyquizz.

La fiche de présentation est en ligne : Le rapid e.learning, un atout pour la FOAD.

Et si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ?

Régulièrement, on dit que (je m’inclue dans les on) les TIC en France est une mauvaise élève dans le domaine. Internet Actu est là pour le rappeler : La France, avant-dernier de l’UE en matière d’usage des TIC à l’école ! On parle beaucoup de la formation des enseignants en question.

D’un autre côté, même si Les utilisateurs ne sont pas totalement séduits par l’e-learning, on nous offre des séquences vidéo (en six épisodes) pour un référentiel des bonnes pratiques en FOAD , ici, Le cas de l’éducation scolaire. Analyse de l’évolution liée à l’innovation de l’e-learning (l’introduction est en Français, le texte en Anglais).

Pourtant, aujourd’hui, ce sont les outils de la FOAD et l’article sur les limites du système E-learning attirent mon attention, car je pense que, sans le savoir, nos chers enseignants (je parle des profs de collège, de lycée, dans le supérieur…), nos enseignants pratiquent l’apprentissage mixte. Si, si, je vous assure… Mais personne ne le sait. C’est évident, puisque c’est à distance donc caché aux yeux de l’institution.

Ne me dites pas que les enseignants ne sont pas des personnes comme les autres. Le pourcentage d’enseignant qui possèdent une adresse électronique privée (et qui l’utilisent) doit être sensiblement le même que pour la population française, non ? Ne me dites pas que les enseignants possèdent moins de connexion internet que la plupart des Français. Ne me dites pas que les enseignants ne se baladent pas sur le net, dans les mêmes proportions que leurs concitoyens. Ne me dites pas que les enseignants ne pratiquent pas le MSN…

Oui, je sais… Je parle de l’enseignant, hors de ces fonctions dans la salle de classe. Et, c’est justement sur ce point que nous tous commettons une erreur. Nous jugeons constamment l’utilisation des TIC et du elearning en classe ou pendant les moments scolaires.

En fait, j’ai l’impression, lorsque je titille certains d’entre eux (des profs) qu’ils utilisent mettent en place sans s’en apercevoir de l’apprentissage mixte… (même parmi ceux qui clament haut et fort qu’ils sont opposés au elearning). Plus on monte dans les années d’étude, plus ce phénomène est vrai. Une simple adresse mail ou un simple compte MSN est le tour est joué… Enseignant et élèves (étudiants) entre en contact.

Adieu les limites du e-learning. L’absence d’échanges directs n’est plus un problème puisque régulièrement tuteur, pardon enseignant et élèves se rencontrent physiquement. Plus de problèmes d’organisation, parce que rien n’est organisé, prévu, aucun carcan institutionnel n’encadre les activités. Les freins du côté de l’apprenant sont balayés car il n’a pas l’impression d’apprendre. On ne lui a pas dit qu’il était en train d’apprendre…

Reste que les enseignants se posent quand même quelques questions : quelle est la légalité de ces échanges, qu’en est-il de l’égalité des chances, où mettre les limites du type : temps de réponse à une question, se contenter de son rôle d’enseignant ou se muer parfois en assistante sociale, grand-frère ou grande soeur, quel comportement avoir lorsque l’on s’aperçoit qu’un élève discute en ligne à une ou deux heures du matin et que le jour même il ne rend pas sa copie sous un prétexte fallacieux (il suffit de posséder le contact MSN dans ses favoris pour voir sans être vu une personne connectée).

En analysant un peu plus ces pratiques, je pense que d’autres points ou questions seraient à soulever (n’hésitez pas en commentaire si cela vous pose des problèmes, histoire de faire avancer le débat).

Bien sûr, on est loin des plateformes de téléformation et des classes virtuelles, mais le courrier électronique, les forums de discussion, le chat… sont d’un usage courant dans ce cas. Je soupçonne certains enseignant de travailler ensemble avec son apprenant, à distance, sur un même fichier même si aucun espace de travail commun spécifique n’est prévu. Les enseignants qui mettent en ligne sous une forme «top-secret-défense» leur cours n’est pas négligeable, éventuellement des FAQ. Je reprends seulement les outils cités dans l’article en début de billet.

Pas mal quand même pour quelqu’un qui, en général, est considéré comme n’utilisant pas les TIC, ni le elearning. Eux, ils nomment cela de l’accompagnement 🙂 mais je suis persuadé que si on leur donnait un questionnaire à remplir, ils ne diraient jamais qu’ils participent à ce genre d’activités de peur du jugement de leurs confrères (qui au passage font la même chose), de peur des syndicats (ils ne sont pas rémunérés pendant ces heures) et de peur d’enfreindre une loi quelconque.

Nous nous devons de reconnaître que les relations enseignants – mineurs, entre autres, n’est pas évidente. Nous sommes hors-cadre scolaire, rappelons le.

Peut-être faudrait-il se pencher davantage sur ces enseignants adeptes des NTCI et du elearning pour ne plus dire que nous sommes dans la queue du peloton. Et pourquoi pas, utiliser leurs compétences, leurs connaissances pour amener progressivement l’utilisation des TIC dans les classes et la mise en place de elearning en complément de cours. Peut-être pourraient-ils être consulté pour l’établissement du B2i. Ils connaissent bien mieux que d’autres l’utilisation de l’outil informatique dont sont capables leurs élèves.

Il est même selon moi urgent de s’occuper de ces enseignants précurseurs car le monde de l’éducation change. Nous le savons tous, même si certains ne l’admettent toujours pas, que l’enseignement unilatéral de l’enseignant à l’apprenant est révolu. Nous en arrivons à un apprentissage sous forme d’échange d’informations. L’enseignant ne détient plus la vérité absolue. Internet est bel et bien présent.

Parfois, une question de mes filles m’oblige à consulter l’encyclopédie car c’est une colle à laquelle je n’ai pas la réponse… La dernière venait de la cadette (7 ans) suite à quelque chose qu’elle avait lue dans un livre à la maison. Car les livres eux aussi changent. Je lui ai répondu que je ne savais pas, que je devais me renseigner. Et son réflexe a été de me dire : «sur Internet ?».

Il est temps de prendre en considération ces enseignants avant-gardistes. D’ici quelques années, le problème des NTIC en classe deviendra le souci des communications pendant et hors temps scolaire… Les enseignants devront fournir un complément d’information en étant disponible à distance pour donner un complément d’information à celui qui n’aurait pas compris, fournir les documents nécessaires à l’absent, indiquer des liens pour compléter son enseignement, diriger vers l’enregistrement de son TBI (Tableau Blanc Interactif), vers sa présentation mise en ligne comme accompagnement de son cours…

blogues à caractère éducatif, spécialiste elearning

Le blog les z’ed apparait dans quelques listes, blogrolls, etc. consacrées au monde de la documentation et des bibliothèques, dans celles dédiées au marketing, parfois comme blog généraliste, ou spécialisé dans les blogs, d’autres y voit un blog orienté mise en page et typographie (même si cela fait longtemps que je n’en ai pas parlé), internet… dont le référencement, etc.

Je suis également mentionné dans la liste de Thot parmi les blogues à caractère éducatif permettent de discuter des sujets chauds en éducation…

Voilà que ce soir, j’ai l’agréable surprise d’appartenir au 21 blogs de la scène elearning française qui ont fait du elearning et des NTIC appliquées à la formation ou à l’éducation le l’un des sujet(s) principal de leurs discussions et qui actualisent – plus ou moins, mais plutôt plus que moins – régulièrement leur blog. (Bienvenue au passage aux lecteurs de e-learning bretagne).
Pour être éligible dans cette liste il ne fallait pas être un blog éducatif – disons, pas exclusivement – , mais être surtout un blog d’infos dans un des domaines d’application du elearning.
Je note également que dans le Nord, à Lille, plusieurs blogs appartiennent à cette scène… et qu’il n’est pas toujours nécessaire de faire venir les spécialistes elearning de loin. «J’ai rien dit, Adrien» 😉

J’adore la description :«Le blog d’un formateur multimédia engagé et très prolifique.» C’est amusant, c’est dans le même ton que le travail d’un étudiant (on m’avait demandé l’autorisation d’utiliser un texte les blogs sont morts, vive les blogs pour une comparaison sur le style d’écriture, la forme… entre différents supports dont Le Monde. Christian me corrigera, mais je crois que les mots étaient : humour, provoquant 😉

Et vous, comment percevez-vous ce blog ? Son ton, la description que vous en feriez, dans quelle catégorie le placeriez vous ?

Mise à jour le 3 avril : Je fais parti des quelques incontournables du elearning, dixit le web pédagogique ! Merci encore une fois 😉 Là, je vais commencer à rougir…

TBI = tableau blanc interactif

Qu’est ce qu’un tableau blanc interactif ?

Selon wikipedia, le tableau blanc interactif ou TBI est «un écran blanc tactile relié à un ordinateur via un câble (généralement USB). Il est capable de lui transmettre diverses informations, dont la nouvelle position du curseur de la souris, par toucher. Un vidéoprojecteur se charge d’afficher l’écran de l’ordinateur, sur le tableau blanc.»
Je le définirais de manière différente… C’est une surface blanche (tableau, feuille de papier, mur) identifiée comme tableau par un ordinateur (avec ou sans fils) à l’aide d’un vidéoprojecteur. Comme sur un tableau traditionnel, il est possible d’écrire, de dessiner, etc. à l’aide de stylets ou de « crayons » ou de « feutres » virtuels. L’ordinateur peut enregistrer l’évolution de ce qui est inscrit à l’écran, l’imprimer mais aussi de manipuler les textes et images tracés (redimensionnement, rotation). Il est aussi possible d’afficher une image, une photo ou une animation. Résumons nous en simplifiant : c’est à la fois un tableau traditionnel que l’on sauvegarde, et un écran de projection permettant de conserver les annotations réalisées sur les éléments projetés qui sert éventuellement d’interface avec l’ordinateur.
En complément, Juliette a fait le point sur les types de tableaux blancs interactifs existent et Christine propose une présentation interactive de ce qu’est un tableau blanc interactif.

Quel usage pour les TBI ?

Les tableaux blanc interactifs sont principalement employé dans le système scolaire (surtout en primaire) mais en entreprises pour des conférences et des réunions les TBI devraient se développer, surtout en relation avec les applications de rapid elearning. Pensez-vous que Bill Gates utilise le tableau blanc pour être à la mode ? Mais en entreprise, l’usage du TBI ne fait que commencer. Un exemple, à la SNCF.
Si peu de ressources sur internet concernent l’usage en entreprise, par contre, en milieux scolaire, l’usages des tableaux interactifs et des activités réalisables avec un tableau interactif sont largement disponibles.

Les avantages des TBI ?

Des études semblent prouver l’intérêt de ce matériel en milieux scolaire (à quand les même études pour le monde de l’entreprise ?). Ainsi, les conclusions de l‘Expertise relative aux usages du tableau blanc interactif en école primaire (pdf de 44 pages pour 679 Ko), du laboratoire de recherche ERT34 – Hypermédias et apprentissages – à la demande de la SDTICE (Sous-direction des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation du ministère de l’Éducation nationale) confirme les apports du tableau blanc interactif dans les classes. « un bon moyen de promouvoir non seulement l’utilisation de l’outil informatique mais également de nouvelles approches pédagogiques, voire l’acquisition et le développement de nouveaux savoirs.

Quelques avantages en bref
  • Plus besoin de prendre des notes de ce qui est inscrit au tableau, celui-ci peut être sauvegarder et imprimé
  • Pas de perte d’informations.
  • La diffusion et la communication de l’information est facilité (copies imprimées, par mail ou sous format HTML)
  • Rembobiner, feuilleter, visualiser, retravailler, corriger, comme un film
  • Incorporer dans une présentation de type PowerPoint la session ou quelques pages.
  • Éventuellement, se servir du TBI comme d’une télécommande de votre ordinateur.
  • Éventuellement travailler ensemble en temps réel sur le tableau y compris par intranet et internet.

Les freins

  • Vous devez remettre en cause votre travail au tableau…
  • La présence de points chauds (reflet de la lampe du vidéoprojecteur sur la surface de projection) surtout sur les TBI de poche sur les projections sur les surfaces brillantes
  • Certains craignent pour la fatigue visuelle des auditeurs

L’avenir

De nouveaux tableaux blancs interactifs devraient voir le jour. Cette vidéo sur YouTube présente un exemple de tableau blanc interactif «intelligent». Attention toutefois, Pierre Vandeginste relativise et rend à César ce qui lui appartient… pardon, à Christine Alvarado ce qui lui appartient depuis 2000 :-)…
Certains, comme Thierry Klein se pose également la question de savoir si des tablettes sans fil complètent ou remplacent l’usage d’un tableau interactif ? Le TBI de poche à l’avenir devant lui.

Le retour du e-learning et de la FOAD

Comme je le disais dans les jours précédents, cela foisonne dans le domaine de la FOAD et du e-learning. Des TIC ou TICE également mais d’un autre manière (cela s’appelle du teasing, vous connaissez déjà le sujet d’un prochain article).

En mai, on sentait les premiers frémissements… N’avais-je pas écrit joli moi de mai pour la FOAD et le elearning. Une carte du elearning Web 2.0 fait son apparition… Tiens, c’est la première fois que j’en parle de celui-là !

Les rencontres du elearning du Puy en Velay : Technologies, Formation et Territoires, le Insertion et TIC en 2005 ouvrait la voix au retour du elearning. C’était l’époque ou le jounal du net titrait : Le temps de la maturité s’amorce enfin pour l’e-learning et ajoutait directement derrière, en première ligne du châpo : «Seulement 2% des entreprises françaises auraient opté pour l’e-learning» Je vous laisse juge. Sur le Le blog de Speechi, Thierry Klein indiquait que pour survivre, l’e-learning doit industrialiser la création de ses contenus.
L’annuel » baromètre du e-Learning du PREAU (centre de veille et d’accompagnement en e-formation de la CCI de Paris) dont le thème cette année était « Nouvelles tendances, nouvelles pratiques au sein des entreprises » est paru. Dans cette étude de 12 pages on trouve la confirmation que c’est en bureautique et en langue que le e-elearning est le plus fréquent, la perception d’un tendance à la création de contenu métiers, la moitié des entreprises connaissent ou utilise des outils de rapid elearning mais visioconférence et classes virtuelles restent à la traîne. Mais, surtout 6 tendances correspondant à 6 tribus sont repérées :

  • les pionniers sont depuis longtemps concernés par les TIC en formation et cherchent à lier KM (Knowledge Management).
  • les engagés pratiquent le elearning depuis 2 à 5 ans et privilégie la démarche de KM.
  • les concernés font du e-learning mais ne semble pas concernés (parfois considéré comme négatif) par le Knowledge Management
  • les néophytes engagé dans le domaine du e-learning et de la FAOD intègre le présentiel dans leur formation.
  • les malthusiens réalise du e-learning qu’un nombre de collaborateur restreint, peu concernés.
  • les réservés adepte du ni-ni. Ni e-learning, ni KM… même si pour certains d’entre eux prépare des e-formations.

Reste le cas de l’éducation nationale qui a tout prévu pour enseigner à distance nous (r)assure le Figaro «au cas où les élèves seraient obligés de rester chez eux, France 5 et France Culture se transformeraient en «maîtres d’école». Des heures de programmes sont déjà prêtes.» Le virus H5N1 fait des « ravages » où on ne penserait pas. Attention d’ailleurs à ne pas confondre France 5 et TV5

Le grand retour du elearning

Alors qu’Inffolor pose succinctement la question : Qu’est-ce que la FOAD ? , le dossier des Suisses d’@-sens : E-Learning – Les recettes du succès parcoure aux travers de différents articles le monde du elearning et de la FOAD. Et le premier texte, repose à nouveau la sempiternelle question : E-Learning – Solution efficace ou gadget ? (Quand le lis le châpo : « L’e-Learning est aujourd’hui une réalité pour grand nombre d’entreprises. Cet article présente un aperçu de son fonctionnement et des raisons qui motivent les entreprises à investir dans ce mode de formation. » devant l’énormité mise en gras, je n’ai pas envie de continuer). E-Learning et PME est basé sur une étude menée par la Commission Européenne qui reflète les points de vue souvent confus et contradictoires des PME ! L’interview de Nicolas Meyer, Directeur d’InfoLearn (leader du conseil en formation technologique en Suisse qui offre des solutions e-Learning) est excellent (j’dois avouer que j’avais peur d’un coup de pub) suivi de l‘interview de John May, Responsable des projets e-Learning chez CapGemini. SWISSAIR fait figure de précurseur de l’e-Learning en Suisse, aussi l’historique de la mise en place d’un véritable programme global e-Learning au sein de la défunte Swissair est intéressant. Pour clore se dossier, manquait juste des informations sur tendances du elearning, les normes et la mise en place.

Des outils et services se mettent en place

Par exemple, OASIF, (Outil d’Aide à la Scénarisation pour l’Ingénierie de la Formation) sous licence libre, fonctionne sur Windows XP, 2000, Linux, Mac OS X. Vous accéderez à la page du téléchargement d’OASIF depuis un sous-domaine d’éducagri.
Éducagri, parlons en justement. Dernièrement, j’ai acquis le guide méthodologique : Ressources pédagogiques en ligne – De la conception à la mise en ligne sous la coordination de Sonia Rougier. (ISBN 2-84444-392-3). Surprise, dans leur catalogue, plusieurs ouvrages concernent le e-leaerning, la FOAD et les TIC (TICE).
Autre outil, Click TV permet dans des vidéos au format Flash d’ajouter des commentaires et des liens sur des images clefs, de partager de tout ou partie de cette vidéo avec une autre page web, d’afficher en transparence de pistes, sur la vidéo, correspondant à chaque commentateur, et représentant les images clefs commentées, de se rendre à l’image clef commentée en cliquant soit sur le commentaire, soit sur les points représentant ces images. l’information provient d’Emob.
Dans une moindre mesure l’apparition des applications bureautique équivalent à la suite bureautique de Microsoft : Word, Excel, PowerPoint sous la forme d’application en ligne bouleverse également le paysage, mais pas seulement du e-learning… Un exemple : Thumbstacks pour des présentation à la PowerPoint en ligne.

De nouveaux sites

De nouveaux sites internet fleurissent dans le domaine. TIC et FOAD : « un outil rassemblant les repères de base, véritable viatique pour formateurs souhaitant découvrir ou approfondir leurs connaissances en ce domaine. » Ce domaine, c’est bien sûr la FOAD, le e-learning, de l’usage des technologies en formation (TIC) autour de quatre thèmes : Les enjeux sociaux de la FOAD ; L’ingénierie de formation ; L’ingénierie pédagogique ; et Les nouveaux rôles des acteurs. Notons au passage dans la partie dossier, la Bibliographie Tic & Foad (pdf de 260 Ko) mais dommage quelle s’arrête en 2005, quelques liens vers la législation, des adresses de lexique…
Des concours sont même organisé sur les ressources d’Elearning préférées (Elearning Europa). Le gagnant est un site communautaire, permettant l’échange en Tandem d’une langue : SharedTalk ! SharedTalk fait partie des outils que je présentais dans Apprendre gratuitement l’anglais, l’allemand, l’arabe, etc. par Internet dont on connaît le succès.
L’Europe, toujours l’Europe est de la partie. Le projet Européen EQUAL a mis en ligne le site apprendre à apprendre destine essentiellement aux formateurs ou aux formateurs de formateurs intéressés par la problématique « Apprendre à apprendre ». Eric Goyard, sur le site d’Algora complète l’information.

Une multitude de guides, colloques et rencontres

Le très dynamique Inffolor (CARIF – Centre d’Animation et de Ressources de l’Information sur la Formation Lorrain) a réalisé, avec ses partenaires du réseau lorrain FOAD et grâce au soutien financier de la DRTEFP Lorraine, un guide pratique sur la formation ouverte à distance. Destiné principalement aux professionnels de l’information sur la formation, ce document, aux nombreux cas concrets et retours d’expériences aborde les questions de financement et de contrôle de la FOAD (Pdf 1,4 mo 17 pages). Très orienté lorraine (c’est normal), il pourra être utile à d’autres !

Autre région, autres moeurs 😉 Sur le site Les TIC pour la formation de la mission POSYTIF (PrOgramme régional de développement en SYstèmes et Technologies de l’Information pour la Formation professionnelle et l’apprentissage) de Basse-Normandie, vous trouverez un Document de capitalisation de l »expérience collective acquise sur le développement des dispositifs de FOAD : Développement de dispositifs FOAD en Basse-Normandie dans le cadre du programme POSYTIF ( Pdf de 84 pages – 802 Ko. Ce document s’adresse aux professionnels de la formation qui s’intéressent aux problématiques d’intégration des technologies en formation…

Sortons des régions mais restons dans les guides. Connaissez vous le guide réalisé dans le cadre d’un projet Leonardo sur les différentes étapes à parcourir pour monter un projet en e-learning : E-learning, Comment commencer ? (pdf de 38 pages de 1,1 Mo) présenté par le GEM (Groupe des Écoles des Mines). Leur page de guide S’orienter dans les Technologies Educatives propose également un lien vers le guide de conception d’un produit pédagogique basé sur l’utilisation des TIC de l’INT-Evry, etc. En remontant un peu plus haut dans la hiérarchie du site, vous arriverez sur le portail des technologies éducatives de la GEV (Grande Ecole Virtuelle)…

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin… Voici le guide en ligne de conception d’un site web éducatif de l’université Laval (Canada), à moins que vous ne préfériez le Guide d’animation d’un forum de discussion ou un modèle de rédaction du guide d’étude pour les cours à distance (pdf de 48,8 ko de 13 pages).

Changeons de type de supports avec les actes du colloque TICE 2004 qui avait pour thème Les TICE ou les Technologies de l’Information et de la Connaissance dans l’Enseignement Supérieur et dans l’Industrie en 2004… donc cela concernait également e-learning et FOAD.

Et voici le Forum Européen du E-learning pour les services publics chez mes voisins Belges (à Mons) découvert grâce à Forminfo qui vient de se dérouler. la liste de quelques présentations disponibles donne une idée de ce qui s’y est dit… (au format pdf) :

La multiplication des articles

Prenons l’exemple de Claire Garcin qui fournit régulièrement des liens, des articles excellents soit sur le site du GRECO (Jacques Rodet y intervient également Le journal d’enseignement :

ou sur sont site e-TIC ET(te) FOAD :

  • Elle nous rappelle l’existence du guide Réaliser des ressources d’enseignement et d’apprentissage informatisées (80 pages en pdf – 7,8 Mo) du CCDMD (Centre Collégial de Développement de Matériel Didactique);
  • déniche un lien vers une traduction des 20 recommandations pour humaniser l’apprentissage synchrone à distance de Kat Barclay ;
  • elle pointe du doigt La formation est-elle bien au service du développement des compétences ?, une synthèse (Pdf de 21 pages – 4,1 Mo) des pratiques d’entreprises face à l’évolution de leurs besoins en compétences et/ou performances de leurs collaborateurs.
  • présente un dossier sur la scénarisation en FOAD.

Mais si le e-learning est vu et commenté par un concepteur multimédia, voilà que l’on Tue le QCM ou que l’on se pose la question de l’imagination au service de la e-formation ; que la formation-action et e-learning est une union possible et pour finir qu’après la désillusion, c’est le réalisme et structuration !

Mais, car il y a des mais…

Sandra Bellier, directrice de CAPIO (Veille en Ressources Humaines du groupe ADECCO), fournit dans un vidéo (en Real Player ?) de six minutes son approche des TIC en formation professionnelle. Axé sur les évolutions nécessaires du formateur, son propos répond à quelques grandes questions : pourquoi les TIC ? les limites des ressources à produire, le degré d’interactivité des outils d’apprentissage. Elle revient aussi sur les avantages des Technologies de l’Information et de la Communication tout en insistant sur les freins possibles qui peuvent apparaître chez les formateurs.

Quant à David Touvet, il repose la même question qu’Emob qui réagissait à l’article de Thierry Klein… : Pourquoi un grand nombre d’écoles et d’universités françaises suivent une stratégie e-learning vouée à l’échec. Pourquoi, mais pourquoi donc ? J’ai un droit de réserve, non ? 😉

Bloggy-foad avec son Mythes et logiques du multimédia en formation… va à contre-courant de l’ambiance actuelle du retour de la e-formation. Selon lui, les mythes et les logiques de diffusion et d’intégration des NTE repose sur une « mythologie programmée ». Cet article est issu de la thèse de Pascal Guillain (l’auteur de Bloggy-foad), Entre mythe et réalité, comment évolue la société éducative à l’aune des nouvelles technologies de l’information et de la communication : analyse critique. (au passage, les 472 pages de la thèse ne sont plus disponibles sur Grisemine)… Dommage !

Bon, c’est pas tout cela, mais moi, je m’inscrit aux parcours initiation et « choix stratégiques » de la formation en ligne à l’accessibilité proposées par Temesis 🙂

Mise à jour le 12 juillet : Merci à Pascal Guillain qui m’a communiqué une adresse pour télécharger sa thèse.

services et entraides aux étudiants de la FOAD

Chantal Dumont sur le liste de diffusion de foademplois.org vient de dresser un rapide panorama des quatre années d’existence du site (1 233 membres actuellement).
Elle profite de l’occasion pour mettre en place une nouvelle rubrique : services et entraides aux étudiants en LMD.
Les différents chapitres sont :

  • Ressources d’aides à l’apprentissage (apprendre à apprendre, apprendre en groupe, méthodes de détente, méthodes permettant de développer ses capacités d’apprentissage).
  • Sources de financement (liste d’organismes d’aide au financement, annonces de demandes de financement, de partenariats etc…)
  • Terrains de recherche (offres et demandes)

Encore à ces balbutiement, cette partie de site est en cours de construction y compris pour le forum. Gageons qu’elle se remplira rapidement.

le e-learning ou les e-learnings

Cela fait quelques temps qu’il me semblait precevoir un bouillonnement du coté du e-learning (j’avais prévu un billet sur cela. Dans sa dernière livraison de juin 2006, KnowledgeNews (lors de la mise en ligne de cet article, la newsletter n’avait pas encore été mise en ligne chez knowledgeconsult) me le confirme en évoquant dès l’édito que le elearning redevient d’actualité dans les entreprises ! Voilà qui commence bien «même si e-learning n’est pas un outil miracle pour le monde de la formation, il a une réelle valeur ajoutée lorsque les populations à former sont très nombreuses et dispersées.»

Suivent un article de Pierre Prevel (coordinateur des projets e-learning et KM au Crédit Agricole) qui décrit comment ils ont réussi à former 50 000 personnes à la «Conformité». Bof, moi j’reste sur ma fin à cette ode à la structure bancaire. Il suffit de lire la fin : «Au delà d’une forte implication de la Direction générale, les éléments et savoir-faire qui ont fait que cette opération a été un succès sont : • La qualité du dispositif organisationnel et notamment de son animation, • La pertinence de l’ingénierie et de la coordination pédagogique et multimédia, • L’efficacité du travail collaboratif multifonctionnel (interne et externe au Groupe).» Je n’apprends pas grand chose dans cet article sur l’elearning et je n’ai pas grand chose à dire.

Ensuite François Duport expose sa réflexion sur l’évolution de l’e-learning et des plateformes associées. L’article est nettement plus intéressant.
Son point de vue sur l’intégration des LMS (Learning Management System) ou plate-formes d’enseignement aux systèmes d’information se défend, surtout vu le lectorat. Un passage par la mode du moment : les environnements personnels d’apprentissage. Ce sont les ENT (Espace Numérique de Travail) au niveau de l’Éducation Nationale.

Et là, alors que tout se passait bien dans ma lecture : «D’ici 2010, chaque élève, professeur, personnel administratif aura son ENT.» Nous sommes en 2006. Dans quatre ans ! Laissez-moi rire. L’auteur continue en nous prédisant un bureau virtuel pour les employés en entreprise. «Un seul identifiant permettra d’accéder à ses informations personnelles et à un Learning Management System. Sans compter les ePortfolios, ou les blogs, qui potentiellement fonctionnent comme des portefeuilles de compétences ou de savoirs, indispensable pré requis à la formation.»
Nous revoilà dans l’utopie. Combien sommes nous, en France, si j’exclue les personnes impliquées dans le domaine du e-learning ou de la FOAD à connaître l’existence de ces ePortfolios ? Et dans quatre ans nous posséderons tous notre ePortfolios !
Les blogs, idemm. J’ai la prétention de connaître les blogs. Mais même si la plupart des français connaissent les blogs de nom, possèdent-ils pour autant un blog ? Vont-ils s’en servir comme d’ePortfolios ? Je pense qu’il n’est pas bon de mélanger les usages à moins de créer de nouveaux termes et de dire qu’une nouvelle possibilité (et non certitude) sous la forme de blogs pourrait voir le jour. Les CV « complets » sous forme de blog existent mais ne sont pas si nombreux pour l’instant. Ca y est mon adrénaline peut redescendre.

Elle redescent d’autant plus vite lorsque je lis : «La frontière entre formation formelle et informelle s’amenuise. Pourquoi ? La formation informelle représente 80% des apprentissages.» Je ne discuterais pas sur ce pourcentage. Mais, je pense que c’est sur ce point que l’on se plante tous, les uns et les autres sur l’elearning de masse (c’est à dire celui qui s’adresse à Monsieur tout le monde et non pas aux salariés du Crédit Agricole pour reprendre l’exemple précédent.

Arrêtons de vouloir mettre en place des cours en ligne à tout prix sur tous les sujets. En fait, je crois que pour le elearning, nous devrions nous rapprocher beaucoup plus des autodidactes ancienne école. Comment faisions nous avant Internet pour nous former, nous informer dans le monde de l’autididactie ? On piochait des choses çà et là, on cherchait des pistes pour découvrir tel aspect qui nous intéressait, tel autre ailleurs… Parfois il se passait 3 mois, 6 mois, un an voir deux avant de trouver les éléments qui nous intéressaient… Je parle à la première personne car je suis autodidacte sur la plupart des choses que je connais actuellement.
Prenons l’exemple des photographes, ceux qui font de la prise de vue… Les « vrais », pas les marchands du coin de la rue… (enfin, ceux qui existent encore sont souvent des vrais justements). Si nous remontons 30 ans en arrière. Croyez vous qu’il y avait des écoles pour apprendre la prise de vue ? la photo ? Pensez-vous qu’un Lartigue, Jean-loup Sieff ou Cartier Bresson a suivi des cours de photo ? Non, ils étaient tous autodidactes… J’aurais pu prendre l’exemple des journalistes ancienne mouture.

Pour continuer dans le positif de l’article (je ne commenterais pas la fin de l’article très intéressante qui revient sur les fonctionnalités des plateformes de e-learning et sur l’écosystème de la e-formation, avant de conclure en parlant de Moodle ;-)) donc je suis du même avis que François Duport concernant les outils d’agrégation (hors réseaux sociaux). J’ai toujours dit que je croyais plus à l’agrégation qu’aux blogs par exemple !

J’aime aussi cette notion de passerelle jetée par les utilisateurs entre e-formation et gestion des connaissances.
J’irais même plus loin en disant passerelle jetée par les utilisateurs entre formation et gestion des connaissances. L’un des problèmes des enseignants actuellement qui doivent se situer dans cette mouvance entre l’enseignement traditionnel et la gestion des connaissances des uns et des autres. C’est ce qui fera la richesse de l’enseignement de demain et comme il est dit plus loin, on pourrait dire que les futurs enseignants deviendront des animateurs de savoirs. Là encore on est bien loin des TIC, trop souvent application des types d’enseignements traditionnel mis sur informatique.

Par contre que l’on ne me parle pas de communauté d’apprenants en e-learning. Elles sont rares. Chacun reste dans son coin. Enfin, je ne peux cautionner :«Nous sommes tous désormais des apprenants permanents dans une posture d’apprenance continue.». Cela sera le cas des personnes qui souhaite se former… Je connais des gens qui ne souhaitent pas progresser dans le domaine des connaissances 🙁

Comme on le voit… le e-learning est de retour. Les utopies aussi. Moins que lors des vagues précédentes, mais il reste encore pas mal de chemin à parcourir. D’ailleurs en terminants ces quelques lignes, je me pose la question. Devons nous encore parler de e-learning ou des e-learning ?