blogs et entreprises

Aujourd’hui, j’ai participé à la sympathique journée du blog à Marquette lez Lille. Je devais y donner une conférence sur les blogs et entreprises.

J’avais préparé une carte heuristique pour cette intervention. Les possesseurs de MindMap peuvent consulter la carte dans son format natif (60 Ko), mais ceux qui ne possèdent pas cet outil peuvent visualiser le résultat au format pdf (45 Ko).

Je reprends l’enchaînement des principaux points ici :

  • J’ai commencé par une présentation de mon parcours. Il peut expliquer certaines choses concernant mes positions sur les blogs 🙂
  • Puis j’ai décrit ma découverte des blogs et des fils RSS (avant de posséder un blog) qui dura environ un an 🙁
  • Ensuite, j’ai indiqué pourquoi j’avais ouvert mon premier blog
    • utilisation de la veille que j’effectuais régulièrement
    • permettre à mes étudiants d’être informés un peu plus que ce que je leur indiquais
    • une envie d’écrire de nouveau
    • «humaniser» le site ed productions en permettant des échanges avec les clients et des formateurs
    • tirer profit de la puissance de référencement des blogs
  • Mais au fil du temps, j’ai pris conscience que le blog apportait d’autre choses… En voici quelques exemples :
    • il permettait de tester des thèmes de formation que l’on peut retrouver chez ed formations
    • le positionnement des futures formations étaient facilités
    • j’ai découvert des besoins de formation, par exemple pour les documentalistes et l’image alors qu’ils n’étaient pas notre cible au préalable
    • l’usage du blog facilitait le recrutement de formateur. Au passage, nous recherchons continuellement des formateurs sur toute la France en PAO, graphisme, multimédia, internet (d’autres sujets : cartographie, CAO, etc. peuvent également nous intéresser).
    • l’outil blog jouait le rôle d’attaché de presse 🙂
  • Une fois passé en revue les points concernant mon histoire, j’ai présenté quelques blogs, que je voulais représentatifs tout en sortant des sentiers battus (Pas toujours la primauté au même 😉 sur : qui bloggue et pourquoi, les choix de séparer ou non blog perso et blog d’entreprise… Pêle-mêle on trouve les indépendants, les patrons d’entreprise, les salariés (oups, je n’ai pas donné d’exemples), les commerciaux, les hommes de marketing, les ressources humaines et certains qui utilisent le blog à seul fin de référencement des sites qu’ils créent… On peut rapprocher ce point avec celui évoqué plus tard dans la conférence sur « quel type de blogs » : blogs d’experts, de dirigeant d’entreprise, blogs interne (je n’en connais pas qui fonctionne, je l’ai seulement lu dans les livres pour l’instant), les blogs de marque dont vichy est le célèbre contre exemple, pour l’organisation de manifestation (blog en nord), pour le recrutement, comme « SAV », dans un but marketing, pour les collectivités locales, etc.
  • Arriva la grosse partie sur comment ouvrir son blog…
    • Je conseille de s’immerger dans le monde des blogs (il n’est pas encore trop grand 🙂 La blogosphère «professionnelle» n’est pas immense. Donc, commencez par lire et commenter les blogs que vous croisez, recherchez des blogs sur les thématiques qui vous intéresse…
    • Viendra rapidement ou non, le choix de la plate-forme. Un blog ne coûte rien si l’on emploie des outils comme Dotclear ou WordPress. Ceci explique certainement la prise de possession de cet outil par de nombreux indépendants.
    • Et puis un jour, il faut se lancer 🙂 Mieux vaut commencer «petit» en réfléchissant au préalable au copyright que l’on donne à ce blog…
    • Le thème ou les thèmes au début ? C’est à vous de voir… On peut conseiller de se fixer un seul thème. C’est plus facile pour le référencement, mais rien n’empêche de parler de différents sujets dans un même blog. Cela dépend de ce que vous avez imaginé faire de votre blog. Je pense qu’il ne faut pas penser au départ à votre lectorat… Dans un premier temps, faites vous plaisir. Ecrivez ce que vous auriez envie de lire ailleurs mais que vous ne trouvez pas.
    • toujours au sujet de l’écriture, mais on en reparlera certainement dans le cadre de la table ronde sur l’écriture multimédia du 9 février, je ne pense pas qu’il faille écrire chaque jour dans un blog. Ce n’est pas une obligation. Mieux vaut être régulier, mais je connais des blogs qui cessent toutes publications pendant un certain temps (parfois 6 mois, voir plus) pour réapparaître et diffuser de nouveau une information régulière. Ma position pour l’écriture… aye, je donne des arguments aux autres pour le 9 🙁 une écriture instinctive, comme l’on pense, sans relecture, une écriture de parler vrai… Rien ne sert de mentir sur un blog sinon cela se retourne contre vous.
    • Si vous écrivez des billets, vous aurez certainement des commentaires. La gestion de ceux ci est importante. Contrairement à ce que j’ai pu entendre à différents endroits, les commentaires sont modérés sur quasiment tous les blogs. Sinon, je ne comprends pas que les messages que nous recevons tous du type : «j’adore ton site je veut faire l’amour avec toi allez baise baise ho oui !» (dernier commentaire de ce type reçu sur les zed) ne figure pas dans les sites ? Soyons encore une fois honnête. Nous modérons.
    • Reste le cas des critiques. Si je prends mon cas, je n’ai pour l’instant jamais censuré la critique. Je tente d’y répondre… Mais, je ne dis pas que si la critique me semblait inadaptée, je ne la censurerai pas ! D’ailleurs, à la réflexion, j’ai peut-être certainement censuré des commentaires sur le billet des grèves concernant le CPE. Autre remarque importante, répondre aux questions dans les commentaires et par mail… me semble être le rôle du blogueur (quelqu’un doit me maudire, car je dois répondre à son mail d’avant noël 🙂 . Enfin dans notre blog, nous devons gérer le spam 🙁
    • lorsque l’on crée un blog, il est nécessaire de penser au référencement, même si la plupart des blogs s’auto-référence. Mais n’est ce pas aussi le but premier de nombreux blogs professionnels ? Ensuite, que l’on soit d’accord ou non, que l’on pense que ce soit efficace ou non, il peut être intéressant de s’investir à différents niveaux dans les outils sociaux : Delicious, Blogmarks, Technorati et les digg likes. Aussi, pensez à mettre en place vos étiquettes de tags pour vos billets dés la création de votre blog 🙂 La recherche en texte intégral ou par tag n’est pas l’objet du débat d’aujourd’hui.
    • Il faut également laisser des commentaires sur les autres blogs. Attention de ne pas inonder la blogosphère de vos commentaires. Ce n’est pas ce que l’on vous demande. Commentez à bon escient, si vous avez une information pertinente à ajouter… Pas pour dire simplement : «génial l’article» sans avoir oublié de mettre son adresse de blog. Il m’est arrivé de demander des explications à certaines personnes sur l’intérêt de leurs commentaires. Généralement, elles sont furieuses, ne comprennent pas ma demande, crois que les commentaire sont des surfaces publicitaires gratuitre mais je ne diffuse pas leur texte. D’autres doivent agir comme moi 🙂 Idem pour les trackbacks
    • dernier détail, ne négligeais pas les statistiques de visite de votre blog et de vos fils RSS.
    • Enfin, n’espérez pas gagner votre vie grâce à votre blog. Quelques exceptions existent, mais elles sont tellement rares 🙂
  • Les freins aux blogs existent.
    • L’outil blog n’est pas utilisable par tous. Déjà, il ne faut pas confondre aujourd’hui blog et site institutionnel par exemple. Ce ne sera peut-être plus le cas demain.
    • Mais avant tout pour travailler sur un blog, il est nécessaire d’aimer écrire, de savoir écrire et avoir régulièrement des idées de billets… Malgré ce que j’entends souvent, ce n’est pas le cas de 100 % de la population.
    • Second écueil, le temps. Ne le cachons pas, les blogs sont chronophages.
    • Nous pouvons également reprocher aux blogs ce qui fait leur intérêt ailleurs la hiérarchie de l’information qui y est pratiqué, même si la longue traîne peut avoir des effets positifs. Il est assez difficile de rédiger un dossier chapitré dans un blog. D’autres outils sont nécessaires en général.
    • Enfin, le blog reste un outil de «solitaires». Peu de blogs communautaires perdurent. En général, un blog égal un homme (ou une femme).
  • Le pas, depuis ces freins, est vite franchi pour aller vers l’avenir des blogs. Peu de solutions semble aussi «révolutionnaire» que le blog. Pourtant, le blog en tant que tel est appelé à disparaître sous peu…
    • Les photos blogs ? Quel est leur intérêt ? Mis à part pour des blogs personnelles, pour diffuser les photos de famille à la qualité parfois redoutable, je vois mal comment les entreprises pourraient l’employer exception faite du secteur de l’immobilier. On ne s’improvise pas photographe… (j’dois défendre mon premier métier là 🙂
    • Le podcasting jusqu’à aujourd’hui n’a rien changer, sinon, la mode. Fin des années 70, tout le monde possédait son walkman. Il s’appelle Ipod maintenant. Le podcasting remplace jusqu’à maintenant les K7 d’antan. Rien de plus ou quasiment. Il est encore cher et réclame une technique : prise de son, montage… qui n’est pas à la porté du premier venu. Dans l’avenir, cela pourrait changer par des utilisations qui ne sont pas encore entrées dans nos moeurs, si les médias traditionnels ne mettent pas la main dessus au préalable.
    • Pour les vidéo blog, mes critiques sont un mélange de celles sur les photos blogs et le podcasting.
    • Alors qu’est ce qui va fonctionner… Je parie sur les flux RSS ou Atom, et l’émergence du XML. Une grande partie de la prochaine révolution est là, accompagné par les avancés de la téléphonie et de la géolocalisation. Donc, pourquoi pas un avenir pour le moblogging… L’autre aspect de l’évolution et de la disparition des blogs, ils seront au fil du temps de plus en plus intégrés au sein de sites eux-même avec la confirmation des espoirs mis dans les CMS voici quelques années… Des outils comme Drupal, Joomla sont promis à un bel avenir 🙂

Difficile de réduire en quelques ligne une heure trente de conférence… mais le principal y est. Je peux bien entendu redonner cette conférence dans d’autres endroits 😉

Ah, si, j’allais oublier : un blog est un système d’information, pas de communication 😉

Par ci, par là… ou des conférences à la formation pour les TPE et PME

Comme je l’indiquais dans le précédent billet sur la table ronde sur l’écriture multimédia, je me suis en quelque sorte auto-proclamé intervenant 😉

Mais, par contre, ce samedi 20, vers 16 h, je suis invité à intervenir à la journée du blog de Marquette lez Lille. J’interviendrais pour un « atelier » sur les blogs et l’entreprise (tiens, cela me rappelle quelque chose 🙂

Le prestigieux centre pour le e-Learning et l’innovation pédagogique de la CCI de Paris : le Préau, par l’intermédiaire d’Anne-Marie Husson m’avait inviter à participer à leur prochain jeudi du Préau le 25 janvier 2007 de 17h à 19h sur le thème des TIC et la formation dans les TPE. Malheureusement, je ne pourrais me libérer… Dommage… je pense que j’aurais pu dire tout haut l’inadaptation de l’offre de formation en général vis à vis des TPE et PME, sans parler des actions gouvernementales mise en place à l’intention des TPE et PME 🙁
Dans le cadre de nos formations, nous tentons d’adapter nos formations aux TPE et PME car nous sommes nous même une TPE 🙂
D’ailleurs, vous avez pu voir apparaître le label centre de compétence TPE et le label Conseiller Informatique et Télécoms. (plus d’infos sur le site Passeport pour l’économie numérique)

Nous sommes centre de compétences TPE
Le centre de compétences TPE fournit une prestation de conseil et d’assistance, de vente, d’installation, de mise en service, de paramétrage, de maintenance et d’évolution des équipements et systèmes informatiques et télécoms et réseaux de la TPE et dans ce cadre veille plus particulièrement à :

  • Aider la TPE à identifier les « bons » outils en fonction des spécificités de son organisation et de ses activités ;
  • Transformer l’informatique comme un véritable levier de performance ;
  • Garantir une éthique, un référentiel de services et de solutions spécifiques à cette cible (coût des prestations, qualité des intervenants…) ;
  • L’aider à maîtriser ses coûts et ses investissements ;
  • Assurer la montée en compétence de ses utilisateurs

Nous sommes Conseiller Informatique et Télécoms
Le conseiller informatique et Télécoms fournit une prestation de conseil et d’assistance à la TPE, et dans ce cadre veille plus particulièrement à :

  • Aider la TPE à disposer des « bons » outils ;
  • Transformer l’informatique et les Télécoms en un véritable levier de performance ;
  • Garantir une éthique, un référentiel de services et de solutions spécifiques à cette cible (coût des prestations, qualité des intervenants…) ;
  • L’aider à maîtriser ses coûts et ses investissements ;
  • Assurer la montée en compétence de ses utilisateurs ;
  • « Éduquer » sur l’apport et le rôle d’un Référent informatique et Télécoms (une dimension qui dépasse la simple prestation de dépannage).

Il doit en conséquence savoir assurer directement les services et être en mesure d’identifier et de proposer les bons intervenants pour offrir les services tels que définis dans le tableau figurant dans le document « services proposés par les conseillers I&T ».

un contrôle fiscal

Comme je suis seul à diriger Ed Productions et que depuis l’origine de la création de l’entreprise je fais la comptabilité, il est arrivé ce qui devait arriver… Je n’ai pas rendu mes déclarations d’impôts en temps et en heure (on peut même dire que j’avais beaucoup de retard) ce qui entre autres avec l’explosion du chiffre d’affaires ces dernières années a déclenché un contrôle fiscal.

L’une des difficulté lorsque l’on est en profession libérale, c’est-à-dire seul au point de départ, est de savoir déléguer certaines tâches à d’autres. Depuis 3 ans, je sentais qu’il devenait difficile d’assurer le suivi comptable d’Ed Productions, d’autant plus qu’étant données que je dépasse un certain montant de chiffre d’affaires et que la formation n’est pas la seule activité d’Ed Productions, je dois tenir une comptabilité débit-crédit que je dois convertir en dépense-recette dans le cadre de la déclaration 2035. Donc, pour ceux qui seraient dans la même situation que celle que j’ai connue ces dernières années… Restez attentifs à ne pas vous laisser envahir par vos activités… L’une des difficultés d’être indépendant : savoir à la fois s’occuper de l’administratif (dont les conventions de formation dans mon cas), de l’encaissement des factures, de la comptabilité et de la gestion de la structure, de la publicité et de la communication, de la vente, du marketing et continuer à travailler, se former, recruter…

Je ne me plains pas. C’est un choix que j’ai effectué depuis longtemps et qui me convient. Je n’ai jamais été parmi ceux qui dès que la possibilité se présente fonce dans cette direction. L’âge peut-être, ou les échecs passés, m’ont appris à prendre du recul. L’embauche de la secrétaire en septembre correspond à cette démarche… Cela faisait deux ans environ que j’y songeais. Mais dans un premier temps, il m’était impossible, déontologiquement parlant de passer à l’acte : utiliser les services d’un salarié. Le principal frein : est ce que je n’emploierais pas une personne que je devrais licencier deux ou trois mois plus tard ?
Il en est de même pour la décision de prendre ou non un comptable. En même temps que la décision de prendre une assistante (secrétaire), j’avais pris la décision de choisir un comptable… En décembre, nous avons sélectionné quelques comptables et notre choix est entrain de se finaliser. Vous verrez rapidement que d’autres décisions et d’autres orientations pour Ed Productions ont été prises ce qui explique en partie mon absence sur le réseau et sur les blogs. 2007, l’année des bouleversements pour Ed Productions.

Mais revenons au contrôle fiscal. Lorsque j’ai reçu la notification, je n’en menais pas large. Vous vous dites quoi vous lorsque l’expression contrôle fiscal est évoqué ? Si cela vous arrive, vous pensez : « est ce que j’ai correctement établi mes bilans…« , « qu’est ce qu’ils peuvent me reprocher« , etc. et là, très rapidement vous entendez remonter à votre mémoire toutes les histoires que vous avez pu entendre au sujet de l’administration concernée. Cherchez bien, toutes sont négatives. Pour mon cas, je ne connais personne dans mon entourage qui m’a dit avoir eut une vérification sans souci. D’ailleurs, pendant le contrôle, lorsque j’informais les personnes de cette situation, certaines me plaignaient ! Si vous jetez également un oeil sur internet, ce genre de site n’est pas fait pour vous rassurer.

La pression au fil des jours montait et je cherchais la position que je devais prendre vis-à-vis du contrôleur. Au fil des jours, je me forgeais une idée : les agents du fisc sont des hommes comme vous et moi, ni pire, ni meilleurs. Ils font juste leur travail (c’était la réponse que je me donnais à ceux qui m’avaient dit qu’ils étaient commissionnés sur le montant des redressements. Tiens, d’ailleurs j’ai oublié de poser la question à « mon contrôleur ».) Bien sûr, c’est un travail qui doit être également ingrat. La situation de fait est conflictuelle. Qui d’entre nous aime « donner » de l’argent et c’est bien le risque qui existe en final.

C’est sur cette base que j’ai reçu vers la mi-décembre le contrôleur. Enfin, des contrôleurs, car ils étaient deux. Un « vieux briscard » et un « jeune débutant » qui était là pour apprendre le métier. Dès le premier jour, j’ai trouvé que le contact était bien passé. J’avais pris également la décision de jouer franc-jeu. Pas de langue de bois. Pourquoi faire ? Elle est inutile, non ? Je me rappelle qu’à la fin de leur premier passage, j’ai hésité à leur proposer de boire quelque chose… C’est vrai que le rapport avec les contrôleurs n’est pas évident aux premiers contacts. Nous devons nous situer les uns par rapport aux autres. Par la suite, je les recevais un peu comme si je recevais le comptable.

Justement, les comptables. Puisque je les recevais alors que le contrôle avait débuté, je leur ai évidemment annoncé. Leur réaction était amusante à étudier entre celui qui corroborait mon analyse, celui qui c’est empressé de me demander le nom du contrôleur (comme par hasard, il connaissait un contrôleur du même prénom), celui qui disait aie, aie, aie… bref, on retrouvait tous les stéréotypes de ce qui fait craindre les contrôles dans la plupart de leur discours.

Et voilà, cet après-midi, ils sont passés pour la dernière fois pour me remettre les conséquences financières du contrôle. Ed productions survivra, je vous rassure. Sur les trois années examinées, il y avait peu d’erreurs : quatre que j’aurais pu du éviter. Pas de problème comme on l’entend souvent sur les frais kilométriques et autres frais de déplacement… Les contrôleurs ont effectivement fait leur travail… Quelque part, je suis content car ce sont mes propres impôts qui les rémunèrent 🙂 Ils n’ont pas été désagréables comme je l’ai entendu dire, ne m’ont pas demandé d’explications impossibles, etc. Bref, maintenant je pourrais dire que j’ai eu un contrôle fiscal qui c’est bien déroulé… cela évitera peut-être à certaines personnes de paniquer si elles reçoivent un avis de vérification de comptabilité.

Concrétement, comment se déroule le contrôle fiscal. Tout commence par la réception d’un recommandé en provenance du centre des impôts, dans lequel se trouve l’avis de vérification de comptabilité, avec le nom du contrôleur. Il vous annonce la date du début du contrôle. Une quinzaine de jours plus tard. Dans ce courrier, vous recevez également la charte des droits et obligations du contribuable vérifié.
Il est possible de se faire assister par un conseil. Personnellement, comme je tenais moi-même la comptabilité, je ne voyais pas l’intérêt, même si, sur internet, on trouve des officines spécialisées.
Le premier jour, le rendez-vous a duré une heure à peine. Les contrôleurs se sont assurés que les comptabilités y compris les pièces justificatives de dépenses et recettes, les relevés de comptes bancaires étaient présents… J’ai été contrôlé sur 3 ans : 2003, 2004 et 2005. Les rendez-vous suivant duraient environ 2 h. Il y en eut quatre plus celui des conclusions qui dure un quart d’heure.
Je leur ai posé la question de savoir si je devais ou non rester à côté d’eux lors de la vérification. Ce qu’ils ont conseillé et que j’ai fait. Il est plus aisé ainsi de répondre aux questions qui pourraient survenir, ou apporter un document qui justifie tel ou tel élément de votre comptabilité.

Que dire d’autre ? Vous pouvez leur offrir une boisson. Eux aussi on le droit à une pause 😉 et maintenant, promis juré, je n’aurais plus de retard dans le dépôt de mes déclarations.

De retour…

Comment expliquer ces deux mois de quasi silence ?

Les vacances décidées en dernières minutes en Angleterre, en Allemagne et aux Pays-Bas… ne sont pas étrangères à ce calme sur le blog. Des soucis sur la scolarité de l’une des filles (vous avez échappé au billet des récrimination sur le niveau et le comportement de certains professeurs des écoles, mais par respect pour la directrice de l’établissement qui elle essaie de faire un bon travail, je me suis abstenu.) et quelques préoccupations au niveau privé dès la mi-juillet jusque fin août m’ont pris beaucoup de temps et d’énergie. Ajoutons à cela, la fatigue de l’année précédente… De septembre 2005 à mai, mes horaires étaient a peu de chose près : coucher 3 h du matin, reveil 7 h du matin… Les nuits étaient courtes, trop courtes… J’avais besoin de récupérer. etc.
Comme chaque année, j’avais prévu une tonne de travail à faire pendant cette période estivale : mise à jour des sites Lille aux formations et Ed Productions (il est juste composé de pièces rapportés au fil des ans, une refonte complète s’impose), l’amélioration de ce blog (notamment pour le suivi des fils RSS), la mise en ligne du vrai site Ed formations (pour l’instant, c’est une redirection vers la partie formation du site Ed Productions), je devais m’occuper également dans la série des sites Fac-off de celui de Lille3, la saga de l’été TIC et PME, TIC et TPE est tombée à l’eau (n’est pas Adrien qui veut !), elle devrait se transformer en saga de l’automne-hiver ; côté formation, je devais mettre en place des formations, par exemple sur les cartes heuristiques (Mind Manager, FreeMind…), ce n’est retardé que de quelques semaines, etc.

Bon, je ne vais pas commencer à me plaindre. A moi de prendre les bonnes décisions… Une première. À partir de lundi prochain, je devrais avoir un coup de main dans mon travail, au bureau… Cela devrait me libérer du temps. Première phase vers l’évolution que j’envisage pour Ed Productions.

Et puis la vie professionnelle reprend son fil normal… D’ailleurs, je ne suis pas resté complètement inactif pendant ces « vacances ». J’ai été rendre visite comme chaque année aux étudiants IDEMM en stage sur la région (Pour l’anecdote, j’ai aussi rendu visite à des étudiants en stage en Allemagne, mais c’était les étudiants de ma femme. Elle n’est pas payé pour, mais trouve cela normal :0). Cette année, les stages se sont relevé « payant » pour quelques unes de mes étudiantes : au moins (Je ne sais pas encore pour les autres) 6 d’entre d’elles ont un contrat de travail à la sortie des stages : la première grâce à un concours, 3 suite à leur stage, une a fait son stage à un endroit où elle devait être embauché et la dernière par petite annonce. Je trouve le résultat plus que correct surtout que les emplois sont diversifiés mais correspondent aux but du Master : l’une est responsable communication, on pourrait qualifier une autre de chef de projet multimédia, la troisième anime un site internet, une autre gère le site de son institution et donne des cours si j’ai tout compris et les deux dernières personnes sont retournés à leur domaine d’origine : la documentation.
Mais, maintenant, pour ces six étudiants, et pour les autres, je dois récupérer les rapports en vue des soutenances les 25 et 26 septembre. La pré-rentrée pour les nouveaux étudiants de Master 2 Idemm, elle est fixée au 18. Petit changement d’ailleurs en IDEMM, je suis maintenant co-responsable d’année.

Blog en Nord a également commencé à évoluer pendant ces vacances… Mais j’y reviendrai plus longuement prochainement sinon pour être tenu informé des évolutions ne vous privez pas pour vous abonner aux fils du blog dédiés aux rencontres de bloggers du nord de la France et de Belgique 😉 Juste pour information, une rencontre sur le référencement est prévu le vendredi 29 septembre après-midi.

Toujours dans les histoires de date, on fêtera bientôt les deux ans de ce blog… J’espère reprendre un rythme de diffusion des billets dans l’esprit qui a été celui que je pratique depuis le début et en conservant l’authenticité des fôtes fautes de frappe, de grammaire, d’orthographe… explicable car aucun billet n’est relu… C’est du pur instantané 😉

TIC et PME, TIC et TPE : préface, intro et méthodologie

La préface de Louis Raymond, professeur à l’Université de Quebec à Trois-Rivière est certainement l’un des déclencheurs primordiaux de cette série…
Les TIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) complète en effet les avantages de la TPE ou des PME vis-à-vis des « grosses entreprises » : proximité mais aussi possibilité de toucher des marchés éloignés que ces petites entreprises auparavant, la flexibilité, la rapidité de réaction et la capacité d’innovation. J’ajouterai aussi la possibilité de communiquer facilement et à moindre frais. Les TPE et PME sont certainement grâce aux TIC plus encore plus proches de leurs clients que les entreprises mastodontes…
Lorsque je lis le paragraphe sur les modes passagères, les simplifications outrancières, les solutions miracles… particulièrement dans le cas d’Internet et du commerce électronique, je ne peux m’empêcher de penser au projet de notre Ministre 🙁
Voici le conseil de L. Raymond : « les actions de conseils, d’aide et de soutien au développement de ces entreprises en matière de TIC doivent être fondées sur une connaissance plus approfondie de ces phénomènes, et ce, à trois niveaux : »

  • Niveau organisationnel
  • Niveau individuel (rôle de l’entrepreneur)
  • Niveau technologique (l’usage des TIC)

En plus, il est écrit que « tout lecteur (du livre), qu’il soit chercheur, manager ou intervenant, pourra en profiter autant que moi pour approfondir ses connaissances et parfaire ses interventions dans un domaine qui est devenu critique pour le développement des PME dans la nouvelle économie mondialisée ».
Ah, je doute en lisant cette préface qu’Olivier Midière soit lecteur de ce livre… Dommage pour nous.

Introduction

Cela commence par un rappel : l’implantation des TIC dans les PME prend des formes très variables selon les entreprises. Une évidence qu’il est bon de rappeler. Nous pouvons le constater tous les jours. Dans le cas des TPE, par exemple, suffit de prendre l’exemple des médecins. Il y a ceux qui possèdent un ordinateur sur leur bureau, ceux qui possèdent un ordinateur éteint dans le bureau et ceux où aucun ordinateur n’est présent ni sur leur bureau, ni dans leur bureau…
Parmi les problèmes rencontrés, des outils de qualité destinées entre autres aux PME et TPE existent mais sont méconnus de ces entreprises ce qui peut expliquer parfois le sous-équipement… Les tentatives d’aide financières se sont soldées par des résultats décevants. (Au passage, c’est en partie ce qui est reproduit dans le plan proposé par le ministère). À ce sujet, je trouve que le rôle des commerciaux des entreprises informatiques est primordial. La plupart de ces vendeurs de boîtes (parfois, en me baladant, c’est la remarque que je me fais) ne sait vendre que son produit à la plus haute marge. Quizz du client ? En y réfléchissant bien, c’est certainement l’une des raisons de la désaffection des acheteurs chez les concessionnaires et le succès de l’achat en ligne du matériel informatique dès que nous avons un peu de connaissance. Autre secteur responsable, les agences web, designer web… Combien sont-ils à adapter ou à créer une solution réellement en fonction des besoins du client c’est-à-dire sans fournir leur solution miracle qui s’adapte si bien de la même manière à toutes les entreprises ?

De nombreux travaux universitaires existent sur la gestion de l’information et du développement des TIC dans les entreprises. La conclusion générale : l’influence sur la construction stratégique et il existe un lien entre appropriation technologique et structuration d’un système d’information stratégique !
Les outils s’améliorent, leur puissance augmente, les prix baissent : « tout » devient accessible, facile à stocker et à diffuser. Cependant, l’amélioration des performances des entreprises liée à cette aisance des outils, s’appuyant même sur le besoin des PME et TPE n’est peut-être pas suffisante. (Même pour des spécialistes ou considéré comme tel, la connaissance et le choix des outils est complexe et jamais définitive). La question que l’on peut également se poser est de savoir si les TIC peuvent dans le contexte des PME et TPE compenser le manque d’hommes, de temps et de moyens. Je pense que les TIC peuvent aider dans ce domaine mais ne sont pas suffisantes si j’en crois ma propre expérience.
« L’adoption des TIC est souvent motivée par la peur de rester en dehors du contexte général des affaires’ L’usage des TIC pour faire comme tout le monde me semble une erreur et n’est pas une solution, ni une approche des TIC cohérente, utile ou profitable. Ce n’est même pas une approche des TIC… Je préfère l’utilisation des TIC de manière parcellaire, très localisée et centré sur la résolution de problèmes et de court terme. La conception stratégique et dans le cadre global des activités de l’entreprise.
D’autres recherches TIC – performance de l’entreprise s’orientent vers une piste organisationnelle : l’influence des caractéristiques des PME sur leur mode de fonctionnement, tant opérationnelle que stratégique. C’est le point de départ de la recherche présenté dans ce livre. La qualité des outils n’implique pas la qualité du système d’information mis en place, non plus que la performance de l’entreprise équipée.

Méthodologie

Qui dit recherche implique une méthodologie. Je le précise pour les non-universitaires qui liraient ce texte… Donc, la technique retenue est celle de la recherche qualitative, inductive, privilégiant la description et la compréhension des phénomènes à l’aide d’études de cas, partant de fait pour faire émerger des tendances sur les usages des TIC.
18 mois de recherche, des enquêtes de décembre 1999 à décembre 2000, 21 entreprises, trois guides d’entretien, selon l’interlocuteur pour 42 entretiens (dirigeants, commerciaux, responsables informatique).
Le résultat de la recherche présenté dans le livre poursuit trois directions :
• les pratiques de l’outil et de l’information
• les liens existant entre internet et les systèmes d’information
• l’intégration des TIC dans la stratégie (commerciale notamment)

En attendant vos commentaires, je prépare le chapitre 1 : le dirigeant confronté à la décision d’investissement en TIC.

TIC et PME, TIC et TPE : La saga de l'été selon ed

Vous connaissez, je pense mes positions et mon attachement à l’usage des TIC ou TICE dans les TPE (Très Petites Entreprises) ou les PME…
Non, alors, je vous conseille les lectures des billets suivants 😉

Aussi, même si cela « date » de 2003, j’ai découvert dernièrement le livre TIC et PME : des usages aux stratégies. (édition l’Harmattan – Isnb : 2 -7475-4971-2). Un ouvrage collectif sous la direction de Martine Boutary. Les auteurs outre Martine Boutary sont Catherine Madrid, Marie-Christine Monnoyer, Dorsaf Omrane, Angélique Roix et Béatrice Vacher. Toutes des universitaires !

Voici la présentation de l’éditeur de cet ouvrage :
L’insuffisante intégration des Technologies de l’Information et de la Communication dans les PME et la faible appropriation de ces technologies par les acteurs de ces entreprises sont-elles inéluctables ?
A partir d’un travail de terrain et d’un fort ancrage sur les spécificités des PME, six chercheurs ont croisé leurs regards pour identifier les variables stratégiques, organisationnelles ou environnementales pouvant expliquer des situations très diverses et parfois paradoxales.
Il n’y a pas de modèle de  » PME branchée « . En revanche, les auteurs mettent en lumière des profils plus prometteurs que d’autres, et attirent l’attention sur le fait que les PME ne sont pas des acteurs économiques  » désargentés  » ni des opérateurs ayant toujours  » le nez sur le guidon « .

J’ai commencé la lecture du livre : la préface de Louis Raymond puis l’introduction et ma méthodologie. J’ai aussi survolé la table des matières :

  • Le dirigeant confronté à lé décision d’investissement en TIC
  • La proximité, facteur d’influence sur l’intégration et l’appropriation des TIC
  • Scénarios d’évolution : entre adaptation et mutation
  • À quoi servent les TIC ? Ce qu’en disent les PME
  • Les problématiques marketing associées aux usages commerciaux des TIC dans les PME
  • Regards croisés pour une analyse systématique des sites web
  • Des adaptations organisationnelles à l’organisation stratégique.

Rapidement, je me suis dit : qu’est ce que je dois faire… Lire le livre et en dire ce que j’en pense ? l’annoter au fur et à mesure et livrer mes remarques ? traiter un chapitre à la fois ? m’appuyer sur cette lecture commenté pour fournir mes positions, mes points de vue, mes exemples ? J’ai hésité… puis j’ai décidé de mélanger ces différentes approches pour en faire une saga des TPE et des PME face aux TIC. Ce qui m’a poussé à employer cette façon de faire ? La fabuleuse aventure de l’ami Adrien (pensez à lui pour vos formations, vos conférences… sur le elearning, le web 2.0 et bien d’autres sujets) et sa fable : Le lièvre et la tortue gagneront ensemble. Autre facteur déterminant, la possibilité que l’ensemble des auteurs puissent réagir à mes propos et à vos points de vue. En effet, les adresses mail des auteurs sont dans le livre, et une fois terminé la rédaction de ce billet, je les préviendrais de mon projet. Je pense que ce peut-être un usage du blog d' »éplucher » un livre de référence.

Donc, à vos clavier à toutes et tous, afin d’enrichir au maximum cette réflexion commune que je vous propose sur l’usage des TIC ou des TICE (selon son origine) dans les TPE ou les PME…

A bientôt pour le premier billet (la diffusion ne sera pas régulière, ne vous attendez donc pas à la diffusion d’un billet chaque dimanche :-)).

L'avenir de Domenech

C’est vrai, je m’étais promis de ne pas parler football dans ce blog. J’avais réservé mes commentaires pour les réunions stratégiques de Thierry, ou laissé un commentaire en passant sur le blog de Damien.

Alors pourquoi parler de cette coupe du monde aujourd’hui ? Enfin, je ne parlerai pas encore cette fois de la coupe du monde à proprement parlé, mais plutôt de la reconversion de l’entraîneur de l’équipe de France de football et d’un fait de match qui concerne beaucoup plus l’entreprise que le football.

Commençons d’ailleurs par ce fait de match. Je ne suis pas prof. de communication, de stratégie, de management… mais je pense que tous pourront pendant quelques années utiliser une partie de la vidéo de ce match Portugal-France. Expliquons-nous. Maintenant, comme chacun a pu l’entendre ici ou là, les match de foot, c’est une affaire de stratégie, de management. Donc, hier, les deux équipes sur le terrain, ont commencé à s’affronter. l’organisation spatiale des joueurs français était inadapté. Les portugais dominaient outrageusement. Ce qui est arrivé me stupéfia. Après à peine une dizaine de minutes de jeu, on vît les joueurs de l’équipe de France discuter fébrilement, se conseiller, se réprimander, etc. afin d’aménager la stratégie mise en place initialement. Un grand nombre d’échanges se déroula pendant quelques minutes. La physionomie du match changea en un clin d’oeil.
Je tire trois conclusions de cette situation :

  • Une stratégie n’est pas immuable et perdante si l’on sait réagir rapidement.
  • On peut définir une stratégie globale, mais il faut faire confiance aux personnes sur le terrain pour modifier cette stratégie dans les détails.
  • L’importance de la communication : positive et négative. En effet, visiblement, ils ne se donnaient pas que des conseils 🙂

Reste le cas du sélectionneur national. Allez, moi je parie que dans quelque temps un livre sera publié sur la méthode de management d’une équipe qui gagne par Raymond Domenech. Comment pourrait-il en être autrement suite à son aventure. Décrié pendant des mois, le sélectionneur est resté de marbre, n’arrêtant pas de marteler… « La date importante est le 9 juillet« , un peu comme si lui seul y croyais. Il y a encore à peine 15 jours, les pires choses étaient écrites sur son incapacité, sa non-communication… (j’dois avouer que moi aussi, j’ai douté à cette période là). Mais depuis, les événements semblent lui donner raison… Donc, je vois bien Raymond Domenech se reconvertir dans les prestations de coaching et de management, expliquant le ceci du comment… En plus, miracle des miracles, il pourra même résoudre le problèmes des « vieux ». Petite explication pour les non-convertis au football, il paraît à beaucoup insensé de jouer encore au football à plus de 30 ans (je simplifie, mais c’est cela). La moyenne d’âge de l’équipe de France dépasse largement ces 30 ans… et donc, l’un des reproches que l’on a fait au sélectionneur National est d’avoir mis en place une équipe de vieux.

Concours europe 1 : la révolution Internet… en entreprise

Ce matin une des deux étudiantes de l’école de journalisme de Lille (ESJ) qui participe au « concours d’Europe 1 » m’a contacter car elle souhaitait m’interviewer sur le thème qui lui était imposé : la révolution Internet. Elle a choisi l’angle de la révolution internet dans l’entreprise, par le biais des formations…
En 3 h, elle devait réaliser son reportage radio. J’ai répondu à ses questions ainsi qu’un artisan qui suivait une formation SPIP dans un centre où je lui avais donné rendez-vous… (Tiens, une TPE qui se formait au TIC sans attendre 😉 Pour ceux qui ne suivent pas le blog, lisez TIC choc TPE…)
Avant que je vous donne ma version, j’aimerai savoir ce que vous auriez dit… J’ai l’impression que la question est moins simple qu’elle n’en a l’air !
En tout cas, bonne chance à cette future journaliste 😉

lettre sur la FOAD, le web 2 et TIC et TPE

Bonjour à toutes et tous,

Voilà qu’il vient le joli mois de mai. Explosion des couleurs de la nature… et de la FOAD ?

Rapide excursion dans la les blogs qui en parlent… ça avance ça avance….mais le fond de l’air n’est pas frais. Il y a comme une odeur de bataille marketo-pédagogique !

En effet la déferlante du web 2.0 ne laisse pas indifférents les éditeurs de contenus en ligne, tandis que les fans du Kiss (keep it simple stupid !) prônent une FOAD de l’intelligence plus que de la gadgetisation high tech !

Le premier bataille est donc celle qu’entretiennent les créateurs de contenus multimédiatisés, en parlant de tous ses nouveaux outils comme d’une « solution au rabais » ou « juste pour commencer ».

Comme s’il n’y aurait pas de vérité de la formation à distance que dans les contenus en ligne à grand spectacle, conçus surtout pour l’autoformation.

Cette pensée et cette démarche commerciale sont héritées du fait que ces sociétés ne vendent leurs produits qu’à des grandes entreprises ou à des grandes institutions, fascinées par les « économies d’échelle » de l’autoformation en ligne, via des modules bien pensés d’autoformation. De la à prendre une réponse très particulière à un besoin spécifique pour la seule réponse digne à terme….

Attention donc à cette pensée iconoclaste de toute souplesse formative en mise à distance de la formation. Ce n’est que de la pub qui lave plus blanc le cerveau.

Dans ce contexte Novantura, passe sans solution de continuité de la présentation des possibilités du rapid e.learning aux possibilités du web 2.0.

Elle passe également en mode gestion des compétences, car l’une des raisons d’être de cette association est de ne pas penser la formation professionnelle sans penser les nouvelles relations au travail induites par les nécessaires réorganisations d’entreprise. C’est de ne pas penser pédagogie en formation professionnelle sans penser économie et rapports individuels et collectifs au travail.

La deuxième bataille est celle que tout être raisonnable travaillant dans des TPE devrait livrer face aux propositions faites par la mission TIC et TPE du ministère des PME, du Commerce, de l’Artisanat et des Professions libérales.

Le risque est que de grandes institutions et de fourbes revendeurs fourguent aux TPE leur passeport pour Internet et le e-commerce, leur mallette numérique pleine de logiciels bridés de grands éditeurs, avec la « complicité » de l’Etat.

La manière de procéder est en effet semblable à la façon dont on a procédé dans le cadre du plan IPT (Informatique pour tous) en 1985-86 (et oui, j’y étais !). On visait soit disant la formation des enseignants tout en cherchant à développer l’industrie informatique et logicielle française (ce fut un échec sur toute la ligne).

Sommes nous sûr que c’est de ceci que les TPE ont besoin en priorité pour utiliser les réseaux, pour améliorer leur compétitivité ?

Une expérience en grandeur réelle sur environ 3 000 TPE du secteur de la distribution de petit et grand électroménager, que j’ai pu suivre de près, montre à quel point les TPE sont demandeurs de formation et d’utilisation de TIC, sans pour autant savoir comment « prendre le temps » pour apprendre.

L’action « Formation à la bureautique », pourtant mise en place avec l’excellente collaboration de l’éditeur des logiciels d’auto-formation choisis, s’est soldée par un échec.

Aucune des personnes des TPE inscrites, pourtant volontaires au début, n’a terminé son parcours de formation, happée par le quotidien.

Au lieu de confier de type d’action à des TPE, ou à des structures habituée à travailler avec, l’Etat préférera sûrement s’appuyer sur des grosses structures qui vont plaquer leurs solutions toute faites et « verrouiller » l’informatique des TPE, même si le chargé de mission, Olivier Midière, y met les précautions d’usage.

Pour poursuivre la réflexion je vous invite à lire l’intéressante note tic choc tpe d’Eric Delcroix sur son blog « les z’ed » et celle de Sylvain Tourrière. Tous les deux dynamiques entrepreneurs de TPE.

Du côte de Novantura

Dans la lettre précédente je vous annonçais deux surprises. Les voilà !

C’est la floraison également du côté de Novantura. Nous avons conçu nos premières actions de sensibilisation, dont une en partenariat.

La première : La mise à distance en formation : les nouveaux outils, les nouvelles pratiques. La révolution du « low-tech » web.

Une demi-journée de sensibilisation pour les Carif et les organismes de formation. Première prévue le 23 mai au Carif du Languedoc-Roussillon.

La deuxième, en collaboration avec le cabinet de consultants PSCI : De la gestion des compétences à la mise à distance de la formation. Un petit déjeuner de sensibilisation à Paris. Deux heures, de 8h30 à 10h30, dans le magnifique cadre du Procope, pour les RH, RF, prescripteurs de formation aux entreprises. Première prévue le 31 mai.

Et pour ceux qui n’ont pas reçu la lettre précédente, je rappelle que ma dernière conférence sur le web 2.0 est disponible en ligne (PowerPoint et mp3).

Enfin, pour les curieux qui veulent en savoir plus sur le parcours professionnel d’Adrien Ferro, c’est par là.

C’est tout pour aujourd’hui. Le n° 7 de la lettre novanturière paraîtra le vendredi 2 juin.

Bonne lecture

Au choix, Blogs et PME ou Blogs et TPE

Comme chaque année, la Fédération des Centres Agréés (FCGA) a publié l’Observatoire de la petite entreprise en relation avec la Banque Populaire. Cette étude est l’indicateur des performances économiques des professions du commerce, de l’artisanat et des services, en 2005 en l’occurence. Secteur par secteur, métier par métier, les «performances» économiques des TPE (Très Petites Entreprise) sont passées en revue. Vous savez les TPE que l’on veux mettre au TIC… Intéressant d’avoir une idée de leur situation…
En résumé, l’année 2005 a été en demi-teinte pour les TPE… Cela commence mal pour leur imposer à toutes les TIC ! Bon voyons ceux qui dans Les «tops» pourraient être une cible pour passer au TIC… : le bâtiment, les transports, le nettoyage, le bricolage, la pharmacie, les instituts de beauté, les magasins de chaussures. Bon, vous voyez mieux qui vous pouvez convaincre ?
Passons aux «flops» maintenant : l’automobile, les cafés-hôtels-restaurants, le secteur beauté-esthétique (sauf les instituts de beauté), le commerce de détail alimentaire, la culture et les loisirs, l’équipement de la maison, l’équipement de la personne, la santé, les services divers ! Remarquez, peut-être que les TIC vont les sauver ?
Bon c’est pas tout cela, mais il y en a un qui reste heureux malgrè tout ! Qui ? Notre ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat «Cette enquête nous donne l’occasion de faire le bilan de l’année 2005. Elle a été marquée par un record très important : 225 000 entreprises nouvelles ont été créées, niveau jamais atteint auparavant.» Combien en restera t-il dans quelques mois, quelques années s’ils ne choississent pas le bon crénaux…
L’étude complète est disponible en ligne ou téléchargeable en pdf (948 Ko pour 4 pages).

Assez critiqué… sinon on va encore dire que je ne fais qu’une longue critique 😉
Voyons ce que donnerait un blog dans une TPE ou même dans une PME… Ah, mince, je vais encore commencer par une critique… les paroles s’envolent, les écrits restent Ouf, elle n’est pas de moi… et je pense qu’il s’agit plus d’une mise en garde ! «Il faut envisager le blog comme un outil de communication performant et savoir en mesurer les implications. Les entrepreneurs le savent bien : les actes et les discours peuvent avoir un impact retentissant. Il faut ensuite les assumer.» conclue Pascal Leurquin.
Mais les blogues sont-ils à la portée de tous ? Ma réponse est claire et sans appel. Non. Outre que le risque est que tout le monde publie et personne ne lit, la mise en place d’un blog est en effet à la porté de tous. Mais, après quelques jours, quelques semaines, quelques mois… aurez-vous encore des idées d’articles (de billets) ? Le blog n’est pas à la porté de tous également pour sa simple raison qu’il est nécessaire de «savoir écrire» et d’aimer écrire ce qui n’est pas le cas de tous (je connais des blogs qui ne fonctionnent pas pour ces raisons dixit les personnes responsables de ces blogs). Encore faut-il réaliser un blog qui puisse amener de la clientèle… Dans ce cas, ce sont des blogs «vendeurs» que recherchera le patron de la TPE… Il veut du chiffre d’affaires rapidement ! Ne négligeons pas le temps nécessaire à la gestion d’un blog. La solution blog demande du temps sauf si l’on réalise un blog qui a le goût du site internet mais qui est un blog, on pourrait presque dire que c’est un CMS (Système de gestion de contenu) dans ce cas…

Et l’on parle déjà d’évolution des blogs professionnels dans les PME/PMI… «À l’heure de la nouvelle nouvelle économie, les entreprises doivent faire coïncider leur perennité avec les NTIC. Dans cette optique, voyons l’incidence des blogs dans la gestion des PME/PMI par le biais du KM, de la veille et de l’intelligence économique.» nous disent deux étudiantes (Sophia et Virginie) en Master 2 Gestion des entreprises et des administrations, mention gestion des entreprises territorialisée pour Sophia et mention ressources humaines pour Virginie. Dans leur conclusion, je cite : « pour les PME, l’instauration d’un blog et son suivi est un gage du sérieux de l’entreprise, un garant de son image, notamment vis-à-vis des visiteurs, qui peuvent être des clients potentiels.» Donc tous les espoirs sont permis pour les TPE qui créeraient leur blog.

Alors, ca y est… Vous êtes décidé à créer votre blog… enfin presque, vous cherchez L’ENTREPRISE qui vous créera ce blog… et là, patatrac… ne lisez surtout pas leur plaquette commerciale… Je prends quelques exemples (réels) :

  • le blog répond à la problématique de communication des différents départements de l’entreprise (héhéhé… dans ma TPE y’a pas différents départements 🙂
  • Le blog est dans les TPE le moyen idéal pour diffuser l’informations dans l’entreprise en complément des outils traditionnels (mémo, notes d’informations, etc.). Le blog peut être un journal d’entreprise. (ce n’est pas le seul moyen… et ce n’est peut-être pas le moyen idéal même si je suis convaincu).
  • Le blog peut devenir un outil de publication d’actualité fédérant une communauté autour de votre TPE… (j’aime le « peut devenir »… J’ai déjà dit maintes et maintes fois que je ne crois pas à la création des communautés autours d’un blog, c’est un site pour la grande majorité des bloggers).
  • Le blog comme outil de recrutement car selon la pub, les personens interessés restent informés de vos nouvelles offres grâce aux flux… (C’est vrai, j’oubliais que toutes les TPE sont des Star-up qui embauche à tour de bras).
  • Enfin, les sites web entrent dans l’ère du marketing… (et bien, messieurs du Marketing, j’espère que vous êtes content dans apprendre une comme celle là… Avant les blogs, le marketing n’existait pas dans les sites web !)

Le pire, après m’être moqué, c’est que c’est vrai que les blogs peuvent remplir toutes ces fonctions surtout dans le cadre d’une TPE, mais on prend une pincée de ceci (diffuser de l’information) que l’on ajoute à cela (rôle marketing) et je saupoudre d’une pincée d’épices (recrutement)…

Vous êtes responsable de votre TPE… et vous vous décidez à créer un blog. Je reprend la traduction par Aref JDEY, de The 11 Biggest Mistakes Small Business Bloggers Make de Flyte. Ce sont les 11 erreurs qu’il faut éviter dans la mise en place et l’animation d’un blog d’entreprise (cela s’applique donc au TPE). Je met entre parenthèse mes commentaires.

  • Ils n’ont pas un nom de domaine approprié (je pense que le blog peut très bien s’inscrire en ajout à un site au nom de domaine spécifique, c’est d’ailleurs le cas de ce blog : les zed qui est dans le site d’Ed Productions).
  • Ils ne personnalisent pas l’affichage et de la structure du blog
  • Ils ne lisent pas d’autres blogs
  • Ils n’autorisent pas les commentaires et les trackbacks
  • Ils n’interagissent pas avec d’autres blogs
  • Ils n’ont pas de blogroll (je ne suis pas certains qu’elle soit nécessaire, cela fait plutôt partie pour moi de l’esprit blog des origines)
  • Ils ne référencent pas leurs blogs dans des annuaires
  • Ils ne notifient pas la mise à jour de leurs blogs
  • Ils ne publient pas régulièrement et suffisamment de posts
  • Ils blogguent pour animer une campagne marketing !

Donc, oui, vous le responsable TPE vous pouvez choisir le blog mais au préalable pensez « projet web » dans sa globalité, pesez le pour et le contre de telle ou telle solution… Des formations, des conseils peuvent vous aider. Au pire, mais parfois ce sera suffisant lisez et relisez l’article de Michel Leblanc : 10 étapes pour réussir son entrée Web destiné aux petits entrepreneurs. Aucune solution n’est idéale. Tous les choix sont spécifiques à chaque entreprise quelque soit sa taille et ne vous laisser pas abuser par tel ou tel vendeur qui ne fait que vendre sa soupe. Le choix d’un type de site vous engage pour des années. Ce n’est donc pas un choix à la légère.

Mise à jour le 28 dans la journée : Sans blog, t’es rien, titre Laurent Dupin…