dangers dans les réseaux sociaux ? oui, mais pas où on pense !

Hier, une étudiante en journalisme qui réalise une enquête sur les dangers des réseaux sociaux m’a demandé si j’étais disponible pour quelques questions. Le sujet est brûlant et c’était l’occasion pour moi de donner un point de vue un peu différent à tout ce que l’on entend régulièrement sur les dangers des réseaux sociaux.

D’ailleurs, cet avis, que j’avais donné à 2 journaliste précédemment, suite aux révélations concernant la NSA n’ont jamais été publié ! C’est vrai que mon point de vue n’est certainement pas politiquement correct au niveau des dangers des réseaux sociaux et d’Internet d’une façon plus large !

Donc, j’ai choisi de répondre à cette étudiante et de diffuser mes réponses afin d’ouvrir le débat sur les dangers des réseaux sociaux sous une autre forme. Aucune question sur les hackers et autres pirates… ce sera pour une prochaine fois 😉

Voici les questions auxquelles je devais répondre  :

  • Quels sont aujourd’hui, pour vous, les dangers que représentent les réseaux sociaux ? Qui sont les principaux concernés ?
  • Diriez-vous que le danger réside dans les réseaux sociaux eux-mêmes ou dans l’utilisation qui en est faite ?
  • Quelles sont les erreurs à ne pas commettre ?
  •  MySpace avait découvert, il y a quelques années, que 90 000 personnes sur son réseau avaient été jugées comme délinquants sexuels. Diriez-vous qu’il y a un manque de contrôle ?
  • Les enfants et les adolescents sont les premiers concernés par ces dangers. Facebook interdit aux enfants de moins de 13 ans de s’inscrire, mais 20% des moins de 13 ans disposent d’un compte. C’est un problème ?
  • Doit-on s’attendre, dans un futur proche, à des nouvelles législations au sujet des réseaux sociaux ?

Voici donc mes réponses librement discutables 😉

Quels sont aujourd’hui, pour vous, les dangers que représentent les réseaux sociaux ? Qui sont les principaux concernés ?

Même si la période n’est pas propice suite aux révélations d’Edward Snowden au sujet de la NSA, même si le bug de Facebook partage les contacts de six millions d’utilisateurs, il serait peut-être temps d’arrêter de parler des dangers des réseaux sociaux.

Une bonne foi pour toute Internet n’est plus depuis très longtemps déjà (le début des années 90 et encore) le grand village mondial où tout le monde serait beau, tout le monde serait gentil ! Internet à de tout temps été dangereux selon ce que l’on y expose, ce que les autres disent de nous… et le manque de bon sens des uns et des autres.

Ce qui peut-être un soucis sont les outils qui sont à notre disposition aujourd’hui. Mais cela a été vrai de tout temps ! Quand Google a permis de chercher les documents Word ou autres en ligne, le premier surpris a été le gouvernement Américain. Une multitude de documents plus ou moins secrets étaient disponibles sur Internet. Seulement, on ne les voyait pas auparavant !

Prenons un autre exemple qui concerne la génération Y (les 18 – 35 ans environ). Pour les plus anciens, répondez honnêtement. Avez-vous pensé un jour que Google (au passage le diable au début des années 2000, on ne comptait pas à l’époque le nombre de personnes qui disaient fièrement à qui voulait l’entendre que jamais, au grand jamais il n’utiliserait Google de leur vie — et toujours à l’époque, on répondait aux questions du type de celle que vous me posez, il suffit de remplacer le terme réseau social par Google — et hier encore, lors d’une conférence, j’ai demandé au public. Exceptionnellement, une main s’est levée. La seule qui n’utilisait pas Google ! Je vous assure Bing et les autres ne sont pas mieux !)

Mais j’en reviens à ma question. Aviez-vous imaginé à l’époque (donc début des années 2000) qu’un jour dans le futur Google, via Google image, permettrait de retrouver une image en «reconnaissance faciale».

Non, bien sûr. Donc, il serait temps d’aller retirer vos photos des sites de rencontre soft ou hard par exemple (certains sites possèdent des archives «ouvertes» qui dépassent l’an 2000). Avec les perfectionnements d’Internet, ces images vont remonter un jour ou l’autre !

Oui, Google amasse des données sur nous comme le font les réseaux sociaux ; oui, nous diffusons des informations, etc. et j’aurais tendance à dire désormais : et alors !

Je comprends les journalistes qui à l’arrivée de Facebook en France (vers 2006) lorsqu’il me rencontrait me parlaient des dangers de diffuser ce qui pouvait être considéré comme des informations de la vie privée ! Mais, nous sommes en 2013… Les temps, les mœurs ont changé. Pour la notion de vie privée, je vous renvoie vers le livre et les articles de  Jean-Marc Manach !

Et comme je l’avais pressenti à l’époque, ce n’est pas grave si une photo de vous un peu éméché est publiée (à condition que ce ne soit pas chaque semaine), le recruteur est un homme comme vous et moi (seuls quelques recruteurs de ma génération réagissent encore à ce type d’informations mais généralement, leur entreprise qui n’est d’ailleurs pas présente sur le net ne donne pas envie aux employés de s’y précipiter) !

Je pense que le danger de focaliser sur les réseaux sociaux est dangereux. Je me souviens de situations où des personnes passant à la télévision avaient été prévenues que leur profil grand ouvert dans Facebook serait mieux s’il était un peu plus confidentiel (pour mémoire, il existe plusieurs solutions pour posséder une vie privée dans Facebook). Au final, ces personnes ont protégé leur Facebook, c’est vrai, mais ont oublié de protéger le reste de leur présence sur le net qui parfois était plus hard que celles qui étaient cachées dans Facebook !

Et les dangers d’Internet ne s’arrêtent pas là ! Qui sait que le wifi est une vraie passoire pour l’intrusion dans les systèmes par exemple ! Même en le sachant nous l’utilisons tous !

Pour le recueil d’information… dans les années 2000, les Américains avaient mis en place des satellites pour récupérer les échanges internationaux… Vous pensez qu’Internet n’en faisait pas partie ? Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas s’en préoccuper.

Mais, vous pensez qu’Orange, Free ou consorts, fournisseurs d’accès à Internet dans notre pays, n’obtempèrent pas quand un service de police ou autre leur demande une information !

Pour finir dans cette énumération des dangers en dehors de Facebook et des autres réseaux sociaux, il serait bon de réfléchir que les réseaux sociaux sont des entreprises commerciales, pas philanthropiques. On le sait tous et on l’accepte par leur gratuité et les services qu’ils nous rendent ! Moi-même, j’ai déjà été contacté par des services d’enquêtes afin de les aider dans leurs démarches !

Et d’ailleurs, arrêtons de nous faire peur ! 1984 tourne encore dans trop de têtes (la génération Z, les jeunes jusque 18 ans, ne connaît pas ce livre et donc ne sait pas ce qui est Big Brother) et nous plaquons nos angoisses sur des outils trop nouveaux pour nous et qui nous effraient !

Si, ces systèmes de surveillance étaient si performants, pourquoi l’arrestation de réseaux pédophiles sur le net fait la une des journaux. Ils auraient tous du être repéré depuis longue date. Pourquoi les «Africains» pourrissent la vie des internautes dans les sites de rencontre et les réseaux sociaux… jusqu’à être parfois l’un des facteurs de suicide. Évidemment qu’il est nécessaire de réfléchir à cette « surveillance »… pas d’en devenir esclave.

Je crois surtout que les réseaux sociaux sont avant tout un concentré de la vie de tous les jours où beaucoup de monde (plus les adultes que les jeunes mais j’y reviendrai) se croient protégés par leurs écrans. Certaines vidéos montrent ce que l’on fait dans un réseau social (ou sur Internet d’une façon plus large) et on ne le ferait pas dans la vie réelle ! La question est pourquoi ?

Je reviens sur les jeunes, car évidemment, je me doute que vous vous attendez à ce que je réponde que ce sont eux quand vous posez la question : Qui sont les principaux concernés ? Et bien, non, curieusement, selon moi, ce ne sont pas les jeunes ! Ce sont leurs parents…

Leurs parents qui interdisent l’emploi de ces réseaux sociaux et qui par le fait, empêche le jeune d’avoir un référent dans le monde adulte sur le sujet ! Les parents qui utilisent de manière «dangereuse» les réseaux se cachant sous des pseudos pour «jouer» dans tous les sens du terme ! Ils oublient souvent qu’ils sont le modèle pour leurs enfants ! Mais, les adultes ne se rendent même pas compte de leurs comportements. Évidemment, ils sont adultes. Il savent…

Prenons deux exemples simples : sur la copie et la diffusion des images. Vous connaissez vous beaucoup d’adultes qui ne copient pas d’images présentes sur Internet pour faire leur carte de Noël, le journal de l’école… Moi, j’en connais beaucoup ! Allez expliquer ensuite à un enfant que ce n’est pas légal !

L’exception pédagogique de ce droit à l’utilisation des images n’étant même pas bien souvent comprise par les enseignants eux-mêmes ! Et pour compléter ce point, l’une de mes filles, alors en 6e, au cours d’un enseignement sur les exposés avait fait remarquée à l’enseignant que l’on devait faire attention au droit d’auteur des images ! La réponse avait été : «oui, on verra cela plus tard !» Résultat, les élèves de l’époque, aujourd’hui en seconde ne l’ont jamais vu !

Maintenant, la diffusion d’image. En réalité, cela commence par les parents qui diffusent comme bon leur semble l’image de leurs enfants. Qui a déjà posé à son enfant la question de savoir s’il pouvait ou non mettre la photo de leur progéniture sur Facebook ou sur Flickr de façon publique ? Pas grand monde ! Ensuite, vous êtes surpris que les jeunes diffusent la photo de leurs copains comme bon leur semble ? Moi, non… C’est comme cela qu’ils ont été appris !

Donc, pour moi, les principaux concernés sont les parents, le monde des adultes. Les enfants se comportent comme eux. Il ne faut pas leur jeter la pierre. Même j’irais un peu plus loin en disant que les jeunes savent certainement mieux se protéger que les adultes.

Par contre, ils testent… Ils n’arrêtent pas de tester… J’observe souvent le comportement de mes filles (13 et bientôt 16 ans). Dans quelques mois, SnapChat va défrayer la chronique en France. Oui, SnapChat arrive bien chez les jeunes en France !

Évidemment, il y a eu des dérives aux USA et au Canada avec l’emploi de ce service en ligne qui permet d’afficher l’image quelques secondes sur l’écran de son téléphone portable avant de disparaître ! Donc SnapChat, nouvelle forme de réseau social arrive ! Alors ils testent ! Il teste en fonction de leur âge !

Je ne suis pas psy… mais je pense qu’il assure une partie des découvertes liées à l’adolescence désormais en ligne ! OK. Bon d’accord, il y aura des dérives ! J’en prends acte.

Mais, mon ainée, actuellement en Australie, a été très surprise à son arrivée là-bas au lycée, car toutes les filles de son établissement possèdent un SnapChat et m’a averti (Internet et les réseaux sociaux ne sont pas tabous à la maison) qu’elle s’en créait un.

Et pas plus tard que ce soir elle me disait : «il faut que l’on s’en serve pour voir son utilité !» Je pense que peu d’adultes réfléchissent aux outils de cette manière. Sa réaction ne manque pas de me faire réfléchir ! Et si elle était plus mûre que beaucoup d’adultes qui n’y verront qu’un outil dédié à la pornographie sans chercher d’autres usages !

Diriez-vous que le danger réside dans les réseaux sociaux eux-mêmes ou dans l’utilisation qui en est faite ?

Je ne pense pas que ce sont les outils qui sont dangereux, mais bien la façon de s’en servir ! Le décalage ira en plus, selon moi, en s’agrandissant avec le passage au nomadisme (smartphone et tablette) et aux applications et services qui ne se rattachent désormais à aucun élément que nous connaissions dans le passé !

Là encore, les plus jeunes seront aptes à les utiliser. Pas les plus anciens et j’ai même des doutes pour la génération Y !

Le gros problème d’Internet est que la plupart des personnes pensent que l’on est dans un état de non-droit ce qui est faux. Les adultes savent très bien qu’il est interdit de diffamer, d’inciter à la haine raciale, à la violence, etc. même s’ils n’en tiennent pas toujours compte. Le souci des plus jeunes est qu’ils ne le savent pas !

Au lieu de leur interdire ou de leur montrer les «dangers» des réseaux sociaux tel que je le vois trop souvent, allez plutôt leur expliquer que c’est là que réside le danger, que cela peut toucher le porte-monnaie (ils sont toujours surpris d’apprendre que le tribunal peut réclamer une somme conséquente). C’est identique pour le droit à l’image… Expliquez leur ! Ils comprennent vite vous savez…

On touche un point important par rapport aux réseaux sociaux et à Internet. On apprend à nos enfants, comme je le dis souvent à traverser les routes, apprenons leur à traverser les autoroutes de l’information !

Quelles sont les erreurs à ne pas commettre ?

La question n’est peut-être pas la bonne. Je ne peux pas dire qu’elles sont les erreurs à ne pas commettre. Je laisse cela aux officines qui espère se faire de l’argent facile en surfant sur la peur !

Les erreurs à ne pas commettre sont entièrement fonction de ce que l’on fait comme activité, de nos loisirs, de nos passions… Ainsi, par exemple, publier son numéro de téléphone, son adresse (outre l’aspect vie privée) est indispensable pour les uns pas pour les autres.

Les erreurs à ne pas commettre sont très liées déjà à l’environnement familial ! On me dit souvent que j’ai des filles exceptionnelles dans les conférences où je les fais participer pour expliquer ce que font des jeunes, devant des parents d’élèves, simplement parce que j’ai établi des règles d’utilisation des machines à la maison ou pour l’usage de certains outils. Cela fait aussi parti de notre rôle de parents de fournir des règles, des repères… non ?

Je vous donne un exemple. Si nous sommes à quatre : ma femme, les filles et moi quelque part, il est «interdit» de se géolocaliser… Je n’ai pas envie de rentrer avec la maison ou le bureau dévalisé !

Évidemment, lorsqu’elles étaient petites, elles ont appris quelques dangers : on ne sait pas qui écrit, répond… on ne sait pas qui est derrière l’ordinateur !

Et ensuite, je leur ai appris à assumer complètement tout ce qu’elle diffusait ! Il est toujours possible de s’expliquer si l’on change d’avis !

Si l’on met quelque chose sur Internet, c’est que nous l’avons choisi ! Les dangers viennent souvent de là : qu’avons-nous publié et où ? quelles conséquences cela peut-il avoir ? Tournez 7 fois votre doigt autour de la touche de validation avant de publier ! Ensuite, vous pouvez assumer tous les risques que cela engendre, vous étiez au courant avant de le faire !

Cela règle aussi le problème de la vie privée. Pour mémoire, un compte Facebook comme un compte de courrier électronique est une zone privée ! Beaucoup trop de parents l’oublient ! Si vous avez appris à publier en conscience, c’est le domaine de la vie privée de votre enfant. Sa correspondance ne vous regarde pas (pas plus que le choix de ces «amis» d’ailleurs !). Vous auriez apprécié que vos parents lisent tout votre courrier en étant jeune ?

Et puis, toujours ces jugements inter générationnel ! Prenons là aussi un exemple !

Comment peut-on reprocher à un jeune d’utiliser son corps pour écrire dessus et se faire photographier ainsi pour le publier dans un réseau ! Avez-vous remarqué que désormais la plupart des «vedettes», de leur «vedettes» sont pour la plupart tatoués depuis les chanteurs aux sportifs : footballeurs, nageurs… Ils suivent leurs exemples à leur niveau, avec leurs moyens.

Cette mésaventure ne m’est pas arrivée ! Je reconnais que cela aurait été très perturbant pour moi, contraire à mes principes, à mes valeurs de «vieux» ! Devrais-je pour autant interdire ces outils !

Et puis, autre erreur, mais où les parents sont même parfois des incitateurs. Avez-vous déjà remarqué les photos de certains jeunes ! Waouh, la gamine de 14 ans en paraît 10 de plus avec la moue aguicheuse, la pose, le maquillage voir la tenue qui s’accorde au portait ! Les parents valident ce genre d’avatar, et j’ai déjà vu des commentaires familiaux élogieux dans ces cas-là ! Qui est responsable ? Le jeune ou l’adulte qui l’encourage.

Ce qui m’amuse toujours… c’est quand je parle de ces sujets autour de moi… tous les parents sont d’accord avec moi ! Mais pourquoi les comptes de leur enfants sont-ils comme cela alors !

Donc, si je résume, pour moi le plus grand des dangers sur le net est de publier en dehors de son âme et conscience et sans réfléchir aux éventuelles conséquences ! Cela s’apprend !

L’autre danger à ne pas négliger est également de surveiller (faire de la veille) sur ce que les autres publient sur nous ! Dans outils comme Google Alertes sont utiles, ainsi que des solutions, comme Alerti ou Mention, qui sont largement suffisants en version gratuite.

MySpace avait découvert, il y a quelques années, que 90 000 personnes sur son réseau avaient été jugées comme délinquants sexuels. Diriez-vous qu’il y a un manque de contrôle ?

Je répondrais par une pirouette. Combien y a t-il de problèmes de pédophilie avec des personnes dans les réseaux sociaux et combien y en a-t-il à la sortie des établissements scolaires ? Un seul est injustifiable, je sais. Mais effectuons la comparaison ! Nous aurions certainement des surprises !

Évidemment, l’un ne justifie pas l’autre. La pédophilie, puisque c’est d’elle qu’il s’agit (même si les personnes de la liste étaient des «sex offenders» Américains dans l’affaire annoncé dans votre question) est un problème lié à Internet également !

Toutefois pour répondre plus directement à votre question, cela se déroulait en 2009 ! Et à l’époque Facebook avait vérifié ces fichiers ! Le nombre est déjà moins impressionnant : 8 000  présents de la liste qui avait permis de détecter le problème dans MySpace sur 300 millions de membres (dont 12 millions de Français en 2009) ! Je vous laisse faire le calcul du pourcentage ! De plus, des outils étaient déjà mis en place à l’époque pour éviter ce genre de situation… il est fort probable que la sécurité a été renforcée dans ce domaine !

Et d’ailleurs, ce soucis, comme souvent, est à double face. À l’époque on pouvait lire : «Du côté de Facebook, le filtrage est probablement moins difficile car le système d’enregistrement force l’utilisateur à utiliser son prénom et son nom de famille… une transparence qui soulève tout de même la question de la vie privée pour l’internaute lambda.»

Facebook fait toujours la chasse aux faux comptes et autres indélicats. Et d’ailleurs, il met parfois les internautes en colère car pour valider son nouveau «compte» sur les traces du précédent, Facebook demande parfois une copie de la carte d’identité ! La liberté des uns s’arrête où commence celle des autres !

De plus, de mémoires, les réseaux sociaux avaient demandé à l’époque que les repris de justice condamnés pour agressions sexuelles soient contraints de délivrer leurs adresses e-mail afin de les détecter plus facilement lors de leur adhésion à des sites fréquentés par des jeunes ! Donc, des actions sont menées.. pour éviter ce genre de dérive. Je note juste qu’au passage, on conçoit cette surveillance comme normale pour ce type de personne, mais que l’on refuse les autres !

Mais, la pornographie et ses dérives ne l’oublions pas a été s’il n’est pas toujours l’un des moteurs d’Internet. Sur des réseaux sociaux comme Flickr, Tumblr… Même si une recherche avec le mot sexe n’aboutit pas à des images pornographiques, elles sont pourtant bien sur ces sites et en masse  ! Et de plus, sans protection particulière pour les enfants !

Les enfants et les adolescents sont les premiers concernés par ces dangers. Facebook interdit aux enfants de moins de 13 ans de s’inscrire, mais 20% des moins de 13 ans disposent d’un compte. C’est un problème ?

Oui, c’est un problème dans la situation actuelle ! Pour mémoire, avant la traduction de Facebook y compris en Français, Facebook était interdit au moins de 18 ans, sauf si la personne possédait une adresse «académique» (d’une école). Désormais, quelques années plus tard, rares sont les élèves qui ne possèdent pas un compte Facebook en arrivant en 6e. Ils font figure d’extra terrestre.

Mais, encore une fois… outre le passage pour être comme les grands (ou les créations de compte par les grands frères, les grandes sœurs…) combien de parents dans ces 20 % d’enfant ont créé eux-même le compte de leur enfant car «c’est plus simple pour toi écrire à ta grand mère, voir les photos et échanger, avoir des relations avec les autres membres de la famille !»

Le projet de ne plus mettre d’âge limite avait été évoqué un temps ! Il serait beaucoup moins hypocrite que celui actuellement en cours !

Bien sûr, comme toujours cela va de pair avec une éducation qui doit être prise en charge par les parents et l’Éducation Nationale en France, dès le plus bas âge !

Nous oublions trop souvent dans ces réflexions que nous sommes passé de la génération de la lettre et du papier (génération X et précédentes, autrement dit les «vieux») à celle du tchat (qui est ni plus ni moins ce que la génération précédente appelait le Minitel Rose) pour la génération Y (les 18 – 35 ans) à celle de l’image et de la vidéo pour les plus jeunes !

Et la vidéo apporte aussi son lot de dangers… aussi bien dans Facebook, sur les Chat roulettes que dans Skype ! On peut toujours enregistrer la conversation vidéo ensuite téléchargée dans YouTube (l’outil pour masquer des détails dans YouTube est peut-être prévu pour éviter la reconnaissance faciale des images de Google ! La vidéo après tout n’est qu’une succession d’images…) et rediffusée sur Facebook…

Le danger, je le répète est partout, là où ne l’imagine pas sur le net ! Avez-vous pensez à la reconnaissance vocale. Je parie que dans quelques années, elle sera présente sur le net comme recherche ! Est-ce pour autant que l’on va quitter Internet ? Non… Il est incontournable…donc, en effets, éduquons nos enfanst à l’Internet qui est le leur, pas au nôtre, à leurs valeurs, pas aux notres !

Doit-on s’attendre, dans un futur proche, à des nouvelles législations au sujet des réseaux sociaux ?

Non… Je pense que c’est un leurre. Même si des lois étaient édictée, elle serait inapplicables ! La législation, même si elle est en retard dans le domaine d’Internet, mais reconnaissons lui l’excuse de la rapidité d’évolution de ce qui se passe sur Internet, ne pourra pas légiférer sur les réseaux sociaux !

Régulièrement des tentatives de restriction sont mises en place ! Aux Jeux Olympiques, Twitter était par exemple interdit dans l’enceinte olympique ! Cela vous a empêché de voir dans twitter des images en direct des jeux ? non !

L’impact des réseaux et médias sociaux est tel aujourd’hui qu’ils se confondent souvent avec l’évolution de la société ! Dites-moi quel sera le monde de demain au niveau du travail, de l’économie, des loisirs, de la vie privée, des relations les uns avec les autres y compris au niveau sexuel, les valeurs de cette société, etc. et je pourrais vous dire si dans le futur plutôt lointain que proche des législation qui concerneront aussi les réseaux sociaux seront mise en place !

Et puis, autre question cruciale ! Est ce que les réseaux sociaux ne sont pas dépassés ! J’en ai la conviction… Les réseaux sociaux appartiennent déjà au passé au même titre que le courrier électronique, que le téléphone, le télégraphe… Ils sont devenus des outils communs, support d’autres outils qui ne manqueront pas d’arriver et qui poseront à leur tour d’autres problèmes cruciaux.

Les objets connectés sera le prochain ? Prenons de l’avance, légiférons sur ces objets !

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  1. Plusieurs heures par jour, votre aîné a les yeux rivés sur l’écran d’ordinateur. Entre logiciels, jeux en lignes, messageries instantanées, e-mails et nouveaux réseaux sociaux, en tant que parent, il est parfois difficile de s’y retrouver. Depuis quelques mois, les choses paraissent plus simples, puisque les jeunes n’ont plus qu’un mot à la bouche : Facebook. Mais pour vous, les inquiétudes ne font que s’amplifier face à ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur et alimente aujourd’hui toute les conversations.

  2. Bonsoir Eric, et merci pour cet article passionnant. Je vous rejoins sur bien des points, en effet, il faut accompagner nos enfants et leur servir d’exemple, et ne pas les censurer. Mais un détail m’inquiète : comment réagir, même en agissant de la sorte, quand nos enfants sont confrontés aux exemples que vous citez ? (parents négligents, irresponsables etc) Là est l’enjeu : que leur répondre aux questions du style : mais untel il fait ce qu’il veut et il ne lui est jamais rien arrivé…

  3. merci Cécile pour ce commentaire. Je suis suis pas psy comme je le dit dans l’article. Je réagirais donc comme parent… et ma réponse sera assez simple : comme lorsqu’il me dise chez untel ils peuvent faire ceci ou cela… ! Oui, mais ils ne sont pas chez Untel… ils sont chez moi. Donc, on respecte les règles que je fournis, on n’est pas chez Untel. Et si Untel, vole de l’argent… et il ne lui est jamais rien arrivé… vous allez laisser ce que veux votre enfant ?

    J’ajouterai que, chez nous, le sujet ne s’est jamais posé en ces termes concernant Internet. Les réactions que j’entends sont plutôt du genre Untel faite cela… mais c’est pas bien, hein ! on échange souvent sur cette pratique, sur les limites (que l’on doit se fixer) et curieusement, parfois, je leurs réponds que ceka n’est pas si grave que cela en à l’air et qu’elle aussi peuvent le faire ! 

    L’avis d’un psy ou d’un éducateur est le bienvenu pour compléter ma réponse, s’y opposer…

  4. Mais qu’est ce que le hacking?Le hacking est un ensemble de pratiques (illégales) permettant de s’introduire dans toutes sortes de comptes, de réseaux… EN GROS. Ici le blog d’un collège sur le hacking: http://cyber-solution-hacking.blogspot.com/ . La cyber-criminalité est très présente sur ce genre de sites et il faut savoir se méfier de tous les pièges que les hackeurs mettent en place pour dérober nos données. Voici donc une solution originale, trouvée sur CnetFrance pour retrouver son compte hacké. Cette solution s’adresse aux utilisateurs du réseau Facebook. Facebook, depuis peu, demande à chaque nouvel inscrit de déterminer « des amis de confiance », un peu comme des amis à qui vous prêteriez le double des clés de votre appartement, qui permettront de valider votre identité, c’est à dire si vous êtes cracké, ils aideront à déterminer si c’est vraiment vous ou pas sur votre session. Personnellement je n’ai jamais vu ce système alors que pourtant, mon compte m’a été piqué plusieurs fois! Ce que je vous conseille, c’est d’activer la fonction qui permet d’enregistrer vos appareils sur la plateforme. Comme ça, si quelqu’un se connecte à votre session, vous êtes avertis par mail de l’IP de la personne qui a cracké votre compte, et la session est suspendue jusqu’à ce que la session vous soit rendue. En vous connectant sur votre compte, on vous demandera de reconnaitre vos amis proches sur des photos, de répondre à une question personnelle décidée lors de l’activation de cette fonction… Je ne suis pas du genre à raconter ma vie, mais je me suis faite avoir de la manière suivante: une amie sur les mails FB m’a envoyé l’URL d’une soit-disant nouvelle version de facebook. J’ai cliqué dessus, saisi mon mot de passe et pouf envolé mon compte… Si j’avais vérifié l’URL du site, j’aurais vu que c’était un Phishing. Mais je n’ai pas regardé… Et me suis fait bêtement avoir.

  5. Pierre Trudel, professeur en droit public à l’Université de Montréal, note que les tribunaux nord-américains accordent une plus grande responsabilité aux usagers dans l’utilisation de réseaux sociaux que les tribunaux européens.

  6. Une étude menée en septembre dernier par le site « phys.org » démontre qu’aujourd’hui les journalistes ne peuvent pas travailler sans réseaux sociaux. En effet, ce sont grâce à eux que les journalistes dénichent la majorité de leurs informations, servant ainsi de base à leurs articles.