Adieux les blogrolls… Mybloglog et Ziki sont là mais pas sans dangers

Vers la mi décembre j’écrivais dans un commentaire à un billet de David Castera : Les services communautaires online ont-ils un avenir ? «j’ai hésité moi aussi avant de tester Mybloglog et Ziki, cela fait peu de temps que je suis inscrit à ces services…
Et j’ai déjà désactivé l’affichage de Mybloglog sur les Zed (par contre, je continue de tester sur blog en nord). Ziki ne semble pas m’apporter grand chose au jour le jour…
Par contre, j’ai l’impression que ces services génèrent une nouvelle sorte de spam… On est le copain du copain donc j’peux laisser un commentaire afin d’espérer obtenir un lien de plus dans mon référencement sur les moteurs…»

Trois mois plus tard, je reste toujours autant septique, sinon plus. Et ce, d’autant plus, que l’on vante partout ces deux sites comme des fleurons du web 2.0 (Le rachat de Mybloglog par yahoo ne change selon moi rien à l’affaire).

Même s’il est vrai que Mybloglog et Ziki n’ont rien en commun (ou presque), on les retrouve fréquemment associés. D’ailleurs au fil du temps, ils se rapprochent (Mybloglog jouant sur les plate-bandes de ziki). Mais une petite présentation des deux services s’impose.

Myblogblog

Mybloglog est considéré par beaucoup comme un outil de mesure de la fréquentation de son (ses) blogs 🙁 Pourtant les statistiques obtenus sont maigrichonnes. Au passage, l’écart du nombre de visites fournis par Mybloglog par rapport à feedburners par exemple est impressionnant… 5 à 6 fois moindres :-((

Dans un premier temps inscrivez vos blogs ou tels blogs (sites) «références» auxquels vous n’avez pas accès au code sources même s’il est indiqué que ce sont les sites ou blogs dont vous êtes l’auteur sur les pages de membres (en page d’accueil, il est dit «vos sites favoris». Donc, en réalité, nul besoin d’être bloggeur… Le quidam peut s’inscrire.

Le but du jeu consiste outre à présenter votre (vos) blog(s) dans l’espoir de fonder une communauté (humm, on sait ce que je pense des communautés autour des blogs), mais l’ami de celui qui vient voir votre fiche ou éventuellement de celui qui a visité votre site, après un détour par son profil, pour apparaître à côté du beau monde. Certaines personnes s’en sont fait une spécialité… y compris en laissant un commentaire… communauté oblige :-))

Plus grave, même si beaucoup d’adeptes le minimise, Mybloglog vous suit à la trace… Un cookies inscrit l’ensemble des sites où vous vous promenez… même si vous avez l’impression de ne pas être pisté 🙁 La preuve, vous qui lisez ce billet, trop tard, je sais que vous êtes passé. Pourtant, rien ne l’indique dans le site… Dangereux, non ? Depuis décembre, je sais qui passe sur ce site… les visiteurs ne le savent pas !

Par curiosité, j’ai tapé le mot « sexe » sans e dans le moteur de recherche de Mybloglog. Il y 200 sites qui répondent à ce tag… J’ai choisi quelques blogs ou sites français. Et bien, devinez quoi ! Pas de trace de Mybloglog à l’écran. Idem peut-être pour des sites politiques, religieux… Que fait la CNIL ?

Prenons un scénario catastrophe. Un jeune diplômé trouve un emploi… Admettons que le responsable des Ressources Humaines de l’entreprise possède des sites orientés dans tel ou tel domaine, que la présence du postulant sur ces sites « négatifs » soit fréquente. Que croyez vous qu’il arrive ? Vous ne pensez pas avoir déjà laissé suffisamment de traces comme cela ? Forum non protégées, mise en ligne de photos de soirées entre copains, blog « délire »…

Nous sommes tous en train de nous effrayer de l’omniprésence de Google et de tout ce qu’il peut connaître de nous… mais Yahoo qui a racheté Mybloglog rappelons le, dans son genre n’est pas mal non plus.

Ce n’est pas la possibilité de cacher sa présence quand on ne veux pas se faire remarquer sur les site que l’ont visite qui y changera quelque chose. Qui connaît cette manip et qui l’utilise lorsqu’il navigue ?

Autre sources de stupeur, la facilité apparente avec laquelle on peut tricher sur mybloglog et la (les) vagues de spam engendré ici et là

Ziki

Ziki permet de centraliser en une seule page tout ce qui me concerne flux RSS, vos photos issues de flickr, vos liens liens de.icio.us, vos liens vers d’autres services sociaux, vos autres profils et d’ajouter des personnes à son réseaux (sa communauté) (en général celles qui ont visité votre profil ou par les les tags utilisés pour se décrire) et surtout Ziki sponsorise gratuitement votre nom sur Google, Yahoo et MSN. La mise en avant sur la page d’accueil de Ziki est réservé à ceux qui ont fourni une photo, pas de caricature, une photo 🙁

Ceux que je lis sur Ziki ici ou là ne m’inspire pas confiance… par exemple, chez Lilyprune : «L’idée est tant novatrice que géniale : faire en sorte que l’on soit visible! Avec Ziki, les principales informations d’une personne sont à une portée de clic. Terminées les contraintes de référencement, une seule inscription permet désormais à tout un chacun de mettre ses informations à disposition sur la toile.»
Si j’en crois mes retours et les visites issus de ce site, je vais encore pendant longtemps soigner mon référencement sur Google pour ma part.

Dans un échange de courrier électronique avec jean-François Ruiz, Directeur Général de Ziki France, je lui disais que je préférais Ziki aux systèmes genre Viaduc (pardon Viadeo) et consorts, ce qui est vrai. À l’époque, je lui écrivais dans le même courrier au sujet de la voix du savoir : «Mais je n’arrive pas à savoir ce qui me gêne… Y’a quelque chose, mais quoi ?». Cette réflexion c’est vite projeté également sur Ziki.

J’ai cherché ce qui me chagrinait et j’ai trouvé… enfin, je pense.
Les sites de rencontre sous forme de réseau social nous donnent l’explication. Moins connu (enfin presque, y’a peu d’articles sur eux surtout), j’ai découvert Amiz (1 995 389 membres d’annoncés) et je me me suis inscrit. Une centaine d’amis (il suffit juste de demander à devenir ami, et les amis commun facilitent l’acceptation des amis) donc une centaine d’amis obtenu en quelques jours… La plupart sont toujours inscrits comme amis chez moi (je le suis chez eux) alors que nous n’avons jamais échangé le moindre courrier ! Seulement la lecture d’un descriptif et éventuellement quelques photos. On y trouve également des groupes… ce qui facilite évidemment les liens 🙂

Les mêmes principes quasiment que ceux de Ziki, le référencement, les tags et le « professionnalisme » des membres en moins… Juste sur des individus qui souhaitent rencontrer des personnes pour des loisirs dirons nous sur Amiz. Par contre, je n’arrive pas premier en lien commercial sur Google 😉

Et, c’est concernant les membres que le problème se corse. Je suis rapidement surpris par la qualité des images. Soit je n’y connais rien en photo, soit les français ont fait des progrès extraordinaire dans le prise de vue grâce aux appareils photo numériques (je ne parle pas des qualités techniques), soit… euh, soit les photos ne sont pas les photos des «amateurs» qui se présentent. Reste une question à élucider. Qui met ces photos en ligne ? amiz ou les membres ? J’ai mon idée…
Au passage, quel est la limite d’âge inférieure sur ce site et quels sont les moyens de protections mis en place pour les mineurs ? Il n’y a rien de porno, mais je ne crois pas que toutes les images et l’ensemble des textes soient adaptés à tous les âges !

On retrouve le même système, photo compris sur un autre réseau social belge du même genre…

Jean-François, ce qui me chagrinait… le danger de la superficialité des individus… L’amis de mon amis est mon ami ! Non, je ne crois pas… En plus quand je lis sur votre blog comment Patrick Chassany (le créateur de Ziki) définit Ziki : «Ziki met en relation des personnes, des sociétés et des groupes par rapport à ce qu’elles sont, ce qu’elles aiment et ce qu’elles recherchent». Si je remplace Ziki par Amiz, cela pourrait donner :«Amiz met en relation des personnes et des groupes par rapport à ce qu’elles sont, ce qu’elles aiment et ce qu’elles recherchent»… Cherchez l’erreur.

Nous avons 4 ans « d’échanges » pour certains au sein de Rézoting pour arriver à faire du web 2 sans le dire… faire du vrai réseau social ! Et, ce n’était pas seulement en affichant nos compétences, nos savoir… mais en dialoguant régulièrement de manière asynchrone 😉

Mybloglog et Ziki ont quand même des avantages

Je suis loin de l’engouement d’Henri Kaufman, pour ne citer que lui, mais on ne peut retirer l’aspect découverte de ces outils. Ils m’ont permis de mettre un visage parfois sur certains visiteurs… et je dois l’avouer j’ai découvert quelques blogs intégrés depuis dans mon lecteurs de fils Rss.

Mais, je ne peux que désavouer Jean-François Ruiz, lorsqu’il dit en commentaire d’un billet de C. Deniaud :«Mybloglog aide les bloggers à mieux connaître leur audience». Cela aurait plutôt tendance à me faire hérisser le poil (de barbe).

Avouez le. Comme moi, vous avez plongez dans le système simplement pour voir la tête de vos visiteurs… Le reste, c’est du bonus ! Quand vous lisez le journal, vous regarder bien les images pour voir si l’une de vos connaissances ne s’y trouve pas, non ? C’est pareil sur le web grâce à Mybloglog et à Ziki… c’est pour cela que je reste inscrit, mais caché, sauf pour Blog en nord, où distance oblige les visiteurs peuvent se croiser dans la rue 😉

Ah, grave erreur… J’ai oublié de vous donner mes profils Mybloglog et Zki

une affaire de spécialistes web

À plusieurs occasions, j’ai déjà mentionné Rézoting ou les résoteurs 🙂

Avec le fil du temps les contacts se sont noués… Régulièrement, les échanges au sein du groupe de discussions ont lieu mais également au niveau du travail… Ah, tu es spécialisé dans tel domaine, ben justement j’ai une demande. Tu peux faire. Amusant, lorsque l’on sait que certains sont concurrents entre eux (je ne citerai pas de nom mais…). Tout se passe bien dans le meilleur des mondes. Bref, du réseau social qui n’en porte pas le nom, du web 2.0 bien avant l’heure puisque créé en 2003.

La présentation en page d’accueil du groupe est toujours d’actualité même s’il semble que l’on pourrait changer le terme d’indépendant par celui de TPE (Très Petites Entreprises). Voici cette présentation :
Rezoting est un projet de regroupement d’indépendants ayant envie/besoin de partager leurs idées, leurs outils, leurs envies.
L’idée est de permettre à chacun des indépendants membre de cette communauté de garder ses clients et compétences mais de pouvoir offrir de nouveaux services à ses prospects en travaillant en réseau avec d’autres free-lances.
L’inscription à cette communauté est libre mais n’oubliez pas que tout le monde a à y gagner si chaque membre joue le jeu et partage ses expériences, répond aux questions des autres, en pose qui n’ont pas déjà été abordées, fait avancer les projets communs..

Bref, un groupe de discussion comme un autre vous dites vous. Oui dans un sens. Toutefois, après quatre année de vie commune, quelques uns d’entre eux s’associent sans s’associer… et deviennent partenaires les uns des autres officiellement. Si la prose des blogs de cette collégialité orienté « web » vous intéresse (Stratégie éditoriale webdesign, formation, elearning, sécurité, développement, graphisme, PAO, rédaction et traduction… la palette est large), il existe même un fil Rss auquel il est possible de souscrire. La plupart de leurs blogs y sont présents.

Ah oui, vous trouverez également les zed dans ce fil… Ce blog appartient à ce regroupement… Je vous avais annoncé qu’il y aurait pas mal de changements cette année, mais celui là n’était pas prévu… Cherchez bien, vous trouverez facilement les bandeaux. Vous pouvez d’ailleurs y chercher l’intrus. Mais là, c’est le 1er avril que vous aurez la réponse au pourquoi 🙂

travailler autrement dans les TPE : travail collaboratif ou le travail en web 2.0 ?

Depuis le mois de septembre, nous mettons en place une nouvelle structure. Du travail en quasi solitaire (indépendant pur et dur), la structure d’Ed Productions passera prochainement en SARL avec trois personnes dans les bureaux (ou à la direction), une centaine de formateurs qui gravitent autour de nous, etc. Cette évolution est l’occasion de mettre en place des procédures diverses et variées où nous tentons d’utiliser au mieux les possibilités offertes par les NTIC.

En parallèle, suite à un billet de Sylvie, j’avais demandé le Petit précis de l’efficacité collective – Travailler autrement. Ce livre blanc (bleu en réalité) de 130 pages rassemble des analyses, témoignages et réflexions sur l’efficacité du travail collaboratif… Le travail web 2.0 en fait 😉
Vous pourrez recevoir gratuitement cet ouvrage (je sais, c’est Microsoft qui est derrière, mais… après tout pourquoi pas, ne soyons pas sectaires).
Le débat proposé sur le blog EC 2006 (efficacité collective 2006) a semblé tourner court. Aucune mise à jour depuis la parution du livre et peu de commentaires dans les derniers billets… Dommage. Les limites du social promis sont-elles atteintes ?

Une lecture du livre en parallèle avec les mises en place d’outils dans notre TPE (Très Petite Entreprise) me semblait intéressante. Une TPE a-t-elle besoin ou non d’utiliser ce modèle de travail ? Première remarque, notre structure est éclatée. Même si nous avons un siège social comme toute entreprise, la gestion et l’organisation n’ont rien de traditionnel.

Plantons le décor. Les fondateurs de la SARL sont deux solos pur jus, qui veulent garder leur indépendance, aux méthodes de vente similaires (nous vendons nos prestations tous les deux seulement à l’aide d’internet). Qui plus est, nous sommes deux spécialistes du web (plutôt orienté avec la vision d’une agence de publicité pour l’un, plutôt orienté marketing pour l’autre, et une volonté de veille et de KM commune). Enfin, autonome, nous souhaitons le rester, ne serait ce que par nos lieux de résidence éloigné l’un de l’autre et par le choix de notre structure mobilière. Nous sommes de véritable «enfants» du monde du travail de l’internet, professionnels de l’information (sans le savoir notre assistante et nos formateurs sont également des pros de l’info car ils nous remontent tous des informations :-)))

Les questions rapidement évoquées pour notre organisation étaient : «quelle forme d’organisation» allions-nous prendre ? Un élément important dans cette décision était la confiance que nous nous accordions les uns aux autres, car le partage de l’information et le partage de connaissances n’est pas si simple… Nous devons passer d’un schéma : je cherche et garde l’information pour moi à je cherche et diffuse l’information à tous…

Personnellement, je connaissais le problème suite à des audits réalisés dans différentes organisations. L’une des constance a toujours été la multiplication des bases de données sur des sujets identiques et les querelles qui consistaient à dire : «je ne veux pas qu’untel sache qui je contacte, etc.» En corollaire, les bases de données aux informations identiques se multipliaient dans l’entreprise et aucune base commune, complète n’existaient.

Cela ne m’empêche pas d’avoir un mal fou à me séparer de mon système de gestion d’agenda actuel pour le basculer sur un agenda collaboratif… et je me trouve une tonne d’excuses pour ne pas m’en séparer complètement. Comportement stupide mais humain… Quelle information doit rester privée, quelle information est publique ? Jusque-là je pouvais allégrement marier les deux, car certains rendez-vous correspondaient aux deux… C’est la même chose avec le carnet d’adresse… La culture du collaboratif n’est pas innée. Loin de là.

Pourtant, dans le monde actuel, une adaptation permanente et continue de chacun est nécessaire. Déjà, les technologies évoluent chaque jour, de manière rapide et parfois de façon radicalement différentes. Ceci nous oblige à trouver des solutions souples d’adéquation entre technologie et organisation de l’entreprise. Par exemple, nous voulons garder la souplesse, la réactivité des indépendants (structure d’une personne) au sein de la SARL (structure de plusieurs personnes)…

Pour nous, le travail collaboratif efficace doit être un avantage concurrentiel en termes de vitesse, d’innovation… Mais pour cela nous devons penser le management autrement, bien loin des structures en pyramides ou autres apprises à l’école… Les modèles restent d’ailleurs à inventer. Mais d’ailleurs y aura-t-il un modèle ou des modèles tel qu’on nous l’enseigne encore aujourd’hui ? Les usages de ces outils de collaboration n’en sont qu’à leur balbutiement, même si, lorsque je travaillais pour le journal Icônes à la fin des années 80, je me rappelle avoir été attiré par le logiciel CAT, prémisse du collaboratif au niveau commercial (un CRM avant l’heure 🙂

La mise en place d’un système collaboratif doit résulter d’une réflexion globale sur les objectifs à atteindre. La tentation est forte de supprimer les anciennes méthodes et les anciens outils. Est ce raisonnable ? faut-il le faire ? Je ne le pense pas. C’est cette alliance entre ce passé récent et les nouveaux outils et méthodes qui doit être optimisé.

Après tout, si les outils n’existent pas, il n’y a pas de méthode.Donc, ne laissons pas les outils NTIC prendre le pouvoir. C’est nous qui devons décider de ce que nous apporte l’outil et non l’outil qui doit nous imposer une façon de voir. De plus, les possibilités des outils collaboratifs proposés sont tellement riches que constamment nous devons penser à mesurer l’évolution de leurs usages dans la qualité de notre travail.

L’utilisation du mail est un bon exemple… Combien sont débordés par la gestion de leur courrier électronique ? Passer moins de temps à lire ses emails, Email consideration. Là encore après l’appropriation de nouveaux usages sont à créer, voir même à disparaître : Et si l’e-mail disparaissait ?. J’avais l’impression qu’Adrien Ferro avait également mis un billet à ce sujet mais je ne le retrouve pas 🙁

Le choix de mentionner l’usage du courrier électronique n’est pas anodin.La collaboration est souvent réduite à l’email et l’usage des autres outils est quasi nul, surtout pour l’organisation des réunions, parmi les personnes qui ont répondu à l’enquête d’EC 2006…

Mais revenons à notre situation. Nous n’avons pas eu le problème que doivent rencontrer les structures existantes et qui veulent évoluer : la mise en place d’un processus pour les applications informatiques plaquées sur des processus fonctionnels existants. Chez nous, le terrain était quasiment vierge. Si nous devions faire l’analyse de l’existant, il était pour ainsi dire presque nul. Bien que, chacun de son côté, nous eussions nos propres outils et nos propres démarches.

Le choix des outils de NTIC ou de coopération est lié à notre niveau dans la configuration de ces outils (nous avons abandonné certains outils qui nous semblaient intéressants car nous n’avons même pas su les installer) et des ressources dont nous avons les capacités à mettre en oeuvre (au niveau matériel notamment, d’autant plus que nous travaillons tous sur Macintosh).

Nous réalisons l’ensemble des installations, la maintenance, la gestion de ces outils… en prenant notre temps. Un nouveau module est ajouté si nous avons suffisamment exploré les possibilités des modules précédents. Ce sont pour la plupart des outils libres ou/et gratuits que nous paramétrons pour notre usage car aucune solution ne semble prévue pour les TPE dans ces domaines !

Autres critères pris en compte dans nos décisions : l’outil doit permettre de travailler facilement avec nos partenaires et/ou nos clients en tenant compte de l’arrivée des systèmes nomades. Enfin, l’ergonomie est également l’un des éléments du choix (peu de ces outils sont réellement ergonomiques et ils sont pour certains d’entre eux d’une lenteur, mais d’une lenteur…) ainsi que la préservation voir le développement des relations humaines. Nous sommes d’autant plus attachés à ce dernier point qu’un freelance travaille seul et a appris à se créer un réseau autour de lui : sa bulle de «connaissances humaines». De plus, par différentes expériences (blog en nord, la liste de discussion des étudiants…), nous connaissons le potentiel de ces outils pour des relations humaines, sociales…

Parmi les outils que nous souhaitons mettre en place, on trouve des outils de messageries interne, des portails, des blogs, de cartographie sémantique, de gestion de tâches, d’emplois du temps et de carnet d’adresses partagés, de gestion, de gestion de documentations (sans aller jusqu’à la numérisation de tous les documents, des infos, des données), de gestion de liens, de gestion de fils RSS, de gestions de projets, de gestion de clientèles, de base de connaissances… tel que l’on peut les trouver en partie dans egroupware, Mindmanager, SugarCRM, de Joomla ou Drupal, de WordPress ou Dotclear, et d’applications de gestion plus classique que nous avons développé et mis en ligne… Il est, bien entendu, que nous n’oublions pas les bonnes vieilles technologies comme le courrier électronique, le téléphone, le papier et le stylo, y compris les rencontres physiques formelles et informelles.

Allez, histoire de râler comme à l’accoutumer, j’ai deux reproches à formuler à ce Petit précis de l’efficacité collective. Dans la classification peu enthousiaste, on trouve comme critère : «jamais d’utilisation de la messagerie instantanée ou de chat» et dans la classe des meilleurs, les motivés et bien impliqués : «utilisateurs en permanence de réseaux sociaux». Difficile pour moi de respecter cette classification. Ne jamais utiliser de messagerie instantanée n’est pas une preuve de non-travail collaboratif. J’appartiens à ceux qui refusent l’emploie du téléphone portable et du chat pour une seule et même raison, nous (dans le sens de la population des personnes qui travaillent) n’avons pas encore compris la différence entre urgence, prioritaire et standard… Avez-vous déjà remarqué comme les personnes vous demandent tout, tout de suite… Pardon, pour hier ? Ne me dite pas que c’est le monde qui s’accélère qui veut cela… je n’en crois rien !

L’autre aspect du livre blanc qui me procure quelques soucis concerne la description du futur diplômé qui pratique et s’est approprié : «le téléphone portable, l’ordinateur portable équipé de wifi, qui possède un blog, qui a collaboré à des wiki, qui reçoit ces relevés par SMS, qui téléphone via skype, qui chat»… J’arrête là. Oui, bien sur qu’ils possèdent le matériel, qu’ils pratiquent certaines de ces activités (certaines, car ils ne savent pas tous ce qu’est un wiki par exemple ; alors de là à savoir collaborer la marge est grande).

Je relativiserai beaucoup ces propos et je suis beaucoup moins optimiste que cette version utopique de la chose. D’ailleurs je me méfie beaucoup des discours que l’on entend dans les écoles : vous êtes les meilleurs (dans toutes les écoles que j’ai fréquentées et dans celle de mes amis, nous avons entendu cette phrase), vous imposerez (désolé, vous m’n’imposerez rien du tout. Tout au plus vous suggérerez dans le meilleur des cas).

Pour la plupart des jeunes que je connais, le blog c’est pour des pages persos. Les entreprises n’en font pas 🙂 Donc pourquoi voudraient-ils créer un blog en entreprise et pourquoi y participeraient-ils ? Le chat est réservé à des discussions entre amis, voir à la drague… Comment peut-on utiliser un outil de drague dans l’entreprise ? Que dire de la recherche d’informations ?

Pour pratiquer la gestion de projet de manière collaborative avec les étudiants depuis plusieurs années, je peux vous dire que ce n’est pas gagné d’avance… Que d’efforts même à déployer pour essayer de faire adopter un CMS ! Que d’efforts pour leur faire dire «ah oui, on pourrait prévoir une zone collaborative dans le site» ! Que d’efforts pour qu’ils essaient de garder un blog actif !

Ah oui, pour la petite histoire, j’ai téléchargé (pdf – 781 ko – 19 p.) et tenté de remplir (36 questions) le questionnaire de base (30 à 40 minutes prévues) mais le pdf n’est pas interactif et n’espérez pas obtenir une synthèse immédiate de vos réponses sous forme d’un profil graphique (sic), cela n’est plus possible… Le collaboratif dans la circonstance a une durée de vie inférieure à un an 🙁

Pour compléter mes propos, certains seront peut-être curieux de savoir comment d’autres réagissent :

les formateurs parlent aux formateurs

Depuis pas mal de temps déjà, nous réfléchissons à la création de ce lieu d’échanges.

Il y eu pour commencer le billet Le métier de formateur qui totalise à ce jour plus de 13 000 lectures ; Les autres articles suite à des réactions en ligne ou non : Les tarifs dans le monde de la formation, Rôle et compétence du formateur, De la déontologie des formateurs en délégation, Choisir ou établir un programme de formation dans les mois précédent. Le dernier : Le coût des formations a été l’élément qui a fait basculer la décision… Nous devons mettre en place une liste de discussion qui concerne les formateurs.

Quand nous disons formateurs, nous pensons aussi bien aux formateur vacataires, en portage salarial, les salariés, les entrepreneurs individuels… Cela concerne aussi bien le formateur débutant que le vieux formateur chevronné, et aussi ceux qui souhaitent des informations sur «comment devenir formateur».

Le terme formateur recouvre pour nous l’ensemble des activités de formation, donc, aussi bien les formateurs en présentiel que ceux plus spécialisés en FOAD (formation à distance), les intervenants dans le monde professionnel que dans celui de l’éducation nationale (je pense principalement aux vacataires et PAST —Professeur associés— mais pourquoi pas les autres enseignants car les expériences des uns et des autres permettrait un enrichissement mutuel), etc.

Des listes comme Foademplois, t@d, la communauté de pratiques des tuteurs à distance ou encore Rezoting (des indépendants) peuvent apporter des échanges enrichissants pour les formateur, mais à la réflexion, elles sont trop spécialisées et n’apportent qu’une partie des réponses que peut se poser un formateur.

Il y a quelques années je connaissais une liste spécifique à la formation mais elle a complètement disparue du jour au lendemain… Depuis plus rien… Pourtant, nous restons persuadés que les formateurs souhaitent partager leurs idées, leurs outils, leurs envies..
Créé par des Formateurs pour des Formateurs, nous voulons faire de cette liste de discussions un lieu d’échanges, d’idées, de conseils, mutualiser des expériences, parler de l’organisation de la vie du formateur ; d’auto-formation sur la meilleure façon d’animer une formation en présentiel ou à distance ; et parler de tout ce qui touche la vie des formateurs de près ou de loin : l’évolution du métier, les démarches, les échanges d’adresses afin d’offrir de nouveaux services à ses prospects en travaillant en réseau. Le réseau est déjà le fondement du fonctionnement d’Ed formations.

Bref, nous voulons créer une communauté d’échanges, d’entraide, débattre au sujet des pratiques et des ressources de la formation, spécifiquement liés aux formateurs. Mais aussi, parler de pédagogique, informer sur les statuts : salarié, free-lance, portage salarial, etc.

L’inscription à cette communauté est ouverte à tous, aussi, n’hésitez pas à nous rejoindre. On vous demande juste de vous présenter rapidement dans un premier message afin que nous puissions mieux nous connaître les uns les autres et de participer à nos discussions quand vous le voulez ou le pouvez.

Les archives de la liste sont réservées aux abonnés. La liste sera modérée dans un premier temps. D’ailleurs, nous recherchons des modérateurs. Que ceux qui sont intéressés nous contactent en privée.

Si vous n’êtes pas inscrit à la liste mais que vous souhaitez y diffuser un message, vous pouvez tenter votre chance en envoyant un mail à formateurs, nous déciderons de l’opportunité de le diffuser ou non au sein de la liste.

Merci d’avance à tous de diffuser cette information le plus largement possible, car plus nous serons nombreux, plus…

Les définitions du web 2.0

Excusez du terme, mais je dois être « con ». Malgré que je traîne dans le milieu de l’informatique depuis 20 ans, que je navigue dans le monde d’Internet depuis une dizaines d’années, excusez-moi (pourquoi je m’excuse ?) mais je ne sais toujours pas ce qu’est le web 2.0. Inconcevable pour un enseignant, une formateur spécialisé dans Internet. Je comprends vos réactions. Mea culpa. Et faute avoué à demi pardonnée.

En plus, voilà t’y pas que les blogs qui ont tendance à m’influencer parlent web 2.0 (Blogokat, Brich59… J’arrête là ma liste car elle remplirait la page 😉 Pardon pour les autres, mais ces deux blogs sont en haut de mon agrégateur :-).

Je me dis : «Garçon, il serait temps que tu t’y mettes, tu pourras ainsi répondre à tes futurs étudiants.» Donc, je vais vers la solution de facilité, je google 🙂 —Ben, oui, c’est dans le dico anglais, pourquoi pas le conjuguer dans le français maintenant ? Donc, je google :«définition du web 2.0»… 56 300 000 réponses. Je savais le sujet à la mode, mais quand même. J’ai vraiment du retard. Bon, j’vais réduire aux pages en français… Ouf, plus que 1 100 000 de pages. Encore un petit effort, juste pour voir. Y’a quand même 10 200 pages pour l’expression « »définition du web 2.0″» et là, commence une lecture édifiante. Aucun site n’est capable de fournir une définition du web 2.0 🙁

Je vous les livre dans l’ordre de Google (sans reparler des sites mentionné dans un autre billet) :

  • WebRankInfo indique comment indexer des sites basés sur le web 2.0 dans les moteurs de recherche, parle beaucoup d’AJAX (Je reviendrais sur celui là un de ces jours s’il existe encore) avant de nous livrer la synthèse de Kesako :
    • D’un côté, il est vu comme le basculement des techniques vers des services, de l’autre il représente un nouveau réseau d’interaction sociale. Dans les deux cas pourtant, il replace l’utilisateur et ses relations avec les autres.
    • Concept technologique pour les uns, évolution fonctionnelle du Web pour les autres, vaporware marketing pour d’autres encore…
    • Le web 2.0 est une plate-forme d’innovation qui fait en quelque sorte du web un système d’exploitation.
  • Fred Cazzava est second de la liste pour une première définition. Là, j’apprends que les avis sont partagés. D’ailleurs Fred nous propose la définition de Wikipedia mais n’est pas complètement satisfait de cette version, car il trouve que «le web 2.0 est pour l’instant une notion un peu fourre-tout». Il tente ensuite de manière fort satisfaisante (même si je n’approuve pas tout) d’étudier les motivations de ceux qui essayent de construire le web 2.0. Il se pose également la question de savoir si c’est une révolution ou une évolution (je penche pour cette deuxième solution). J’adore son image de l’analogie entre le web 2.0 et les pellicules photo APS qui reste une pellicule photo (et j’ajoute qui marqua le chant du cygne de l’argentique, car les numériques firent leur apparition). J’aime cette image malgré les rétractations de l’auteur.
  • Expressions.be propose l’article de O’Reilly au sujet du web 2. 0 résumé pour les fainéants… auquel il ajoute un commentaire personnel : «le Web 2.0 est un concept marketing !» et un peu plus loin, parlant des 16 pages de l’article : «On est dans la description d’une tendance.» C’est pas encore dans ces pages que je vais trouver ma définition. Regardons quand même les pistes : le web comme plate-forme, le concept du « The long tail », être un activateur social, RSS comme méta web, l’importance des données, des outils qui restent en version bêta pendant des années, penser syndication et pas coordination, le logiciel n’est plus lié à une machine, l’expérience utilisateur enrichie. Ouf, paraît qu’on n’est pas obligé de respecter tous les principes pour être estampillé Web 2.0 🙂
  • davduf lui aussi nous propose la version de quelqu’un d’autre comme tentative de définition du web 2.0, celle d’Edward Bilodeau traduite en Français par omacronides.com : «Les utilisateurs fournissent les données (qui appartiennent ensuite à la compagnie), les métadonnées (qui appartiennent ensuite à la compagnie), construisent l’application (qui appartient ensuite à la compagnie) et payent la compagnie continuellement pour avoir le droit d’utiliser l’application qu’ils ont construit pour accéder et manipuler les données qu’ils ont fournit.» Ce n’est pas engageant 🙁
  • xmlfr.org donne deux définitions du web 2.0 dans un mini-dossier intitulé web 2.0 : mythe et réalité (tout un programme). Dans la première, qui n’est pas une définition en tant que telle, on apprend que le «Web 2.0 n’est pas un standard mais plutôt une série de principes d’utilisation de technologies existantes», que «le Web 2.0 est un concept flou qui regroupe un certain nombre de tendances et chacun semble en avoir sa propre définition comme on peut le constater devant la foison d’articles décrivant ce qu’est le Web 2.0». (Ce flou artistique concernant le web 2.0 existe toujours, le dossier a été écrit en décembre 2005). Ensuite, toujours dans sa première définition et comme beaucoup d’autres, nous avons le droit à des définitions issues d’autres sources, notamment celle de la version française de Wikipedia. Attention, ce n’est pas la traduction de la version anglaise… Plus loin dans le dossier, une autre définition, celle de Paul Graham : «Le Web 2.0 c’est utiliser le web comme il a été conçu pour être utilisé. Les « tendances » que nous distinguons sont simplement la nature inhérente du web qui émerge des mauvaises pratiques qui lui ont été imposées pendant la bulle Internet».
  • itr manager suite à la seconde édition de la conférence Web 2.0 écrit «Il est même devenu urgent de délimiter l’étendue du terme « Web 2.0 » déjà très débattu, les uns le considérant comme le nouveau buzzword marketing à la mode et lui prédisant une disparition précoce sous les quolibets, les autres comme l’alpha et l’omega des nouveaux modèles de développement du Web. C’était là le thème fédérateur de cette conférence « Web 2.0 », version d’octobre 2005.» (Je crois savoir de plus en plus aisément où je me situe). Puis l’article continue par une présentation des arguments de Tim O’Reilly (voir un peu plus haut). Bon, je retiens quand même que l’utilisateur, tout à la fois consommateur et producteur d’information est au centre du Web 2.0. Visiblement, cet article à une suite mais où ?
  • Avec le.web.2.0.googlepages.com, je me dis que je vais enfin la trouver ma définition… C’est que j’arrive déjà en bas de la première page de Google, moi. Alors, pensez bien, un site consacré au web 2.0, ils doivent savoir de quoi ils parlent. Patatrac. «Le Web 2.0 ne peut être résumé à une technologie ou une technique, c’est un ensemble de bon procédés qui suivent une évolution logique du Web. C’est une notion (un concept) qui n’a pas vraiment une définition mais plusieurs.» Enfin, il paraît que l’on peut résumer le concept Web 2.0 en deux aspects : l’un qui est technique (interfaces enrichies) et l’autre qui est plus lié à la communication et le partage (partage d’information, diffusion d’information et marketing viral). Grande découverte : les internautes deviennent acteurs, c’est cela la philosophie du Web 2.0 ! Après le village mondial, les acteurs… :-((
  • La page publié le 20 juin dernier, parle de nouvelle définition ?… Et, attendez, j’ai pas encore une seule et unique définition que l’on parle déjà d’une nouvelle. Je comprends rien, moi. Ah tiens, ils ont eux aussi effectué une petite recherche qui leur a permis d’obtenir une multitude d’explications 🙂 J’suis pas le seul alors. Cela rassure. La définition de wikipédia y passe, celle de 01Net et là, oh surprise… je fais du web 2.0 sans le savoir depuis presque 2 ans… «tout le monde s’accorde à dire que la meilleure représentation actuelle du Web 2.0 reste les blogs.» Enfin, relativisons, tout le monde… c’est les premiers qui le disent dans mes lectures de ce soir. Tout cela pour parler dans leur billet de « l’affaire Ouriel Ohayon » 🙁 En plus, moi qui pense que le blog et ce que cela représente est déjà dépassé, doit-être au web 3.0 alors.

Tournons la page

  • Le web 2.0, promesses et enjeux, tel est le titre de la présentation en ligne sur le web 2.0 que l’on trouve au sommet de la deuxième page de ma recherche Google. En préambule aux 14 écrans de présentation, il est indiqué : «Il n’y a pas de vérité définitive sur le sujet» et «les avis divergent selon les intervenants». Toujours pas de définition ici.
  • Enfin, me dis-je, une définition personnelle du web 2.0. Peut-être vais-je y voir plus clair ? Mais, là encore, déception. Je lis que «les sceptiques donnent de moins en moins de voix». Je pense qu’avant d’être un tant soit peu sceptique, il est nécessaire de savoir de quoi l’on parle et je n’arrive toujours pas à le savoir. Mais, voilà la phrase qui sauve tout : «le web 2.0 peut être ambiguë et difficile à expliciter». Mais ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément avait écrit Boileau. Enfin ! Voici la définition proposée par JB Boisseau :
    • à la base, la phase de consolidation (comme dans toute révolution industrielle) de l’ère Internet : la bourse qui repart, des budgets qui se débloquent, des acteurs (dont quelques emblèmes) qui innovent, les infrastructures qui se déploient et augmentent les possibilités (en terme d’audience, de performances, et d’opportunités)
    • du coup, les usages entrent dans une nouvelle phase : une phase de maturité dans laquelle les utilisateurs peuvent se réapproprier le web. Ils cherchent, achètent, publient, discutent, téléchargent…
    • un cercle vertueux est alors en place : le public est satisfait => les innovations rapportent de l’argent aux investisseurs => les investisseurs débloquent plus de fonds => les innovations se multiplient => le public est satisfait
      On se croirait dans un monde parfait. Le développement de la culture en parallèle me fait déjà grincer des dents à certains mots évoqués : innovation, participation, ouverture, le web en tant qu’univers, standards du web, sympathie pour l’open-source, jeunesse, souvenir de l’éclatement de la bulle ! Je ne comprends pas la conclusion… Je dois être fatigué. «le Web 2.0, c’est la culture Google»
  • Yades’ Blog revient sur l’origine du terme dans un discours très financier : «les nouveaux modèle de revenus seront innovants et basés sur le partage des contenus par syndication».
  • Dans l’interview de Pierre Chappaz (Wikio) dans le JDN, le journaliste abonde dans mon sens :«Un concept tellement mis à toutes les sauces que l’on s’y perd». Je résume la définition proposée : le concept de Web 2.0 regroupe l’intervention des utilisateurs dans les services Web (des sites beaucoup plus interactifs, aux utilisateurs actifs qui contribuent au contenu) et un changement technologique (Ajax, et la navigation par tags par exemple).
  • Christophe écrit : «se passe t-il vraiment quelquechose ? N’est-ce pas qu’une impression très subjective d’accumulation de petites nouveautés hétéroclites et sans cohérence, fruits du travail solitaire de quelques informaticiens en mal de reconnaissance ?». Plutôt que de donner une définition formelle du Web 2 .0, Christophe propose «de le cerner en décrivant deux services en ligne qui s’en réclament et peuvent être utiles au veilleur.» car une définition est trop épineuse. Je ne corrobore pas son point de vue comme quoi l’un des principaux arguments des opposants à cette terminologie est justement cette définition. Il est bien trop réducteur. Certains, selon Christophe, y voient un terme venant «naturellement» recouvrir une réalité existante, mais d’autres, souvent des informaticiens, n’y voient qu’un nouveau concept marketing générateur d’une bulle dont l’avenir ne manquera pas d’être aussi funeste que celui de la précédente. J’aurais plutôt tendance même si je ne suis pas informaticien à faire partie des autres…
  • Observatoire du synapse pays de la Loire qui s’est penché sur la question et propose un dossier, nous pour définir le web 2.0, deux approches se complètent : l’une centrée sur les usages sociaux et l’autre focalisée sur les technologies. La définition de Wikipédia est reprise ainsi que celle de Richard MacManus (Web 2.0 Explorer) : «Le web 2.0 est social, est ouvert (ou il le devrait), il vous laisse le contrôle de vos données, il mélange le global au local. Le web 2.0 correspond à de nouvelles interfaces – de nouvelles manières de rechercher et d’accéder au contenu. Le web 2.0 est une plateforme – et pas seulement pour que les développeurs créent des applications comme Gmail ou Flickr. Le web 2.0 est une plateforme prête à recevoir les éducateurs, les médias, la politique, les communautés, pour pratiquement chacun en fait ! … Le web 2.0 c’est tout cela et ne laissez personne vous dire que c’est l’une ou l’autre de ces définitions. Le web 2.0 parle des personnes, quand le web descend à eux.»
  • La définition du web 2.0 de Kevin Rose (créateur de Digg.com ) est donnée dans une interview à ZDNet : «le web 2.0 possède de nombreuses facettes à la fois techniques et sociales. Pour moi, la plus importante est la collaboration d’une large communauté d’utilisateurs. Ce modèle est au cœur des stars du web 2.0 telles que Flickr, Del.icio.us et Odeo, qui réunissent les internautes autour d’une thématique et leur donne les moyens de collaborer. L’idée de changer la nature du web 1.0 est très excitante. Nous passons d’une Toile «à sens unique» et en «lecture seule» à la construction d’une nouvelle Toile bien plus interactive, basée sur le partage et la collaboration.»

Me voici en fin de la seconde page des résultats sur ma recherche… Je pense que je peux encore explorer les liens vers de multiples pages, j’arriverai à un constat : la définition du Web 2.0 n’existe pas.
C’est un concept et je commence à comprendre pourquoi je n’accroche pas à ces notions développés un peu partout. Je reprends quelques éléments trouvé ici ou là qui semblent être l’essence même du web 2.0 : la publication collaborative, les usages communautaires et la notion de communauté d’utilisateurs, le partage de contenus, la personnalisation des services. Non, je ne peux pas accrocher.

D’accord pour la publication collaborative, par contre, je crois que je commence à faire des allergies à la notion communautaire… Arrêtons de rêver. Ne revenons pas à la sempiternelle illusion du web village mondial. J’ai l’impression quand je lis cela que personne n’a jamais vécu dans un village.

Arrêtons de croire que nous partageons réellement toutes nos informations sur le web. Je ne parle que du cas du web ici, pas d’intranet. Le sujet est différent, les approches sont différentes. Au passage, concernant ces communautés, j’ai l’impression que certains confondent vie à l’extérieur et à l’intérieur de l’entreprise. Ils voudraient nous faire vivre dans un monde qui serait structuré comme un grande entreprise… Big Brother n’est pas loin.

Soyons un temps soit peu honnête vis-à-vis de nous même et reprenons par exemple les termes évoqués ci-dessus. Je commence par la publication collaborative que j’aime bien pourtant. Mais réfléchissons. Lorsque vous participez, collaborez ! Est-ce anodin ? Vous connaissez beaucoup de personnes qui collaborent pour la gloire ? Moi, j’en connais. Oui. Mais elles ne sont pas nombreuses. Au passage, que deviennent les fabuleux réseaux sociaux dont on nous vantait tant les mérites voici moins de deux ans.
Pour les usages communautaires et la notion de communauté d’utilisateurs, je me suis déjà exprimé de nombreuses fois sur le sujet, l’une des dernière fois ici. Les communautés n’existent pas. Le partage de contenus lui aussi n’est pas bénin. Que partageons nous ? Des recettes de cuisine ? Bien sûr qu’en écrivant ce billet je partage des choses… mais lesquelles. Vous pensez que si je trouve la dernière technique super sophistiquée pour référencer mon site de manière imparable je vais aller le crier sur les toits, vous pensez que je vais livrer en pâture les dernières stratégies pour Ed Productions que nous avons temps de mal à préparer… Non, soyons juste nous partageons les informations que nous souhaitons partager… Ce n’est pas du partage pour moi. C’est du jeu d’informations. L’exemple du buzz marketing ou des diggs like en est une preuve parfaite. La personnalisation des services me pose problème tout comme les références à la bulle Internet, à la rémunération du Web 2.0. Là encore, ne nous cachons pas la vérité. L’argent est souvent le nerf de la guerre. Quant à la personnalisation des services cela me rappelle le discourt quelques années en arrière qui disait : « nous devons faire un site web pour chaque visiteur ! » et je ne crois pas que la fait de pouvoir changer l’habillage d’un site par exemple soit une grande avancée dans le domaine. Par contre, les systèmes d’e-commerce appliquent ces leçons. Mais n’êtes vous pas parmi les premiers à râler contre les coockies ? J’entends parfois les mêmes sonorités de discours concernant le web 2.0 que ce que j’entendais peu avant la bulle internet… Nostalgie, nostalgie quand tu nous tiens. La révolution Internet, c’est faite en plusieurs années… en douceur. La bulle internet, en quelques mois. Le web 2.0 en quelques jours (suite à la première conférence). Au niveau technologique, beaucoup de personnes pensent qu’Ajax c’est LA technologie d’avenir, mais voilà Fred Cazzava dans ces prédictions pour le second semestre 2006 qui nous dit que Ajax n’est qu’une transition 🙁

Et si le web 2.0 était en réalité à l’image d’Ajax, une transition. Mais, je viens de vérifier dans le dictionnaire des synonymes de Word, l’un des synonymes de transition est évolution. De là à prendre une évolution naturelle pour une révolution !
J’adore la conclusion de l’article dans WebRank Info : «Vous aurez compris que je ne saisis pas assez bien ce qu’on appelle le Web 2.0 pour vous le définir précisément, par contre il me semble que c’est un concept intéressant à connaître…». Je m’entendrais parler !

au secours les TPE PME PMI

J’ai l’impression qu’un SOS est entrain d’être lancé… Enfin, non, voyons les choses autrement. On bichonne les TPE (Très Petite Entreprise) PME PMI 😉

J’étais d’humeur joyeuse à la lecture de net pme. La PME est l’avenir de l’entreprise écrit Gilles Lecointre, auteur du livre La PME l’avenir de l’entreprise édité par les éditions Gualino. Rien à redire… Enfin si, mais si peu par rapport à la suite…

Ainsi à la lecture du journal du net on apprend qu’un guide informatique au secours des PME-PMI de 20 à 250 salariés (mince, les TPE ne sont pas concernées) a été élaboré par Ernst & Young à la demande du Ministère français de l’industrie. Ce guide, outil de diagnostique, pour les petites et moyennes entreprises devrait les aider dans leur démarche d’informatisation. Pmi-diag, tel est son nom est un guide qui «permet de réaliser un état des lieux sur la cohérence entre le système d’information de l’entreprise, sa stratégie et son organisation». Ce guide se décompose en un fichier .doc de fiches de mise en oeuvre de la méthode (1,3 Mo pour 57 pages) et un pdf (2,7 Mo – 79 pages) le prédiagnostic stratégique par l’exemple qui décrit la mise en œuvre des fiches. Bref, ERP, supervision, outil de partage de connaissances, CRM, etc. n’auront bientôt plus de secrets pour les dirigeants des PME-PMI de 20 à 250 salariés. Ah bien non, il est indiqué :«Cependant, ce n’est que par l’intervention d’un consultant expérimenté, extérieur à l’entreprise, que celle-ci en tirera le maximum de bénéfices. L’intervention « Pmi-diag » est calibrée pour une durée d’environ 3 jours.»

Puis un retour vers notre cher Passeport pour l’économie numérique dont j’ai déjà mentionné ce que j’en pensais en mal TIC choc TPE … Cette fois, le Ministère des PME lance un son appel à candidature soit des « points d’accueil », soit des « points d’accueil avec animateur qualifié » afin de favoriser la passation du « Passeport pour l’Economie Numérique » auprès des TPE.
Gag, Le Ministère n’apporte aucune rémunération, ni pour la mise à disposition du lieu, ni pour le rôle d’animateur. Par contre, il fournit les 20 modules de formation, la formation des « animateurs ». Donc, ceux qui participeront le feront pour la gloire… (si, si, j’vous jure, il parleront meme de vous grâce à une communication importante (TV, radio,…).
Si cela vous tente, pour être un « point d’accueil » , l’espace doit répondre aux caractéristiques suivantes :

  • posséder un « correspondant » qui sera l’interlocuteur permanent du prestataire ;
  • disposer d’une salle pouvant accueillir une dizaine de personnes autour d’une table de réunion avec un ordinateur connecté à internet permettant d’accéder au site officiel du programme et mettre à disposition un ordinateur équipé d’un système audio, d’un lecteur de DVD, d’un vidéoprojecteur et d’un écran (ou une TV équipée d’un lecteur DVD).
  • de mettre le lieu à disposition 2 fois 3 heures par semaine.

Par chance, si vous répondez en tant que simple « point d’accueil », un animateur spécialisé recruté par le Ministère interviendra dans vos locaux.
Bof, pas très intéressant…

Pour être éligible en tant « qu’animateur », il faut avoir une activité de conseil dans un réseau d’appui aux entreprises. « Ces professionnels devront d’avantage être des généralistes de l’entreprise, bénéficiant d’une culture générale des TIC appliquées à la TPE, plutôt que des techniciens ou des conseillers TIC ». L’exemple qui est donné : une personne intervenant dans une CCI. Cela m’amuse beaucoup car étant en profession libérale, je n’ai rien à faire ni à voir avec les CCI. Je pense que les artisans seront dans le même cas… Euhhh, y reste qui comme TPE ? (c’est de la provoc, pas la peine de me donner les statuts possibles).
Et bien, c’est râpé pour moi… je ne peux même pas postuler comme animateur (ils sont peut-être payé eux…) car même si j’exerce une activité de conseil, je n’interviens dans aucun réseau d’appui aux entreprises ! Donc, je suis inapte :-((

Si cela vous tente, je vous laisse quand même le contact, direction : « Passeport pour l’économie numérique » – Appel à candidature pour les points d’accueil et les animateurs mais dépêchez vous car les documents doivent être complétés et renvoyés par courrier postal avant le 23 juin. Tiens, un ministère qui cherche à développer les TIC mais qui emploie encore le courrier du siècle dernier. Même pas un Pdf dont on peut transmettre les informations en retour (Chez Ed Productions, nous pouvons mettre en place une formation Acrobat à cet effet pour les administrations et les TPE, PME, PMI, etc.). Ah, mais c’est vrai… J’oubliais la soutenance que j’ai effectué la semaine dernière où l’étudiante décrivait la situation déplorable de l’e-administration où elle avait fait son stage. Son cas ne semble pas unique.

Merci à Artesi IDF grâce à qui j’ai découvert cette dernière information.

Mise à jour à 9 h 50 : Même l’Europe s’y met. L’Europe débloque 720 M€ pour les TIC dans les PME par l’intermédiaire du programme cadre pour l’innovation et la compétitivité (PIC) qui vise au développement des TIC dans les PME. Merci Info-PME

Débalage de docs. et de bibliothécaires

Quand je vous dis que le monde de la documentation et des bibliothèques est un monde étrange. Connaissez vous beaucoup de blogs professionnels où les rédacteurs expliquent en long et en large pourquoi et comment ils font le métier qu’ils font… Et bien, documentalistes et bibliothécaires nous décrivent leur parcours, nous racontent leur histoire, nous décrivent leur métier…

Observateur neutre si l’on considère que je ne suis ni documentaliste, ni bibliothécaire ; impliqué si l’on sait que je travaille régulièrement dans leur monde (Voir mes activités à l’UFR Idist spécialisé en sciences de l’Information et du document).

Tout débute d’ailleurs par le témoignage d’un ancien de l’Idist. Thomas explique comment devient-on bibliothécaire ? Histoire d’une représentation sur son blog de Vagabondages. Plus exactement, il nous livre sa version de comment il est devenu bibliothécaire !

J’ai déjà mentionner l’interview de l’auteur et documentaliste Véronique Mesguich par Jean Michel Billaut.

Puis ces derniers jours, par son parcours de documentaliste, BlogOKat apporte sa pierre à l’édifice… Depuis les commentaires (n’oublez pas de les lire, eux aussi intéressants) on trouve un lien vers des témoignages de professionnels sur le site de l’ADBS (Association des professionnels de l’information et de la documentation) dans la rubrique du management de l’information :

  • Michel Launois (Le regard dun spécialiste des sauterelles et criquets sur les documentalistes)
  • Violaine Fortier (jeune diplômée et webmestre au Canada)
  • Marie-Pierre Lacroix (spécialiste en information et en informatique)
  • Catherine Cyrot (consultante internationale)
  • Armelle Thomas (co-auteur avec Véronique Mesguich de Net Recherche – Le guide pratique pour mieux trouver l’information utile)
  • Anny Maximin (négociateur Couperin)
  • Florence Muet (documentaliste)
  • Olivier Roumieux (administrateur des sites de la Documentation française)

Ces différents billets qui fleurissent sur les blogs sont une aide comme le souligne BlogOKat pour ceux ou celles qui désirent devenir documentaliste, qui désirent devenir bibliothécaire, qui souhaitent travailler dans l’info-doc. Mais, je ne pense pas que ce soit réellement le but premier de ces publications. Je pencherai plutôt vers une tentative de reconnaissance de leur travail si méconnue. Un besoin de dire : «stop aux images du passé. Les métiers que nous représentons évoluent et nous expliquons pourquoi et comment…»

Les origines et les parcours des professionnels de l’info-doc sont variés… je ne sais pas si cela fait la richesse de la profession, mais en tout cas, on est loin de l’image poussiereuse associé à ces mêtiers…
Bibliothécaires, documentalistes, etc. ont un besoin actuellement de faire découvrir leur activité, leurs positionnements dans les structure, leurs rôles, leurs activités. Pendant longtemps, ils semblent avoir vécu sur leur « privilège », sur leur aura… Je me rappelle qu’en étant gosse, j’étais toujours impressionné par exemple lorsque dans la bibliothèque où je me rendais, la bibliothécaire sur une de mes demandes ou celle de mes parents, en quelques secondes dénichait le livre que nous souhaitions… Plus tard, en travaillant comme journaliste, je pestais parfois en me disant que les documentalistes avaient un avantage sur nous… Ils savaient organiser, trier, trouver ou retrouver et synthétiser des informations disparâtres… D’ailleurs, c’est peut-être ces impressions parmi d’autres facteurs, lors de l’émergence d’Internet qui me faisait dire :«l’un des métiers d’avenir, c’est l’info-doc.». C’est l’une des raisons qui ont fait que j’ai débuté (et manqué d’être dégoûté) une formation de documentaliste à la fin des années 90…

Soyons honnête, ce besoin de communication, est manifeste. Pas plus tard que la semaine dernière, alors que j’avais mis un message annoncant la mise en ligne du site de l’IDIST dans un forum de marketing, quelques minutes après sa diffusion, la réaction ne c’est pas fait attendre… : «Me voila rassuré: une université qui forme aux sciences de l’information et qui se dote d’un site web en 2006… Après tout, on aurait pu attendre 2007 ou 2008, tant l’impact du web au niveau de l’information est faible». Je n’avais pas réagi avant ce message que les universités et école du domaine communique (au sens entreprise du terme) peu sur ou en dehors d’internet.


Pourtant, nous ressentons ce besoin de communication sur les métiers de l’information, de la documentation, des bibliothèque, etc. également à l’UFR depuis pas mal de temps… D’ailleurs, depuis quelques semaines nous travaillons à la mise en place d’une conférence de presse pour présenter non pas les activités de l’UFR mais les métiers de l’info-doc… Tout un programme. D’ailleurs si des journalistes sont dans la salle lisent ces lignes, qu’ils n’hésitent pas à me contacter, je leur donnerai les informations en avant-première.

Mise à jour : 1er juin
La conférence de presse aura lieu le 6 janvier à 11 h et une re?union d’information a? l’intention des e?tudiants est oragnisée le vendredi 9 juin 2006 a? 10h à l’université de Lille3. Pour toutes informations, contactez Ame?lie AGBO.

lettre sur la FOAD, le web 2 et TIC et TPE

Bonjour à toutes et tous,

Voilà qu’il vient le joli mois de mai. Explosion des couleurs de la nature… et de la FOAD ?

Rapide excursion dans la les blogs qui en parlent… ça avance ça avance….mais le fond de l’air n’est pas frais. Il y a comme une odeur de bataille marketo-pédagogique !

En effet la déferlante du web 2.0 ne laisse pas indifférents les éditeurs de contenus en ligne, tandis que les fans du Kiss (keep it simple stupid !) prônent une FOAD de l’intelligence plus que de la gadgetisation high tech !

Le premier bataille est donc celle qu’entretiennent les créateurs de contenus multimédiatisés, en parlant de tous ses nouveaux outils comme d’une « solution au rabais » ou « juste pour commencer ».

Comme s’il n’y aurait pas de vérité de la formation à distance que dans les contenus en ligne à grand spectacle, conçus surtout pour l’autoformation.

Cette pensée et cette démarche commerciale sont héritées du fait que ces sociétés ne vendent leurs produits qu’à des grandes entreprises ou à des grandes institutions, fascinées par les « économies d’échelle » de l’autoformation en ligne, via des modules bien pensés d’autoformation. De la à prendre une réponse très particulière à un besoin spécifique pour la seule réponse digne à terme….

Attention donc à cette pensée iconoclaste de toute souplesse formative en mise à distance de la formation. Ce n’est que de la pub qui lave plus blanc le cerveau.

Dans ce contexte Novantura, passe sans solution de continuité de la présentation des possibilités du rapid e.learning aux possibilités du web 2.0.

Elle passe également en mode gestion des compétences, car l’une des raisons d’être de cette association est de ne pas penser la formation professionnelle sans penser les nouvelles relations au travail induites par les nécessaires réorganisations d’entreprise. C’est de ne pas penser pédagogie en formation professionnelle sans penser économie et rapports individuels et collectifs au travail.

La deuxième bataille est celle que tout être raisonnable travaillant dans des TPE devrait livrer face aux propositions faites par la mission TIC et TPE du ministère des PME, du Commerce, de l’Artisanat et des Professions libérales.

Le risque est que de grandes institutions et de fourbes revendeurs fourguent aux TPE leur passeport pour Internet et le e-commerce, leur mallette numérique pleine de logiciels bridés de grands éditeurs, avec la « complicité » de l’Etat.

La manière de procéder est en effet semblable à la façon dont on a procédé dans le cadre du plan IPT (Informatique pour tous) en 1985-86 (et oui, j’y étais !). On visait soit disant la formation des enseignants tout en cherchant à développer l’industrie informatique et logicielle française (ce fut un échec sur toute la ligne).

Sommes nous sûr que c’est de ceci que les TPE ont besoin en priorité pour utiliser les réseaux, pour améliorer leur compétitivité ?

Une expérience en grandeur réelle sur environ 3 000 TPE du secteur de la distribution de petit et grand électroménager, que j’ai pu suivre de près, montre à quel point les TPE sont demandeurs de formation et d’utilisation de TIC, sans pour autant savoir comment « prendre le temps » pour apprendre.

L’action « Formation à la bureautique », pourtant mise en place avec l’excellente collaboration de l’éditeur des logiciels d’auto-formation choisis, s’est soldée par un échec.

Aucune des personnes des TPE inscrites, pourtant volontaires au début, n’a terminé son parcours de formation, happée par le quotidien.

Au lieu de confier de type d’action à des TPE, ou à des structures habituée à travailler avec, l’Etat préférera sûrement s’appuyer sur des grosses structures qui vont plaquer leurs solutions toute faites et « verrouiller » l’informatique des TPE, même si le chargé de mission, Olivier Midière, y met les précautions d’usage.

Pour poursuivre la réflexion je vous invite à lire l’intéressante note tic choc tpe d’Eric Delcroix sur son blog « les z’ed » et celle de Sylvain Tourrière. Tous les deux dynamiques entrepreneurs de TPE.

Du côte de Novantura

Dans la lettre précédente je vous annonçais deux surprises. Les voilà !

C’est la floraison également du côté de Novantura. Nous avons conçu nos premières actions de sensibilisation, dont une en partenariat.

La première : La mise à distance en formation : les nouveaux outils, les nouvelles pratiques. La révolution du « low-tech » web.

Une demi-journée de sensibilisation pour les Carif et les organismes de formation. Première prévue le 23 mai au Carif du Languedoc-Roussillon.

La deuxième, en collaboration avec le cabinet de consultants PSCI : De la gestion des compétences à la mise à distance de la formation. Un petit déjeuner de sensibilisation à Paris. Deux heures, de 8h30 à 10h30, dans le magnifique cadre du Procope, pour les RH, RF, prescripteurs de formation aux entreprises. Première prévue le 31 mai.

Et pour ceux qui n’ont pas reçu la lettre précédente, je rappelle que ma dernière conférence sur le web 2.0 est disponible en ligne (PowerPoint et mp3).

Enfin, pour les curieux qui veulent en savoir plus sur le parcours professionnel d’Adrien Ferro, c’est par là.

C’est tout pour aujourd’hui. Le n° 7 de la lettre novanturière paraîtra le vendredi 2 juin.

Bonne lecture

des changements pour fidéliser, faire connaître ou le mode d'emploi de ce blog

Même si je ne pense pas que les blogs développe des communautés :-), quelques uns parmi vous ont certainement remarqué des changements ces derniers temps dans les pages du blog.
Allons y pour une petite liste :

  • les billets possèdent maintenant des catégories multiples. Ainsi un billet traitant par exemple de PAO et de formation pourra se retrouver dans les deux catégories.
  • des tags Technorati décore le bas des billets. Certains doivent se poser la question, pourquoi des tags et des catégories multiples en même temps. Je les comprends et je prépare un billet (en fait, je dois le rédiger depuis la fin 2005 🙁 ) sur le sujet des tags, des catégories pour expliquer ce choix. L’avantage de ces tags pour faire simple est qu’il permette à la fois une recherche sur ces mots clef dans l’ensemble du blog les z’ed et de pouvoir se rendre aisément sur Technorati pour compléter éventuellement l’information. Tous les billets du blog ne sont pas marqués.
  • Même si je ne suis pas certain de l’efficaticé des Digg et Digg-like, j’ai quand même ajouté la possibilité pour les officionados de cette technique d’ajouter aisément le billet. Ca ne peut pas faire de mal 🙂
  • Toujours au niveau des billets, il est maintenant possible d’informer simplement un ami de l’existence et de l’adresse du billet concerné (ce n’est pas interdit de se l’envoyer à soi pour en garder une trace).
  • Les articles précédent et suivant correspondant à la première catégorie donnée au billet sont présent depuis pas mal de temps maintenant. Par contre, les billets connexes font leur apparition, même si pour l’instant un problème d’encodage persiste. Cela permet de découvrir d’autres billets qui correspondent en partie à plusieurs mots clef (tags) identiques.
  • Une grosse modification apparaît dans le bandeau de gauche… avec une nouvelle partie : présentation, mode d’emploi.
    • J’ai profité de l’occasion pour me présenter… En effet, j’ai remarqué au fil du temps que la plupart des visiteurs du blog ne visitaient pas les autres parties du site, et donc, certains cherchaient à savoir qui se cachait derrière les z’ed.
    • Certains cherchaient également à me contacter et avaient du mal visiblement à trouver mon adresse mail, aussi, la page contact permet de laisser un message même si vous ne disposez pas (ou ne voulez pas employer) un logiciel de courrier électronique.
    • Au passage, il est maintenant possible de recommander la lecture des z’ed. N’hésitez pas à en user et même en abuser, je ne dirais rien. Promis.
    • Toujours dans le domaine de la diffusion (encore et toujours plus), j’ai conscience que l’usage des fils RSS et Atom se « démocratisent » peu à peu. Mais de nombreux internautes ne connaissent toujours pas ces technologies. Aussi, pour eux, j’ai mis en place une diffusion par courrier électronique selon trois critères : la liste journalière des billets limité aux cent premiers caractères ou contenant la totalité des billets du jours et la possibilité de recevoir la liste mensuelle des billets. Il est bien entendu possible de s’abonner aux trois listes pour les accrocs 🙂
    • Encore selon le principe de la méconnaissance (qui lit les blogs ?), j’ai mis en place un mode d’emploi du blog. Cela peut paraître bizarre aux bloggers. Mais je ne suis pas certains que l’ensemble des internautes qui arrivent sur ce blog savent déjà que c’est un blog et ensuite, comment elle peuvent intervenir dans cet environnement. Donc, je me dois de leur apporter une aide. C’est un premier jet qui est appelé à être amélioré au fil du temps.
  • le calendrier existe toujours. Il est juste descendu de quelques places. Mais l’utilisez vous réellement. Je sais que parfois je l’utilise sur certains site. Donc, je l’ai gardé.
  • Une zone Index – table des matières apparaît également. C’est une nouvelle possibilité de « feuilleter » le blog. Une table des matières liste l’ensemble des articles par catégories et une autre, offre un index des articles. Pour chaque billet, dans chacune des tables, le nombre de lecture, de commentaires et de trackback sont indiqués.

En voilà assez pour quelques mois, surtout que je dois encore fignoler quelques détails 🙂 J’avais aussi penser inclure la carte Frapp des lecteurs des Zed, mais le nombre d’inscrit fait un peu ridicule 🙁 (merci, à Bertrand, Sylvie, Fabrice, et Hervé de s’être inscrits). N’hésitez pas à les rejoindre 🙂

Des livres blancs pour lire pendant les vacances à la neige

Dans peu de temps, ce sera les vacances de février et pour certains le départ vers les stations de ski… Aussi, je vous propose une petite sélection de livre blanc à emporter avec vous…

  • Gilles Balmisse est le dernier en date à proposer un livre blanc : un Panorama des outils de veille (Pdf – 204 ko – 9 pages). Il suffit de lui adresser un mail pour obtenir le Pdf d’origine de l’article publié par Veille Magazine en septembre 2005.
  • Chez axidea, c’est un livre blanc (Pdf – 330 Ko – 46 pages) sur la gestion de contenu web qui vous attend. 15 outils CMS et portail Open Source sont passés au crible (Portails: LifeRay, Jetspeed, Uportal ; CMS: eZ publish, OpenCMS, Lenya/ cocoon, eContent, Magnolia ; CMS + Portail: Typo3, Jahia, Midgard, Infoglue, RedHat CMS & Portal, eXo Platform, Tiki CMS/Groupware). Il comblera le chef de projet qui doit mettre en place un projet Web de ce type. Vous l’obtiendrez en laissant vos coordonnées sur le site.
  • le livre blanc (Pdf – 1,21 Mo – 36 pages) du Référencement naturel : évolutions, intérêts et perspectives de 1er position est directement téléchargable depuis le site. Le référencement naturel, « c’est l’art de créer du trafic ciblé et qualifié sur son site web en tenant compte des besoins des utilisateurs tout en respectant les modes de fonctionnement des moteurs de recherche » nous dit 1ère Position.
  • le Livre Blanc Organisations et logiciels libres de Di&mark (Pdf – 732 ko – 83 pages) est divisé en deux parties : un manuel pratique (aspects historiques, économiques et juridiques, analyse de la gestion des risques, principaux secteurs d’applications, apports du prestataire extérieur, etc.) et une analyse de cent dix enquêtes menées auprès d’organisations de toutes tailles et de tous secteurs. Pour l’obtenir, vous devez envoyer un mail, mais tous les détails sont sur le site.
  • Les solutions ASAP Software pour le travail collaboratif (Pdf – 512 Ko – 32 pages) est un livre blanc qui rassemble les concepts et outils de travail collaboratif : messageries, forum, outils de conférence, portails et outils de travail partagé. A commander en ligne mais gratuit.
  • L’étude d’Emmanuel Houze (Maître de conférence au CREGO (Centre de Recherche En Gestion des Organisations) de l’IAE de Montpellier et de Régis Meissonier du CEROM (Centre d’Etudes et de Recherche sur les Organisations et le Management) du Groupe Sup de Co Montpellier : Performance du e-learning : un premier retour d’expérience sur les résultats des apprenants en milieu universitaire donne un aperçu de la performance d’un dispositif e-learning du point de vue des apprenants, formateurs, institution…
  • À réserver aux lecteurs anglophone, le livre blanc de Yahoo RSS—Crossing into the Mainstream (Pdf – 506 ko – 12 pages) fournira des pistes et des informations sur la syndication RSS.