B2i : fantasme d’une génération Internet

Comme c’est la rentrée des classes et que nos chères têtes blondes vont être de nouveau être confrontées aux B2i, c’est le moment de rappeler au Ministre pour sa future réforme de l’éducation nationale (ben oui, chaque ministre à fait sa réforme) qu’il ne doit pas oublier de modifier le B2i 😉

Je ne comprends toujours pas d’ailleurs pourquoi les parents d’élèves ne montent pas au créneau sur le sujet… À croire qu’aucun d’entre eux ne pratique l’informatique et ne possède d’opinion sur le sujet !

Vous ne savez pas ce qu’est le B2i ? Ce n’est pas grave, je vous explique… car Je n’ai pas le niveau B2i école !

C’est la lecture sur creatif de l’article B2I : une certification qui bouscule les habitudes de Florent Lajous, animateur multimédia dans un Collège et Président de l’association des Epnologues qui m’a influé l’idée de ce billet.

J’adore ce passage : «Mais comment évaluer certains items, comme l’attitude citoyenne, quand le droit d’auteur n’est pas respecté par les professeurs eux-mêmes, que ce soit par le photocopillage ou l’absence des sources ? Et quel esprit critique vis-à-vis de l’information peut-on avoir en CM2 ? Sans parler des problèmes techniques que pose le courriel (…).»

Vous l’avez compris, j’approuve et applaudi à deux mains quand il écrit : «le fantasme d’une génération Internet, où les ados en sauraient plus que les adultes» et j’irais même plus loin que lui en disant y compris dans les milieux favorisés !

Le ton est donné…

C’est une extrait revue par l’auteur d’un billet de décembre 2006 : le B2I nouveau est arrivé !

Petits rappels très personnel pour compléter :

Au fait, si vous avez des témoignages sur le C2i, je suis preneur. Je prépare un billet sur le sujet !

Et si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ?

Régulièrement, on dit que (je m’inclue dans les on) les TIC en France est une mauvaise élève dans le domaine. Internet Actu est là pour le rappeler : La France, avant-dernier de l’UE en matière d’usage des TIC à l’école ! On parle beaucoup de la formation des enseignants en question.

D’un autre côté, même si Les utilisateurs ne sont pas totalement séduits par l’e-learning, on nous offre des séquences vidéo (en six épisodes) pour un référentiel des bonnes pratiques en FOAD , ici, Le cas de l’éducation scolaire. Analyse de l’évolution liée à l’innovation de l’e-learning (l’introduction est en Français, le texte en Anglais).

Pourtant, aujourd’hui, ce sont les outils de la FOAD et l’article sur les limites du système E-learning attirent mon attention, car je pense que, sans le savoir, nos chers enseignants (je parle des profs de collège, de lycée, dans le supérieur…), nos enseignants pratiquent l’apprentissage mixte. Si, si, je vous assure… Mais personne ne le sait. C’est évident, puisque c’est à distance donc caché aux yeux de l’institution.

Ne me dites pas que les enseignants ne sont pas des personnes comme les autres. Le pourcentage d’enseignant qui possèdent une adresse électronique privée (et qui l’utilisent) doit être sensiblement le même que pour la population française, non ? Ne me dites pas que les enseignants possèdent moins de connexion internet que la plupart des Français. Ne me dites pas que les enseignants ne se baladent pas sur le net, dans les mêmes proportions que leurs concitoyens. Ne me dites pas que les enseignants ne pratiquent pas le MSN…

Oui, je sais… Je parle de l’enseignant, hors de ces fonctions dans la salle de classe. Et, c’est justement sur ce point que nous tous commettons une erreur. Nous jugeons constamment l’utilisation des TIC et du elearning en classe ou pendant les moments scolaires.

En fait, j’ai l’impression, lorsque je titille certains d’entre eux (des profs) qu’ils utilisent mettent en place sans s’en apercevoir de l’apprentissage mixte… (même parmi ceux qui clament haut et fort qu’ils sont opposés au elearning). Plus on monte dans les années d’étude, plus ce phénomène est vrai. Une simple adresse mail ou un simple compte MSN est le tour est joué… Enseignant et élèves (étudiants) entre en contact.

Adieu les limites du e-learning. L’absence d’échanges directs n’est plus un problème puisque régulièrement tuteur, pardon enseignant et élèves se rencontrent physiquement. Plus de problèmes d’organisation, parce que rien n’est organisé, prévu, aucun carcan institutionnel n’encadre les activités. Les freins du côté de l’apprenant sont balayés car il n’a pas l’impression d’apprendre. On ne lui a pas dit qu’il était en train d’apprendre…

Reste que les enseignants se posent quand même quelques questions : quelle est la légalité de ces échanges, qu’en est-il de l’égalité des chances, où mettre les limites du type : temps de réponse à une question, se contenter de son rôle d’enseignant ou se muer parfois en assistante sociale, grand-frère ou grande soeur, quel comportement avoir lorsque l’on s’aperçoit qu’un élève discute en ligne à une ou deux heures du matin et que le jour même il ne rend pas sa copie sous un prétexte fallacieux (il suffit de posséder le contact MSN dans ses favoris pour voir sans être vu une personne connectée).

En analysant un peu plus ces pratiques, je pense que d’autres points ou questions seraient à soulever (n’hésitez pas en commentaire si cela vous pose des problèmes, histoire de faire avancer le débat).

Bien sûr, on est loin des plateformes de téléformation et des classes virtuelles, mais le courrier électronique, les forums de discussion, le chat… sont d’un usage courant dans ce cas. Je soupçonne certains enseignant de travailler ensemble avec son apprenant, à distance, sur un même fichier même si aucun espace de travail commun spécifique n’est prévu. Les enseignants qui mettent en ligne sous une forme «top-secret-défense» leur cours n’est pas négligeable, éventuellement des FAQ. Je reprends seulement les outils cités dans l’article en début de billet.

Pas mal quand même pour quelqu’un qui, en général, est considéré comme n’utilisant pas les TIC, ni le elearning. Eux, ils nomment cela de l’accompagnement 🙂 mais je suis persuadé que si on leur donnait un questionnaire à remplir, ils ne diraient jamais qu’ils participent à ce genre d’activités de peur du jugement de leurs confrères (qui au passage font la même chose), de peur des syndicats (ils ne sont pas rémunérés pendant ces heures) et de peur d’enfreindre une loi quelconque.

Nous nous devons de reconnaître que les relations enseignants – mineurs, entre autres, n’est pas évidente. Nous sommes hors-cadre scolaire, rappelons le.

Peut-être faudrait-il se pencher davantage sur ces enseignants adeptes des NTCI et du elearning pour ne plus dire que nous sommes dans la queue du peloton. Et pourquoi pas, utiliser leurs compétences, leurs connaissances pour amener progressivement l’utilisation des TIC dans les classes et la mise en place de elearning en complément de cours. Peut-être pourraient-ils être consulté pour l’établissement du B2i. Ils connaissent bien mieux que d’autres l’utilisation de l’outil informatique dont sont capables leurs élèves.

Il est même selon moi urgent de s’occuper de ces enseignants précurseurs car le monde de l’éducation change. Nous le savons tous, même si certains ne l’admettent toujours pas, que l’enseignement unilatéral de l’enseignant à l’apprenant est révolu. Nous en arrivons à un apprentissage sous forme d’échange d’informations. L’enseignant ne détient plus la vérité absolue. Internet est bel et bien présent.

Parfois, une question de mes filles m’oblige à consulter l’encyclopédie car c’est une colle à laquelle je n’ai pas la réponse… La dernière venait de la cadette (7 ans) suite à quelque chose qu’elle avait lue dans un livre à la maison. Car les livres eux aussi changent. Je lui ai répondu que je ne savais pas, que je devais me renseigner. Et son réflexe a été de me dire : «sur Internet ?».

Il est temps de prendre en considération ces enseignants avant-gardistes. D’ici quelques années, le problème des NTIC en classe deviendra le souci des communications pendant et hors temps scolaire… Les enseignants devront fournir un complément d’information en étant disponible à distance pour donner un complément d’information à celui qui n’aurait pas compris, fournir les documents nécessaires à l’absent, indiquer des liens pour compléter son enseignement, diriger vers l’enregistrement de son TBI (Tableau Blanc Interactif), vers sa présentation mise en ligne comme accompagnement de son cours…

gag du lundi : trop universitaire !

Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un rendez-vous pour être embauché comme vacataire dans une « école » de multimédia.
Je ne résiste pas au plaisir que j’ai de vous diffuser leur réponse :

Bonjour Mr Delcroix,
Suite à notre entretien du mercredi 07 mars 2007, je vous informe que nous n’avons pas retenu votre candidature en tant que formateur pour le module de rédactionnel web. En effet, votre profil, très intéressant, est cependant trop universitaire et ne correspond pas tout à fait à ce que nous recherchons pour notre formation en Multimédia.
Je vous souhaite une excellente continuation.
Courtoisement,
Signé : la Responsable Filière Multimédia

Cela doit en amuser plus d’un de lire que mon profil est trop universitaire, moi le premier (mais je me trompe peut-être). En tout cas, les personnes à qui j’ai fais lire ce message étaient écroulées de rire…
Allez pour le gag, quelques une de leurs questions :

  • votre site est moche, c’est une volonté ? (dit sérieusement, sans moquerie)
  • que pensez-vous du web 2 ?
  • quels sont les outils que vous allez apporter à nos étudiants pour la rédaction multimédia ? (j’ai hésité à répondre : «un traitement de texte».)
  • êtes-vous un intellectuel du web ?

Sur le site moche, je me suis déjà expliqué à maintes reprises… Par contre, pour certains, visiblement le fait de donner son opinion sur l’évolution du web, sur les contenus et le travail sur le web… donne une étiquette : intellectuel :-((. J’avais remarqué pendant cet entretien, la focalisation faite sur mon poste de maître de conférence à temps partiel, et ma fonction de co-responsable d’année du Master Idemm…

Curieusement, je n’avais visiblement pas envie de travailler pour eux… Amandine, mon assistante peut le confirmer. De plus, je n’aime pas ce type d’entretien où les dirigeants de ces écoles (qui vivent des contrats en alternance de leurs étudiants) essaient de « péter plus haut que leur cul », qui tentent de vous prouver pas A plus B que leur école est la meilleure au monde, qu’ils sont uniques, qu’ils existent depuis des lustres (pas de chance dans ce cas, j’ai déjà été en contact pour un éventuel emploi avec eux et à cette époque la formation concernée n’existait pas)… le tout, bien entendu, payé une bouchée de pain (expérience de mon précédent entretien il y a quelques années), vous avez l’honneur de travailler pour nous :-((

Pour l’anecdote, un jour, il y a longtemps, lors d’une réunion dans ce type d’école, j’ai entendu des critiques sur le niveau des étudiants de Sup Info Com… Petit problème, le niveau des étudiants de cette école n’arrivait pas à la cheville de ceux critiqués…

Je suis toujours triste de telles situations… Pas pour moi… Non, pour les pauvres étudiants à qui l’on fait croire qu’ils seront les meilleurs, que leur établissement est une école de génie… alors que ce ne sont que des boites à fric. De plus, les universités sont également un moyen comme un autre pour devenir webmaster ou travailler sur le web.

Je n'ai pas le niveau B2i école

Depuis pas mal de temps, je souhaitais écrire un billet au sujet de l’utilisation des ordinateurs de la part des enfants à la maison. L’occasion m’en est donné avec le B2i : le brevet Informatique et Internet. Attention, vos enfants vont être de vrais bêtes d’informatique…

Revenons quelques années en arrière puisque la plus grande de mes filles à 9 ans et la cadette sept… Revenons disons 5 ans en arrière pour la doyenne (la plus concerné par la B2i).
À l’époque, la plupart de nos amis étaient surpris lorsque je leur disais que ma fille, malgré les ordinateurs à la maison, jouait à l’ordinateur un quart d’heure (maxi une demi-heure) sur une journée, en compagnie de Papa. En encore, pas tout les jours… Environ une fois par semaine, ou tout les quinze jours, parfois de manière plus espacée… et seulement pendant l’hiver. Mon point de vue. L’ordinateur est un outil parmi d’autres qu’elles auront le temps d’apprendre au fil des années. Je pense qu’il est peut-être plus important pour elle qu’elles découvrent la création manuelle, l’activité physique, les activités extérieures, les histoires que l’on se lit… plutôt que de rester plantée devant un ordinateur. C’est un point de vue. Nous avons le même raisonnement concernant la télé. Comme elle n’ont jamais été habitué à regardé la télévision (nous en possédons bien entendu une de télévision, mais les adultes ne la regardent guère chez nous, donc elle est rarement allumée), les filles demandent exceptionnellement à la voir. Pour la petite histoire, pendant longtemps, lorsque nous étions chez des amis, si ils proposaient de regarder un dessin animé en cassette vidéo, les filles acquiesçaient poliment mais au bout de cinq minutes cherchaient une autre occupation…

Contradictoire lorsque l’on sait que des études tendraient à prouver que les jeux sur ordinateur les éveillent à la logique, stimulent leur mémoire, leur ouvrent de nouvelles connaissances… Mais où est le monde réel dans tout cela. Devons-nous forcer nos enfants à vivre dans une troisième dimension ? Combien de fois ai-je entendu, quand je disais que mes filles ne jouaient pas sur l’ordinateur, des histoires d’enfants de 3-4 ans qui savaient allumer eux-même l’ordinateur, mettre leur CD et jouaient ensuite des heures sagement… Cela me donnait froid dans le dos… Pauv’ gosses.

Les enfants grandissent

Au fil des années, les demandes pour jouer à l’ordinateur sont devenues de plus en plus rares. Et j’ai l’impression que l’ordinateur est devenu pour elle au fur et à mesure un outil. Depuis longtemps, elles savent ce qu’est un clavier, un écran… et elle ont même très bien compris, sans jamais s’en servir, que pour rechercher une information, l’ordinateur, pardon Internet, permet de trouver tout ce que l’on veut, que pour dupliquer un dessin, Papa a le scanner… Bref, pas utilisatrice mais sachant relativement bien ce que l’on peut faire à l’ordinateur : du dessin, des textes, projeter les photos, trouver des informations, s’échanger des courriers…
Depuis une année maintenant, elle commençait à s’initier au traitement de texte et au dessin… C’est elles qui l’ont demandé ! Nous avions même prévu de leur donner un vieux coucou pour elle progresser !

À l’école

Pour ce qui est de l’école, pour l’instant, elles n’avaient jamais touché au clavier (hormis une fois pour l’aînée). Oui, mais suite à notre changement d’école… maintenant les deux pratiquent. C’est que dans cette école, il pense au B2i. B2i, le brevet Informatique et Internet. Je savais qu’il existait mais jamais je ne m’étais penché sur son contenu…
Cependant, une première alerte… Du haut de ces sept ans, la plus jeune commence à me poser des questions : «Où elle se trouve ton unité centrale Papa ?». Que lui répondre d’autre que : «je suis sur un Macintosh et il existe un ordinateur chez Apple où unité centrale et écran ne forme qu’un seul bloc». Évidemment, premier réflexe, je me dis qu’ils commencent les cours d’informatique par la présentation du matériel… Elle m’avait posé d’autres question dans ce sens… Le dialogue est clos.

Puis, peu avant les vacances de février, l’aînée un midi me dit : «Papa, la maîtresse m’a dit que je devais travailler sur l’ordinateur à la maison, car je suis en retard» 😮 Je lui dit sans réfléchir : «Pas de problème, tu vas pouvoir travailler cela». L’ordinateur que nous leurs avions prévu devient urgent… Rapidement, je mets un ordinateur à disposition. Et pendant les vacances de février, elle travaille son informatique, en utilisant un traitement de texte. La semaine dernière, elle rentre de l’école et dans ces devoirs, elle doit recopier un texte corrigé… « Intelligemment », je me dis, tiens, c’est l’occasion de faire travailler la petite en informatique. En plus, l’institutrice l’encouragera certainement. Donc, elle saisit son texte à l’ordinateur, après m’avoir mis en garde que la maîtresse ne veut pas. Je la rassure, elle est d’un naturel craintif. Lundi, ma femme qui accompagne les enfants à l’école informe la professeur des écoles du travail de nos enfant… (soupir)… Ma fille avait raison. L’enseignante ne souhaite pas que les enfants rendent leur travail imprimé de l’ordinateur, car elle préfère qu’ils apprennent à écrire (je ne lui jette pas la pierre, bien au contraire, j’aurais tendance à être d’accord avec elle). Et nous apprenons ce qui ne va pas dans l’apprentissage de l’informatique pour notre fille… Savoir taper un texte, donc utiliser l’ordinateur basiquement selon moi, ce n’est pas ce qui est demandé pour l’instant. On verra cela plus tard… Non, elle ne sait pas faire de raccourcis claviers selon la transcription de ma femme… car c’est ce qui est demandé dans le b2i. Le mot est lâché. B2i…

Le B2i ou brevet informatique et internet

Après une panne du serveur de l’éducation nationale, j’ai eu le temps d’y accéder ce soir afin de me renseigner sur le fameux B2i. Mieux vaut tard que jamais. Grosso modo, depuis 2000, le brevet informatique et internet comporte plusieurs niveaux, deux niveaux en 2000, trois (école, collège, lycée) en 2006 de maîtrise des technologies de l’information et de la communication (dixi le ministère).
Un niveau pour l’enseignement supérieur existe également mais il s’appelle le C2I, allez savoir pourquoi. Les Masters ne sont pas concernés par cette Certification.

Mais revenons au B2i école.
Un référentiel des apprentissages associés au B2i de niveau 1, organisés en cinq domaines, existe dans le BO du 16-11-2000 (C’est l’instit qui nous a conseillé de consulter le BO, pardon Bulletin Officiel de l’Éducation Nationale, bible des enseignants). Mais, même s’il arrive en premier dans la recherche Google, mieux vaut consulter le dernier texte en date du 27-6-2006 dont l’annexe 1 reprend le référentiel. En fait, le site à consulter est celui d’educnet qui fournit de nombreuses informations ainsi que la feuille de position qui permet à l’élève de se situer et de posséder les 18 points nécessaires sur un total de 22 pour obtenir le B2I école.

Le référentiel du B2i

Le référentiel indique les compétences à acquérir pour la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication résultent d’une combinaison de connaissances, de capacités et d’attitudes à mobiliser dans des situations concrètes.
Les connaissances, capacités et attitudes ci-après sont donc un fondement pour la mise en œuvre de ces compétences.

Je reproduits ce que l’élève doit être capable de réaliser.

  • S’approprier un environnement informatique de travail
    • identifier la fonction des différents éléments composant l’environnement informatique ;
    • démarrer et arrêter les équipements et les logiciels ;
    • utiliser des dispositifs de pointage et de saisie (souris, clavier, stylet…) ;
    • se déplacer dans une arborescence.
  • Adopter une attitude responsable
    • appliquer les règles élémentaires d’usage de l’informatique et de l’internet ;
    • faire preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement ;
    • participer à des travaux collaboratifs en connaissant les enjeux et en respectant les règles.
  • Créer, produire, traiter, exploiter des données
    • créer, produire un document numérique et le modifier ;
    • organiser dans un même document des médias différents (texte, image ou son), issus d’une bibliothèque ou de sa propre composition.
  • S’informer, se documenter
    • consulter un document à l’écran ;
    • identifier et trier des informations dans un document ;
    • utiliser les fonctions de base d’un navigateur ;
    • effectuer une recherche simple.
  • Communiquer, échanger
    • envoyer et recevoir un message, un commentaire ;
    • découvrir différentes situations de communication en mode direct ou différé.

Une lecture attentive et critique me laisse perplexe moi aussi… S’approprier un environnement informatique de travail me semble utile… même si je ne suis pas d’accord sur la gestion de l’arborescence dès le plus jeune âge. Mais c’est vrai que je suis sur mac 🙂
Le second domaine, adopter une attitude responsable me semble à moi aussi plus adapté à un cours d’éducation civique qu’à l’apprentissage d’Internet… et faire preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement me laisse pantois lorsque je vois le niveau d’esprit critique de certains étudiants parfois… Alors, allez expliquer à un enfant, pour qui l’enseignant détient la vérité et ne se trompe jamais, que ce qui est écrit dans un livre ou sur Internet n’est pas vrai… Chapeau bas ! La dimension collaborative (sociale diront certains) même si elle est dans l’air du temps me gêne également.
Avec créer, produire, traiter, exploiter des données ont entre dans le vif du sujet… Ne comptez pas sur l’école primaire pour que votre chérubin apprenne à employer un traitement de texte… L’informatique n’est pas fait pour cela 🙂 Par contre, savoir manipuler un tableur est plus important semble t-il (dommage, vous devez lire jusqu’à la fin pour en connaître la raison).
S’informer, se documenter rejoint les problématiques de faire preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement ! Là encore, un cours beaucoup plus généraliste sur l’information de tout types semblerait plus adapté. Faites gaffes les documentalistes, votre métier n’a plus d’avenir 🙂
Je traduis le dernier point : savoir chatter, utiliser les messageries et le mail, laisser des commentaires… Chatter pour chatter ! laisser des commentaires pour quoi, pour qui ? Ça craint… et je comprend mieux les messages que je dois supprimer dans les commentaires sur l’adresse du père Noël ou sur celui de la petite souris… Si cela continue, le ministère va bientôt offrir un téléphone portable afin que nos p’tites têtes blondes puissent constamment communiquer…

Bref, ce qui moi me semble indispensable pour l’apprentissage dans l’utilisation des TIC et de l’outil informatique en particulier n’est pas abordé pendant ces années. A l’aide d’un outil, on produit… Là, j’ai l’impression que l’on subit l’ordinateur… Ce n’est pas l’enfant qui fait ce qu’il veut de l’ordinateur, c’est l’ordinateur qui impose… et l’on comprend mieux, si l’on veut inciter les jeunes à chatter, à communiquer et à s’informer exclusivement pas Internet les mises en gardes nécessaires…

Des logiciels adaptés

Reste à voir encore avec quels outils ils apprennent… Qu’est ce qui ce cache derrière les mots… Petites recherche sur Internet, en faisant preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement… Un dispositif d’évaluation proposé par l’académie de Lyon qui permet une mise en oeuvre directe du brevet informatique et Internet mis en place par le ministère de l’Éducation Nationale. Génial, c’est garantie pur jus… euh, mais juste une remarque, j’ai pas l’année et je ne sais pas pour quel niveau : école, collège ou lycée… Ah, si en plus l’éducation nationale ne nous aide pas :-)))
tant pis, je risque le tout pour le tout. je fais le test en le commentant.

En validant, on me parle du niveau école…
Oups, on parle de disquettes… Sur Mac, ça fait un bail que ce lecteur n’existe plus ! A la compétence 1-9, à mon avis la réponse est fausse. Le première possibilité fonctionne. Je ne l’ai vraiment pas fais volontairement… mais seulement 88 % de réponse correcte. En effet, à la question Identifier des éléments permettant la saisie de l’information. Voici 4 éléments de l’environnement informatique : Le clavier / le microphone / le scanner / le moniteur. Un seul des quatre ne permet pas de saisir de l’information. Lequel ? Vous répondriez quoi vous ? Moi, le scanner car les écrans tactiles existent donc le moniteur permet de saisir de l’information… pas un scanner qui fait de l’acquisition !

Passons au 2 et dès la première question, je suis bloqué. Je ne sais pas quoi répondre… Participer à un débat lié à une recherche sur internet n’a rien à voir selon moi avec la question des TIC. C’est plus de l’ordre du cours de communication. Sinon, je crois que si un élève possède la bonne réponse seul, il a plutôt intérêt à convaincre ses camarades… Je doute que ce soit la réponse attendue.
La compétence 2-3 débute mal… Ma réponse n’est pas dispo… En accédant à la page, je suis quasiment aussitôt tombé sur «Mexico, l’immense capitale». je pense que je passerai par là, mais ce n’est pas proposé dans les réponses.
Je ne comprends pas trop l’intérêt de la question 4… En général, je vais sur un site pour trouver une information, pas pour trouver ce qui ne si trouve pas ! Pour la question 2.4, j’dois avouer que parfois je me suis déjà fait piégé 🙁 À la question 2.5, euh, sans savoir, ce ne serait pas Daniel Duguay @ free.fr (j’ai modifié pour ne pas avoir de soucis avec le spam) ! Aye… encore une erreur… j’ai mal lu la question : est ce que l’on peut acheter un billet sur le site… Bon, je tairais mon score.

Domaine 3… Les correcteurs dans la presse, en agence apprécieront : Réaliser des espacements corrects entre les mots, les signes de ponctuation (On évitera la correction d’erreurs orthographiques fines qui peuvent laisser des traces de confusion chez l’enfant). En plus, on va nous en faire de vrais typographes… J’ai aimé la question sur le correcteur orthographique… Bien sûr monsieur que je ne le crois pas sur parole. Je prends également un dico à coté 🙂

Allez, cela me suffit, je ne sais toujours pas si j’ai fais le B2i version 2000 ou 2006 (bien que je penche pour la première solution) mais je sais que je n’aurais pas mon b2i. Un comble. Comment voulez vous que je le demande à ma fille ?

Par contre, ma fille m’a donné une info : «le logiciel que l’on se sert est Cap B2i, tu connais ?» Oui, depuis cinq minutes ! Première déception. Elle qui me posait la question pour pouvoir s’entraîner à la maison en est pour ses frais. La version Mac n’existe pas.

Dans l’analyse, je note : Comparer des devis, connaître les éléments à privilégier lors d’un achat. Eh bien, de bon consommateurs en perspective… là, je suis hors-propos… mais la moutarde me monte au nez… Déjà que je dois acheter un ordinateur qui acceptera la connexion internet haut-débit afin que ces demoiselles puissent faire du chat (heureusement dans les mac, il peut y avoir un PC maintenant), en plus elle vont me faire des comparatif du genre : le PC ça coûte moins cher que le mac.
Je continue mon exploration : savoir que l’ordinateur ne traite que des 0 et des 1. Çà c’est une info importante pour les gamins. Et que dire du « savoir interpréter une feuille de calcul élaborée par l’enseignant » ou « savoir utiliser des formules dans un tableur ». Déjà que la calculette dans le cartable je ne comprend pas pourquoi… alors le tableur en primaire !

Des vrais monstres de l’informatique qu’ils vont nous en faire. Et comme ils connaissent les droits liés à l’installation et à l’utilisation de logiciels. Pas de problèmes. Ils peuvent compléter leur équipement. Ils ont oublié les polices de caractères, les fichiers musicaux, etc.
Je comprends encore un peu plus les réticences des enseignants vis à vis des TIC… si cela leur est présenté de la même manière.
Excusez-moi, j’dois vous laisser, j’dois bosser pour pouvoir obtenir enfin un jour mon b2i…