Évangélisateur dans les nouvelles technologies

On me qualifie souvent, à tort ou à raison, mais certainement à cause ou grâce à mes prises de positions, de ce que j’écris parfois, de mes prestations lors des conférences, de ce que je fais en cours… d’évangélisateur dans les nouvelles technologies, d’évangélisateur du web 2.0, d’évangélisateur des réseaux et médias sociaux, du web temps réel…

Je réfléchissais à cette situation, à cette étiquette lors de mon intervention de cette après-midi au Forum International de la cybercriminalité et en répondant à un journaliste à la suite ! Qui devais-je évangéliser ? (je me posais déjà la question dans une constatation et une question sur les médias sociaux…). En regardant et analysant les personnes présentes dans la salle : des experts, des passionnés… pro ou anti (paranoïaque de la sécurité) ! Comme le faisait justement remarquer « M. Cybion » 😉 nous prenons trop souvent des exemples dans le dessus du panier ! Nous parlons de nous (ou de nos semblables) et cherchons à convaincre nos pairs (vous savez les pairs avec qui ont fait le web 2.0). C’est un peu comme si en tentant de convaincre cet auditoire on se disait, que les éventuels convaincus officieront auprès des non-pairs qui les entourent !

Ceci tendrait à vouloir dire que le web et internet est profondément égalitaire. Non, non et non. Le web n’est pas cet espace de liberté où chacun est égal à l’autre. Il n’est pas pire hiérarchie que le réseau web. Je ne dis pas que j’approuve cette élitisme. Mais, je ne peux que le constater. On est loin du village mondial (article du 27 avr. 2000) où tout le monde est beau et gentil ! D’ailleurs, ceux qui ont inventé cette expression ont-il déjà vécu dans un village.

Sans le vouloir, et peut-être, à la différence de ce que nous avons connu jusqu’ici, Internet peut nous donner du pouvoir (monter dans la hiérarchie). Le nous n’est pas à considérer comme un nous universel. C’est le nous des évangélisateurs et véritable experts de tous poils, parfois même désigné par la masse des utilisateurs eux-même, les pro-am (professionnels amateurs)… Nous le percevons car nous voyons parfois ceux qui veulent devenir khalife à la place du khalife. Pourquoi croyez-vous les termes comme blogueurs influents ont été créé 😉 Plus prosaïquement, l’homme de la rue reproduit par mimétisme ce que fait l’expert en espérant atteindre sa réputation, son aura ! Mais, encore une fois, souvent, c’est peine perdu… Il n’y a pas de place pour tout le monde en haut de la hiérarchie. Les initiés sont en position de force et ils ont trop d’avance sur la masse pour être dépassé.

Pour ma part, je n’ai rien contre cette nouvelle forme de pouvoir… Chaque époque possède ces nouveau groupes de pouvoir ! L’un des derniers en date était celui des journalistes… Désormais, il faudra compter les utilisateurs « avertis » d’internet ! Les utilisateurs « avertis » étant les utilisateurs d’internet proche des évangélisateurs et de leurs pairs ! Je n’ai rien contre cette nouvelle forme de pouvoir, à la condition que l’on forme la population à cette nouvelle forme de pouvoir sur Internet.

Mais, ce n’est pas l’homme de la rue qui profite réellement de cette situation. Cela est rare. D’ailleurs, un gouffre existe entre ces deux mondes. Il suffit de se reporter à mon billet : le fossé enseignant élève se creuse sur Internet pour s’en convaincre. Il est urgent d’éduquer la masse : ereputation, danger éventuels sans tomber dans les extrêmes… tout en tenant compte des valeurs des uns et des autres afin que le gouffre ne devienne pas fracture (on peut se poser la question de savoir si cette fracture numérique n’existe pas ? Je penche vers l’affirmation !).

Aussi, pour en revenir au début de ce billet, si je prends ma théorie, les évangélisateurs éclairent leurs pairs en espérant que ceux ci à leur tour joueront le rôle de prêcheur au niveau inférieur, et ainsi de suite ! L’homme de la rue est bien loin !

Si je devais faire une comparaison, je dirai que nous en sommes au médias sociaux, au web temps réel et l’homme de la rue en est presque encore à l’internet du début des années 2000. D’ailleurs, en formation, je plains souvent les stagiaires qui ont 10 ans à ratrapper ! Moi, j’ai eu la chance de progresser au fur et à mesure, de tester, d’avancer par le jeu des erreurs…

Seule contrainte, pour l’évangélisateur, faire les bons choix. Par exemple, j’ai évité de trop me focaliser sur Second Life pour différentes raisons, je vais peut-être faire l’impasse sur Foursquare (merci de ne pas me demander d’explications pour l’instant en commentaires, je ne saurais pas encore expliquer pourquoi ou plutôt si, je n’utilise pas de téléphone portable pour l’instant :-). Par contre, je garde un oeil sur Google Wave ou plus exactement sur le type de possibilités qu’il offre.

Et puis, le danger pour l’évangélisateur est de ne pas vouloir rester le gardien du temple c’est à dire de vouloir s’enfermer dans son monde.

Tout le monde n’est pas Serge Soudoplatoff 😉 Je vous recommande son intervention sur les vraies ruptures d’Internet lors d’une conférence donnée aux Ernest de Normale sup’ en février 2010.


SergeSoudoplatoff, les vraies ruptures d’Internet
envoyé par liberation. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

Programme pour les seances Twitter de #Internet2010

Cette semaine, j’avais mon premier cours avec les étudiants du Master SID, nous avons mis en place le programme pour le cours avec les medias sociaux : twitter, blog… en classe pour Internet2010 :

En septembre :

  • Le micro blogging le 22, de 10 h 30 à 12 h 30
  • Flash le 22, de 8 h 30 à 10 h 30

Attention, ces deux premières séances avec chacun des groupes demandera peut-être un temps d’adaptation de la part des étudiants qui ne manipulaient pas Twitter auparavant !!

  • Le PDF le 29, de 8 h 30 à 10 h 30
  • Des groupes de news aux listes de diffusion, le 29 de 10 h 30 à 12 h 30

En octobre

  • La syndication, flux RSS, ATOM… le 6, de 8 h 30 à 10 h 30
  • L’agrégation de contenu le 6, de 10 h 30 à 12 h 30
  • Les forums le 12, de 8 h 30 à 10 h 30
  • Les blogs le 12, de 10 h 30 à 12 h 30
  • Le HTML et les CSS le 20, de 8 h 30 à 10 h 30
  • Les CMS le 20, de 10 h 30 à 12 h 30

En Novembre

  • Php et MySQL le 3, de 8 h 30 à 10 h 30
  • Le web 2 et les médias sociaux le 3, de 10 h 30 à 12 h 30
  • Le nomadisme le 10, de 8 h 30 à 10 h 30
  • Les réseaux sociaux le 10, de 10 h 30 à 12 h 30
  • Le XHTML et le XML le 17, de 8 h 30 à 10 h 30
  • Le web 3 le 17, de 10 h 30 à 12 h 30
  • Les interfaces riches, Ajax, Flex le 24, de 8 h 30 à 10 h 30
  • Les wikis et la collaboration en ligne le 24, de 10 h 30 à 12 h 30

Si vous souhaitez participer à ces séances, rien de plus simple, suivez le compte Twitter @internet2010 ou le hastag #Internet2010 🙂

Afin de rendre un peu plus lisible les horaires, je prépare un agenda en ligne afin que vous puissiez facilement inscrire ces rendez-vous dans vos agendas. Une fois réalisé, j’indiquerai le lien ici même 🙂

Ludovia 2009, c'est fini… enfin presque !

Difficile d’écrire, malgré les attentes, un compte-rendu de la semaine qui vient de se dérouler à l’université d’été de la e-éducation et du multimédia ludo-éducatif : Ludovia….

Cet exercice est d’autant plus difficile que Mario Asselin et Caroline, mes co-animateurs du barcamp et principaux commentateurs dans Twitter durant l’événement ont déjà réagi. Mario dans : C’est reparti à Ludovia, Animer pour apprendre à Ludovia et Le lieu en tant que capital de traces et Caroline avec son bilan subjectif de ce que j’ai vu, lu et entendu à Ludovia (et aussi un peu dit, d’ailleurs). Même Ludovia a déjà publié la conclusion de ces rencontres.

Pour commencer, je voudrais remercier Ludovia de m’avoir invité pendant cette semaine à Ax les Termes 🙂

Les rencontres…

En préalable, je vous conseille de lire le suivi que nous avons tenté (avec Caroline et Mario) de mettre en place dans Twitter #ludovia09. Toutefois, certains entretiens m’ont échappé, dû à la multiplicité des événements ouverts ou non à tous. C’est aussi sans parler des rencontres informelles, parfois plus enrichissante sur la vraie vérité que les débats officiels, mais j’y reviendrais.

Précision également de suite les raisons de ma présence : je devais co-animer une soirée Barcamp sur le thème des réseaux sociaux et de l’éducation. Donc, j’étais un peu un électron libre dans cette foule (500 participants) ce qui explique peut-être mon point de vue !

Si je devais résumer cette édition de Ludovia, un mot me viendrait à la bouche : ENT (Espace Numérique de Travail)… Les ENT étaient partout présents ou presque…

Second fait majeur qui bruissa pendant la semaine : l’enquête sur le programme «un collégien, un portable» dans les Landes, diversement interprété. Je pense que c’est une piste à poursuivre quel que soit le côté sombre des résultats.

Les « familles » et l’implication des familles (le cahier de texte numérique n’est peut-être pas la seule attente des parents) étaient une thématique également récurrente.

Bref, ces sujets correspondaient exactement au profil et aux préoccupations de nombreux présents : collectivités territoriales, ministère… Pour ma part, j’ai trouvé les enseignants peu représentés et notez l’absence des chefs d’établissements ! Caroline remarque elle l’absence des femmes (bien que 😉 Les parents et les enfants (ou adolescents) étaient quasi inexistant… Un seul enfant, quelques membres représentatifs des parents par ci, par là (en fait, j’en ai surtout repéré un seul, deux avec moi !).

J’ai été déçu par le niveau de certaines présentations. Par exemple, celle des TBI… mais je pense que cela n’est pas propre à Ludovia. J’y reviendrais certainement lors de la publication des résultats du concours de Speechi : Speech’ards, dans quelques jours. En tant que membre du jury, j’ai découvert les propositions en avant-première 😉

Mais revenons-en à quelque réflexions que je pense plus constructives pour ma part… Je ne suis pas intervenu lors des débats et pour cause, je me serais peut-être faits lynché ! 😉 Comment dire à une population visiblement tout acquise aux ENT que c’est fini des ENT, il est déjà trop tard ! Enfin, en apparence !

Lors d’une présentation des ENT le mardi après-midi, donc en début de l’université, une slide m’a fait réagir dans Twitter et poser la question sur l’avenir des ENT… Il était indiqué que les ENT avait été créé en 2003, en 2006 un plan de poursuite avait été engagé par le Ministère. Seulement, la plupart des ENT sont des coquilles vides. On est donc reparti pour 3 ans… 2009 – 2012 pour remplir ces ENT dont l’instigation remonte à 2003… 10 ans dans le monde d’Internet : combien de génération à l’échelle du net. Remplir avec quoi et pour quoi faire ? Certaines régions, dont celle du Nord-Pas de Calais, ont agi différemment… Je suis curieux de voir 😉

Au passage, je ne sais pas si le représentant de l’Académie du Nord a pris conscience de l’importance de l’apprentissage des dangers d’Internet, de l’identité numérique… dans les collèges (j’avais brièvement résumé les mésaventures relatées dans ce blog). Sa seule réponse a été : «on va donner une vidéo conférence au chef d’établissement à la rentrée pour les alerter sur le sujet». On est loin de ce que réalise l’académie de Versailles sur le sujet depuis plusieurs années !

Mais revenons à ces ENT… Il est amusant de constater dans un commentaire chez Mario qu’à la fin de l’université, on parlait des ENT au passé ! J’avais déjà eu vent de cela sur place 😉 Moi-même, j’en avais discuté, dès le premier soir, et le responsable me disait que la question pouvait effectivement se poser.D’ailleurs, lors d’une autre conférence, il fit référence à nos entretiens, si j’ai bien tout compris ;-))

Surprenant ce décalage entre le discours officiel en présentation et les à-côtés…

Et puis, l’autre aspect des ENT qui me donne des « boutons », c’est cette impression de concentration ! Tout chez nous, rien à l’extérieur (ceci explique en parti le débat sur l’intégration des familles !) Cela me rappelait les discours de l’université lors de l’université Vivaldi où les productions des étudiants devaient rester dans Moodle (j’vous expliquerai bientôt ce que j’ai prévu de faire avec les étudiants cette année au premier trimestre en mêlant Twitter, SlideShare, blog…).

D’ailleurs, les médias sociaux, le web 2… (attention, j’vais exagérer), j’attends toujours que l’on en parle à Ludovia ! Ah, si le représentant de la Catalogne l’a évoqué officiellement à plusieurs reprises.

Sinon, j’ai presque la confirmation que la fracture numérique telle qu’on l’entend avec le taux d’équipement, de connexion… est presque résorbée.

Je persiste et signe pour dire qu’une autre fracture numérique existe désormais : savoir ou non utiliser efficacement l’outil informatique et Internet en particulier.

Lorsque j’entendais les statistiques sur les parents, jamais je n’ai su ce qu’il faisait sur leur ordinateur ! Il joue ? ils sont sur le web pourquoi faire ? je constate ce que font les gens autour de moi ! Je suis entouré de « béotiens » en Internet et parfois en informatique. Cela me permet de relativiser certaines choses !

Bref, vous l’avez compris nous étions dans un dialogue état – région qui connu son summum lors de la prestation d’Henri Emmanuelli, le président du Conseil Général des Landes qui réjouit tant de personnes dans l’assistance ! Mais, dans ce dialogue, on pouvait remarquer également que les bonnes volontés étaient également une question d’homme ! Si la bonne personne se trouvait au bon moment en relation avec les personnes adéquates : les projets avançaient, sinon… Une situation qui semble équivalente dans les établissements. Sans « meneurs », il n’y a pas de résultat.

J’en reviens à ma pauv’ région, je ne pense pas que les problématiques d’éducation et de nouvelles technologies devraient beaucoup avancer dans la région avec la non-impulsion de l’Académie par exemple !

Du côté des enseignants

Mais ce danger de «consanguinité» risque de contaminer également le corps enseignant.

À la réflexion, il existe un microcosme d’enseignants. Si vous prenez les enseignants qui interviennent dans les différentes associations ou regroupement d’enseignants, on s’aperçoit assez vite que ce son toujours les mêmes qui sont présents quelle que soit la structure.

Et dire que quelques jours avant lors d’un rendez-vous, on discutait avec mon interlocuteur (un site de référence dans le domaine de la communication) sur le plan marketing du danger de trop vouloir focaliser et se restreindre à une cible communautaire de plus en plus affinée… C’est de lui que vient le terme consanguinité 😉

D’ailleurs, encore aujourd’hui, dans le cadre d’une autre manifestation, on me demandait si je connaissais des noms d’enseignants utilisateurs de nouvelles technologies dans la région (en simplifiant) ! Évidemment, les noms que je fournissais étaient toutes des personnes que tout le monde connaît et il existe un gouffre entre ces enseignants à la pointe du progrès (groupe dans lequel je me situe au niveau de l’enseignement universitaire, je pense) et le reste de la population des enseignants ! Comme le qualifiait mon interlocuteur, on trouve beaucoup de formateurs de formateurs, mais peu d' »élus » pour l’instant.

Ceci explique peut-être aussi le décalage dans les résultats de l’enquête dans les Landes, en ce qui concerne les enseignants et les enseignements. J’avais écrit en son temps que les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir… Seulement, comment l’avouer publiquement !

De plus, l’adhésion à un groupe n’est peut-être pas significative… J’en suis l’exemple type, même si je suis plusieurs regroupements d’enseignant, je n’accepte plus depuis longtemps de rejoindre une « unité » de ce type. Et cela, pas seulement dans le domaine de l’éducation (certain dans le Nord le savent dans d’autres domaines ;-). Ce n’est pas pour autant que je ne peux pas être une force de proposition ou de critique par ci ou par là…

D’ailleurs, c’était assez amusant de voir qui suivaient nos tweets… J’suis pas certains que c’était des enseignants. Loin de là vus les échos que j’ai eus. On trouvait des formateurs de formateurs, quelques parents, des anciens enseignants, des pro-am… mais peu voir pas d’enseignants « standard ».

Je ne pense pas que le C2I dans les IUFM transforme comme par magie cet état de fait…

Autre réflexion que je me faisais pendant ces journées à Ax les thermes… les tentatives de rencontres blog en Nord qui abordaient le sujet de l’éducation ont été des bides… et de là à penser que l’enseignant n’est pas concerné, il n’y a qu’un pas que je franchi allégrement. En réalité, non… Nous n’avons pas trouvé avec Blog en Nord le moyen d’impliquer l’enseignant dans cette démarche. Mais n’est-ce pas le même soucis à Ludovia ? Est ce que nous ne « volons » pas trop haut par rapport à ce public ? Est ce que leurs préoccupations au niveau numérique n’est pas ailleurs ?

D’ailleurs, cette implication dans l’emploi d’Internet à son revers. Je me demande si certains enseignants pensant bien faire demandent aux élèves des choses incongrues à faire sur Internet. Simplement dans le dessein de pouvoir dire : «j’ai fait ou j’ai utilisé Internet pendant mes cours !».

Le débat, hors conférence, sur les formations à l’outil ou à l’usage était d’ailleurs assez révélateur de cela. Pour moi, c’est un compromis avec les deux. Sans connaître l’outil, je ne peux pas en voir l’usage… et sans avoir d’idée sur l’usage, je ne peux pas savoir de quel outil j’ai besoin !

J’irais même plus loin (on me le reproche parfois car je diffuse dans Twitter beaucoup d’outils), il faut multiplier l’offre des outils, en présenter un maximum afin que l’enseignant trouve l’outil le plus adapté à l’usage qu’il veut en faire… En parallèle, il faut multiplier les présentations d’usage tout azimut… Les deux vont de pair et l’un ne va pas sans l’autre…

Quand je dois choisir un outil pour travailler dans un domaine, j’explore une multitude d’outils pour trouver celui qui me convient pour le type de travaux que je réalise. L’exemple typique dans mon cas est le MindMapping… où aucun outil n’est l’outil idéal, et donc, j’en emploie plusieurs.

Seulement, j’ai une très bonne connaissance de mon environnement informatique et d’Internet qui a été acquis au cours des années… Ainsi, lors des conférences sur les médias sociaux on me dit souvent que j’ai l’avantage de connaître « parfaitement » tous ces outils et donc de gagner du temps…

C’est identique dans d’autres secteurs. Je raconte souvent une expérience que j’avais menée à Sup Info Com… J’avais demandé à des étudiants combien de temps ils mettraient pour réaliser un travail spécifique sur Photoshop et de m’expliquer comment il procéderait. Résultat, j’avais deux réponses : quelques heures ou une semaine ! Question de connaissance de l’outil simplement ! C’est toujours vrai plus de dix ans plus tard.

et les familles…

Lors d’une conférence, Caroline lança : «on devrait créer un syndicat des parents !». Je glissais que j’avais déjà pensé créer un site où les parents pourraient s’exprimer sur le sujet de l’école ! C’est vrai… Pourtant, je ne l’ai jamais mis en place et ne le mettrai jamais en place.

Pourquoi, je ne créerai jamais ce site ? Pour deux raisons. La première, par manque de temps. C’est déjà une bonne excuse 🙂 Ce type de site demande une modération démoniaque… et quel est le juste milieu à obtenir pour une communication claire… je m’explique. J’ai l’impression que chaque parent vit le système éducatif différemment… Tout parent aimerait que son enfant soit éduqué selon ses principes…

Appartenant depuis 10 ans aux sphères des parents d’élèves, j’ai pu m’apercevoir de ces attentes différentes. Qui plus est, cela ne concerne principalement que les représentant des parents qui siègent dans les différentes assemblées…

Les points de vue et les attentes de ces représentants sont parfois complètement divergents (et je ne parle pas de point de vue de fédérations de parents d’élèves…) sur des sujets primordiaux. Certains sont adeptes de la nouvelle politique du « moins pire », d’autres visent l’excellence… sans parler des considérations dues aux orientations politiques, religieuses des uns et des autres, ou encore selon le cursus éducatif qu’ils ont suivi pour leur part. Bref, chacun voit midi à sa porte.

Et puis, second effet, révélateur également dans les différentes instances éducatives… il y a les parents non enseignants et les parents enseignants ! C’est là que l’affaire se corse… Jusqu’ici, j’ai eu l’impression que le corps professoral dans ces cas-là se ressoudait ! Nous, parents non enseignants (dans ces cas-là, je me considère comme non-enseignant 😉 avons devant nous souvent un bloc : enseignants de l’établissement et parents d’élèves enseignants. Si, si, j’vous assure, parfois, on m’a fait avaler des couleuvres comme cela ! Tiens, faudrait que les parents enseignants ne soient pas admis comme représentant des parents d’élèves 😉 (je précise, c’est pour rire !!!)

Donc, je veux bien créer un site pour que les parents puissent s’exprimer à plusieurs conditions : qu’ils soient du même avis que moi sur tout ce qui touche l’éducation… On ne serait pas nombreux, je vous rassure ! Et puis, si j’interdisais l’accès aux parents qui sont enseignants, il n’y aurait personne. Car le problème est également là ! Qui dans les parents se soucie de l’éducation de ses enfants concrètement ? Tous les parents ! C’est évident, non ? La réalité est tout autre !

Dans les instances auprès des établissements scolaires, heureusement que les parents enseignants sont présents pour représenter les parents, sinon, nous n’attendrions que rarement le nombre de représentants nécessaires.

Si je prends le sujet d’Internet… Ne parle t-on pas en général de démission des parents dans ce domaine ! Je persiste à dire que si la formation des jeunes est nécessaire, la formation des parents à leur rôle d’éducateur dans ce domaine l’est aussi ! Donc, pour moi, les chiffres annoncés dans l’étude sur les Landes n’ont rien de surprenant, ni d’effrayant…

Par contre, dans le cadre de Ludovia, j’aurais aimé trouvé un groupe de « vrais » parents (non-profs. quoi), intéressé par la thématique de l’éducation et des nouvelles technologies. Je serai curieux de connaître leur réaction… C’est certainement mon côté « web 2.0 » qui veut cela 😉

Donc, un groupe de parents, mais aussi un groupe d’enseignants non-spécialistes afin de pouvoir prendre le pouls de l’ensemble de ce mixage 😉

Le colloque scientifique

Quand je dis que Ludovia était riche, ce n’est pas une expression vaine… Ludovia depuis l’origine est organisé en parallèle avec un colloque scientifique. En parallèle semble le terme adéquat car je n’ai pas l’impression que beaucoup de monde passe d’un milieu à l’autre hormis lors des repas !

Pourtant, comme Mario (Le lieu en tant que capital de traces), j’ai été bluffé par Daniel Poitras, un historien, qui a relu Michel de Certeau dans le texte et qui réactualise cette lecture au travers du numérique ! Les traces de notre histoire sur net… Comme l’écrit Mario qui était mon voisin, réflexion à poursuivre…

Il était également question de traces lors de l’ouverture de ce colloque scientifique avec Alain Mille. Mais, cette fois, les traces que nous laissons pouvaient êtres retravaillés… afin de fournir un moyen d’échange d’information dans le but de formation, de mémorisation d’enchaînement de séquence… Une fois encore, la réflexion est à poursuivre…

Et Twitter dans tout cela

Fort de l’expérience lors de la conférence de Michelle, Philippe et Claude à Lille (rappelez vous mon compte-rendu simplement avec les twitters des personnes dans la salle), il me semblait naturel de faire la même chose à Ludovia…

Après avoir fixé avec Caroline le hashtag nécessaire #ludovia09, au fil du temps nous avons twitté pendant les interventions des uns et des autres. Mario évidemment nous a rejoint…

Très vite, quelques personnes ont relayé l’information comme quoi l’on pouvait suivre l’événement sur Twitter… et c’est avec un brin de fierté que l’on c’est retrouvé plusieurs jours dans les 5 hashtag du jour en français ! Je me demande d’ailleurs, à vous de me confirmer ou de m’infirmer, si ce ne serait pas le premier événement hors conférence Internet relayé pendant plusieurs jours par Twitter en France ?

Bref, au fil des jours, nous avions nos habitués… parfois même certains « râler » gentiment car nous n’alimentions pas de commentaires 🙂 Nos habitués ? Des « formateurs de formateurs », des pro-am…

Rares étaient les présents à Ludovia qui suivaient nos propos. Pourtant, ils étaient nombreux à utiliser un portable lors des conférences ! De notre côté, j’ai remarqué que plusieurs questions venaient directement de Twitter 🙂 Ah, je rêve d’une conférence avec les tweets en projections en arrière-plan 🙂

C’est ce soutien les jours précédents qui nous a donné l’idée d’ajouter les personnes de l’extérieur (de Twitter) à l’organisation de notre Barcamp. Mario raconte tellement bien le déroulement que je ne reviens pas sur le sujet et Florence (qui justement était de l’autre côté de la barrière) revient sur le sujet !


Autre satisfaction personnelle, j’suis content d’avoir « converti » François à Twitter pour ce genre d’événement. Seul, son droit de réserve l’a empêché d’utiliser en toute liberté cet outil auquel il était inscrit, mais qui restait sans usage ou presque jusque-là !

Attendons maintenant les photos de cette année (des images de notre soirée Barcamp sont déjà en ligne) et la prochaine version de Ludovia, en 2010… J’pense que je saurais me libérer si les organisateurs m’invitent à nouveau 😉

Ludovia 2009, j'y suis

Bon, je suis arrivé depuis hier à Ludovia, l’université d’été de l’e-Education et des Applications Multimédia Ludiques et Pédagogiques.

Bon, si vous voulez tout savoir ce qui se déroule à Ax les Thermes. Suivez #ludovia09, on vous raconte tout avec @cjouneau et dans quelques temps avec @MarioAsselin qui est est arrivé (il est en face de moi 🙂

Mise à jour le 27 : cela fait deux jours que le #ludovia09 est dans le top 5 des tags populaires français 😉 N’hésitez pas à venir nous rejoindre… Ce soir nous organisons un barcamp en relation avec Twitter ;-)))

que se passe t-il à Lille dans le Nord et sur Twitter ?

Vous l’avez certainement remarqué, parfois, Blog en Nord me permet d’avoir un laboratoire à porté de main…

Aussi, peut-être avez-vous noté ces derniers temps l’arrivée de @Tweetennord, un compte Twitter dédié au Nord. Vous pensez bien que je n’avais pas créé ce compte par hasard, simplement pour occuper le terrain ayant trouvé un z’oli nom !

C’est là que Blog en Nord devient mon labo 😉 En effet, suite à différentes discussions, je me suis rendu compte qu’il manquait deux choses dans la région !

  • Un vrai flux d’actualité « citoyen » (je n’aime pas le terme, mais je n’en trouve pas d’autre !)
  • Un calendrier des événements régionaux, petits et grands dans le domaine de l’informatique et de l’internet !

Reprenons chacun des points…

un flux d’information régional (Lille et le Nord) dont vous êtes acteur

Le flux d’actualité « citoyen », le flux d’actualité au sujet du Nord ! Oui, un canal de diffusion d’information simplement sur la région ! Avec l’arrivée des prochaines élections, de la nouvelle télévision régionale, etc. il pourrait nous être utile 😉 Donc, tous sur le twit des gens du Nord 🙂

Vous diffusez certainement des informations qui concernent la région… Il suffit d’effectuer une recherche dans Twitter au sujet de Lille pour s’en apercevoir. Seulement, pour l’instant, l’info est disparaître… On en trouve à la fois partout et nulle part ! Sans parler du bruit.

Dans un premier temps, j’ajoute ce week-end quelques flux RSS de personnes ou de structures présentent dans Twitter sur le compte @tweetennord ! Si vous aussi vous mettez dans votre twitter que des informations locales ou régionales, vous êtes le bienvenu. Attention, je n’ai pas dit que j’ajoutai les Twitter publicitaires 🙂 Pour information, j’utilise Flock O Tweets, une solution basée sur les pipes de Yahoo 🙂

Mais, parfois, vous souhaiteriez porter à la connaissance de tous une « révélation » concernant la région… Je ne parle pas de l’annonce d’un événement (voir seconde partie) mais quelque chose d’autre : un billet qui vous semble intéressant, un accident de voiture, le métro en panne… Malheureusement, votre flux habituel est éloigné de cette problématique, mais vous êtes de Lille ou du Nord de la France et vous aimeriez bien avertir toutes les personnes de la région ! Et bien désormais la solution existe, elle s’appelle @tweetennord.

Comment pouvez-vous faire ? C’est relativement simple. Dans un premier temps, vous m’envoyez votre adresse de courrier électronique et votre nom ou pseudo (un p’tit mot en même temps ne mange pas de pain, surtout pour m’expliquer que vous êtes bien du Nord si je ne vous connais pas :-). Hootsuite vous envoie un mot de passe ! Connectez vous au site, vous êtes éditeur du Twitter des gens du Nord ou pour la plupart le tweetch’ti ;-). Éventuellement, vous pouvez ajouter vos autres comptes 🙂 Facile, non ?

Pour les anonymes, ceux qui veulent simplement suivre le fil de discussion, soit vous suivez le compte @Tweetennord, soit récupérer un flux RSS

Vos événements informatiques et internet dans la région du Nord

Bon, je vous ai promis un agenda des événements… En effet, régulièrement, je tente de vous informer d’événements qui se déroulent dans la région dans Blog en Nord… Seulement, la région ne se limite pas à Lille et sa communauté urbaine 🙂

Donc, une fois encore, j’ai besoin de vous. Vous de la grande région Nord, celle qui s’étend à l’Aisne, le Pas de Calais, Le nord, Somme, et à travers la frontière jusque Charleroi 😉 et donc, habitants de Lille, Roubaix, Tourcoing, Lens, Arras, Calais, Boulogne, Laon, Saint-Quentin, Amiens, Mons… n’hésitez pas, j’ai mis un outil en place 🙂

Je dois l’avouer cet outil n’est pas nouveau 🙁 Il s’agit de upcoming (Yahoo). L’Upcoming Blog en Nord est en place depuis quelques mois, mais je n’avais pas encore eu le temps ou l’opportunité de vous le présenter :-).

Comment cela fonctionne ?

Vous voulez consulter l’agenda pour mettre en place un nouvel événement, simplement voir ce qui va se passer dans la région ces prochains mois ? Un passage sur upcoming Blog en Nord devrait suffire ! Cela n’empêche pas de s’organiser comme avant pour certains (n’est-ce pas Nicolas 😉

Maintenant, vous organisez un événement et vous souhaitez indiquer la date, le lieu, l’heure…, vous devez commencer par rejoindre le groupe de l‘agenda Blog en Nord puis trouver dans la barre de menu +add a event. Attention, n’oubliez pas de rattacher l’événement au calendrier Blog en Nord (partie droite de l’écran après validation).

Vous pouvez inviter vos amis et même tenir à jour les inscrits pour vos événements 🙂 Amis et inscrits ne sont pas obligatoirement membres du groupe !

Le fil RSS de Upcoming Blog en Nord est intégré à deux comptes twitter : @blogennord et @tweetennord. Vous pouvez également récupérer ce calendrier dans iCal, Google Calendar…

Je comptes sur vous

Maintenant, il ne reste plus que ces outils vivent ! Et encore une fois j’ai besoin de vous… Faites savoir autour de vous qu’il existe un compte twitter spécifique à la région Nord – Pas-de-Calais et de Lille ainsi qu’un agenda des événements informatique et internet.

L'autodidacte atypique remercie Archimag et Isabelle Giordano

couverture Archimage 223Archimag, la revue bien connue dans le monde de l’information, des documentaliste… sous-titrée stratégie et ressources de la mémoire et du savoir, commence son tour de France des TIC (Technologie de l’Information et de la Communication) et des SIC (Sciences de l’Information et de la communication), par le Nord de la France. Pour commencer donc, un excellent dossier (puisque je suis dedans ainsi que Blog en Nord 😉 spécial sur le Nord-Pas-de-Calais dans le numéro d’avril. Le titre du dossier Nord-Pas-de-Calais : le filon du numérique.

Ce tableau est complété par six acteurs de la région !

  • Inria Nord-Europe : la recherche au service de l’innovation
  • Eric Delcroix : un peu de convivialité dans ce web 2.0 de brutes
  • UFR Idist, Lille 3 : un des trois principaux pôles de compétences en infodoc
  • Philippe Domino : l’IE ne perd pas le Nord
  • Roubaix conserve la mémoire du monde du travail
  • Digiport favorise les projets numériques des entreprises

Mais, oh surprise, je suis en couverture du numéro… Pour le coup, c’est une première 😉 Pour les amateurs d’informations complémentaires, je partage ce bandeau supérieur avec Marie Desprès-Lonnet, la directrice de l’UFR où je suis maitre de conf. associé : l’UFR Idist de Lille 3 (oups, notre site à quelques problèmes techniques suite à des soucis de tentatives de piratage) et Philippe Domino (ancien directeur de l’Arist Nord-Pas-de-Calais (agence régionale d’information stratégique et technologique, actuellement directeur du département du développement des entreprises de la CRCI).

Pour compléter l’opération Archimag en région, en partenariat avec le Groupe serda, à l’occasion des Nord IT-Days au pôle Euratechnologies de Lille, une table-ronde, l’impact des TICs sur les métiers de l’information : veille, moteurs de recherche et collaboratif, dématérialisation et l’infodoc 2.0 aura lieu le 16 avril 2009 de 13h00 à 14h00 autour de :

  • Michel Remize, rédacteur en chef d’Archimag
  • Anne Bouget, chargée des études de marché de serdaLAB
  • Michel Thomas, consultant expert de serda Maîtrise
  • Louise Guerre, Présidente du Groupe serda-

Isabelle Giordano parle de Facebook, on s’y retrouve !

Comme un bonheur n’arrive jamais seul, Isabelle Giordano, actuelle animatrice de Service public sur France Inter (ex. madame Cinéma de Canal+:-) dans la rubrique Je vous conseille du journal Version Fémina, parle avec beaucoup de bien de notre (Alban Martin et moi) livre : Facebook, on s’y retrouve ! et le recommande 🙂
Allez tous dans le Version Fémina n°365 du 28 mars ou pour les utilisateur de Facebook, dans notre groupe Facebook, on s’y retrouve 🙂

Juste quelques corrections 😉 Contrairement à ce que dit Isabelle Giordano, je ne suis pas fou du net (Alban, c’est de toi qu’elle devait parler ;-), et il y a bien longtemps que j’ai quitté les bancs de mon école supérieure de commerce 🙂

Bon, il ne me reste plus qu’à attendre les prochains passages 😉 Télé 7 Jours (oui, oui, Monsieur), Le Journal des Entreprises (normalement pour la parution d’avril mais je n’ai pas encore reçu d’exemplaires), etc.

Geeks et blogueurs se rencontrent à Lille le 28 mars

bâtiments EuratechnologiesJ’avais lancé un appel dans Blog en Nord : 28 mars – Lille – geek – blogueur – Help car pour les portes ouvertes au grand public d’Euratechnologies, une session spéciale geeks – blogueurs, genre Barcamp, est organisé (certain l’on même qualifiée de session de présentation d’entrepreneurs influenceurs dans le domaine des TIC…)

Comme le dirait Yann (il ne peut pas intervenir, c’est le grand coordinateur 😉 : «Cet événement sera l’occasion pour tous de découvrir le lieu, ainsi que des innovations technologiques, des oeuvres d’arts numériques… mais aussi l’opportunité de rencontrer quelques acteurs du web régionaux qui vous feront découvrir leur passion à travers leur blog, leur site, leur projet !» J’ai l’impression de l’interviewé 😉

Voici les premiers inscrits (au passage, je remarque qu’un certains nombre de inscrits ont ou devaient participer au TIC CHTI et que tous sont du Nord 😉 :

la salle prestigeJ’suis certains que d’autres seront présents, mais cela reste une surprise (n’est ce pas Yann ?) puisque les personnes qui le souhaitent, pourront s’exprimer sur leurs blogs, sites ou partager leur passion 🙂

Vous voulez nous rejoindre ? Ce n’est pas difficile 🙂 Euratechnologies – salle Prestige – bâtiment Le Blan–Lafont au 165 avenue de Bretagne à Lille entre 16h et 18h. Toutefois, attention, le nombre de place est limité 🙁 Donc, inscrivez-vous d’urgence 😉

D’autres animations seront proposées de 10h à 18h :

  • Un plateau télé où se déroulera 4 fois dans la journée une émission de présentation / démonstration de nouvelles technologies appliquées à nos usages quotidiens.
  • La découverte en avant-première d’une navette fluviale électrique mise à disposition par Transpole qui circulera sur la Deûle ce jour là au départ du quai Hegel
  • Des « stands » permanents de présentation et d’animations technologiques (visite virtuelle interactive du site, Segway, présentation interactive historique du quartier des bois blancs etc.) animés par des partenaires de l’événement
  • La Ville de Lille propose de découvrir, dans le cadre du programme “Lille, Ville d’Arts du Futur” et en collaboration avec SORELI, DigiPort et Awak’it, deux œuvres d’arts numériques.
  • Une diffusion toutes les heures du film en stéréoscopie « Land » d’Ulf Langheinrich dans l’auditorium : Voyage en quatre dimensions dans l’univers d’Ulf Langheinrich, Land invite à parcourir des mondes inimaginables, comme si l’on assistait a la naissance d’un nouvel univers. A l’aide de lunettes 3D, Land est une expérience à vivre !
  • La présentation de « Sur-Nature », de Miguel Chevalier (un jardin féérique de plantes et de fleurs virtuelles qui poussent en temps réel, se courbant et ondulant au gré des déambulations du public devant l’œuvre. Elles symbolisent le rapprochement de l’Homme et de la Nature.
  • Un showroom technologique dont la vocation sera de proposer les démonstrations de nos partenaires régionaux et nationaux, de montrer par l’usage, d’afficher le savoir-faire local en matière de création virtuelle, de nouveaux concepts web, etc.

Dernier détails, quelques milliers de personnes sont attendus et dans Twitter, le tag #euratechnologie a déjà été mis en place 🙂

TIC en entreprise au travers d'Internet et d'Intranet

Hier, j’avais été invité par les étudiants du Master GIDE de l’UFR IDIST de Lille 3 à introduire leur journée Égide 2009 intitulée : Intranet : l’entreprise tisse sa toile…

Première réaction à cette journée où les interventions se sont enchaînées les unes aux autres de manière très rapide. Devinez la question qui m’a été posé par des personnes du public ? L’identité numérique dans tout cela 😉 Comme quoi, même dans les intranets, cette notion d’identité numérique apparaît. Il faut reconnaître que nous étions presque tous de fervents défenseurs du web 2 (social media) et même pour certain du web 3.

J’attends avec impatience la mise en ligne des vidéos des interventions des uns et des autres, ainsi que des photos (n’est-ce pas Émilie… et sans perte de carte cette fois ;-).

Un regret… qui n’est pas propre à cette journée, mais plutôt une remarque globale sur ce genre d’événement entièrement gratuit (c’est le cas aussi pour les rencontres Blog en Nord, pour la journée Idemmatic… !), l’absence de public ! Manque de communication ? Peut-être.

Manque de soutien des structures régionales (je ne pense pas… puisque les informations sur Blog en Nord sont par exemple relayé par ces organismes)… Dispersion et multiplication des organisateurs sans coordination entre eux ? Ce que nous essayons de faire avec Blog en Nord comme lors de la soirée chtwestival pour laquelle nous avons annulé un apéro ou le positionnement de la date des mercredi du web analytics (Nous avons discuté plusieurs fois avec Nicolas pour le positionner au mieux en fonction des autres événements locaux). N’y a-t-il pas trop d’événements de ce type ? trop de sollicitations ? etc.

Je me pose également toujours la question du prix psychologique. Est ce que le public de province ne se dit pas : «c’est un événement gratuit, je préfére une formation payante !» sous entendu ce sont des seconds couteaux qui viennent ou si un invité de « marque » répond présent : «oui, mais il en fait plus lors des formations» 🙁 Est ce que ce type de rencontre aurait un prix ? Faudrait-il faire payer l’entrée ? J’ai eu plusieurs appels concernant la journée Idemmatic et les personnes semblaient surprise que c’était gratuit !

Enfin, combien attendons nous de personnes pour une rencontre de ce type. Lorsque je vois certaines vidéos de conférences, j’aperçois dans la salle une dizaine, allez une vingtaine de participants… On me dit (dans le texte qui présente ou accompagne cette conférence) que c’était un succès ! Pas pour moi.

50 personnes, 70, 100, 150… Les chiffres me semblent déjà plus corrects. Encore faut-il connaître le nombre d’étudiants qui participent à l’événement pour être réellement honnête. Si 80 personnes sont présentes dans une salle mais que 60 d’entre elles sont des étudiants… cela ne fait en réalité que 20 « participants » (cela ne retire en rien la qualité des conférences auprès des étudiants). Mais, difficile selon moi de parler de succès. Il y a aussi les bluffeurs… ceux qui annoncent des chiffres pour le chiffre.

Bref, vous l’avez compris, je trouvais que cela manquait de monde… Une cinquantaine de personnes, je pense, étaient présentes.

Ah, oui, j’écrivais ce billet simplement pour mettre en ligne la carte heuristique que j’avais préparé comme support de ma conférence et que j’ai eu tant de mal à lire. D’ailleurs, je vous conseille de télécharger le fichier PDF depuis SlideShare 🙂 La voici brut de décoffrage. La carte réalisée avec Mindnode sera plus compréhensible dès que la vidéo de mon intervention sera en ligne 🙂

Chronique éducative vue par un papa : la situation à la Toussaint

Pour commencer, quelque réaction suite à la diffusion des épisodes précédents. Tout d’abord Thierry Klein avec son «Des “TICE” vues comme symptôme de la perte du capital scolaire» et également la série de billets de François sur Le B2I® Ecole : Retour d’expérience en trois parties (ici, là et là). François est bien placé pour en parler lui qui depuis 2002 propose ses services en interventions périscolaires et pour l’encadrement du B2I. Je vous invite à réagir à ses propos 🙂

L’enseignement musical… y’a du conflit dans l’air !

Revenons à ma chronique a proprement parlé. L’aventure de cours de musique continue.

Il y a un mois maintenant ma fille est rentrée du collège avec deux flûtes ! Ma vieille flûte en bois (celle que j’avais moi-même au collège) dont elle fait l’usage en cours depuis ces années de primaire et une flûte neuve en plastique rose translucide.

Surpris, je lui demande la raison de la présence de ce second instrument. Elle me répond que son professeur lui a demandé s’il était possible de changer d’instrument car la flûte en bois fait un mauvais son (elle sonne mal soi-disant) ! J’en reste ébahi car même avec mon oreille déplorable, le son de cette flûte ne peut être mis en cause. Je questionne donc la gente demoiselle.

J’apprends que l’enseignant lors du premier cours avait ronchonné car plusieurs élèves possédaient déjà leur instrument (je pense qu’elle se retrouve avec un stock de flûte à écouler).

J’aurai dû me méfier lorsqu’elle avait demandé lors du premier cours à ma fille de rapporter le doigtier de la flûte ! (La raison évoquée par l’enseignant à l’époque était que les doigtiers des flûtes avaient changé dans le temps et qu’elle ne connaissait pas le doigtier de Ma flûte… Deux petite précision, cette personne doit être proche de la quarantaine et je sais jouer sur une flute de l’époque et celles d’aujourdh’ui sans aucun problème, mais je ne suis pas prof. de musique 🙁

Bref, autre détail important, comme elle ne connaît notre niveau social, l’enseignant précisa même que nous pouvions payer le morceau de plastique (6 euro) en deux fois, trois fois… ! L’intention est sympathique. Merci. C’est vrai que six euro pour notre budget n’est pas rédhibitoire mais je pense que ce n’est pas le cas de tous les parents !

De mon côté, j’ai mis un mot dans le cahier de correspondance, réclamant à l’enseignant de m’expliquer les raisons pour lesquelles mon enfant devait changer son instrument et je donnais les six euro (paiement en une fois donc) pour le cours suivant.

L’histoire évidemment ne s’arrête pas là ! Lors de la présentation du cahier de correspondance, l’enseignant dit : «j’suis d’accord de le remplir mais il y a un p’tit problème, car je vais devoir remplir une page entière du cahier ! Je vais téléphoner à tes parents si j’ai le temps pour leur expliquer.» Je n’aime pas ce type de réaction. Après, je sens que l’on va me reprocher encore de ne pas en avoir parlé avant avec l’enseignant !

La semaine suivante, l’enseignant demande à l’enfant en dehors des cours : «Est ce que c’est grave si je ne téléphone pas à tes parents ?». Ma fille ne sachant pas trop quoi lui répondre, dit : «Non, ce n’est pas grave 🙁 La réponse d’un sixième était évidente. Comment pouvait-elle dire que c’était grave !

Cette semaine c’était le premier rendez-vous avec les enseignants, vous savez la soirée où tout le monde attend de passer devant les profs pour savoir comme se déroule la scolarité de ses enfants.

J’avais décidé de mon côté de boycotter cette personne qui ne souhaite pas me répondre ! J’avais une excuse en plomb. Le même soir, aux mêmes horaires, dans l’école de la plus petite, il y avait un conseil d’école (je suis parent élu :-). Nous étions deux parents dans le même cas c’est-à-dire à devoir abréger la consultation des enseignants du collège pour participer à l’autre réunion !

Ce serait bien si l’éducation nationale tentait d’harmoniser les réunions des différents établissements afin que les diverses réunions ne soient pas en simultané afin que l’on ne puisse pas reprocher aux parents de ne pas participer 😉

Mais revenons à notre ami des arts musicaux. Donc, un mois plus tard, je ne connais toujours pas la raison de ce changement de flûte ! En plus, ma fille a oublié de lui dire aujourd’hui que contrairement à ce qu’elle avait dit, pour moi, il est important de savoir pourquoi elle devait changer de flûte !

Pour votre information, le CD de la chanson demandée n’est toujours pas arrivé 😉 Petit rappel, l’enseignant a donné une chanson à apprendre mais ne possède pas le disque de la chanson !

En effet, depuis le dernier billet, j’ai téléchargé la chanson 🙁 et j’ai mis le MP3 sur un CD. Seulement, le CD ne fonctionnait sur le matériel de l’enseignant en classe et chez elle ! Sur d’anciens lecteurs de CD effectivement, il ne fonctionne pas ! Bref, du temps passé, un CD de perdu… Je n’ai pas été le seul à chercher… D’autres élèves de la classe ont effectué des recherches sur YouTube… Ce sont les enfants qui ont fait le boulot de l’enseignant maintenant.

Ah une information de dernière minute. Une amie de ma fille aurait (attention conditionnel) reçu de l’argent (les 1 ou 2 euro promis ?). Les petits entendront peut-être la chanson dans sa version originale après les vacances de la Toussaint ?

Tiens, faudrait aussi que je vérifie que le CD n’est pas disponible dans une bibliothèque du coin !

Dernière remarque, l’enseignant à découvert la version du texte imprimé que j’avais fourni à ma fille. «Il est super ton texte, je voudrais bien le même !» Je lui ai fourni aujourd’hui l’adresse d’un site (ils sont nombreux) où le texte de chanson est disponible. Ma fille ajoute d’un ton déçu : «Je crois qu’elle ne se souvenait plus quand je lui ai donné le papier». En moi-même, je me dis : «Bien sûr, je n’ai pas fait une photocopie du texte pour l’ensemble des élèves !»

J’en reste là pour la partie musicale mais la marmite bout !

Et la classe pupitre !

Passons maintenant à la classe pupitre car nos têtes blondes ont été en classe pupitre et ce que je redoutais est arrivé !

Lors de leur premier passage en classe pupitre (avec l’enseignant de Français qui semble vouloir utiliser régulièrement la salle, un bon point pour elle), ce fut assez folklorique.

Voici en détail le déroulement de l’heure de cours. Après être entré dans la salle, l’enseignant ne savait pas comment allumer l’électricité de la salle. Une collègue est venue donner une explication, mais visiblement un autre problème existait ! Les deux enseignants firent donc appel à un troisième professeur (le responsable de la salle ?) qui était en cours avec des élèves.

L’enseignant qui était venu en aide au premier surveilla les élèves du troisième pendant que celui-ci tentait de résoudre la panne. Il ne réussit pas davantage. On fit donc appel à un technicien du collège qui «mit du courant dans la salle». Cette perturbation dura une demi-heure sur l’heure de temps prévu. L’autre demi-heure fut consacrée à expliquer le réseau et le dossier privé des élèves.

Depuis, les jeunes ont fréquenté à plusieurs reprise depuis deux semaine la classe pupitre avec les enseignants de mathématique (une fois) et de français (pour saisir un conte).

Aujourd’hui, nouveau problème. Cinq ordinateurs étaient en panne à l’arrivée des élèves. Donc, on fit appel au « responsable de la salle » qui était en cours et qui ne pouvait pas venir. La quête d’un autre enseignant « responsable de la salle » lui aussi (je ne sais pas qui est (sont) le(s) responsable(s) en fait) se termina par un échec. Il était en dehors de l’établissement, ayant terminé ses cours.

En conclusion, ceux qui avaient leur ordinateur en panne durent rejoindre un camarade de classe et regarder ce que faisait ce camarade !

Les outils maison, dont du mindmapping

Pendant la rencontre enseignants-parent, j’ai expliqué à l’enseignant d’Allemand que je fais utiliser Genius (un logiciel sur Mac) pour l’apprentissage des mots, etc. Ma fille commence à utiliser seule le logiciel y compris pour la saisie des mots !

À plusieurs enseignants, j’ai expliqué que nous réalisions désormais des cartes euristiques des leçons avec les filles.

J’ai choisi la version gratuite de MindNode qui est très simple d’emploi et qui met des couleurs automatiquement ;-)… Voici quelques exemples de cartes euristiques (en pdf) que nous avons créés soit avec la plus grande ou la plus petite (elle en réclame elle aussi maintenant) :

L'innovation des TIC à Lille et dans le Nord-Pas de Calais

Depuis 2002, la métropole Lilloise et le Nord-Pas de Calais possède son observatoire des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) : l’Observ@toire, l’analyse des TIC de Lille Métropole et du Nord-Pas de Calais. Il faut dire que les TIC représentent plus de 2 000 établissements et de 20 000 emplois sur la région de Lille.

Dommage qu’aucune alerte ne semble permettre de récupérer les numéros à leur sortie (il parait deux fois par an en juin et décembre) ! Sur le site de Digiport, il est possible de retrouver les anciens numéros en pdf… Enfin, pas tous, car le n° 10 est curieusement absent !

Depuis cette page, l’onglet Observatoire conjoncturel des TIC, sous entendu du Nord – Pas de Calais) qui promet de mieux connaitre la conjoncture régionale de votre entreprise TIC ou le lien qui permet d’adhérez gratuitement à l’Observatoire Régional des TIC Digiport, il est possible d’adhérer à l’Observatoire ! En réalité, rien de tout cela. Si «l’adhésion est gratuite, votre seul engagement consiste à nous renvoyer dans les meilleurs délais les questionnaires d’enquête» (sic). Pour moi, ce n’est pas une adhésion mais une participation !

Surprise également à la lecture de cette page, le point 4 me fait sursauter… je vous le livre en indiquant en gras :
«Chaque fin de trimestre (mars, juin, septembre, décembre), vous recevrez par télécopie (ou par voie postale si vous ne possédez pas de fax), un questionnaire d’enquête qui concernera votre entreprise.
Vous aurez à nous le retourner (par télécopie ou par courrier si vous ne possédez pas de fax) dès que vous l’aurez rempli. Ce questionnaire comportera uniquement votre numéro d’adhérent et non vos identité et adresse réelles, ce qui garantit l’anonymat et la confidentialité de l’opération.
Dès que le traitement des réponses est effectué, un bulletin d’information vous sera envoyé. Ce document présentera les résultats des réponses à chaque question pour l’ensemble des activités et par activité.»

Cet organe spécialiste des NTIC ne propose pas de mode de communication par Internet ! un comble, non pour un observatoire des TIC ?

Je suis curieux de voir si l’univers Netvibes de la CCI de Lille, oups, Grand-Lille mis en ligne fin juillet contient dans l’un de ses vingt onglets une trace de l’Observ@toire ! (mes félicitations pour cette initiative :-).

Au passage, voici les onglets proposés :

  • Actions CCI Grand Lille,
  • Actualités / Agenda en Région,
  • Pôles de compétitivité,
  • Presse régionale,
  • Presse nationale,
  • Presse web,
  • Sources gouvernementales,
  • Europe, International,
  • Propriété industrielle et droit,
  • Financement,
  • Management de l’innovation,
  • Outils pour innover,
  • Stratégie & innovation,
  • Marketing & innovation,
  • Tendances & prospective,
  • Eco-innovation,
  • Réseaux,
  • Univers et blogs d’intérêt.

Même s’il a été peu visité (quel est l’intérêt de mettre un compteur sur une page Netvibes avec un résultat aussi ridicule, moins de 1 000 visiteurs aujourd’hui), je n’ai pas trouvé trace de l’Observatoire ! Est ce à dire que l’Observ@toire, l’analyse des TIC de Lille Métropole et du Nord-Pas de Calais et donc la filière TIC n’appartient pas à la sphère de l’innovation ? Oui, j’ai oublié de vous dire l’univers Netvibes de la CCI Grand Lille a pour titre, Innosphère : votre univers Innovation CCI Grand Lille et que la CCI Grand Lille est partenaire de l’Observ@toire !

Si cela continue, je vais penser que l’un des endroits sur la métropole Lilloise où vous pouvez découvrir les vrais innovateurs dans le monde des TIC se sont encore les apéros Blog en Nord – référenceurs…. Le prochain, avec une soixantaine d’inscrits se déroule demain vendredi… Gratuit, allez vite vous y inscrire vous aussi 😉