Zaphir + Forminfo = Mandarine

On entend souvent qu’il ne sert à rien de conserver les fils qui ne diffusent plus d’informations dans nos lecteurs.
J’ai déjà expliqué que je m’opposais à cette conception…

La preuve de l’utilité de les garder. Je «suis» le blog de Zaphir (les technologies de l’information et de la communication dans un cadre documentaire) qui n’avait pas été mis à jour depuis le 9 janvier… C’est chose faite depuis le 22 juin !
E-form’info (la veille e-learning) est dans mon lecteur de fil RSS, mais lui aussi n’était pas mis à jour depuis le… 9 janvier !

Un nouveau billet vient d’être mis en ligne aussi bien, sur le site de Rosa Maria Gomez de Régil que sur celui d’Alexandre Mauric, à la même date : le 22 juin. Ils nous annoncent simultanément l’ouverture d’un blog commun : emandarine. Selon Rosa Maria, ils y parleront «des technologies de l’information et de la documentation d’un point de vue pédagogique et documentaire, des évolutions et applications de l’e-learning, de linguistique, de logiciels libres et d’autres idées qui leur passent par la tête.»

Longue vie à emandarine et pour ma part, je continue à conserver dans un coin mes vieux fils RSS arrêtés ou alimentés sporadiquement.

Mise à jour le 25 juin : cette fois c’est Speedernet Elearning qui reprend du service en nous annoncant plein de nouveautés 🙂

Mise à jour le 30 juillet : dans Pourquoi un tel site ?, Stéphane Cottin explique pourquoi le blog a été quasiment arrêté de novembre 2006 à juillet 2007.

Accessibilité : les réponses d'un handicapé

Je me suis rappelé votre opinion sur l’accessibilité avec vos billets L’accessibilité le cul entre deux chaises et vos réponses sur l’accessibilité assise mais je l’ai déjà mentionné sur mon blog
Cependant, pour ma soutenance j’ai lu l’exposé de Pauline et de Jean sur l’accessibilité et la conclusion m’a bien fait sourire :o)) surtout la dernière phrase :

  • Projet utopique
  • Individualisme
  • Complexité
  • Aucune contre-partie
  • Eric Delcroix n’y croit pas (accessibilité vs. visibilité)

«Première remarque, ce site n’est pas accessible (cela évitera les commentaires habituels du type, vous parler d’accessibilité mais votre site n’y est pas, commentaires qui ne font pas beaucoup avancer le débat)… mais le prochain site Ed productions devrait l’être ainsi que le prochain site ed formations. Je n’y crois pas mais je pratique 🙂 Pourtant, ce problème d’accessibilité, de conception de site en CSS, etc. me chagrine depuis pas mal de temps et me fait encore et toujours me poser quelques questions que j’ai pu évoquer ici ou là…»

Alors, la refonte d’ed productions est elle valide xhtml ? validator :o))) Moi aussi je peux taquiné… :op Non, sérieusement à part le site de la ville de Cholet qui passe avec succès tous les tests de validation du W3C, la plupart des sites que j’ai testés dont le mien, mais aussi celui del’APF national, ou handicap zéro ne sont pas non plus validés… Et ça c’est un gros souçis, car les principaux problèmes de validation concerne non pas la structure du site, mais la publication de contenu. Si vous regardez les erreurs cela concerne les balises de mise en forme du texte (placement d’une image, police (taille, soulignement, italique…), couleurs

«Pour ce qui concerne le handicap, je préfère pour ma part des sites spécialement conçus pour les personnes handicapés… Peut-être pas pour toutes les personnes handicapés, mais j’y reviendrais. Par exemple, La libreBelgique en version basse vision ! si elle est réellement adaptée aux mal-voyants est pour moi de loin une meilleure solution que les sites dit accessibles qui permettent à chacun de trouver plus ou moins son bonheur… le site doit apporter une plus value pour le handicapé que le possède pas l’accessibilité. Je ne connais aucun site quel qu’il soit universel. Les handicaps sont trop variés pour vouloir ou pouvoir y répondre systématiquement.»

Je suis d’accord pour dire que le site de la libre Belgique est plutôt bien pensé. Mais j’ai quelques craintes sur la création de sites conçus spécialement pour les personnes handicapés: 1. Le paradoxe: l’accessibilité ne concerne pas uniquement les personnes handicapées (d’ailleurs vous le soulignait plus bas). Pour mémoire, l’accessibilité est définie comme Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quelque soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales. D’où le 2. (et c’est là ma plus crainte) la naissance d’un Web pour les personnes handicapés (ça rejoint mon commentaire sur votre billet « Des enfants et des blogs« ) une sorte de Web communautaire, un peu comme les vieux webrings (groupement de sites sur un thème donné et reliés par une Navbar) bref évitons un web centré voir reclus et fermé sur et pour les personnes handicapées. N’oublions pas que le Web permet de s’affranchir (en partie du moins) du handicap et par une identité numérique d’être considéré comme n’importe quel autreinternaute , ainsi l’accessibilité des ressources permet de partager et d’échanger du contenu, des informations. Cependant, je pense que cette idée de webring de l’accessibilité qui serait donc un regroupement de sites 100% (enfin 90%) accessibles et fonctionnels offrirait une garantie de qualité ainsi qu’une utilisation rapide et simple permettant un surf confortable. Alors, pour rejoindre ma crainte, ça serait donc de voir la création d’une extension comme .hdp ou .hcp ou .dsb (Handicapé, ou handicaped: disabled) visant clairement un site accessible aux personnes handicapés. Ou alors un site accessible pourrait être identifié par son url comme par exemple: www.lalibre-accessible.be ou par une extension comme .acs, .acc ou voir carrément .w3c ou .wai. Mais la version d’un site développé pour les personnes handicapées ne doit pas avoir un contenu au rabais (d’ailleurs je rejoins également la définition d’Aymeric Jacquet sur l’accès à l’information, (voir plus bas)) mais un contenu identique à la version par défaut du site, soit, comme vous le proposez un contenu avec une valeur ajoutée (l’accessibilité à ce contenu étant garantie par défaut puisque le site est développé dans cet objectif).

Cependant, je suis d’accord que dans certains cas le contenu doit être adapté pour être accessible , ici dans le sens du contenu même c’est à dire sa nature (langage, rédaction…) et sa mise en forme visant non pas l’accès à l’information, mais à sa compréhension. Nous tombons dans le cas où les normes d’accessibilité ne sont plus théoriques et concrètes via des techniques mais là où elles deviennent totalement abstraites: tel est le cas du handicap cognitif. Et si par bonheur on trouve des solutions, on ne parlera pas de normes mais de recommandations, comme celles duWAI:

«…Concernant la formation donnée aux travailleurs des Papillions Blancs Il m’expliquait qu’un seul site accessible dans leur cas n’était pas possible, car différents handicaps étaient cumulés, handicaps aussi bien physique que mental. Je crois savoir que vous travaillez dans le monde de la rédaction, alors par exemple ils m’expliquaient qu’ils devaient réaliser différents niveaux de lectures pour le même article… On n’emploie pas les mêmes mots dans une revue pour enfants que dans Géo 🙂 et là l’accessibilité à mon avis n’y change rien...»

Il est évident que dans ce cas, et je pense que l’on peut généraliser aux cas d’handicaps cognitifs (encore que, comme je l’ai montré, les cas d’handicaps cognitifs sont assez différents pour pouvoir généraliser une solution…) la création d’un site spécialement pour ces personnes est nécessaire. Je reviens à ce que j’ai dis précédemment à savoir qu’un site spécialement conçus pour les personnes handicapés est nécessaire dans certains cas mais je pense qu’une accessibilité minimum doit être garantie sur tous les sites. Vous-même vous savez que la séparation structure/contenu est réalisable et que l’utilisation de CSS peuvent améliorer grandement l’accessibilité d’un site: il suffit de lire les témoignages de mon mémoire et de voir comment l’option pour l’utilisateur de pouvoir choisir un style de page différente est apprécié.

«De plus, est-il nécessaire que l’ensemble des handicapés puissent accéder à un site donné ? Personnellement, je ne pense pas que cela soit toujours nécessaire.»

Pour la question, je réponds oui, évidemment. C’est le principe de l’accessibilité et ça rejoint encore une fois la définition d’Ayméric Jacquet sur l’information pour tous. Quand vous dites l’ensemble je suppose que vous parlez de la majorité des personnes handicapées et non pas de toutes ces personnes. Dans ce cas là, ça rejoint ce que j’ai dis précédemment. Quand vous dites que cela n’est pas toujours nécessaire, et je comprends ce que vous voulez dire, et je vous rejoins un peu à reculons car ça pose une question épineuse à savoir: Quelles sont les sites, les informations qui doivent être accessibles? Comment les juger, les évaluer? et bien sûr qui? Imaginons par exemple une personne handicapée qui travaille dans la veille…? :op

«Je comprends et suis favorable pour dire qu’il est indispensable que les sites des administrations soient accessibles aux handicapés. Mais un site commercial ? Je n’en suis pas certains.»

Bien sûr qu’il est indispensable que les sites des administrations soient accessibles aux handicapés (par exemple la télédéclaration d’impôt est une bonne idée ou la demande d’informations..). Bref le service-public.fr est une bonne idée. Mais, soyons sérieux :o) : qui passe sa journée à surfer sur les sites des administrations? Personne, bien une personne handicapée c’est pareil.

Je remets le paragraphe d’openweb sur l’accessibilité des personnes handicapées: L’accessibilité numérique pour les personnes handicapées

Les personnes handicapées utilisent Internet et ses services grâce à des matériels et/ou des logiciels adaptés. Dans leur vie quotidienne, ils peuvent utiliser les sites Internet :

  • Pour s’informer, ce qui n’est pas toujours simple avec les moyens de communication classiques ;
  • Pour se former via les sites de e-learning ;
  • Pour communiquer avec leurs proches, via le mail et les autres services en ligne de communication (messagerie instantanée, webmail) ;
  • Pour effectuer des démarches administratives en ligne s’ils ne souhaitent ou s’ils n’ont pas la possibilité de se rendre physiquement aux guichets de l’administration ;
  • Pour mener à bien ou développer leurs activités professionnelles ;
  • Pour effectuer leurs achats en ligne, sachant que le fait d’être livré chez soi n’est pas un luxe réservé aux personnes valides ;
  • Pour se cultiver ou pour leurs loisirs (livre numérique, etc.)

Comme on peut le voir, et je l’ai déjà dis sur mon blog, l’e-commerce est un formidable moyen d’autonomie et d’indépendance. A partir de là, oui il est nécessaire qu’un site commercial soit accessible! Bien sûr je parle des sites de vente en ligne, et comme je l’ai aussi dis sur mon blog, un site de vente de biens de consommations (alimentation, produits de supermarché) commetelemarket, etc., de biens culturels (FNAC, Amazon) voir de hifi et micro informatique doivent être accessibles.

Pour la culture, un site comme Gallica devrait être accessible: autant au niveau du site qu’au niveau des documents disponibles: exemple le pdf pour un malvoyant est difficilement exploitable, il préfère le .doc voir le .txt . Et ça n’est toujours pas simple de trouver des livres en version électronique.. De plus Gallica est aussi une ressource pour les chercheurs. Mais les documents que j’ai trouvés pour mon camarade malvoyant était inexploitables… On pourrait prendre exemple sur la bibliothèque du Québec qui propose les ouvrages numérisés en .doc et en .pdf.

Après, il est sûr que tous les sites n’ont pas forcément besoin d’être accessibles, comme les sites vitrine ou ceux très spécialisés (bricolage, etc.)

«La création d’un site doit être le fait d’une équipe qui réunit l’ensemble des acteurs à la création du site et qui travaillent tous main dans la main vers le même but ou sous la direction d’une personne multi compétences qui puisse choisir, diriger, etc. en connaissance de cause…»

Je suis d’accord et j’ajouterai qu’il est primordial de travailler avec les utilisateurs finaux du site. Faire un audit du public visé… mais je n’apprends rien de nouveau aux pros :o)) Pour faire un site accessible il faut écouter les personnes concernées. Les normes, je pense, ne font pas tout

«Je me dis aussi que le développement de CMS devrait permettre la mise en place de l’accessibilité sans que les entreprises, administrations et autres ne s’aperçoivent qu’ils réalisent des sites accessibles 🙂»

Je pense aussi. :o) Mais un CMS sera adopté s’il est personnalisable…. ;o) enfin facilement personnalisable :o))

«Les CMS peuvent nous sauver dans l’histoire de l’accessibilité… à conditions qu’ils soient accessibles. Idem pour les blogs.»

Oui, et le cas Joomla est intéressant: il est populaire, « beau »?, interface claire… mais il est pas accessible. Apparemment la prochaine version le sera. En attendant il y a A8ejoomla (Voir aussi jommlafrance et joomlafacile).

«Nous ne sommes pas concernés par les handicaps»

C’est une phrase qui peut être violente, voir choquante si on la sort de son contexte.
Je comprends ce que vous voulez dire mais je ne suis pas d’accord. Donc je rajouterai «… mais nous le sommes par la vieillesse» à votre phrase.
Je l’ai expliqué dans mon mémoire avec A-Browser, le navigateur d’IBM pour les malvoyants et qui pourra être utilisé par les personnes âgées. Donc quand on dit que l’accessibilité est dans l’intérêt de tous, c’est vrai. La population vieillit, les seniors peuvent déjà consulter des sites les visant, donc ils représentent peut-être un marché plus « juteux » que celui des personnes handicapées. Or les cas d’handicaps visuels, cognitifs, vous les retrouverez. Et n’allez pas me dire que quelqu’un qui bosse dans le multimédia ne vas plus s’y intéresser une fois à la retraite. Je n’y crois pas :op

L’accessibilité et l’ergonomie

je pense que l’on confond parfois accessibilité et ergonomie. Pour moi, prendre en compte les navigateurs différents, le daltonisme, la navigation aisée, etc. c’est de l’ergonomie pas de l’accessibilité. Je m’oppose en cela à Michel Beche qui dit dans Accessibilité ou le double visage de l’ergonomie : «l’accessibilité permet de ne pas refuser l’entrée dans votre site … quand l’utilisateur est entré, c’est l’ergonomie qui déterminera la facilité d’utilisation». Pour moi, l’ergonomie forme un tout. Si l’on simplifie l’accessibilité à deux niveaux : handicap et navigation sur toutes les plates-formes et navigateurs. Je connais bien le second problème étant depuis toujours sur Mac 🙁

Oui, l’accessibilité ne concerne pas uniquement les personnes handicapées. Par ailleurs c’est intéressant votre réflexion sur l’accessibilité et l’ergonomie. Pour un handicapé comme moi, qui a été dans des établissements spécialisés (j’ai eu des séances d’ergothérapie), cette confusion est d’autant plus vrai. Le lien entre l’accessibilité et l’ergonomie pourrait se faire avec l’ergothérapie. En effet, l’ergothérapie consiste à trouver des adaptations pour réaliser une action que le handicap empêche et elle peut aussi améliorer l’ergonomie d’un poste de travail. D’ailleurs il existe un mobilier dit ergonomique qui ne concerne pas seulement les personnes handicapées. Donc pour résumer l’accessibilité est le but final, l’ergonomie est la méthode et l’action pour y arriver, et l’ergothérapie est le proccessus de réflexion pour trouver des solutions matérielles (hardware) et logicielles (software: OS, navigateur…) pour avoir une ergonomie optimale. L’ergonomie permettant l’appropriation du site qui devient accessible.

Je pense qu’une grande partie des personnes qui parlent d’accessibilité n’ont pas encore compris ce qu’était l’accessibilité. La définition d’Aymeric : «la mise en place de bonnes pratiques permettant l’accès à l’information pour tous» me convient quasiment (je dirais plutôt pour la plupart d’entre nous) et je pense en effet qu’il est nécessaire de les inclure au fur et à mesure sans préciser particulièrement que c’est de l’accessibilité (c’est aussi pour cela que je parle d’ergonomie plutôt que d’accessibilité)

Finalement je suis d’accord avec vous deux. Surtout avec la définition d’Ayméric Jacquet qui a saisi la notion-clef de l’accessibilité : «l’accès à l’information pour tous» mais le tout de savoir quelles informations ?

«Pour moi l’être humain est fondamentalement fainéant… et donc, pour avoir l’effet de masse souhaité si aucun outil ne fait le travail à la place de l’individu, la masse des créateurs de site ne basculeront pas vers l’accessibilité le temps que « les outils » n’existeront pas.»

Oui, c’est vrai et pas seulement pour les créateurs de site car c’est aussi valable pour les utilisateurs, handicapés ou non. « Il faut que ça marche »… Je parlerai plus de fainéantise intellectuelle mais qui est dû à un calcul rationnel effort= récompense or le problème avec quelque chose de nouveau c’est que ce calcul devient efforts = récompense incertaine. Autrement dit le coût cognitif doit être proportionnel au résultat attendu.

«d’autant plus que la plupart des visiteurs de nos sites emploient Internet Explorer et que nous devons bien reconnaître que ce n’est pas le grand amour entre l’accessibilité et le navigateur de Microsoft.»

Ben je suis bien d’accord avec vous, et le pire c’est que j’en ai parlé avec des personnes handicapés et certaines m’ont affirmé que IE était très bien, qu’elles n’avaient aucun problème… J’avais beau dire qu’au niveau accessibilité IE c’était zéro, qui avait mieux (Firefox, Opera )… mais rien n’y fait. Si l’utilisateur refuse de collaborer, de casser ses habitudes, vous aurez beau lui montrer les bienfaits de l’autre navigateur, lui en parler jamais il lâchera IE. La solution est d’installer firefox ou opera et de laisser l’utilisateur s’en servir. Et puis si IE plante, il pourra toujours utiliser firefox ou opera :o)) C’est comme les fameux sites optimisés IE qui empêchait le copier-coller d’image et de texte: dans ces cas là il suffisait de copier-coller l’url sous firefox et hop :op En filigrane ça pose aussi le problème des logiciels préinstallés…

«Dernier détail qui me gêne, pourquoi prévoir une mise en page de site particulière si le « premier venu » peut tout modifier car il applique ses feuilles de style ? Que fait-on des graphistes dans les agences ?»

Je crois qu’il n’y a pas à s’inquiéter ;o) Les feuilles de style c’est comme les raccourcis clavier: peu de gens savent que ça existe/ ou ce que c’est et donc peu de monde les utilises… Les feuilles de style c’est encore plus dur: il faut connaître le CSS, ou trouver un site qui en propose la création, la créer et l’enregistrer, et surtout voir si votre navigateur permet d’appliquer votre propre feuille de style. C’est au webmaster (enfin au créateur du site) de proposer des styles alternatifs. Et croyez-moi je pense pas qu’un graphiste sera au chômage avec les feuilles de style créées par des amateurs.

Et ça m’amène au coup de gueule d’Ayméric Jacquet : Marre des créations professionnelles par des amateurs.

A la première lecture, enfin disons quand j’ai vu le titre, je me suis dis :«Oulà, un pro qui tape sur les webmaster amateurs, ça va faire mal»… et j’ai pensé bien sûr à mon cas, étudiant qui a réalisé un site web, et sur le fait que M. Delcroix a repris mon auto-proclamation de « co-webmaster ». Et j’ai bien fait de relire votre article, car d’une part je n’entre pas vraiment dans vos cibles (je n’ai rien vendu), et d’autre part je comprends l’amertume face à ces parvenus.

Quand j’ai fait mon stage je savais qu’il n’y aurait pas de budget de prévu, et puis on parle d’une association donc le cadre était fixé d’avance. De plus, je n’ai rien vendu, il n’y avait pas de demande, je me suis proposé. Selon la réponse deLionel à votre billet, je peux me situer comme débutant, et je trouve également le cas de la personne de 40 ans «Une personne de 40 ans, n’ayant aucun diplome en informatique ni même d’expérience dans le métier, mais qui s’inscrit à la CCI pour devenir « dépanneur informatique, et webdesigner)» assez irritant. Je sais, j’ai eu la même chose avec des personnes qui n’avaient aucune qualification, aucun liens avec le monde du handicap, qui ont réussi à obtenir des postes à responsabilités ou important et qui se permettent de vous faire la leçon, des remarques… Pour le cas de l’étudiant qui vend ses sites pour faire un book d’un côté c’est normal : il faut bien se faire la main et pouvoir remplir la partie Expériences pros de son CV ;o) sinon on tourne en rond pas d’expérience pro = pas d’embauche…

En même temps il faut qu’il y ait des amateurs qui réalisent des sites web. Tout comme l’accessibilité, c’est impossible pour 100% du Web

Reprise en main des informaticiens

Pour la notion de webmaster et de CMS on peut se rapprocher de cette idée de «reprise en main des informaticiens» : «Des informaticiens (d’où mon raccourcis certainement sur la reprise en main par les informaticiens) de l’époque qui étaient quasiment les seuls à développer les sites internet à la fin de leur conférence passèrent aux questions-réponses. Je leur avais demandé quelque chose du genre : « ne pensez vous pas que l’arrivée de PageMill, de Claris HomePage va permettre à tout le monde de créer son site internet ? » Il m’avait quasiment rit au nez… en me disant que ce n’était quasiment pas possible 😉 Ne me dites pas que c’était de « mauvais » informaticiens… Ils étaient tous sur la même longueur d’onde… Seul eux savait faire des sites, car ils connaissaient le « code magique »…»

Ainsi, si comme le prédit M. Delcroix, les CMS vont se développer de plus en plus dans ce cas-là on peut parler de reprise en main des informatiens, car ils connaîtront le code magique et surtout le feront évoluer.

Un webdesigner peut-il travailler sur un CMS ? Peut-on se dire webmaster avec un site sous CMS ? Le webmaster va t’il retrouver son rôle initial de maintenance et gestionnaire de site ? Les autres spécialistes vont-ils pouvoir s’épanouir avec leurs fonctions retrouvées ?
et enfin, suis-je un (co)webmaster? :op

Pour conclure sur l’accessibilité, et comme j’ai vu que le problème du retour sur investissements revenait souvent, pourquoi ne pas créer une fondation comme la Fondation Mozilla que l’on pourrait appeler FondationOpenweb, ou Accessiweb, ou WAI/W3C qui aurait pour fonction de promouvoir l’accessibilité, d’effectuer un classement à l’image de celui d’Urbilog , et via des subventions de récompenser les sites accessibles et d’aider ceux qui veulent le devenir. Je pense que la méthode de la carotte et de l’émulation pourrait aider le développement de sites accessibles. Bien sûr les développeurs de sitesweb ne sont pas les seuls garants de l’accessibilité, il faut aussi que les fabricants de matériels spécialisés et de logiciels y participent, et bien sûr que les utilisateurs fassent des efforts pour utiliser de meilleures solutions, ils doivent être actifs.

Bon comme j’ai rempli mon contrat, je vais de ce pas publier mon article sur mon blog ;o) L’année se termine…. sur l’accessibilité

Jérôme des playmobil estropiés et associés.

ED ajoute : Si tu veux un compte de rédacteur pour écrire des articles sur l’accessibilité ou d’autres sujets dans les zed, pas de problème la porte t’est grande ouverte… Eh oui, je sais, je te mets encore de la pression 😉

Accessibilité au coeur

Tout le monde se souvient certainement des Playmobil Estropiés & associés. Comment non. Alors, allez vite voir le billet : coup de pouce aux Playmobil Estropiés & associés

Bon, alors, vous avez certainement entendu parler de l’article et des suites (les réponses de réponses) que j’avais effectué… tout cela parce que lors d’un cours, dans une présentation sur l’accessibilité était noté que je ne croyais pas à l’accessibilité !

Nous en avons reparlé avec le playmobil estropiés, Jérôme, qui passait ce lundi matin la soutenance de son mémoire de Master 1 mention ICD (”Information, Communication, Documentation”), option: Science de l’Information et du Document… Il a beaucoup rigolé lorsque nous avons évoqué cette mention dans la présentation à laquelle il n’avait pas assisté. Mais, bien sûr, ce n’est pas pour cela que je fais le billet.

Jérôme a choisi comme mission de stage d’effectuer la création d’un site internet pour la Délégation Départementale du Nord de l’Association des Paralysés de France. Et devinez sa problématique ? L’accessibilité numérique: étude à travers la création d’un site internet !

De quoi pouvions nous rêver de mieux. Une personne «lourdement» (euhh, on ne tape pas Jérôme) handicapée, en première année de Master Professionnel (donc avec du recul), co webmaster de l’APF régional qui met ses connaissances au service des autres handicapés…

Les deux enseignants qui formaient le jury ont trouvé son rapport excellent. Il ne s’est pas contenté de vouloir rendre le site accessible seulement aux normes du W3C. Non, il a été confronté aux problèmes des handicaps cognitifs, il évoque les problèmes matériels, etc.

Comme nous avons estimé que son travail pouvait devait être diffusé sur Internet, dès ce soir, j’ai mis en place la page nécessaire dans le site de l’UFR Idist afin de pouvoir mettre en ligne sa réalisation dans le site de l’UFR. Ne soyez donc pas surpris de trouver seulement son document dans cette rubrique. Dès maintenant, vous pouvez vous inspirer de son expérience et de son analyse pour compléter vos connaissances sur l’Accessibilité. Vous m’en direz des nouvelles de ces 70 pages (4,6 Mo) au format PDF 😉 Mon seul regret, que la prestation de sa soutenance n’ait pas été filmée… Même si Jérôme demande un gros effort d’attention lorsqu’il s’exprime, cela en intéresserait plus d’un… Je lance l’idée… Pourquoi pas, refaire la prestation et l’enregistrer Jérôme ?

Je profite de l’occasion pour signaler à l’ensemble des personnes intéressées par le sujet de l’accessibilité, que très certainement fin septembre, début octobre, la rencontre Blog en Nord qui suivra celle du 26 juin sur les blog et les Très Petites Entreprises aura pour thème : accessibilité & ergonomie. Consultez Blog en Nord pour en savoir un peu plus début septembre au plus tard 🙂

Message spécial pour Aymeric. Tu deviens une vraie vedette de l’accessibilité, tu es cité dans le rapport 🙂

Le marketing du web à travers les livres

Comme je suis trop universitaire ;-), régulièrement, je suis l’évolution de l’édition en ce qui concerne le marketing et internet…

J’ai commencé mes lectures dans ce domaine par la deuxième édition du livre de Jean-Jacques Rechenmann (consultant en marketing international pour les nouvelles technologies) : Internet & Marketing (ISBN : 2-7081-2573-7). C’était en 2001… Il y a un siècle dans le monde d’Internet. Pourtant, cet ouvrage qui est toujours disponible au format numérique, reste pour moi d’actualité même si Internet c’est transformé durant ces années (certains passages commence à dater). Mais, ce livre de vulgarisation sur l’e-marketing et l’e-business permet de remettre en place des basiques de la création d’un site web… dont certains tentent un peu trop de nous faire sortir parfois.

En 2004, comme beaucoup, je me suis intéressé au petit livre rouge du marketing interactif (1e édition) de Electronic Business Group (EBG) dont Béatrice Oger est l’auteur (ISBN : 2-914901-09-7). Il permettait de mesurer la révolution cybernétique en analysant des stratégies au travers des études de cas d’entreprises qui ont réussis des opérations de marketing en ligne : pour réduire leurs coûts, augmenter le ROI, gagner en efficacité, améliorer leur notoriété…
Depuis peu, Le petit livre rouge du marketing interactif est devenu avec 1 155 pages Internet média cannibale (ISBN : 2-914901-11-9). Je n’ai pas lu ce dernier, mais il semble de la même trempe que son prédécesseur et reste recommandé à un public averti.

Puis lors des dernières vacances à Mijoux, je me suis ingurgité quatre ouvrages récents : E-marketing & E-commerce ; Le e-marketing ; Blog marketing (en version française) et un ebook (pour l’instant) : Promote

Le e-marketing (ISBN : 2297000871) de Catherine Viot pose les problématiques nécessaires à la connaissance du marketing adapté à internet : la connaissance du marché et du cyberconsommateur, le positionnement et le marketing mix d’un site de vente en ligne. Ce mémentos LMD (Licence – Master – Doctorat) est idéal pour un usage universitaire… Je l’ai par contre trouvé inadapté pour l’utilisateur lambda de terrain.

Le contraste était d’autant plus saisissant que je venais de finir E-marketing & E-commerce (ISBN : 2711791742) de Pascal Lannoo et Corinne Ankri que je recommande à tous à la condition que l’on accepte l’adaptation du merchandisign au site internet. Là encore, la collection Lire et Agir porte bien son nom. Vive le merchandisign on-line ou e-merchandisign vu au travers de l’ergonomie, des moyens de paiements, de la disposition de la page d’accueil, etc. 🙂 Seul regret à mon retour, le blog e-marketing & e-commerce semble mort-né 🙁

Blog marketing (ISBN : 2744062332) de Jeremy Wright explique comment les blogs devraient être intégrés en entreprise et par les entreprises : la mise en œuvre de blogs ; les techniques de suivi ; les commentaires ; la stratégie marketing ; la transformation des pratiques commerciales.…
Blog et entreprise un domaine qui me tient à coeur car je pense que c’est un moyen idéal pour beaucoup de PME et TPE, entre autres, de se mettre au e-marketing… Au passage, marketing et convergence pense que le e.marketing au secours des PME !
Donc, Blog marketing est une lecture indispensable ;-), même si, je n’approuve pas l’ensemble des arguments avancés. On connaît mes réticences dans le domaine. À la lecture du livre, j’approuve pourtant que l’un des éléments du succès d’une telle entreprise (le blog outil marketing en entreprise) est de mettre en place une stratégie de blogging claire… ce livre est a rapproché de ma lecture sur livres parlant des blogs…

Promote, le livre sur la promotion interactive de Stéphane Brossard (directeur conseil interactive de B&B Communication) préfacé par Michael Carpentier offre une réflexion intéressante sur la création de sites web (très accès utilisateur) dans l’optique de faire venir les visiteurs en première partie, puis 25 leviers répartis en six axes, un travail sur le plan de promotion et quelques pages sur l’étude de la mesure des visiteurs (y compris la veille)… Promote est disponible au format papier ou PDF (12,9 Mo).

Si ces lectures ne vous suffisent pas ou pour les compléter la dernière livraison gratuite de « Marketing Wisdom 2007 » par Marketing Sherpades offre 110 conseils gratuits. Ils sont traduits en grande majorité sur Conseils marketing.
Plus spécifique au PME et TPE (Très Petites Entreprises), un dossier : «comment adapter l’e-business aux PME ?» de Franck Adjagba… mais qui date de 2002 !

Sinon, allez jeté un coup d’oeil vers la sélection de l’incontournable Sébastien… C’était pour Noël. Mais, mieux vaut tard que jamais 🙂

Mise à jour le 26 avril : Pendant que je lisais les livres, aux éditions De Boeck, sortait un autre ouvrage dans le domaine : M@rketing : E-business, e-marketing, cyber-marketing (ISBN : 2804152707) de Martine Janssens-Umflat et Alain Ejzyn. Je viens de le recevoir aujourd’hui. Il n’est pas disponible chez Amazon, mais chez Chapitre… Promis, je le lis aux prochaines vacances 😉 mais d’ici là, sachez qu’il semble destiné aux PME et TPE (Très Petites Entreprises). En quatrième de couv, il est dit : «Peu importe que l’on soit une multinationale ou au contraire une PME/TPE, l’important n’est pas là.

Accessibilité… debout (mes réponses à l'accessibilité assise)

Aie, aie, aie… Je m’attendais à des réactions après ce billet sur l’accessibilité un brin provocateur, je dois le reconnaître… Mais qui aime bien châtie bien, Non. En plus, cela permet d’ouvrir le débat, car comme le souligne Aymeric dans sa réponse, nous sommes plusieurs certainement à nous poser des questions.

Le contexte

Avant de répondre au trois billets engendré à la suite du mien, au préalable, je restitue le contexte de mes propos. C’est en cours de Master1 (des personnes bac +4) auxquels je me suis adressé. Je pense que mon travail consiste à leur expliquer ce qui se fait, ce qui se pratique, ce qui me semble être une mode, les directions ou les éventuelles évolutions dans quelques années (lorsque j’ose) et les tartes à la crème du monde du multimédia. J’essaie de me placer en dehors du monde des Geeks… Même si je ne suis plus tout jeune, beaucoup de mes étudiants pensent que j’en fais partie :-(( J’essaye la plupart du temps de me mettre au niveau du grand public… et de sortir des sphères auxquels nous appartenons… J’essaye de discerner l’utopie du réel, ce qui est utile aux uns et aux autres, de leur dire :«voici ce qui existe, tel milieu à telle position, tel autre, celle ci» ce qui a tendance à en surprendre quelques uns parfois. Le monde de l’informatique, du multimédia, de l’internet, du elearning, etc. ne sont pas tout blanc ou tout noir… C’est une vaste panoplie multicolore dans chacun des domaines.

Une parenthèse

Au début des année 2000, par exemple, combien d’étudiants, de manière pire à celle décrite ici, ai-je mis en garde concernant Flash… La région Lilloise en plus était un fer de lance dans le domaine des web agency spécialisé en Flash. Je faisais partie des empêcheurs de tourner en rond en disant à l’époque que ce qui se déroulait autour de Flash n’était pas justifié, que l’on allait dans le mur… Bon, une bonne fois pour toute, j’en profite, car j’ai toujours la réputation d’être anti-flash, je pense que Flash doit être utilisé à bon escient… par pour des pages d’intro. interminable… et je ne parle même pas encore d’accessibilité 🙂

J’ai tenu dans ce blogs des propos concernant le e-learning (enfin, là aussi j’ai expliqué ma position sur ce que j’avais dis aux étudiants) qui allait certainement à contre courant de ce qui se dit en général… Cela m’a valu des appels téléphoniques de soutien 🙂 Je pourrais continuer la liste des exemples. Sur le web 2.0, sur le web social, sur les Podcast… j’ai pour habitude de jouer franc jeu avec les étudiants, vis à vis de mes positions sur les différents sujets que nous abordons, même si je dois paraître comme rétrograde à leurs yeux dans certains cas. Je leur confie mes doutes, mes certitudes, etc. A eux aussi de se faire une idée… Ils sont là également pour réfléchir et le débat n’est pas fermé.

Fermons la parenthèse et revenons à ma réponse.

La réponse à Aymeric

À l’écriture du billet controversé, j’avais un peu peur des réactions du type de celle d’une personne bien assise confortablement comme Delphine (j’expliquerais plus loin pourquoi). Je préfère de loin la position de Sébastien qui s’assoit sur l’accessibilité dont en réalité j’ai une position très proche 🙂 Quand à celle d’Aymeric, je savais avant publication, par un mail, qu’il était d’accord avec pas mal de mes réflexions 🙂 En réalité, cela correspond à trois public différents… qui réagissent selon leur domaine.

Le contenu du billet d’Aymeric ne me surprend pas. Comme il le dit, nous sommes tout deux formateurs pour les mêmes types de public et nous regrettons tout les deux, comme d’autres, les formations purement « outils ». Nous tentons lorsque c’est possible d’inculquer en effet des notions de natures différentes lors des formations, mais ce n’est pas toujours ce qui est souhaité.

Dreamweaver est bel et bien un outil, certainement le plus répandu en entreprise pour la création de pages et de sites web. Nous devons nous adapter dans notre quotidien de cette réalité qui s’appelle la demande des clients. Nous sommes avant tout au service des clients. Alors quand je lis en commentaire : «le client accepte la création d’un site accessible sinon je refuse le référencement» (ou quelque chose du genre), intérieurement, je me dis : «Bravo Monsieur, vous avez du cran, mais le client c’est lui qui vous fait vivre, ne l’oubliez jamais ! Longue vie à votre structure.»

Justement Aymeric dit : «Arrêtons de former des « pousse boutons », créons des professionnels, apprenons leur leur métier avec de réelles compétences, ils seront capables de s’adapter au besoin, ou alors qu’ils changent de métier.» Nous sommes sur la même longueur d’onde concernant l’adaptabilité…

Pour l’accessibilité numérique, Aymeric à dévoilé le but de mon billet de départ : le positionnement de nombreuses personnes face à l’accessibilité, est trop manichéen. J’irais plus loin même si certain me reproche de ne rien avoir compris à l’accessibilité, de ne pas comprendre que je puisse écrire de telles choses après avoir suivi les formations Temesis, etc. Je pense qu’une grande partie des personnes qui parlent d’accessibilité n’ont pas encore compris ce qu’était l’accessibilité. La définition d’Aymeric : «la mise en place de bonne pratiques permettant l’accès à l’information pour tous» me convient quasiment (je dirais plutôt pour la plupart d’entre nous) et je pense en effet qu’il est nécessaire de les inclure au fur et à mesure sans préciser particulièrement que c’est de l’accessibilité (c’est aussi pour cela que je parle d’ergonomie plutôt que d’accessibilité) lors des formations 🙂 pour tendre comme le signale Sébastien dans les commentaires vers un site de niveau A selon le WCAG. Je ne parle pas des « convertis » comme Aymeric le dit (je préfère le terme de Geek, car je pense que beaucoup d’entre eux dans quelques années relativiseront leur position) qui ont des positions extrémistes, ceux que j’appelle en privé les ayatollahs de l’accessibilité… Mais je pense que nous y reviendrons.

Aymeric termine sur la notion économique terre à terre de la création de site pour les entreprises (ou leur « mise en conformité » et confirme mes propos qui sont ceux que j’ai déjà entendu de nombreuses fois par des services informatiques, des responsables de sites informatiques de nombreuses entreprises et que j’avais repris à mon compte dans l’exemple sur mon site…

Dans les commentaires, celui de Sébastien (qu’est ce qu’il est prolifique 🙂 me touche particulièrement : «un des gros problème de la production web actuelle, est que le visuel est souvent envisagé avant la structure et le contenu. Certains choix sont donc fait sur des critères esthétiques et non fonctionnels ou logiques. Le web trop souvent est assimilé à du print électronique.». J’ajouterai (certains se reconnaîtrons) que je connais des sites qui sont aussi construit sur la base de leur contenu établi au préalable… Et l’on vous dit : «voilà, j’ai ce livre à mettre en ligne». Ce n’est pas mieux… Ah ! Qui d’entre nous met en ligne un billet sur l’organisation idéale à la création d’un site ? Aymeric clôture les commentaires de son billet en parlant du Référentiel Métier de l’opérateur PAO… Encore un référentiel… 🙁 Mais j’y reviendrais prochainement (oups, quand j’aurais un peu plus le temps… en début 2007 ?) suite au billet de Claire Garcin au sujet des métiers de la formation.

Ma réponse à Sébastien

Je vais tenter de reprendre aux différents points controversés du sage Sébastien… Mais nous aurons certainement l’occasion d’en reparler de vive voix à l’apéro référenceur Lillois ce soir à moins que nous nous croisions en cours de journée au net 2006. En réalité, je ne suis pas si éloigné de sa perception de l’accessibilité qu’il le pense. J’ai du forcer le trait pour les étudiants (parfois, y’a des accrocs de chez accrocs) et cela m’allait bien par rapport au but de ce billet.

Plutôt qu’un certain scepticisme, je dirais plutôt une méfiance (chat échaudé craint l’eau froide)… Le monde informatique évoluant à plusieurs niveaux actuellement, il faudrait voir à ne pas se séparer de la base : l’utilisateur lambda, ce qui se passe en entreprise… et c’est un peu cela qui me fait peur avec les extrémistes de l’accessibilité… C’est surtout eux que l’ont entend sur le sujet comme le faisait remarquer Aymeric. On entend trop rarement à mon goût le genre de discours que tu tiens :«L’accessibilité n’est pas binaire, on peut juste parler d’une plus ou moins grande accessibilité !»… C’est le discours que j’apprécie et c’est bien de préciser qu‘il y aura toujours des handicaps trop lourds rendant quasi-impossible l’usage du web et j’ajoute que les problèmes de navigateurs risquent de perdurer…

«Je ne pense pas que ce soit à un propriétaire de site de décider que son contenu ne doit pas être accessible à certaines personnes handicapées». Ce que je voulais expliquer par rapport à cette remarque c’est que le directeur d’entreprise n’a pas grand chose à faire aujourd’hui de l’accessibilité de ces sites… La part de marché que représentera les visiteurs « handicapés » potentiels est faible. Cela ne le « forcera » pas à rendre son site accessible. Mais je compléterai je pense cette remarque dans ma dernière réponse.

Sur le paragraphe sur la reprise en main, je vais même plus loin que toi Sébastien dans mon raisonnement. La création d’un site doit être le fait d’une équipe qui réunit l’ensemble des acteurs à la création du site et qui travaillent tous main dans la main vers le même but ou sous la direction d’une personne multi compétences qui puisse choisir, diriger, etc. en connaissance de cause… (c’est d’ailleurs cette dernière solution qui me fait apprécier la formation IDEMM : une alliance entre les outils, la formation aux métiers (création, veille, référencement, etc) et la connaissance de la médiatisation : rédaction, image, etc. Ce n’est pas un hasard si la grande majorité d’entre eux ont été embauché rapidement à la sortie de leur Master cette année, car les étudiants répondent à un profil recherché mais difficile à trouver qui va se développer j’en suis persuadé dans les années à venir. Fin du paragraphe publicitaire 🙂

Je me dis aussi que le développement de CMS devrait permettre la mise en place de l’accessibilité sans que les entreprises, administrations et autres ne s’aperçoivent qu’ils réalisent des sites accessibles 🙂

le cas Delphine

Je dois avouer que si je connaissais au préalable Aymeric et Sébastien, j’ai découvert Delphine et ses blogs… Comme elle était la première à réagir en commentaire au sujet des billets, j’ai été effrayé par le tournure des événements… en me disant aye, les ayatollahs de l’accessibilité débarque… (Le terme est peut-être mal choisi et comme je ne connais pas Delphine, j’espère qu’elle prendra cette remarque sans rancune et sans signe quelconque de vengeance ou autre).

Déjà à la lecture du commentaire :“Pourquoi tendre vers le maximum d’accessibilité ? Parce que nous ne sommes pas seuls au monde tout simplement !» j’ai perçu la réaction de ceux que je qualifie d’Ayatollah de l’accessibilité… Désolé Delphine, je ne vous connais pas… Ce n’est peut-être pas le cas, mais c’est ce que je reproche au monde de l’accessibilité… Je continue la lecture du commentaire : «un site commercial doit toujours être accessible» Qu’est ce que cela veut dire ? Rien pour le commun des mortels dont je fais parti quelque part.
Pour la partie du commentaire suivant je réponds en italique
«Enfin, dire que Dreamweaver est le handicap principal à la quête d’accessibilité est un non-sens ! Je ne crois pas. Qui décide ? le chef d’entreprise ou le service informatique ou le service achat L’utilisateur ou l’outil ? L’utilisateur fait se qu’il peut avec l’outil selon la formation qu’il a reçu. Si l’outil ne convient pas, on en change. Faux. Il est généralement interdit en entreprise d’installer les logiciels que l’on veut sur son ordinateur. Il existe d’excellents éditeurs qui produisent un code nickel avec une gestion des CSS qui confine au sublime.»

Le seul point avec lequel je ne peux d’acquiescer : mon «captcha (graphique) est une horreur, même avec une bonne vue, j’en ai les yeux qui piquent…»

Delphine ne s’est pas contentée de ce commentaire. Elle a également mis en ligne un complément de réponse en criant et re-criant !

Pourquoi avoir une démarche d’accessibilité ?

Désolé Delphine mais votre réponse ne me convient pas. «parce que c’est ce qu’on attend des autres, tout simplement» est la version utopique de l’accessibilité… Celle de ceux qui ont besoin de culpabiliser les autres car soit disant ils ne s’occupent pas des handicapés… Alors stop… Contrairement à ce que vous écrivez nous n’avons pas tous une exigence d’accessibilité : vouloir allez le plus facilement possible à tel ou tel endroit… A croire que vous ne vous rendez jamais dans les déballes grenier… là où il faut enjamber, se frayer un passage… et donc impossible d’aller immédiatement où on a le droit d’aller… Pratiquant depuis un certain temps la randonnée pédestre, je peux vous certifier que ce ne sont pas toujours les chemins les plus simples les plus agréables. «Nous n’avons pas à imposer notre mode de vie aux autres». Désolé, je ne comprends pas… ou me refuse à comprendre. Nous parlons bien de la même chose…
Au passage, je continue ma réponse à Sébastien… Remettons tous cela dans le cadre de l’entreprise. Imaginons que vous dirigez une entreprise et prenons des chiffres sans fondement. On vous propose : on peut vous faire un site pour 1 000 euro ou le même site accessible pour 1 100 euro mais celui ci sera accessible. Quel sera votre réflexe ? Qu’est ce que m’apporte en plus le site accessible ? Pouvez toujours lui raconter ce que vous avez écrit, le chef d’entreprise qui a une calculatrice dans la tête se dira : 100 euro… Cela me fait combien de commandes en plus ? Et pour la grande majorité d’entre eux… il vous répondra : je veux le site à 1 000 euro. En fait, vous ne répondez à la question de Carpentier que je soumettais dans mon article… Comment vendre l’accessibilité à une entreprise. Vous la vendez auprès des Geek (voir mon annotation dans la réponse à Aymeric) pas auprès des entreprises.

Ceci est bien le coeur de ce problème d’accessibilité… Dans la pratique, comme les deux prédécesseurs le faisaient remarquer l’on peut tendre vers de l’accessibilité… mais à l’accessibilité ! Allez, j’vous file un tuyaux… L’un des trucs qui pourrait fonctionner pour vendre votre site accessible : expliquez aux entreprises que dans peu de temps, le web sur les téléphones sera monnaie courante et que l’accessibilité permet en un seul site de créer des pages lisibles sur les téléphones… Expliquez leur aussi au passage l’avenir de la téléphonie, ce que cela risque de devenir avec la géolocalisation… je pense que plus d’un vous dira alors : vous êtes sur de ce que vous dites… Alors banco… On passe à l’accessibilité.

Le genre de comportement sectaire que vous avez, d’évidence dessert l’accessibilité que vous souhaitez… Arrêter de prendre les autres pour ce qu’ils ne sont pas par le simple fait qu’ils puissent se poser des questions sur l’accessibilité. Arrêter de faire passer quelqu’un qui ne veut pas faire un site accessible pour une personne sans coeur qui ne s’occupe pas des handicapés, qui n’est pas ouvert sur les autres… D’ailleurs, juste une remarque l’accessibilité n’est pas seulement destinée aux handicapés…

Il n’y a qu’à faire une version pour les déficients visuels

Je donnais une formation à des personnes qui travaillent aux Papillons blancs que vous écriviez vos commentaires, m’amusait en coulisse. J’ai discuté avec eux de mon billet et de vos réponses 🙂 Ce que vous juger comme un pis-aller à été considéré par les personnes des papillons blancs dont je parlais comme une très bonne idée… Il m’expliquait qu’un seul site accessible dans leur cas n’était pas possible, car différents handicaps étaient cumulés, handicaps aussi bien physique que mental. Je crois savoir que vous travaillez dans le monde de la rédaction, alors par exemple ils m’expliquaient qu’ils devaient réaliser différents niveaux de lectures pour le même article… On n’emploie pas les mêmes mots dans une revue pour enfants que dans Géo 🙂 et là l’accessibilité à mon avis n’y change rien…

Votre exemple du champ de recherche dans le site commercial me tendrait à dire que le site manquait d’ergonomie, au même titre que l’exemple du sous-menus qui se replient… Pourquoi parler d’accessibilité alors que c’est un sujet abordé en ergonomie avant que l’accessibilité n’existe.

Je vais hurler

Je pense qu’à la lecture des précédentes réponses, vous avez du continuer à hurler… et que vous hurlerez encore longtemps. De plus, vos exemple sur le robinet sont mauvais… C’est un discours très à la mode, très écolo… mais à votre avis pourquoi on en parle temps de ce robinet qui goûte car la plupart des gens s’en foutent… Vous n’avez jamais vu dans les rubriques trucs et astuces le coup du fil que l’on attache à son robinet afin de ne pas entendre le bruit des gouttes qui tombent ? Vous en connaissez vous beaucoup qui vont au garage car leur voiture pollue ? Moi, pas. Par contre, qu’est ce que je connais comme personne qui râle sur le contrôle technique de leur voiture… Je ne parle même pas de ceux qui ont le contrôle refusé par cause de pollution… Ils sont verts en général car outre la contre-visite qu’ils doivent peut-être payer, leur voiture doit être réparé et cela coûte de l’argent… Arrêtons de jouer les innocents les mains pleines… Faites ce que je dis pas ce que je fais… Je dois reconnaître que j’ai déjà eu des robinets qui gouttaient pendant plusieurs mois, que je n’ai jamais conduit ma voiture au garage pour régler la carburation et pire je roule au diesel !

Pour l’utilisation de Dreamweaver, à mon tour de raconter une petite anecdote… Il y a bien longtemps (quasiment à la fin des Amstrad justement 😉 disons au milieu des années 90, j’ai assisté à une conférence sur la création des pages web. Des informaticiens (d’où mon raccourcis certainement sur la reprise en main par les informaticiens) de l’époque qui étaient quasiment les seuls à développer les sites internet à la fin de leur conférence passèrent aux questions-réponses. Je leur avais demandé quelque chose du genre : « ne pensez vous pas que l’arrivé de PageMill, de Claris HomePage va permettre à tout le monde de créer son site internet ? » Il m’avait quasiment rit au nez… en me disant que ce n’était quasiment pas possible 😉 Ne me dites pas que c’était de « mauvais » informaticiens… Ils étaient tous sur la même longueur d’onde… Seul eux savait faire des sites car ils connaissaient le « code magique »… Je ne crois pas justement à cette solution du code magique. Pour moi l’être humain est fondamentalement fainéant… et donc, pour avoir l’effet de masse souhaité si aucun outil ne fait le travail à la place de l’individu, la masse des créateurs de site ne basculeront pas vers l’accessibilité le temps que « les outils » n’existeront pas. Désolé, mais ces gens n’ont aucune envie d’apprendre les codes du langage Html, des CSS… C’est un discours élitiste que vous tenez !
Les CMS peuvent nous sauvez dans l’histoire de l’accessibilité… à conditions qu’ils soient accessibles. Idem pour les blogs.

Nous ne sommes pas concernés par les handicaps

Je me suis déjà expliqué précédemment sur ce sujet… Allez, juste une question juste pour me faire l’avocat du diable et passer encore plus pour un anti-accessibilité 🙂 : combien de DRH sont malvoyant et combien parmi eux choisissent eux même les formations et combien confient-ils se travail à leur assistante ? Parmi ceux qui effectivement consulte eux-même le web, je vous accorde 50 % qui sont intéressé par nos formations… Disons que 5 % (je pense que c’est énorme) visitent notre site… Cela me fait combien de DRH ? Si vous me donnez le chiffre, je promet de donner le ratio sur le nombre de visites… et sur celui des ventes suite aux visites. Allez, j’vous évite les fatigues inutiles… À peine une vente est envisageable statistiquement 😉 Cela ne m’empêche pas à titre personnel de prévoir la mise en ligne de sites accessibles… mais au cas où vous n’auriez pas remarqué je tentais d’élargir le débat 🙂

Attention, je vais re-hurler

Merci pour les conseils Delphine, mais il me semble qu’une simple recherche sur mon blog vous aurait évité de m’expliquer ce que l’on peut faire avec les CSS… J’suis bon prince. Y’a un article Cascade de liens pour les CSS (feuilles de styles). C’est cela l’un des problèmes des blogs, le lecteur ne lit que l’article en cours et ne va pas voir le reste 😉

Eric m’a tuer

Cyril Lignac dirait peut être… «plutôt que de l’huile ajoutez une bonne grosse noix de beurre, c’est moins bon pour la santé mais tellement meilleur au goût» 😉

Allez, pour finir sur une note encore plus gaie, je pense qu’une étudiante de cette année fera son stage de 6 mois dans une entreprise qui prône l’accessibilité… comme quoi mon discours ne doit pas être si virulent 😉

accessibilité, le cul entre deux chaises…

Oups… pas facile d’expliquer ma position…
Remettons nous dans le contexte… la salle de cours. Parfois, lors de mes précédentes interventions avec les étudiants, je donne des limites sur l’accessibilité… car en effet mon avis est partagé. Évidement, un étudiant un peu taquin dirons nous n’a pas hésité à souligné en forçant un peu le trait ma position… Je me suis donc expliqué en cours comme je vais tenter de le faire ici…

Première remarque, ce site n’est pas accessible (cela évitera les commentaires habituels du type, vous parler d’accessibilité mais votre site n’y est pas, commentaires qui ne font pas beaucoup avancer le débat)… mais le prochain site ed productions devrait l’être ainsi que le prochain site ed formations. Je n’y crois pas mais je pratique 🙂 Pourtant, ce problème d’accessibilité, de conception de site en CSS, etc. me chagrine depuis pas mal de temps et me fait encore et toujours me poser quelques questions que j’ai pu évoquer ici ou là…

Ces questions, je me la pose depuis quasiment l’origine de ce blog. En octobre 2004, je posais déjà la question suite à un billet sur Alsacreations : Arrêtez d’enseigner le HTML en classe !. J’ai pris des décisions depuis… Je tente d’enseigner la méthode des tableaux et celle des CSS car de nombreux sites sont encore réalisés selon l’ancienne méthode. Les étudiants ne seront pas tous des chefs de projets pour de nouveaux sites, ni des référenceurs 100% nouvelles générations… Ils doivent encore connaître la création des sites par les tableaux (d’ailleurs, beaucoup d’enseignants leur expliquent encore cette méthode).

Je dis souvent que je serais complètement d’accord avec la création des sites accessibles le jour où Dreamweaver proposera une solution aussi simple que la création des pages web à l’aide de tableau pour la réalisation des sites en CSS… Ce n’est pas vrai au jour d’aujourd’hui pour le commun des mortels. Je ne parle pas ici des Geeks que nous sommes.

Même après la lecture de la FAQ standards pour les décideurs, je ne suis pas convaincu. À la mi 2005, j’écrivais : «découvrir ce qui monopolise l’attention d’une communauté de concepteurs (mais j’aimerais connaître le véritable pourcentage des membres de cette communauté par rapport aux anti-accessibilités, à ceux qui s’en fichent, à ceux qui sont en position d’attente par rapport à l’accessibilité, etc. ?)». J’aimerais toujours obtenir cette répartition.

je pense que l’on confond parfois accessibilité et ergonomie. Pour moi, prendre en compte les navigateurs différents, le daltonisme, la navigation aisée, etc. c’est de l’ergonomie pas de l’accessibilité. je m’oppose en cela à Michel Beche qui dit dans Accessibilité ou le double visage de l’ergonomie : «l’accessibilité permet de ne pas refuser l’entrée dans votre site … quand l’utilisateur est entré, c’est l’ergonomie qui déterminera la facilité d’utilisation». Pour moi, l’ergonomie forme un tout. Si l’on simplifie l’accessibilité à deux niveaux : handicap et navigation sur toutes les plates-formes et navigateurs. Je connais bien le second problème étant depuis toujours sur Mac 🙁

Pour ce qui concerne le handicap, je préfère pour ma part des sites spécialement conçus pour les personnes handicapés… Peut-être pas pour toutes les personnes handicapés, mais j’y reviendrais. Par exemple, La libre Belgique en version basse vision ! si elle est réellement adapté aux mal-voyants est pour moi de loin une meilleure solution que les sites dit accessibles qui permettent à chacun de trouver plus ou moins son bonheur… le site doit apporter une plus value pour le handicapé que le possède pas l’accessibilité. Je ne connais aucun site quel qu’il soit universel. Les handicaps sont trop variés pour vouloir ou pouvoir y répondre systématiquement.

De plus, est-il nécessaire que l’ensemble des handicapés puissent accéder à un site donné ? Personnellement, je ne pense pas que cela soit toujours nécessaire. Je comprends et suis favorable pour dire qu’il est indispensable que les sites des administrations soient accessibles aux handicapés. Mais un site commercial ? Je n’en suis pas certains. Prenons un exemple concret. Le site ed formations qui propose des formations en pao, graphisme, multimédia et internet (au passage, nous proposons des formations à l’accessibilité… mais soyons honnête nous avons rarement de demande à l’image des autres centres de formations. Nous, nous l’introduisons quand même dans nos formations standards).

Mais revenons sur le site. Combien avons nous de personnes handicapés qui choisissent directement depuis le site leur formation ? Je vous laisse deviner ! Les daltoniens n’osent pas dire qu’ils sont daltoniens… y compris dans des formations photoshop 🙁 Pour organiser une formation à des personnes sourdes et muettes, l’organisation que cela demande est énorme. Les formations que nous proposons ne sont pas prévus pour des handicapés lourds… Pourquoi dans l’absolu vouloir faire un site qu’elle peuvent lire, consulter ? Ce peut-être différent pour ce blog… je le conçois. Mais d’un point de vue strictement marketing cela n’a pas beaucoup d’intérêts. D’ailleurs, même les accrocs de l’accessibilité ont eu beaucoup de mal à répondre à la simple question de Michaël Carpentier : expliquez ce que vous dites à un client pour lui « vendre » l’accessibilité et la conformité aux standards du W3C.

Et comme Michaël Carpentier l’a trouvé lui-même, Les standards Web pour l’entreprise sur Openweb peuvent être un début de réponse… Un certain Sébastien avait également diffusé une traduction partielle des 10 raisons principales pour lesquelles l’accessibilité ne prends pas de Christian Heilmann 🙂 repris également sur le blog accessibilite. C’est toujours d’actualité.
Par contre, Blog Accessibilité et ses Avantages concrets de l’accessibilité ne font pas pencher la balance du bon côté. Ce type d’argumentaire ne tiens pas beaucoup face à une entreprise.

Mais la question que l’on peut se poser également concernant l’accessibilité est : l’accessibilité n’est-elle pas une reprise en main par les services informatique de la création des sites web ? C’était la question sous-jacente de mon billet qui c’est le chef ? où je me demandais de qui devaient dépendre les sites internet. D’ailleurs l’assimilation des règles de création des sites accessible acquises, n’est ce pas le chemin ouvert vers le détournement des balises afin d’améliorer son référencement par exemple ? Deux cours permettent de se former en ligne. Celui pour l’évaluation de l’accessibilité du Web du Support-EAM (Supporting the creation of an eAccessibilityMark) est gratuit, mais pas celui de Temesis que j’ai également suivi 😉

De plus, la loi, qui impose les sites accessibles dans les administration française sera difficilement applicable à l’ensemble de la planète internet… d’autant plus que la plupart des visiteurs de nos sites emploie Internet Explorer et que nous devons bien reconnaître que ce n’est pas le grand amour entre l’accessibilité et le navigateur de Microsoft.
Dernier détail qui me gêne, pourquoi prévoir une mise en page de site particulière si le « premier venu » peut tout modifié car il applique ces feuilles de style ? Que fait-on des graphistes dans les agences ?

En résumé, même si 30 jours sont nécessaires pour rendre un site web plus accessible je suis entièrement d’accord Pour l’accessibilité des sites web publics, maintenant, pas obligatoirement pour le privé (n’est il pas possible pour eux de répondre seulement au 36 critères d’accessibilité qui comptent pour le référencement  ? Mais au fait, comme le note Fred Cavazza De quelle accessibilité doit-on parler ?.
Donc, dans le cadre de l’exposé, c’est à peu près ce que je leur ai dit en complément, tout en sachant que je crée plutôt des sites accessibles maintenant mais que je dois aussi dans mon rôle d’éducateur montrer toute la diversité qui concerne ce mode de développement des sites web.

Mise à jour le 29 nov : J’attendais d’autres réactions avant de répondre à Delphine… mais j’ai bien fait d’attendre car dans son blog, à son tour après avoir laissé un commentaire sur ce blog, elle répond en détail à mon billet… Bien assis confortablement, ce qui ne l’empêche pas de hurler par moments ;-). Ma réponse prochainement.
Mise à jour le 7 déc. : ma réponse sur l’accessibilité aux réponses de Delphine, Sébastien et Aymeric

ERGON NOMOS : ergonomie du web

Commençons par un cours d’ergonomie du Web et des interfaces homme-machine (IHM) proposé par Nicole Lompré de l’Université de Pau. Même si le site n’est pas un modèle d’ergonomie (les cordonniers sont les plus mal chaussés) l’essentiel des principes et références dans ce domaine est bien présent.
Voici l’architecture du site :

  • Introduction
  • Historique
  • Cycle de vie
  • Démarche ergonomique
  • Méthodes
  • Normes ISO
  • Évaluation des interfaces
  • Exemples
  • Bibliographie
  • Liens

Quelques chapitres sont en pdf.

Certains préféreront peut-être directement consulter les 11 règles pour créer des sites faciles à utiliser de veblog, 15 règles pour réussir un site, L’ergonomie des sites Web par Corinne Leulier, les 20 erreurs à éviter sur votre site de Christophe Hédé ou les fondamentaux de la qualité web selon Auditweb. Tous sont issus des références essentielles d’ergotic (une sérieuse mise à jour serait à prévoir dans les liens, car nous ne sommes pas limités à ces essentiels).

D’autres se référeront aux Supports de présentations du WIF (Webdesign International Festival de Limoges) sur Ergologique :

  • Introduction à l’ergonomie Web – Amélie Boucher PDF – 731 Ko
  • Flash et technologies connexes, influences ergonomiques – Amélie Boucher (PDF – 340Ko)
  • Accessibilité et respect des standards : quel impact sur les métiers du Web design ? – Elie Sloïm (PDF – 760 Ko)
  • Comment bien exploiter CSS – Laurent Denis (PDF – 407 Ko)
  • Introduction à l’ergonomie incitative – Fred Cavazza (PDF – 3,8 Mo)
  • Comment concilier interfaces riches et utilisabilité – Fred Cavazza (PDF – 3,2 Mo)
  • Dr Jekyll, Mr Hide et les standards – Tristan Nitot

Ergologique.com propose également une démystification de l’analyse d’audience, une remise en cause de la page d’accueil ainsi que Quatre règles d’écriture à repenser. Ergolab préfère se consacrer à l’analyse concurrentielle en ergonomie alors que Fred Cavazza nous dit que plutôt que de faire des test d’ergonomie, payez-vous une formation ! et que Ergopole.fr nous explique pourquoi les menus de navigation à droite sont possible, preuve à l’appui.

Pour les officionados du Mac, il trouveront leur bonheur sur Mactouch avec une première partie et, une seconde

Mise à jour le 21 mars : Merci à Yann pour l’information que des liens étaient pas accessibles.

des changements pour fidéliser, faire connaître ou le mode d'emploi de ce blog

Même si je ne pense pas que les blogs développe des communautés :-), quelques uns parmi vous ont certainement remarqué des changements ces derniers temps dans les pages du blog.
Allons y pour une petite liste :

  • les billets possèdent maintenant des catégories multiples. Ainsi un billet traitant par exemple de PAO et de formation pourra se retrouver dans les deux catégories.
  • des tags Technorati décore le bas des billets. Certains doivent se poser la question, pourquoi des tags et des catégories multiples en même temps. Je les comprends et je prépare un billet (en fait, je dois le rédiger depuis la fin 2005 🙁 ) sur le sujet des tags, des catégories pour expliquer ce choix. L’avantage de ces tags pour faire simple est qu’il permette à la fois une recherche sur ces mots clef dans l’ensemble du blog les z’ed et de pouvoir se rendre aisément sur Technorati pour compléter éventuellement l’information. Tous les billets du blog ne sont pas marqués.
  • Même si je ne suis pas certain de l’efficaticé des Digg et Digg-like, j’ai quand même ajouté la possibilité pour les officionados de cette technique d’ajouter aisément le billet. Ca ne peut pas faire de mal 🙂
  • Toujours au niveau des billets, il est maintenant possible d’informer simplement un ami de l’existence et de l’adresse du billet concerné (ce n’est pas interdit de se l’envoyer à soi pour en garder une trace).
  • Les articles précédent et suivant correspondant à la première catégorie donnée au billet sont présent depuis pas mal de temps maintenant. Par contre, les billets connexes font leur apparition, même si pour l’instant un problème d’encodage persiste. Cela permet de découvrir d’autres billets qui correspondent en partie à plusieurs mots clef (tags) identiques.
  • Une grosse modification apparaît dans le bandeau de gauche… avec une nouvelle partie : présentation, mode d’emploi.
    • J’ai profité de l’occasion pour me présenter… En effet, j’ai remarqué au fil du temps que la plupart des visiteurs du blog ne visitaient pas les autres parties du site, et donc, certains cherchaient à savoir qui se cachait derrière les z’ed.
    • Certains cherchaient également à me contacter et avaient du mal visiblement à trouver mon adresse mail, aussi, la page contact permet de laisser un message même si vous ne disposez pas (ou ne voulez pas employer) un logiciel de courrier électronique.
    • Au passage, il est maintenant possible de recommander la lecture des z’ed. N’hésitez pas à en user et même en abuser, je ne dirais rien. Promis.
    • Toujours dans le domaine de la diffusion (encore et toujours plus), j’ai conscience que l’usage des fils RSS et Atom se « démocratisent » peu à peu. Mais de nombreux internautes ne connaissent toujours pas ces technologies. Aussi, pour eux, j’ai mis en place une diffusion par courrier électronique selon trois critères : la liste journalière des billets limité aux cent premiers caractères ou contenant la totalité des billets du jours et la possibilité de recevoir la liste mensuelle des billets. Il est bien entendu possible de s’abonner aux trois listes pour les accrocs 🙂
    • Encore selon le principe de la méconnaissance (qui lit les blogs ?), j’ai mis en place un mode d’emploi du blog. Cela peut paraître bizarre aux bloggers. Mais je ne suis pas certains que l’ensemble des internautes qui arrivent sur ce blog savent déjà que c’est un blog et ensuite, comment elle peuvent intervenir dans cet environnement. Donc, je me dois de leur apporter une aide. C’est un premier jet qui est appelé à être amélioré au fil du temps.
  • le calendrier existe toujours. Il est juste descendu de quelques places. Mais l’utilisez vous réellement. Je sais que parfois je l’utilise sur certains site. Donc, je l’ai gardé.
  • Une zone Index – table des matières apparaît également. C’est une nouvelle possibilité de « feuilleter » le blog. Une table des matières liste l’ensemble des articles par catégories et une autre, offre un index des articles. Pour chaque billet, dans chacune des tables, le nombre de lecture, de commentaires et de trackback sont indiqués.

En voilà assez pour quelques mois, surtout que je dois encore fignoler quelques détails 🙂 J’avais aussi penser inclure la carte Frapp des lecteurs des Zed, mais le nombre d’inscrit fait un peu ridicule 🙁 (merci, à Bertrand, Sylvie, Fabrice, et Hervé de s’être inscrits). N’hésitez pas à les rejoindre 🙂

Qu'est ce que l'accessibilité

Comme à chaque passage, Ergologique.com recèle d’excellent article. Le dernier qui a retenu mon attention, celui qui est sur le concept d’accessibilité. le sujet de l’accessibilité est décrit de manière synthétique et fait le point de manière correcte sur le sujet…
Donc, à lire pour les pros accessibilité, ils n’y apprendront pas grand chose, pour les autres pour découvrir ou faire le point sur ce qu’est l’accessibilité ou découvrir ce qui monopolise l’attention d’une communauté de concepteurs (mais j’aimerais connaître le véritable pourcentage des membres de cette communauté par rapport aux anti-accessibilités, à ceux qui s’en fichent, à ceux qui sont en position d’attente par rapport à l’accessibilité, etc. ?)

quels critères d'évaluation d'utilisabilité pour un site web ?

Pour tenter de répondre à cette question, les E-specialists font un rapide tours des critères selon quatre modèles :

  • Critères de Becker et Mottay (2000)
  • Critères de Selz et Shubert (1999)
  • Critères de Srivihok (2000)
  • Critères de Quilbeldey-Cirkel (2001)

et la synthèse également rapide avant de cloturer dans un billet par les liens vers les PDF de chacun des textes des auteurs des modèles.