Niouf-niouf : l’économie domestique en 2015 par et pour la génération Z

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Niouf-niouf, l’éducation ménagère ou l’économie domestique en 2015

Cela fait maintenant plusieurs mois voir années que je pense à la création de cette communauté… en remettant au goût du jour l’éducation ménagère que certains appellerons l’économie domestique autour d’un nom, celui de l’un des 3 petits cochons : Niouf-niouf…

J’imagine votre réaction… Mais, qu’est ce qu’il nous fait… Quel retour en arrière de parler en 2015 d’arts ménagers, d’économie domestique… c’était bon dans les années 60… plus en 2015… Personne n’en parle d’ailleurs… Enfin, presque, désormais, on préfère appeler un coach dans le domaine 😉

En effet, je vous confirme, loin de moi l’idée de refaire un petit manuel scolaire catholique d’économie domestique comme ils existaient dans les années 60 et avant…

La société a bien changé et, c’est pour cela d’ailleurs, que Niouf-niouf ne s’adressera pas seulement aux filles et aux femmes comme dans le passé, mais, si je prends une partie des définitions que j’ai trouvées pour économie domestique, Niouf-niouf concernera les services gratuits exécutés dans le cadre de la famille et j’ajoute par l’un de ces membres… (homme, femme, enfant…).

Niouf-niouf est avant tout destiné à la génération Z (nés entre 1995 et 2010) et la présence de Niouf-niouf en ligne sera avant tout l’œuvre des Z eux-mêmes !

Cet article est d’ailleurs un appel pour « recruter » des Z afin qu’ils nous rejoignent pour travailler dans ce sens… (voir à la recherche de jeunes intéressés par l’économie domestique en fin de billet) mais aussi un appel à toutes contributions financières ou autres de la part des entreprises 😉 Vous pouvez me contacter à ce sujet 😉

J’en profite aussi pour vous avertir que je mettrais en place un « blog » sur la manière et les stratégies employées pour créer, animer, augmenter une communauté par une stratégie globale de communication sur Internet… Qui plus est, atteindre la génération Z qui semble si difficile à trouver pour les marketeurs… à vous de suivre #nioufniouf et ce blog dans les prochains temps…

Cerise sur le gâteau pour moi… Cela a aussi un goût et une odeur de e-learning même si cela n’en porte pas le nom 😉

La mise en ligne du site Niouf-niouf et du contenu dans les différentes présences est prévue pour la rentrée de septembre… Si vous souhaitez profiter de mes compétences dans le domaine de la stratégie dans les médias sociaux, dans le picture marketing ou concernant la génération Z avant cette période, n’hésitez pas à me contacter 🙂

L’économie domestique ou familiale c’est quoi ?

Un petit tour sur Wikipédia est toujours utile… : L’économie familiale ou économie domestique était autrefois la composante la plus importante de l’économie et assurait l’essentiel des activités de production. Son déclin relatif est dû au développement de l’économie de marché, au développement de l’économie sociale qu’il a fallu financer — assurance maladie, retraites, chômage, services sociaux — et au besoin des économies modernes de contrôler les flux économiques.

Je ne comprends pas trop le rapport entre économie domestique et économie de marché expliqué sous cette forme… Mais bon, je garde les travaux 😉

Les principaux travaux réalisés dans le cadre de l’économie familiale sont :

  • la transformation des achats alimentaires en biens de consommation (repas) ;
  • les activités de service, telles : le ménage et les travaux de couture, le jardinage, bricolage et petites réparations ;
  • les activités de service à la personne : garde des enfants, garde des malades et des personnes âgées, transports des personnes.

Au niveau de Niouf-niouf, nous les intégrerons au fil du temps, l’une après l’autre… Toutefois, nous excluons d’office tout ce qui sera en lien avec la santé ! Ce n’est pas notre domaine de compétence et parfois cela peut se relever dangereux.

Le travail domestique représentait 60 milliards d’heures en 2010 toujours selon l’INSEE. Ah, autre définition, cette fois pour le travail domestique : activité non rémunérée réalisée par un ménage à domicile et pouvant être effectuée par une autre personne.

Toujours selon l’INSEE, s’il fallait valoriser au prix de marché cette économie familiale, elle représenterait au moins une somme égale aux 2/3 du PIB. De plus, favorisée par le haut niveau de chômage, et le temps libre, cette économie semble en pleine expansion.

Au fait, aviez-vous remarqué que l’économie domestique dans le passé était à la fois une Science : on trouve des ouvrages qui traitent de la Science du ménage économie domestique, mais aussi un art : art culinaire, arts ménagers (le salon des arts ménagers a disparu seulement en 1983, l’époque selon moi où la transmissions des savoirs était en plein déclin dans ce secteur.)

 

Pourquoi vouloir créer Niouf-niouf

Mais pourquoi vouloir parler d’économie domestique ou familiale en 2015 ? On peut se poser la question puisque plus personne n’en parle… Je répondrais : «Et si c’était un pari, que l’on en reparle de nouveau dans les années à venir ?». C’est en effet une possibilité…

n jour lors d’une visite dans un monument, le guide nous a expliqué que la vie à travers les siècles était comme un sinusoïde… que les choses réapparaissaient en général de façon cyclique… C’est vrai pour certaines… Peut-être que l’économie domestique reviendra sur le devant de la scène sous ce nom ou sous un autre… J’y crois !

Passage de témoins d’une génération à l’autre

Pour étayer ce point de vue, je m’appuie sur plusieurs constatations ou ressentis…

Certainement dû à mon âge (la cinquantaine) et que j’ai vu dans les faits la disparition l’instruction ménagère (je me rappelle enfant des cours d’instruction ménagère donnés dans un local pas loin de la maison parentale), j’ai observé l’absence de passage de témoins des connaissances dans ce domaine d’une génération à l’autre, comme cela se pratiquait dans les temps anciens…

Je ne juge pas si c’est bien ou mal que cela ne soit plus enseigné entre parents et enfants en écrivant cela… Mais plutôt une disparition de l’enseignement au sein de pas mal de familles de « connaissances de base » pour apprendre à se débrouiller seul !

En plus, nous sommes visiblement à un virage avec l’internationalisation autour de la génération Z (je reviens sur cette génération dans la partie suivante). Si je compulse les ouvrages du passé sur l’éducation ménagère, outre qu’ils sont misogynes, tout évoluait si lentement dans la plupart des domaines qu’il n’y avait pas de danger ou de grandes nouveautés à intégrer entre les générations… et donc dans les livres… Ce n’est plus le cas aujourd’hui…

Allez trouver de l’avocat dans un livre de cuisine avant la fin des années 1970 ! Les aliments ont bien changé et l’internationalisation à fait qu’on en trouve à toutes saisons (ici je ne prône pas un retour ou non à la consommation de fruits et légumes de saisons… je note juste l’évolution qui a été prise).

Côté cuisine et matériel électro-ménager, nos grands-parents (ou arrières-grands parents) ne connaissait pas les micro-ondes par exemple… Et depuis peu, l’internationalisation nous fait découvrir la mijoteuse (le slow cooker US).

Pour rester dans l’univers de l’alimentation… La cuisine asiatique est consommée à table en familles désormais, les appareils à raclette qui sont devenus la norme pour beaucoup de personnes, tout comme les appareils du type fondue bourguignonne et les assiettes qui les accompagnent…

Même ce que l’on mange évolue (pour en rester au domaine de l’alimentation, mais c’est identique dans d’autres domaines familiaux). Regarder les dernières modes dans les gâteaux avec le gravity cake (on n’a même pas traduit le nom en Français), les mugs cakes…

D’autres nouvelles modes, parfois, m’amusent… Ainsi, je note le retour de la gamelle sous le nom de lunch box ! L’emballage change, les contenus sont similaires… Enfin, non, pas tout à fait !

Bref, désormais, l’économie domestique, comme toute science évolue au rythme d’internet et la transmission des savoirs se fait de moins en moins des parents vers les enfants, surtout avec la génération Z qui a tendance à plutôt éduquer ses parents, mais plutôt entre jeunes… Ils cherchent avant tout l’information sur le net, c’est bien connu !

L’émergence du DIY

Google trend le confime, la tendance est au DIY
Google trend confime, la tendance est au DIY

Les DIY, vous en avez certainement déjà entendu parler… C’est l’abréviation pour Do it yourself que l’on peut traduire en français par faites-le vous-même ou fait maison ou encore fait à la main. Autrement dit, cela concerne toutes les activités de loisirs créatifs (on ne tricote plus par nécessité… c’est ce qui était expliqué dans les cours d’enseignement ménager, mais avant tout par loisir désormais et aussi un peu à cause de l’environnement économique ;-).

Mais le mouvement DIY ne s’arrête pas là. Les fab labs sont de ce monde-là… Le DIY concerne aussi toute activité où l’on n’est pas seulement spectateur ou consommateur. Je prendrais l’exemple des produits d’entretien ou de beauté et la tendance à vouloir les réaliser soi-même ; le recyclage est dans la mouvance ; le fait de participer, d’échanger ses connaissances, sa culture, son information…

Beaucoup d’éléments de ce monde du DIY tournent autour de l’économie domestique teintée désormais bien souvent d’un côté écolo… Ce mouvement du fait maison croit et n’est pas prêt de s’arrêter si je regarde mes observations de la génération Z !

Trucs et astuces de grand-mères

Niouf-niouf, l'éducation ménagère ou l'économie domestique en 2015
Niouf-niouf, l’éducation ménagère ou l’économie domestique en 2015

En parallèle au mouvement DIY, les trucs et astuces de grand-mères sont toujours recherchés, il suffit de voir le marché du livre pour s’en convaincre… Cela, même si la fréquence des recherches des mots trucs ou astuces a largement diminué dans Google…

Mais, j’ai peut-être l’explication… Ce n’est plus dans Google que l’on cherche un truc ou une astuce, mais dans des sites dédiés (ils sont relativement peu nombreux en France), ou alors on utilise justement les DIY précédents pour trouver sa solution… dans le genre comment faire ceci ou cela, mais c’est surtout l’émergence de nouveaux moyens de communication, liés au picture marketing qui vient en aide…

La question à se poser justement est : les trucs et astuces ne sont-ils pas plus efficaces en pas à pas comme dans SnapGuide ? ou constat issue de ma propre expérience, ne recherchons nous pas désormais les trucs et astuces de grand-mères (et pas seulement d’elles… rappelez vous le monde a bien changé dans les paragraphes précédents) dans des tableaux sur Pinterest comme cuisine : Trucs et astuces ou Trucs et astuces pour le nettoyage et l’entretien, 2 de mes tableaux Pinterest suivis respectivement par 11 000 abonnés et 22 600 abonnés (et regarder le nombre de j’aimes et de repints pour chacune des images 😉

Oui, la communication autour de l’éducation ménagère, de l’économie domestique (Économie évoquant l’argent, je vous laisse découvrir le « monde » intéressé par la gestion au sein des familles dans Pinterest…). Oui, le domaine de la gestion d’un budget familial est également important en ces temps de crise… mais aussi celui de la gestion de son temps et de son organisation… Toujours des domaines au cœur de l’économie familiale de 2015 !

La cuisine de mémé Moniq et la génération Z

Autres indicateurs pour moi… Le site de mes filles : la cuisine de mémé Moniq qui sera inclu dans le projet Niouf-niouf. Je vois les réactions des amies de mes filles et des internautes à l’égard de ce blog de cuisine ou dans leur présence dans les médias sociaux, basé sur une démarche à mon sens originale, elles le décrivent dans l’à propos de leur site : elles utilisent avant tout le picture marketing « pour montrer » et communiquer avec les internautes et attirer les visiteurs vers leur site. Par exemple, elle ne publie quasiment aucune recette directement dans leur blog… La demande doit avoir été faite par les internautes…

Comme elles ont débuté leur site de cuisine très tôt (vers 7 ans pour la plus jeune), elles ont pris désormais l’habitude de décrire leur recette de façon simple pour tous… mais cela n’empêche pas des remarques, notamment des personnes de leur âge sur l’explication de certains termes ou incompréhension de ceci ou cela ! (je remarque également les encouragements qu’elles reçoivent à continuer !) Des projets pour aller plus loin dans le côté didactique de leur site est en cours… Et elles se mettent aussi à investir le monde de la vidéo courte… pour expliquer leur cuisine !

De plus, avec cette démarche en s’adressant en priorité aux jeunes de la génération Z, aux gens de leur âge (Oui, je n’ai pas écrit filles, car des garçons de leur âge like, etc. certaines de leurs images… ;-), elles touchent également un public plus âgé ! Donc, rien de surprenant de retrouver l’une ou l’autre de leur recette dans Biba ou sur RTL actu.

Il y a fort à parier que l’on retrouvera encore des citations de leur blog dans d’autres médias… car elles ont décidé de s’investir également dans Twitter 😉 et c’est sans parler du choix de l’époque d’avoir hébergé les boards de mémé Moniq dans mon compte Pinterest… Il aurait mieux valu qu’il soit chez Yseultdel avec ses 350 000 abonnés aujourd’hui, ce qui en fait, entre autre, l’un des comptes Pinterest incontournable selon Biba !

Comme j’ai un accès privilégié à leurs comptes dans les médias sociaux, je perçois également l’intérêt de la cuisine pour la génération Z !

Oui, parlons en de cette génération Z ! Oh, pas longtemps, car j’ai un blog dédié à cela… Juste 2-3 points : oui, ils reviennent en cuisine et sont friand de DIY pour la beauté… ; oui, ils sont économes ; oui, ils sont écolos ; oui, il aime recevoir de l’aide et des conseils des anciens… Raison de plus pour leur fournir, soit directement, soit indirectement, non ?

Comme de plus, histoire de me rajouter une contrainte supplémentaire, beaucoup de monde à peur de travailler avec eux… Je prends le contre-pied… Niouf-niouf, la communauté de l’économie domestique d’aujourd’hui pour la génération Z sera avant tout le travail de la génération Z. Niouf-niouf sera fait par la génération Z ! J’entends par là… Les blogs, articles, images… et je ne sais quoi d’autres, ils ont tellement d’imagination ! Je me contenterai de coordonner le tout et d’apporter un regard technique, comme je le fais déjà avec la cuisine de mémé Moniq.

À la recherche de jeunes génération Z intéressés par l’économie domestique

L’appel est lancé… Vous êtes nés à partir de 1995 ou après… (Ceux qui sont nés avant peuvent également tenter leur chance ;). Nous avons besoin de vous (j’inclue mes filles déjà dans le projet, je sais qu’elles sont partantes…).

Toutes les compétences sont requises… depuis des développeurs de sites web (Euh… de blogs wordpress) ou d’apps en passant par des graphistes, des référenceurs, des traducteurs (Anglais, Allemand, Espagnol… ), des hommes ou des femmes de marketing ou des rédacteurs ou journalistes en devenir, des communicants de tout poils (YouTubeurs, Pinterest, SnapChat, WeHeartIt, Vine, Periscope, Whatsapp ou autres médias sociaux), voir des scientifiques qui voudraient expliquer des « choses » à leurs pairs dans le domaine de l’économie familiale : gestion de budget, cuisine, couture, tricot, entretien et/ou produit d’entretien, nettoyage, organisation, mobilier, jardinage (intérieur ou extérieur), propreté, lessive, entretien des vêtements, alimentation et tout sujets que vous considérez être intéressant sur l’économie domestique…

Que vous soyez expert ou pas, ce qui compte pour nous est que vous ayez des idées… et nous savons que vous en avez ! N’hésitez pas à nous contacter afin d’en discuter ensemble…

Et pas besoin d’habiter Lille ou sa région… Nous connaissons le travail à distance et les échanges via les moyens modernes de communication 😉

À bientôt… et si vous, lecteur, n’êtes pas un génération Z, n’hésitez pas à en parler autour de vous 🙂

médias sociaux et propriété intellectuelle

médias sociaux et propriété intellectuelle
médias sociaux et propriété intellectuelle

Un futur ingénieur avait besoin du point de vue d’un spécialiste des réseaux sociaux dans l’urgence pour répondre à 4 questions sur les médias sociaux et la propriété intellectuelle…

Enfin, quand je dis médias sociaux, en réalité, il s’agissait des réseaux sociaux, c’est moi qui ai étendu ma réponse… 🙂

Voici ce que je lui ai répondu…

Propriété intellectuelle et réseaux sociaux sont-ils compatibles ?

En préambule, je voudrais préciser certains termes… notamment celui de réseaux sociaux qui concerne Facebook, Linkedin, Viadeo et Google+… mais je pense que la question concerne les médias sociaux ce qui inclue Pinterest, SlideShare, YouTube, Vine, Periscope… C’est ce dernier terme que je prendrais pour répondre… même si les questions concernent seulement les réseaux sociaux.

À la lecture de la question, il semble simple de répondre… on se dit : «Est-ce que ce que l’on publie est compatible ou non avec la propriété intellectuelle ?»

C’est une erreur et je commencerai par là. Beaucoup de choses qui sont publiés dans les médias sociaux semblent tomber d’office dans le domaine public, qu’on l’ait ou non protégé par une licence.

Je suis charlie
Je suis charlie

Je prends 2 exemples. Le logo «je suis Charlie» a été diffusé sur Twitter par son auteur et le soir même, toutes les chaînes de télévision l’utilisaient pour faire leur habillage.

Le second me concerne directement avec des images déposées dans Flickr ou dans les médias sociaux qui sont réutilisé par des sites commerciaux alors que la licence créative common l’interdit… Je pointe les sites des médias traditionnels là aussi, mais également de purs sites commerciaux qui grâce à des routines illustrent leurs articles de mes photos en citant ou non mon nom !

Bref, il est désormais difficile de faire respecter ses droits à la propriété intellectuelle dans les réseaux et médias sociaux… Mais cela ne date pas d’hier, car depuis l’arrivée des blogs notamment (en réalité depuis que l’internaute est capable de publier lui-même sur le net et avant, c’était dans les groupes de discussion de Usenet) la propriété intellectuelle est bafouée…

Je me rappelle avoir retrouvé un article de mon blog reproduit à l’identique dans un autre blog… Le but de la personne était simplement de se faire mousser auprès de la gente féminine visiblement…

Mais, ce droit à la propriété intellectuelle prend des chemins inattendus ! Ainsi, lorsque j’étais enseignant à l’université, un jour j’entre dans une salle de classe… Le tableau n’avait pas été effacé ! J‘ai pu lire toute la structure d’une série d’articles que j’ai rédigée sur la mort numérique… Exactement, les mêmes inter-titres… Je savais d’où venait le cours de l’enseignant ! De ce blog, les z’ed… Il aurait pu simplement donner mon lien en pâture… mais le prof s’est certainement servi de mon contenu pour faire « son » cours ! Il aurait pu aussi m’en informer… mais visiblement ce n’était pas la peine alors que nous étions dans le même UFR ! La question que je me pose désormais est : était-il pour ou contre mon départ de l’université !

Pour ma part, je ne suis pas dupe… Oui, je suis copié… et alors, aurais-je tendance à dire !

Ayant eu des ouvrages de publier chez des éditeurs traditionnels, j’ai aussi connu l’autre versant de la propriété intellectuelle mise à mal par les médias sociaux… comme par exemple retrouver son livre en version PDF sur un site de partage…

En face de cela : j’ai 3 réactions possibles ! L’on se met en colère et on active tous les processus pour supprimer la copie illicite et on attaque la personne au tribunal… ; on est en colère… et on fait supprimer le document en expliquant que c’est illégal (oui, pour beaucoup de personnes, même si nul n’est censé ignorer la loi… ce n’est pas toujours su… Beaucoup de monde désormais pense que tout est « libre »… ) ; dernière solution, on se dit que l’on a été rémunéré pour ou que le document, désormais, est « trop vieux » et que cela nous fait de la pub !

Juste une remarque, ayant travaillé dans le passé, soit comme photographe, soit comme rédacteur alors qu’Internet n’existaient pas… Les mêmes problèmes se posaient…

Souvenirs, souvenirs… Une de mes photos a été utilisée par une structure para-régionale pendant 4 ans de mémoire… Ils ont juste payé les droits une année et les 3 années suivantes ont prétexté avoir perdu mon ekta (ce qui ne justifiait en rien l’utilisation de l’image). L’ekta est réapparu quand ils ont décidé de changer leur « panneau » de publicité !

Autre mésaventure… une série d’articles qui avait été copier-coller depuis un magazine dans un catalogue publicitaire… sans accord ni rémunération…

J’aurais d’autres exemples… sur les erreurs d’attribution d’auteur et j’en passe !

L’évolution des « communications » et des mentalités joue également dans ces évolutions…

Prenons un cas concret… Dans les années 1970, j’étais membre d’un club photo. Pour l’exposition annuelle, nous avions retiré d’office notre travail sur des bouteilles d’une boisson pétillante… La forme de la bouteille est protégée ! Maintenant, au cours des années 2000, j’avais une discussion avec des photographes amateurs qui ne comprenaient pas qu’ils ne pouvaient pas, à titre d’œuvre photographique, exposer ces mêmes bouteilles sans accord préalable avec la marque. Et nous n’étions pas sur Internet, ni les réseaux sociaux…

La différence avant internet et depuis internet est le nombre et la facilité de ces « copies » y compris les traductions ! Je suis toujours surpris de voir des traductions d’articles US sans autorisation visiblement et parfois même sans citer la source.

Alors difficile de dire si la propriété intellectuelle et les médias sociaux sont compatibles… Ce qui est certain, c’est que les systèmes actuels de propriétés intellectuelles sont un peu à la « ramasse » vis-à-vis de l’évolution des technologies… et ce sera de pire en pire…

Prenons l’exemple de Pinterest, personne ne se soucie des droits intellectuels sur les contenus… Moi le premier… Mais il est vrai que personne ou presque n’a compris ou ne comprend que les contenus quel qu’ils soient sur Internet ne sont pas des ressources libres. C’est même l’inverse. Par défaut, tout est protégé et sous « copyright ».

On évoquait avec une étudiante qui réalise un mémoire sur les festivals de musique l’arrivée de Periscope et du streaming live… Quid de la propriété intellectuelle des concerts…

Quelles sont les démarches à suivre pour protéger sa propriété intellectuelle sur les réseaux sociaux ?

Pour la France, la propriété intellectuelle est un domaine où la loi est bien définie… Il existe même un Code de la propriété intellectuelle. Comme il existe des lois sur le droit à l’image (voir mon article Droits et images). Donc, dans les réseaux et médias sociaux, la loi française s’applique… c’est le premier point.

Encore faut-il avoir la preuve que nous soyons l’auteur… La solution de l’enveloppe Soleau pour la création de design d’un site est une solution… il en existe d’autres.

L’indication d’une licence ou de la mention tout droit réservé (le copyright est la protection aux Etats-Unis, pas en France et ne correspond pas à la même chose) permet de gérer et de protéger la propriété intellectuelle selon ses envies.

Quand on parle de ces licences sur la propriété intellectuelle, on pense évidemment aux 6 licences créative commons qui offre un outil juridique qui garantit à la fois la protection des droits de l’auteur d’une œuvre artistique et la libre circulation du contenu culturel de cette œuvre. Toutefois, les licences creatives commons ne sont pas les seules… Elles appartiennent aux licences de libre diffusion (voir Wikipédia).

Donc, contrairement à ce qui se dit en général, on peut protéger sa propriété intellectuelle dans les médias sociaux ! La difficulté reste à faire valoir ses droits de façon simple.

L’autre difficulté est de trouver les « copies »… Des outils de plagiat aident en cela, Google image permet de retrouver la diffusion d’images… et la mise en place d’une veille « efficace » sur ses oeuvres, à moins, comme dans les images d’utiliser des marquages invisibles qui permettent de retrouver les utilisations d’images quelle que soit leur taille, le travail effectué dessus…

Des projets sont-ils en cours afin de mieux protéger la propriété intellectuelle sur les réseaux sociaux ?

On entend régulièrement des annonces pour mieux protéger la propriété intellectuelle sur les médias sociaux. Cela me fait souvent sourire… On ne pourra pas dans l’avenir protéger la propriété intellectuelle que ce soit sur Internet ou dans les médias sociaux… c’est cause perdu !

Par contre, je suis toujours autant surpris, que les jeunes dans nos écoles ne soit pas réellement formés à cela ! Allez leur dire les montants encourus avec des exemples réels à la clef et vous verrez leur tête changer (c’est ce qui est arrivé à des quatrièmes devant moi une année) ! Il ne s’agit pas de vouloir faire peur… juste de prévenir et d’expliquer…

Mais reconnaissons le, c’est d’autant plus difficile que leurs parents n’arrêtent pas de piller le web avec comme excuse… «tout le monde le fait !»

L’autre vecteur serait de (ré)apprendre à citer ses sources… Là encore l’Èducation Nationale est en cause à mon sens ! Apprenons à nos élèves à citer leurs sources… éduquons-les dans ce sens !

Je ne parle évidemment pas des copy-party d’Olivier et de quelques autres enseignants 😉

Les réseaux sociaux peuvent-ils être un avantage pour la propriété intellectuelle ?

Dans l’état actuel de la propriété intellectuelle, visiblement, la réponse est catégoriquement non, les réseaux sociaux ne peuvent pas être un avantage pour la propriété intellectuelle ! Cependant, nous parlons de l’état actuel et le droit est une matière qui évolue avec son époque… Il n’y a pas à douter que la propriété intellectuelle est appelée à se transformer dans les prochaines années…

Le droit a l’image sur les objets possédés a bien évolué ces dernières années suites aux images de maisons, de bâtiments, d’objets, de terrains… qui avaient posées problèmes au niveau juridique…

Dans un premier temps, ce sera la jurisprudence qui transformera la propriété intellectuelle (ce qui est déjà en train de se faire) puis un jour, il faudra remettre à plat le secteur…

Qui plus est, le problème est international et par exemple, le droit d’auteur n’est pas de la même durée en France et au Canada… et qu’est-ce qui nous empêche de lire des livres numériques édités au Canada ?

Pour compléter cette réponse, je vous renvoie au PDF de la Table ronde de l’IREDIC 2014 – Quels droits pour les réseaux sociaux ? Propriété intellectuelle et réseaux sociaux.

Au SEO campus, on parlera aussi contenu et content

logo SEO Campus 2015
J’animerais une table-ronde au SEO Campus 2015 : Du contenu au content marketing, et demain

Cette année, comme vous le savez déjà, il n’y aura pas de journées du contenu web. Ce n’est pas pour autant que les JCW ne seront pas présentes ;). En effet, certains l’ont peut-être déjà remarqué, j’ai été invité par le SEO Campus à organiser une table ronde sur le contenu 😉 Merci SEO Camp 😉

Ce sera vendredi 20 mars de 9 h à 9 h 45 à l’Usine Paris Saint-Denis… pendant l’événement search marketing autrement dit le SEO Campus 2015 qui se déroule le 19 et le 20 mars

Après une courte réflexion (pas facile de synthétiser 2 journées riches en participation en une table-ronde de 3/4 h) je me suis dit que le terme à mode était content marketing ! En plus, la thématique devait intéresser le monde du référencement… Dans ma tête, le terme contenu… content marketing virevoltaient 😉 Donc, le titre m’est apparu évident : Du contenu au content marketing, et demain… 

Ensuite, il me restait à choisir mon panel d’intervenants… Qui à mon sens était le plus en phase pour parler de ces évolutions… je m’étais dit que ce serait bien de trouver un(e) spécialiste de l’écriture web, un(e) expert en images au sens large du terme et une personne dans le monde des médias sociaux…

Les 3 premières personnes à qui j’ai pensé ont toutes les 3 répondu oui à mon invitation 😉

  • Ève Demange, l’un des grands soutiens des journées du contenu web qui « fricote » avec SEO Camp me paraissait incontournable… Elle occupera la case « rédaction web » mais sa réflexion va bien au-delà de ce secteur avec une vision large des problématiques de communication et de contenus… Vous la connaissez certainement au travers de son site Plume interactive.
  • Peter Gabor est une personne que je suis depuis des années… Je vais vous avouer, mais ne lui répétait pas, il est l’une des personnes qui m’a impressionné lorsque je l’ai découvert… Pour moi, c’est un monstre dans le domaine du graphisme au sens large du terme, de l’image au sens large du terme… y compris dans le domaine de la typographie (c’est par ce biais que je l’ai découvert de mémoire !) Non, Ève, on ne parlera pas des documents imprimés même si tu en as envie 😉 Vous pouvez le découvrir un peu plus sur son blog Design et typo petit frère de Typogabor !  Mais, il vous parlera certainement d’autres projets qu’il conduit… Sa vision d’Internet aujourd’hui et de demain en terme d’images, de textes… en interpellera plus d’un y compris sa perception des valeurs auxquelles il croit et qui concerne également la longue traine… Toujours une histoire de contenu ou de content marketing 😉 Mais, je ne vais pas tout vous dire d’avances… 🙂 Il faudra être présent à la table-ronde pour le savoir 😉
  • Patrice Hillaire. Lisa la poste dans Twitter c’est lui ;-). Désormais Responsable des Médias Sociaux du Groupe La Poste, Patrice reste pour moi l’un des seuls vrais (aie, je vais me mettre les autres à dos, heureusement ils ne sont pas nombreux… désolé, j’ai pensé à lui en premier 😉 donc, l’un des seuls vrais community manager dans le sens où je l’entends en métropole (normal de préciser, la Poste c’est également l’Outre-mer 😉 Son expertise, sa manière de voir ce métier font de lui un incontournable du domaine à mon sens. Contenu, content marketing et communication n’ont plus de secrets pour lui… dans les médias sociaux !

Me reste à animer ce débat (j’ai l’avantage de toucher à ces 3 secteurs en plus d’un peu de référencement 😉 entre ces fortes personnalités pendant ce SEO Campus 🙂

Il y a fort à parier que les débats tourneront autour du référencement, mais aussi du rôle et de l’attrait des contenus, de la communication sociale, du picture marketing, de la communication par émojis (le mot le plus utilisé en 2014 a été : ♥… et d’autres sujets comme : et demain, quelle sera la place de l’écrit ?

Journées du contenu web : les raisons de l’année sabbatique des JCW

logo JCW - année sabbatique pour les journées du contenu web 2015
année sabbatique pour les journées du contenu web en 2015

Il est grand temps pour moi de confirmer que les journées du contenu web (rédaction, visuel, image, vidéo, SEO, analytics) n’auront pas lieu cette année, car vous êtes nombreux par téléphone, par mail ou via les réseaux à me demander ce qui en est !

L’info est déjà passée en commentaires dans le groupe des journées du contenu web, mais ici, au moins, tout le monde le saura.

Vous m’auriez posé la question au cours de mois d’octobre, je vous aurais répondu que les journées du contenu web lieu en mars comme toujours ! Mais, lors d’un salon en moins de 5′ suite à un échange, je me suis dit : «Pas cette année». Ce que je venais d’entendre m’avait écoeuré et m’a mis dans une colère noire (à tel point que 4 mois plus tard, elle n’est toujours pas dissipée)… Je me suis senti trahi.

Alors que j‘ai surtout besoin d’aide pour ces journées du contenu web, là, le coup de poignard était plutôt du genre : «On ne croit pas dans tes journées du contenu, on te met des bâtons dans les roues». 10 ans de journées du contenu pour en arriver là !

Je me rappelle avec été voir directement Nicolas Malo ! Il m’a proposé l’idée d’organiser cela à Paris ! Je comprends sa réaction… Parfois, on se demande l’intérêt de faire des « choses » à Lille ! Sachez que pour Nicolas ou pour moi, l’organisation de nos événements ne nous apporte rien en chiffre d’affaires…

C’est vrai que l’année dernière, j’avais été déçu du résultat financier, suite à la mise en place des solutions « participatives » ! Les journées du contenu 2014 m’ont coûté de l’argent ! Ce n’est pas le but, je pense.

D’autant plus que pour moi, les retours financiers sont proches de zéro. Dans l’esprit de beaucoup de personnes, je suis l’organisateur, pas de praticien de la communication sur le web (de quoi je vis le reste de l’année ?) ! Et, pour rejoindre Nicolas, mes clients ne sont pas dans le Nord… Ils sont partout ailleurs sauf là. L’exception était le salon VAD, mais je n’en suis plus !

JCW - rédaction, écriture, image : le contenu
JCW – rédaction, écriture, image : le contenu

Donc, oui… J’étais amer des résultats financiers de la saison 2014, vous ajoutez à cela quelques autres déceptions (dont l’état de fatigue, l’incidence au niveau professionnel -le temps que je m’occupe des journées du contenu, je ne travaille pas-, et en annexe au niveau familial, mais je ne m’étendrai pas sur le sujet) et donc, il ne m’était pas facile de savoir si je devais continuer les journées du contenu ou non.

N’oublions pas que pour les journées du contenu web, je suis seul à organiser gracieusement ce qui durait 2 jours en rassemblant environ 150 personnes par jour ! On est loin de salles vides !

J’ai pris le temps de la réflexion car c’est le seul rassemblement de ce type en France autour de cette thématique. Hasni (et avec lui SEO Camp) m’avait convaincu de remettre le projet sur le tapis au mois de septembre. J’avais même pour une fois un peu d’avance sur la liste des « personnalités » à inviter ou à tenter d’inviter.

La donne ayant changé… J’étais parti sur un modèle payant ! Toutes les choses de valeur ont un prix 🙂 Sage parole de l’un des intervenants des années précédentes. Cela impliquait beaucoup de choses pour moi… Je devais passer « organisateur » officiel d’événement. Rien à voir avec l’organisation « amatrice » que j’avais jusque-là ! La conséquence n’est pas mince. Je dois changer de métier et consacrer plus de temps à ces journées ! L’objectif est d’en faire un salon moderne. Toujours sans stands, mais un lieu d’échanges ! J’avais pris cette option jusqu’à cette fameuse discussion.

Bon, ce n’est que partie remise me direz vous… J’ai décidé de prendre une année sabbatique pour les journées du contenu web. C’est pour mieux préparer les prochaines : celles de 2016 auxquelles je vous donne dès à présent rendez-vous.

J’ai des idées… À moi de les mettre en place désormais à Lille ou ailleurs.

Vous remarquerez que je ne cite personne ni aucune structure 😉 Même si je suis rancunier (ce n’est pas bien, je sais) je ne vois pas l’intérêt d’exposer en public les noms de personnes, d’entreprises ou de structures comme certains l’on demandé (je trouve cela malsain) pour la série : Un web 2.0 (blog, réseaux et médias sociaux) mal digéré qui donne des renvois.

JCW - SEO, référencement
JCW, c’est aussi le SEO, le référencement

Même si je ne suis pas langue de bois et je pense que je vous devais des explications. Pas de mettre de l’huile sur le feu et chacun reconnaîtra les siens.

Cette décision d’annuler les JCW en 2015 entre dans un ensemble plus vaste qui aura un effet sur les autres événements que j’organisais à Lille : Open Coffee, apéro blog en nord… Le cumul des soucis que cela occasion, le temps que cela prends et la récompense du travail fourni ne me semble pas à la hauteur. Et, comme je l’ai dit dans un précédent article, il y a désormais trop d’événements de ce type (enfin, pas l’Open Coffee) sur Lille.

Il sera désormais être rare de me voir dans les événements publics sur Lille ! Et, pas la peine de me demander d’intervenir « gratos »… hormis quelques exceptions ou de faire partie gratuitement de tel ou tel « groupuscule » qui met en place des stratégies où tout le monde est bien gentil, beau, intelligent…

Non, je ne fais pas un caca nerveux… Je ne vois juste pas l’intérêt de m’investir inutilement selon la perception que j’en ai, selon ma conception du réseautage et de mon modèle du « free » et la visions que d’autres peuvent en avoir… Je me fais donc discrets sur la région…

Amis Lillois ou de la métropole, désormais, vous aurez mon avis par médias interposés : radio, presse écrite et presse sur le web, TV, par ce blog, celui sur la génération Z, sur eric-delcroix.com (une fois remis à jour et réactivé), en lisant quelques livres où je suis interviewé, etc.

Je prépare également d’autres moyens de m’entendre, mais ce ne sera pas spécifiquement à Lille ! Pour ceux qui tiennent à me voir, m’entendre…, je suis prépare la mise en place de quelque chose sur le web mais il faudra encore un peu attendre pour le savoir 😉

Et d’avance ne croyez pas que je prenne la grosse tête, au contraire… C’est tout le contraire, comme je l’ai dit, je me fais tout petit sur la région (cela m’amusera encore que l’on me dise : «Mais, je ne comprends pas… Comment se fait-il que « une phrase au choix qui pose la question de savoir pourquoi je ne suis pas supporté dans la région »…». Cherchez l’erreur !

Ah, pour ceux qui liront ces explications jusqu’au bout… Oui, j’assume ma position de Calimero… Je ne me plains pas publiquement (enfin, ici, si), mais c’est vrai qu’au niveau régional, il n’y a pas grand monde de concerné par l’existence ou non de ces journées du contenu web. On se fiche de savoir si elles se déroulent à Lille, dans le Nord, en région Nord-Pas de calais ou ailleurs. Je ne dois pas entrer dans les stratégies et la politique des uns ou des autres.

JCW Web analytics
JCW le Web analytics complète les journées

Mais c’est vrai que je ne suis pas « fric » comme peuvent l’être certains (j’entends par là savoir comment se mettre de l’argent dans la poche avec une semi-idée qui peut être juteuse, mais qui pour finir n’a que peu d’intérêt et qui est arrêté une fois les subventions passées). Je devrais… Je le deviens en faisant payer désormais.

Je ne fais pas partie des « lèche-culs » toujours en train de quémander pour obtenir quelque chose avant de réaliser quoi que ce soit. Je crois dans l’homme, dans sa capacité de création… Je fais aussi partie de la catégorie des personnes qui pensent que l‘on peut créer de grandes choses sans avoir un financement particulier, sans financement simplement en montrant son savoir-faire… Cela ne concerne pas ceux qui sont confortablement installé dans leurs bureaux, rémunérer de façon mensuelle… Eux, ils ne sont pas créatifs… ils n’ont pas besoin de l’être… Ils sont en général juste bon à voir si cela aura un impact sur leur carrière !

Seulement à terme, au vu des évolutions, les choses changent…, et, c’est là que les besoins de financement et autres arrivent ! Un peu comme l’indépendant qui grandit et qui veut passer en société (J’en sais quelque chose 😉

Mon modèle reste toujours celui du journal Icônes et le travail de Jean-Pascal Grevet dans le domaine 😉 Je connais bien l’évolution du journal… passé du Fanzine à la référence nationale (nous avions le plus gros tirage en Europe à une époque 🙂

Pour le coup, de mon côté, j’avais réussi à inscrire les JDC dans la durée… Passer d’une après-midi à 2 jours… L’étape suivante semble plus complexe !

Je suis plutôt brut de décoffrage : «OK, tope là !» et pour moi la parole à un sens ! On me reproche parfois mon côté politiquement incorrect, je l’assume. Il est vrai que je n’ai pas de temps à perdre à faire la cours à untel ou untel, passer des heures en réunions inutiles la plupart du temps, demander et redemander 15 fois la même chose… Mais, j’ai l’impression que ce projet des journées du contenu, que mes demandes étaient clairs et simples !

Vous savez désormais pourquoi les journées du contenu web 2014 ne se dérouleront au printemps. Reste à attendre le retour en force du printemps des contenus en 2016 🙂

Bon courage à vous d’ici là !

Si vous avez des idées d’améliorations ou de partenariat (à Lille, dans le Nord, région Nord-Pas de Calais ou ailleurs en France ou à l’étranger), je suis évidemment preneur 😉

À l’année prochaine !

Génération Z à travers le monde : la newsletter sur les Z

La génération Z a désormais une lettre d'informations consacrée à elle
La génération Z a désormais une lettre d’informations consacrée à elle

Vous savez certainement que je suis particulièrement sensible à la génération Z. Je n’ai pas attendu la parution de l’enquête de la BNP : #lagrandeinvazion pour m’intéresser à cette génération puisque, le 19 février, le blog Génération Z, qui sont-ils fêtait ses 1an. Et, c’est depuis 2010 environ que je suis de plus près cette génération Z ! 

Comme je l’explique là-bas, sur le blog, j’effectue une veille sur les médias français et au niveau international, un peu comme j’ai mis en place une curation dans différents domaines : médias sociaux, marketing, contenu (dont content marketing), SEO, e-commerce, éducation…) que vous pouvez retrouver principalement dans mon Pinterest ou dans Tumblr (non, il n’y a pas tout dans Twitter 😉  !

A priori, cela ne me dérange donc pas de diffuser mes informations car pour la plupart d’entre elles, je crois que je peux diffuser ce que je veux… ce n’est pas parce que l‘on possède les outils à disposition comme des pinceaux que l’on est un artiste. Encore faut-il savoir s’en servir ! Donc, dans ma curation, il n’y a pas de trop de soucis… ;–) Y’a un esprit avant tout qu’il faut avoir par rapport à tout cela !

C’est un peu différent avec la génération Z ! Les Français ont pris beaucoup de retard dans leur approche… et quand je vois qu’une entreprise par exemple rechigne à payer 200 € pour en savoir davantage au cours d’une interview afin de répondre à des appels d’offres (mais aurait bien admis que j’effectue une prestation gratuite…) je dis stop ! Bon, mais pas con…

Pour la génération Z, soit on y croit, soit on y croit pas ! Là, n’est pas l’objet (et je crois avoir compris pourquoi certains des experts du digital pense qu’ils sont juste l’évolution naturelle des choses et c’est pour cela qu’ils ne croient pas en l’existence des Z, mais dans le fond nos avis se rejoignent…)

Mais, si l’on « croit » qu’elle arrive… Si l’on a besoin de détails sur leur mode de fonctionnement, sur leurs habitudes et comportement d’achat, sur leurs valeurs… Bref, un peu de sociologie autour d’eux, il suffit de lire pour l’apprendre et de claquer quelques phrases chocs qui permettent d’enfoncer des portes plus ou moins vraies (comme je le trouve déjà dans certains articles français d’ailleurs!). Dommage, car la génération Z est pleine de paradoxes très intéressants et beaucoup de choses sont dans la nuance.

Donc, pour éviter ce pillage, j’ai décidé de passer la revue de presse internationale sous la forme d’une lettre d’informations mensuelle payante : Génération Z à travers le monde !

Je laisse la revue de presse francophone gratuite… Elle n’est pas difficile à trouver et, généralement, il y a beaucoup de retard par rapport au monde anglo-saxon (comme je le dis souvent ne pensez pas US mais anglo-saxo 😉 ! Pour ceux qui pensent que la génération Z française est différente de celle que l’on rencontre à travers le monde, ils se mettent le doigt dans l’œil puisque c’est la génération Z est la 1er génération véritablement mondiale… et cela a (ou aura) des impacts sur l’entreprise.

Je voulais expliquer les raisons de la création de cette newsletter consacrée à la génération Z ! C’est chose faite.

Pour en savoir plus, je vous invite à consulter la page de présentation de Génération Z à travers le monde ou pour ceux qui ont confiance en moi (et qui connaissent déjà la revue de presse internationale que je réalisais), ils peuvent s’abonner directement depuis cette page :–)

La 1ère lettre sera en mars (les abonnements, pris dès à présent commenceront en mars). D’ici là, je publierai une ou 2 revues de presse internationale sur la génération Z car j’ai un peu de retard dans le domaine ;–)

Ah oui, Et si vous êtes une entreprise ou une association, je continue à proposer mes services au sujet de la génération Z dans le domaine du RH, du marketing et du e-commerce, pour les tendances, pour leur arrivée en entreprise, etc.

Pour les APE, les établissements scolaires et le monde de l’éducation, c’est là pour des conférences parents, enfants, Internet ou autres.

 

Un web 2.0 (blog, réseaux et médias sociaux) mal digéré qui donne des renvois – 4

Je ne voudrais pas quitter cette série de billets sur le monde digital, sur le web 2.0, les blog, réseaux et médias sociaux de façon triste, mais plutôt pleine d’espoir …

La bonne digestion du web 2.0, des réseaux et médias sociaux

Le tableau que j’ai dressé de l’état du web 2.0, des réseaux et médias sociaux est très noir… Enfin, son état… Non… Son environnement… Il ne faut pas jeter le bébé et l’eau du bain ! web 2.0, des réseaux et médias sociaux sont de merveilleux outils… Ceux qui le corrompent, ce sont les marchands du temple.

Mais, je me fais une raison. Je l’ai dit… Il y a eu l’euphorie de l’accouchement, de la jeunesse… Nous étions dans la phrase turbulente de l’adolescence. Nous en arrivons à l’âge adulte… Comme la génération Z ! Bizarre, non ?

Ah, si vous ne connaissez pas la génération Z, je vous conseille « l’excellent » blog qui leur est consacré ;–)

En effet, la génération Z à la différence des générations précédentes est une génération « pur digital native« . Je donne souvent l’exemple qu’elle ne connaît même pas le bruit d’un modem !

Et être pur digital native, en opposition au migrant digital que nous sommes tous dans les générations précédentes, cela change tout !

L’image est simple… Prenez un immigré dans notre pays… Pour la plupart des immigrés que vous croisez, vous reconnaissez assez vite sa situation (cela n’a aucun sens péjoratif quand je dis cela… j‘ai été moi-même immigré pendant presque une année en Martinique… et si à la fin de l’année en question, certains me demandait si j’étais béké (un antillais), l’illusion était de courte durée.

Et bien, c’est la même chose entre un natif et un non-natif du numérique… Il y a des choses, des usages que l’on ne peut pas comprendre ou alors au prix d’efforts surhumain quand on est un migrant !

En plus de cela, il y a l’esprit même des jeunes de la génération Z… En France, on semble les découvrir avec la dernière enquête (la grande invaZion) de la BNP à leur sujet vis-à-vis de l’entreprise… Enfin, on les découvre par le petit bout de la lorgnette (je vous conseille vraiment la lecture de generation-z.fr).

D’expérience, je peux vous dire que les générations Z ne comprennent absolument pas le raisonnement des génération Y notamment qui veulent gagner du fric pour gagner du fric, qui ne font pas le boulot jusqu’au bout (version Z, le jusqu’au bout va beaucoup plus loin encore que tout ce que vous pouvez imaginer), qui veulent se la péter plus haut qu’ils ne sont et qui ne travaillent pas par plaisir… Impensable, tout cela pour eux ! On fait son job parce qu’on l’aime et on le fait bien, ou alors on fait autre chose !

Tiens, le mot plaisir du travail, cela résonne… Se faire plaisir en travaillant, aimer son travail… Ce sont des mots qu’avait prononcés Michelle Blanc lors de sa venue à Lille ! Elle n’a pas dû être entendu par ceux qui l’écoutaient à l’époque ;–) Elle sera ravie de travailler avec la génération z, j’en suis persuadé ;–)

Mais, la génération Z n’est pas le seul facteur qui fait que le web 2.0, les réseaux et médias sociaux vont être enfin digérés correctement ce qui m’évitera de reproduire ce genre d’articles dans les années futures…

Je pourrais évoquer l’évolution de la societé et l’intrégration du web 2.0 d’une façon générale, mais l’autre élément important est l’entreprise elle-même…

Aujourd’hui, les entreprises se posent la question, pour les plus avancée, de savoir et de connaître le réel intérêt d’être présent notamment dans les réseaux et médias sociaux… Elles sont en train de regarder les factures… Combien avons-nous dépensé jusqu’ici dans ces foutus réseaux et médias ? Et, de se poser la question en parallèle : combien cela m’a rapporté ! Avec en suspend la question de savoir si les réseaux et médias sociaux doivent rapporter directement ou non de l’argent… Rire… J’ai dit plus avant que c’était un état d’esprit que l’on devait avoir ;–)

Il sera désormais impossible à une entreprise de virer quelqu’un au profit d’un autre alors que le 1er apportait 1 000 abonnés de plus ici par an, une centaine d’autres là… et le second une centaine sur ici et était à la limite d’en perdre là ! Si, j’ai des exemples… 

Pour les autres, la question ne se pose même plus selon moi… Elles doivent intégrer le web 2.0, les réseaux et médias sociaux au risque de disparaître… L’arrivée dans les années à venir de la génération Z donnera le coup de sifflet final à la non-présence dans les réseaux et médias sociaux notamment…

De ce fait, nous allons arriver à une véritable professionnalisation du secteur… Reconnaissons-le, le côté spécialistes et experts actuels fait un peu amateur, non ? Ah, évidemment… Les vrais experts ont un coût… y compris dans le domaine de la formation (mais là, cela a toujours été vrai ;–) mais les résultats au moins sont là ! On peut les mesurer. 

Replongeons à nouveau pour les plus anciens au début de notre siècle. Vous vous rappelez ce qui se passait pour la création des sites ? C’était le cousin de l’ami de la copine puis les amateurs qui se déclaraient webmaster. Pour finir avec l’appel à de vrais « pros » dans le domaine ! Bon, d’accord, il existe encore quelques « cas »… Notamment avec la disparition lente du web au profit du mobile. Mais, bon, je ne suis pas idiot. Je ne crois pas à un monde parfait…

Et bien, maintenant, effectuons la comparaison… Les entreprises sont passées par le cousin de l’ami de la copine qui a mis en place un semblant de stratégie sociale (il avait un compte Facebook, lui, pas le chef d’entreprise). Puis, caractéristique de ces dernières années, c’est l’amateur qui a prédominé… (notez l’évolution, il connaît en plus Twitter, au moins de nom, dépose des images comme tout le monde dans Instagram, c’est fait un profil Viadeo – Linkedin pour les plus doués, en plus, s’il connaît Tumblr ou Pinteerest, c’est un as !). En plus, ce n’est pas parce que vous avez pinceaux, couleur et tableau que vous êtes Léonard de Vinci… Ce sont avant tout des outils pour mémoire !

Demain, arrivent sur le marché des personnes qui connaissent des services du web 2.0 que je ne connais probablement pas (ou très peu), qui les utilisent au quotidien en fonction de leurs usages (le « dédain » de la génération Z pour Facebook ne s’explique pas seulement par le discours qui arrange pas mal de monde de la présence des parents… cela correspond à d’autres choses).

Ils ont une vision marketing et communicationnelle innée… Inconsciemment, bien souvent chez eux, c’est le résultat qui compte… Et ils l’obtiennent ou font tout pour l’obtenir… Ceci devrait contenter les entreprises, à condition, qu’elles savent les accueillir… Mais ça, c’est un autre débat ;–)

En attendant qu’ils arrivent, si vous cherchez une personne qui connaît un peu les blogs, les réseaux et médias sociaux, qui possède une certaine vision de l’avenir d’Internet, etc., je vous renvoie à mon précédent billet : conseil, séminaires et formations en présence sur le net et mes autres activités.

En attendant de vous lire, je retourne à mes activités, à ma curation et à la préparation d’un article ou d’un dossier sur les sites de rencontres ! Si, si… Je vous assure… On a eu un jour le malheur lors d’une conférence de me poser la question quelle était la différence entre un site de rencontre et les réseaux sociaux… Je crois que j’ai maintenant la réponse, et même un peu plus ;–)

Pour compléter cette série d’articles, quelques liens :

Un web 2.0 (blog, réseaux et médias sociaux) mal digéré qui donne des renvois – 3

3e opus de ma série…  :

Communauté d’experts et classements… dans le web 2.0, les blogs, les réseaux et médias sociaux

C’est vrai également qu’a votre décharge, pseudo experts-spécialistes, vous n’êtes pas aidé ! Tout le monde pense (Ou plutôt vous fait croire…) que votre travail correspond à l’existence de rêve dans le monde du digital : réseaux et médias sociaux sous couvert de web 2.0.

Je haïs ces rassemblements de pseudo-experts qui pensent et répètent tous la même chose… mais, j’ai découvert depuis longtemps le pot au rose ! Comment pouvez-vous scier la branche sur laquelle vous êtes ! Vous n’allez pas dire que ceux que vous connaissez évolue dans une autre direction… C’est aussi cela l’avantage d’être touche-à-tout et pas spécialisé… On peut dire qu’une chose évolue… On a toujours d’autres branches pour s’accrocher !

Et comment sortir de l’infernal cercle des amis de mes amis sont mes amis sans froisser l’un d’entre eux au passage ! Impossible… puisque par essence, ils sont comme nous ! Et comme vous avez trop peur d’être différent des autres… c’est silence radio !

Au début de ce blog, à l’époque où Viadeo s’appelait encore Viaduc (rire… Si vous ne saviez pas que Viadeo s’appelait à une époque Viaduc, vous êtes de la génération Y ;-), je réagissais  en disant que les réseaux sociaux n’apportaient rien…

Être l’ami d’un ami n’a pas d’intérêt pour moi sauf si je peux faire des « choses » avec ce nouvel ami, confronter nos idées, etc. C’est bien le but des réseaux et médias sociaux, non ? Attendez, c’est quoi le web 2.0 : partager, ok… collaborer, ok… interagir… Je sens que l’explication de texte s’impose ! Interagir : Avoir une action réciproque, produire une, des interactions (source CNRLT) ! Il n’a jamais été dit d’être tous de la même opinion, d’avoir tous le même point de vue !

Les blogs, puis les réseaux sociaux et les médias sociaux permettent ce genre de choses, mais j’ai l’impression que la plupart des pseudos experts-spécialistes passent souvent à côté par cause de nombrilisme aigüe !

C’est à se demander si l’effet du petit monde (Pas la peine de donner de lien explicatif, vous connaissez, je suppose… Non… Ah, alors vous devez le connaître sous un autre nom à moins qu’il n’y ait véritablement un problème puisque c’est l’une des bases de l’existence des réseaux sociaux !), donc je disais si l’effet du petit monde ne se résume qu’à une seule personne : vous et par gentillesse ceux qui vous ressemblent… pas question d’aller voir ailleurs.

Pourtant, je vous assure… C’est bien de s’ouvrir sur le monde, de regarder en dehors de sa sphère ce qui se passe… C’est enrichissant et cela évite la consanguinité. Et, on sait tous que la consanguinité ce n’est pas bon !

Mais, c’est vrai que c’est beaucoup plus agréable de rester « entre nous », amis d’un même petit monde, dans sa communauté « d’experts » avec tous la même vision étriquée ! C’est bien. Bravo… Je sens que vous progressez. À moins que vous ne régressiez… Allez savoir !

Les classements de toutes sortes n’aident pas non plus, surtout ceux faits au feeling ! Ils sont désormais nombreux et je ne sais pas si vous avez remarqué, mais au fil des temps, ils se sont personnalisé ! On avait les classements de blogs dans le passé (j’ai l’impression que cela n’existe plus d’ailleurs), désormais, ce sont des comptes ou mieux des noms de personnes…

Vous avez les 50, 75, 100 comptes à suivre, enfin, non, personnes (individus) à suivre… les indispensables… Ils nous ressemblent… Ils sont « hyper spécialisés » dans leur domaine… et je veux bien prendre les paris pour dire que c’est l’amis de mon ami qui s’y trouvent ! Ou alors, ceux que l’on croise dans les expositions de mas-tu-vu. Quel intérêt ! Pourtant, on a souvent l’impression que ce sont les seuls à suivre ou suivi ! Je vous renvoie à l’article précédent !

J’en parle d’autant plus facilement que j‘ai déjà fait partie de ces classements, y compris pour ce blog qui a déjà été dans les 50 premiers blogs français à une époque où avoir un blog signifiait réellement quelque chose par exemple (avoir un blog est devenu une normalité avec des axes rédactionnels complètement différents notamment pour les marques et j’ai déjà dit dans cet ensemble d’articles ce que je pensais des blogs persos…).

Mais d’ailleurs, à la réflexion, n’y aurait-il pas un lien entre la disparition des classements de blogs (bon, d’accord, y’a plus de blogs sauf pour La voix du nord et sa rubrique sur le sujet et nos influenceurs, commerciaux des marques (voir article précédent !) et l’arrivée des classements de personnes ! Les blogs représentaient des personnes bien souvent, mais le blog collaboratif a mis un peu de zizanie dans tout cela ! Ce n’est plus l’individu qui était mis en valeur !

Je dois reconnaître que cela fait toujours plaisir de « voir » son nom apparaître, mais je ne tire aucune gloriole de cela… J’aurais même tendance à m’en moquer comme dans une présentation sur l’un de mes sites… C’est là que l’on rejoint le côté influenceur, expert… Je m’amuse des étiquettes que l’on me colle… J’ai suffisamment de recul pour savoir de quoi je peux parler ou non, de quoi je suis expert ou pas… Je renvoie d’ailleurs souvent des journalistes vers d’autres sources, par exemple 😉

Par contre, lorsque je vois certains résultats, je jubile… Untel dans les incontournables ne doit plus se sentir « pisser »… Il pisse déjà tellement que le grand public en a marre de lui… Ce n’est pas qu’il est incontournable… C’est qu’il devient oppressant par son insistance… Je pense en effet à quelqu’un en particulier… mais il n’est pas le seul 🙂

Et puis, revers de la médaille… à mon sens, l’influence hormis pour quelques-uns n’est pas d’être dans un domaine hyper précis, mais plutôt avoir une connaissance précise dans une vision globale et d’avenir… Être le meilleur sur tel ou tel outil n’a pas beaucoup de sens pour moi, il y a parfois des concours de circonstance heureux…

D’ailleurs, je sais très bien que je ne suis pas le super hyper spécialiste de tel ou tel domaine… Même si j’ai écrit ou participer à des livres sur Facebook, Linkedin, Flickr, Twitter, sur les réseaux et médias sociaux, sur les outils collaboratifs…

Je suis avant tout éclectique… C’est ma force de pouvoir parler outre des sujets précédents, de e-éducation puis de marketing, de e-commerce, de la génération Z, etc. Pour moi, cela forme un tout indissociable…

Je ne pourrais pas percevoir ce monde du numérique et ses évolutions sans cette inter-pénétration des domaines, des outils, des pratiques les uns par rapport aux autres… Je me suis déjà déclaré touche-à-tout de la communication vu mon parcours, mais, je suis même plus, un curieux et un touche-à-tout du numérique, du management, du digital…

Plus intéressant pour moi, ce sont ceux qui ont ce que j’appelle une présence globale, c’est-à-dire qui sont présents dans tel outil, dans tel autre et ils les utilisent d’une façon sensée, on une « vision » sur ce que sera demain… L’automatisme parfois de Buffer et consorts à des limites…

Enfin, c’est ma position… D’autres sont défendables, je suis ouvert au dialogue… 🙂

J’ai depuis plusieurs années désormais mis en descriptif à différents endroits : vieux débutant… Ce n’est pas un hasard…

Comme je le disais en début d’article, je ne détiens en aucune manière la vérité sur quoi que ce soit… Nous sommes au cœur de sciences expérimentales aussi bien dans le monde du marketing, de la communication, du commerce, des sciences, de l’éducation… qui plus est des sciences dites molles, donc, je me garderai, à la différence de beaucoup d’experts ou de pseudo experts, de dire : c’est comme cela, pas autrement…

Je continue mon petit bonhomme de route à travers tout cela… essayant d’apprendre au fil des jours, de m’enrichir au contact d’untel ou de tel autre… Parfois pestant, comme c’est le cas ces jours ci sur ce qui se passe… Je peux vous certifié que j’en ai vu passer des feu-follets d’experts qui ont disparu aussi vite qu’ils étaient apparus…

Ce que je sais par contre, c’est que le chemin depuis le début des années 2000 est fait de choix ! Il ne faut pas se tromper… J’ai eu, je pense, cette chance jusqu’ici… Clairvoyance ou chance ? Un peu des 2 certainement.

Ma seule erreur de jugement pour l’instant à certainement était Wave de Google ! Toutefois, on retrouve une grande partie de ce qui faisait son charme dans les outils Google actuel.

Ainsi, prenons l’exemple de Second Life et Facebook, j’ai pris le chemin du dernier, laissant de côté Second Life qui me semblait trop précoce. Lors de l’arrivée de Quora, je me suis presque fait insulter, car je disais que je ne croyais pas en l’avenir de ce produit et que d’autres services du même ordre existaient alors que mon opposant assurait que tout le monde l’utiliserait à 200 % un an plus tard. Non, je ne plonge pas dans les Moocs.

Oui, j’ai dit au journaliste au moment de l’introduction en bourse de Facebook que l’avenir de Facebook était le mobile et non plus le web, à contre-courant de tout ce que les experts de l’époque disaient !

Oui, j’ai écrit dans le livre Linkedin chez Pearson sorti voici 2 ans, je crois, que Linkedin deviendrait un incontournable des réseaux sociaux, que l’on s’en servirait pour « vendre » et que cela deviendrait un intranet (regarder le nombre de livre sur Linkedin désormais en préparation ou sorti des presses) alors que les utilisateurs de l’époque y déposait principalement leur CV !

Oui, je rechigne à écrire des livres désormais pour des éditeurs… On a tout à disposition sur le net… Il suffit de se pencher et de saisir les informations qui nous intéressent, toutes les réponses à nos questions, voir ou revoir ceci ou cela, à se demander si cela vaut encore le coup d’assister à une conférence, de voir un spectacle…

Oui, je garde un œil attentif sur l’impression 3D, sur les objets connectés, sur le commerce collaboratif, sur la société de partage, sur l’évolution des médias dit traditionnels et de l’information, sur l’avenir du livre, sur la société en général… tout en sachant que je ne pourrais pas être à la pointe dans tous les domaines.

Mais cela participe à ma vision d’ensemble, des évolutions qui sont en train de naître dans notre monde digital ou pas d’ailleurs.

Oui, je crois à Pinterest et au picture marketing qui va changer fondamentalement nos manières de communiquer depuis 2 ans je pense. Et enfin, oui, je maintiens que l’arrivé de la génération Z (voir la revue de presse à leur sujet 🙂 va chambouler beaucoup de choses dans notre vie quotidienne et notamment numérique dans et en dehors de l’entreprise…

L’avenir nous dira si j’ai eu raison de croire au moins en cela... Tiens, je remarque… Pas un mot sur le mobile ! Pourtant, je penche pour la version de la disparition du World Wide Web (au passage, je note qu’il est impossible désormais d’effectuer une recherche simple sur la signification de WWW sur Google) au profit du mobile !

Un web 2.0 (blog, réseaux et médias sociaux) mal digéré qui donne des renvois – 2

La suite de mon coup de gueule en 4 parties, sur 4 jours. Les liens seront actifs une fois la publication en ligne :

C’est quoi un influenceur de nos jours et un expert digital

Bref, vous l’avez compris, j’ai une dent contre l’ensemble de tous ceux qui se disent expert ou autres… mais qui se contente en général de « reproduire » ce qu’ils ont lu ici ou là sans aucune créativité. Et, je vous assure, ils sont nombreux même si ils donnent parfois l’illusion d’être originaux (cette illusion est d’autant plus importante et proportionnelle aux titres qu’ils s’attribue.

On peut donner tous les liens, les outils que l’on veut, le web 2.0, les réseaux et médias sociaux, c’est un état d’esprit avant tout ! Et ce n’est pas gagné pour la plupart d’entre eux !

On ne passe pas de l’esprit print, newsletters et base de données aussi facilement à l’ère du digital même s’il ne faut pas tomber dans l’excès inverse du tout numérique (c’est toujours là encore selon les entreprises, leur stratégie, ce qu’elles font…)

Encore une fois, je vais taper sur la génération Y (j’emploie le terme ici pour désigner principalement une classe d’âge). Une simple recherche dans Viadeo et Linkedin et l’on découvre que vous êtes tous community manager par exemple… voir strategic community manager (en anglais souvent c’est mieux) ou autres titres divers et variés qui ont tendance à vouloir vous donner de l’importance !

Le pire est que les entreprises plongent tête baissée dans votre arnaque ! L’exemple affolant que j’ai vécu est quand un community manager est venu nous voir lors d’un atelier pour nous demander si c’était grave de ne pas connaître du tout Twitter ! Il venait d’être embauché en CDI comme community manager ! Heureusement encore, vous n’êtes pas tous comme lui !

Toutefois, une petite analyse de votre présence réelle et de vos capacités de community management (simplement sur les outils… je ne parle pas ici de stratégie, c’est beaucoup trop demandé) lors de mes interventions pour du recrutement me laisse souvent perplexe ! «Euh… et ça se dit community manager !»

Un autre exemple… J’ai la chance ou pas, c’est selon, d’avoir une fille qui possèdent près de 200 000 followers à son compte Pinterest (pas mal à 17 ans 😉 et pas plus tard qu’en ce début de semaine, je lui faisais lire un article sur une manière d’optimiser son Pinterest… Je rigolais intérieurement… car je la voyais fulminer… «Non, je ne fais pas cela… On n’a vraiment pas les mêmes méthodes…» Bref, à la fin de l’article, elle me dit : «c’est nul… c’est pas comme cela qu’il faut faire».

L’expert en question (ouf, sauvé, le mot expert n’est pas dans sa présentation) revendique quand même aider les entreprises à trouver leur place sur Internet afin de maîtriser votre e-réputation, élargir votre audience et à trouver de nouveaux clients. Tiens donc !

J’avais vérifié avant de lui montrer l’article sachant qu’elle allait me demander d’aller voir…  Son compte Pinterest, parlons en puisque cette personne dit haut et fort la démarche à suivre… Une dizaine de personnes 🙂 Après on reprochera que les jeunes ne vérifient pas leurs sources, l’auteur… 🙂

Ma fille voyant cela, évidemment, réagit : «Mais de quel droit elle écrit sur Pinterest… c’est du grand n’importe quoi… Qu’elle commence par avoir des gens qui la suivent et elle en parle après ! Elle se fout de la gueule du monde»

Moi, de mon côté, vous pensez que je suis les conseils de quelle personne : la génération Y qui possède un master ou ma gamine de 17 ans qui n’a pas encore son bac ? Laquelle est l’expert entre les 2, celle qui a 10 followers ou celle qui est suivi par 200 000 personnes…

Ajout juste avant publication… je viens de lire un article comme quoi au niveau marketing désormais il faut employer absolument Pinterest ! Visiblement l’auteur au titre ronflant n’y est visiblement pas présent (dans Pinterest) et le blog en question à 4 épingles et 0 followers et aussi 0 abonnement… Il est dit dans l’article qu’il faut absolument être dans Pinterest 😉 je suis entièrement d’accord que ce serait pas mal pour beaucoup de structures… mais pourquoi ils n’y sont pas nos « experts » !

Ce petit exemple pour moi est plein de sens concernant la génération Y (la classe d’âge toujours). Depuis des années, je répète à qui veut l’entendre que c’est la génération perdue (pour plusieurs raisons) C’est elle au passage, je le répète qui a dévoyé la conjugaison des verbes du web 2.0 : partager, collaborer, interagir…

Je comprends facilement la réaction du grand public sur le dédain qu’ils ont ensuite à vouloir parler de la génération qui les suit, celle de ma fille, la génération Z ! Beau travail les gars… Il nous reste à constater le gâchis !

En effet, reprenons un peu d’histoire… Les personnes de la génération Y comme leurs prédécesseurs ne sont pas de purs digital native ! Ils sont comme moi et tous ceux de mon âge des (im)migrants numériques (digital immigrants).

À notre différence (je parle des gens de mon âge ;-), ils n’ont presque pas connu ce qui se passait avant, quand « rien » n’existait du digital… C’est notre avantage, je crois : pouvoir jouer sur les évolutions, les comparaisons… Nous n’avons pas fait table rase du passé 😉

Naturellement, la plupart des vrais influenceurs de la toile se sont retrouvés dans les générations les plus âgées (y compris les plus âgés de la génération Y). Dès 2005, j’avais anticipé cette arrivée des influenceurs sur la toile avec l’émergence des blogs… Mes craintes se sont confirmées au cours des années !

Et bien sûr, la génération Y dont l’un des buts est de devenir « influenceur » reconnu (oui, oui, j’ajoute le reconnu, très reconnu même… dans le style, vous voyez, c’est moi ! 😉 a tenté de nous (les vieux) dépasser… Pas de chance pour eux, ils ont dû apprendre à utiliser les outils comme nous, donc plus ou moins bien (plutôt moins que plus d’ailleurs) pour essayer de se frayer un chemin pour tenter de devenir influenceur… Pas de bol pour eux… Les vieux ont pris la plupart des places avant eux 😉 et impossible de les déloger avec les mêmes techniques ! On s’en excuse. Le haut est donc bouché pour cette génération perdue (je rappelle que c’est la génération Y).

Dans le bas, ce n’est pas mieux pour eux… les outils ont changé, les codes ont changé, la communication a changé ! Le pur digital native occupe l’espace !

Voyant cette possibilité obstruée, ils se sont rabattus sur d’autres solutions… Ils se sont tous affublés de titres. Le plus simple qu’ils emploient est celui d’experts ou s’ils ne se le donne pas, ils en ont l’apparence… un peu à l’image de notre spécialiste de Pinterest par exemple !

Pour la gag, j’en connais quelques uns, y compris devant des experts US (des vrais, à la notoriété mondiale) qui se permettent de mettre en doute et de penser que ce sont eux qui ont raisons et que l’expert en question à tort… Pas difficile pour moi de les remarquer, ce sont les mêmes qui remettent en cause ce que je dis dans des conférences sur du B-A-BA… J’ai toujours cette sensation qu’ils sont meilleurs que le conférencier. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi on ne leur demande jamais d’être sur l’estrade ! Il doit y avoir un problème quelque part. Ah, oui, évidemment, ce sont des dirigeants d’agences… Pauvres clients !

Autre réaction qu’ils ont parfois, ils nous prennent pour des cons… Le dernier exemple en date, l’un d’entre eux qui me connaît très bien me dit lors d’une passation de comptes (il me succédait sur un projet)  : «…Moi, je ne suis plus community manager (sous-entendu dans sa bouche sous-fifre), je m’occupe seulement de stratégie (je le fais simple ;-)… ! Toi, tu fais seulement du CM !» Gloups… Vas-y que je te rabaisse… J’ai peur de rien… J’suis un dieu (ou pas loin), t’es une merde. Je suis certain que celui-là, si, il lit cette série de billets dira que je prends la grosse tête 😉 Mais, j’ai des doutes sur ces lectures… j’écris trop long pour lui 😉

Petite précision, le contrat qu’il venait de récupérer incluait les 2 : stratégie et CM… mais selon lui, je ne faisais pas grand chose de bon en stratégie, je pense, car celle que j’avais mis en place n’était pas du tout fait comme indiqué dans les articles que l’on peut souvent lire, autrement dit pas à la mode ! (oui, oui, il y a des modes dans le domaine 🙂 Pas besoin de donner de résultats… L’agence dont il a la charge a réussi à faire perdre pas mal de notoriété à la marque en ligne, mais ce n’est plus mon problème !

Le monde a bien changé mon bon Monsieur… Je me rappelle encore, comme si c’était hier, le premier apéro Blog en Nord vers 2004… !! Dans l’esprit, à l’époque personne ne tentait de tirer la couverture à lui, c’était réalisé dans un véritable esprit de pur réseautage, de pure rencontre. C’est vrai aussi que nous étions les seuls à organiser sur la métropole ce type d’événements…

Désormais, sur Lille, vous donnez un coup de pied dans la fourmilière… il y a des événements presque tous les jours… à tel point que j’ai mis en stand by les apéros et rencontres blog en nord et que je suis en train de faire de même pour les Open Coffee ! Je les mets en veille, car je ne retrouve plus l’esprit du début aussi bien dans l’un que dans l’autre.

Je ne vois pas l’intérêt de se rencontrer pour se montrer, pour dire : je suis le meilleur, pour faire la fête… Je comprends que ce type de manifestations puisse se produire… pourquoi pas ! Mais, je préfère le vrai réseautage où personne n’est mis en avant, où chacun est sur un pied d’égalité…

Remarquez, j’avais répondu à l’époque, les débuts de blog en nord, à une interview vidéo qui n’a jamais été public. Dommage ! Je disais ne pas vouloir me mettre en avant lorsque j’organisais (je reste persuadé que les réseaux sociaux sont le prétexte à faire des rencontres dans la vraie vie – IRL) mais pour que les gens puissent se rencontrer, amateurs comme professionnels… et que Blog en Nord ne devait être que l’élément précurseur, l’élément moteur pour que d’autres événements et rencontres se créent… indiquant au passage que les structures locales devaient s’impliquer d’avantage !

Je n’avais pas anticipé la dérive de celui qui a la plus grosse (je vous laisse choisir le mot qui accompagne) ni que cela ne soit plus des rencontres de réseautage (dans le pur sens du terme) mais des salons où il faut se faire voir ! À moins que ce soit pour les organisateurs afin de pouvoir se vanter d’avoir ramené X personnes.

De même, j’avais imaginé que nous pourrions cohabiter dans une ambiance cordiale en évitant de nous marcher sur les pieds… mais hormis quelques structures avec qui nous avons tenté d’organiser différents événements en bonne intelligence, ce n’est pas ce qui se produit, cela ajoute à la cacophonie et à des rencontres où surtout, il ne faut pas voir ce que fait le voisin (et si je peux l’écraser au passage, tant mieux)… De l’ouverture, on rejoint le « ptit nombril centre du monde ».

Ce sont certainement des « influenceurs » qui organisent cela… à n’en pas douter…

J’ai écrit à plusieurs occasions sur l’influence toute relative même si elle existe, sur les influenceurs, ce qu’ils sont…

D’ailleurs, selon moi, c’est comme pour les experts, y’a influenceurs et influenceurs… Est-ce que parce que vous relayez des informations piochées ici ou là, je ne parle pas de curation ici car, c’est un autre boulot (tiens, d’ailleurs, j’ai l’impression qu’ils font un rejet de la curation… c’est pas leur monde :-), donc d’informations piochées ici ou là réécrite à la sauce qui brosse le public dans le sens du poil ou encore… être la chambre d’écho des marques avec qui vous avez des deals est être un véritable influenceur ? Je ne le crois pas…

Les marques d’ailleurs l’ont bien compris car elles en jouent.

Je suis toujours surpris de voir nos experts-influenceurs se gargariser d’avoir des accords avec les marques «mais en toute liberté»…

Moi, j’ai jamais eu cette chance avec les annonceurs concernant la liberté (à moins que le mot n’ait pas la même signification)… je parlais rarement comme ils le souhaitaient… j’ai mon franc parlé ;-), donc, j’suis rarement invité, je ne reçois pas grand chose… Alors la liberté oui, mais à condition de parler de la marque, dans le bon sens bien souvent.

Et, je le reconnais bien volontiers, si j’étais dans la posture de l’entreprise, je ferais de même… je leur donnerai une liberté toute relative certainement !

Cela me rappelle la règle des 4 C que j’avais appris dans mon cours de marketing, y’a longtemps 😉 Contact, connaître, convaincre, conclure… C’était dans la technique de vente, je crois… Mis à part le conclure, Messieurs, Mesdames les influenceurs experts qui publiez les communiqués de presse des marques ou les tests des produits, vous êtes donc des vendeurs, rien d’autre pour moi !

Vendeur à petite échelle certes, car lorsque j’observe le nombre de lecteurs du blog (un peu comme pour le spécialiste qui donnait des leçons pour Pinterest), je souris… en me disant : «Qu’est-ce que vous pouvez être naïf ! Grande gueule mais naïf !»

A une époque… un chiffre avait été donné… 600 lecteurs journaliers d’un blog permettaient d’influencer ! On en est loin bien souvent ! C’est comme si je disais que mes filles avec leur seul blog de la cuisine de mémé Moniq influençait le monde de la cuisine ! Ils en sont pour la plupart au même stade !

Mais c’est vrai… certains m’ont déjà répondu à cette remarque… «Mais, on ne veut pas être lu d’avantage…» En plus, l’honnêteté intellectuelle vous manque ! si vous tenez un blog, comme pour une entreprise, c’est le résultat qui compte (à moins de l’intégrer dans une vaste présence et que ce soit un élément parmi d’autres mais ce n’est jamais votre cas). Et le résultat attendu de tous les blogueur comme de toutes personnes qui écrivent est d’être lus… Où alors, ne dites pas que votre blog influence, ne cherchez pas à monétiser votre blog… Stop aux simulacres.

Arrêtons de rêver… Il serait temps d’atterir… Pour moi, ce n’est pas cela être influenceur  (vous êtes juste l’équivalent des tee-shirts publicitaires sur la toile… ). Commençons par le début… quelles sont vos idées originales ? Désolé, je n’en vois pas… Quelle est votre approche singullière selon un axe précis ? Il n’y en a pas ! etc.

Un web 2.0 (blog, réseaux et médias sociaux) mal digéré qui donne des renvois – 1

Depuis le dernier trimestre de l’année dernière, j’ai envie d’écrire cet article sur la situation actuelle dans le monde du digital, sur le monde du web 2.0, des blogs, réseaux et médias sociaux…

Je pense que c’est un ras-le-bol de ce que je vois s’amplifier au quotidien en ligne, dans les rencontres avec certaines entreprises, au contact de personnes qui se disent spécialistes ou expert dans ces domaines…

Donc, je dis stop. Je me dois de faire le point pour moi déjà tenter de comprendre ce qui se passe devant mes yeux ébahis, de retournement de veste, du manque de… tout ce que à quoi je crois.

Certains diront que je prends la grosse tête (je l’ai déjà à moitié entendu), d’autres penseront que je « débloque », d’autres… Et bien, pensez ce que vous voulez, je m’en fiche ! Je reste moi-même avant tout et c’est pas à mon âge que l’on me changera. Et puis, cela le fait du bien de dire ce que je pense haut et fort !

Le pire dans l’histoire… Je suis certain que des personnes que je vise dans ces billets sont capables de les aimer, de les relayer 🙂 Alors, là, maintenant, c’est foutu… J’écris pour moi seul, personne n’osera le relayer dans ses réseaux, dire j’aime dans Facebook… ou de le commenter après ce que je viens d’écrire 😉

Comme on m’a reproché un article trop riche en une seule publication de écoles, enseignement, élèves : les problèmes des enseignants, j’ai retenu la leçon (On apprend à tout âge 😉 et je publierai ici et dans Linkedin, ce coup de gueule en 4 parties, sur 4 jours. Voici les 3 suivants (les liens seront actifs une fois la publication en ligne) :

Mais débutons par ;

Retour en arrière sur le Web 2.0 et les blogs, réseaux et médias sociaux

Je ne vais pas faire dans la mélancolie du passé en disant rappelez vous l’âge d’or des blogs, vers 2005 ! Il y a 10 ans… D’ailleurs, que reste-t-il réellement de ces blogs ? Je me suis toujours dit que je devrais faire le point un de ces jours pour voir ce qu’il en reste, voir ce que leurs auteurs sont devenus ?

Non, simplement un constat ! Le web 2.0 ; tiens, êtes-vous capable de définir ce qu’est le web 2.0 ? (Au passage, on attend toujours le web 3.0 qui a mon sens n’arrivera jamais), donc le web 2.0 avait pour base comme je l’explique encore en conférences bien souvent 3 verbes : partager, collaborer et interagir comme je l’ai indiqué depuis longtemps (Si vous lisez attentivement ce blog depuis l’origine… Bon courage à vous sinon, il y a plus de 2 000 articles, jugés souvent comme trop long 🙂 et je n’ai pas la force de rechercher 😉 mais vous pouvez en trouver la trace à plusieurs occasions où je m’explique sur le sujet !)

Je suis toujours surpris que les jeunes loups de la génération Y ne soit pas plus au courant de ce qu’est le web 2.0… et j’ai malheureusement trop souvent l’impression que pour eux le web 2.0 est avant tout : influenceur, argent et fric (dans le mauvais sens du terme).

Ce que je n’avais pas anticipé, dans l’euphorie des « révolutions » qui s’enchaînaient à l’époque, c’était qu’il serait possible de conjuguer ses verbes de différentes manières. Je ne suis pas déçu du résultat. Ça me donne parfois froid dans le dos de lire ou de constater certains discours ou pratiques !

Il serait bon de revenir aux fondamentaux parfois en y intégrant les évolutions ! Quelque part, je trouve cela effroyable que depuis 10 maintenant, je rabâche les mêmes principes de bases d’une conférence à l’autre.

Oui, vous l’avez certainement compris, nous sommes passés de la phrase d’enfance de la révolution d’internet et du web 2.0 à son adolescence et je crois, même si j’ai l’impression de radoter que nous atteignons son âge adulte dans quelques mois. J’y reviendrais là aussi !

Comme je l’évoquais il y a plusieurs années maintenant, on surfe sur une pseudo révolution… On nous fait croire à des révolutions chaque jour comme l’ont pu être celle des blogs et l’éclosion des réseaux et médias sociaux en leurs temps.

Depuis les révolutions, c’est-à-dire bien avant les années 2010 (on est dans le web… les années passent vite et se comptent en multipliant les années calendaires), on traficote autour des évolutions et de l’intégration de ces nouveaux outils qui représente le monde digital actuel pour nous faire croire à des révolutions alors que ce ne sont que des évolutions bien naturelles !

Alors, évidemment, y’a du blé à se faire pour celui qui pense à son p’tit nombril avant tout, sans réellement vouloir satisfaire l’entreprise qu’il représente ou pour le compte de laquelle il travaille (y compris parfois pour eux-même) !

En plus, c’est vrai, je le dis aussi très souvent, personne ne peut se prévaloir de détenir la vérité dans ce « nouveau monde »… Toutefois, il y a une grosse différence entre détenir la vérité et raconter des conneries… et y’en a des conneries qui sont racontées afin de se faire mousser… Mousser pourquoi ? Pour gagner du fric rapidement pardi !

Ah, on me signale que les entreprises sont aussi responsables… Évidemment qu’elles le sont pour la plupart d’entre elles… Comment peuvent-elles accepter les discours qu’on leur sert… On en viendrait à croire que c’est celui qui a la plus grande gueule qui l’emporte. Toujours dans la même oreillette, on me dit que cela va changer… Enfin, on va regarder les résultats ! Ce n’est pas trop tôt !

Le reproche que l’on peut également faire à certaines entreprises est de ne pas laisser le temps au temps et de focaliser sur le nombre de « j’aime » ou assimilés…

La construction d’une bonne présence sur Internet demande du temps avec des objectifs adéquats ! Le web 2.0, les réseaux et médias sociaux, ce n’est pas la cours des miracles ! Et oui, encore en 2015, certains en sont là !

Prenons des exemples… Quel est l’intérêt d’être présent dans Facebook, dans Twitter ou dans Pinterest… Je ne parle pas aux véritables experts (je vous assure, ils ne sont pas si nombreux en langue française), mais aux dirigeants d’entreprise : marketing, communications… Gagner des clients ? Autre chose ? Non, je n’irai pas jusqu’à donner ma réponse… Mais, on peut en discuter dans ce cadre 😉

Autre exemple ? Les agences de « com » ou autres qui proposent des packages tout fait de communication on line… «oui, et on vous met 1 message par jour dans Facebook…» (entendu) à l’image des poissonniers ou du boucher qui vous sert 200 g de ses protéines alors que vous demandez 100 g sauf que pour les médias sociaux c’est plutôt dans le sens inverse… vous en voulez 200 g et on vous en sert 100… Il faut arrêter l’excuse du danger de submerger le fan de messages… Juste pour info, cela peut se mesurer 🙂

Le pire, c’est qu’en général, ces agences revendiquent et s’auto-proclame expert ou spécialiste des réseaux et médias sociaux (c’est déjà plus compliqué pour elle de proposer des blogs, y’a des textes à écrire…)

Je ne dévoile rien du secret des véritables spécialistes et experts du domaine, mais je peux vous dire qu’avant de partir dans Facebook ou un autre outil, une réflexion sur le sens de cette présence, sur la stratégie générale à aborder est nécessaire… De la découlera une politique ou une stratégie éditoriale unique pour chaque entreprise… Euh, vous voyez la nuance ?

Allez, je vous donne un coup de main… Tentez de conjuguer les verbes partager, collaborer et interagir pour votre entreprise dans le bon sens du terme… Vous verrez la différence !

À oui, dernier détail, je ne supporte pas les dirigeants de ces boites ou les community manager qui traitent le public auquel ils s’adressent de cons et d’incompétents parce qu’ils n’adhèrent pas à leur vision de leur politique digitale… C’est toujours plus facile de voir la paille dans l’œil du voisin que la poutre dans le sien… Cela s’appelle aussi la remise en cause ! J’en suis un fervent adepte… trop peut-être, qui sait… Il faut savoir parfois changer son fusil d’épaule et rien à voir en la circonstance avec le temps…

Il n’y aurait pas eu de je suis Charlie sans les médias sociaux

Je suis charlie
Je suis charlie

Comme tout un chacun j’ai été dès les premières heures #jesuischarlie … Toutefois, je me dois de reconnaître que je ne lisais pas régulièrement Charlie Hebdo auparavant, que j’achèterai le numéro de cette semaine (y compris une version en allemand dispo dimanche) mais ne m’abonnerai pas pour autant…

J’ai pris ma décoction #jesuischarlie la semaine dernière à tel point que certaines personnes ont quitté mon compte Twitter… Mais je pense que je devais le faire dans l’urgence… J’en suis à l’infusion… Je l’étais déjà lorsqu’une journaliste (Hélène Bry) m’a contacté pour parler du rôle positif et négatif des médias sociaux dans l’événement…

Je m’attendais à recevoir cet appel d’un journaliste. C’est le Parisien qui a ouvert le bal en m’appelant le soir de la marche parisienne pour l’article Des réseaux sociaux incontrôlables.

Mais revenons en arrière, mercredi en fin de matinée. Ma première réaction comme à nombre d’entre nous, je suppose, a été la stupeur… Comment peut-on ? De quel droit ?

Je n’ai pu que constater au travers des médias traditionnels et sociaux l’événement prendre de l’ampleur…
Une ampleur en France, dans les pays francophones, en Europe, à travers le monde… qui le soir même apportait son lot de manifestations spontané partout sur la planète.
J’étais véritablement bluffé par ce buzz ! Par l’immensité du mouvement…

Ma fille aînée (17 ans) vers 17 h me dit… : «Quand je vois ce qui se passe, ce qui est diffusé partout, je devrais créer un tableau Pinterest. Tu m’aides ?». Ma réponse fut évidente oui…

Au-delà de cette forme de participation que nous avons choisi pour manifester notre soutien et par la même rejoindre le mouvement qui se dessinait, elle avait se réflexe certainement pour coller à l’actualité, moi pour garder une trace de ce que serait l’épisode Je suis Charlie.

Ce board #jesuischarlie est là ! (Même si c’est anecdotique, nous ne savons pas si nous avons été le 1er… La recherche Je suis Charlie ou #jesuischarlie était impossible… et d’ailleurs elle reste chaotique ce qui a empêché une viralité encore plus importante sur ce média) et les illustrations de l’article proviennent de ce tableau.

C’était pour moi le signal du début de la plongé vers des réflexions sur l’usage et la manière dont l’élément était relayé par les médias sociaux et leurs rôles.

Dès 17 h donc, il ne faisait aucun doute déjà que le board devait s’appeler #jesuischarlie et que l’image de couverture devait être je suis Charlie sur fond noir ! Ces 2 symboles ont été créés une heure environ après l’écatombe, se propageant rapidement à toute la planète. Je suis Charlie a eu sa page rapidement dans Wikipédia !

Génération Z : génération Charlie

Ah, vous allez dire… Il a encore réussi à place sa génération Z ! Oui, c’est vrai, j’assume 😉

Je me suis posé cette question… Est-ce que la génération Z n’est pas la génération Charlie !
Je pourrais presque en arriver à ma conclusion, alors que tout le monde voudrait savoir ce que sera l’après #Jesuischarlie, en répondant que ce sont les perspective de vie de la génération Z avec leur ouverture d’esprit.

Je repensais notamment à cette phrase que j’ai écrite dans la revue de presse sur la génération Z : «La génération Z, est en mesure de continuer à accueillir la tolérance pour quiconque considéré comme différent, notamment racisme et sexisme» (j’ajoute religieux)…

J’arrête là avec ma génération Z… mais, pour moi cette génération est l’espoir et je me demande si justement cet événement n’est pas la marque du passage d’une époque à une autre 😉

Réaction à cet engouement

Ce qui m’a le plus surpris dans l’événement ce sont les proportions qu’ont pris l’engouement pour #Jesuischarlie ! Je me suis posé la question : Pourquoi ? Comment ?

Au point de départ… 3 possibilités de réactions sont possibles. On pouvait se révolter contre l’une des 3 alternatives ou s’insurger contre 2 d’entre elles ou se dresser contre les 3 ! Les voici :

  • le massacre (mais régulièrement des massacres sont perpétré à travers la France et le monde),
  • l’idiotie de la religion poussée à son extrême
  • une notion beaucoup plus flou que l’on arrivait difficilement à nommer sur l’instant autour du rapport de violence entre un crayon et une arme (même si les mots, l’image peuvent tuer), la liberté de dire ce que l’on a envie d’exprimer, le droit de se moquer…

Le ressentiment qui se dégageait de l’ensemble est difficile à exprimer… tant de nombreux sentiments se mêlaient… Non, ce n’était pas de la colère… c’était plus une forme d’écoeurement indescriptible… coup de massue pour les uns, se sentir mal pour les autres…

la colère prédomine autour de Je suis Charlie
la colère prédomine autour de Je suis Charlie

Mais à quoi les réseaux sociaux et médias sociaux ont-ils répondu dans un premier temps ? À la 3e me semble-t-il !

L’effet massacre du journal

Rapidement en effet, le massacre été dénoncé, mais, et c’est le côté voyeur des réseaux, ce sont surtout les vidéos qui faisaient le buzz… Tout le monde voulait voir comment cela c’était passé l’action et aussi voir les réactions des uns et des autres ! On en reparlera plus loin, mais aucun calcul politique n’était possible… Nos politiques ont fait ce qu’ils devaient faire. Toutefois, cette première vague de diffusion et de relais de l’information a servi de base à la diffusion du hashtag #jesuischarlie.

Au passage, on peut noter l’hypocrisie de certaines chaînes de télévision la première journée (Toutes ? Je pose la question, car je ne les ai pas toutes regardées) qui indiquaient ne pas diffuser certaines vidéos en expliquant qu’elles étaient disponibles sur Internet !

De la religion

Pour ma part, j’ai relativement peu entendu dans les médias (sociaux notamment) l’idiotie de la religion poussée à son extrême… Personne ou presque dans les premières heures pour défendre cet acte au niveau religieux et contester les messages envoyés. J’ai reçu par exemple les premières réactions d’un compte « Islamique » à la diffusion de mes Tweets sur le sujet au cours de la nuit suivante… Toutefois, pour être complètement honnête, ces réactions concernaient ceux qui « pleuraient » l’événement, pas les événements eux-mêmes.

J’ai noté également la mise en place d’un tir de barrage dans les médias sociaux afin de ne pas confondre : l’extrémisme et la religion… Les télévisions ont également fait le travail en relayant les différentes initiatives, rencontres et discours des dignitaires de différentes religions et notamment les explications sur la différence entre les extrémistes islamiques et les musulmans.

On était presque partie pour une réaction où le côté religieux n’était pas l’un des axes principaux. C’était vrai jusqu’à la prise d’otages dans le super marché ! Jusque-là, on pouvait se dire que la cible était le journal Charlie Hebdo… La prise d’otages en question a amené sur le devant de la scène la problématique juive qui n’avait été que peu évoqué jusqu’ici !

Autant, le projet des assassins de Charlie Hebdo a été un échec ! Ils ont quitté les lieux en criant : «Charlie est mort !». Il ne s’attendait certainement pas à ce qui suivrait… Les terroristes devront désormais réfléchir sur leurs objectifs. Dans le cas présent, le journal Charlie Hebdo sans leur intervention serait certainement disparu de façon naturelle… Là, ils lui ont donné plus qu’une deuxième vie ! Mieux ou pire, Charlie Hebdo est devenu un monument indestructible pour de longues années !

La prise d’otages dans le super marché casher a ramené le problème religieux sur le devant de la scène… et j’ai l’impression que c’est à partir de cet instant que certains messages sont devenus prosélytiques, que des débats se sont engagés sur le sujet sur la toile et que des séquences étaient consacrées à « la peur des juifs » en France, etc. sur les écrans de TV notamment.

Au final, cela a enrichi le combat des #jesuischarlie dans leurs convictions sur la juste cause de leur engagement qui certainement était déjà celui de la devise de la République : Liberté Égalité Fraternité (notamment pour les 2 derniers termes). Mais j’y reviendrai.

La liberté

Je pense sincèrement que c’est elle, la liberté le déclencheur de tout ce mouvement… On imagine souvent le Français impassible, ne s’impliquant dans rien, hormis autour de la « fête lorsque l’on est champion du monde de foot »… Non, nous en avons la preuve… La liberté de s’exprimer, de « montrer que l’on n’a pas peur » de défendre sa liberté (je rappelle que la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres !)

Au passage, pour ma part, je n’ai pas aimé entendre la Marseillaise lors des défilés et autres manifestations… Le sang impur me laisse perplexe. J’ai largement préféré les séquences TV ou j’entendais le chant des partisans ou comme lors de la soirée Je suis charlie sur France 2 Bella Ciao par Christophe Alévêque.

Pause musicale 🙂

Il y a aussi la perception par les autres pays que la France est le pays des droits de l’Homme, vous savez le truc qui dit dans son article premier : les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits… Cette première phrase était bafouée.

Bafouée comme, la phrase de Voltaire : Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire qui aurait pu (peut) être le slogan de Charlie Hebdo.

C’est inimaginable pour le commun des mortels d’utiliser des armes contre des crayons !

C’est inimaginable pour le commun des mortels d’interdire de penser, de laisser un millimètre de place à la pensée unique !

Et l’engouement, l’effervescence a pris sur ce tapis de braise… Chacun y a été de son texte, de son dessin… Toutes les formes d’expression sont apparues pour diffuser et relayer l’information… chacun dans son domaine. Nous avons eu une avalanche de « contenu » !

Ongles je suis charlie
Ongles je suis charlie

Le réflexe évidemment à été d’utiliser les outils modernes de communication pour exprimer sa liberté ! On n’arrête pas de rabâcher dans les conférences et séminaires (enfin, moi, dans les miens) qu’avec l’arrivée du web 2.0, l’internaute devient émetteur d’informations… Où pensez-vous qu’ils allaient diffuser leurs  » sentiments » les internautes ?

Et puis, écoutez autour de vous… Généralement, même si elle n’est pas totalement réelle, les individus pensent qu’Internet est un véritable « état » libre… On a tous dans le coin de son esprit, qu’on le croit ou non, qu’Internet est un village mondial libre !

Cela peut surprendre, mais les médias sociaux (il faut bien parler d’eux) : depuis les blogs jusqu’à Snapchat pour citer l’un des derniers ont déjà fait parler d’eux dans la vindicte populaire, notamment vis-à-vis des FARCS (sauf erreur de ma part, mais c’était en Amérique Centrale ou du Sud) au cours des années 2000 !

On attaque notre liberté comment ne pas la défendre dans notre espace de liberté !

Dès 5 heures du soir, le 1er jour, j’avais mon écran d’Instagram couvert de Je suis Charlie, on commençait dans Facebook à ne plus savoir qui était qui puisque tout le monde modifiait son image de profil pour dire Je suis Charlie… Je ne savais plus qui écrivait quoi, car toutes les photos de profil étaient semblables.

Cette massification des interventions à travers le monde (le hashtag #jesuischarlie est le plus tweeté du monde) embrasa véritablement les réseaux…

le hashtag #jesuischarlie dépasse les 5 millions de tweets
le hashtag #jesuischarlie dépasse les 5 millions de tweets la semaine des événements

C’est aussi un révélateur que notre monde a changé… Tout devient international lorsque c’est d’importance et le vecteur de cette internationalisation sont les médias sociaux avant tout ! Il serait temps de s’en rendre compte en France !

Et puis, il me semble que vous avez la mémoire courte ceux qui se posent la question de découvrir et de tenter de comprendre l’effet réseau social ! Vous vous rappeler combien de personnes étaient prêtes à se rassemble autour des apéros géants Facebook en France ?

Et on semble l’oublier souvent, trop souvent… Les réseaux sociaux sont avant tout un prétexte pour que les hommes et les femmes se rencontrent dans la vraie vie ! Alors, quand leur liberté est remise en cause… Imaginez… Vous avez l’effet, je suis Charlie.

Un peu d’histoire

Je cherchais dans ma mémoire les événements passés qui avaient eu ou qui auraient pu avoir un tel retentissement pour faire un parallèle.

Mai 68, la chute du Mur de Berlin, la libération de Nelson Mandela… Le point commun de ces événements : la liberté dont, et peut être avant tout : la liberté d’expression…

Le parallèle est souvent fait avec les tours jumelles de New-York, j’en suis moins certains pour ma part. Oui, c’était un attentat ; oui, les mêmes mouvances sont concernées, etc. mais le symbole n’était pas le même… Ce n’était pas la liberté d’expression qui était mise en jeu… C’était plutôt la supériorité d’un pays qui était remise en cause (jamais il n’y a eu de guerre sur le territoire américains), c’est la représentation de la puissance économique d’un pays qui était visé… Rien de tout cela dans les événements en France de la semaine dernière !

Je pense que l’on assimile plus facilement l’attentat du 11 septembre aux événements parisiens, car ce sont les plus proches…

On pourrait avoir comme réflexe d’ailleurs de se demander pourquoi il n’y a pas eu le même « engagement » de la part de la population en 2001 ! La réponse est simple… Le web 2.0 n’était pas encore passé par là ! En 2001, on apprenait encore à créer des sites statiques ou en Flash !

Les événements Parisiens sont les premiers de l’ère des médias sociaux… Je pense qu’il y aura d’autre circonstance , moins triste je l’espère, mais je le crains qui referont parler de l’explosion de messages et de communication via les réseaux et médias sociaux.

Liberté égalité fraternité

On en arrive doucement à la marche de dimanche… Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais alors que l’on parlait d’unité nationale, tout à coup le politique nous a été jeté à la figure…

L’engouement pour cette marche ne me surprend pas… Merci les médias sociaux et les médias traditionnels… La réussite vient de là, même si des voix dissonantes se sont fait entendre, que la politique entrait dans le bal… Le beau mouvement unitaire s’ébréchait…

Dans les premiers moments, on pouvait se poser la question : Je suis charlie est-il un mouvement politique ?

Si l’on demande à tout un chacun si les événements de la semaine passée sont politiques… La réponse est oui… C’est incontestable alors que les politiques dans notre pays les premiers jours faisait de la politique à l’unisson du pays ! On défendait tous la phrase : On peut tuer des hommes, pas des idées ! C’était à se demander si un parti politique n’était pas en train de naitre…

Dans cette période d’ailleurs (et en partie dimanche), je dois reconnaître que pour la 1re fois de ma vie certainement je voyais et ressentait concrétement la signification de la devise de notre République : Liberté égalité fraternité ! Jusque-là cela restait des concepts plus que de la mise en pratique simultanée à travers le pays…

Et pourtant, je défends régulièrement chacune de ces valeurs… Liberté Égalité Fraternité, mais, pour une fois on retrouvait ces symboles dans les réaction à ces événements… Il n’y avait rien de politique dans tout cela juste un acte citoyen 😉

En effet, lors de ces événements, la Liberté, cela va de soi, je m’en suis déjà expliqué précédemment…

J’ai déjà évoqué les droits de l’homme… Tout homme naît avec des droits égaux

Et la fraternité, le lien étroit d’amitié qui unit deux personnes qui ne sont ni frères ni sœurs… Nous sommes flics, juifs, musulmans… marquait bien ce sentiment de solidarité et d’amitié aux delà des différences qui caractérisent la fraternité !

Je disais en introduction que la belle unité s’était effrité à cause des politiques qui on commencé à faire de la politique politicienne… Celle que refuse, je pense les Français dans leur grande majorité… L’internationalisation de la marche de dimanche n’a rien arrangé !

Les Américains reconnaissent avoir commis une erreur… Ne pas être venu à cette marche ! Exceptionnel, un tel comportement : qu’un chef d’état reconnaisse son erreur ! Mais outre de ce point de détail, certains surnomment la marche de dimanche : la marche des hypocrites… Je vous laisse juge avec ce reportage de la RTBF.

La politique politicienne avait repris ses travers…

Les réseaux sociaux n’étaient plus aussi unanimes dans les messages diffusés… La politique de nos dirigeant avait donner l’occasion à certains de se « marginaliser » ou plus exactement de réagir à l’intérêt d’être #Jesuischarlie ou #jenesuispascharlie…

Qu’on l’appelle la grande marche, la marche républicaine, la marche de ce dernier dimanche à Paris a été le bouquet final des événements !

En soirée, pendant le concert de soutien Charlie Hebdo sur France 2, j’entendais sur les autres chaînes se poser la question : que deviendra cet élan demain…

Hypocrisie là encore… Dès le lendemain matin, les symboles #jesuischarlie avait disparu de tous les habillages TV, le monde (la France) commençait à reprendre son activité comme le lundi précédent…

Couverture de charlie Hebdo
Couverture de charlie Hebdo

Charlie Hedbo annonçe sa couverture… faisant bien évidemment du Charlie Hedbo.

D’autres hastgags apparaissent dans nos flux d’information… les images je suis Charlie disparaissent…

Comme nous sommes français… Les polémiques commencent et s’amplifient…

Les informations autour de l’événement deviennent dérisoires… Était-il important désormais de savoir si Coulibaly avait fait un prêt au mois de décembre… par exemple ! On va empêcher au banques de préter de l’argent ?

Les marchants du temple ont sorti leurs crocs… Plus de 50 demandes de dépôts de marque : je suis charlie !

Les punitions tombent contre les ceux dont les propos sur Internet ont dépassé les lois suite à l’événement comme 4 ans de prison après avoir félicité les frères Kouachi lors de son arrestation !

#jesuischarlie avait vécu… L’actualité « traditionnelle », celle du mercredi matin avant 11 h reprenait le dessus !

Dans un an, on en reparlera… Dans 10 ans ensuite… un peu comme pour les tour jumelles !

Pour ma part, je continuerai à rester libre et debout… mais cela ne date pas de la semaine dernière !

Encore des points sur les médias sociaux

Je l’ai déjà dit il n’y aurait pas eu cette propagation de #Jesuischarlie sans les médias sociaux. Il y aurait eu de l’émotion certes, mais pas à ce niveau… Dans les événements passés, l’émotion existait, mais beaucoup moins palpable que celle de cette semaine !

D’autres aspects sont également à analyser… Le succès des financements obtenus pour Charlie Hedbo n’aurait pas atteint les chiffres qu’il a atteints sans le relais des médias sociaux (j’ai d’ailleurs peu vu les médias traditionnels relayer l’information sur la durée ! Ils se contentaient souvent d’annoncer le chiffre brut des montants !).
Indirectement, je pense que cela a eu un effet sur les décisions par exemple de Google… J’évoquais le comportement des politiques, il serait intéressant d’analyser les réactions des entreprises face à #jesuischarlie ou Charlie Hebdo en général… Google très tôt décide du financement… Il faudra attendre plusieurs jours avant que Pinterest France ne crée son board sur #Jesuischarlie !

Autre remarque qui me semble intéressante est l’adoption par les médias traditionnels des symboles créés par les médias sociaux… Dans les années antérieures, généralement, ce sont les médias traditionnels qui donnaient le ton… Là, c’est le peuple, via les médias sociaux qui a tout insufflé, dirigé… Ce sont internautes dans les médias sociaux en relayant telle ou telle partie de l’information des médias traditionnels qui donnait de la valeur à celle-ci et non l’inverse !

On peut dire qu’il y a une immense perméabilité entre médias traditionnels et sociaux même en France ! L’actu, mais les spécialistes et experts des médias sociaux en été déjà convaincu, l’actualité et l’information ne se fait plus dans les médias traditionnels mais sur le net !

Vous allez bientôt croire que les médias sociaux sont idylliques 😉 Non, car des problèmes sont survenus… Les meurtriers avaient également accès aux médias sociaux et là, on entre de pleins pieds dans une partie du journalisme citoyen… Je me suis déjà exprimé sur le sujet… je ne crois pas au journalisme citoyen…
C’est bien beau de relayer ou d’envoyer des informations, des images, des vidéos… Seulement, parfois cela complique le travail de la police par exemple, cela donne des informations aux « mauvaises personnes »… Et notamment au cours des enquêtes les premiers jours… La tâches auraient certainement été plus simples pour les services de Polices sans certaines informations diffusées… Difficile d’en vouloir à l’homme de la rue… Il croit faire bien… mais surtout il n’est pas éduqué à cela…

Ceux qui « savent » ce qu’ils peuvent ou non diffuser, ce sont les médias traditionnels, les journalistes mais là aussi, il y eu quelques manquement à la déonthologie… certainement pour essayer de devancer les médias sociaux dans le « scoop ».

Et puis, toujours dans les réseaux et médias sociaux, il y a eu quelques dérives… Il y en aura systématiquement avec ce type d’événements… On ne peut rien faire à moins de s’appeler Anonymous (c’est très discrètement que l’ensemble des médias à relayer leur implication et leurs décisions, les médias sociaux étant plus efficaces pour le coup !)… Rien faire, je parle lors de l’événement…
Tout comme il est impossible d’empêcher la diffusion des résultats des élections nationales avant les 20 h fatidique !
Le principe même d’Internet (Pour mémoire, ce principe est celui d’Arpanet qui est à l’origine un projet militaire qui permet la diffusion de l’information quelles que soient les conditions… ) empêche toutes interventions en direct !

Mais là encore, pour ce souci, une bonne éducation des citoyens à l’usage des réseaux et médias sociaux est nécessaire, et ce, depuis le plus jeune âge, puisque toute la génération Z les utilisent ou vont le faire pour les plus jeunes !

Mise à jour : l’intéressant article Presse & médias sociaux : L’heure est-elle à la sanction après les attentats ?