Génération Z ou C, qui sont-ils ?

Cela fait plusieurs mois (années) que je réfléchissais à créer un blog sur le sujet de la génération Z ou C ! C’est chose faite désormais avec generation-z.fr

En effet, il me semble urgent de créer un lieu de débats au sujet de la génération Z alias génération C : la génération de purs digital natives qui arrivent, si ce n’est pas déjà fait en entreprise. En regardant du côté de Google, je me suis aperçu que de plus en plus d’articles préparent leur arrivé dans le monde du travail en tentant d’expliquer comment fonctionner avec eux !

Cette génération Z devrait en effet bouleverser pas mal de choses, j’en suis convaincu depuis plusieurs années.

Ils représentent un raz-de-marée qui va tout submerger… Je me rappelle avoir noté quelque part dans l’un des billets passés, qu’ils vont balayer la génération Y en un tour de main en prenant pour exemple le monde des influenceurs du web. Il n’y a pas de doutes à avoir, les futurs influenceurs sont parmi cette génération Z et ils prendront vite le pouvoir.

La raison en est simple ! Si la génération Y, appelée faussement digital native, a cherché à imiter les générations précédentes, le système de fonctionnement de la génération Z ou C est tout autre… Ils ne passeront pas par les mêmes chemins que nous (les vieux)… mais ils nous détrôneront sans difficulté !

Pour ceux que cela intéresse, lors des journées du contenu web, il y aura une table ronde sur le sujet avec au moins une génération Z 😉 Pas facile de les faire venir… ils sont dans leurs écoles à cette heure là 😉

En attendant cette table ronde, vous pouvez déjà venir débattre sur cette génération C ou Z… Je continue d’alimenter le blog grâce à une centaine de liens que j’ai conservé au fil des années passées en attendant vos participations 😉

comment passer de la génération Z (ou C) ou de la cuisine de Mémé Moniq à Ludovia

Je viens de rentrer de Ludovia 2013, un excellent cru, mais je devais publier ce billet avant mon départ pour là-bas… Alors, comment faire… le publier maintenant avec mes réactions sur ce Ludovia 2013 😉

Parent avant tout et observateur de la génération Z

Je suis un parent comme un autre… mes 2 filles ne sont pas plus surdouées que les autres gamines de leur âge, elles sont, je pense, des purs produits de la génération Z ou C (voir la génération Y has been, la génération Z arrive…).

La seule différence peut-être avec d’autres jeunes de leur âge : j’observe leur activité numérique et parfois il est vrai, avec mon côté papa poule 2.0 diraient certains, je les accompagne dans leurs démarches en tentant de ne pas les influencer…

Le premier point que je voudrais faire remarquer est que cela ne date pas d’aujourd’hui… Elles ont désormais 13 et 16 ans, mais leur véritable aventure numérique remonte à 2007 à l’époque où leur 1er blog commun : oe dans l’eau ou e dans l’eau.

Depuis, avec l’âge et leur activités, c’est désormais un BuddyPress comprenant plusieurs blogs : le commun oe dans l’eau, chacun le sien, un sur le Tour de France par 2 enfants et enfin la cuisine de Mémé Moniq.

Avant de m’étendre sur Mémé Moniq, il serait bon de rappeler que dans leur esprit, le tour de France par 2 enfants avait été envisagé afin que les enseignants puissent reprendre ce début de ressources pour l’améliorer, que des classes ou des élèves par exemple en fonction des régions complétent le travail…

Mais, devant le manque de réactions à l’époque (je dis à l’époque puisque lors de son séjour en Australie, l’ainée a croisé une enseignante de Français, de FLE donc, qui envisage d’utiliser leur ébauche de travail !), donc devant ce manque d’intéreêt, au fil du temps le projet est un peu tombé à l’eau (sans jeu de mot avec e dans l’eau) !

Par expérience, les côtoyants régulièrement, je dirais pour l’instant car épisodiquement, j’entends reparler qu’il serait bien de terminer ce projet à leur niveau…

Mais, encore plus que les adultes, elles ont besoin de la petite étincelle qui fait qu’elles s’investissent ou non dans un projet.

Quand nous en discutons ensemble, elles me disent que cet « exercice » leur a permis d’améliorer leur connaissance en géographie, en histoire et en français (en rédaction).

L’activité du moment pour elles outre Pinterest, 1 427 personnes suivent Yseult par exemple ; Foursquare : si vous venez à la célèbre braderie de Lille, le mayor de l’endroit est l’une d’entre elles…  ; si vous cherchez un Pearltrees sur la génération Z ou C, il y a fort à parier que vous arriviez sur celui-ci où Hélène Braconnier est venue chercher Clara pour composer l’équipe, etc.

Oui, cela parait parfois surprenant, mais aussi bien dans Pearltrees, que sur Twitter, Pinterest ou dans les pages Facebook… les personnes avec qui elles sont en relations peuvent surprendre ! Cette activité autour d’elle surprend… moi le premier.

Je m’amuse parfois à leur dire qu’elle soigne leur Klout ! 51 de Klout pour Yseult (qui vient d’avoir 16 ans) quand même et 36 pour Clara (13 ans) ! Mais, cette dernière me disait vouloir être un peu plus présente sur la requête Clara Delcroix dans Google !

Je vous assure, je n’y suis pas pour grand chose dans cette volonté de présence, de faire des choses… et honnêtement, aujourd’hui j’ai plus tendance à m’inspirer d’elles, de leurs pratiques et usages (elles ne le savent pas toujours, même si la plus grande en prend de plus en plus conscience, mais pour chaque activité, cela est réfléchi et une stratégie est mise en place… elle est parfois énoncée avec des mots d’enfant, mais elle est bien présente).

Prenons, l’exemple de Pinterest… Je frime un peu avec le nombre de personnes qui me suivent… mais, je peux l’avouer aujourd’hui, c’est grâce à Yseult que j’en suis là ! Pour la petite histoire, je regardais Pinterest, essayant de comprendre comment cela fonctionnait, ce que l’on pouvait faire de cet outil, les tableaux… Elle voit sur mon écran ce service et me demande ce que c’est ! Je lui explique le peu que je connais et lui dit que je ne comprends pas comment cela fonctionne, ce que l’on peut en faire…

Un quart d’heure plus tard, elle créait son premier board, découvrait l’importance des thèmes porteurs, des titres accrocheurs… et ensuite de m’expliquer… Régulièrement, nous avons échangé au début sur les bonnes pratiques… à tel point que c’est elle qui m’a expliqué par exemple toute une théorie sur les boards communs afin de gagner des abonnés ! Le tout avec une facilité déconcertante !

Pour la gag, elle s’emporte parfois à la lecture d’expert ou de pseudo expert qui veulent expliquer comment utiliser Pinterest.. et elle n’a pas tort 😉

Un exemple de ce que peut faire la génération Z : la cuisine de Mémé Moniq

Avant d’en venir au gros morceau Mémé Moniq, une dernière anecdote. Pour mon départ à Ludovia, je voulais leur avis (je demande toujours leur opinion désormais) sur l’utilisation de SnapChat en enseignement !

Je pense en effet que la rentrée risque de coïncider avec l’arrivée en masse de service d’échange de photos en France (des images éphémères) et que c’est un outil que l’on peut utiliser en enseignement.

Croyez le ou non, mais je peux vous assurer que moins d’une demi heure plus tard elles me trouvaient des utilisations de l’outils !

Par exemple, envoyez une carte géographique avec quelques secondes d’affichages pour reconnaitre le pays ou la région, voir citer la capitale ; faire des jeux de memory, etc. et sans parler de ce qui leur tient à coeur les échanges et relations possibles avec les enseignants (ce fut d’ailleurs leur premier réflexe).

Au passage, je connaissais SnapChat mais je n’en avais jamais parlé à la maison ! C’est Yseult qui a découvert cela dès son arrivé au lycée en Australie car là-bas, tous les jeunes possèdent un compte sur cet outil !

Alors, Mémé Moniq ! Un peu comme le projet du Tour de France par 2 enfants, elle avait été un peu oublié (un autre projet est actuellement complètement aux oubliettes ; Cucucoconne) mais comme elles le disent dans oe dans l’eau : elles « réaniment » le blog de la cuisine de mémé Moniq !

L’étincelle pour se remettre à ce projet : la cuisine pour des enfants par des enfants a été la découverte que des personnes de plus en plus fréquemment publiaient des photos de leurs recettes… avec l’objectif désormais de parler de la cuisine pour les ados afin qu’ils puissent cuisiner avec leurs amis lorsqu’ils se retrouvent lors de goûters, de repas d’anniversaire entre eux, de soirées « pyjamas », etc. ou pour faire une surprise à leurs parents.

J’y ai déjà consacré un article :  Cuisine de mémé Moniq : ce que peut faire la génération Z dans les médias sociaux. Je signalerais simplement que des restaurateurs s’abonnent à leur compte Pinterest, que leurs photos sont retenues pour être en Une de Food reporter, leurs recettes en page d’accueil de Snapguide, etc.

Je vous laisse imaginer l’impact pour elles ! Pour le SnapGuide notamment puisque c’est la plus jeune (1 année d’anglais) qui s’occupe des traductions car ce site est majoritairement anglophone…

Côté pédagogique, le nombre d’enseignements d’une telle expérimentation sont innombrables… mathématiques, conversions d’unités, rédaction, images, parfois de la géographie, de l’économie, des sciences naturelles, de l’anglais ou de l’allemand, etc.

Et cela, sans compter les bénéfices sur la communication en ligne, l’importance des mots clés, le rubricage, le marketing, etc.

Le blog de cuisine pour des enfants n’est pas la panacée mais pas loin 😉 J’exagère.. je sais 😉

Comme leur objectif est de diffuser des livres de recettes de cuisine : la cuisine par des enfant pour des enfants et le seconde la cuisine par des ados pour des ados, le secteur de l’édition est au programme, les contraintes de ce genre de publication…

Mais aussi, dans ce secteur une très grande maturité de leur part avec une vision différente également dans ce domaine de celle que nous pourrions avoir ! L’exemple typique est de penser à faire des éditions pour dyslexiques…

Cerise sur le gâteau, la plus grande ayant 16 ans veut sa société… Évidemment, la cuisine de Mémé moniq est dans le collimateur… 🙂 mais aussi dans l’objectif d’un autre projet : proposer ses services pour organiser des repas d’anniversaires pour des ados. Elle viendrait sur place dans la région Lilloise préparer le goûter en compagnie des invités ou un repas le midi ou le soir ! Ceci viendrait s’ajouter aux X versions des livres qu’elles projettent.

Et Ludovia dans tout ça ?

Bref, leur approche, leur mode de fonctionnement vis à vis de la société, de l’économie, de l’entreprise n’ont rien à voir avec ce que nous connaissons… il suffit je pense de leur faire confiance pour les voir à l’oeuvre !

J’avais déjà eu un aperçu de cela lorsqu’elles avaient organisé leur journée de citoyenneté dans les médias sociaux au collège voici 2 ans !

Ce travail dans le domaine de la cuisine pourrait s’accompagner d’autres activités : du ménage au tricot par exemple. Cela n’évoque rien pour la plupart d’entre vous… mais pour ceux présents à Ludovia cette année, ceux qui étaient au barcamp du mardi soir sur l’école dans 10 ans, cela résonne certainement en eux !

Rappelez vous la suggestion finale d’Eric (Pas moi, Fourcaud)… et les réactions sur le saut d’enseignement « ménager » et « morale » d’une voire 2 générations…

En fait, derrière cette façade de Mémé Moniq se cache un autre projet, non dit jusqu’ici (mais en observateur averti, je l’ai remarqué depuis quelques temps) l’envie de travailler sur un portail de ces activités avec d’autres personnes, spécialistes de domaines liés à ces activités : tricot, jardinage, entretien…

J’en suis tellement convaincu que je leur ai déjà acheté le nom de domaine : niouf-niouf.com ! On en reparle dans quelques années 😉

La liaison avec Ludovia est donc aisée…

Les grands absents chaque année à Ludovia sont les jeunes.

Cela me dérange souvent que l’on parle à leur place, que l’on dise ce qu’ils attendent des enseignants, de l’équipement, des modes de fonctionnement des institutions !

Comme je l’ai dit plus avant, personnellement, je suis à leur écoute, je demande leurs souhaits, etc. Toutefois, il n’est pas question pour moi de tomber dans l’écoute sans prise de recul !

Régulièrement, la venue de jeunes est évoquée à Ludovia… reste à savoir comment les intégrer ? Une année, une classe était venu participer à des ateliers… L’an dernier, on avait évoquer leur présence un peu comme les jeunes reporters sur le Tour de France, afin qu’ils jouent à Ludovia un rôle un peu similaire à celui des bloggeurs par exemple ! Je trouve l’idée excellent… mais je sais… y’a le budget qui coince 🙂

Les autres absents en masse sont les acteurs du monde de la formation professionnelle (formation continue) et de la formation à distance…

Au delà des jeunes et des « autres » absents, je pense depuis longtemps que selon la formule de Clémenceau : L’enseignement est une chose trop grave pour être confiée à des enseignants et aux instances politiques de tout ordre qui les dirigent.

Oui, je suis pour l’ouverture à tout va… même si le mélange : enseignants « geeks »,  représentants de collectivités locales et ministère de l’Education Nationale, chercheurs, industriels de matériels éducatifs et de contenus… font déjà le succès de Ludovia.

Il y a des idées à prendre pour l’enseignement et l’éducation dans de nombreux domaines : marketing, agences de communication, agence de création web, développeurs, etc.

Certains d’ailleurs m’en parlent en privé… sachant mon implication dans le domaine de l’éducation. Et parfois, je trouve des personnes aux idées originales sur le sujet ! Reste à savoir si ils seraient écouté par le monde éducatif traditionnel ? Prenons un David Rénier par exemple et son projet d’école Péripatéticienne… quelle serait la réaction du mondé éducatif  ?

Nous ne sommes plus dans le monde monolithique de l’éducation tel qu’il se présentait encore il y a encore quelques années !

Les entreprises changent, l’économie et les modèles économiques changent, la société change, l’éducation elle aussi change !

Ne pensez pas que je critique Ludovia, je l’ai écrit en première ligne de ce billet, pour moi cette année était un excellent cru !

Je me suis même posé la question de savoir si cette université de l’e-éducation n’était pas arrivé à sa maturité, grâce à l’engagement d’Eric Fourcaud qu’on ne remerciera jamais assez de s’investir autant depuis des années (allez, je vous livre peut être un scoop, il a failli abandonner il y a quelques années mais je crois que c’est le lot de tout organisateur d’événements —je me pose parfois les mêmes question pour les journées du contenu web 😉 et de son intelligence dans l’organisation. Et il ne faut pas négliger l’équipe qui l’entoure : Aurélie, Laurence, Gustave (tiens un jeune ;-), etc.

Mais, il serait temps de revenir sur ce qui pour moi a marqué ce Ludovia 2013 !

Je ne m’étendrais pas sur les conférences, sur l’ambiance inimitable entre tous et articles de mes petits copains de Ludovia avant, pendant et après l’événement, car pour la plupart, vous obtiendrez de bien meilleures informations en suivant les liens depuis le blog ou en consultant encore quelques jours les #ludovia2013 dans Twitter ou encore les photos non officielles rassemblées dans Facebook.

Non, je préfère noter les points positif ou négatif qui pour moi marqueront ce Ludovia et qui, pour certains, sont passés plus ou moins inaperçue aux personnes sur place mais qui ouvre encore d’avantage sur le monde entier :

  • Commençons par le négatif mais un seul point ! Je suis un peu déçu par le résultat du Barcamp sur la vision à 10 ans de ce qui se fera dans l’éducation ! j’ai l’impression que chacun reste campé sur les mêmes convictions depuis plusieurs années, avec un « enfant » roi tout puissant !
    Pas certains du tout que la richesse du potentiel sur place ne peut donner que cela à moins que ce ne soit un problème de consanguinité (tous dans le même monde) où même les parents oublient leur rôle de parent au profit de leur fonction autour de l’enseignement !
    Curieusement pour moi la seule vraie innovation qui d’ailleurs suscitât des réactions fut celle d’Eric Fourcaud en fin de barcamp… Le futur site Niouf-niouf devrait répondre en partie à sa demande 😉 Mais je note qu’Eric n’est pas du monde de l’enseignement !
  • La Wallonie, invitée d’honneur, a apporté un vent de fraicheur particulier et bénéfique à l’événement. Enfin,je ne suis peut être pas 100 % honnête étant proche voisin 😉 Il suffisait de voir la gentillesse et la disponibilité de Raymonde Yerna, « chef » de la délégation Belge pour le comprendre !
  • L’arrivée (ou le retour ?) d’Eric Patureau alias CIRE, qui a fourni des illustrations régulièrement tout au long de l’université d’été. J’ai rassemblé ses dessins dans le Pinterest sur Ludovia. Je vous conseille le détour 😉 Un regret à son sujet, que justement ces dessins ne soient pas plus mis en avant pendant l’événement !
  • La webTV en live et enregistrée (vous retrouvez les émissions en bas de la page WebTV ). Eric Fourcaud avait réservé un peu une surprise aux bloggeurs 😉 Il nous avait mis en place un plateau TV… à nous d’en faire ce que nous en désirions 😉
    C’est aussi cela l’ambiance Ludovia… une liberté pour tous !
    Lors du barcamp de clôture, Eric disait avoir eu l’idée de nous donner cet os des WebConférences et espérait que nous utiliserions ce nouveau joujou… et  c’est ce que nous avions fait, nous avons rongés l’os 😉
    Il faut dire qu’avec un Christophe Batier dans les parages et votre serviteur, il était difficile d’en être autrement…
    Au final, cette WebTV devient le off de Ludovia qui offre des possibilité d’échanges en ligne en direct (on améliorera le projet l’année prochaine 🙂 !
    Si vous aviez regardé le programme avant l’événement, vous auriez vu 3-4 malheureuses émissions… Au final, le plateau TV était quasiment actif en permanence… à tel point que je dois terminer le travail avec François Bocquet par un hangout au sujet de sankore.org. Je vous mets quelques vidéos de ces WebTV en fin d’article !
  • J’ai beaucoup apprécié l’organisation du pitch auprès du seul « industriel » qui a osé affronté les bloggeurs ! Il mérite que je le nomme (et pas parce qu’il est de Lille) : Jean Barnezet de l’agence Oeil pour oeil et le projet GDF Suez J’apprends l’énergie.
  • Comme toujours, les rencontres… comme celle de Bruno Duvauchelle ou de Marcel Lebrun pour le premiere fois IRL ou encore la découverte de Philippe Rosado et de son projet concernant l’enseignement et les dys. : numéridys. Il faut dire que je suis concerné (voir Elle va en cours sans cahier mais avec un iPad 😉
  • Je note également que pendant Ludovia, j’ai reçu « d’amis » US deux liens destinés à être diffusé lors de Ludovia… Une autre forme de reconnaissance ? Possible !
  • Le côté  « on a du mal à quitter » Ludovia… déjà, il y a le hangout annoncé quelques lignes plus haut… mais surtout, pour l’anecdocte, c’était amusant de voir que les personnes qui attendaient leurs avions avait encore l’esprit à Ludovia…
    Ainsi, alors que Ludovia avait fermé ses portes à 14 h, dans l’aéroport sur le coup de 18 h, je livrais encore quelques applications à découvrir : Trello, SnapChat, etc. à quelques personnes autour de moi… et l’on évoquait également Ludovia 2014 en se disant que l’organisation devrait indiquer le point de ralliement dans l’aéroport pour ceux qui attendent la navette lors de l’arrivée le lundi : le café du Stade Toulousain au rez de chaussé 😉

Si je devais résumé, désormais je n’attends qu’une chose… le Ludovia 2014 et en attendant, entre quelques cours que je devrais donner à la fac, certainement à distance, je continue de suivre les évolutions de ma génération Z, de Mémé Moniq et leurs autres projets 😉

Voici quelques vidéos de la webTV…

Sébastien Reinders – François Bocquet : Tu as quoi dans ta besace François ?

Part 1 : Eric Delcroix – François Bocquet : les promesses de Ludovia ?

Part 2 : Eric Delcroix – François Bocquet : les promesses de Ludovia ?

Eric Delcroix – François Jourde : des outils et des détournements d’outils pour l’enseignement

Eric Delcroix – Sébastien Reinders – Michel Guillou : la fin de l’écriture manuscrite ?

Vision de ludovia 2013 par les participants internationaux de cette édition

Ce que je fais : mes activités professionnelles

Parfois, souvent, on me connait mais j’ai déjà remarqué que la plupart de mes interlocuteurs ne savent pas toujours ce que je fais… C’est vrai que mon parcours et mes activités ne vous aident certainement pas pour vous y retrouver.

Eric-delcroix.com n’aide pas beaucoup à définir mes activités au quotidien (houps suite à mes problèmes de santé, j’y suis un peu en retard)… Je l’ai voulu comme un portfolio de mes activités principales, surtout orienté publication d’articles, d’interview et pour la promotion des livres que j’ai écrit ou dans lesquels je suis intervenu).

Aussi, certain pensent que je suis à 100 % enseignant à l’université, d’autres certifieraient que je vis de mes conférences et de la production de mes livres… et sinon, parfois, je suis aussi le « gentil » organisateur des journées du contenu web (je l’ai fait jusqu’ici à titre gracieux… donc, cela n’entre pas dans mes « activités commerciales », de l’Open coffee Lille, des apéros blog en nord… (d’autres annonces dans le domaines sont prévus dans quelques heures, quelques jours) 😉

Enseignant

Pour le côté enseignant, j’étais maître de conférence associé à l’université jusque août 2012. Depuis, j’ai pris une année sabbatique 😉 Mais à cette rentrée, de nouveau, j’interviendrais, cette fois comme vacataire pour une université, dans une licence pro de community management 😉 Pour être honnête, j’ai hésité à répondre à une proposition d’un nouveau contrat de maître de conférence associé dans une autre école également… Donc, si vous avez des propositions dans ce sens… je regarderais avec attention… Pourquoi pas 😉

Mais maître de conférence associé signifie que j’ai ou j’avais une activité principale à côté de ce travail universitaire. Il est vrai que les conférences m’occupent en partie, l’écriture des livres également (je vous annonce au moins deux livres sur lesquels je travaille actuellement dans mes prochains billets). En complément, vous devez le savoir tous ou presque, je gère la présence du salon #vad.conext dans les médias sociaux…

Oui, mais j’ai toujours pas dit quelle était mon activité principale, celle de ed-productions ! Normal me direz vous cela fait maintenant plusieurs années que le site  ed-productions.com a disparu de la circulation… suite à de méchants virus qui ont été déposés par je ne sais qui… Dans un premier temps, j’ai voulu tester si la présence seule dans les médias sociaux pouvait suffire.. au bout de ces quelques années, la réponse est oui… avec justement peut-être ce déficit sur mes activités réelles.

Séminaires

D’un côté, il y a les conférences sur les différentes thématiques : identité numérique, réseaux sociaux, médias sociaux, parents-enfants-internet, génération Z ou C, le web 2.0, nouveaux médias et enseignement (formation), l’état d’internet actuel (et demain), les outils sociaux, la communication sur Internet, le e-marketing… mais aussi sur Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest… Bref, la palette est importante… mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

En effet, Ed productions est à même d’organiser et organise des séminaires en entreprise, depuis la prestation d’1 h 30 à celle qui dure 3, voir 5 jours. Évidemment, cette partie est beaucoup moins visible n’ayant pas pour politique d’indiquer pour qui j’interviens dans ces cas là (sauf accord ou intérêt vis à vis de l’entreprise).

En discutant autour de moi, parfois certains me disent :

  • «On n’a pas fait appel à toi d’office, on se doute que tu es trop cher pour nous !». Quand je leur annonce mon tarif, ils regrettent souvent de ne pas m’avoir contacté… Je suis au tarif du milieu, et même parfois moins cher que d’autres confrères ! Juste une remarque pour les centres de formation, je suis au tarif de l’expert dans le domaine, pas à moins de 300 € la journée comme certains me le propose !
  • «On n’a pas pensé à toi, on ne savait pas que tu faisais ce type de prestations !». Maintenant, si ils disent me suivre… ils n’auront plus cette excuse 🙂

Conseil

La partie certainement la plus méconnue de mes activités est celle de conseil pour les entreprises, associations… Oui, je peux vous aider à mettre en place une politique de présence sur le web : depuis l’audit de site (ergonomie, référencement, communication…) jusque la mise en place d’une stratégie  dans les réseaux sociaux ou/et les médias sociaux.

D’ailleurs, dans ce cadre j’ai mis en place un système « original »… afin de faire bénéficier mon expertise le plus grand nombre : une solution sous forme de tickets conseil à l’heure ! Je me suis aperçu que très souvent à la suite d’un séminaire par exemple, pour la mise en place de la présence d’une entreprise, elle avait des besoins ponctuels, pas d’un suivi exorbitant… d’où ma proposition ! En plus, je me suis également aperçu à l’usage que les réunions ne s’éternisaient pas en longueur de cette manière…

L’achat de tickets permet d’organiser des réunions en présentiel (sur la métropole Lilloise), soit via internet (Skype ou autre à définir avec vous) selon les besoins du client. L’achat de ces tickets peut se faire à l’unité (1 h), soit par pack de 7 h – 7 x 1 h (ce qui permet de répondre à un nombre important de problèmes). Toute heure commencée compte pour 1 ticket.

Les tarifs sont de  300 € ht pour l’achat à l’unité et de 2 000 € ht  pour le pack et toute action débute après paiement.

Les horaires de ces réunions sont définis au plus rapide en fonction des disponibilités de chacun.

D’autres solutions peuvent être mise en place également… tout est fonction de vos besoins.

Dans le cadre de mes activités de conseil, sont exclus le travail du community manager… C’est l’objet du point suivant.

Community manager

Je suis devenu par des concours de circonstance community manager du salon VAD e-commerce devenu #vad.comext. Il faudra qu’un jour j’écrive un article sur les évolutions en chiffre, ma démarche… sur ce travail dans le monde du marketing, du retail, du e-commerce… 😉

Donc, oui, je peux faire aussi du community management pour d’autres « marques »… Je le dit clairement pour #vad.connext… je suis plus discret sur d’autres contrats 😉

Seulement, je précise quelques petites choses. Je ne peux pas faire du community management pour des marques, des produits, des secteurs qui me sont étrangers, à moins qu’ils ne présentent un réel intérêt pour moi 🙂 Dans ma démarche, je pense que l’on ne peut parler que de ce que l’on connait bien 😉

Second point… oui, je « choisis » si je travaille avec vous ou pas ! C’est présomptueux de ma part… mais j’en ai un peu marre des entreprises qui veulent se mettre sur les médias sociaux sans véritable stratégie (ou pire sans connaître et qui ne veulent rien entendre ! je pense à une entreprise qui en une semaine souhaitait avoir plus de personnes venant sur leur site depuis les médias sociaux que depuis Google, alors un référencement en béton !). Donc, oui, je choisis…

Ce choix me permet également de limiter mon nombre de prestations de ce type… Je ne veux pas devenir un « pur » community manager..

Je veux garder mon éventail d’activités et pouvoir en ajouter d’autres, comme organisateur d’événements par exemple.. Mais pour cela, il faudra lire mes prochains billets 😉

Ce billet vous a aidé à savoir quelles étaient mes activités réellement ?

à chaque fois, mon image prend un coup de vieux avec internet !

Je parle régulièrement des évolutions des usages d’Internet et des nouveaux moyens de communication et dernièrement je vous disais commencer à être à la traine par rapport à la génération Z.

J’écrivais dans avenir d’Internet et disparition du web ou la nouvelle révolution Internet «Si je prends mon exemple, comme j’essaye de suivre la tendance (oui, je ne suis pas encore à la retraite) j’essaye de les imiter… seulement je n’ai pas le réflexe d’utiliser l’application au bon moment (c’est fréquent que je me dise après coup, tiens avec cette apps, cela aurait été plus simple) ou que mes filles me disent : «mais, pourquoi tu n’utilises pas ceci ou cela» (à la différence de beaucoup d’entre nous, je les écoute et suis leurs conseils) et j’ai tendance à retourner plus volontiers sur mon ordinateur (vers ce que je connais) !».

Si jusqu’ici, je pouvais encore « copier » et transformer des usages passés… parfois ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui ! En voici une preuve de plus qui m’est arrivé il y a moins de 15 jours. 

paysages vosges
le lieu et paysage des Vosges que l’on voulait faire découvrir

Nous étions en famille dans les Vosges et comme l’une de mes filles est dans l’hémisphère sud actuellement, je voulais lui faire partager des images de l’endroit superbe où nous étions…

Donc, naturellement, j’ai commencé par faire quelques photos en me disant que je lui enverrai par la suite ! Jusque là rien d’anormal.

Enfin, je pense. Seulement, je n’étais pas le seul à avoir cette idée de montrer l’endroit où nous étions !

La soeur de la voyageuse avait la même idée… et on en discute. Rapidement, je m’aperçois de mon erreur.. évidemment qu’il ne faut pas faire des photos… C’est un panorama que je dois faire !

Comme j’ai retenu la leçon de voyages précédents, je frime en lui disant : «cette fois, je ne me fait pas piégé, je fais un film 🙂» Tout content de moi pour une fois d’y avoir pensé !

Pour la petite histoire, j’ai fait cette découverte qu’au lieu du traditionnel panorama en photo il était beaucoup plus simple de réaliser un film… pour ce type d’usage alors que je prenais justement un panorama en photo et que l’une de mes filles à rapidement fait une vidéo à l’époque ! Elle avait raison !

Pas de réponse.. je commence ma vidéo… et je m’aperçois que ma fille traficote son iPad… oui, désormais, on voyage avec tablette ou portable selon son âge à la maison 😉

 

Et là, elle arrive, contente en me disant : «t’as vu, c’est vachement bien comme cela ! Et elle me montre une vue de l’endroit en 360° !» Et d’ajouter : «oui, tu comprends, elle aura l’impression d’être au centre de la scène, de voir aussi bien le paysage que la pelouse et le ciel !»

Cliquez sur l’image vous comprendrez.

le panorama 360° de ma fille.
le panorama 360° de ma fille.

Voici l’ensemble de ces prises de vue.

Qu’est ce que vous voulez que j’ajoute à cela ! Rien.. on en envoyé le lien de ma fille à sa soeur et je garde pour moi photo et vidéo…

Quand je vous dis que les temps changent et que mes images sur Internet prennent un coup de vieux…

Cuisine de mémé Moniq : ce que peut faire la génération Z dans les médias sociaux

cuisinières de mémé Moniq
les cuisinière de la cuisine de mémé Moniq

Lors de la dernière séance de l’Open Coffee de Lille, j’avais demandé à mes générations Z de venir présenter leur cuisine de mémé Moniq.

En effet, comme elles le disent dans leur blog, elles réactualisent ce projet.

Il me semble intéressant à présenter ce qu’elles ont mis en place. D’ailleurs lors de la deuxième journée du séminaire pour le CJE de Lille sur la stratégie de mise en place d’une présence dans les médias sociaux, j’ai encore pris l’exemple de leur cuisine.

Je dois préciser que j’ai très peu influé sur les choix qu’elles ont faits (on pourrait dire sinon que les idées sont les miennes ce qui n’est pas le cas, je vous assure).

Ce qu’elles font à mon sens montre toute l’inventivité de cette génération (pour rappel, elles ont désormais 13 et 15 ans). Je connais d’autres exemples autour de moi qui sont similaires.

Au passage, c’est également un bon exemple de travail qui pourrait être mis en place dans les différentes étapes de l’éducation : primaire, secondaire, supérieur (C’est bientôt Ludovia, je dois trouver des arguments 😉 Peut-être pas la cuisine, mais tout autre sujet si on laisse le choix des outils, des axes de communication, la liberté complète de création… aux élèves et aux étudiants. Vous verrez les activités sont transversales : rédaction, image et illustration, photo, langues étrangères, mathématiques, géographie, etc. dans le cas présent.

Bon, reprenons l’histoire de la création des cuisines de mémé Moniq !

L’origine était de refaire les recettes de cuisine que ma mère donnait aux enfants dans un centre socio-culturel dans les années 70. L’obligation que nous nous sommes fixée à l’époque (les filles avaient 7 et 9 ans) était de réécrire les recettes.

Elles auraient pu se contenter de faire les recettes et en rester là… Mais, elles avaient leur blog fraîchement créé : oe dans l’eau. Il fallait l’animer et la solution de mettre en ligne les recettes ont été décidé !

J’ai orienté un peu le contenu en les influençant pour écrire à destinations des enfants de leur âge.

En parallèle, le projet de transformer le tout en livre : la cuisine par des enfants pour les enfants fut décidé. La plus petite ayant mal digéré que sa soeur soit en photo sur la couverture d’un de mes livres ! Elle demandait réparation. lulu.com aurait fait l’affaire !

Pendant plusieurs années, elles ont travaillé dans ce sens.

Rapidement pourtant un problème est survenu : l’apparition des smartphones et des tablettes et les formats de lectures associés pour les livres ! Elles en ont eu vent… et le projet est tombé un peu en désuétude !

En grandissant, elles ont souhaité séparer les blogs… J’ai donc mis en place une structure basée sur Budypress, avec évidemment un blog dédié cette fois à mémé Moniq.

Puis d’enfants, elles sont passées à l’adolescence… faisant toujours de la cuisine par plaisir. Mais en parallèle, elles ont découvert de nouveaux outils et le pouvoir de l’image. La plus grande a mis environ 1/4 d’heure à comprendre l’intérêt de Pinterest et à s’approprier l’outil et la démarche marketing pour travailler dedans avec notamment des tableaux sur les ongles vernis ! D’ailleurs, j’hésite parfois à la faire intervenir pour l’utilisation par les entreprises de Pinterest dans les séminaires. Les entreprises apprendraient beaucoup !

Elles consultent également le net et se sont vites aperçu de la passion du grand public pour le fait maison, des plats pris en photos… d’abord dans Instagram, puis rapidement dans Foodreporter !

La découverte d’un livre à la bibliothèque municipale sur la cuisine des ados (oui, leurs présences sur Internet ne les empêchent pas de lire de vrais livres 😉 relança l’ensemble du projet.Elles veulent écrire un livre désormais sur la cuisine des ados : pour les goûters, les repas d’anniversaire, les soirées pyjamas…

Discussion dans la famille… avant de démarrer un nouveau projet, finir le précédent ! Donc, le livre sur la cuisine par les enfants pour les enfants est remis en piste, avec ces différentes versions : livre papier, livre en ligne…

Mais depuis avec les expériences de Pinterest, Snapguide… désormais, une version anglaise est en gestation, elles réfléchissent également à une version allemande et pour clore le tout, comme l’une d’entre elles est dyslexique, une version en police pour ce handicap est également souhaitée !

On notera au passage qu’elles n’ont peur de rien… Il faut savoir que c’est la plus jeune (anglais, seconde langue donc moins d’un an de cours) qui s’occupe des traductions (enfin, plus exactement de localisation même pour des recettes !). Google traduction chauffe 😉

Et puis, après les expérimentations diverses et variées, il fallait mettre un peu d’ordre dans tout cela puisque leur souhait était de communiquer (et se faire connaître) via les médias sociaux ! Cela devenait d’autant plus urgent que l’interview de l’une d’elles dans le journal Elle doit paraître prochainement et il y a de fortes chances pour que le site de la cuisine de mémé Moniq soit cité. Leur réflexe : ce serait bien que tout soit mis en place avant la parution de l’article.

Le choix des médias sociaux en dehors du blog s’explique aussi par le fait qu’elles ont imaginé que cet été comme l’une devrait être en Australie quelques mois et que l’autre effectuerait des séjours en Allemagne (voir en Grande-Bretagne), elles pourraient faire des « comparatifs » sur l’alimentation, la cuisine entre ces pays… et m’ont demandé pour continuer à alimenter le reste depuis la France 🙂

Donc, elles ont mis en place différentes présences en plus du blog de mémé Moniq :

D’autres supports sont également à l’étude.

Je les ai un peu aidé une fois la création des outils mis en place afin d’automatiser l’ensemble… et je leur ai conseillé de réfléchir à des stratégies de ligne éditoriale (je n’ai pas employé ces mots mais c’est le principe).

Nous avons réalisé une carte sur les liens entre les outils, y compris qui s’occupe de quoi ! Je me retrouve avec une partie du travail pour des republications…

organisation de la présence de la cuisine de mémé Moniq sur les réseaux by Delcroix

Il faut dire que le travail a été simplifié car elles savait déjà quoi publié pour qui, sous quelle forme, ce qui devait se retrouver où… Notamment au niveau des versions Française et Anglaises des recettes.

Les premiers résultats ne se sont pas fait attendre en moins de 2 semaines. La version anglaise des scottish eggs (Œufs à L’écossaise ou nid d’hirondelles) : 1 600 vues, 200 j’aime !

Dans Food Reporter ce sont près de 2 000 « miams » pour 120 photos de plats environ et 2 passages en page d’accueil !

Dernier chiffre que je donnerai, en un dimanche après-midi, elles ont dépassé largement la barre des 30 j’aime dans leur page Facebook pour obtenir les statistiques (et je n’ai pas envoyé de messages à mes amis Facebook 😉

Ce qui est curieux à observer, c’est cette aisance à « naviguer » entre ces outils, à les utiliser, à les contrôler, à les animer… et leur côté, je n’ai peur de rien !

Pour l’anecdote, elles ont contacté Cyril Lignac pour la préface de leur livre la cuisine par des enfants pour des enfants. Celui-ci a fait répondre poliment par son Community Manager qu’il ne pouvait accepter car il reçoit trop de demande dans ce sens !

Qu’importe. Elles ont des visés sur une autre personnalité 😉 Si elles trouvent une adresse pour contacter la personne, pourquoi ne pas tenter sa chance est leur raisonnement !

Et au final, qu’importe le flacon… pourvu qu’il y ait l’ivresse ! La surprise d’une image « miamée » par un chef dans un pays quelconque, qu’une étudiante en photo reconnaisse la qualité de leurs images… Je ne vous dis pas la fierté 😉

Si vous souhaitez les encourager… Rien de plus simple, suivez les, marquer j’aime, « miamer », suivez  l’une ou plusieurs de leurs présences.

la génération Y has been, la génération Z arrive…

J’ai toujours plaint les personnes de la génération Y, ceux que l’on a surnommés à tort les digitals natives… Coincés entre les vieux à la culture Print et leurs petits frères et sœurs de la génération Z aussi appelée génération C (Communication, Collaboration, Connexion et Création), les 18-35 ans n’ont vraiment pas de chance ! Par contre, les suivants…

C’est foutu pour la génération Y

En effet, la génération Y est la génération perdue qui était nécessaire à l’épanouissement du web auquel nous aspirons pour certains, auquel inéluctablement nous nous dirigeons qu’on le veuille ou non.

Ce n’est pas aujourd’hui que je fais cette remarque… Nous l’avions déjà évoqué avec d’autres spécialistes du Web 2 voici quelques années.

En effet, leur premier problème est d’être des défricheurs… Personne avant eu n’avait la possibilité de communiquer de la manière que l’on connaît sur le net, d’avoir une vie sociale sur la toile… L’apprentissage a été rude. D’ailleurs, le terme d’identité numérique, d’e-reputation, de personal branding est né avec eux. Ce n’est pas un hasard !

Certains se disaient qu’ils avaient des facilités par rapport aux adultes… car ils étaient nés en même temps qu’internet ! Cela a toujours été pour moi une erreur. On confondait trop souvent leur connaissance (chatter, jouer et savoir écrire un mail ou un texte simple) avec la connaissance d’Internet. Même chercher une information de qualité, je ne suis pas certain que tous sachent le faire ou prendre le recul nécessaire vis-à-vis des réseaux…

Autre souci rencontré : les vieux en face d’eux. Vous savez les freins à l’évolution, ceux qui ne comprennent rien au net, aux évolutions d’Internet, à l’arrivée des réseaux et médias sociaux, ceux qui ont la culture papier et de la rencontre en face à face dans la vraie vie…

Les cadres et dirigeants des entreprises d’aujourd’hui sont encore de ces générations passées ! Pas facile de leur faire comprendre que la société évolue (vite, très vite, trop vite…) et donc, on se retrouve face à des incompréhensions entre ces générations d’internautes qui se répercutent aussi bien dans les façons d’enseigner que dans le cadre des entreprises.

Même si je ne fais pas partie de cette génération Y, mais plutôt des vieux, j’ai toujours connu cette dichotomie (faudrait un jour trouvez un terme pour désigner les vieux de la génération  X et même pour les Y qui partagent les visions et les usages de la génération Z ;-).

Par exemple au début de ce blog, des enseignants à l’université s’étaient gentiment moqués de moi en me demandant si j’avais du temps à perdre ! Ne les cherchez pas sur le net, ils n’y sont toujours pas ou si peu, et dans ce dernier cas, d’une manière inadéquate car ils vivent souvent dans un monde qui a plus de 10 ans de retard.

Bref, pour les 18-35 ans, la vie n’est pas rose tous les jours… dans ce monde qui se refuse à eux !

Pourtant, ils essayent par petites touches de se positionner ici ou là dans ce monde du numérique, dans ce monde moderne autour de la vitesse, de la vitalité, du réseautage… mais, car j’y ajoute un mais, ils s’y prennent comme des pieds (excusez l’expression 🙂

Un exemple. Certains d’entre eux râlent, à juste titre ou non, sur les influenceurs, sur l’impossibilité de les déloger. Ils voudraient être calife à la place du calife… mais se sont de véritables Iznogoud ! Ils en sont incapables.

Leur principale incapacité est certainement celle de l’imagination. Ils copient ce que font leurs prédécesseurs qui ont et qui continueront d’avoir ainsi constamment une longueur d’avance. Pas la peine de revendiquer tel ou tel nom qui a réussi. Des exceptions existent… elles sont rares !

La révolution de la génération Z
la génération Z - infogaphie
génération Z ou génération C

La génération Z ou C, ce sont les jeunes qui naissent en ce moment jusqu’au ceux qui sortent du collège actuellement ! Et là, ça va déménager lorsqu’ils vont arriver sur le marché de travail !

Déjà à l’école, ils contournent allégrement devoirs et autres « facéties » des enseignants un peu vieux jeu (autrement dit ceux qui ne sont pas connectés) sans que ceux-ci s’en rendent compte toujours très bien !

Je possède 2 spécimens à la maison que je vois fonctionner, ainsi que leurs amis, donc, je parle d’expérience 😉

Mais, au-delà de cela, comme je l’expliquais en 2010 dans un article Vers une évolution du concept de vie privée, cette génération ne croit pas à la carrière et aux études traditionnelles ! Et j’ai bien l’impression que c’est vrai !

De même leur créativité et leur volonté de grandir plus vite, dans le sens d’arriver rapidement à l’âge d’adulte ne sont pas de vains mots !

Est ce un hasard si un phénomène se dévellope aux État-Unis, mais aussi en France, je peux vous l’assurer : ils veulent avoir une activité professionnelle ou créer leur entreprise dès l’adolescence !

Heureusement que les lois Françaises ont pris le devant puisque désormais un jeune de 16 ans peut créer et gérer son entreprise !

Je peux vous dire que dans mon cas je dois freiner des 4 fers pour les faire patienter jusqu’à 16 ans… Et pas une entreprise, mais plusieurs ! Je ne sais pas comment elles vont pouvoir à la fois poursuivre leurs études et s’impliquer dans ce qu’elles ont envie de faire, de créer…

Vous êtes en train de vous dire, pas grave, c’est des élucubrations d’un père…

Et bien, non… car il n’y a pas qu’elles qui ont ce type de projets… J’en connais d’autres qui se positionnent depuis quelques années pour être photographe par exemple !

Bon, je vous entends… vous vous dites… Elles ne possèdent pas la culture nécessaire pour créer, réfléchir à la création d’une entreprise… Elles n’ont rien appris du marketing et des autres sciences nécessaires ! Détrompez vous ! Leurs concepts sont déjà bien au point, leur stratégie marketing ébauchée… Quelque part c’est bluffant à observer…

J’vous livre même le nom d’un de leurs concepts : Cucu-cocone… pour lequel, elles ont déjà demandé à réserver noms de domaines, page Facebook, compte Twitter et même Pinterest !

Bien sûr, si vous êtes un peu vieux… vous vous posez la question : où est l’étude de marché, où sont les stratégies, quel est le modèle économique…

C’est mal connaître les jeunes de la fin de la génération Y et de la génération Z. Venez faire un tour à l’Open Coffee de Lille… Vous n’allez rien comprendre ! Ils réinventent régulièrement le marketing et la création d’entreprise.

Ils viennent tous avec des projets qui semblent leur être tombé dessus par hasard mais qui fonctionnent…

À la différence des personnes plus agées, ils ont une idée, cela leur fait plaisir (j’insiste sur cette notion de plaisir, ils ne travaillent pas pour le fric mais pour se faire plaisir avant tout !), etc. et ils ont envie de la proposer cette idée, ce concept… au plus grand nombre…

C’est presque de l’aussitôt pensé, aussitôt tenté. Alors la monétisation, le modèle économique qui sera choisi, la démarche marketing… on verra plus tard ! Et pourtant, ça marche ! Pire, certain abandonne car cela ne les intéresse plus (là, je n’arrive plus à suivre leur raisonnement… j’suis trop vieux).

Pas mal de monde a été surpris de l’organisation et de la communication par exemple de mes 2 ouailles pour la journée citoyenneté dans les médias sociaux ! L’un de ces éléments était : «mais comment avez-vous fait pour inviter ces personnes (pour mémoire, elles avaient invité Émilie Ogez, Yann Kervarec d’Euratechnologies, Marc Vasseur —Blogueur politique, Bruno du Blog2Roubaix, Charles Bricman, ancien journaliste politique du journal Le Soir ! excusez du peu :-)». Elles ont simplement répondu : «nous les avions dans nos réseaux sociaux !» et c’est vrai 😉

Mais, là encore, avec nos craintes nous ne faisons pas attention à leur manière de fonctionner dans les médias sociaux. Les cercles d’amis ne représentent rien pour elles ! Elles sont en contact avec les personnes qui les intéressent en dehors de leur cercle proche ! (voir l’illustration contact en étoile au travers des cercles de connaissances)

Je ne sais plus si je vous ai déjà raconté dans un précédent billet cette histoire.

Un jour, l’une d’entre elles revient du collège avec un devoir d’histoire de l’art ! Elle découvre que le peintre en question, un vieux monsieur de 80 ans possède un site web. Et la question a été : Pourquoi je ne lui poserai pas les questions qui me sont demandées ! Je crois me souvenir avoir mis un droit de veto.

Mais la situation, c’est représentée avec un autre artiste… et cette fois, elle a envoyé ces réponses pour que l’artiste lui corrige 😉 Vous auriez osez y penser ?

Et puis, l’Internet, les médias sociaux, le numérique… C’est leur univers de chaque jour et au fait des dernières nouveautés ! Je suis souvent surpris du décalage du monde adulte par rapport à ce que font les jeunes sur le net ! Il m’arrive encore d’avoir l’impression que pour certains adultes, le monde Internet des jeunes est le blog 🙁 À peine est-il sur Facebook !

En réalité pour une partie d’entre eux, ils ont déjà investi l’ensemble des médias sociaux selon ce qu’ils ressentent comme besoin !

Je donne d’ailleurs en exemple dans le cadre des conférences sur l’e-reputation le cas de la plus jeune de mes filles.

L’une de ses passions (mais ses passions sont nombreuses et changeantes même si elle revient sur toute régulièrement) donc, qui a pour loisir le tricot, le crochet… Je n’ai pas eu besoin de lui expliquer Pealtrees ! Elle a vu le service sur un ordinateur de la maison, c’est créée un compte, à tout de suite compris l’intérêt et elle fait ses perles plus ou moins régulièrement. Toute fière, elle vient me dire : «t’as vu, y’a encore quelqu’un qui m’a pris mes perles !» Dans un autre domaine, une équipe de Pealtrees lui a demandé de les rejoindre !

Vous savez son âge ? 13 ans… Dans 5 ans, vous imaginez sa présence sur le net ?

Sa sœur n’est pas en reste… On lui demande d’écrire des articles via son compte Twitter ! Et, une fois découvert Pinterest elle y fait un carton avec ses ongles vernis ! Là encore, je n’ai pas eu besoin de lui expliquer beaucoup de choses…

contact en étoile au travers des cercles de connaissances
contact en étoile au travers des cercles de connaissances

Pour ne rien gâcher, ces jeunes de la génération Z ont une approche et un usage d’Internet qui est différent du mien, de celui de la génération Y… Je ne parle même pas des vieux 😉 Ces jeunes trouvent des moyens de fonctionner avec Internet qui sont différents des nôtres… et je suis certains que dans quelques années, eux arriveront à détrôner les influenceurs actuels ! On ne les verra même pas arriver… et pourtant ils seront bien là, présent entrain de prendre la place qui leur est due !

Plus zappeurs que fidèles, plus acteurs à leur manière du Net que simples spectateurs, les services marketing ont du pain sur la planche… (Marketing, la génération Z) car par leur navigation ils en démontent les mécanismes !

Dans l’entreprise, je ne m’inquiètes pas pour eux… La génération Y sera plus ou moins en place, avec des positions hiérarchiques qui permettront aux Z de s’exprimer, de mettre en application leur façon de voir, de travailler… et ils passent haut la main l’examen des 10 compétences-clefs pour l’avenir 🙂

Pour marketer la génération Z, « les entreprises doivent être en veille technologique quant aux nouveaux moyens de communication et s’adapter à cette génération qui évolue rapidement » et comme j’ai l’impression que nous connaissons encore mal cette génération, le prochain Open Coffee de Lille, le 13 juin à partir de 19 h 30 sera consacré à cette génération Z avec comme invité des jeunes et leurs parents qui présenteront ce qu’ils font de « notre » web et répondront à vos questions 😉

Allez, je vous donne un autre exemple qui pourrait faire rougir de jalousie certains… Un « lycéen de 15 ans shooté à l’info, grand dévoreur de presse et passionné de politique. Reporter au cœur du duel entre Mélenchon et Le Pen à Hénin-Beaumont » aux 1750 abonnées. Son compte : @Octave_N

Bref, que du bonheur pour eux…

Pour aller plus loin pour découvrir cette génération Z