Trêve des confiseurs

Alors que certains se pose la question de savoir si l’on doit tenir son blog pendant cette semaine de fin d’année (Gilles Klein pourront répondre lors de la prochaine rencontre Blog en nord sur la l’écriture pour le web et les blogs :-), j’espère que pour vous les fêtes de Noël furent bonnes et que le Père Noël vous a comblé 😉

De mon côté, je devais organiser le repas de réveillon… Je ne résiste pas à vous indiqué le menu que j’ai préparé à la famille, histoire de faire saliver ceux qui n’ont pu venir.

Après le champagne apéritif, le repas débuta par une assiette d’huîtres (une tradition familiale). Pour l’entrée chaude, j’avais préparé des pommes farcies au foie gras. Un délice. Le trou normand était un granité d’abricot au Cointreau. Comme j’en avais marre des farces compactes habituelles et comme nous n’étions que six, j’ai testé une recette de poularde farcie au boudin blanc accompagnée de pommes de terre au four (je peux maintenant recommander la poularde apprêté de cette façon). Le plateau de fromages s’intercalait avant une farandole de desserts au chocolat composé d’orangettes aux chocolat, de moelleux et de mousse au chocolat accompagné d’une crème anglaise. La raison de ce choix de dessert à la place de la bûche aux marrons de ma maman, cela évitait qu’elle se crée du boulot et comme cette année nous n’avions pas préparé de truffes aux chocolat (punition pour les filles), la farandole compensait 😉

L’ensemble était fait «maison» y compris les pains : seigle, blanc et aux céréales.

Bon, maintenant, j’suis aussi en charge du repas de Nouvel an. Au programme homard et saumon, mais je n’ai pas encore choisi les recettes.

Je profite de cette évocation du repas de Nouvel an pour vous présenter mes meilleurs voeux pour 2007, voeux auxquels se joint l’ensemble des formateurs et du personnel d’Ed Productions. Que 2007 vous apporte joie et bonheur pour vous et toute votre famille. Je souhaite que vous puissiez trouver sur les zed, des informations utiles ou futiles qui comblent vos attentes. Pour les bloggueurs, je souhaite, en plus, le succès pour leur blog 😉

Accessibilité… debout (mes réponses à l'accessibilité assise)

Aie, aie, aie… Je m’attendais à des réactions après ce billet sur l’accessibilité un brin provocateur, je dois le reconnaître… Mais qui aime bien châtie bien, Non. En plus, cela permet d’ouvrir le débat, car comme le souligne Aymeric dans sa réponse, nous sommes plusieurs certainement à nous poser des questions.

Le contexte

Avant de répondre au trois billets engendré à la suite du mien, au préalable, je restitue le contexte de mes propos. C’est en cours de Master1 (des personnes bac +4) auxquels je me suis adressé. Je pense que mon travail consiste à leur expliquer ce qui se fait, ce qui se pratique, ce qui me semble être une mode, les directions ou les éventuelles évolutions dans quelques années (lorsque j’ose) et les tartes à la crème du monde du multimédia. J’essaie de me placer en dehors du monde des Geeks… Même si je ne suis plus tout jeune, beaucoup de mes étudiants pensent que j’en fais partie :-(( J’essaye la plupart du temps de me mettre au niveau du grand public… et de sortir des sphères auxquels nous appartenons… J’essaye de discerner l’utopie du réel, ce qui est utile aux uns et aux autres, de leur dire :«voici ce qui existe, tel milieu à telle position, tel autre, celle ci» ce qui a tendance à en surprendre quelques uns parfois. Le monde de l’informatique, du multimédia, de l’internet, du elearning, etc. ne sont pas tout blanc ou tout noir… C’est une vaste panoplie multicolore dans chacun des domaines.

Une parenthèse

Au début des année 2000, par exemple, combien d’étudiants, de manière pire à celle décrite ici, ai-je mis en garde concernant Flash… La région Lilloise en plus était un fer de lance dans le domaine des web agency spécialisé en Flash. Je faisais partie des empêcheurs de tourner en rond en disant à l’époque que ce qui se déroulait autour de Flash n’était pas justifié, que l’on allait dans le mur… Bon, une bonne fois pour toute, j’en profite, car j’ai toujours la réputation d’être anti-flash, je pense que Flash doit être utilisé à bon escient… par pour des pages d’intro. interminable… et je ne parle même pas encore d’accessibilité 🙂

J’ai tenu dans ce blogs des propos concernant le e-learning (enfin, là aussi j’ai expliqué ma position sur ce que j’avais dis aux étudiants) qui allait certainement à contre courant de ce qui se dit en général… Cela m’a valu des appels téléphoniques de soutien 🙂 Je pourrais continuer la liste des exemples. Sur le web 2.0, sur le web social, sur les Podcast… j’ai pour habitude de jouer franc jeu avec les étudiants, vis à vis de mes positions sur les différents sujets que nous abordons, même si je dois paraître comme rétrograde à leurs yeux dans certains cas. Je leur confie mes doutes, mes certitudes, etc. A eux aussi de se faire une idée… Ils sont là également pour réfléchir et le débat n’est pas fermé.

Fermons la parenthèse et revenons à ma réponse.

La réponse à Aymeric

À l’écriture du billet controversé, j’avais un peu peur des réactions du type de celle d’une personne bien assise confortablement comme Delphine (j’expliquerais plus loin pourquoi). Je préfère de loin la position de Sébastien qui s’assoit sur l’accessibilité dont en réalité j’ai une position très proche 🙂 Quand à celle d’Aymeric, je savais avant publication, par un mail, qu’il était d’accord avec pas mal de mes réflexions 🙂 En réalité, cela correspond à trois public différents… qui réagissent selon leur domaine.

Le contenu du billet d’Aymeric ne me surprend pas. Comme il le dit, nous sommes tout deux formateurs pour les mêmes types de public et nous regrettons tout les deux, comme d’autres, les formations purement « outils ». Nous tentons lorsque c’est possible d’inculquer en effet des notions de natures différentes lors des formations, mais ce n’est pas toujours ce qui est souhaité.

Dreamweaver est bel et bien un outil, certainement le plus répandu en entreprise pour la création de pages et de sites web. Nous devons nous adapter dans notre quotidien de cette réalité qui s’appelle la demande des clients. Nous sommes avant tout au service des clients. Alors quand je lis en commentaire : «le client accepte la création d’un site accessible sinon je refuse le référencement» (ou quelque chose du genre), intérieurement, je me dis : «Bravo Monsieur, vous avez du cran, mais le client c’est lui qui vous fait vivre, ne l’oubliez jamais ! Longue vie à votre structure.»

Justement Aymeric dit : «Arrêtons de former des « pousse boutons », créons des professionnels, apprenons leur leur métier avec de réelles compétences, ils seront capables de s’adapter au besoin, ou alors qu’ils changent de métier.» Nous sommes sur la même longueur d’onde concernant l’adaptabilité…

Pour l’accessibilité numérique, Aymeric à dévoilé le but de mon billet de départ : le positionnement de nombreuses personnes face à l’accessibilité, est trop manichéen. J’irais plus loin même si certain me reproche de ne rien avoir compris à l’accessibilité, de ne pas comprendre que je puisse écrire de telles choses après avoir suivi les formations Temesis, etc. Je pense qu’une grande partie des personnes qui parlent d’accessibilité n’ont pas encore compris ce qu’était l’accessibilité. La définition d’Aymeric : «la mise en place de bonne pratiques permettant l’accès à l’information pour tous» me convient quasiment (je dirais plutôt pour la plupart d’entre nous) et je pense en effet qu’il est nécessaire de les inclure au fur et à mesure sans préciser particulièrement que c’est de l’accessibilité (c’est aussi pour cela que je parle d’ergonomie plutôt que d’accessibilité) lors des formations 🙂 pour tendre comme le signale Sébastien dans les commentaires vers un site de niveau A selon le WCAG. Je ne parle pas des « convertis » comme Aymeric le dit (je préfère le terme de Geek, car je pense que beaucoup d’entre eux dans quelques années relativiseront leur position) qui ont des positions extrémistes, ceux que j’appelle en privé les ayatollahs de l’accessibilité… Mais je pense que nous y reviendrons.

Aymeric termine sur la notion économique terre à terre de la création de site pour les entreprises (ou leur « mise en conformité » et confirme mes propos qui sont ceux que j’ai déjà entendu de nombreuses fois par des services informatiques, des responsables de sites informatiques de nombreuses entreprises et que j’avais repris à mon compte dans l’exemple sur mon site…

Dans les commentaires, celui de Sébastien (qu’est ce qu’il est prolifique 🙂 me touche particulièrement : «un des gros problème de la production web actuelle, est que le visuel est souvent envisagé avant la structure et le contenu. Certains choix sont donc fait sur des critères esthétiques et non fonctionnels ou logiques. Le web trop souvent est assimilé à du print électronique.». J’ajouterai (certains se reconnaîtrons) que je connais des sites qui sont aussi construit sur la base de leur contenu établi au préalable… Et l’on vous dit : «voilà, j’ai ce livre à mettre en ligne». Ce n’est pas mieux… Ah ! Qui d’entre nous met en ligne un billet sur l’organisation idéale à la création d’un site ? Aymeric clôture les commentaires de son billet en parlant du Référentiel Métier de l’opérateur PAO… Encore un référentiel… 🙁 Mais j’y reviendrais prochainement (oups, quand j’aurais un peu plus le temps… en début 2007 ?) suite au billet de Claire Garcin au sujet des métiers de la formation.

Ma réponse à Sébastien

Je vais tenter de reprendre aux différents points controversés du sage Sébastien… Mais nous aurons certainement l’occasion d’en reparler de vive voix à l’apéro référenceur Lillois ce soir à moins que nous nous croisions en cours de journée au net 2006. En réalité, je ne suis pas si éloigné de sa perception de l’accessibilité qu’il le pense. J’ai du forcer le trait pour les étudiants (parfois, y’a des accrocs de chez accrocs) et cela m’allait bien par rapport au but de ce billet.

Plutôt qu’un certain scepticisme, je dirais plutôt une méfiance (chat échaudé craint l’eau froide)… Le monde informatique évoluant à plusieurs niveaux actuellement, il faudrait voir à ne pas se séparer de la base : l’utilisateur lambda, ce qui se passe en entreprise… et c’est un peu cela qui me fait peur avec les extrémistes de l’accessibilité… C’est surtout eux que l’ont entend sur le sujet comme le faisait remarquer Aymeric. On entend trop rarement à mon goût le genre de discours que tu tiens :«L’accessibilité n’est pas binaire, on peut juste parler d’une plus ou moins grande accessibilité !»… C’est le discours que j’apprécie et c’est bien de préciser qu‘il y aura toujours des handicaps trop lourds rendant quasi-impossible l’usage du web et j’ajoute que les problèmes de navigateurs risquent de perdurer…

«Je ne pense pas que ce soit à un propriétaire de site de décider que son contenu ne doit pas être accessible à certaines personnes handicapées». Ce que je voulais expliquer par rapport à cette remarque c’est que le directeur d’entreprise n’a pas grand chose à faire aujourd’hui de l’accessibilité de ces sites… La part de marché que représentera les visiteurs « handicapés » potentiels est faible. Cela ne le « forcera » pas à rendre son site accessible. Mais je compléterai je pense cette remarque dans ma dernière réponse.

Sur le paragraphe sur la reprise en main, je vais même plus loin que toi Sébastien dans mon raisonnement. La création d’un site doit être le fait d’une équipe qui réunit l’ensemble des acteurs à la création du site et qui travaillent tous main dans la main vers le même but ou sous la direction d’une personne multi compétences qui puisse choisir, diriger, etc. en connaissance de cause… (c’est d’ailleurs cette dernière solution qui me fait apprécier la formation IDEMM : une alliance entre les outils, la formation aux métiers (création, veille, référencement, etc) et la connaissance de la médiatisation : rédaction, image, etc. Ce n’est pas un hasard si la grande majorité d’entre eux ont été embauché rapidement à la sortie de leur Master cette année, car les étudiants répondent à un profil recherché mais difficile à trouver qui va se développer j’en suis persuadé dans les années à venir. Fin du paragraphe publicitaire 🙂

Je me dis aussi que le développement de CMS devrait permettre la mise en place de l’accessibilité sans que les entreprises, administrations et autres ne s’aperçoivent qu’ils réalisent des sites accessibles 🙂

le cas Delphine

Je dois avouer que si je connaissais au préalable Aymeric et Sébastien, j’ai découvert Delphine et ses blogs… Comme elle était la première à réagir en commentaire au sujet des billets, j’ai été effrayé par le tournure des événements… en me disant aye, les ayatollahs de l’accessibilité débarque… (Le terme est peut-être mal choisi et comme je ne connais pas Delphine, j’espère qu’elle prendra cette remarque sans rancune et sans signe quelconque de vengeance ou autre).

Déjà à la lecture du commentaire :“Pourquoi tendre vers le maximum d’accessibilité ? Parce que nous ne sommes pas seuls au monde tout simplement !» j’ai perçu la réaction de ceux que je qualifie d’Ayatollah de l’accessibilité… Désolé Delphine, je ne vous connais pas… Ce n’est peut-être pas le cas, mais c’est ce que je reproche au monde de l’accessibilité… Je continue la lecture du commentaire : «un site commercial doit toujours être accessible» Qu’est ce que cela veut dire ? Rien pour le commun des mortels dont je fais parti quelque part.
Pour la partie du commentaire suivant je réponds en italique
«Enfin, dire que Dreamweaver est le handicap principal à la quête d’accessibilité est un non-sens ! Je ne crois pas. Qui décide ? le chef d’entreprise ou le service informatique ou le service achat L’utilisateur ou l’outil ? L’utilisateur fait se qu’il peut avec l’outil selon la formation qu’il a reçu. Si l’outil ne convient pas, on en change. Faux. Il est généralement interdit en entreprise d’installer les logiciels que l’on veut sur son ordinateur. Il existe d’excellents éditeurs qui produisent un code nickel avec une gestion des CSS qui confine au sublime.»

Le seul point avec lequel je ne peux d’acquiescer : mon «captcha (graphique) est une horreur, même avec une bonne vue, j’en ai les yeux qui piquent…»

Delphine ne s’est pas contentée de ce commentaire. Elle a également mis en ligne un complément de réponse en criant et re-criant !

Pourquoi avoir une démarche d’accessibilité ?

Désolé Delphine mais votre réponse ne me convient pas. «parce que c’est ce qu’on attend des autres, tout simplement» est la version utopique de l’accessibilité… Celle de ceux qui ont besoin de culpabiliser les autres car soit disant ils ne s’occupent pas des handicapés… Alors stop… Contrairement à ce que vous écrivez nous n’avons pas tous une exigence d’accessibilité : vouloir allez le plus facilement possible à tel ou tel endroit… A croire que vous ne vous rendez jamais dans les déballes grenier… là où il faut enjamber, se frayer un passage… et donc impossible d’aller immédiatement où on a le droit d’aller… Pratiquant depuis un certain temps la randonnée pédestre, je peux vous certifier que ce ne sont pas toujours les chemins les plus simples les plus agréables. «Nous n’avons pas à imposer notre mode de vie aux autres». Désolé, je ne comprends pas… ou me refuse à comprendre. Nous parlons bien de la même chose…
Au passage, je continue ma réponse à Sébastien… Remettons tous cela dans le cadre de l’entreprise. Imaginons que vous dirigez une entreprise et prenons des chiffres sans fondement. On vous propose : on peut vous faire un site pour 1 000 euro ou le même site accessible pour 1 100 euro mais celui ci sera accessible. Quel sera votre réflexe ? Qu’est ce que m’apporte en plus le site accessible ? Pouvez toujours lui raconter ce que vous avez écrit, le chef d’entreprise qui a une calculatrice dans la tête se dira : 100 euro… Cela me fait combien de commandes en plus ? Et pour la grande majorité d’entre eux… il vous répondra : je veux le site à 1 000 euro. En fait, vous ne répondez à la question de Carpentier que je soumettais dans mon article… Comment vendre l’accessibilité à une entreprise. Vous la vendez auprès des Geek (voir mon annotation dans la réponse à Aymeric) pas auprès des entreprises.

Ceci est bien le coeur de ce problème d’accessibilité… Dans la pratique, comme les deux prédécesseurs le faisaient remarquer l’on peut tendre vers de l’accessibilité… mais à l’accessibilité ! Allez, j’vous file un tuyaux… L’un des trucs qui pourrait fonctionner pour vendre votre site accessible : expliquez aux entreprises que dans peu de temps, le web sur les téléphones sera monnaie courante et que l’accessibilité permet en un seul site de créer des pages lisibles sur les téléphones… Expliquez leur aussi au passage l’avenir de la téléphonie, ce que cela risque de devenir avec la géolocalisation… je pense que plus d’un vous dira alors : vous êtes sur de ce que vous dites… Alors banco… On passe à l’accessibilité.

Le genre de comportement sectaire que vous avez, d’évidence dessert l’accessibilité que vous souhaitez… Arrêter de prendre les autres pour ce qu’ils ne sont pas par le simple fait qu’ils puissent se poser des questions sur l’accessibilité. Arrêter de faire passer quelqu’un qui ne veut pas faire un site accessible pour une personne sans coeur qui ne s’occupe pas des handicapés, qui n’est pas ouvert sur les autres… D’ailleurs, juste une remarque l’accessibilité n’est pas seulement destinée aux handicapés…

Il n’y a qu’à faire une version pour les déficients visuels

Je donnais une formation à des personnes qui travaillent aux Papillons blancs que vous écriviez vos commentaires, m’amusait en coulisse. J’ai discuté avec eux de mon billet et de vos réponses 🙂 Ce que vous juger comme un pis-aller à été considéré par les personnes des papillons blancs dont je parlais comme une très bonne idée… Il m’expliquait qu’un seul site accessible dans leur cas n’était pas possible, car différents handicaps étaient cumulés, handicaps aussi bien physique que mental. Je crois savoir que vous travaillez dans le monde de la rédaction, alors par exemple ils m’expliquaient qu’ils devaient réaliser différents niveaux de lectures pour le même article… On n’emploie pas les mêmes mots dans une revue pour enfants que dans Géo 🙂 et là l’accessibilité à mon avis n’y change rien…

Votre exemple du champ de recherche dans le site commercial me tendrait à dire que le site manquait d’ergonomie, au même titre que l’exemple du sous-menus qui se replient… Pourquoi parler d’accessibilité alors que c’est un sujet abordé en ergonomie avant que l’accessibilité n’existe.

Je vais hurler

Je pense qu’à la lecture des précédentes réponses, vous avez du continuer à hurler… et que vous hurlerez encore longtemps. De plus, vos exemple sur le robinet sont mauvais… C’est un discours très à la mode, très écolo… mais à votre avis pourquoi on en parle temps de ce robinet qui goûte car la plupart des gens s’en foutent… Vous n’avez jamais vu dans les rubriques trucs et astuces le coup du fil que l’on attache à son robinet afin de ne pas entendre le bruit des gouttes qui tombent ? Vous en connaissez vous beaucoup qui vont au garage car leur voiture pollue ? Moi, pas. Par contre, qu’est ce que je connais comme personne qui râle sur le contrôle technique de leur voiture… Je ne parle même pas de ceux qui ont le contrôle refusé par cause de pollution… Ils sont verts en général car outre la contre-visite qu’ils doivent peut-être payer, leur voiture doit être réparé et cela coûte de l’argent… Arrêtons de jouer les innocents les mains pleines… Faites ce que je dis pas ce que je fais… Je dois reconnaître que j’ai déjà eu des robinets qui gouttaient pendant plusieurs mois, que je n’ai jamais conduit ma voiture au garage pour régler la carburation et pire je roule au diesel !

Pour l’utilisation de Dreamweaver, à mon tour de raconter une petite anecdote… Il y a bien longtemps (quasiment à la fin des Amstrad justement 😉 disons au milieu des années 90, j’ai assisté à une conférence sur la création des pages web. Des informaticiens (d’où mon raccourcis certainement sur la reprise en main par les informaticiens) de l’époque qui étaient quasiment les seuls à développer les sites internet à la fin de leur conférence passèrent aux questions-réponses. Je leur avais demandé quelque chose du genre : « ne pensez vous pas que l’arrivé de PageMill, de Claris HomePage va permettre à tout le monde de créer son site internet ? » Il m’avait quasiment rit au nez… en me disant que ce n’était quasiment pas possible 😉 Ne me dites pas que c’était de « mauvais » informaticiens… Ils étaient tous sur la même longueur d’onde… Seul eux savait faire des sites car ils connaissaient le « code magique »… Je ne crois pas justement à cette solution du code magique. Pour moi l’être humain est fondamentalement fainéant… et donc, pour avoir l’effet de masse souhaité si aucun outil ne fait le travail à la place de l’individu, la masse des créateurs de site ne basculeront pas vers l’accessibilité le temps que « les outils » n’existeront pas. Désolé, mais ces gens n’ont aucune envie d’apprendre les codes du langage Html, des CSS… C’est un discours élitiste que vous tenez !
Les CMS peuvent nous sauvez dans l’histoire de l’accessibilité… à conditions qu’ils soient accessibles. Idem pour les blogs.

Nous ne sommes pas concernés par les handicaps

Je me suis déjà expliqué précédemment sur ce sujet… Allez, juste une question juste pour me faire l’avocat du diable et passer encore plus pour un anti-accessibilité 🙂 : combien de DRH sont malvoyant et combien parmi eux choisissent eux même les formations et combien confient-ils se travail à leur assistante ? Parmi ceux qui effectivement consulte eux-même le web, je vous accorde 50 % qui sont intéressé par nos formations… Disons que 5 % (je pense que c’est énorme) visitent notre site… Cela me fait combien de DRH ? Si vous me donnez le chiffre, je promet de donner le ratio sur le nombre de visites… et sur celui des ventes suite aux visites. Allez, j’vous évite les fatigues inutiles… À peine une vente est envisageable statistiquement 😉 Cela ne m’empêche pas à titre personnel de prévoir la mise en ligne de sites accessibles… mais au cas où vous n’auriez pas remarqué je tentais d’élargir le débat 🙂

Attention, je vais re-hurler

Merci pour les conseils Delphine, mais il me semble qu’une simple recherche sur mon blog vous aurait évité de m’expliquer ce que l’on peut faire avec les CSS… J’suis bon prince. Y’a un article Cascade de liens pour les CSS (feuilles de styles). C’est cela l’un des problèmes des blogs, le lecteur ne lit que l’article en cours et ne va pas voir le reste 😉

Eric m’a tuer

Cyril Lignac dirait peut être… «plutôt que de l’huile ajoutez une bonne grosse noix de beurre, c’est moins bon pour la santé mais tellement meilleur au goût» 😉

Allez, pour finir sur une note encore plus gaie, je pense qu’une étudiante de cette année fera son stage de 6 mois dans une entreprise qui prône l’accessibilité… comme quoi mon discours ne doit pas être si virulent 😉

accessibilité, le cul entre deux chaises…

Oups… pas facile d’expliquer ma position…
Remettons nous dans le contexte… la salle de cours. Parfois, lors de mes précédentes interventions avec les étudiants, je donne des limites sur l’accessibilité… car en effet mon avis est partagé. Évidement, un étudiant un peu taquin dirons nous n’a pas hésité à souligné en forçant un peu le trait ma position… Je me suis donc expliqué en cours comme je vais tenter de le faire ici…

Première remarque, ce site n’est pas accessible (cela évitera les commentaires habituels du type, vous parler d’accessibilité mais votre site n’y est pas, commentaires qui ne font pas beaucoup avancer le débat)… mais le prochain site ed productions devrait l’être ainsi que le prochain site ed formations. Je n’y crois pas mais je pratique 🙂 Pourtant, ce problème d’accessibilité, de conception de site en CSS, etc. me chagrine depuis pas mal de temps et me fait encore et toujours me poser quelques questions que j’ai pu évoquer ici ou là…

Ces questions, je me la pose depuis quasiment l’origine de ce blog. En octobre 2004, je posais déjà la question suite à un billet sur Alsacreations : Arrêtez d’enseigner le HTML en classe !. J’ai pris des décisions depuis… Je tente d’enseigner la méthode des tableaux et celle des CSS car de nombreux sites sont encore réalisés selon l’ancienne méthode. Les étudiants ne seront pas tous des chefs de projets pour de nouveaux sites, ni des référenceurs 100% nouvelles générations… Ils doivent encore connaître la création des sites par les tableaux (d’ailleurs, beaucoup d’enseignants leur expliquent encore cette méthode).

Je dis souvent que je serais complètement d’accord avec la création des sites accessibles le jour où Dreamweaver proposera une solution aussi simple que la création des pages web à l’aide de tableau pour la réalisation des sites en CSS… Ce n’est pas vrai au jour d’aujourd’hui pour le commun des mortels. Je ne parle pas ici des Geeks que nous sommes.

Même après la lecture de la FAQ standards pour les décideurs, je ne suis pas convaincu. À la mi 2005, j’écrivais : «découvrir ce qui monopolise l’attention d’une communauté de concepteurs (mais j’aimerais connaître le véritable pourcentage des membres de cette communauté par rapport aux anti-accessibilités, à ceux qui s’en fichent, à ceux qui sont en position d’attente par rapport à l’accessibilité, etc. ?)». J’aimerais toujours obtenir cette répartition.

je pense que l’on confond parfois accessibilité et ergonomie. Pour moi, prendre en compte les navigateurs différents, le daltonisme, la navigation aisée, etc. c’est de l’ergonomie pas de l’accessibilité. je m’oppose en cela à Michel Beche qui dit dans Accessibilité ou le double visage de l’ergonomie : «l’accessibilité permet de ne pas refuser l’entrée dans votre site … quand l’utilisateur est entré, c’est l’ergonomie qui déterminera la facilité d’utilisation». Pour moi, l’ergonomie forme un tout. Si l’on simplifie l’accessibilité à deux niveaux : handicap et navigation sur toutes les plates-formes et navigateurs. Je connais bien le second problème étant depuis toujours sur Mac 🙁

Pour ce qui concerne le handicap, je préfère pour ma part des sites spécialement conçus pour les personnes handicapés… Peut-être pas pour toutes les personnes handicapés, mais j’y reviendrais. Par exemple, La libre Belgique en version basse vision ! si elle est réellement adapté aux mal-voyants est pour moi de loin une meilleure solution que les sites dit accessibles qui permettent à chacun de trouver plus ou moins son bonheur… le site doit apporter une plus value pour le handicapé que le possède pas l’accessibilité. Je ne connais aucun site quel qu’il soit universel. Les handicaps sont trop variés pour vouloir ou pouvoir y répondre systématiquement.

De plus, est-il nécessaire que l’ensemble des handicapés puissent accéder à un site donné ? Personnellement, je ne pense pas que cela soit toujours nécessaire. Je comprends et suis favorable pour dire qu’il est indispensable que les sites des administrations soient accessibles aux handicapés. Mais un site commercial ? Je n’en suis pas certains. Prenons un exemple concret. Le site ed formations qui propose des formations en pao, graphisme, multimédia et internet (au passage, nous proposons des formations à l’accessibilité… mais soyons honnête nous avons rarement de demande à l’image des autres centres de formations. Nous, nous l’introduisons quand même dans nos formations standards).

Mais revenons sur le site. Combien avons nous de personnes handicapés qui choisissent directement depuis le site leur formation ? Je vous laisse deviner ! Les daltoniens n’osent pas dire qu’ils sont daltoniens… y compris dans des formations photoshop 🙁 Pour organiser une formation à des personnes sourdes et muettes, l’organisation que cela demande est énorme. Les formations que nous proposons ne sont pas prévus pour des handicapés lourds… Pourquoi dans l’absolu vouloir faire un site qu’elle peuvent lire, consulter ? Ce peut-être différent pour ce blog… je le conçois. Mais d’un point de vue strictement marketing cela n’a pas beaucoup d’intérêts. D’ailleurs, même les accrocs de l’accessibilité ont eu beaucoup de mal à répondre à la simple question de Michaël Carpentier : expliquez ce que vous dites à un client pour lui « vendre » l’accessibilité et la conformité aux standards du W3C.

Et comme Michaël Carpentier l’a trouvé lui-même, Les standards Web pour l’entreprise sur Openweb peuvent être un début de réponse… Un certain Sébastien avait également diffusé une traduction partielle des 10 raisons principales pour lesquelles l’accessibilité ne prends pas de Christian Heilmann 🙂 repris également sur le blog accessibilite. C’est toujours d’actualité.
Par contre, Blog Accessibilité et ses Avantages concrets de l’accessibilité ne font pas pencher la balance du bon côté. Ce type d’argumentaire ne tiens pas beaucoup face à une entreprise.

Mais la question que l’on peut se poser également concernant l’accessibilité est : l’accessibilité n’est-elle pas une reprise en main par les services informatique de la création des sites web ? C’était la question sous-jacente de mon billet qui c’est le chef ? où je me demandais de qui devaient dépendre les sites internet. D’ailleurs l’assimilation des règles de création des sites accessible acquises, n’est ce pas le chemin ouvert vers le détournement des balises afin d’améliorer son référencement par exemple ? Deux cours permettent de se former en ligne. Celui pour l’évaluation de l’accessibilité du Web du Support-EAM (Supporting the creation of an eAccessibilityMark) est gratuit, mais pas celui de Temesis que j’ai également suivi 😉

De plus, la loi, qui impose les sites accessibles dans les administration française sera difficilement applicable à l’ensemble de la planète internet… d’autant plus que la plupart des visiteurs de nos sites emploie Internet Explorer et que nous devons bien reconnaître que ce n’est pas le grand amour entre l’accessibilité et le navigateur de Microsoft.
Dernier détail qui me gêne, pourquoi prévoir une mise en page de site particulière si le « premier venu » peut tout modifié car il applique ces feuilles de style ? Que fait-on des graphistes dans les agences ?

En résumé, même si 30 jours sont nécessaires pour rendre un site web plus accessible je suis entièrement d’accord Pour l’accessibilité des sites web publics, maintenant, pas obligatoirement pour le privé (n’est il pas possible pour eux de répondre seulement au 36 critères d’accessibilité qui comptent pour le référencement  ? Mais au fait, comme le note Fred Cavazza De quelle accessibilité doit-on parler ?.
Donc, dans le cadre de l’exposé, c’est à peu près ce que je leur ai dit en complément, tout en sachant que je crée plutôt des sites accessibles maintenant mais que je dois aussi dans mon rôle d’éducateur montrer toute la diversité qui concerne ce mode de développement des sites web.

Mise à jour le 29 nov : J’attendais d’autres réactions avant de répondre à Delphine… mais j’ai bien fait d’attendre car dans son blog, à son tour après avoir laissé un commentaire sur ce blog, elle répond en détail à mon billet… Bien assis confortablement, ce qui ne l’empêche pas de hurler par moments ;-). Ma réponse prochainement.
Mise à jour le 7 déc. : ma réponse sur l’accessibilité aux réponses de Delphine, Sébastien et Aymeric

Tout sur le web sémantique, l'accessibilité et sur le PDF

Un dossier comprend la présentation sur le web sémantique des étudiants de Master 1. En seconde partie, la présentation sur l’accessibilité (notez qu’il est dit que je n’y crois pas… J’ai donné mon point de vue en cours 🙂 Ces deux présentations sont réunies en une seule pour le téléchargement au format odp (76,4 ko).
Ces projections sont accompagnées des textes de présentations. L’un sur l’accessibilité, l’autre sur le web sémantique. Au format odt, elles font 22 Ko chacune.

Mardi étant le dernier cours, nous avons également assistés aux présentations sur le PDF. Deux groupes ont présenté le format d’Adobe Acrobat. Les deux présentations sont en PowerPoint. L’une des présentation du PDF pèse 75 Ko et l’autre présentation toujours sur le Pdf, 65 Ko. Il est amusant de noter que personne n’a employé le format PDF pour faire sa présentation.

Je profite de l’occasion pour mettre à jour les exposés sur JavaScript, Ajax et le web 2.0.

Ce travail est celui des étudiants de Master 1 ICD (Information, Communication, Documentation) de Lille3. Et comme de coutume, je vous rappelle que cette version est la première des étudiants, qu’elle n’a pas été retouché après présentation et que dans le cadre du cours, j’ai complété, annoté… 🙂

Vous retrouvez l’ensemble des liens vers les différents exposés depuis le billet : Parce qu’un Master ne s’obtient pas seul.

Je n'ai pas le niveau B2i école

Depuis pas mal de temps, je souhaitais écrire un billet au sujet de l’utilisation des ordinateurs de la part des enfants à la maison. L’occasion m’en est donné avec le B2i : le brevet Informatique et Internet. Attention, vos enfants vont être de vrais bêtes d’informatique…

Revenons quelques années en arrière puisque la plus grande de mes filles à 9 ans et la cadette sept… Revenons disons 5 ans en arrière pour la doyenne (la plus concerné par la B2i).
À l’époque, la plupart de nos amis étaient surpris lorsque je leur disais que ma fille, malgré les ordinateurs à la maison, jouait à l’ordinateur un quart d’heure (maxi une demi-heure) sur une journée, en compagnie de Papa. En encore, pas tout les jours… Environ une fois par semaine, ou tout les quinze jours, parfois de manière plus espacée… et seulement pendant l’hiver. Mon point de vue. L’ordinateur est un outil parmi d’autres qu’elles auront le temps d’apprendre au fil des années. Je pense qu’il est peut-être plus important pour elle qu’elles découvrent la création manuelle, l’activité physique, les activités extérieures, les histoires que l’on se lit… plutôt que de rester plantée devant un ordinateur. C’est un point de vue. Nous avons le même raisonnement concernant la télé. Comme elle n’ont jamais été habitué à regardé la télévision (nous en possédons bien entendu une de télévision, mais les adultes ne la regardent guère chez nous, donc elle est rarement allumée), les filles demandent exceptionnellement à la voir. Pour la petite histoire, pendant longtemps, lorsque nous étions chez des amis, si ils proposaient de regarder un dessin animé en cassette vidéo, les filles acquiesçaient poliment mais au bout de cinq minutes cherchaient une autre occupation…

Contradictoire lorsque l’on sait que des études tendraient à prouver que les jeux sur ordinateur les éveillent à la logique, stimulent leur mémoire, leur ouvrent de nouvelles connaissances… Mais où est le monde réel dans tout cela. Devons-nous forcer nos enfants à vivre dans une troisième dimension ? Combien de fois ai-je entendu, quand je disais que mes filles ne jouaient pas sur l’ordinateur, des histoires d’enfants de 3-4 ans qui savaient allumer eux-même l’ordinateur, mettre leur CD et jouaient ensuite des heures sagement… Cela me donnait froid dans le dos… Pauv’ gosses.

Les enfants grandissent

Au fil des années, les demandes pour jouer à l’ordinateur sont devenues de plus en plus rares. Et j’ai l’impression que l’ordinateur est devenu pour elle au fur et à mesure un outil. Depuis longtemps, elles savent ce qu’est un clavier, un écran… et elle ont même très bien compris, sans jamais s’en servir, que pour rechercher une information, l’ordinateur, pardon Internet, permet de trouver tout ce que l’on veut, que pour dupliquer un dessin, Papa a le scanner… Bref, pas utilisatrice mais sachant relativement bien ce que l’on peut faire à l’ordinateur : du dessin, des textes, projeter les photos, trouver des informations, s’échanger des courriers…
Depuis une année maintenant, elle commençait à s’initier au traitement de texte et au dessin… C’est elles qui l’ont demandé ! Nous avions même prévu de leur donner un vieux coucou pour elle progresser !

À l’école

Pour ce qui est de l’école, pour l’instant, elles n’avaient jamais touché au clavier (hormis une fois pour l’aînée). Oui, mais suite à notre changement d’école… maintenant les deux pratiquent. C’est que dans cette école, il pense au B2i. B2i, le brevet Informatique et Internet. Je savais qu’il existait mais jamais je ne m’étais penché sur son contenu…
Cependant, une première alerte… Du haut de ces sept ans, la plus jeune commence à me poser des questions : «Où elle se trouve ton unité centrale Papa ?». Que lui répondre d’autre que : «je suis sur un Macintosh et il existe un ordinateur chez Apple où unité centrale et écran ne forme qu’un seul bloc». Évidemment, premier réflexe, je me dis qu’ils commencent les cours d’informatique par la présentation du matériel… Elle m’avait posé d’autres question dans ce sens… Le dialogue est clos.

Puis, peu avant les vacances de février, l’aînée un midi me dit : «Papa, la maîtresse m’a dit que je devais travailler sur l’ordinateur à la maison, car je suis en retard» 😮 Je lui dit sans réfléchir : «Pas de problème, tu vas pouvoir travailler cela». L’ordinateur que nous leurs avions prévu devient urgent… Rapidement, je mets un ordinateur à disposition. Et pendant les vacances de février, elle travaille son informatique, en utilisant un traitement de texte. La semaine dernière, elle rentre de l’école et dans ces devoirs, elle doit recopier un texte corrigé… « Intelligemment », je me dis, tiens, c’est l’occasion de faire travailler la petite en informatique. En plus, l’institutrice l’encouragera certainement. Donc, elle saisit son texte à l’ordinateur, après m’avoir mis en garde que la maîtresse ne veut pas. Je la rassure, elle est d’un naturel craintif. Lundi, ma femme qui accompagne les enfants à l’école informe la professeur des écoles du travail de nos enfant… (soupir)… Ma fille avait raison. L’enseignante ne souhaite pas que les enfants rendent leur travail imprimé de l’ordinateur, car elle préfère qu’ils apprennent à écrire (je ne lui jette pas la pierre, bien au contraire, j’aurais tendance à être d’accord avec elle). Et nous apprenons ce qui ne va pas dans l’apprentissage de l’informatique pour notre fille… Savoir taper un texte, donc utiliser l’ordinateur basiquement selon moi, ce n’est pas ce qui est demandé pour l’instant. On verra cela plus tard… Non, elle ne sait pas faire de raccourcis claviers selon la transcription de ma femme… car c’est ce qui est demandé dans le b2i. Le mot est lâché. B2i…

Le B2i ou brevet informatique et internet

Après une panne du serveur de l’éducation nationale, j’ai eu le temps d’y accéder ce soir afin de me renseigner sur le fameux B2i. Mieux vaut tard que jamais. Grosso modo, depuis 2000, le brevet informatique et internet comporte plusieurs niveaux, deux niveaux en 2000, trois (école, collège, lycée) en 2006 de maîtrise des technologies de l’information et de la communication (dixi le ministère).
Un niveau pour l’enseignement supérieur existe également mais il s’appelle le C2I, allez savoir pourquoi. Les Masters ne sont pas concernés par cette Certification.

Mais revenons au B2i école.
Un référentiel des apprentissages associés au B2i de niveau 1, organisés en cinq domaines, existe dans le BO du 16-11-2000 (C’est l’instit qui nous a conseillé de consulter le BO, pardon Bulletin Officiel de l’Éducation Nationale, bible des enseignants). Mais, même s’il arrive en premier dans la recherche Google, mieux vaut consulter le dernier texte en date du 27-6-2006 dont l’annexe 1 reprend le référentiel. En fait, le site à consulter est celui d’educnet qui fournit de nombreuses informations ainsi que la feuille de position qui permet à l’élève de se situer et de posséder les 18 points nécessaires sur un total de 22 pour obtenir le B2I école.

Le référentiel du B2i

Le référentiel indique les compétences à acquérir pour la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication résultent d’une combinaison de connaissances, de capacités et d’attitudes à mobiliser dans des situations concrètes.
Les connaissances, capacités et attitudes ci-après sont donc un fondement pour la mise en œuvre de ces compétences.

Je reproduits ce que l’élève doit être capable de réaliser.

  • S’approprier un environnement informatique de travail
    • identifier la fonction des différents éléments composant l’environnement informatique ;
    • démarrer et arrêter les équipements et les logiciels ;
    • utiliser des dispositifs de pointage et de saisie (souris, clavier, stylet…) ;
    • se déplacer dans une arborescence.
  • Adopter une attitude responsable
    • appliquer les règles élémentaires d’usage de l’informatique et de l’internet ;
    • faire preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement ;
    • participer à des travaux collaboratifs en connaissant les enjeux et en respectant les règles.
  • Créer, produire, traiter, exploiter des données
    • créer, produire un document numérique et le modifier ;
    • organiser dans un même document des médias différents (texte, image ou son), issus d’une bibliothèque ou de sa propre composition.
  • S’informer, se documenter
    • consulter un document à l’écran ;
    • identifier et trier des informations dans un document ;
    • utiliser les fonctions de base d’un navigateur ;
    • effectuer une recherche simple.
  • Communiquer, échanger
    • envoyer et recevoir un message, un commentaire ;
    • découvrir différentes situations de communication en mode direct ou différé.

Une lecture attentive et critique me laisse perplexe moi aussi… S’approprier un environnement informatique de travail me semble utile… même si je ne suis pas d’accord sur la gestion de l’arborescence dès le plus jeune âge. Mais c’est vrai que je suis sur mac 🙂
Le second domaine, adopter une attitude responsable me semble à moi aussi plus adapté à un cours d’éducation civique qu’à l’apprentissage d’Internet… et faire preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement me laisse pantois lorsque je vois le niveau d’esprit critique de certains étudiants parfois… Alors, allez expliquer à un enfant, pour qui l’enseignant détient la vérité et ne se trompe jamais, que ce qui est écrit dans un livre ou sur Internet n’est pas vrai… Chapeau bas ! La dimension collaborative (sociale diront certains) même si elle est dans l’air du temps me gêne également.
Avec créer, produire, traiter, exploiter des données ont entre dans le vif du sujet… Ne comptez pas sur l’école primaire pour que votre chérubin apprenne à employer un traitement de texte… L’informatique n’est pas fait pour cela 🙂 Par contre, savoir manipuler un tableur est plus important semble t-il (dommage, vous devez lire jusqu’à la fin pour en connaître la raison).
S’informer, se documenter rejoint les problématiques de faire preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement ! Là encore, un cours beaucoup plus généraliste sur l’information de tout types semblerait plus adapté. Faites gaffes les documentalistes, votre métier n’a plus d’avenir 🙂
Je traduis le dernier point : savoir chatter, utiliser les messageries et le mail, laisser des commentaires… Chatter pour chatter ! laisser des commentaires pour quoi, pour qui ? Ça craint… et je comprend mieux les messages que je dois supprimer dans les commentaires sur l’adresse du père Noël ou sur celui de la petite souris… Si cela continue, le ministère va bientôt offrir un téléphone portable afin que nos p’tites têtes blondes puissent constamment communiquer…

Bref, ce qui moi me semble indispensable pour l’apprentissage dans l’utilisation des TIC et de l’outil informatique en particulier n’est pas abordé pendant ces années. A l’aide d’un outil, on produit… Là, j’ai l’impression que l’on subit l’ordinateur… Ce n’est pas l’enfant qui fait ce qu’il veut de l’ordinateur, c’est l’ordinateur qui impose… et l’on comprend mieux, si l’on veut inciter les jeunes à chatter, à communiquer et à s’informer exclusivement pas Internet les mises en gardes nécessaires…

Des logiciels adaptés

Reste à voir encore avec quels outils ils apprennent… Qu’est ce qui ce cache derrière les mots… Petites recherche sur Internet, en faisant preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement… Un dispositif d’évaluation proposé par l’académie de Lyon qui permet une mise en oeuvre directe du brevet informatique et Internet mis en place par le ministère de l’Éducation Nationale. Génial, c’est garantie pur jus… euh, mais juste une remarque, j’ai pas l’année et je ne sais pas pour quel niveau : école, collège ou lycée… Ah, si en plus l’éducation nationale ne nous aide pas :-)))
tant pis, je risque le tout pour le tout. je fais le test en le commentant.

En validant, on me parle du niveau école…
Oups, on parle de disquettes… Sur Mac, ça fait un bail que ce lecteur n’existe plus ! A la compétence 1-9, à mon avis la réponse est fausse. Le première possibilité fonctionne. Je ne l’ai vraiment pas fais volontairement… mais seulement 88 % de réponse correcte. En effet, à la question Identifier des éléments permettant la saisie de l’information. Voici 4 éléments de l’environnement informatique : Le clavier / le microphone / le scanner / le moniteur. Un seul des quatre ne permet pas de saisir de l’information. Lequel ? Vous répondriez quoi vous ? Moi, le scanner car les écrans tactiles existent donc le moniteur permet de saisir de l’information… pas un scanner qui fait de l’acquisition !

Passons au 2 et dès la première question, je suis bloqué. Je ne sais pas quoi répondre… Participer à un débat lié à une recherche sur internet n’a rien à voir selon moi avec la question des TIC. C’est plus de l’ordre du cours de communication. Sinon, je crois que si un élève possède la bonne réponse seul, il a plutôt intérêt à convaincre ses camarades… Je doute que ce soit la réponse attendue.
La compétence 2-3 débute mal… Ma réponse n’est pas dispo… En accédant à la page, je suis quasiment aussitôt tombé sur «Mexico, l’immense capitale». je pense que je passerai par là, mais ce n’est pas proposé dans les réponses.
Je ne comprends pas trop l’intérêt de la question 4… En général, je vais sur un site pour trouver une information, pas pour trouver ce qui ne si trouve pas ! Pour la question 2.4, j’dois avouer que parfois je me suis déjà fait piégé 🙁 À la question 2.5, euh, sans savoir, ce ne serait pas Daniel Duguay @ free.fr (j’ai modifié pour ne pas avoir de soucis avec le spam) ! Aye… encore une erreur… j’ai mal lu la question : est ce que l’on peut acheter un billet sur le site… Bon, je tairais mon score.

Domaine 3… Les correcteurs dans la presse, en agence apprécieront : Réaliser des espacements corrects entre les mots, les signes de ponctuation (On évitera la correction d’erreurs orthographiques fines qui peuvent laisser des traces de confusion chez l’enfant). En plus, on va nous en faire de vrais typographes… J’ai aimé la question sur le correcteur orthographique… Bien sûr monsieur que je ne le crois pas sur parole. Je prends également un dico à coté 🙂

Allez, cela me suffit, je ne sais toujours pas si j’ai fais le B2i version 2000 ou 2006 (bien que je penche pour la première solution) mais je sais que je n’aurais pas mon b2i. Un comble. Comment voulez vous que je le demande à ma fille ?

Par contre, ma fille m’a donné une info : «le logiciel que l’on se sert est Cap B2i, tu connais ?» Oui, depuis cinq minutes ! Première déception. Elle qui me posait la question pour pouvoir s’entraîner à la maison en est pour ses frais. La version Mac n’existe pas.

Dans l’analyse, je note : Comparer des devis, connaître les éléments à privilégier lors d’un achat. Eh bien, de bon consommateurs en perspective… là, je suis hors-propos… mais la moutarde me monte au nez… Déjà que je dois acheter un ordinateur qui acceptera la connexion internet haut-débit afin que ces demoiselles puissent faire du chat (heureusement dans les mac, il peut y avoir un PC maintenant), en plus elle vont me faire des comparatif du genre : le PC ça coûte moins cher que le mac.
Je continue mon exploration : savoir que l’ordinateur ne traite que des 0 et des 1. Çà c’est une info importante pour les gamins. Et que dire du « savoir interpréter une feuille de calcul élaborée par l’enseignant » ou « savoir utiliser des formules dans un tableur ». Déjà que la calculette dans le cartable je ne comprend pas pourquoi… alors le tableur en primaire !

Des vrais monstres de l’informatique qu’ils vont nous en faire. Et comme ils connaissent les droits liés à l’installation et à l’utilisation de logiciels. Pas de problèmes. Ils peuvent compléter leur équipement. Ils ont oublié les polices de caractères, les fichiers musicaux, etc.
Je comprends encore un peu plus les réticences des enseignants vis à vis des TIC… si cela leur est présenté de la même manière.
Excusez-moi, j’dois vous laisser, j’dois bosser pour pouvoir obtenir enfin un jour mon b2i…

JavaScript, Ajax et le web 2.0 avant le week-end

Une présentation des étudiants de Master 1 ICD (Information, Communication, Documentation) de plus. Je la diffuse dès ce vendredi ainsi vous aurez le week-end pour la consulter, l’analyser, la décortiquer, la commenter…

Le thèmes ou plutôt les thèmes : JavaScript, Ajax, le web 2.0. Le tout dans un présentation PowerPoint de 336 ko. Le second exposé sur JavaScript, Ajax et le web 2.0 mais cette fois au format odp (24 ko)

Facile de retrouver l’ensemble des liens vers les autres présentation des étudiants outre celle sur JavaScript, Ajax et le web 2.0 : Html, Xml, XHtml, web sémantique, accessibilité, PHP-MySql, wiki, liste de diffusion, groupe de news, forum, Flash, CMS, SPIP et PDF

Comme d’habitude, cette version est la première des étudiants, qu’elle n’a pas été retouché après présentation et que dans le cadre du cours, j’ai complété, annoté… 🙂

Mise à jour le 24 novembre : mise en ligne du second exposé sur le JavaScript, Ajax et le web 2.0

Pareto, 80-20

Depuis quelques mois je pense souvent à me replonger un peu dans cette loi de Pareto. Plus exactement depuis le billet de Christophe : Questions sur le traitement de l’information provenant du web…
Comme je n’ai pas eu le temps courage de regarder dans mes anciens cours de marketing, ni de feuilleter l’un de mes livres de chevet en étant étudiant : le Kotler-Dubois, etc. Pourtant, je souhaitais me rappeler cette loi empirique des 80-20 que nul ne peut expliquer.

De Pareto à la loi de Pareto

Vilfredo Pareto était un sociologue et économiste italien du début du XXe siècle. Parmi ces nombreuses activités (sociologie, politique, économie, statistiques), celle qui nous intéresse et qui le rend célèbre est son observation que 20% de la population possédaient 80% des richesses en Italie (On peut aujourd’hui élargir à d’autres pays ou à la Terre entière. Ainsi donc 80% des richesses sur la planète sont détenues par 20% des individus). Cette observation est généralisée par la suite, notamment par Joseph Juran (1954), sous le nom de «distribution de Pareto», puis étendue à d’autres domaines sous le terme de «loi de Pareto».

Principe des 80-20

De nombreux phénomènes obéissent à la loi des 80-20 (certains le considère comme quasi universel), et généralement 20% des causes produisent 80% des effets (ou si 20 % des facteurs influencent la plus grande partie de l’objectif), la loi de Pareto se transforme en outil d’aide à la décision. Voici l’énoncer de cette loi : «dans tout groupe de choses contribuant à un effet commun, la majeure partie de l’effet est attribuable à un nombre relativement faible de ces choses.»

Ce principe des 80-20 s’applique à la sociologie, à l’électronique, dans le trafic Internet (routeurs, taille des fichiers échangés, durée des sessions FTP ou HTTP). La distribution de Pareto est utilisée au niveau de l’entreprise, en marketing, dans le domaine de la gestion de stock, en gestion de la qualité, aux ressources humaines, etc. et dans bien d’autres domaines encore.

Des exemples

  • 20 % des clients représentent 80 % du chiffre d’affaires
  • 20% des produits représentent 80% du chiffre d’affaires
  • 20% des ventes représentent environ 80% de la marge bénéficiaire
  • 20% des indicateurs fournissent 80% de l’information de gestion
  • 20% du personnel total est concerné par 80% des accidents du travail
  • 20% des causes peuvent être à l’origine de 80% des défauts
  • 20% des clients sont à l’origine de 80% des réclamations
  • 20% des pièces stockées dans une entreprise représentent 80% de la valeur du stock
  • 20% des fournisseurs représentent 80% du volume d’achat total
  • 20% du personnel assurerait 80% du travail
  • 20% de l’effectif d’une entreprise représente 80% de la masse salariale
  • 20% des automobilistes causent 80% des accidents
  • 20% de vos vêtements seront portés 80% du temps
  • 20 % de l’effort à l’entraînement permet d’atteindre 80% de la performance pour un sportif
  • 20% de votre activité fournit 80% de vos résultats
  • 20% des élèves produisent 80% des dégradations
  • 20 % des étudiants demandent 80% de l’énergie d’un enseignant
  • 20% de la population mondiale a accès à 80% de l’eau potable
  • 20% de la population paie 80% des impôts
  • 20% des hommes ou femmes politiques détiennent 80% de l’espace débat
  • 20% des délinquants génèrent 80% des délits
  • 20% des joueurs de foot marquent 80% des buts
  • 20% des entreprises réalisent 80% du PIB
  • 20% des problèmes représentent 80% des préoccupations
  • 20% des pays sont émettent 80% des gaz à effet de serre
  • 80% de votre temps pour 20% de résultats
  • 80 % d’accomplissement d’une mise au point nécessite 20 % de l’effort en gestion de projets

quelques liens pour compléter

Certain érige quasiment la loi de Pareto en principe de vie pendant que d’autres pensent que la longue traîne d’Internet met à bas le principe de Pareto.

Autre exception au tableau, les intervenants sur le web (sur un site ou sur Wikipédia) où la répartition est plutôt de type 90/9/1 (loi de Zipf) !
Bon, allez, je vous laisse chercher des exemples que vous pouvez noter en commentaires… Moi, je réfléchis déjà à Murphy… Oui, oui la loi de Murphy, cela vous dit quelques chose ? Je vous promet d’en parler un de ces jours 😉

Vers le référencement 2.0

Vendredi c’était la table ronde organisé par Blog en Nord avec le soutien d’Ed Productions.

Cette manifestation tournait autour du référencement naturel opposé au référencement payant, de l’influence de la conception et la rédaction des sites web par rapport au référencement (les sites accessibles), des problèmes du référencement : détournement de PageRank, Cloaking, Pagejacking, spamdexing et blacklistage, des blogs (l’influence des blogs sur le référencement, les moteurs de recherche des blogs, les tags) et sur l’avenir du référencement : le web 2.0, les bookmarks sociaux, les digg like, etc.

Les comptes-rendus sur cette table ronde dédiée au référencement qui réunissait Olivier Andrieu, Sébastien Billard et David Degrelle sont recensés sur une page de Blog en Nord.

Pour compléter cette table ronde, n’hésitez pas à vous procurer le nouveau livre référencement 2.0 d’Olivier Andrieu disponible uniquement par téléchargement en ligne. Il donne toutes les explication sur le titre sur son blog.

Les définitions du web 2.0

Excusez du terme, mais je dois être « con ». Malgré que je traîne dans le milieu de l’informatique depuis 20 ans, que je navigue dans le monde d’Internet depuis une dizaines d’années, excusez-moi (pourquoi je m’excuse ?) mais je ne sais toujours pas ce qu’est le web 2.0. Inconcevable pour un enseignant, une formateur spécialisé dans Internet. Je comprends vos réactions. Mea culpa. Et faute avoué à demi pardonnée.

En plus, voilà t’y pas que les blogs qui ont tendance à m’influencer parlent web 2.0 (Blogokat, Brich59… J’arrête là ma liste car elle remplirait la page 😉 Pardon pour les autres, mais ces deux blogs sont en haut de mon agrégateur :-).

Je me dis : «Garçon, il serait temps que tu t’y mettes, tu pourras ainsi répondre à tes futurs étudiants.» Donc, je vais vers la solution de facilité, je google 🙂 —Ben, oui, c’est dans le dico anglais, pourquoi pas le conjuguer dans le français maintenant ? Donc, je google :«définition du web 2.0»… 56 300 000 réponses. Je savais le sujet à la mode, mais quand même. J’ai vraiment du retard. Bon, j’vais réduire aux pages en français… Ouf, plus que 1 100 000 de pages. Encore un petit effort, juste pour voir. Y’a quand même 10 200 pages pour l’expression « »définition du web 2.0″» et là, commence une lecture édifiante. Aucun site n’est capable de fournir une définition du web 2.0 🙁

Je vous les livre dans l’ordre de Google (sans reparler des sites mentionné dans un autre billet) :

  • WebRankInfo indique comment indexer des sites basés sur le web 2.0 dans les moteurs de recherche, parle beaucoup d’AJAX (Je reviendrais sur celui là un de ces jours s’il existe encore) avant de nous livrer la synthèse de Kesako :
    • D’un côté, il est vu comme le basculement des techniques vers des services, de l’autre il représente un nouveau réseau d’interaction sociale. Dans les deux cas pourtant, il replace l’utilisateur et ses relations avec les autres.
    • Concept technologique pour les uns, évolution fonctionnelle du Web pour les autres, vaporware marketing pour d’autres encore…
    • Le web 2.0 est une plate-forme d’innovation qui fait en quelque sorte du web un système d’exploitation.
  • Fred Cazzava est second de la liste pour une première définition. Là, j’apprends que les avis sont partagés. D’ailleurs Fred nous propose la définition de Wikipedia mais n’est pas complètement satisfait de cette version, car il trouve que «le web 2.0 est pour l’instant une notion un peu fourre-tout». Il tente ensuite de manière fort satisfaisante (même si je n’approuve pas tout) d’étudier les motivations de ceux qui essayent de construire le web 2.0. Il se pose également la question de savoir si c’est une révolution ou une évolution (je penche pour cette deuxième solution). J’adore son image de l’analogie entre le web 2.0 et les pellicules photo APS qui reste une pellicule photo (et j’ajoute qui marqua le chant du cygne de l’argentique, car les numériques firent leur apparition). J’aime cette image malgré les rétractations de l’auteur.
  • Expressions.be propose l’article de O’Reilly au sujet du web 2. 0 résumé pour les fainéants… auquel il ajoute un commentaire personnel : «le Web 2.0 est un concept marketing !» et un peu plus loin, parlant des 16 pages de l’article : «On est dans la description d’une tendance.» C’est pas encore dans ces pages que je vais trouver ma définition. Regardons quand même les pistes : le web comme plate-forme, le concept du « The long tail », être un activateur social, RSS comme méta web, l’importance des données, des outils qui restent en version bêta pendant des années, penser syndication et pas coordination, le logiciel n’est plus lié à une machine, l’expérience utilisateur enrichie. Ouf, paraît qu’on n’est pas obligé de respecter tous les principes pour être estampillé Web 2.0 🙂
  • davduf lui aussi nous propose la version de quelqu’un d’autre comme tentative de définition du web 2.0, celle d’Edward Bilodeau traduite en Français par omacronides.com : «Les utilisateurs fournissent les données (qui appartiennent ensuite à la compagnie), les métadonnées (qui appartiennent ensuite à la compagnie), construisent l’application (qui appartient ensuite à la compagnie) et payent la compagnie continuellement pour avoir le droit d’utiliser l’application qu’ils ont construit pour accéder et manipuler les données qu’ils ont fournit.» Ce n’est pas engageant 🙁
  • xmlfr.org donne deux définitions du web 2.0 dans un mini-dossier intitulé web 2.0 : mythe et réalité (tout un programme). Dans la première, qui n’est pas une définition en tant que telle, on apprend que le «Web 2.0 n’est pas un standard mais plutôt une série de principes d’utilisation de technologies existantes», que «le Web 2.0 est un concept flou qui regroupe un certain nombre de tendances et chacun semble en avoir sa propre définition comme on peut le constater devant la foison d’articles décrivant ce qu’est le Web 2.0». (Ce flou artistique concernant le web 2.0 existe toujours, le dossier a été écrit en décembre 2005). Ensuite, toujours dans sa première définition et comme beaucoup d’autres, nous avons le droit à des définitions issues d’autres sources, notamment celle de la version française de Wikipedia. Attention, ce n’est pas la traduction de la version anglaise… Plus loin dans le dossier, une autre définition, celle de Paul Graham : «Le Web 2.0 c’est utiliser le web comme il a été conçu pour être utilisé. Les « tendances » que nous distinguons sont simplement la nature inhérente du web qui émerge des mauvaises pratiques qui lui ont été imposées pendant la bulle Internet».
  • itr manager suite à la seconde édition de la conférence Web 2.0 écrit «Il est même devenu urgent de délimiter l’étendue du terme « Web 2.0 » déjà très débattu, les uns le considérant comme le nouveau buzzword marketing à la mode et lui prédisant une disparition précoce sous les quolibets, les autres comme l’alpha et l’omega des nouveaux modèles de développement du Web. C’était là le thème fédérateur de cette conférence « Web 2.0 », version d’octobre 2005.» (Je crois savoir de plus en plus aisément où je me situe). Puis l’article continue par une présentation des arguments de Tim O’Reilly (voir un peu plus haut). Bon, je retiens quand même que l’utilisateur, tout à la fois consommateur et producteur d’information est au centre du Web 2.0. Visiblement, cet article à une suite mais où ?
  • Avec le.web.2.0.googlepages.com, je me dis que je vais enfin la trouver ma définition… C’est que j’arrive déjà en bas de la première page de Google, moi. Alors, pensez bien, un site consacré au web 2.0, ils doivent savoir de quoi ils parlent. Patatrac. «Le Web 2.0 ne peut être résumé à une technologie ou une technique, c’est un ensemble de bon procédés qui suivent une évolution logique du Web. C’est une notion (un concept) qui n’a pas vraiment une définition mais plusieurs.» Enfin, il paraît que l’on peut résumer le concept Web 2.0 en deux aspects : l’un qui est technique (interfaces enrichies) et l’autre qui est plus lié à la communication et le partage (partage d’information, diffusion d’information et marketing viral). Grande découverte : les internautes deviennent acteurs, c’est cela la philosophie du Web 2.0 ! Après le village mondial, les acteurs… :-((
  • La page publié le 20 juin dernier, parle de nouvelle définition ?… Et, attendez, j’ai pas encore une seule et unique définition que l’on parle déjà d’une nouvelle. Je comprends rien, moi. Ah tiens, ils ont eux aussi effectué une petite recherche qui leur a permis d’obtenir une multitude d’explications 🙂 J’suis pas le seul alors. Cela rassure. La définition de wikipédia y passe, celle de 01Net et là, oh surprise… je fais du web 2.0 sans le savoir depuis presque 2 ans… «tout le monde s’accorde à dire que la meilleure représentation actuelle du Web 2.0 reste les blogs.» Enfin, relativisons, tout le monde… c’est les premiers qui le disent dans mes lectures de ce soir. Tout cela pour parler dans leur billet de « l’affaire Ouriel Ohayon » 🙁 En plus, moi qui pense que le blog et ce que cela représente est déjà dépassé, doit-être au web 3.0 alors.

Tournons la page

  • Le web 2.0, promesses et enjeux, tel est le titre de la présentation en ligne sur le web 2.0 que l’on trouve au sommet de la deuxième page de ma recherche Google. En préambule aux 14 écrans de présentation, il est indiqué : «Il n’y a pas de vérité définitive sur le sujet» et «les avis divergent selon les intervenants». Toujours pas de définition ici.
  • Enfin, me dis-je, une définition personnelle du web 2.0. Peut-être vais-je y voir plus clair ? Mais, là encore, déception. Je lis que «les sceptiques donnent de moins en moins de voix». Je pense qu’avant d’être un tant soit peu sceptique, il est nécessaire de savoir de quoi l’on parle et je n’arrive toujours pas à le savoir. Mais, voilà la phrase qui sauve tout : «le web 2.0 peut être ambiguë et difficile à expliciter». Mais ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément avait écrit Boileau. Enfin ! Voici la définition proposée par JB Boisseau :
    • à la base, la phase de consolidation (comme dans toute révolution industrielle) de l’ère Internet : la bourse qui repart, des budgets qui se débloquent, des acteurs (dont quelques emblèmes) qui innovent, les infrastructures qui se déploient et augmentent les possibilités (en terme d’audience, de performances, et d’opportunités)
    • du coup, les usages entrent dans une nouvelle phase : une phase de maturité dans laquelle les utilisateurs peuvent se réapproprier le web. Ils cherchent, achètent, publient, discutent, téléchargent…
    • un cercle vertueux est alors en place : le public est satisfait => les innovations rapportent de l’argent aux investisseurs => les investisseurs débloquent plus de fonds => les innovations se multiplient => le public est satisfait
      On se croirait dans un monde parfait. Le développement de la culture en parallèle me fait déjà grincer des dents à certains mots évoqués : innovation, participation, ouverture, le web en tant qu’univers, standards du web, sympathie pour l’open-source, jeunesse, souvenir de l’éclatement de la bulle ! Je ne comprends pas la conclusion… Je dois être fatigué. «le Web 2.0, c’est la culture Google»
  • Yades’ Blog revient sur l’origine du terme dans un discours très financier : «les nouveaux modèle de revenus seront innovants et basés sur le partage des contenus par syndication».
  • Dans l’interview de Pierre Chappaz (Wikio) dans le JDN, le journaliste abonde dans mon sens :«Un concept tellement mis à toutes les sauces que l’on s’y perd». Je résume la définition proposée : le concept de Web 2.0 regroupe l’intervention des utilisateurs dans les services Web (des sites beaucoup plus interactifs, aux utilisateurs actifs qui contribuent au contenu) et un changement technologique (Ajax, et la navigation par tags par exemple).
  • Christophe écrit : «se passe t-il vraiment quelquechose ? N’est-ce pas qu’une impression très subjective d’accumulation de petites nouveautés hétéroclites et sans cohérence, fruits du travail solitaire de quelques informaticiens en mal de reconnaissance ?». Plutôt que de donner une définition formelle du Web 2 .0, Christophe propose «de le cerner en décrivant deux services en ligne qui s’en réclament et peuvent être utiles au veilleur.» car une définition est trop épineuse. Je ne corrobore pas son point de vue comme quoi l’un des principaux arguments des opposants à cette terminologie est justement cette définition. Il est bien trop réducteur. Certains, selon Christophe, y voient un terme venant «naturellement» recouvrir une réalité existante, mais d’autres, souvent des informaticiens, n’y voient qu’un nouveau concept marketing générateur d’une bulle dont l’avenir ne manquera pas d’être aussi funeste que celui de la précédente. J’aurais plutôt tendance même si je ne suis pas informaticien à faire partie des autres…
  • Observatoire du synapse pays de la Loire qui s’est penché sur la question et propose un dossier, nous pour définir le web 2.0, deux approches se complètent : l’une centrée sur les usages sociaux et l’autre focalisée sur les technologies. La définition de Wikipédia est reprise ainsi que celle de Richard MacManus (Web 2.0 Explorer) : «Le web 2.0 est social, est ouvert (ou il le devrait), il vous laisse le contrôle de vos données, il mélange le global au local. Le web 2.0 correspond à de nouvelles interfaces – de nouvelles manières de rechercher et d’accéder au contenu. Le web 2.0 est une plateforme – et pas seulement pour que les développeurs créent des applications comme Gmail ou Flickr. Le web 2.0 est une plateforme prête à recevoir les éducateurs, les médias, la politique, les communautés, pour pratiquement chacun en fait ! … Le web 2.0 c’est tout cela et ne laissez personne vous dire que c’est l’une ou l’autre de ces définitions. Le web 2.0 parle des personnes, quand le web descend à eux.»
  • La définition du web 2.0 de Kevin Rose (créateur de Digg.com ) est donnée dans une interview à ZDNet : «le web 2.0 possède de nombreuses facettes à la fois techniques et sociales. Pour moi, la plus importante est la collaboration d’une large communauté d’utilisateurs. Ce modèle est au cœur des stars du web 2.0 telles que Flickr, Del.icio.us et Odeo, qui réunissent les internautes autour d’une thématique et leur donne les moyens de collaborer. L’idée de changer la nature du web 1.0 est très excitante. Nous passons d’une Toile «à sens unique» et en «lecture seule» à la construction d’une nouvelle Toile bien plus interactive, basée sur le partage et la collaboration.»

Me voici en fin de la seconde page des résultats sur ma recherche… Je pense que je peux encore explorer les liens vers de multiples pages, j’arriverai à un constat : la définition du Web 2.0 n’existe pas.
C’est un concept et je commence à comprendre pourquoi je n’accroche pas à ces notions développés un peu partout. Je reprends quelques éléments trouvé ici ou là qui semblent être l’essence même du web 2.0 : la publication collaborative, les usages communautaires et la notion de communauté d’utilisateurs, le partage de contenus, la personnalisation des services. Non, je ne peux pas accrocher.

D’accord pour la publication collaborative, par contre, je crois que je commence à faire des allergies à la notion communautaire… Arrêtons de rêver. Ne revenons pas à la sempiternelle illusion du web village mondial. J’ai l’impression quand je lis cela que personne n’a jamais vécu dans un village.

Arrêtons de croire que nous partageons réellement toutes nos informations sur le web. Je ne parle que du cas du web ici, pas d’intranet. Le sujet est différent, les approches sont différentes. Au passage, concernant ces communautés, j’ai l’impression que certains confondent vie à l’extérieur et à l’intérieur de l’entreprise. Ils voudraient nous faire vivre dans un monde qui serait structuré comme un grande entreprise… Big Brother n’est pas loin.

Soyons un temps soit peu honnête vis-à-vis de nous même et reprenons par exemple les termes évoqués ci-dessus. Je commence par la publication collaborative que j’aime bien pourtant. Mais réfléchissons. Lorsque vous participez, collaborez ! Est-ce anodin ? Vous connaissez beaucoup de personnes qui collaborent pour la gloire ? Moi, j’en connais. Oui. Mais elles ne sont pas nombreuses. Au passage, que deviennent les fabuleux réseaux sociaux dont on nous vantait tant les mérites voici moins de deux ans.
Pour les usages communautaires et la notion de communauté d’utilisateurs, je me suis déjà exprimé de nombreuses fois sur le sujet, l’une des dernière fois ici. Les communautés n’existent pas. Le partage de contenus lui aussi n’est pas bénin. Que partageons nous ? Des recettes de cuisine ? Bien sûr qu’en écrivant ce billet je partage des choses… mais lesquelles. Vous pensez que si je trouve la dernière technique super sophistiquée pour référencer mon site de manière imparable je vais aller le crier sur les toits, vous pensez que je vais livrer en pâture les dernières stratégies pour Ed Productions que nous avons temps de mal à préparer… Non, soyons juste nous partageons les informations que nous souhaitons partager… Ce n’est pas du partage pour moi. C’est du jeu d’informations. L’exemple du buzz marketing ou des diggs like en est une preuve parfaite. La personnalisation des services me pose problème tout comme les références à la bulle Internet, à la rémunération du Web 2.0. Là encore, ne nous cachons pas la vérité. L’argent est souvent le nerf de la guerre. Quant à la personnalisation des services cela me rappelle le discourt quelques années en arrière qui disait : « nous devons faire un site web pour chaque visiteur ! » et je ne crois pas que la fait de pouvoir changer l’habillage d’un site par exemple soit une grande avancée dans le domaine. Par contre, les systèmes d’e-commerce appliquent ces leçons. Mais n’êtes vous pas parmi les premiers à râler contre les coockies ? J’entends parfois les mêmes sonorités de discours concernant le web 2.0 que ce que j’entendais peu avant la bulle internet… Nostalgie, nostalgie quand tu nous tiens. La révolution Internet, c’est faite en plusieurs années… en douceur. La bulle internet, en quelques mois. Le web 2.0 en quelques jours (suite à la première conférence). Au niveau technologique, beaucoup de personnes pensent qu’Ajax c’est LA technologie d’avenir, mais voilà Fred Cazzava dans ces prédictions pour le second semestre 2006 qui nous dit que Ajax n’est qu’une transition 🙁

Et si le web 2.0 était en réalité à l’image d’Ajax, une transition. Mais, je viens de vérifier dans le dictionnaire des synonymes de Word, l’un des synonymes de transition est évolution. De là à prendre une évolution naturelle pour une révolution !
J’adore la conclusion de l’article dans WebRank Info : «Vous aurez compris que je ne saisis pas assez bien ce qu’on appelle le Web 2.0 pour vous le définir précisément, par contre il me semble que c’est un concept intéressant à connaître…». Je m’entendrais parler !

typographie interactive

Connaissez-vous la typographie interactive ? Pour ma part, j’ai été agréablement surpris de découvrir dans Ink, la revue participative autour de la typographie et du design graphique un billet : Interactivité & typographie ce qu’il est possible de faire. A compléter par typographies interactives d’Etienne Mineur qui m’a permis de découvrir l’ensemble des liens.