Chronique éducative vue par un papa : la situation à la Toussaint

Pour commencer, quelque réaction suite à la diffusion des épisodes précédents. Tout d’abord Thierry Klein avec son «Des “TICE” vues comme symptôme de la perte du capital scolaire» et également la série de billets de François sur Le B2I® Ecole : Retour d’expérience en trois parties (ici, là et là). François est bien placé pour en parler lui qui depuis 2002 propose ses services en interventions périscolaires et pour l’encadrement du B2I. Je vous invite à réagir à ses propos 🙂

L’enseignement musical… y’a du conflit dans l’air !

Revenons à ma chronique a proprement parlé. L’aventure de cours de musique continue.

Il y a un mois maintenant ma fille est rentrée du collège avec deux flûtes ! Ma vieille flûte en bois (celle que j’avais moi-même au collège) dont elle fait l’usage en cours depuis ces années de primaire et une flûte neuve en plastique rose translucide.

Surpris, je lui demande la raison de la présence de ce second instrument. Elle me répond que son professeur lui a demandé s’il était possible de changer d’instrument car la flûte en bois fait un mauvais son (elle sonne mal soi-disant) ! J’en reste ébahi car même avec mon oreille déplorable, le son de cette flûte ne peut être mis en cause. Je questionne donc la gente demoiselle.

J’apprends que l’enseignant lors du premier cours avait ronchonné car plusieurs élèves possédaient déjà leur instrument (je pense qu’elle se retrouve avec un stock de flûte à écouler).

J’aurai dû me méfier lorsqu’elle avait demandé lors du premier cours à ma fille de rapporter le doigtier de la flûte ! (La raison évoquée par l’enseignant à l’époque était que les doigtiers des flûtes avaient changé dans le temps et qu’elle ne connaissait pas le doigtier de Ma flûte… Deux petite précision, cette personne doit être proche de la quarantaine et je sais jouer sur une flute de l’époque et celles d’aujourdh’ui sans aucun problème, mais je ne suis pas prof. de musique 🙁

Bref, autre détail important, comme elle ne connaît notre niveau social, l’enseignant précisa même que nous pouvions payer le morceau de plastique (6 euro) en deux fois, trois fois… ! L’intention est sympathique. Merci. C’est vrai que six euro pour notre budget n’est pas rédhibitoire mais je pense que ce n’est pas le cas de tous les parents !

De mon côté, j’ai mis un mot dans le cahier de correspondance, réclamant à l’enseignant de m’expliquer les raisons pour lesquelles mon enfant devait changer son instrument et je donnais les six euro (paiement en une fois donc) pour le cours suivant.

L’histoire évidemment ne s’arrête pas là ! Lors de la présentation du cahier de correspondance, l’enseignant dit : «j’suis d’accord de le remplir mais il y a un p’tit problème, car je vais devoir remplir une page entière du cahier ! Je vais téléphoner à tes parents si j’ai le temps pour leur expliquer.» Je n’aime pas ce type de réaction. Après, je sens que l’on va me reprocher encore de ne pas en avoir parlé avant avec l’enseignant !

La semaine suivante, l’enseignant demande à l’enfant en dehors des cours : «Est ce que c’est grave si je ne téléphone pas à tes parents ?». Ma fille ne sachant pas trop quoi lui répondre, dit : «Non, ce n’est pas grave 🙁 La réponse d’un sixième était évidente. Comment pouvait-elle dire que c’était grave !

Cette semaine c’était le premier rendez-vous avec les enseignants, vous savez la soirée où tout le monde attend de passer devant les profs pour savoir comme se déroule la scolarité de ses enfants.

J’avais décidé de mon côté de boycotter cette personne qui ne souhaite pas me répondre ! J’avais une excuse en plomb. Le même soir, aux mêmes horaires, dans l’école de la plus petite, il y avait un conseil d’école (je suis parent élu :-). Nous étions deux parents dans le même cas c’est-à-dire à devoir abréger la consultation des enseignants du collège pour participer à l’autre réunion !

Ce serait bien si l’éducation nationale tentait d’harmoniser les réunions des différents établissements afin que les diverses réunions ne soient pas en simultané afin que l’on ne puisse pas reprocher aux parents de ne pas participer 😉

Mais revenons à notre ami des arts musicaux. Donc, un mois plus tard, je ne connais toujours pas la raison de ce changement de flûte ! En plus, ma fille a oublié de lui dire aujourd’hui que contrairement à ce qu’elle avait dit, pour moi, il est important de savoir pourquoi elle devait changer de flûte !

Pour votre information, le CD de la chanson demandée n’est toujours pas arrivé 😉 Petit rappel, l’enseignant a donné une chanson à apprendre mais ne possède pas le disque de la chanson !

En effet, depuis le dernier billet, j’ai téléchargé la chanson 🙁 et j’ai mis le MP3 sur un CD. Seulement, le CD ne fonctionnait sur le matériel de l’enseignant en classe et chez elle ! Sur d’anciens lecteurs de CD effectivement, il ne fonctionne pas ! Bref, du temps passé, un CD de perdu… Je n’ai pas été le seul à chercher… D’autres élèves de la classe ont effectué des recherches sur YouTube… Ce sont les enfants qui ont fait le boulot de l’enseignant maintenant.

Ah une information de dernière minute. Une amie de ma fille aurait (attention conditionnel) reçu de l’argent (les 1 ou 2 euro promis ?). Les petits entendront peut-être la chanson dans sa version originale après les vacances de la Toussaint ?

Tiens, faudrait aussi que je vérifie que le CD n’est pas disponible dans une bibliothèque du coin !

Dernière remarque, l’enseignant à découvert la version du texte imprimé que j’avais fourni à ma fille. «Il est super ton texte, je voudrais bien le même !» Je lui ai fourni aujourd’hui l’adresse d’un site (ils sont nombreux) où le texte de chanson est disponible. Ma fille ajoute d’un ton déçu : «Je crois qu’elle ne se souvenait plus quand je lui ai donné le papier». En moi-même, je me dis : «Bien sûr, je n’ai pas fait une photocopie du texte pour l’ensemble des élèves !»

J’en reste là pour la partie musicale mais la marmite bout !

Et la classe pupitre !

Passons maintenant à la classe pupitre car nos têtes blondes ont été en classe pupitre et ce que je redoutais est arrivé !

Lors de leur premier passage en classe pupitre (avec l’enseignant de Français qui semble vouloir utiliser régulièrement la salle, un bon point pour elle), ce fut assez folklorique.

Voici en détail le déroulement de l’heure de cours. Après être entré dans la salle, l’enseignant ne savait pas comment allumer l’électricité de la salle. Une collègue est venue donner une explication, mais visiblement un autre problème existait ! Les deux enseignants firent donc appel à un troisième professeur (le responsable de la salle ?) qui était en cours avec des élèves.

L’enseignant qui était venu en aide au premier surveilla les élèves du troisième pendant que celui-ci tentait de résoudre la panne. Il ne réussit pas davantage. On fit donc appel à un technicien du collège qui «mit du courant dans la salle». Cette perturbation dura une demi-heure sur l’heure de temps prévu. L’autre demi-heure fut consacrée à expliquer le réseau et le dossier privé des élèves.

Depuis, les jeunes ont fréquenté à plusieurs reprise depuis deux semaine la classe pupitre avec les enseignants de mathématique (une fois) et de français (pour saisir un conte).

Aujourd’hui, nouveau problème. Cinq ordinateurs étaient en panne à l’arrivée des élèves. Donc, on fit appel au « responsable de la salle » qui était en cours et qui ne pouvait pas venir. La quête d’un autre enseignant « responsable de la salle » lui aussi (je ne sais pas qui est (sont) le(s) responsable(s) en fait) se termina par un échec. Il était en dehors de l’établissement, ayant terminé ses cours.

En conclusion, ceux qui avaient leur ordinateur en panne durent rejoindre un camarade de classe et regarder ce que faisait ce camarade !

Les outils maison, dont du mindmapping

Pendant la rencontre enseignants-parent, j’ai expliqué à l’enseignant d’Allemand que je fais utiliser Genius (un logiciel sur Mac) pour l’apprentissage des mots, etc. Ma fille commence à utiliser seule le logiciel y compris pour la saisie des mots !

À plusieurs enseignants, j’ai expliqué que nous réalisions désormais des cartes euristiques des leçons avec les filles.

J’ai choisi la version gratuite de MindNode qui est très simple d’emploi et qui met des couleurs automatiquement ;-)… Voici quelques exemples de cartes euristiques (en pdf) que nous avons créés soit avec la plus grande ou la plus petite (elle en réclame elle aussi maintenant) :

Chronique éducative vue par un papa

Suite à la publication de mon billet sur les classes pupitres des enseignants et des parents m’ont demandé de donner régulièrement des nouvelles, j’obéis 🙂

Au collège

Le premier point, ma grande fille n’a toujours pas pénétré dans la salle pupitre… mais les formations semblent battre à plein ! Elle a même eu des cours de supprimer à ses dires pour que certains profs se forment.

Mais le gros événement depuis la rentrée est en marge… bien que. Elle concerne le prof de musique, pardon d’éducation musicale. Ma fille de retours de cours me dit :«est ce que tu connais cette chanson ?» Un titre comme La ballade des gens heureux… (c’est un exemple). Effectivement, je connais… et je commence à lui chanter (si, si, cela m’arrive de chanter 🙂

Puis, on discute et elle me montre le texte de la chanson remise par l’enseignant… Chaque couplet comporte au moins une erreur… Mais ma fille doit l’apprendre. Je lui fournis donc le texte « officiel » de la chanson issu d’Internet.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Ma fille me demande également si j’ai cette chanson sur un CD ? Alors là, c’est peu probable. Sur mes K7 de jeunesse peut-être mais sur un CD, non. Je fais une recherche dans les règles sur le web… Sans succès. Seule l’intro est disponible dans sa version originelle.

Une semaine passe… et évidemment personne ne possède le CD. Et j’apprend que l’enseignant aurait promis 1 euro à qui lui rapporterait le CD ! Curieuse méthode. Je pense que cet enseignant attend qu’un papa bien intentionné se promène sur un réseau PtoP pour lui fournir la chanson en version numérique. Je crois qu’il l’a trouvé 🙁 Il serait bon également de faire remarquer à cet enseignant que plus de 40 sites permettent d’écouter et de télécharger légalement de la musique 🙂

Ah oui, j’oubliais. L’enseignant a perdu son CD !

Je n’ai rien contre cet enseignant que je ne connais pas encore, mais il a demandé une recherche d’une semaine sur l’autre concernant un compositeur. Les enfants devaient trouver : la nationalité, la date de naissance et de mort de l’artiste. Il leur a conseillé d’aller voir sur Internet. Je parie que l’on arrive sur une longue page Wikipedia. Gagné 🙂 Moi, j’ai dit à ma fille de prendre son « p’tit Larousse ». Trois lignes à lire. Cela me donne l’impression qu’il faut faire de l’Internet pour de l’Internet.

Sinon, un bon point. Malgré la description apocalyptique de ma grande après son cours de AATP (Aide au Travail Personnalisé), elle y a appris qu’il n’y avait pas que Wikipedia dans la vie et qu’elle allait apprendre à se servir de ces dix doigts pour saisir un texte ! Je commence déjà à trouver ce cours sympathique. Petite remarque, c’est le personnel du CDI (Centre de Documentation et d’Information) qui s’occupe de cette heure d’enseignement.

À l’école primaire

La grande, la grande… la petite va encore être jalouse… Dans son CM1, elle a une heure d’informatique par semaine… Elle découvre le fond d’écran, à naviguer dans le bureau, à se créer des dossiers… Cela me parait pas mal… À suivre. Mais, ce soir, lors d’une réunion d’information, j’ai percuté. Dans les nouvelles dispositions de notre Ministre de l’Éducation Nationale, l’enseignement de l’informatique en école primaire doit être dorénavant transversal. J’explique pour ceux qui ne connaissent pas. On doit faire de l’informatique pendant un cours d’histoire, de math, de français…

Seulement, l’école en question possède neuf classes mais une seule salle d’informatique. Difficile de s’organiser dans la transversalité comme nous l’expliquait l’enseignant.

Au passage, je note que c’est un intervenant extérieur (je ne sais pas qui est exactement cette personne) qui donne ces enseignements informatique.

Dans le supérieur

Bon, et dans le supérieur… Bien sûr, je n’ai pas d’enfant à ce stade de leur progression scolaire, mais j’aimerais revenir sur un billet de Sandrine Halbronn sur VIPeers : Est-ce OK de Bloguer ou de Twitter le Contenu d’un Cours En Classe ? En résumé, cela se passe aux USA. Une enseignante dans une école de journalisme à New York a interdit à ses élèves de bloguer ou de twitter ses cours pendant qu’ils se trouvaient en classe.

Comme je le dis sur ce billet en commentaire, cela m’évoque la discussion à laquelle j’ai un jour assisté entre enseignants du supérieur qui ne parlaient même pas de blog ou autre dans leur classe (je pense que cela doit être exclu d’office chez eux), mais de l’échange des notes de cours… L’un d’entre eux justifiait même sa position en indiquant que les paroles qu’il émettait pendant ces cours étaient soumises au droit d’auteur !
Je veux bien reconnaître que la diffusion des notes de cours peut poser problème du fait de l’interprétation des propos de l’enseignant par les étudiants… mais quand même. Par contre, disons tout haut ce que me confia un jour un enseignant du supérieur (il n’est pas le seul à m’avoir dit cela)… «j’imagine mal que les étudiants diffusent les notes de mes cours… Tu sais bien, parfois, il nous arrive de critiquer la position d’un collègue avec qui l’on est très proche (sous entendu, soit dans le même labo, soit un mandarin…) et s’il savait cela, j’aurais des problèmes.»

D’autres mon aussi dit que c’était par crainte de retrouver un cours quasi identique d’une année sur l’autre… Cela ne me pose pas particulièrement de problèmes… Je serai bien assez capable de la faire… y compris pour des enseignements de différents niveaux. Quel mal y a t-il à cela ? La langue anglaise évolue chaque année ? Je n’ai pas l’impression. Et après tout, n’est-ce pas ce que nous faisons dans le fond lorsque nous donnons une formation outil en entreprise ? La base est toujours la même pour enseigner InDesign ou PhotoShop par exemple. Nous ajustons simplement le contenu et la forme en fonction de notre public !

Invitation

Que vous soyez parents d’enfant en primaire, en collège ou étudiant dans le supérieur (on ne va pas demander à vos parents), vous pouvez compléter ce billet par vos commentaires… Pourquoi ne pas faire de ces chroniques un état des lieux « réel » de ce qui se passe concernant l’éducation à tous les niveaux. Nous trouvons facilement le point de vue de l’administration, un peu plus difficile, le point de vue des enseignants, mais les blogs ou site d’enseignants sont nombreux… la vision des accrocs pour ne pas dire les geeks de l’éducation nouvelle… mais le point de vue des parents, des enfants… mis à part dans des enquêtes, rien ! Profitons donc de ce lieu d’échange 🙂 Les enseignants peuvent également réagir, les parents tenteront de vous répondre :-)))

Les TIC de 7 à 77 ans

Pendant que l’Association Nord Internet Solidaire (ANIS) prépare une nouvelle édition des roumics sur le thème « Intergénérationnel et TIC » ; un centre social me demande d’animer des séances « blog » auprès des jeunes.

Le mercredi 25 juin 2008 à la Faculté de Droit de Lille 2 se dérouleront conférences, débats et démonstrations pour mieux comprendre les enjeux des TIC dans le domaine de l’intergénérationnel (L’intergénérationnel, un enjeu majeur pour notre société ; Rapports des Seniors aux TIC et aux usages technologiques ; Vieillissement et TIC – et demain ? ; TIC et liens entre les générations ; Echanges, transmission bilatérale des savoirs, collecte de mémoires : les TIC, vecteurs de lien entre les générations ; Comment amener les personnes âgées à utiliser davantage les TIC ?..).
L’inscription est obligatoire, car le nombre de place est limité.

De mon côté (enfin, y’a quand même un lien avec ANIS ;-), je prépare une rencontre équivalent à celle que j’avais mis en place à Halluin (une animation au sujet des blogs avec des lycéens et des collégiens), mais dans l’Avesnois. Prévu pendant l’année scolaire, cette intervention auprès des jeunes, se déroulera en définitive pendant les grandes vacances. Nous avons prévu deux journées sur les blogs, l’identitée numérique, les droits et devoirs des internautes… La première sera debut juillet (je me ferais accompagner de O et E 😉 qui pourront parler de leur expérience de blog)… et une autre fin août, car pendant les deux mois, un ou des blogs seront mis en place par ces jeunes, et nous fairons le point sur ce qu’ils ont réalisé !

Autre originalité que j’ai réclamé, lors de la première journée, en début de soirée pendant 2 h, les parents sont invités pour que je leur présente ce qu’est un blog, les « dangers » d’internet pour leurs enfants, etc. !

pour des enfants blogueurs

Mais non je blogueÀ la parution du livre Mais non, je blogue, je m’étais dit que je devrais l’acheter pour tester avec O et E. En plus, Alban, vous savez le co-auteur du livre Facebook, on s’y retrouve 😉 indique que cela devrait me faire plaisir ! Eh, oui, il connaît le blog oe dans l’eau 😉

En parallèle, gentiment Astrid de Roquemaurel m’en fait parvenir un exemplaire… Génial, je vais pouvoir le lire et le confier aux filles, afin qu’elles donnent elle aussi leur impression. Mais, pour l’instant, elles sont en vacances chez leur grand-mère, donc loin de leur blog. En effet, chacun son blog. Moi, je dis ce que je pense, elles disent ce qu’elles veulent mais chez elle 😉

Sous-titré, le petit guide des jeunes blogueurs pour bloguer vite et bien !, ce livre est destiné dans sa présentation officielle aux enfants (à partir de 8-9 ans), mais aussi parents, enseignants dans le cadre de la préparation du B2i (Brevet informatique et internet), rédactions presse jeunesse, bibliothèques et CDI, animateurs multimédia, responsables associatifs…

Bon soyons clairs, j’aime beaucoup ce livre, que je conseillerai également à certains adultes. Vous n’avez jamais remarqué comment on comprend parfois mieux les choses en lisant les livres destinés aux enfants ?

Cependant, il me paraît bien complexe pour des enfants de 8-9 ans, si papa ou maman n’y connaît rien. Ces enfants doivent être accompagnés d’un adulte. Par contre, au sein d’une classe, toujours encadré, cela peut fonctionner. Pour ma part, je recommanderai la lecture de ce livre à partir de 13-14 ans si l’enfant est seul…

Nous verrons la réaction de mes « biloutes » (8 et 10 ans) dans quelques semaines (il faut le temps qu’elle rentre de vacances, qu’elle reprenne le chemin de l’école…). Cela n’aura rien de surprenant que je ne pense pas que ce livre soit d’une grande utilité pour le B2i (voir mes nombreuses réactions sur le B2i dans ce blog).

Ce n’est pas la seule remarque que je ferais sur le livre. Je sais que l’on dit souvent que dans un blog il faut écrire régulièrement… Il est proposé une fois par semaine. Par expérience, je sais que cela est très difficile pour mes filles, si l’on désire obtenir un contenu tant soit peu de qualité. Par contre, à certaine période, c’est la frénésie… Elles produisent une flopé d’articles en un week-end.

Autre réaction, les commentaires. Nous savons tous qu’il est difficile d’obtenir des commentaires. Il serait bon d’ajouter dans une prochaine édition qu’ils ne sont pas très nombreux, voir même très rare. Cela évitera les « lache tes com ! » Par contre, mon souci est de leur faire comprendre qu’elles doivent suivre les commentaires et y répondre ! Elles sont super hyper contentes de recevoir un commentaire (elles les guettent), mais ne répondent que sous la « contrainte » 🙂

Dans la page précédente du livre, il est question de publier une note. Moi, j’ai pris l’habitude que l’on trouve dans beaucoup de blog d’adultes de parler de billet ou d’articles. J’ai d’ailleurs noté que le fait d’employer le terme d’article valorise les deux blogueuses. Certainement la connotation à la presse écrite.

De même plutôt que de leur faire saisir directement le texte dans le blog, je préfère qu’elle l’écrive dans un premier temps à la main. C’est plus rapide d’une part, et cela permet également d’en discuter avec elle, de voir s’il n’y aurait pas d’autres angles d’attaques, d’autres informations qui seraient nécessaires, etc. Enfin, cela me permet de leur faire travailler l’orthographe et la grammaire… Je souligne les fautes qu’elles doivent corriger lors de la saisie effective.

Ah, je regrette également l’absence des p’tit cybercochons que j’adore qui aurait sa place dans la charte de bonne conduite du (presque) parfait petit blogueur (je retire « petit » car il suffit de lire cela pour voir que les grands eux aussi feraient bien de s’en inspirer… Comment peuvent-ils l’inculquer aux petits ensuite si eux-mêmes ne s’appliquent pas les règles).

J’attends toujours l’article des filles sur le sujet d’ailleurs, mais peut-être que l’enseignante l’utilisera en classe, alors attendons encore un peu. Je trouve ces petites histoires très éducatives et elles ont très bien fonctionné avec la plus grande.

Un blog a été créé pour la sortie du livre. J’espère qu’il évoluera par exemple avec la création d’une rubrique des blogs d’enfants, une blogroll pourrait suffire. Des articles d’expériences de mise en place par des parents, des enfants… me semblerai judicieux, à moins d’utiliser un forum.

J’ai l’impression qu’un lieu de rassemblement des blogs « enfantins » manque cruellement, si j’en crois les demandes que je reçois parfois par mail… J’avais déjà imaginé mettre en place un logo qui pourrait permettre de mettre en place une chaîne des blogs d’enfants… Je ne parle pas de plate-forme de blogs spécifiques pour les enfants, non, mais d’un lieu d’échange ouvert à tous, adultes et enfants intéressés par ces pratiques… Si un tel blog était créé, j’suis partant pour apporter mon grain de sel 🙂 Pouvez me contacter par courrier électronique ou en laissant un commentaire si cela vous tente.

Et comme il est indiqué dans ce livre, pour les enfants (et les grands) il n’y a pas que le blog dans la vie !

Mais non, je blogue ! d’Astrid de Roquemaurel (illustrations : Delphine Vaufrey) aux éditions Milan Jeunesse – ISBN : 2745932039

E-parents

Il y a peu je mentionnais les résultats d’une enquête auprès de nos jeunes dans le billet éducation 2.0. Dans cette enquête, le comportement des parents était abordé. Il est grand temps de devenir e-Parent.

E-Parent au Canada

Je tiens ce terme de E-Parent des Canadiens. Merci à l’incontournable Infobourg (L’agence de presse pédagogique) pour le relais au sujet de la Semaine nationale de l’éducation aux médias au Canada, organisé par le Réseau Éducation-Médias et la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants qui aura lieu du 5 au 9 novembre. Cette année, le thème de la semaine : Devenir e-Parent. Tout un programme.

Effectivement, comme il est dit, je pense que la responsabilité d’assumer notre rôle de e-parent en tentant de comprendre la cyberculture des jeunes et en s’engageant activement dans l’utilisation que ceux-ci font d’Internet est devenu indispensable.

Petit exemple en passant, l’une de mes filles se prénomme Clara. Et hier, elle et sa soeur voulaient lancer la recherche de leur prénom sur Google… sur un poste que je savais non sécurisé. Heureusement, je les ai entendues râler car toutes les places de la première page étaient prises par une certaine Clara M. :-((

Mais revenons au Canada où un tutoriel : Devenir e-Parent pour suivre vos enfants en ligne est déjà disponible en ligne. Ce sont cinq sujets-clés d’environ cinq minutes: la recherche et les devoirs, les relations en ligne, les contenus inappropriés, le cybermarketing, et la cyberdépendance. Certains regretteront la non-accessibilité 🙁

Initiation des parents aux ENT

En France, @ Brest dans le guide « Les espaces publics numériques & l’Ecole », un article de Jérôme Jagoury de la Communauté de communes de Ploërmel propose : L’initiation des parents aux Espaces numériques de travail.

En effet, rappelons nous que les ENT (Espaces Numérique de Travail) doivent faciliter les échanges entre l’école, les parents et les enfants à l’aide d’un outil de communication.

La collectivité de Ploërmel a donc mis en œuvre un dispositif d’accompagnement des classes de CM2 pour l’équipement et la formation des familles :

  • micro-crédit social pour les équipements, composés d’ordinateurs neufs, d’une connexion à Internet haut débit et si besoin, de services d’assistance à domicile (pour l’installation, le paramétrage, et la formation initiale), sont fournis par des partenaires agréés « Internet accompagné » et les foyers connaissant de fortes difficultés financières sont dotés gratuitement.
  • Deux animateurs proposent gratuitement, pour chaque école des formations à l’attention des parents pour la découverte de l’ENT mais aussi, en fonction du niveau de connaissance, l’initiation à l’outil informatique et à Internet.

Je suis curieux de connaître les résultats. Mais que se passera t-il l’année prochaine quand Internet aura pris de nouvelles directions ? Que se passera t-il dans quelques années pour les familles les plus démunis à l’ordinateur obsolète ?

Elles ont mis en ligne la chanson de la rentrée…

Comme elles l’avaient promis, elles ont osé mettre en ligne leur chanson de rentrée.

Certains la considère comme une chanson à boire, d’autres comme un exercices de diction ou encore un jeux d’articulation et de prononciation.

J’en ai même trouvé des traces dans un cours d’informatique !

A vous d’essayer 😉

La chanson de rentrée avance !

Œ travaillent bien à l’enregistrement de la chanson de rentrée… D’ailleurs, elles viennent de mettre un billet ce midi dans leur blog au sujet de cette chanson de rentrée. La sortie officielle est prévu vendredi midi (demain midi !).

Voici un p’tit montage de ce qui se déroule en ce moment dans le bureau-studio… : making of

Histoire de vous faire patienter, je vous offre de la vrai musique. Remarquez, il y a quand même un rapport avec les filles… Cette chanson tournait en boucle à leur naissance 😉

Des enfants et des blogs

Les lecteurs assidus de ce blog (y’en a parmi les 1 000 à 1 500 visiteurs uniques journaliers ou les 270 abonnés au fil les zed de Feedburner), donc les lecteurs assidus connaissent ma position par rapport aux enfants et à l’informatique… J’ai déjà expliqué plusieurs de mes points de vue dans différents billets dont le dernier en date : Je n’ai pas le niveau B2i école à l’automne dernier.

Depuis, mes filles poursuivent leur formation au b2i ! Mais ce qui devait arriver arriva, à la fin du mois de mars, une amie (BB pour ne pas dévoiler son nom) de la plus grande de mes filles l’informa qu’elle possédait son blog. Évidemment, le Skyblog au fond rose et aux «laché vo com» de cette amie fit son effet. «C’est génial, regarde Papa, elle a son blog, elle !» Je sentais le reproche poindre… Comment ma fille, au Papa blogger, «professionnel du blog» dixit France 3, ne possédait pas son blog ? Incompréhensible.

Un blog d’enfant

Dans la soirée, je me mis à parcourir le blog de l’amie (9 ans), déjà équipée d’une webcam, qui tchate régulièrement seule et qui ne comprend pas que sa copine (ma fille) n’ait pas accès aux mêmes loisirs (mais, BB n’arrête pas de dire que je suis «méchant» car je ne laisse pas faire tout ce que veulent mes filles). Il est vrai à la décharge de la famille, d’origine étrangère, que BB est un peu livré à elle-même sur Internet… Mais, BB n’est pas un cas isolé, loin de là…

Suite au contact avec France 3, j’avais effectué pendant une soirée une recherche sur les blogs de jeunes… Skyblog, MySpace… et les blogs se ressemblaient tous… Les enfants qui possèdent un blog sont dans le type de celui de BB. Encore heureux, aucun ne donnait une adresse précise… mais la plupart était facilement identifiable pour qui cherche un peu. Lors de cette soirée, le plus jeune blogger découvert avait 7 ans : chouchou91000. Comme quoi l’âge n’attend pas.

Bref, ce soir de mars, suite à l’annonce de BB, je consulte son blog. Première amie citée : badgirl… Je ne pense pas que BB connaisse réellement les connotations de ce doux nom… Mais, c’est sa meilleure amie sur le Net. Une rapide visite sur le site de la mauvaise fille (pas si mauvaise que cela…) qui a 14 ans !. Évidemment, dans les Skyblogs préférés, je trouve le blog de BB… et la cohorte habituelle des liens commerciaux dont par exemple Rencontre de nouveaux potes! le 29 mai et simplement au bout d’un clic : Skyrock – Rencontres réservé il est vrai en théorie à partir de 16 ans…
Bien sûr, les thèmes abordés par cette adolescente n’ont pas grand chose de commun avec les préoccupations de BB et je reste dubitatif sur la lecture que peut faire BB de certains billets… Et cette Badgirl n’est pas terrible… J’ai vu beaucoup plus gore ou hard pour le même âge sur des blogs de garçons.

Après ce bref interméde, je suis de retour sur le blog de BB… et là, le français, non, ce n’est pas du SMS… me laisse pantois ! : «disai le, me revoi ci, allor maité, etc.» La quasi totalité des textes est de ce niveau. Bon d’accord, elle s’exprime, je sais… Mais, cela me pose un problème, car ma fille considère cette amie comme très douée (depuis elle a changé d’avis sur BB et l’orthographe)…
Quelques images sont copiées depuis d’autres sites internet sans vergogne…
Comme elle tchat, la demande d’adresse msn fait partie des billets (7 adresses sont livrés en pâture) et BB ne semble pas informée que n’importe qui peut se cacher derrière un pseudo.

Contrairement à ce que les parents pourraient penser, le blog n’est pas et n’a jamais été un journal en ligne… pour les jeunes avec un esprit d’ouverture, de prise en compte de l’autre… Non, j’évoque souvent une image lorsque je parle des jeunes, c’est un blog pour le clan auquel on appartient dans lequel on s’exprime et on «délire» comme je pouvais le faire en cours de récréation entre potes lorsque j’étais enfant ou ado. Il n’est pas dirigé pour être lu par tous, mais par le clan. Seulement, ce dont nos chères têtes blondes ne se rendent pas compte, c’est qu’Internet est une porte sur le monde. N’importe qui peut un jour ou l’autre lire la prose, voir les images d’un blog ! Qu’Internet n’est pas une zone de non-droit. Que des règles existent. Il serait grand temps que l’Éducation Nationale par exemple crée des Animation sur les blogs avec des lycéens et des collégiens ou au moins diffuse massivement le document dont il est fait mention dans le Conseil pour les skyblogs, pardon les blogs d’ados…

S’ils sont bien organisés, des projets comme déblogage ou Baramômes peuvent également servir d’apprentissage aux enfants pour l’emploie des blogs.

Amiz, Netlog sont-ils dangereux ?

Mais suite à ma recherche sur les blogs de jeunes, de nouveau l’existence de service tel que Amiz, (déjà évoqués dans Adieux les blogrolls… Mybloglog et Ziki sont là mais pas sans dangers) me préoccupe. Contrairement à Skyrock – Rencontres, Amiz au 2 101 199 personnes inscrites est accessible à partir de 12 ans… Donc, une personne de 12 ans peut rencontrer sur le Net quelqu’un de 18, 25, 35, 55, 75, 99… Ouf, les centenaires sont exclus, mais pas les enfants. Une quinzaine de personnes, dont certaines avec nom-prénom, répondent à la recherche simple d’une personne de 12 ans sur Lille. Curieusement, la plupart ont 11 ans !

Coolbox et Facebox qui sont devenus Netlog démarre à 13 ans… et comme pour son concurrent Amiz, les amis de mes amis (réels ou fictifs) deviennent mes amis…

De plus, la liaison entre ces systèmes de «pages persos pour garder le contact avec ses proches» me semble être fortement liée avec les blogs de jeune… Pour preuve, deux exemples : un de 15 ans qui possède non pas un mais deux blogs ou à 17 ans, qui possède également deux blogs. (je vous conseille de regarder et de suivre quelques liens dans leurs amis sur Amiz).

Aucun contrôle n’existe pour éviter les problèmes éventuels qui pourraient survenir ! Problème ? Pardon, vous y voyez un problème ? Lequel ? Je parie que si un soucis quelconque arrive, les personnes concernées diront un rien hypocrite : «ah, ben mince, on n’aurait pas imaginé que cela puisse se produire. Nous pensions que les parents surveillaient ce que faisaient leurs enfants !». pour ma part, j’aurais la conscience tranquille, j’aurais alerté !

Œ dans l’eau

Mais revenons à notre histoire de blog lendemain, j’en discute avec mes filles… et je leur explique que l’on ne peut pas faire ce que l’on veut sur Internet (même si elles étaient déjà informées de la chose), que les personnes qui lisent les blogs ne sont pas seulement les personnes que l’on connait… Je les mets en garde. Et j’ai le malheur de dire : «et si vous voulez, on crée un blog». Qu’est-ce que je n’avais pas dit. Aussitôt, c’est l’effervescence autour de cette idée…

Nous nous sommes mis d’accord. Elles écrivent, publient ce qu’elles ont envie… C’est elles mêmes qui saissisent leurs textes… et les corrigent (en réalité, elles demandent à leur Mère et à moi de les aider pour trouver les fautes). J’ai seulement comme rôle celui de conseiller technique (est-ce que c’est faisable et je vous jure qu’elles ont l’imagination débordante), celui «d’explicateur» des règles et enfin simplement de parent qui surveille ce que font ses enfants.

C’est elles-mêmes qui ont découvert le titre Œ dans l’eau. C’est moi qui ai choisi l’outil de leur blog (Dotclear 2) mais c’est elle qui ont choisir l’habillage. Choisi par elle également, cette mouture de «web2angel» (elle ne connaissait pas le nom du thème) trouvé lorsque je voulais héberger le site sur le blog proposé par Gandi… Pour l’instant, comme elles sont alertés sur les droits de propriété à l’image, je suis le seul à sélectionner les sites où l’on peut choisir des images. Pour le début, c’est moi qui organise le transfert des textes saisis dans Dotclear (je leur donnerai rapidement la main, le temps d’ajuster le blog)…

La dernière quinzaine, ma femme qui n’est pas particulièrement portée sur les blogs, fulminait à chaque repas… La seule discussion concernaient leur blogs et ma femme en était exclue. On avait beau vouloir changer de sujet, la thématique des blogs revenaient invariablement…
Nous percevons comme parents les premiers effets bénéfiques de cette «activité» blog à la maison. La plus grande, qui est aussi la plus accroc, a des problèmes à l’école avec le français (elle est dyslexique) n’arrête pas de vouloir produire des textes, des textes… Je crois que je vais avoir bientôt un stock pour alimenter leur blog jusqu’aux vacances 🙂

Ce phénomène blog dépasse aussi parfois les limites que j’ai fixées. Ainsi, j’ai dû expliquer à la plus grande, toujours elle, que pendant les corrections d’un exercice en classe, on ne recherchait pas la liste de thématiques que l’on pourrait aborder dans son blog… Le blog est un outil de communication… pas une contrainte… Elle était rentrée de l’école avec une page noircie d’idées diverses et variés pour son blog !

La première phase d’engouement passé, dans quelques semaines, nous verrons ce que devient leur blog…
Là, j’attends avec impatience la réaction au premier commentaire qui ne manquera pas d’arriver, car elles ont prévu de faire leur pub à l’école 🙂