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concours – médias sociaux : encore un exemple à ne pas suivre

Depuis plusieurs années maintenant, je suis de loin les concours organisés dans les médias sociaux car il me semble que beaucoup d’entre eux ne sont pas très respectueux de l’internaute, alors que ce devrait être l’inverse, évidemment.
Sinon, comment réussir à établir le dialogue ? Mais, pour certains, je suis en prise directe avec eux, car mes filles y participent…
Souvent, trop souvent, il n’y a rien de clair dans ces concours et la communication lorsque nous posons une question, si nous réclamons des éclaircissements… est inexistante, et, très souvent le community management autour de ces concours est à revoir ! Rappelez-vous en 2011!
Ces derniers mois, nous (les filles ou toute la famille) avons participé à 2 concours ! J’ai l’impression qu’il n’y a pas eu beaucoup d’évolutions.
En passant par Lille
Le premier concours était celui de VLille pour le Tour de France. Avant tout c’était pour nous un concours entre les 4 membres de la famille sur Instagram (même si l’une des filles a gagné l’un des cadeaux).
Mais, la question qui n’a eu qu’une réponse à notre sens partielle dans Instagram concernait le par l’organisateur de publier et donc de mettre en avant certaines photos du concours dans sa page Facebook et sur Instagram !
Autrement dit, a-t-on le droit de publier certaines images d’un concours et pas d’autres en tant qu’organisateur, pendant le concours !
De plus, je trouve toujours regrettable que les « vainqueurs » ou leurs images ne soient pas mise en valeur à la fin des concours.
Le cas du concours PeoplBrain
Mais, c’est surtout la raison de mon courroux du moment, la plus jeune de mes filles ;-), notre spécialiste maison de Snapguide a remarqué un concours dans un service français de pas à pas en image PeoplBrain avec qui nous avons déjà été en contact (j’avais invité PeoplBrain entre autres lors d’un Open coffee à Lille et nous avions fait remonter pas mal de problèmes utilisateurs à l’époque qui nous faisait préférer de loin Snapguide) !
Pas très difficile pour elle (ma fille), sous ma responsabilité, puisque de mémoire le concours n’est pas ouvert aux mineurs de proposer un pas à pas pour le concours organisé par PeopBrain et le Journal Elle !
Je sais qu’ils travaillent désormais sur la version 2 (au passage, le problème des noms n’est toujours pas résolu… merci pour le Cuisine-de-M–m—Moniq ;-( Mais, à mon sens ce n’est pas une raison pour laisser ainsi en l’état le concours. Bon, en plus, c’est pas facile pour trouver des infos maintenant sur ce concours PeoplBrain !
Si vous cliquez comme moi sur le lien, vous aurez désormais une page blanche ! cool, non… surtout que nous sommes impatients de connaître les résultats !
Depuis le 7 août, nous n’avons rien reçu alors que selon nos décomptes nous étions premier ou deuxième… !
Le concours avait débuté fin juin et ma fille avait décidé de participer car très peu de personnes étaient présentes. Nous ne participons jamais aux concours où nos chances sont « limités » 🙂
Elle surveillait au jour le jour les évolutions de ses positions (elle était fière d’être la première). Soyons honnête, elle avait aussi participé car il y avait un iPad à la clef 🙂
Ce n’est que quelques semaines plus tard que nous avons remarqué que ce premier prix était décerné par la rédaction de Elle (nous ne l’avions jamais remarqué au préalable… au bénéfice du doute, certainement une erreur de notre part !)
Un matin, surprise… le classement est chamboulé… et, on ne sait pas pourquoi, le nombre de visiteurs sur l’ensemble des pas à pas du concours semble avoir été fortement remanié, avec des chiffres de visites jamais atteints (et qui ne le seront plus ensuite), on ne sait par quel mystère.
C’était quelques jours avant la fin ! Pas grave, on va demander des explications… Ma fille envoie ce courrier, entre autre au cofondateur de l’entreprise (l’adresse de la chargé de communication que nous avions en contact ne répond plus !)
Je me posais une question. À quoi sont dues, aujourd’hui, les augmentations si rapides du nombre de vues des guides du concours ? Je suis assez surprise, étant donné que, ce matin, j’ai fait un relevé du nombre de vues pour vérifier notre place dans le concours (1er derrière les guides de ELLE). Lorsque je suis retourné sur Peoplbrain en fin d’après-midi, les nombres de visites avaient fortement augmenté, mais ne manière inégale, je m’explique : le gaspacho à la coriandre et aux légumes croquants de H.C.B étaient à 306 vues ce matin et se retrouve à plus de 1000 vues cette après-midi (soit une augmentation d’environ 700 vues), par contre le tartare de cabillaud aux courgettes râpées de alikad était à 345 vues ce matin et à seulement augmenté d’environ 150 vues, ce qui semble déjà très important par rapport aux jours précédents. Cela s’est aussi ressenti au niveau de nos guides qui ont eux aussi augmenté. Ce qui m’étonne, c’est cette augmentation subite du nombre de vues, alors que les autres jours, le nombre de vues des guides augmentaient de manière beaucoup plus lente. De plus, il m’est maintenant impossible de connaitre le classement, puisque au-dessus de 1000 vues, nous n’avons pas le nombre exact de visites. Un autre point qui me surprend, est que notre meilleur guide est désormais l’un des pires que nous avons publié… J’ai une autre question. Les guides créés par ELLE à Table sont ils pris en compte dans le concours ? Merci pour vos éclaircissements, Cordialement,
Je reconnais l’efficacité pour cette demande de renseignement de la réponse qui a suivi ! La voici !
Sachez qu’il y a un grand nombre d’éléments à prendre en compte et ceux que je vais vous citer ne sont que quelques uns parmi beaucoup. Que les guides sont aussi réintégrés dans des blogs, sites web et forums. Que les requêtes organiques de recherche provenant de google font fluctuer le traffic. Certains des guides de peoplbrain augmentent de plus de 3000 vues par jours car ils répondent à des requêtes très demandées sur google Bref, un grand nombre de paramètres rentrent en jeu suivant les évènements quotidiens, c’est la loi du traffic. Non les guides de ELLE ne sont pas pris en compte. De plus le nombre de vues, ne sera pas le seul éléments qui sera pris en compte pour déterminer les différents gagnants. La qualité des guides et des recettes seront pris en compte. Cdt, l’équipe de Peoplbrain Co fondateur
On commence à s’y habituer aux réponses vaseuses qui ne veulent rien dire… et cela m’horripile. Aussi, je prends le clavier ! Je me permet d’intervenir comme ma fille m’a mis en copie de son message !
Votre réponse est un peu du n’importe quoi, non ???? Les justifications données n’ont pas de sens me semble t-il en ce qui concerne les pas à pas du concours ! notamment : «Certains des guides de peoplbrain augmentent de plus de 3000 vues par jours car ils répondent à des requêtes très demandées sur google» Aucun des guides jusqu’ici hormis ceux de Elle ne dépassait les 600 vues ce matin (c’était l’un de ceux de mes filles)… donc, nous sommes loin des 3 000 vues par jour. De plus, nous (mes filles et moi) connaissons relativement bien PeoplBrain pour différentes raisons donc, les 3000 vues sur plusieurs jours nous surprennent un peu quelque soit le pas à pas. Enfin, dernier détail, je pense que je suis assez pointu pour savoir ce qui en est de la loi du traffic 🙂 Excusez mais je ne sais pas à qui je m’adresse. Sébastien ? Gaëlle ? Enfin, il n’est pas indiqué en page d’accueil du concours que le nombre de vues, ne sera pas le seul élément qui sera pris en compte pour déterminer les différents gagnants. La qualité des guides et des recettes seront pris en compte. Cela est vrai pour le 1er par pour les guides suivant me semble t-il ! à moins que je ne sache pas lire. Au passage, je note que le règlement de votre concours n’est pas en ligne ! Il y avait également d’autres questions… dans le mail de ma fille. Merci d’y répondre. Désormais, même si j’avais donné mon accord à ma fille pour me représenter dans ce concours (le nom de la cuisine de mémé Moniq) m’appartient, je me permettrais de surveiller les évolutions personnellement. Merci de m’apporter une réponse claire et adéquate que je puisse la publier dans l’un de mes blogs car j’aime beaucoup raconter les péripéties autour des concours sur les médias sociaux 😉
Et là, plus de réponses ! On prend acte… La semaine dernière, devant l’absence d’informations sur le résultat du concours… Ma fille renvoie un nouveau message !
Quand seront publiés les résultats du concours Elle à table ? Sinon prévenez-vous les participants individuellement ? Quand est-ce prévu ?
Aucune réponse !
On émet beaucoup de doutes sur ce concours organisé par PeoplBrain et on note que de toutes façon, on semble ne pas vouloir nous répondre.
Saurons nous qui a remporté le grand prix ? Pouvoir vérifier sa qualité ? son audience ? sa date de création ? Et dernier détail, qui est le Huissier où le règlement a été déposé ? etc.
Nous avons l’impression d’avoir perdu notre temps en participant à ce concours pour lequel nous ne savons toujours pas si nous pouvons ou non nous désinscrire du service !
Pour le gag, nous avions participé pour d’autres raisons à un concours en même temps sur Snapguide et même si nous n’étions pas dans les premiers, nous avons reçu toutes les informations nécessaires sur les gagnants du concours rapidement ! Nous ne sommes certainement pas dans les mêmes mondes 🙁
Les concours dans les médias sociaux
Trop souvent à mon sens on utilise les concours à mauvais escient.
Pourtant, il faut bien se dire qu’un jeu-concours n’est jamais créé au hasard par une marque ! Trop souvent, j’y vois une solution en apparence simple de faire augmenter le nombre de likes, de tweet, de j’aime…
C’est, je l’ai déjà entendu, une solution afin d’augmenter un nombre de personnes sur un compte afin que la direction soit contente. Désolé, mais vous n’avez rien compris (direction, responsable marketing et community manager qui vous prêtez à ce jeu) !
Je peux comprendre le concours dans le cadre du lancement d’un nouveau produit, d’un nouveau service, lors d’un événement (dans l’esprit, celui de Vlille était bien vu). Pas pour artificiellement augmenter la communauté.
Ce n’est pas comme cela que l’on gagne de nouveaux fans (et autres) mais par une politique de contenu adéquate. Mais, quand je vois comment souvent est traité cette politique de contenu, je comprends le recours facile aux concours !
Et, la mise en place d’un concours ne s’arrête pas à mettre en ligne le concours et attendre que les gentils internautes viennent cliquer et les prendre pour des baudruches…
S’ils participent à un concours, c’est qu’ils ont un intérêt (peut-être pas celui que vous souhaitez… en général, l’adéquation entre vos souhaits et les résultats obtenus sont proportionnels aux choix effectués en amont et au respect de vos internautes).
Cela veut dire aussi que pour maintenir la flamme… vous ne pouvez pas laisser le concours « seul ». Un accompagnement, en général par un community manager, un vrai, pas un stagiaire qui n’en a rien à faire de votre entreprise… ou qui n’a rien compris aux réseaux sociaux (si, cela existe aussi, je vous assure) donc, vous devez accompagner le concours en apportant les réponses claires et lumineuses qui vous sont demandées dans un délai raisonnable (24 h me parait un max.)
Et puis, cette flamme vous ne devez pas la faire retomber comme un soufflé qui s’effondre à la sortie du four ! Il y a une suite au concours… où alors, encore une fois, vous n’avez rien compris au mot social qui se trouve dans réseau social et média social ! J’peux vous donner une explication dans un séminaire si vous voulez même si là je trouve que je joue un peu au donneur de leçon 🙂
Évidemment, mais je pense que vous le saviez, ce concours doit être établi au sein d’une stratégie de communication beaucoup plus globale, sinon, c’est un peu un coup d’épée dans l’eau !
J’arrête de vous parler des jeux concours et médias sociaux et vous renvoie vers l’article : À quels objectifs répondent vraiment les jeux concours sur les réseaux sociaux ? qui complétera mes propos.
Et, vous des expériences du même type vous en avez ou je suis le seul ?
L’image d’ouverture de ce billet vient de pixabay
les liens de la semaine (weekly)
De la stratégie pour entrer dans un média social : l’exemple d’Instagram

L’un des leitmotivs des conférences et séminaires que je donne dans le cadre d’Ed Productions est : n’allez pas n’importe comment sur les médias sociaux, mais avec une stratégie claire dès le départ !
Je passe outre le fait de savoir si nous devons nous trouver sur tel ou tel média… Je passe à l’option suivante : j’ai décidé d’utiliser tel outil digital… Et là, justement, je suis en train de « me mettre » à Instagram ! Au passage, je vous invite tous à suivre mon compte 😉
Pourquoi avoir choisi Instagram
Comme pour beaucoup d’outil, je me suis inscrit à l’arrivée du service puis j’ai observé de loin ce qui se passait. C’était en septembre 2012.
Jusqu’au début de l’année 2014, pas grand chose de publié mais une masse déjà conséquente d’abonnés (on y reviendra). Mais, depuis le début de l’année, j’apprends Instagram : ses hashtags et leur importance, les moments où l’on doit publier, les apps. et applications qui gravitent autour… Comme tout outil, il fait partie d’un écosystème. À nous de le maîtriser avant de plonger !
Les raisons du choix de cet outil : Instagram ? Déjà, il est l’un des fleurons du Picture Marketing et comme je ne fais pas partie de ceux qui essaye d’avoir « la plus grosse » sur un média, je pense qu’il est important de gérer sa présence de façon tentaculaire si j’oserai le dire (mais l’on va me reprocher de vouloir être présent partout, ce qui évidemment peut-être une grossière erreur stratégique au niveau des médias sociaux !), bref, il me manque la touche Instagram dans ma présence actuellement !
Je suis déjà dans Flickr, que je dois remettre à jour dans les prochains temps (alimentation automatique, imports d’images…), dans Tumblr et surtout, je suis présent dans Pinterest…
Flickr (pour mémoire, j’avais écrit un livre sur ce service il y a déjà longtemps chez Pearson), je pense en avoir fait le tour au niveau des possibilités que je peux envisager ; je n’ai pas à me plaindre de mon Tumblr et pour Pinterest (Je viens juste de passer les 27 000 abonnés :-), je crois pouvoir dire que je sais désormais l’utiliser…
D’ailleurs, je ne peux pas parler de Pinterest, mais, j’ai encore vu, pas plus tard qu’hier, des utilisations malheureuses pour les marques dans ce média ! Mais ce n’est pas l’objet du billet… Ici, c’est Instagram.
Autre raison qui guide mon choix de me « mettre » à Instagram, l’usage qui en est fait par la génération Z (rire… Certain diront que j’ai réussi à le placer 😉 Il est vrai que j’ai tendance à croire dans leurs manières d’utiliser les médias sociaux ! Je suis aussi sur SnapChat, à cause ou plutôt grâce à eux, et je regrette le peu d’utilisation par les entreprises en France de ce dernier outil (au passage, si quelqu’un à des infos sur le SnapChat du Tour de France, je suis preneur !)
Enfin, je remarque que de plus en plus d’entreprises utilisent Instagram comme plate-forme de concours. Et, j’aime garder un œil sur les concours dans les médias sociaux, car généralement, il y a beaucoup à redire (ce sera l’objet d’un prochain billet). Raison de plus pour moi de m’intéresser à Instagram.
Donc, à moi de jouer et de positionner exactement ce que je veux faire de mon Instagram vis-à-vis des autres plate-formes visuelles ou non !
De la stratégie avant tout
Mais, comme dit en préambule, c’est bien beau de vouloir utiliser « sérieusement » un nouvel outil, encore faut-il savoir quoi en faire, dans quel but l’employer, quel type d’informations diffusées…
Quel contenu dans Instagram
Le début de la stratégie avant de se mettre sur un réseau ou média social est là : décider ce que nous allons publier, à quel rythme, sous quelle forme (il est possible de rediffuser par exemple des images de comptes d’autres personnes). On pourrait appeler cela sa stratégie de contenu.
Bref, j’ai choisi… 🙂 N’attendez pas que je vous dise quoi, ce n’est pas le but. C’est l’une des erreurs de beaucoup de personnes (d’entreprises) de vouloir imiter les autres dans les réseaux et médias sociaux. Mais, je sais désormais ce que je vais mettre dans mon Instagram : quel type d’images (très peu de selfies :-), la fréquence de mes publications, le choix d’associer ou non le lieu en fonction de l’image, l’identification dans les photos, etc.
Abonnés et je m’abonne
L’autre facteur important établir une balance correcte entre le nombre des abonnés et le nombre des personnes que je suivais. Dans les débuts de mes présences (pas simplement l’inscription, si je l’utilise), en général, j’essaie de suivre un certain nombre de comptes (je l’estime selon le type d’outil, sa « reconnaissance », ma popularité, etc.). En seconde phase, en général, j’essaye d’arriver à l’égalité (nombre équivalent d’abonnés et de personnes que je suis). Ensuite, j’essaye de maintenir le nombre des abonnés supérieur à celui du nombre de comptes auxquels je suis abonné moi-même).
Je dois donc établir des critères de sélection : qui je vais suivre ? Pourquoi ? Dans Twitter, par exemple, j’ai décidé depuis quelques années de suivre seulement les comptes francophones. Dans Instagram, je me suis donc fixé également mes critères comme de ne pas tenir compte des profils « selfies ».
Dans cette mise en relation, je privilégie toujours les personnes qui sont abonnées à mon compte. Aussi, dans Instagram, j’ai dû « remonter » le temps pour retrouver les premières personnes qui m’ont suivi…
Quelques constats sur Instagram ou la présence dans un média social demande temps et persévérance
Et, j’en ai profité pour faire différents constats sur Instagram, mais aussi sur la manière dont les personnes ou les entreprises abordent les médias sociaux d’une façon générale.
La première remarque sur Instagram concerne le nombre de selfies. La seconde, les « albums de famille »… J’ai pris acte !
Il est clair également que « beaucoup » de personnes présentent dans Facebook possèdent un compte Instagram ! Il serai intéressant de connaître la proportion !
Autre observation, cette fois concernant l’arrivée dans un média social, j’ai l’impression que pour de nombreux, mais vraiment de nombreux utilisateurs, ils ont l’impression qu’il suffit d’arriver pour que l’on soit reconnu de suite comme THE instagrammer. C’est évidemment faux !
Je n’ai pas dénombré les comptes avec une seule image (les personnes sont déçues du « retour » sur une image !). Je n’ai pas dénombré les profils avec moins d’une dizaine d’images… 2 solutions. Soit, ces comptes étaient des essais, soit, ce que je crois plus volontiers, les utilisateurs ont abandonné par manque de résultats. Je préfère encore les profils sans image. Au moins, on sait qu’au mieux ils suivent simplement.
C’est d’ailleurs ce qui explique que malgré la masse de personnes qui c’était abonnées à mon compte, je n’avais eu que peu de réponse lors d’un test sur un concours (en famille 😉 La plupart des abonnés de la première heure semble être des comptes avant tout dormant (et de toute façon, comme je ne publiai pas régulièrement, j’étais passé aux oubliettes 😉
J’ai coutume de dire que l’on ne peut juger d’un support qu’à la condition expresse que le contenu soit conséquent ! J’ai même conseillé des entreprises à ne pas créer de présence dans certains médias sociaux vu l’absence de contenu qu’ils pouvaient proposer ! Et le contenu, cela se travaille au fil du temps.
La « ligne éditoriale visuelle » est pas immuable… mais, encore faut-il un contenu suffisant pour juger (et d’employer ce que l’on pense être les bonnes méthodes).
Le second facteur à prendre en compte est celui du temps. Quel que soit le réseau ou média social employé, il est nécessaire de laisser le temps jouer en notre faveur (et donc, de ne pas vouloir changer trop rapidement par exemple de ligne éditoriale… ou pire cesser l’expérience). Cela se compte en mois !
Reste le cas des profils « privés ». J’en ai trouvé un nombre assez impressionnant cela dit. Beaucoup plus que dans Twitter (difficile de faire des comparaisons avec Pinterest, car les tableaux privés ne sont pas visibles à moins d’y être invité). Je me posais la question de savoir si l’image est plus impudique que le texte ?, si l’image est une forme d’intrusion dans la vie privée que ne représente pas le texte ! Je n’ai pas la réponse !
La diffusion et l’importation
Toujours dans sa stratégie, il est nécessaire de penser en termes de diffusion (et aussi éventuellement « d’importation »).
L’exemple le plus flagrant dans Instagram est le choix ou non, automatique ou non vers Facebook, Twitter, Tumblr ou Foursquare. Quelle décision prendre et pourquoi-là encore ! Tout dépend des usages que vous faites des autres outils évidemment ! Cela veut donc dire que vous avez dû réfléchir au pourquoi, pour qui, etc. de ces autres réseaux et médias.
Et puis, il est possible d’automatiser certaines tâches de diffusion par exemple avec Ifttt. À en mesurer les avantages également. Le tout est de se souvenir, dans la gestion éditoriale de nos textes qui accompagnent l’image d’Instagram, de cette rediffusion pour en tenir compte ou non !
Pour ceux qui voudraient aller plus loin dans leur découverte de stratégie de présence dans Instagram, connaître des outils gravitant autour, trouver des chiffres… je « stocke » les informations concernant Instagram dans le board social media, e-commerce, SEO… de mon Pinterest, avec le hashtag du même nom et aussi, en partie, les informations sur la stratégie digitale et dans les médias sociaux.
Ah oui, prochaine étape… je m’attaque à la fois à YouTube et à Vine et donc, dans un premier temps pour moi, auto-formation vidéo 😉 Mais, vous remarquerez dans Instagram que j’ai déjà commencé 😉
les liens de la semaine (weekly)
Dyslexique, elle va au lycée sans cahier mais avec un iPad !

Cela fait un certain temps que je devais rédiger ce billet qui est la suite naturelle de : Elle va en cours sans cahier mais avec un iPad ! En effet, l’article de l’époque racontait les débuts de l’usage d’une tablette en classe par ma fille dyslexique et dysorthographique reconnue par la MDPH comme telle, alors qu’elle était au collège (Parlant de collège, sa soeur qui entre en seconde a publié un article sur sa perception de l’enseignement dans un collège : ses années collège !).
Depuis, elle est passée par une seconde passerelle et un séjour dans un lycée Australien pendant quelques mois, puis elle est entrée en seconde générale au lycée public. Cette année, elle arrive en première avec le bac français en fin d’année (j’en reparlerai).
Déjà, lors de la présentation au Sénat pour le colloque étude plus, j’avais évoqué cette suite.
Et puis, c’est bientôt Ludovia, l’Université d’été de l’e-éducation en France à laquelle je ne participerai malheureusement pas cette année. Aussi, je voulais apporter ma contribution aux débats si besoin et après le témoignage de l’autre de mes filles sur sa perception de ses années collège.
La seconde passerelle
Après une année de Troisième chaotique pour des raisons de santé (elle a été pas mal absente), le cas de ma fille posait quelques soucis pour son orientation.
C’est quoi une classe passerelle ?
En effet, même si son niveau sur les bulletins lui permettait de passer en seconde générale (certains médecins rencontrés pour la reconnaissance de son « handicap » —elle ne se considère pas comme une handicapé— était de cet avis), son nombre de journées d’absence ne lui avait pas permis d’acquérir toutes les connaissances vis à vis du monde éducatif pour poursuivre en seconde générale ! Mais difficile de la faire redoubler, cela n’aurait eu aucun sens !
C’est pendant un conseil de classe (j’étais représentant des parents 😉 que la conseillère d’orientation proposa de l’orienter vers une seconde passerelle !
On nous présenta la seconde passerelle (Wikipédia vous expliquera comme cette classe est vendue !) : un mixte de troisième et de seconde (ce qui est le cas en effet). L’établissement privé (ces classes n’existent pas selon nos informations dans le public, allez savoir pourquoi !) confirma ces informations ajoutant même qu’ils avaient l’habitude de recevoir et d’accompagner des dys ! Discours sur-vendeur évidemment 🙁
Dans la réalité des faits, la classe où c’est retrouvé ma fille était surtout une classe d’élève en décrochage scolaire (sèches les cours, problème de drogue, « fouteurs de bordels »… ) mais rien à voir avec les dyslexiques. Elle était l’une des rares à être dans cette catégorie.
Donc, il était naturel que quelques étincelles devaient se produire pour la prise en compte de la dyslexie et l’usage de sa tablette en cours.
Dyslexie, iPad et seconde passerelle
En début d’année, comme je savais que c’était une année de transition, je ne me suis pas fait connaître (c’est-à-dire que nous, parents et enfant, avons tout fait pour garder sous silence mes activités ! Je ne veux pas être le papa poule qui surprotège son enfant (j’avais des exemples au collège de ce genre de pratique et cela m’énerve en général !).
Toutefois, nous avions prévenu que notre fille disposait un PPS qui lui permettait d’utiliser son iPad à la place de tout autre support pour ces cours ! Il n’y a d’ailleurs pas eu beaucoup de réactions de la part des élèves à cet instrument en classe hormis que certains d’entre eux lui ont demandé comment elle avait fait pour pouvoir venir avec une tablette en classe, afin de savoir si eux aussi pouvaient venir avec la leur. Pas plus de réactions, ou presque de la part des enseignants !
Non, la surprise est venue de la première rencontre parents – établissement (une grand-messe dans laquelle on nous a fait miroiter pas mal de choses en vantant les mérites de l’école !).
En effet, lors des questions des parents, une personne a demandé si cela était normal qu’une élève utilise une tablette en cours et pourquoi son garçon ne pouvait pas faire de même (je pense que vous savez de qui l’on parlait 🙂 La réponse du prof. principal a été qu’elle pouvait le faire car elle possédait les dérogations nécessaires. Mais, je me mets à la place des autres parents : pourquoi elle, pourquoi pas les autres !
Puis, vint assez rapidement la réunion de préparations pour son PPS ! Nous avons confirmé le choix de l’utilisation de l’iPad et fort des expériences passées la remise des cours en pdf ou dans un autre format si cela était possible et la mise en place de son 1/3 temps pour les contrôles. L’envoi des fichiers de cours ne fut pas suivi d’effets ! Elle n’a reçu aucun cours de cette manière durant l’année.
Une remarque de la direction (rappelez-vous, ils sont spécialisés en dys !) nous laissa un peu perplexe : «Oui, tu as cela pour l’instant… mais tu ne penses pas que ce n’est pas trop. Il faudra apprendre à te débrouiller sans notamment pour le bac et après !» (SIC). En plus, il était sous-entendu qu’elle avait de la chance d’être dans cet établissement qui lui permettait ce genre d’aménagement ! Je vous laisse juge.
Difficile de parler de l’ambiance de cet établissement sans parler de sa population. Évidemment, passer du public au privé selon les établissements peu amener des surprises (je suis certain cependant que l’écart n’est pas toujours celui que nous avons rencontré).
Comment qualifier la population présente ? J’aurais tendance à dire de façon triviale de fils et de filles de « faux-bourges » qui veulent placer leur cul plus haut que leur tête, mais qui n’en n’ont pas les moyens !
Je comprends l’incompréhension de ma fille vis-à-vis de ce public… Même si, pour elle, son quotidien se déroulait visiblement bien ! Toutefois, plus d’un an plus tard, elle n’a plus de contacts avec aucun de ces camarades de l’époque alors quelle est toujours « amie » avec des personnes du collège !
Si l’on veut résumer cette année de seconde passerelle, on pourrait dire que l’iPad était anecdotique tant ce lycée semble archaïque aux niveaux des nouvelles technologies !
Le summum a d’ailleurs été atteint selon ma fille lorsque une des enseignantes qui possédait un iPhone lui a demandé de prendre le tableau en photo pour avoir une trace de ce qui avait été fait ! Seul usage des nouvelles technologies pendant une année…ou presque !
Ce décalage dans l’usage des nouvelles technologies s’est d’ailleurs fait sentir dans le projet de mini-entreprise. Le soit disant projet que devaient réaliser les élèves à été plus que moins choisi par les enseignants et l’encadrant dit professionnel ! Et pour la mise en place du projet, attention les dégâts. J’avais l’impression de revivre mes cours lorsque j’étais moi-même étudiant (donc, 30 ans en arrière).
L’arrivée des frictions émergea rapidement notamment entre ma fille et le « pro » sur les notions de communication autour du projet ! Bizarrement, après quelques semaines, je n’ai pas pu m’empêcher de vouloir rencontrer cette personne, afin de mettre à plat leurs incompréhensions.
Je me suis présenté rapidement dans le message que j’ai adressé à la fois au responsable de la formation et au « pro » pour expliquer les raisons du désaccord profond et de l’approche différente de ma fille que je percevais et aussi comprendre avec les 2 sons de cloche la situation. Au final, je leur demandais juste un rendez-vous ! Je l’attends toujours !
Est-ce que cela a joué sur la perception de ma fille par l’équipe pédagogique de l’établissement ? On peut se poser la question. À moins que ce ne soit son départ pour l’Australie qui est en cause ! Nous avions anticipé sa fin d’année, car nous avions l’occasion de la faire rejoindre un lycée en Australie pour un trimestre. Grand bien nous en a pris !
Malgré tout, cela nous pose un problème, car nous devons rétablir l’équité entre les filles et donc, trouver une solution afin que la plus jeune puisse également bénéficier de ce régime de faveur. Seulement, cette dernière n’aura pas d’année « sabbatique » 😉
Le regard des enseignants sur notre fille dès lors que nous avons évoqué ce séjour à l’étranger s’est modifié… y compris avec des réflexions sur notre choix dans l’orientation vers une seconde généraliste. Il est bon d’ajouter que nous avions pris la décision de « retourner » au public (le choix de faire ES comme bac n’était pas possible dans l’établissement de la seconde passerelle) !
Je me rappelle à ce sujet d’une réunion avec l’enseignant référent (oui, chaque élève dans la classe passerelle bénéficie d’un enseignant référent) au cours de laquelle on nous a fait comprendre qu’il était pas bien, mais pas bien du tout que notre fille ne soit pas présente au mois de juin, l’aboutissement de son année. Et concernant l’orientation, vu sa connaissance de notre fille, qu’elle, forte de son statut d’enseignant, pensait que notre fille ne pourrait pas suivre un enseignement d’ES (Rire, elle sera l’une des meilleures dans sa classe dans ce domaine en seconde générale 😉 car selon l’enseignante qui avait elle aussi sa fille dans ce parcours cela était impossible !
Bref, difficile pour nous ces parents de savoir ce qui a été « incompris » dans cet épisode scolaire. Le comportement de notre fille qui savait qu’elle partait en cours d’année n’y est certainement pas étranger.
En tout cas, le départ vers l’Australie n’était pas du goût de l’établissement, jugeant que le mois de juin est capital dans leur établissement ! Malgré tout, il n’y eu aucun soucis pour son orientation, le passage du privé au public… et son départ pour l’Australie.
Le lycée en Australie et l’iPad
Un petit aparté. Sans Internet, il est clair que notre fille n’aurait jamais pu se rendre en Australie près de 3 mois à 15 ans, même si nous avons bénéficié de conditions particulières. Certains ont un oncle aux Amériques, mes filles ont une cousine très éloignée (la fille de la sœur de leur arrière-grand-mère) en Australie !
Nous n’avions rencontré cette personne qu’une seule fois, en l’invitant à passer à la maison lors de son dernier séjour en France. Et, par politesse, elle avait dit «il n’y a pas de problème pour vous accueillir en Australie». Évidemment, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde et la demande est vite arrivée. Donc, à priori, pas de soucis pour l’hébergement !
Il nous restait à décider de la date… Mais finalement, nous nous sommes décidés tardivement ! Dès décembre (pour un départ en mai) nous avions demandé à notre fille de se rapprocher de l’administration de son école pour savoir s’il existait un partenariat particulier avec un lycée à Melbourne.
Finalement, sans réponses à nos différentes demandes auprès du lycée en France, nous avons pris les choses en main sachant que nous avions la possibilité d’inscrire notre fille dans l’un des meilleurs établissements pour jeunes filles de Melbourne : Loreto Mandeville Hall Toorak. C’était en février !
Donc, hébergement et établissement scolaire assurés, il nous restait le voyage et les documents administratifs. Tout, c’est fait sur le net (hormis le passeport 😉 : réservation du vol, « visa », assurances… soit au moyen du courrier électronique, soit par Facebook ! L’arrivée d’Internet a changé la donne dans les échanges internationaux… j’en reparlerai un peu plus loin !
En tant que parents, le vol avec son escale à Kuala Lumpur et l’éloignement à des dizaines de milliers de kilomètres pendant plusieurs mois nous effrayaient un peu.
Nous avions tort, Skype, FaceTime, SnapChat… semblent raccourcir l’éloignement.
Tout, c’est bien déroulé pour elle, même si, situation ubuesque, un jour alors qu’il était 5 ou 6 h du matin en Australie, nous avons reçu un appel FaceTime de sa part affolée. Elle avait été réveillée par du bruit… et pensait à des voleurs qui cambriolaient la maison… Son réflexe a été d’appeler son père en France 😉 Rassurez-vous ce n’était que des opossums qui visitaient les poubelles !
Mais revenons à ce qui nous intéresse, c’est-à-dire l’iPad en cours. En effet, nous devions prévenir l’établissement scolaire australien que notre fille n’utilisait pas les copies, pas les cahiers, ni les crayons… mais que la tablette l’accompagnait dans tous les cours ! Dans les documents d’inscription, nous l’avions mentionné, croisant les doigts pour qu’il n’y ai pas de soucis pour elle !
Nous étions crédules. L’Australie n’est pas la France. Notre fille de nous raconter que son arrivée équipé de son iPad en cours n’a pas posé de problème puisque chaque élève possèdent dans la classe son ordinateur, sur lequel les enseignants leur demandent de travailler en cours de journée en échangeant les courriers électroniques avec l’enseignant… ! On n’avait pas remarqué qu’elle utilisait une tablette !
Ce sont 3 mois d’une expérience fabuleuse dont elle est ressortie métamorphosée, ayant mûri considérablement entre-temps ! À la fois une découverte d’un pays complètement différent, une nette amélioration de son anglais, une ouverture d’esprit encore plus grande, la révélation d’un système scolaire inconnu (elle connaissait déjà le système Allemand) en uniforme « d’écolière » (l’uniforme est de rigueur en Australie), etc.
Elle est toujours en contact avec ses amies Australiennes… via Facebook, Snapchat, Instagram… et elle suit avec avidité toujours leurs activités. D’ailleurs, l’une d’entre elles a passé quelques jours à la maison l’hiver dernier pendant son séjour en France, en famille.
Côté anecdote pour l’usage des médias sociaux pendant ce voyage, comme je m’y attendais, quelques jours après son arrivée au lycée, ma fille m’a demandé l’autorisation d’ajouter SnapChat à ses applications, car toutes les australiennes l’utilisaient 😉 Personne ou presque ne connaissait SnapChat en France à l’époque 😉
La seconde générale
Changement de décor cette année avec son arrivée en seconde générale dans un lycée public. Comme c’est la règle, nous avions rappelé que notre fille utilisait un iPad en cours.
Les premières semaines
Lors de la réunion de rentrée, les parents étaient invités pour la présentation de l’établissement ! Toujours difficile de juger en pareil cas…mais cette présentation à l’aide de transparents m’avait un peu interloqué ! Des transparents pour un établissement qui possède un site internet… Il y avait contraste pour moi !
Mais cette année, suite à une discussion à Ludovia, nous (les parents) avons décidé de rencontrer dès le début de l’année la quasi-totalité des enseignants de notre fille afin de leur expliquer au besoin la dyslexie, ce qui pourrait aider notre fille, faciliter la relation et la compréhension entre elle et les enseignants selon les matières… Grand succès nous semble-t-il que cette opération.
La plupart des enseignants étaient ravis de cette démarche, certains comprenant la situation et allant même jusqu’à proposer d’éventuelles adaptations pleinement satisfaisantes !
Reconnaissons-le, la direction est aussi à l’écoute ! D’ailleurs, l’orthophoniste qui était invité à la réunion sur le PPS de notre fille en est ressortie agréablement surprise par la qualité d’accueil des élèves dys. dans l’établissement. Tout est fait pour leur facilité la scolarité et dès la seconde, on évoque déjà les différentes formules d’aménagements des épreuves du bac qu’il est possible de mettre en place.
Un exemple, pour l’année qui va venir, lors de ses épreuves de bac blanc français, il a déjà été suggéré qu’elle puisse en réaliser une avec un secrétaire et une autre avec du matériel informatique ! Cela permettra à notre fille de choisir sa solution pour l’épreuve finale !
Côté enseignant, rien à redire. La grande majorité a joué le jeu, et même plus : agrandissement des photocopies, cours envoyé en PDF, 1/3 temps ! Le seul regret, l’inaccessibilité au réseau de l’établissement ! Ce serait parfois plus simple pour envoyer (ou recevoir) des documents !
Mention spéciale pour la calculatrice en math
Côté outils, elle reste fidèle à Evernote et à sa panoplie d’outils « traditionnels » (voir l’article précédent), même si elle a ajouté par exemple des applications pour projeter des présentations de type PowerPoint depuis son Ipad,
En seconde, l’instrument « magique » est la calculatrice statistique et permettant de tracer des fonctions. J’étais conscient du problème et certain de trouver l’équivalent de ce qui était demandé comme calculatrice sur la tablette. L’intérêt de la rencontre avec l’enseignant de mathématique en début d’année était indéniable sur le sujet ! Jackpot, j’ai rapidement trouvé les apps nécessaires : Desmos, StatCalcLite et Math42 (que semble bien connaître les élèves de la 6e à la terminale ;-).
Au passage, je reste persuadé de la disparition des calculettes et calculatrices dans un proche avenir ! Ce qui coûte cher, c’est le développement des applications… Pourquoi alors s’embêter avec « l’emballage » si tout le monde possède une tablette ou un smartphone ? Et, je dis souvent à qui veut l’entendre que l’arrivée de l’usage au quotidien des tablettes et smartphone dans le monde de l’éducation correspondra à l’arrêt de la fabrication des calculettes et calculatrices !
Pour clore le chapitre calculatrice, sachez que l’utilisation des versions sur la tablette n’a nécessité aucun apprentissage. Assez bluffant pour ma fille… Une saisie rapide et hop, le résultat alors que pour les autres élèves, ils devaient apprendre à programmer leur engin. Plusieurs fois, elle attendait pendant les cours au vu de son « énorme » gain de temps !
Tout n’est pas cool ou de l’incompréhension de certain
Seule ombre au tableau, l’enseignant de français qui nous avait accueillis en nous disant connaître dyslexie et dysorthographie… Parmi l’ensemble des aménagements discutés, nous nous étions mis d’accord pour que notre fille puisse « posséder » les livres sur son iPad quand cela était possible ou regarder la pièce de théâtre éventuellement, plutôt que de lire le livre papier !
Cependant, dès les premières lectures, il réclama la version papier ou prétexta des versions « différentes » inadéquates. Rares ont été les cas où la version électronique suffisait ! Pas très cool.
Pire à mon sens, son incompréhension de la dysorthographie… Le premier travail de notre fille a été rendu couvert de rouge, avec une remarque du genre travail et orthographe inadmissible ! De plus, quelques remarques en cours, devant toute la classe, ont été faites à notre fille ! Pas très cool non plus.
Enfin, comme il avait indiqué refuser de corriger les travaux de notre fille s’ils étaient rendus en l’état… Ce n’est plus notre fille qui produisait les travaux à rendre, mais ses parents ! Nous avons mis en place une stratégie à la maison propre à cet enseignant. Nous demandions à notre fille d’écrire son texte, puis nous le reprenions pour le mettre en « bon » français en corrigeant son orthographe, et enfin repassage en lecture orale pour savoir si cela correspondait bien à ce qu’elle avait voulu dire ! Cela devenait un gag pour nous savoir qui aurait la meilleure note entre le père et la mère ! Je ne compte plus les heures passées à ce travail.
Sans parler que parfois le travail, à réaliser en une semaine, consistait à lire quelques chapitres d’un ouvrage (plus fréquemment de plusieurs), évidemment, ouvrages non-disponibles en version audio ou pdf… On peut l’avouer, c’est papa-maman qui se collait à la tâche… C’était impossible pour notre fille à effectuer. L’accent pendant la mise en place du PPS de l’année avait quand même été de tenir compte de son handicap et de ne pas la « surcharger » de travail supplémentaire !
Notons que nous avons indiqué à l’enseignant la manière dont nous travaillons à la maison pour son cours et que c’est le seul enseignant avec qui il a été nécessaire d’échanger par courrier électronique ou carnet interposé et de rencontrer à d’autres occasions !
Contente de cette année
Bah, tout l’un dans l’autre, l’année s’est bien terminée et notre fille est très heureuse de poursuivre cette année en Première ES ! Tellement contente de son année, qu’elle qui auparavant ne souhaitait pas faire long feu sur les bans de l’Éducation Nationale émet désormais le souhait de faire des études longues ! On verra d’ici deux ans. Attendons déjà la fin de la première. Chaque chose dans son temps !
Côté élèves, pas de remarques particulières concernant son utilisation de l’iPad ! Difficile pour moi de l’expliquer. Les tablettes font désormais partie du paysage ? La maturité des lycéens ?
C’est plutôt notre fille désormais qui râle après les élèves visiblement dys. qui cherchent à cacher leur handicap ou dont les parents refusent qu’ils soient pris en charge. Son plus grand souhait serait en début d’année de présenter aux « petits » de seconde désormais ce que c’est d’être dys. et ce qu’ils peuvent faire pour être aidés 😉
Elle vit très bien son handicap (Non, je n’ai pas prononcé le mot ma fille 😉 Si ce n’était pas le cas, je ne pourrais pas vous « raconter » son histoire que nous relisons ensemble afin d’éviter les erreurs !
Des séjours internationaux
Quelques jours après la rentrée, l’enseignante d’Allemand proposa aux élèves de participer à des échanges internationaux (normal dans une classe en partie Allemand Européen). Notre globe-trotter évidemment a entendu l’appel (y compris celui de recevoir à la maison un élève d’un lycée Allemand venu passer quelques jours en compagnie de sa classe en France !).
Comme la question a été posé peu de temps après son retour d’Australie… Son premier réflexe a été de dire : «Je veux partir, mais pas trop longtemps !» Nous nous sommes mis rapidement d’accord sur la version de l’échange 3 semaines en Allemagne, accueil de la correspondante 3 semaines en France. Pour ma part, je pense que la version 3 mois lui aurait convenu comme un gant et en fin d’année elle regrettait un peu de ne pas l’avoir choisi ou même d’en prendre pour 6 mois !
Fort de nos expériences précédentes (Nous avions déjà organisé un échange d’une quinzaine de jours avec une correspondante Allemande pendant les vacances d’été, il y a 2 ans et 2 échanges avec notre fille cadette l’an dernier), nous savions comment procéder 😉 Internet simplifie la chose… Une petite annonce sur un site spécialisé (l’OFAJ pour l’Allemand) et pas besoin d’organismes pour nous venir en aide !
Une fois les premiers échanges par mail réalisés (Pardon, par Facebook ;), nous laissons nos filles choisir « leurs » correspondantes. Naturellement, la sélection s’effectue au fur et à mesure.
Dès le mois de décembre, notre fille savait avec qui elle voulait réaliser son échange ! Nous les laissons mettre au point ensemble (les 2 correspondantes entre elles) le gros de l’organisation via les outils d’échanges qu’elles veulent utiliser.
Nous, les parents, demandons juste de réaliser un Skype avec la famille d’accueil quand le terrain de l’échange est déblayé ! Quelques missives entre parents par courrier électronique affinent la préparation. Et hop, l’échange arrive !
Cette façon de procéder est selon nous très avantageuse sur plusieurs points. Le choix et la connaissance de l’autre est meilleure. Il y a moins de surprises sur la découverte de l’autre que si une structure choisissait pour nos enfants une personne !
D’ailleurs, cette année, un premier choix avait été déterminé et pendant la période d’organisation, les 2 ont fait machine arrière car visiblement, elles n’étaient pas sur la même longueur d’ondes.
Toutefois, cela n’empêche pas complètement les erreurs… On connaît véritablement une personne seulement lorsqu’on vit avec elle au jour le jour !
Le choix de la durée est également important à notre sens. Les échanges vont jusque 6 mois ! Personnellement, je trouve cela très long, trop long ! Surtout pour les jeunes en 3e et si c’est une personne imposée par une structure…
Aussi, pour notre cadette qui intègre une seconde Abibac, nous avons choisi, avec son accord, la solution de l’échange 3 mois en Allemagne, 3 mois en France ! Cela fait plusieurs mois désormais que nous connaissons Georgie, la future « correspondante » qui résidera chez nous un trimestre. Les dates des séjours dans les 2 pays sont déjà calées, reste à attendre l’approbation de l’encadrement de la section Abibac !
Bon, ce n’est pas tout ça, mais désormais, la plus jeune attend que nous l’envoyions en Australie et la plus grande établit des plans sur la comète pour se trouver un moyen de faire un échange avec les États-Unis ! Si vous avez des plans pour trouver des correspondantes prêtes à faire un échange, merci 😉
Et puis, ce sont les préparatifs pour la nouvelle année scolaire… On sait déjà comment nous allons la débuter : en rencontrant les nouveaux enseignants de notre dys. Et puis, toujours le dialogue constant entre notre fille et nous (et aussi les enseignants) sur les outils, de nouvelles manières d’intégrer la tablette dans sa vie de lycéenne, etc.
Et, nous nous retrouverons certainement pour parler de l’utilisation ou non de la tablette au bac désormais ou dans le supérieur 😉
les liens de la semaine (weekly)
génération Z et communauté web

C’est la saison des mémoires et autres travaux pour les étudiants de licences, de masters… Normal donc que je réponde à quelques demandes de leurs parts.
Aussi quand Amélie m’a demandé de répondre à quelques questions sur la génération Z, difficile de résister à la satisfaire alors qu’elle écrit : «Tout d’abord sachez que je suis votre travail de près depuis plusieurs mois. Votre blog est dans ma page de démarrage, c’est pour dire.» De plus, son questionnement concerne l’un de mes sujets de prédilection du moment : la génération Z 😉
Son mémoire a pour thème : la génération Z et comment la fédérer autour d’une communauté web.
Voici donc mes réponses à son questionnaire sur la génération Z (pour ceux que le sujet intéresse, je vous rappelle que j’ai ouvert le blog Génération Z, qui sont-ils dans lequel j’essaye d’assurer une revue de presse sur cette génération et en annexe proposer mes services pour vous faire découvrir cette génération 😉
Au fil de mes recherches, je me suis rendu compte qu’on parlait encore trop peu de la génération Z. Pourtant, cette génération fait déjà partie intégrante de la société. Pensez-vous que les entreprises ont déjà opéré un virage vers la génération Z?
Premièrement, il serait bon de réfléchir pourquoi on parle peu de la génération Z plus spécialement dans le monde francophone d’ailleurs, car c’est beaucoup moins vrai dans le monde anglo-saxon, notamment en Australie, Angleterre, dans les pays d’Asie…
Plusieurs raisons expliquent ce phénomène à mon sens.
Pour commencer, il y a eu, et cela continue, le matraquage que nous avons subi sur la génération Y avec au fil du temps une évolution sur leurs caractéristiques afin de faire coller l’image à nos souhaits et le dérapage dès que l’on a commencé à les appeler digital natives (les vrais digitaux natifs sont la génération Z, ils ont toujours vécu pour le coup avec le numérique).
Autre raison, la perméabilité qu’il y avait entre les différentes générations notamment X et Y. Je m’explique : on pouvait être un X avec un comportement d’Y et inversement. Je pense que ce sera beaucoup plus difficile avec la génération Z.
Un phénomène en réaction à l’appropriation du concept de génération des sociologues par le marketing évidemment a joué son rôle. Pour certains, désormais, les générations n’ont de sens que dans le domaine du marketing et non de la sociologie. Ceci d’ailleurs à conduit à la remise en cause de la « légitimité » des réflexions sur le concept de génération et sur l’existence des générations.
En fonction de ce que je viens de dire, pour ce qui est des entreprises, elles sont loin, très loin de s’intéresser au concept de la génération Z même si je commence à avoir quelques demandes à ce sujet.
D’ailleurs, quand on voit que la presse nous présente encore des articles sur la génération Y comme la génération d’avenir, les dirigeants d’entreprises ne sont pas aidés dans le domaine.
Donc, le virage de la génération Z dans l’entreprise, malheureusement, sera pris, non pas comme une belle courbe avec la visibilité nécessaire dès l’entrée du virage, mais comme une épingle à cheveux, avec les dangers et les morts que cela comportent.
C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai mis en place le blog generation-z.fr afin de mettre en garde les entreprises (niveau Ressources Humaines et marketing) mais aussi la société en général, car l’arrivée de la génération Z à l’âge adulte aura des répercussions dans pas mal de domaines y compris l’éducation, le commerce et le retail, etc.
Il y a une grosse confusion entre génération Z et génération C. Pensez-vous que cette confusion est préjudiciable dans les stratégies marketing des entreprises ?
J’évoquais dans ma réponse précédente la prise en main par le marketing de la notion de génération. La génération C en est un exemple parfait.
Resituons ces générations (vous pouvez consulter la frise des générations ici). La génération Z correspond aux personnes nées entre 1995 à 2010 (la génération qui suit est la génération A pour Alpha). La génération C est à cheval sur la génération Y et la génération Z (schématiquement nés entre 1990 et 2000). Elle n’a de raison d’être que d’un point de vue marketing afin de cibler étudiants du supérieur et les jeunes salariés.

Pour les entreprises, si les services marketing ont compris le sens de cette segmentation, cela ne me pose pas de problèmes. C’est la situation, je pense dans les grosses entreprises.
Par contre, pour les PME et les TPE, il n’en est certainement pas de même. La confusion est grande. Il suffit de regarder le mélange que nous fait régulièrement la presse française spécialisée ou grand public à ce sujet. Il est à mon sens impossible à la plupart des décideurs de stratégies marketing de prendre la mesure de ces évolutions et de comprendre les nuances qui peuvent exister entre les uns et les autres. Ceci est d’autant plus vrai que je fais partie de ceux qui crois qu’une génération ne commence pas à un instant T pour se terminer à un autre moment précis. Une forme de flou existe entre deux générations… mais pas sur 10 ans !
La génération Z a ses codes et ses rites. Quelles sont pour vous les valeurs auxquelles elle accorde le plus d’importance ?
En effet, la génération Z possède ses codes, ses usages, ses rites.
Je commencerai par le plus évident : leur connexion régulière à Internet. Ils ne peuvent vivre sans ! Toute leur communication passe par ce média, notamment le mobile, au détriment des sites web traditionnel ! L’ordinateur n’est plus leur objectif ! C’est le smartphone désormais.
En second, j’indiquerai leur maturité dans l’usage d’Internet et notamment des réseaux et médias sociaux. Depuis que j’interviens dans des séminaires ou des conférences sur les réseaux et médias sociaux, j’explique l’arrivée de l’avis des pairs, des pro-am (professionnels amateurs)…
Avec la génération Z, plus besoin de voir venir l’arrivée… Ils vivent le web 2.0 comme ils respirent à l’exclusion de tout autre système.
Ainsi pour eux, plutôt que de rechercher une réponse sur Google, ils préfèrent demander l’avis à des amis virtuels par exemple.
Autre modification dans les concepts « d’amis » sur Internet, toutes personnes présentes sur la toile sont nécessairement disponibles pour leur répondre, sinon, pourquoi elles seraient sur le net ? Ah oui, j’oubliais, ils considèrent que tout le monde est connecté comme eux 24 h sur 24, 7 jours sur 7 !
Si les générations précédentes fonctionnaient en mode cercle d’amis sur Internet, la génération Z à un mode de connexion aux autres en étoiles (je prends contact avec telle personne, car elle peut m’apporter telle réponse !)
Concernant leur travail, les études tendent à prouver qu’ils veulent travailler « réellement » dans ce qui leur plaît. L’idéal étant pour eux de transformer leurs loisirs en métier ! En corollaire, comme ils sont entreprenants, ils désirent créer leurs entreprises ou être associés à la direction… Pas facile à gérer pour les entreprises qui auront beaucoup de difficultés à les conserver comme salariés.
On est à des années-lumières de ce que j’entends en général les concernant pour leur arrivée en entreprise : «Bah, comme pour les autres, on va tirer profit de leurs connaissances des médias sociaux et les mater !»
Autre facteur à mon avis très important, la communication par l’image. Si, les personnes de mon âge, la cinquantaine, notre communication était à base de plume et de papier, déjà avec la génération Y, cette communication avait évolué vers le chat et la webcam. La génération Z franchit un pas supplémentaire avec l’image et la vidéo (on parle peu de l’oral, mais pourquoi pas, surtout si l’on entrevoit la disparition de l’écriture manuscrite à laquelle ils participeront très certainement).
Sinon, ils sont écolos (certainement due à leur éducation), travaillent en groupe (ils l’ont appris dès l’école à la différence des générations précédentes), refusent l’injustice et la corruption, sont très tolérants : pas raciste, pas homophobe… mais ils ne supportent pas qu’on les trompe.
L’un des paradoxes qui les concernent est qu’ils sont très individualistes, mais ils se retrouvent autour de causes communes qui les intéressent.
Curieux et autodidactes, ils sont très créatifs et inventifs… Des études indiquent des changements profonds dans leurs habitudes de consommation et dans leur vie : moins d’alcool et de drogue (l’image dans les réseaux est importante ;-), le retour des activités cuisines, le désintérêt pour les voitures, ils resteront « tard » chez leurs parents…
Je pourrais continuer longuement la série de leurs caractéristiques, de leurs valeurs… mais je vous invite à vous rendre sur le blog generation-Z.fr pour compléter 😉
Pensez-vous qu’il est plus facile de fédérer la génération Z autour d’un support (réseau social par exemple) ou autour d’un concept ?
Il ne faut pas confondre fédérer autour d’un support comme le réseau social et utiliser un outil de réseau social. La particularité des jeunes de la génération Z est d’utiliser les outils qui sont mis à leur disposition.
Il y a quelques années, ils se sont retrouvés sur Facebook. Même si le réseau social par excellence connaît une diminution de son utilisation, les jeunes continues de l’utiliser. Mais depuis la belle époque (3-4 ans), désormais, ils sont passés sur Twitter pour maintenant être sur SnapChat.
La difficulté ou la différence par rapport aux générations précédentes est que dans les années précédentes, un outil était adopté par toute une génération pendant un laps de temps assez long. Ce n’est plus vrai avec la génération Z qui est capable d’adopter rapidement de nouveaux modes de communication.
En Allemagne, les Universités utilisent WhatsApp pour communiquer auprès des étudiants ! Ce service est encore peu utilisé en France ! Mais la vérité est là, les entreprises ne vont plus pouvoir se contenter de communiquer sur un réseau social. Elles vont devoir tester par de petites campagnes telle ou telle nouvelle application qui aura le vent en poupe afin de suivre la génération Z et utiliser ses outils. Car pour eux, un service de médias social est avant tout un outil pour communiquer, échanger…
Et à l’entreprise d’adapter son discours à la génération Z, autrement dit, ne pas chercher à leur vendre quelque chose, mais à devenir leurs » potes ».
Donc, pour répondre clairement à votre question, il est possible de fédérer les générations Z dans un réseau social, encore faut-il savoir lequel ! Mais effectivement, c’est dans les réseaux et médias sociaux que se trouve l’avenir des entreprises qui souhaitent toucher ce public.
Pour la seconde partie de la question, en effet, l’idée de les rassembler autour d’un concept me semble plus facile. Mais, là encore, attention aux désillusions. Je les vois souvent se rassembler autour de concepts ou de communautés qui leur sont propres, qu’ils ont édifié eux-mêmes selon des critères qui généralement nous échappent, mais qu’eux perçoivent !
Et, c’est peut-être sur ce point que les entreprises peuvent bâtir leurs communautés, leurs leads… en intégrant ces univers et en y répondant sous forme de dialogue… Attention, je ne dis pas que les entreprises doivent vendre… Elles sont là avant tout comme « amies » de la cause !
Est-ce que la génération Z se regroupe facilement en communauté? Si oui, autour des quelles pourrait ce être ?
Fondamentalement, la génération Z n’est pas très différente des autres générations. De ce point de vue, la génération Z reste fidèle au précepte : l’homme est un animal grégaire !
Donc, oui, ils se regroupent facilement en communauté, j’allais ajouter d’intérêts, dans le sens où cela doit répondre à leurs attentes et les intéresser réellement.
J’ai la chance de voir les évolutions d’un site comme diy.org (Petite pub pour l’une de mes filles qui explique DIY.org) où le slogan est « Découvre tes talents. Impressionne ton monde » qui correspond aux attentes de pas mal de personnes de la génération Z 😉
pour les médias : quelle information dans les réseaux sociaux ?

Un étudiant en journalisme, qui rédige un mémoire de stage en développant la problématique Médias et réseaux sociaux, quelle stratégie pour attirer le clic et quelles conséquences sur la diffusion d’une information ? m’a posé quelques questions. J’espère recevoir son mémoire 😉
En attendant, je vous fais profiter de mes réponses 😉
Pouvez-vous vous présenter brièvement ?
Eric Delcroix, je suis un indépendant, ancien maître de conf. associé, qui suite à un passé de journaliste a pris le chemin de la PAO fin des années 80 et qui c’est intéressé très tôt au web, et au médias sociaux depuis l’arrivée des blogs et de Facebook, Twitter, Pinterest… par la suite. Actuellement, j’ajoute une sensibilité particulière à la génération Z.
Pourquoi tant de personnes sont présentes sur les réseaux sociaux ?
En fait, l’engouement pour les réseaux sociaux a démarré avec Facebook, même s’il existait d’autres plateformes auparavant. La particularité de Facebook est d’avoir intégré des applications dont les jeux.
Basé sur la théorie des petits mondes et surtout sur les liens faibles (les liens forts sont la famille, les amis proches avec qui l’on discute régulièrement, les autres « amis » sont des liens faibles) ont fait le reste.
Je pense que fondamentalement l’Homme à besoin d’échanger… Et sa recherche ultime est la rencontre IRL.
Les réseaux sociaux offrent une approche de l’autre, quelle que soit sa condition, son pays, etc. de manière aisée.
Comment définiriez vous le réseau social aujourd’hui, sa place dans la société ?
Il n’existe pas une seule formule pour définir les réseaux sociaux. Désormais, c’est une sous-partie des médias sociaux. Pour ma part, je définis les médias sociaux par 3 verbes : partager, collaborer et interagir.
Donc, les réseaux sociaux doivent répondre à cette définition à laquelle j’ajouterai 3 autres critères : choisir et accepter ses « amis » ; diffuser une partie ou la totalité de son CV ; organiser une vie sociale d’échanges virtuels avec ses « amis ».
Pourquoi les médias sont-ils présents sur les réseaux sociaux ? Qu’est ce que cela leur apporte ? Comment font-ils pour y exister ?
Les médias comme toutes entreprises suivent le public là où il se trouve, il est donc normal de les retrouver à ce titre sur les réseaux sociaux. De plus, le cas des médias est un peu spécifique, car cela met en péril (ou demande de nombreuses modifications aux modèles qui étaient le leur) les structures même des médias, leur manière d’envisager l’information (le maître-mot est lâché les concernant), etc.
Le premier point que cela leur apporte est d’avoir un « nouveau » public de lecteurs, mais aussi de diffuser l’information de manières différentes.
D’ailleurs, si l’on inclut Twitter dans les réseaux sociaux (pour moi, Twitter n’est pas un réseau social, mais un média social en Temps Réel), on s’aperçoit assez vite que désormais l’information se fait dans ce média. Il est donc indispensable à ce que les médias traditionnels y trouvent une place.
En me demandant comment font-ils (les médias) pour y exister, j’aimerai bien répondre qu’ils y prennent leur place naturelle. Mais, ce n’est pas le fond de ma pensée. Je crois plutôt que la très grande majorité des médias n’ont pas encore compris comment utiliser les réseaux et médias sociaux. Ils me donnent l’impression de se contenter de replâtrages sur une jambe de bois !
Aucun, hormis les sites de médias en ligne ou les tentatives de France Télévision sur le net (mais je trouve qu’ils manquent de relais sur les écrans de télé) par exemple…
Donc, si je résume ma pensée, les médias font acte de présence. La plupart du temps, les journalistes complètent leurs reportages en simplifiant par une photo et un message (parfois, un article) sur le site du média ou par le compte Twitter ! Basta !
Quelle sont les stratégies pour forcer l’internaute à cliquer sur un lien ?
Il n’existe à mon sens aucune stratégie pour forcer l’internaute à cliquer sur un lien hormis la qualité et la véracité de l’ensemble.
Je ne parle évidemment pas de techniques publicitaires, des sacro-saints concours ou mêmes d’accroches par des titres du genre : les 10 astuces pour…
Attention d’ailleurs de ne pas confondre différents aspects des réseaux sociaux. Le but est de « recruter » des « fans » pour une page de médias par exemple dans le but d’offir des possibilité « d’échanges ».
La course à l’échalote du nombre d’inscrits est un mauvais pari. En tant que spécialiste des médias sociaux, je conseille souvent d’avoir une petite communauté active plutôt qu’une pléthore « d’amis » inactifs. Et dans ce cas-là, il est certain que vos « abonnés » réagiront plus aux liens que vous donnez.
Il est évident que si le lien dirige vers une information de qualité, qui correspond à l’attente du lecteur, il y a de fortes chances pour que ce lien soit suivi… C’est d’ailleurs tout le travail des curateurs actuellement, puisqu’ils ne diffusent que très rarement leur propre contenu, mais dirigent vers des liens qu’ils conseillent !
Y’at’il un impact sur la qualité de l’information transmise ? Moins d’info de fond ? Plus de place au ‘scoop’ et à l’insolite ?
C’est une bonne question.
Évidemment, la guerre du scoop est lancée depuis l’arrivée de Twitter. C’est d’ailleurs l’un des pièges auxquels les entreprises du secteur ont tendance à se laisser prendre. Mais, justement, c’est une erreur. Je me rappelle le comportement de l’AFP à la mort de Michael Jackson. Elle avait l’info, mais a vérifié par des sources « sures » l’exactitude de l’information avant de la publier !
Pas mal de journalistes actuels feraient bien d’en faire autant aujourd’hui ! Je ne pense d’ailleurs pas que ce soit le média qui soit à mettre en cause (Bien que… On peut se demander si certaines rédactions en chef ne poussent pas dans ce sens).
Et puis, soyons honnête, la guerre du scoop est perdue pour les médias (sauf pour le travail d’enquête). Désormais, il y aura toujours bien une personne connecté à Internet près d’un événement et qui ne sera pas journaliste !
Le métier de journaliste doit se positionner ailleurs : dans les explications, les informations complémentaires… Pas dans l’information brute ! La vérification des informations, également, est un large secteur d’investigations, tout comme l’open data…
Pour l’insolite, ma réponse est positive. Oui, il y a de l’insolite.
Mais si je regarde la dernière page de la Voix du Nord, version Print, de quoi est composée la dernière page sinon de brèves de l’AFP plus ou moins insolites.
Encore hier au soir, dans un journal télévisé du soir, une séquence était consacrée à une information insolite (illustrée exclusivement d’images en provenance du web) !
Donc, la faute est à l’utilisation des réseaux sociaux ou aux choix des journalistes qui peuvent désormais trouver des informations insolites pour lesquelles ils n’avaient pas accès dans le passé ?
En corolaire, est-ce que le public est friand ou non de ces informations ? Personne ne lit les journaux comme Voici et autres, et pourtant, regardons leurs chiffres de ventes !
Pour répondre enfin au début de votre question sur la qualité de l’information et sur l’info de fond, je ne pense pas qu’elle soit fondamentalement diminuée. Les niveaux de lecture sont différents.
Si je fais une comparaison presse papier – presse dans les médias sociaux, d’un côté, il y avait le titre et le chapô (ou une image) qui attirait. Puis on lisait l’article.
Désormais, il y a le tweet ou le message dans Facebook, une galerie d’images ou une vidéo qui peuvent attirer. À l’internaute d’aller lire la suite !
Je ne pense pas que les articles des médias traditionnels soit d’une qualité différente. Il n’en est pas de même parfois de certains nouveaux « organes de presse » du web où effectivement la qualité de l’information n’est pas toujours au rendez-vous, y compris des journalistes « amateurs ».
L’impression que la qualité est moindre provient peut-être de la part des médias traditionnels de leur manque d’ambition autour des possibilités offertes par les nouveaux outils…
On reste sur notre faim, car on attend toujours mieux que l’énième redite d’un communiqué de presse plus ou moins reformulé ou être à la recherche dans l’ensemble des sites d’informations des éléments qui nous permettent de comprendre la situation !
Je pense par exemple à des explications géopolitiques sur des conflits où je dois attendre la diffusion par des profs. de géo des cartes qui m’éclairent sur le pourquoi, les raisons historiques, etc. alors qu’aucun média ne le fait !
Je me pose une question subsidiaire qui relie au questionnement sur la qualité de l’information : les « experts » interviewés. Parfois, cela pose la question des influenceurs du web : qui sont-ils, comment le sont-ils devenus…
Quels sont les enjeux financiers ?
Les enjeux de la survie (oui, je dis bien survie) des médias traditionnels notamment en France est engagé, car les enjeux financiers sont importants.
On ne peut pas continuer à soutenir une presse papier par exemple qui ne fait rien ou presque sur le net. Les médias traditionnels doivent effectuer une véritable mue et pas un replâtrage comme indiqué précédemment.
De nouveaux modèles économiques doivent être trouvés, c’est une certitude ! Peu de médias se donnent cependant le moyen d’y réfléchir véritablement.
Pour l’anecdote, au début de Twitter, la Voix du Nord diffusait un flux d’information ! À l’époque, je m’étais posé la question de savoir si je devais continuer à lire la version papier du journal ! Quelques mois plus tard, le compte a été repris en main… Je suis obligé de lire la version papier (La version numérique n’apporte pas grand chose de plus sinon de dire : je lis mon journal sur un iPad).
Dommage ! Pourtant, je reste persuadé que la 1re mouture de ce compte Twitter pouvait être une énorme porte d’entrée pour le journal vers des versions payantes numériques.
Pouvons-nous parler d’un nouveau modèle économique ?
Comme dit dans la réponse précédente, oui, de nouveaux modèles économiques sont à créer.
On sait depuis longtemps maintenant que les Français ne veulent pas payer pour de l’information. Nous savons tous que les médias existent seulement par la publicité en relation avec le nombre de lecteurs, d’auditeurs, de téléspectateurs…
Donc, le but est de trouver en ligne, dans les médias sociaux (et pas seulement les réseaux) un lectorat, un auditorat ou des téléspectateurs (l’arrivée des télés interactives et pas seulement du Twitter autour d’un hashtag devrait aider) dignes de ce nom pour le média.
À lui de faire que ces personnes et les modèles économiques créés autour de ces principes fassent que la version papier deviennent la version « on la garde car nous avons encore quelques personnes qui l’achètent » avant sa disparition complète qui sera sans importance ou avec une version sous une autre forme à déterminer (format, contenu éditorial…)
Je reste convaincu que toute la presse papier ne disparaîtra pas. Par exemple, des magazines du type National Geographic continueront d’exister… Mais il est vrai le groupe a depuis longtemps intégré d’autres médias autour de son journal.
Je crois que ces nouveaux modèles économiques apparaîtront avec l’arrivée de la génération Z (nés entre 1995 et 2010) dans les entreprises et dans les médias, donc dans les prochaines années maintenant.
Le mieux est peut-être de reprendre ce que me dit l’une de mes filles qui veut devenir journaliste. Elle a 14 ans actuellement, mais déjà depuis plusieurs années, elle rabâche : «Je veux devenir journaliste, mais pas comme les journalistes actuels. Je ne veux pas travailler seulement pour un journal papier, ni pour une radio ou une télévision…». En fait, elle veut travailler dans les médias dans leur ensemble : alliant à la fois rédaction, voix, vidéo, dessin, graphismes, infographie… Cela ne vous rappelle pas un certain environnement numérique ?
Depuis combien de temps ce procédé prend de l’ampleur ?
Ce processus d’évolution vers la mue des médias a commencé très certainement avec l’arrivé des blogs dans les années 2005 et l’émergence de ce que l’on a appelé le journalisme citoyen.
Les premiers blogueurs donnaient une nouvelle orientation à l’écriture journaliste… et surtout amenait la disparition du point final de l’article. La discussion se poursuivait.
L’un des faits le plus marquant dans ce sens est certainement lors du référendum sur l’Europe où un blog catalysait les « non » sans commune mesure avec ce qui se passait dans les médias.
Une forme de coopération est également établie désormais entre journalistes dans les réseaux sociaux et l’homme de la rue… et aussi, par exemples, les politiques ont compris qu’ils pouvaient dialoguer en direct avec les journalistes via les réseaux sociaux. Idem pour les entreprises par les RP dites 2.0 (Les RP 2.0 n’incluent pas que les journalistes, mais les influenceurs du net également)
Pouvons-nous redouter que les gens ne s’informent plus que via les réseaux sociaux ?
Pour la primo information… Oui et non…
Si j’observe, notamment les jeunes, je m’aperçois que ce n’est pas par les réseaux sociaux proprement dits qu’ils s’informent.
Avant tout, ils s’abonnent à des systèmes d’alerte d’information de grands médias sur leur smartphone. Si l’information les intéresse, ils vont la voir sur le site du média.
L’autre source d’information pour eux est les amis…L’information comme le commerce doit désormais compter sur l’avis des pairs qui seront de redoutables relayeurs d’informations, le plus important même.
Les influenceurs du web qui sont surtout présent dans les médias sociaux ont un bel avenir devant eux et les médias feraient bien d’y prêter attention 😉
Mais pourquoi considérer que c’est un danger, pourquoi le redouter ? Je ne vois pas de raisons… sinon la mise en adéquation des reportages et compléments pour le support concerné.
Au passage, je mettrai en garde les médias à l’évolution vers un monde de l’image (fixe et animé) qui va plus loin que le poids des mots, le choc des images !
Ne pas être présent sur ces réseaux sociaux peut-il être préjudiciable aujourd’hui ?
Cette question est à tiroir. Oui, pour l’individu. Oui, pour les médias, il est préjudiciable dès à présent de ne pas être présent dans les réseaux et médias sociaux.
Que ce soit l’individu ou les entreprises dont les médias, il est nécessaire désormais de prévoir une stratégie de présence dans ce qui fait le monde actuel.
Un individu qui n’est pas présent par exemple dans une classe de seconde dans les réseaux sociaux est exclu de l’univers de la classe, d’informations sur les horaires de cours…
Aucune entreprise ne peut se permettre de ne pas être présente. Et quand je dis être présente, cela ne veut pas dire : relayer un flux d’info genre fil RSS ! Non, avoir une présence réelle pour sa « communauté ».
En marketing, l’on parle beaucoup de content marketing actuellement… Mais au delà du contenu de qualité évidemment mis dans ces médias sociaux, il est nécessaire de « travailler » à l’émergence de discussion.
C’est pour cela que les internautes sont dans les réseaux et médias sociaux : pour discuter… Refaire la discussion de comptoir ou des discussions plus « évoluées », donner leur avis et point de vue, enrichir l’information…